Australie, de Sydney à Cairns

Pendant 1 mois, c'est en Camping-car que nous allons remonter la côte est de l'Australie en compagnie des parents de Glenn. Encore de belles aventures en perspectives !
Du 29 octobre au 5 décembre 2019
38 jours
Dernière étape postée il y a 5 jours
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Publié le 27 novembre 2019

Comme à chaque fois c'est avec un pincement au cœur que l'on quitte un pays mais l'excitation du voyage vers le suivant prend vite le dessus.

L'excitation est d'autant plus grande car cette fois-ci arrivés à l'aéroport de Sydney nous cherchons tout autour de nous. Et oui les parents de Glenn, Nicole et Italo arrivent à la même heure que nous depuis la France. Dès notre sortie nous les retrouvons à coup de grands gestes des bras et de grandes embrassades. Cela faisait depuis le mois de février qu'on ne s'était pas vu. Nos réactions sont différentes. Steph mettra 2 jours à réaliser qu'ils sont bien là alors que Glenn a l'impression de ne pas les avoir quittés.

C'est donc tous ensemble de bon matin que nous prenons un taxi vers le centre de Sydney où nous avons réservé une chambre. L'arrivée est assez marrante car l'hôtel est une auberge de jeunesse qui tient plus ou moins debout. L'ascenseur est en carton et la salle des bagages nous fait redouter le pire pour la chambre.

Après l'ascenseur en contreplaqué, voilà le local à valises!
Après l'ascenseur en contreplaqué, voilà le local à valises!

Au moins nous sommes en plein centre ! Après avoir discuté sans arrêt on trépigne d'impatience de partir visiter les rues de Sydney. Pendant 3 jours nous allons découvrir cette grande ville.

Le premier jour nous allons au parc tout proche puis dans une très jolie cathédrale. On est vraiment surpris par tous ces vieux bâtiments imposants qui se mélangent entre les nouveaux gratte-ciel.

On mange notre premier fish and chips ensemble avant de retourner s'installer dans notre chambre à 14h. Heureusement celle-ci est juste assez propre et ça fera l'affaire. C'est l'occasion pour les parents d'ouvrir une de leur valise et la surprise ! Elle est pleine de nourriture !! Incroyable, foie gras, frittons de canard, chocolat et même raclette et un reblochon ! La fondue est restée aux douanes à Bangkok. C'est noël avant l'heure pour nous !!! Nous sommes comme des gosses à imaginer nos prochaines mises en bouche.

On termine la journée avec le quartier chinois où nous boirons notre premier apéro avant de manger dans un food court.

Cathédrale Sainte-Marie
Cathédrale Sainte-Marie
Cathédrale Sainte-Marie
Cathédrale Sainte-Marie
Ibis
Ibis
Un trésor !
Un trésor !
Food court à Chinatown
Food court à Chinatown


Le lendemain, Italo est malade, chose très rare et on ne saura jamais si c’était un peu de mauvaise nourriture ou autre chose. On le laisse dormir et on profite donc de la matinée pour aller voir le Queen Victoria Building, un très beau bâtiment aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. On restera un bon moment à observer une très belle et grosse horloge suspendue. C'est aussi là que l'on voit nos premières décorations de Noël et le sapin sur 2 étages est impressionnant !

Queen Victoria Building
Queen Victoria Building



Heureusement, l'après-midi Italo a repris du poil de la bête et nous rejoignons la baie de Sydney avec le fameux opéra à l'architecture si spéciale. Comme devant de nombreux monuments il y a un moment d'émotion quand on se dit "ça y est on est devant en vrai !". Mais nous n'avons pas le temps de se rapprocher pour le moment.

Tuuuuuuuuuut un bateau arrive à l'embarcadère et nous nous transformons en moussaillons sur ce 3 mats vieux d’un siècle. Pour une bouchée de pain nous allons naviguer et hisser les voiles dans la baie de Sydney en compagnie d'un superbe équipage. Un très très bonne expérience, agréable et paisible. La vue sur la baie est superbe.



On se dirige ensuite vers l'opéra pour en voir les détails. Vraiment impressionnant d'être devant. On en fait le tour entier et on l’observe sous tous les angles. Le jardin botanique juste à côté nous fait découvrir nos premiers animaux locaux, des ibis mais surtout de très beaux et parfois très gros arbres.

