Chine

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La Chine est le point de départ de notre tour du monde. Connu comme étant le troisième pays le plus vaste du monde et mystérieux, notre passage en Chine promet d'être dépaysant.
Du 9 octobre au 6 décembre 2018
59 jours
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Publié le 4 novembre 2018


Nous voilà arrivés à Pékin, en pleine nuit, perdus dans les 16 800 km² que compte la ville.

Après une bonne nuit de sommeil, nous emmenons nos 5 sens à la découverte des rues de la capitale chinoise. C'est donc notre premier contact avec la culture locale. Entre les épices, les échappements, quelques bouches d'égout et les stands de nourriture, notre odorat est le premier surpris. Notre ouïe ne sait plus trop où se tourner. D'un coté, tous les scooters, vélos et autres tuk-tuk sont électriques et depuis pas mal d'années. On ne les entendrait arriver qu'au dernier moment s'ils ne klaxonnaient pas à tout va.

De l'autre, les 22 millions d'habitants se chargent d'animer les rues, en grande partie par leur façon de parler assez fort. Il y a aussi des bruits très courant dans l'éducation chinoise que nos oreilles ne sont pas habituées à entendre dans la rue. Ainsi il est très très courant de se racler (généreusement) la gorge avant de cracher sa trouvaille, de se moucher "à la sportive", ou de se retrouver devant une vendeuse en pleine récolte au fond de sont nez avant d'en faire une boulette...

Il est temps de pousser la porte d'une gargote pour mettre à l'épreuve notre sens du goût. La cuisine chinoise est très diversifiée et elle est bien loin de nos buffets chinois de France. Il y a tellement à dire que nous détaillons cela plus tard. Un petit avant-goût avec cette image, une soupe de nouilles au bœuf avec des ravioli et baozi (petites brioches à la viande), le tout pour un peu moins de 4€.


Le toucher est plutôt épargné. Mis à part le poids de nos sacs et l'absence de poignée de main ou d'embrassade, la proximité est un peu à double sens. Dans une file d'attente, les gens ont tendance à faire des files bien distinctes mais en même temps la personne de derrière ne s'arrête que lorsque ses chaussures touchent les nôtres, ce qui peut parfois devenir agaçant avec la fatigue. Comme partout il y a quand même des petits malins qui doublent comme si de rien n'était.

Il y a un sens qui ne se repose que la nuit et qui travaille beaucoup toute la journée. La vue est constamment sollicitée. Étonnamment le centre historique de Pékin ne ressemble pas à l'image qu'on peut se faire des grandes villes internationales. La taille des bâtiments ressemble à l'environnement lyonnais et les gratte-ciels sont situés en périphérie dans le quartier des affaires. Les transports y sont bien développés et malgré certains métro de 30km ils nous est assez facile de se déplacer même s'il faut beaucoup marcher.

Vue sur le quartier des affaires depuis la Colline de Charbon 

Après avoir fait travailler nos 5 sens, il est temps d'aller découvrir quelques lieux particuliers de la ville.

Nous avons poussé les portes du Lama Temple un des principaux temple bouddhiste de Pékin.

Il est difficile de parler de religion en Chine. En plus du bouddhisme, de l'islam et du christianisme, les croyances s'articulent autour de philosophies ou de manières de vivre (comme le taoïsme ou le confucianisme), agrémentées de croyances locales, de dieux et d’ancêtres.

Le Lama temple ou aussi appelé temple de Yonghe, est un ancien palais offert aux moines tibétains en 1732. Il devient le lieu du culte lamaïste le plus important du pays, hors du Tibet. La proximité avec les empereurs a permis de protéger le lieu des multiples dégradations lié à la révolution culturelle. Ce lieu héberge encore des moines participant à la vie quotidienne du temple.

Voici quelques liens utiles sur ce sujet :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Yonghe

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_culturelle

En chine, le lion est associé à la puissance, au prestige, au bonheur et au courage. C’est pour cela qu’on trouve souvent des statues à l’entrée des lieux cultes. Les chinois ont donc pour habitude de le toucher pour bénéficier de ses bienfaits. Un lion à droite permet de garder la porte et la lionne à gauche protège la descendance sous sa patte.

La cité interdite

La cité interdite construite entre 1406 et 1420 fut la résidence de 24 empereurs et le centre politique de la chine jusqu’en 1912, soit plus de 5 siècles. Ce bâtiment ou plutôt ces bâtiments, répartis sur 74 Ha comptent plus de 8000 pièces et jardins. Il se trouve en plein centre de Pékin. Les empereurs étaient entourés de leur conseillers et d’un grand nombre de femmes et concubines de différents rangs. Pour éviter tout problème les serviteurs étaient des eunuques, c’est-à-dire des hommes castrés qui dédiaient leur existence à l’empereur. Il y a parfois eu plus de 200 000 de ces serviteurs.

Cette cité était interdite à toute personne du peuple. De ce fait l’empereur était complètement coupé lui aussi du monde extérieur. Il ne sortait que très rarement et toutes les rues de la ville devaient être vidées. Il est arrivé qu’un des astrologues de l’empereur soit un français, chose inédite à la cour du palais.

Aujourd’hui les choses ont bien changé car il peut y avoir jusqu’à 80 000 touristes par jour. Nous avons été confrontés à un bain de foule !

La cour principale, immense... 
Quelques exemple de la finesse des bâtiments et trônes des empereurs 

Si vous souhaitez en savoir plus, regardez cette vidéo d'une heure:

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798 Art District :

Nous nous sommes rendus dans ce quartier complètement destiné à l’art. Dans ces anciennes usines désaffectées, de nombreuses galeries d’art très réputées sont nées. Dans les rues il y a aussi de nombreuses œuvres un peu partout, le tout sur un fond industriel et urbain.

Petits rappels de l'univers industriel
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Le reste du temps, nous avons marché pas mal de kilomètres dans les rues de la ville et voici quelques photos prises durant ces balades.

Service de nettoyage mobile 
Tian'anmen, la plus grande place populaire du monde.
Le mausolée de Mao Zedong où on peut voir son corps 
L'opéra de Pékin 

Ci-dessous, magasin de biscuits, gargotes de rue avec le fameux canard laqué de Pékin.

Remarquez les 2 flash code bleu et vert qui servent à payer avec le téléphone. C'est très courant en Chine. 

Il est temps de quitter la capitale vers la prochaine étape...

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Publié le 12 novembre 2018

On a tous entendu parlé de cette muraille et vu quelques photos mais quelques précisions s'imposent.

En réalité il n'y a pas une mais plutôt des murailles de Chine. Les premiers remparts ont été construit près d'un millénaire avant J.C. C'est autour du IIe s avant J.C que le premier empereur de Chine réunit des portions de mur.

Au cours de l'histoire des parties sont abandonnées puis reconstruites.

La muraille de Chine telle qu'on a l'habitude de la voir concerne en fait un tronçon établi par la dynastie Ming a partir de 1370 au nord de Pékin.

La longueur de ce mur est estimé à 6000 km mais des recherches satellites récentes portent ce chiffre a 20.000km en comptant les murs enfouis, les barrières naturelles ( montagnes et fleuves)...

L'essentiel des murailles se trouve dans le nord de la Chine.

Carte des différentes murailles au cours du temps 

Tout au long de son histoire, ses défenses auront pour but de protéger les empires chinois des raids des peuples du Nord.

Ces défenses sont en fait constituées d'un mur auquel sont ajoutées des tours de défenses environ tous les 100m.

Au plus fort de son usage, prêt de 1 million de soldats étaient postés sur la muraille. Il y avait aussi des tours de guet isolées dans les territoires ennemis qui permettaient de prévenir d'une attaque avec un système de bûchers.

Ces constructions étaient aussi des moteurs économiques. La fabrication des matières premières et les transports faisaient vivre de nombreuses personnes. Cela permettait aussi de sécuriser les caravanes de la route de la soie et de développer les territoires.

Néanmoins les conditions de travail étaient très médiocres. Prisonniers, paysans et soldats y laissèrent leur vie. Plusieurs millions d'ouvriers seraient morts.

Les méthodes de construction ont beaucoup évoluées avec le temps. Ainsi on peut trouver des portions de mur en terre battue renforcée de couches de roseau à l'ouest. Les parties les plus récentes sont en briques. Elles étaient cuites dans des fours.

Des chercheurs ont découvert récemment que du riz gluant était ajouté à hauteur de 3% dans le mortier. Ce mortier est plus résistant que le béton actuel et a donc tenu face au temps et aux tremblements de terre.

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Nous voilà donc dans un bus pour 1h30 de trajet au nord de Pékin en direction de la fameuse muraille de chine.

Une fois descendu du bus on se retrouve un peu au milieu de nulle part. On fait le tour des maisons mais il n'y a pas grand chose de plus que du maïs qui sèche dehors...

On fini par trouver l'hôtel lorsqu'un ancien vient nous ouvrir. Il ne parle pas un mot d'anglais et ne semble pas être le propriétaire. Peu importe on a une bonne chambre.

Il ne reste plus qu'à rejoindre la ville à 5 km et trouver un bout de muraille pour voir le coucher de soleil.

C'est depuis le petit bus qu'on aperçoit pour la première fois quelques tours avant d'apercevoir des tronçons de muraille. C'est une drôle de sensation. Comme si cela n'était pas vrai. Enfin la muraille de chine est devant nous! Nous n'avons pas choisi la ville de Goubeiku par hasard. Elle est situé un peu plus loin de Pékin et est donc un peu plus épargnée par les touristes faisant l'aller retour dans la journée. Cette zone présente aussi la muraille dans différents états de conservation.Il y a des zones non restaurées en libre accès et d'autres parties parfaitement restaurée en accès payant avec les infrastructures comme des télécabines. Une fois dans la ville et après quelques km de recherche à pied non sans mal nous finissons par trouver un sentier qui nous mène à une tour pour admirer le coucher de soleil.

Pour la petite anecdote le soir même notre carte est avalée dans le distributeur. Il nous faut donc y retourner le lendemain matin et expliquer cela en chinois. C'est un peu l'événement du jour et les habitants sont tous au courant.

Pour la suite de la journée on décide d'aller marcher sur une partie restaurée de la muraille près de la ville de Simatai.

Cette partie a été restaurée récemment pour être ouverte au public. Nous sommes surpris d'arriver dans un genre de station touristique. Un bourg aux allures de quartier traditionnel a totalement été recréé mais tout est vide pour le moment. Cela ressemble un peu à un studio de cinéma.

Nous montons donc sur la muraille. La portion est très verticale et la vue sur le reste de la muraille est vraiment impressionnante. Elle s'étend à perte de vue. Avec nos jumelles c'est aussi le moyen de faire des repérages car le lendemain nous voulons emprunter une partie fermée au public.

Au cours de cette journée nous avons commencé notre expérience en autostop. Ça a fonctionné le matin même si certains habitants s'improvisent taxis et nous demande de l'argent. Avec la nuit qui tombe à 18h et le bus qui s'arrête à 17h nous avons quand même eu quelques problèmes à rentrer dans notre hôtel un peu perdu à 15 km de la...

Le 3e jour on décide de se lever tôt pour voir le soleil se lever sur la muraille. Autant dire que le stop à 5h du matin en campagne ne fonctionne pas bien. Commence alors une course pour parcourir les 5km à pied pour rejoindre la muraille avant le jour. On y arrive tout juste, crevés, et gelés car il fait 0 degré et beaucoup de vent. Mais on ne vit pas ça tous les jours!

On trouve ensuite un camion et une voiture qui nous amènent stop de Gubeikou à Jinshanling où se trouve une portion de mur bien restaurée.

On passera la journée à marcher sur la muraille. Monter et descendre des marches, observer la vue, visiter les différentes tours et fuir les groupes scolaires. Certains passages se franchissent presque à 4 pattes du fait de la raideur des marches.

A partir d'un certain point, nous arrivons à la fin de la partie ouverte au public. Toujours dans l'idée de rejoindre Simatai, la ville de la veille nous nous engageons sur cette partie plus sauvage et détériorée du mur. Il faut parfois escalader des tas de pierre en se faisant passer les sacs à dos. L’adrénaline de l'aventure monte d'un cran. Mais alors qu'il ne nous reste que 4 tours à franchir selon nos calculs, un garde caché dans une tour nous barre la route. Nous essayons d'insister un peu mais rien n'y fait. A ce moment là nous sommes vraiment déçus de ne pas avoir bouclé la boucle. Il nous faut revenir en arrière sous son escorte. Et pas moyen d'emprunter des sentiers détournés...


Quoi qu'il en soit après plus de 12h et une 15aine de km de marche sur l'une des plus belles merveilles du monde on rentre pour un repos bien mérité avec des souvenirs plein la tête.

Si vous avez un quart d'heure devant vous et que vous voulez faire un tour avec nous sur la muraille alors voici un aperçu en vidéo:

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Publié le 13 novembre 2018

Après nos quelques kilomètres le long de la muraille de Chine, nous voilà 350 kilomètres plus loin dans la ville de Datong.

Présentée comme une petite ville, elle recense plus de 3 millions d’habitants. Son centre historique est entouré de remparts. Du haut de notre chambre, on s’aperçoit vite que Datong est en pleine rénovation. Les remparts sont bien finis mais quelques rues sont encore en construction. Plusieurs maisons et bidonvilles sont cachés par les rues principales. Il suffit de faire quelques pas pour constater l’écart de richesse.

Les remparts qui encercle la vieille ville. 
Portez votre attention sur les panneaux noirs qui entourent ou plutôt cachent le bidonville. 

A l’intérieur de la ville, nous avons pu nous rendre dans un petit temple Taoïste, encore en activité. Voici quelques photos.

Les chinois expriment leurs vœux sur les tissus ou morceaux de bois rouge.  

Les chinois étant très croyants, il était coutume de faire ériger un énorme mur de dragons à l’entrée de certains temples ou palais pour protéger les personnes qui y vivaient. Sur le mur suivant, voici 9 dragons. Et pourquoi ?

Le dragon est un des animaux fétiches en Chine, il représente la bienveillance, le bonheur et la prospérité. Il peut être interprété de différentes manières avec des associations parfois étranges (tête de dragon, pattes de crocodile, oreilles de taureau…)

Le nombre de 9 dragons, fait référence au chiffre 9. Ce chiffre est plutôt noble, glorieux, réservé autrefois à l’empereur. Trop important pour être utilisé par n’importe qui, les personnes préfèrent parfois le supprimer de leur vie. Quitte à se rajouter 1 an de plus si on a 59.


A une quinzaine de kilomètres de la ville, nous visitons les grottes de Yungang. Elles sont une des plus grandes réussites artistiques bouddhiques de la Chine. On peut y admirer 252 grottes et 51 000 statues. On pourra voir sur les photos suivantes que la culture indienne dont est issu le Bouddhisme a eu une importante influence sur le lieu. Mais avant de visiter les grottes contre toute surprise nous visitons le temple présent sur le site.

Des moines sont encore présents pour assurer la vie du temple et méditer.  


Après cette belle petite pause, voici les photos des grottes de Yungang:

L'extérieur des grottes. 

L'intérieur des grottes avec très clairement l'influence indienne. La dernière photo vous fait loucher? Sur le coup nous aussi, la grotte était sculptée de 10000 bouddhas.

Les deux photos suivantes, représentent des protecteurs de Bouddha, aussi appelés Nio. Leurs couleurs et les expressions de leurs visages soucieux, colérique les diffèrent des autres. Ils sont les gardiens de ce lieu.


Après la visite des grottes, nous décidons d’aller visiter les mines de charbon présentes dans le village. Étonnamment, elles sont encore en activités. Nous croisons quelques mineurs remontant d’une dure journée de travail. Le visage bien marqué et recouvert de charbon ! Le mur suivant fait hommage au mineurs qui ont parfois sacrifiés leur vie pour satisfaire la demande mondiale.

Après plusieurs allers-retours sur le site désert, nous réussissons à rentrer dans le musée. Nous étions 4 visiteurs, pour ces centaines de mètres carrés. Malheureusement visiter la chine hors des saisons touristiques, n’est pas le meilleur choix. Pas mal de choses sont hors service, pas de chauffage et plus d’eau !!! On ne pourra donc pas descendre dans les galeries mais nous apprenons pas mal de choses ;

- Formation du charbon (formé à partir de la décomposition de la matière organique des végétaux, le bois est donc piégé).

- Système de forage : Les zones de charbon sont généralement en profondeur (parfois jusqu’à 1000 mètres de profondeur). Les mineurs travaillent dans le puits principal sur des galeries allant de 3 mètres (H*L) à 1 mètre (H*L), je vous laisse imaginer les conditions de travail. Un puit d’aération permet d’éviter les risques d’asphyxie ou d’explosion. La machine de forage détruit les veines de charbons et les tapis roulants permettent de conduire la matière jusqu’à l’usine d’affinement.

- La Chine a découvert et utilisé le charbon des siècles avant l’occident .

- C'est la 2ème source d’énergie du monde.

- La Chine couvre 45,5% de la production mondiale. A savoir que la combustion du charbon pour l’énergie représente 44% des émissions de CO2 contre 35% pour le pétrole.

Anciennes techniques d'extraction de charbon.  
2 exemples d'utilisation de charbon.  
La ville de Datong vue de dessus puis vue de dessous. Une ville industrielle sous terre .


Pour finir cet article, voici plusieurs photos de notre balade autour et sur les remparts de la ville. On vous laisse apprécier 😀

Session photo de nuit. 

Vente de poulet. Chez nous aussi, ils sont en cage mais la c'est un peu plus particulier. Il faut s'imaginer l'arrière salle, l'odeur, et les dizaines de poules ou oies entassées. Bien sur cela ne se limite pas qu'aux volatiles mais aussi chiens, chats, poissons, crapauds...

... 
Une église, et oui le Christianisme est présent en chine, mais reste très minoritaire.
Un compteur d'histoire en pleine rue.  

Datong aura quand même été la ville où nous avons été témoins d'un kidnapping. A quelques mètres de nous, 2 "gorilles" ont littéralement plié un homme un peu âgé avant de le jeter à l'arrière d'une berline tandis qu'un autre partait avec son scooter. Personne n'a bougé dans la rue... très étrange.


La suite au prochain épisode 😉

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Publié le 15 novembre 2018

900 km plus loin, dont 16 heures de train, nous arrivons dans la ville de Xi'an qui signifie Paix de l'ouest.

Nous avons fait le trajet de nuit en train couchette. 1ère expérience pour Steph (malade et le voisin d'en face une vrai locomotive, il y a mieux pour une première).

La ville de Xi'an compte près de 8 500 000 millions habitants. Elle rentre dans le palmarès des 10 plus grandes villes de Chine. Tout comme Datong, c'est une ville fortifiée, qui a pu être réhabilitée avec soin. Xi'an à autrefois été la capitale de la Chine et portait le nom de Chang'an avant d'être pillée et incendiée par les barbares Rong ().

Xi'an est aussi connue pour avoir été le départ de la route de la soie. On y trouvera donc les premières influences musulmanes de notre voyage en Chine.

Comme pour beaucoup d'autres personnes, notre venue dans de la ville de la Paix de l'ouest est justifiée par la présence de la fameuse armée de terre cuite mais pas seulement, on découvrira plein d'autres choses.

Après avoir posé nos bagages à l'hôtel nous voilà partis pour notre repérage habituel du quartier dans lequel on se trouve.

Nous logeons dans le quartier artistique de la ville. Une multitudes de magasins de toiles, pinceaux, encre de Chine, réalisations artistiques et biblots nous entourent.

Nous découvrons la spécialité locale les pian pian. Ce sont des pâtes, assez larges, longues qui demandent une longue préparation. Vous retrouverez plus tard en vidéo la préparation assez musclée.

La nuit tombe et Xi'an est réputée pour être visitée de nuit afin de profiter des innombrables lumières qui allument et décorent les monuments et la ville.

Voici la Bell Tower (tour de la cloche) et la Drum Tower (tour de tambour) de nuit. Elles avaient pour objectif de dominer la ville et ainsi assurer sa sécurité. Elles avaient aussi pour but de rythmer la vie quotidienne de la ville. Les coups de cloche ou coups de tambours permettaient de signaler le lever et coucher de soleil, l'ouverture et la fermeture des portes qui donnent accès à l'enceinte fortifiée, les heures de travail mais encore de prévenir les habitants en cas d'attaque d'ennemis.


Petit concert de cloche, tambours et tout autres instruments. 


Bell Tower et Drum Tower  

Le lendemain debout tôt, assez excités, en direction de l'armée de terre cuite. Après l'euphorie des chinois à l'attente du bus nous voilà partis pour un peu moins d'une heure de bus.

Parmi le peu de choses qu'on connait de la Chine, on a souvent vu des photos de statues en terre alignées à perte de vue. Cette armée de terre cuite a été façonnée aux environs de 246 avant J.C. Elles font en fait partie du mausolée de Quin Shi Huang, le premier empereur de Chine. Ayant réussi à unifier les royaumes de Chine après de nombreuses batailles, cet empereur un peu mégalomane avait souhaité se faire enterrer avec une copie de son armée. Plus de 700 000 travailleurs ont donc travaillé sur ce projet pendant plusieurs dizaines d'années.

Le site regroupe plus de 8000 soldats, 130 chars tirés par 520 chevaux ainsi que 150 chevaux montés. Ce qui nous a le plus impressionné c'est de se rendre compte que les statues sont à taille réelle.

Cette armée n'a été découverte qu'en 1974 par des agriculteur voulant creuser un puit. Elle était enterré dans des galeries dont les poutres se sont effondrées. Toutes les statues sont donc cassées et enterrées. Ainsi, il n'y a qu'une toute petite partie qui a déjà été restaurée et c'est donc aujourd'hui encore le plus grand chantier archéologique du monde. Le site se décompose en 3 fosses (quartier général, archers et chars, infanterie) toutes recouverte par de gigantesques hangars.

On a été vraiment surpris de voir que chaque soldat avait un visage et coiffure différents. Malgré le grand nombre, les détails sont très travaillés (textures, couleurs, expressions du visage...). Lorsqu'on est entré dans la fosse des archers on était un peu déçus de voir que presque tout était encore enterré. Mais arrivé dans la fosse principale c'était vraiment intéressant de voir le travail des archéologues. C'est un travail de fourmis! II faut creuser la terre tout doucement, répertorier les morceaux, puis les recoller pour former la statue avant de la remettre à sa place d'origine!

L'empereur est encore enterré à 1km de son armée sous un tumulus. Certains écrits parlent d'un palais enterré. Les archéologues ont décidé de ne pas encore entreprendre de fouilles car ils estiment que la technologie d'aujourd'hui n'est pas encore suffisante pour un tel projet.

Alors que le guide du Routard conseille une visite du site sur 3h on y passera plus de 6h... On vous laisse observer cela en détails sur les photos.

La fosse n°1, la plus grande du site 



Le seul archer retrouvé intact jusqu'à aujourd'hui 


On en est certain, dans 10 ans nous pouvons revenir et redécouvrir ce lieu .

Les archéologues effectuent un travail minutieux, en découvrant les pièces une part une pour ensuite passer à l'assemblage.

La tombe du premier empereur, gardée intacte jusqu'aux prochains progrès archéologiques.  


Pour notre troisième jours à Xi'an, nous partons nous immerger dans l'ambiance du quartier musulman dont on entend tant parler. Comme dit plus haut, la route de la soie partait de Xi'an, les musulmans ont su mettre en place leur commerce et ont su garder une culture particulière.

Ce quartier est très dynamique, c'est une vraie fourmilière. La nourriture est encore une fois en abondance. Les vendeurs n'hésitent pas à se mettre en scène lors des préparations culinaires. Les snacks de rue sont assez étranges. Ça passe du beignets de banane grandeur nature, aux sèches grillées sur un pique avec une sauce spécifique, des boules dégageant un nuage d'azote et j'en passe.


Vous pouvez déguster brochette de viande, poisson, pied de mouton... la liste est longue.
Étrangement au milieu de cette foule et de tout ces snacks, des perles de culture. 
Pour pouvoir s'approvisionner, il faut bien des boucheries, voila un exemple! Bon appétit!! 


2 étudiants nous interpellent en pleine rue. Nous pensions devoir encore faire une séance de photo improvisée avec en tête d'affiche "Nous, les français, les romantiques" mais non ils voulaient tout simplement savoir ce que nous faisons dans la ville. On finit par se promener dans le quartier, discuter et manger ensemble. On apprend quelques détails sur la Chine et sa culture.


Merci à eux pour ce moment de partage. 


Balade sur les remparts, petite exploration astrologique, spectacle de fontaines et pour couronner le tout, l'homme au milieu en demande de quelques yuan pour vivre, peut être payé par téléphone directement sur son compte, si c'est pas dingue ça.

Voici quelques photos de balade :


Xi'an sera aussi la ville de notre première expérience couchsurfing chez Jie. Le couchsurfing est en fait un concept qui s'est généralisé avec internet. C'est un genre de AirBnB mais gratuit. On s'inscrit sur le site et on propose une chambre d'amis ou un canapé dans le salon pour accueillir gratuitement des voyageurs. Ça permet pour certains de travailler leur anglais, d'habituer les enfants à d'autres cultures ou simplement voyager en restant chez soi. On n'a pu seulement passé une soirée avec lui mais ça été une soirée riche en conversations et échanges sur nos 2 cultures totalement différentes. Nous avons hâte de continuer avec cette communauté.


Une vidéo en cours de préparation vous sera bientôt dévoilée.

Prochaines infos sur un Tour Dans Notre Sac à Shanghai.

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Publié le 21 novembre 2018

En général on ne connaît pas grand chose de la Chine mais on sait quand même que Shanghai est une des plus grandes villes. C'est effectivement la ville la plus peuplée avec près de 24 millions d'habitants. C'est comme si on regroupait 1/3 des français dans une même ville. L'agglomération totale représente 70 millions d'habitants!

Elle est LA ville du commerce international avec la Chine. Les chiffres sont assez incroyables mais il serait long de tout citer. Pour en savoir plus on vous conseil de prendre 5 min pour lire l'article suivant:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Shanghai

Pékin est restée une ville plus politique et gouvernementale et donc plus traditionnelle alors que Shanghai est la ville où les jeunes veulent aller travailler. Ça se ressent pas mal au niveau vestimentaire, ambiance, building illuminés...

Nous avons pu découvrir une partie importante de l'histoire récente de la Chine qui est étroitement liée à la notre mais que personnellement nous ignorions complètement.

Pour résumer, dans les années 1700, les britanniques ont commencé à vouloir faire du commerce avec la Chine. Sauf qu'ils rapportaient des bateaux plein de soie, de porcelaines et de thé alors que leur bateaux arrivaient vides car l'empire chinois n'avait pas besoin des produits occidentaux.

Ils cherchaient donc à s'implanter via des comptoirs commerciaux en Chine. Après plusieurs demandes officielles en 1800, l'empereur a simplement répondu que la Chine n'avait pas besoin d'eux. Du coup les britanniques ont pensé à vendre illégalement de l'opium en Chine (produit en Inde qui était une colonie britannique). La drogue a donc fait son bout de chemin jusqu'à ce qu'une grosse partie de la population devienne dépendante. Un jour l'empereur à fait détruire une cargaison entière d'opium et cela a mis le feu aux poudres. Les britanniques ont alors militairement attaqué la Chine qui ne pouvait rivaliser avec leurs navires moins performants. En grand vainqueurs ils ont donc forcé les chinois à signer un traité afin de pouvoir s'implanter en Chine sur des comptoirs commerciaux.

Plus tard d'autres pays se sont joints au britanniques dans la seconde guerre de l'opium dont les Etats-Unis, la Russie ou encore la France. Ils ont alors exigé d'ouvrir certains comptoirs de commerces.

C'est donc pour cela qu'un grand quartier de Shanghai est appelé ex-concession française car de 1849 à 1946 c'était un territoire quasi français. Dans cette concession la loi chinoise ne s'appliquait pas et c'est la police française qui faisait régner l'ordre. Dans les année 30 c'était l'apogée d'une époque de cabaret, de belles bâtissent à l'occidentale et du commerce florissant.Jeu, opium et prostitution sont alors les activités les plus lucratives de cette ville qualifiée alors de « plus grand bordel du monde ».

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C'est donc dans cette grande ville que nous avons posé notre sac pour 1 semaine. Nous garderons 2 jours de repos, entendez par la: tri de photos, rédaction du blog, organisation de la suite du voyage...

Des notre arrivée dans la ville après 20 heures de train, nous nous sommes rendus dans le quartier des affaires pour se balader entre les gratte-ciels de nuit.

Le lendemain, nous sommes allés sur la rive opposée appelée Bund pour une vue plus générale sur les buildings. Il y a beaucoup de jolis paysages sur la planète mais c'est vrai que certaines villes en font aussi parti. Très intéressant de se trouver entre les anciens bâtiments d'un côté et les autres immeubles futuristes de l'autre.

On emporte Aizac et Doudou partout avec nous! 😉

On s'est ensuite dirigés vers le quartier chinois. Oui oui, un quartier chinois dans une ville chinoise. Du temps des concessions c'était le quartier chinois et les bâtiments ont été restaurés comme à l'époque. C'est vraiment sympa de se promener dans une telle architecture.

Nous en profitons pour visiter un temple et un jardin (le Yu Garden), qui était autrefois destinés aux parents de l'empereur.

Le temple 
Le jardin 


Grâce à notre livre de voyage nous découvrons un lieu assez spécial. Ils se vend toute sortes de bestioles, du vers de pêche à la tortue en passant par les oiseaux. Mais les grillons et sauterelles (énormes) sont au coeur des attentions. Ici on vient choisir le grillons le plus combatif que l'on excite avec une brindille. L'acheteur part alors avec une petite boîte et il pariera probablement de l'argent en faisant combattre son grillon dans la rue.


Le soir c'est Halloween. Nous nous faisons un petit plaisir. Rendez vous au 34e étage d'un immeuble pour boire un cocktail sur le toit. Il y a aussi un jacuzzi mais l'air est frais donc nous passons notre tour. La vue sur le centre est à couper le souffle!

De retour à notre auberge ça sera l'occasion de boire quelques bières avec des voyageurs (russe, allemand, iranien, americain...) et d'échanger sur nos expériences.


Le lendemain, c'est une tout autre journée qui nous attend, elle n'est pas habituelle, on dirait qu'elle est plutôt féerique. Pour mon anniversaire Glenn m'a offert une journée à Disneyland!! Ceux qui me connaissent vont dire que j'étais complètement gaga et bien OUI!!! La magie de Disney nous gagne dès les premiers pas dans le parc et entre le monde de princesses, pirates et futuristes, on en prend plein les yeux!

Le parc a été construit il y a 2 ans, les décors sont neufs et soignés, les attractions sont là et les dernières avancées technologiques font partie du décor. La magie de nos comptes d'enfance est toujours bien la, nous chantonnerons les musiques de Disney jusqu'au moment de se coucher. Encore merci chéri pour cette belle journée et voici quelques photos :


Pour développer nos connaissances historiques nous en profitons pour visiter un musée unique en son genre regroupant une collection d'affiches de propagande communistes chinoise. Assez intéressant de voir par exemple les caricatures représentant l'occident et les américains. De même nous nous rendons dans la maison ou fut fondé le parti communiste chinois. C'est un peu le symbole du commencement de l'histoire communiste de la Chine depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Petits bonus:

-Ce n'est pas une légende, ici le bambou est utilisé dans les échafaudages!

-On a enfin trouvé une baguette

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Publié le 26 novembre 2018

Après avoir passé 1 semaine sur Shanghai, nous voilà dans le train en direction de Hong Kong à 1900 kilomètres et 19 heures de train.

Le train couchette sera encore une fois notre solution. Bien moins cher par rapport au TGV et la nuit dans le train nous permet d'économiser une nuit d’hôtel. Cependant, le trajet sera assez compliqué, juste à côté des toilettes et lavabos, on vous passe les détails sur tout les bruits qu'on a pu entendre, notamment quand les chinois sont limite en train de se faire vomir pour cracher...

Hong Kong sera pour nous, une ville de transit car elle va nous permettre de justifier une sortie de territoire (même si on est encore en Chine, mais on en parlera plus tard) pour activer notre deuxième mois de visa. D'ailleurs heureusement que nous avons obtenu 2 mois de visa car 1 mois nous aurait juste permis de survoler la Chine.


Nous passerons 3 jours dans cette ville et commençons par notre arrivée tardive chez Kenneth, notre deuxième couchsurfer de ce tour du monde.

La soirée va vite se transformer en soirée mexicaine, autour de fajitas et quelques bières, car Kenneth accueille un deuxième couchsurfer Méxicain, Alan. Pour nous ce fut un repas de roi, car le mélange de guacamole, poivrons et viande était succulent mais aussi parce que le repas nous a coûté bien plus chère que ce qu'on pensait (12 euros chacun, sachant qu'en moyenne nous mangeons pour 2 euros). Leçon du jour, manger autre que chinois coûte beaucoup trop cher en Chine.

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Après cette bonne soirée de mise en forme et une bonne grasse matinée, nous voilà le lendemain à la découverte de la ville.

Par les conseils de notre hôte, on part visiter le musée d'histoire afin d'en savoir un peu plus sur ce qui s'est passé entre la Chine et Hong Kong. Le musée est très chouette et assez riche en histoire sur les périodes des dynasties et peuples, mais comme par hasard la période qui nous intéresse le plus, et que très vaguement abordée par le musée.

Mais grâce à notre ami wikipédia et avec l'aide de Kenneth nous arrivons à y voir un peu plus clair.

Hong Kong compte 7 448 885 habitants, soit 6 710,71 habitants / km², sachant que la ville s'étant sur 1100 km2, ça en fait des habitants. C'est aussi le 3ème centre financier mondial. Ces nombres ont tendance à nous faire tourner la tête, mais avant d'en arriver là, Hong Kong a du traverser certaines épreuves.

A commencer par les premiers visiteurs européen en mer de Chine, les Portugais. Et oui, mes ancêtres ont été gourmands de pouvoir d'avantage développer leur commerce à l'autre bout du monde. Ensuite vient le traité de Nankin en 1842, suite à la première guerre d'opium de 1836 à 1842. Les chinois sont soumis à l'ouverture du commerce occidental et à céder Hong Kong aux britanniques. Au passage, les anglais obtiennent les taxes fixes, libre commerce, égalité des diplomates...

En 1888, l'état britannique agrandit Hong Kong et annonce qu'il signe un bail de rétrocession de 99 ans pour que la ville revienne à la Chine à la fin de celui-ci.

On remonte ensuite en 1941, lors de l'occupation Japonaise. Après 18 jours de combats acharnés, l'armée impériale du japon prend Hong Kong le 25 décembre 1941. La population passe de 1,6 millions d'habitants à 600 000 mille en quelques jours.

Ces différents événements, ont mit à mal le mode de vie des habitants. Hommes, femmes et enfants souffrent de famines et de conditions de vie minimes.

La population de la ville va de nouveau augmenter, suite à l'arrivée des communistes au pouvoir chinois. De nombreux réfugiés, dont hommes politiques et intellectuels viennent se cacher à Hong Kong. C'est ensuite en 1960 que le niveau économique se redresse suite à l'essor de la fabrication de textile et aux méthodes de finances bien particulières.

La fin du bail entre les britanniques et la Chine prend fin en 1997 (99 ans plus tard). Le bail demande à ce que la ville conserve son système légal, politique, sa monnaie, son code de la route (conduite à gauche), ses lois d'immigration, son domaine internet et bien d'autres détails. On y parle 2 langues officielles le chinois cantonnais et l'anglais. Aujourd'hui nous sommes à la 21 année de rétrocession, et selon notre hôte Kenneth, la ville commence à changer afin de pouvoir coller avec le système chinois. La question est : A quoi ressemblera Hong Kong dans quelques années ?

Voici quelques liens sur l'histoire de Hong Kong:


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Après la visite du musée, nous nous rendons dans le quartier Temple Street réputé pour son marché. Nous nous promenons vaguement car au final le quartier possède un petit marché mais c'est plutôt une zone de restaurant. D'ailleurs on se rend compte que la nourriture ou plutôt le niveau de vie à Hong Kong est bien supérieur à celui de la Chine. La nourriture, le logement, le transport sont bien plus chers. Nos 3 nuits chez Kenneth, nous auront bien aidés dans notre budget et c'est ce qui nous a permis de rester 3 jours sur place.

Pour finir la soirée, on se dirige vers la rive de Hong Kong pour apprécier le sons et lumières sur les gratte-ciels.

Voici un lien du show :

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Pour notre deuxième jour, on se rend sur l’île de Lantau, une des îles qui entoure la péninsule, à environ 30 minutes en Ferry. Après 1 heure de bus, on se trouve dans un village de pécheurs avec des maisons sur pilotis.

Avant de commencer, la visite du village, on se laisse embarquer dans un attrape touristes pour seulement quelques yuan pour rencontrer des soit disant dauphins roses. L'activité se résume à une balade en bateau dans le village sur pilotis (ça c'est chouette) et 1 minute (oui vous avez bien entendu, 1 min) sur les côtes à chercher les dauphins. Vous vous en doutez, on n'a pas vu de dauphins mais on a vu des poissons qui sautaient! Passons, une fois de nouveau sur terre, on part dans le village, et on s’aperçoit vite, que l'aliment phare de l'île est le poisson séché. Il y en a de toutes sortes et de toutes formes.

Le village est littéralement construit à quelques mètres au dessus de la mer, mais il n'est pas spécialement joli comme on aurait pu se l'imaginer (manque de couleurs, d'architecture). De plus, par manque d'infrastructures et de sensibilisation les habitants ne savent pas du tout comment gérer leurs déchets et malheureusement ça fait partie du décor. Nous nous perdons tout de même dans le village pendant une bonne heure et finissons par manger quelques nouilles en soupe.


Après la visite du village, on prend un autre bus qui nous conduit au grand bouddha. En attendant, on croise une vache en plein milieu des chantiers. Ce ne sera pas la seule de la journée, elles vivent en liberté sur l'île.

Arrivée sur place, on aperçoit de loin, cette imposante statue de bouddha, perchée en haut d'une montagne. Il nous faudra quelques marches pour l'atteindre. La vue sur l'île est assez brumeuse, nous voyons très peu.

Tian tan bouddha 

Sous les fesses de bouddha les magasins sont bien sur présents. On remarque que les murs qui font le tour de l'édifice sont chargés de petites pierres rectangulaires avec une photo et un texte en chinois. On pense que ce sont des pierres tombales.

En bas des marches un monastère de moines peu être visité. Les couleurs sont vives dans les rouges, jaunes, bleu, vert, l'architecture et la décoration sont riches.

Monastère Po lin 
L’encens fait partie du rituel de prière en Chine.  

Pas toujours facile de prendre des photos, Glenn en plein exercice 😀

C'est l'heure du retour, il nous faudra, un peu plus de 2h pour rentrer jusqu'à chez Kenneth.

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Pour notre troisième jour à Hong Kong, nous voulons prendre un peu de hauteur, pour voir cette ville de haut. Car en effet la ville fait partie d'une des villes ayant la plus grande densité. Les bâtiments sont sans cesse en construction ou rénovation. Ils sont les uns sur les autres.

Contrairement aux autres villes de Chine, on a la sensation d'être à l'étroit, que la ville est plus peuplée, plus polluée, bruyante et sale. Ce petit bol "d'air frais" va nous faire du bien.

Nous nous rendons au Peak, qui est un point de vue connu par les touristes mais aussi par les sportifs pour faire leur sport autour des sentiers de marche à proximité. On vous laisse savourer la vue sur les prochaines photos.

L'après midi, on se balade à travers les rues de Hong Kong pour découvrir l'art de rue. On tombe sur quelques œuvres plutôt pas mal, regarder ça :

L'art de rue vue sous d'autres angles :

Quand la nature reprend ses droits.  

Lors de notre escapade de street art, on rentre dans un temple et faisons notre première prière de ce voyage. L'encens en abondance rendait l'air difficile à respirer.


Après ces quelques jours à Hong Kong, on se dirige vers Shenzhen à 1 heure de train qui est considéré comme la frontière avec la Chine. On y passera une nuit pour ensuite se rendre à Guilin, on a hâte de découvrir les prochains paysages et vous?!

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Publié le 27 novembre 2018

Après avoir tamponné notre 2nd visa chinois, nous voilà à nouveau en Chine continentale.

Afin de rejoindre notre prochaine étape et pour limiter les frais, on tente de faire les 15h de train (600 km) en siège et non pas en couchette. Cela nous fait quand même économiser 15€ chacun. Forcément on arrive un peu crevés à Guilin notre destination pour un soir.

Le lendemain nous partons à la découverte de la région célèbre pour ses pains de sucre.

Non non, il ne s'agit pas de salades mais bien de petites montagnes un peu coniques qui rendent le paysage assez spectaculaire.

Après un peu de bus, c'est donc dans la ville de Yangshuo que nous posons nos sacs quelques jours.

Malgré le temps pluvieux et couvert on va tacher de profiter un maximum des paysages autour de nous.

On commence par une balade en vélo au bord du fleuve Yulong. Quelle joie de pouvoir pédaler les yeux grands ouverts face à ces paysages tout autour de nous. En plus, comme on a beaucoup visité de villes jusqu'à maintenant, cette balade est une vraie bouffée d'air frais. On ne voudrait pas que ça s'arrête mais il faut quand même réussir a rentrer avant la nuit...


Le jour suivant nous partons pour la ville de Xingping pour une petite randonnée avec un point de vue à la clé:


On fait ensuite la connaissance de 2 binômes français et c'est donc avec eux que nous faisons un petit tour d'une heure à bord de Bamboo Boat (bateau de bambou, aujourd'hui en plastique) sur la rivière Li.

On se sent tout petits!

Particularité d'ici: la pêche au cormoran. On n'a pas pu y assister et cette activité est devenue une attraction touristique mais des pêcheurs utilisent toujours ces oiseaux pour la pêche

Le soir on assistera à un spectacle en plein air assez impressionnant. Ils doit y avoir entre 300 et 500 figurants, directement sur la rivière. Jeux de lumières, torches, bateaux, animaux et embarcations défilent avec les fameux pains de sucre en décors.

Crédit photo: https://daybydaybyphoto.wordpress.com

Il existe quelques vidéos du show sur Youtube si vous souhaitez un aperçu:

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Pour terminer cette étape on vous laisse quelques curiosités. N'hésitez pas à cliquer dessus pour voir la légende

On vous l'accorde, avec toutes ces étapes ce n'est pas toujours facile de nous situer.

N'oubliez pas que chacune des étapes figure automatiquement sur la carte tout en haut de cette page.

Comme nous avons toujours quelques jours de décalage entre nos publications et notre position actuelle, vous pouvez voir notre position au jour le jour avec le lien ci-dessous:

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Les rizières de Longji

Publié le 30 novembre 2018

Ça vous semble peut être étonnant quand on vous dit qu'on est fatigués, qu'on n'a pas le temps de faire tout ce que l'on veut ou qu'on se prend des jours de "repos". Du coup on a décidé de vous emmener faire un tour dans notre sac pendant une journée pour vous permettre de voir que nous ne sommes pas tous les jours au soleil les doigts de pieds en éventail. Globe trotter c'est presque un métier et on est en pleine formation.

Aller c'est parti!

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Après toutes ces aventures nous voici donc au milieu de rizières aux alentours de 1000m d'altitude. Le temps n'est pas vraiment à notre avantage mais nous profitons de l'après midi pour allez découvrir ce paysage façonné par l'homme depuis des siècles. Les moissons ont eu lieu il y a quelques semaines et il ne reste que la base des épis de riz. Une partie des tiges ont été brûlées sur place pour fertiliser la terre.

Pour une première c'est assez impressionnant. Cela nous permet aussi de voir comment sont irriguées toutes ces terrasses.


Il est temps ensuite de rejoindre notre hôtel. Il se tient dans une bâtisse traditionnelle toute en bois ce qui est très charmant. La cuisine est très bonne, le personnel vraiment sympa. C'est une atmosphère très relaxante avec le silence, les animaux, le bois qui craque et les bruits de souris dans les murs. Il n'y a pas de chauffage mais nos 2 couvertures nous tiendront bien au chaud.

Le 2ème jour, malgré un temps très bouché, nous partons en randonnée en espérant éviter les gouttes. Le brouillard restera avec nous presque toute la journée.


La promenade de 5h nous fait du bien et nous permet de rencontrer des habitants de l'ethnie locale Yao. Les femmes Yao portent des habits traditionnels. Elles sont connues pour leurs longs cheveux qu'elles ne couperaient qu'à 18 ans et 38 ans. Le tout est donc soigneusement noué dans leur coiffe.

Credit: https://www.youlinmagazine.com/story/yao-people-in-china/Mjg4 

Quelques curiosités le long des chemins:

Après 2 jours sur place, il est temps de redescendre des nuages pour l'étape suivante...

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Après avoir navigué sur la rivière Li autour de ces milliers de pains de sucre, nous voilà remontés au centre-est de la Chine.

Pas facile de ce rendre à notre prochaine destination. Après des recherches infinies et les conseils de notre auberge, on pense avoir le bon itinéraire. Mais une fois dans le bus, problème, il ne va pas exactement ou nous voulions. Après quelques discussions avec une dame parlant un peu anglais et Myriam, notre rencontre d'un soir, nous décidons de nous arrêter à Fenghuang pour la soirée. Au final, notre changement de programme sera une belle découverte le temps d'une soirée. Voici quelques photos de la vieille ville de Fenghuang :

Marché local.
La veille ville bien éclairée. 
Du poulailler à l'assiette (poule, oie, serpent, crapaud... et d'autres choses non identifiables).

Après une nuit assez fraîche et 3 heures de bus plus tard nous voila enfin au parc national de Zhangjiajie, pour 4 jours. On vous prend au jeu d’essayer de le prononcer :)

On perd de nouveau en température mais le jeu en vaudra sûrement la chandelle.On part direct le lendemain matin à la découverte de ces paysages qui semblent si mystérieux. Après 1 bonne heure de marche à travers les escaliers et les cheminées de pierres nous voilà arrivés au sommet. Le seul mot qui nous vient c'est, Waaooouuuh !! La nature peut faire de si belles choses, on vous laisse savourer.

Après 2, 3 points de vue, on tombe nez à nez avec un panneau expliquant que le reste du site est fermé. En gros, on a fait 1/4 du plateau. On vous avoue que sur le coup on était bien blasés, jusqu'à essayer de négocier de redescendre en télécabine gratuitement (peine perdue). Après la descente, on décide de rentrer au village par une route parallèle. Au bout de 5 minutes, on rebrousse chemin face aux singes complètement hystériques qui essaient de piquer à manger dans nos sacs. (merci à tout les touristes chinois et étrangers de nourrir les singes, voilà le résultat)

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Après un jour de repos face à une météo capricieuse, nous voilà de retour pour 2 jours dans le parc. Le staff de l'hôtel nous indique qu'on a pas le choix de commencer notre rando par un chemin bien connu pour ces singes. Nous voilà parti, Glenn avec la perche à selphie en avant et Steph un peu apeurée. Mais au final, l'heure matinale nous aura bien aidée. Après une bonne heure de montée, nous voilà sur un nouveau plateau, avec de nouveaux panoramas à couper le souffle. De nouveau bouche bée . James Cameron , réalisateur du film Avatar, se serait fortement inspiré de ces lieux pour donner vie à son film. Et franchement, on s'y croit.

On vous laisse visionner les photos, elles parleront mieux que nous:

A droite, le plus grand  le plus haut et le plus rapide ascenseur extérieur du monde... 

On ne peut pas s’empêcher d'aller explorer ailleurs. Ce fut une partie accrobranche avant d'atteindre le sommet et voici le résultat.

Après ces 6 heures de marche, on part à la recherche de notre hôtel. Le mot "recherche" n'est pas de trop, car perdu au milieu des montagnes et des maisons en abandon et après une série de mimes pour se faire comprendre, nous avons un toit pour ce soir. Nous passerons une superbe soirée avec la gérante, sa fille et un couple de français.

Jeu de cartes et thé sont au programme avec en bonus, les pieds sous une table chauffés au charbon. On a changé nos habitudes d'apéro.

Les yeux rivés sur notre jeu de cartes, on voit du coin de l’œil une tête de cochon passer. Arrêt sur image, on verra au final tout le cochon ou plutôt les bouts de cochonnailles passer devant nous. La belle mère prépare la viande pour les fêtes chinoises à venir. A ce moment, vous vous en doutez, on perd Glenn!

La soirée se termine sous 2 énormes couettes avec 8 degrés dans la chambre et le bout du nez gelé.

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Difficile de sortir du lit, mais le bol de nouilles nous attend en guise de petit déjeuné. 30 minutes plus tard, nous voilà à fond pour découvrir de nouveaux paysages. Ces 2 jours se résument très bien avec effort, réconfort.

Nos cuissots, mollets et fesses sont HS mais ce n'est rien comparer à tout ce qu'on a vu ! Maintenant on veut un peu plus de chaleur, on se retrouve donc à Dali ;)

On fera de temps en temps des photos 360° que l'on publiera de la façon ci-dessous. Si vous avez une paire de lunettes virtuelles pour glisser votre téléphone dedans vous y serrez vraiment!

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Publié le 7 décembre 2018

Après 22 heures de train, on est prêts à poser nos sacs pour minimum 1 semaine à Dali.

Mais avant ça revenons sur notre virée en train. Pour commencer, bonne nouvelle, nous avons 2 places en lit couchette, en bas et nous sommes au milieu du wagon. On oublie donc les nuisances sonores des toilettes et lavabos. Deuxième bonne nouvelle, nos voisins de couchette sont joueurs. Du coup on enchaîne les parties de président jusqu'à l'extinction des lumières.

Vous l'avez sûrement compris, notre trajet, s'est bien mieux passé par rapport à nos dernières expériences.

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Nos premiers pas à Dali, nous permettent de constater que la vielle ville a bien gardé son âme. Les rues sont bien typiques et l'ancienne architecture chinoise est bien présente. Voici quelques clichés de rues :

Pendant ces quelques jours on jongle entre promenades à Dali et boulot, boulot. Et oui, ce n'est pas que des vacances de voyager. On doit mettre à plat plein de choses. Voici quelques photos entre 2 rédactions de blog et préparation du Vietnam.


Les photos suivantes montrent le genre de décorations que l'on trouve en Chine. Colorées, avec de la lumière et assez kitch.

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Pour notre troisième jour, on décide de louer un scooter pour s'aventurer dans les villages voisins. L'idée du scooter, nous permet d'être plus libre dans nos déplacements, de se poser moins de questions et disons le, ça nous amuse aussi ;)

Après les conseils d'un européen vivant ici depuis 12 ans, nous voici aux milieux des vieilles maisons... On fait un réel bon dans l'histoire. Ce n'est pas commun de trouver des villages pareils en Chine. La révolution culturelle et l'état d'esprit des chinois à plutôt conduit à détruire leur patrimoine culturel. Quelques clichés pour vous du village encore conservé :



Les maisons Bai, sont caractérisées par des façades décorées de noir et blanc, contour de porte en bois sculpté. On rentrant, on fait face à une cour intérieur avec les 3 côtés de murs donnant accès à des pièces et le mur côté sud servant de décoration.

En passant de village en village, on peut voir des travailleurs dans les champs à ramasser leurs récoltes ou préparer leurs terres. Le tas de paille est la paille de riz en train de sécher, sagement gardé par la mamie et ses chiens.

En se baladant dans le village, on tombe à plusieurs reprises sur une des activités phare du village. Après la pêche de leur mari, les femmes doivent vider les filets, pour ensuite vendre le butin obtenu le matin même.

Quelques kilomètres plus loin, on se balade dans les étales du marché :

Portrait d'une femme Bai. 

La ville est aussi connue pour sa confection de tissu indigo. Une petite visite est improvisée dans une arrière cour. L'une des dames nous explique le déroulé. Les formes sont obtenues par une série de nœuds, faits à la main et dont le centre ne sera donc pas teint une fois le tissu plongé dans la teinture. Voici, un exemple:

La fin de journée se terminera avec un petit coup de pression. En Chine les scooters sont pour la plupart électriques. Nous partions pour 200km d'autonomie sachant que nous en avions à peu près 80km à faire. Mais au retour le scooter rame jusqu'à faire du sur place. Après avoir demandé de l'aide nous voilà reparti. Il fallait tout simplement activer la deuxième batterie. (mais ça on l'avait pas bien comprit lors de l'échange en chinois avec le loueur de scooter)

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Pour les jours suivants, nous profitons tout simplement de vivre dans le quartier. Ça fait du bien de prendre le temps de s'insérer. Courses au marché local, soirée avec une petite fille autour d'un dessin et de l'apprentissage du chinois, confection d'un repas... Et en même temps on en profite pour travailler sur le blog et préparer notre prochaine destination.

Étales du marché 
Quartier des animaux à plumes, coupe gorge, ébouillantage et dé plumage. 

Voici une photo qui représente un des moments de partage de notre voyage en Chine. La petite fille a essayé de nous apprendre quelques mots de chinois et nous en échange quelques mots d'anglais. On fini par repartir avec notre premier cadeau de notre tour du monde, ce joli dessin. A noter que le grand rectangle représente un distributeur de boisson et friandises et en haut à gauche le prénom de la petite fille.

Promenade dans le parc de la ville. On croise de nombreux joueurs de cartes (impossible pour nous de comprendre le jeu), des chanteuses et des musiciens.

Différents monuments religieux de Dali. (église à gauche, temple de Confucius au milieu et mosquée à droite)

Album de quelques curiosités, lisez bien la légende.

Dali est notre dernière étape de Chine. Nous prenons donc la route de Kunming où nous faisons notre visa pour le Vietnam avant un dernier train jusqu'à la frontière.

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Publié le 10 décembre 2018

Après 56 jours en Chine, il est temps de faire un premier bilan de voyage.

La Chine est le premier pays de notre tour du monde. On savait que les choses allaient se mettre en place à ce moment-là et qu’on quitterait ce pays avec d’autres envies et aspirations.

Nous sommes arrivés avec peu d’idées concernant ce pays et c’est pourquoi nos visites et rencontres ont été de vraies découvertes. Cependant, le fait de ne pas avoir préparé nous a demandé beaucoup plus de travail et recherches au quotidien au détriment de profiter de certains moments. C'est pourquoi nous avons pris une semaine à la fin de la Chine pour préparer la suite de notre voyage et la paperasse.


Nos premières semaines dans le nord, nous ont permis de nous immerger dans l’histoire de ce pays, vieux de plusieurs millénaires. La notion de démesure ne date pas d’aujourd’hui et est assez spectaculaire. On a constaté beaucoup d’infrastructures de grandes tailles, de ponts, de routes, sans cesse en construction.

Il y a un écart de richesse assez important entre les villes et les zones rurales.

Il nous a fallu un certain temps d’adaptation pour vivre au milieu de ces millions de chinois. Notre éducation à l’européenne a été mise à rude épreuve et pas toujours facile de la mettre de côté même après 2 mois dans le pays. A l’inverse de nous, ils font peu de manières entre eux. Mais pour eux aucun souci de vie en collectivité et proximité.


De ce qu’on a pu observer de leur quotidien, ils semblent passer beaucoup du temps au travail (peu de vacances) mais sans être stressés, ni fatigués. Il y a souvent plusieurs employés alors qu’une seule personne pourrait suffire.

On n’a pas réussi à savoir s’ils avaient des loisirs ou activités. Les cours de danse et les parties de cartes sont plutôt fréquentés par les gens d’un certain âge.

La politique de l’enfant unique est encore assez présente malgré sa suppression (2016). Il est plutôt rare de voir des frères et sœurs.

Malgré le communisme, c’est une société de plus en plus capitaliste. On avait l’impression que les chinois consommaient beaucoup, en particulier la nourriture. Peut-être un signe pour oublier les nombreuses périodes de famines.

Le tourisme national est en plein boom et semble assez nouveaux. Il y a beaucoup de reconstructions de la vieille architecture chinoise. Les lieux de visites sont bien agencés pour accueillir le flot de visiteurs. On a apprécié voyager hors saison et ne pas être confrontés à la foule. L’ouverture au monde extérieur est nouveau. Croiser ou dire bonjour à un étranger leur demande parfois beaucoup de courage et pour certains une simple photo ou échange avec nous peut leur sembler incroyable.


En ce qui concerne notre ressenti sur notre voyage, on a fait plusieurs constats :

- Communication : google traduction va à de nombreuses reprises nous sauver. La majeure partie du temps, nous échangeons via traducteur. Il faut le dire, ça modifie cruellement les échanges (contact visuel, ressenti...). Très peu de chinois parlent anglais. Et de notre côté, ça a été assez dur d’apprendre quelques mots en chinois.

Face aux recommandations d’autrui, nous étions assez méfiants pour faire confiance aux chinois, mais cette idée de départ semble fausse. Ils ont toujours été très honnêtes avec nous.

- Transport : Ça n'a pas été si facile que ça de sortir des sentiers touristiques. Les transports sont assez compliqués à trouver si on ne veut pas aller dans les lieux connus.

Nous avons été assez sélectifs sur ce que nous voulions voir car qui dit transport, dit temps de trajet. On ne parle pas de 3 ou 4heures de transport mais plutôt 20 heures en moyenne. Il fallait donc faire des choix.

D'ailleurs ces temps de transport, nous ont un peu plus éclairés, sur la durée prévue en Chine. 1 mois c'est beaucoup trop court. On ajoutera aussi qu'on aime bien prendre notre temps pour découvrir, on passe en moyenne 2 fois plus de temps que le temps indiqué dans les guides.

- Alimentation : on ne s’attendait pas à une nourriture aussi huileuse mais variée. Il est parfois difficile de sortir de notre confort. Le fait de commander un plat inconnu, peut signifier de devoir se forcer ou de ne pas manger.

- Vie de voyageur : Au bout de 2 mois, on remarque déjà une routine de voyage. On a pris en main notre sac, nos affaires et nos outils (blog, appareils photo, application de téléphone…)

Nos nombreuses heures pour préparer notre sac sont récompensées. Nous sommes bien équipés et parés pour continuer.

On s’est aussi habitué à croiser les gens pour une soirée et passer un bon moment ensemble.

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Pendant ces 2 mois nous avons parcouru plus de 9000km. C’est autant de découvertes et de rencontres. Jusqu’à maintenant notre périple ressemblait plutôt à un voyage en Chine. Maintenant il est temps de s’initier aux passages de frontières et continuer le tour dans notre sac.

De l'autre coté du pont, le Vietnam 

Merci à tous de nous avoir suivi et n’hésitez pas à laisser des messages ou des commentaires dans notre prochain carnet sur le Vietnam !