Le 3e jour nous allons à Bondy Beach pour une balade en bord de mer avec de nombreuses sculptures et œuvres d'art. La plage est superbe aussi et on trempe les pieds pour la première fois.

Nous retournons ensuite dans le centre en direction de l'aquarium. Nous ne sommes pas trop adeptes des lieux avec des animaux enfermés mais comme nous n'avons pas tous la chance de pouvoir plonger pour observer les fonds marins nous y passerons l'après-midi. Il faut dire que c'est vraiment exceptionnel. On peut voir de nombreux poissons déjà vus en plongé mais nous les voyons plus près et en détails. Quand nous arrivons au sous-sol nous sommes comme des gamins. Il y a des tunnels de verre et nous passons littéralement au milieu des raies, requins et autres gros poissons. C'est incroyable !!! C'était un des rêves de Glenn et on prend tout notre temps pour bien observer les dents des requins à quelques centimètres de nous sans se lasser des raies qui semblent nous survoler.

Il y a aussi un dugong, drôle d'animal méconnu. Nous voyons aussi des méduses et des tortues ainsi qu'un très beau poisson Napoléon. Etant à Sydney, on trouve évidemment Némo et Dori. A un moment nous passons même une porte et embarquons sur un canoë. Il fait quelques degrés et nous passons devant des manchots. On passera encore un bon moment à les observer se déplacer maladroitement sur la glace et nous auront la chance de voir leurs œufs qu'ils gardent en permanence sur leurs pattes pour ne pas qu’ils gèlent.

Après un petit apéro et une bonne pizza dans le quartier the rocks nous marchons jusqu'au Sydney Harbour Bridge, le pont en face de l'opéra pour le traverser à pieds et voir la baie illuminée. Il est tard, nous avons marché 45 km en 3 jours, il est temps de rentrer dormir des étoiles plein les yeux.



Le 1er novembre, nous quittons le centre de Sydney pour récupérer notre camping-car (CC). Après notre caisse à savon que nous avions en Nouvelle-Zélande nous sommes presque choqués par la place que nous avons. C'est un 6 places ce qui nous permet d'être bien à l'aise et chacun prend rapidement ses marques. Nous allons remonter la côte Est jusqu'à Cairns au nord.

A midi nous voilà donc sur la route qui nous semble très étroite pour notre véhicule de 7.5 m de long et quasi 2 m de large. Prochaine étape les Blues Mountains.


Comme vous pouvez l'imaginer et vous l'avez remarqué à la date, nous préférons passez du temps à boire l'apéro en famille le soir plutôt que de "courir" après du wifi, rédiger des articles et trier des photos. On va donc vous faire patienter un peu pour la suite afin que l’on termine tranquillement cette aventure. Nous tâcherons de vous raconter tout cela dès que possible !

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C'est parti, ce 1er novembre 2019, nous commençons nos premiers kilomètres avec notre nouvelle maison. Mélange entre excitation et stress. Il faut pas qu'on la casse lol. Nous mettons un moment avant de quitter la périphérie de Sydney. Nous avons l'impression de ne jamais en sortir. D'ailleurs nous arriverons à destination avec la sensation de ne pas rentrer dans un parc national tellement il y a de monde, d'habitations, et d'infrastructures. Pour se renseigner pour demain et pour bien finir la journée on savoure un des plus beaux point de vue du parc : the three sisters. C'est un imposant rocher qui se détache en 3 blocs de roche. Selon la légende aborigène ces 3 sœurs étaient amoureuses de 3 frères d’une autre tribu. Lorsque les frères tentèrent d’arracher les sœurs de leur tribu, une sorcière les aurait transformés en pierre pour les protéger. Comme la sorcière fut tuée, les 3 sœurs restèrent ainsi formant les 3 rochers…

Après cette belle vue sur le parc, nous partons à la recherche de notre premier spot dodo. Et pour ce soir, autant dire que nous sommes gâtés. Nous sommes en plein milieu d'une forêt d'eucalyptus, l'odeur nous emporte à la relaxation. Quelques airs de musique joués par une femme nous imprègnent de cette vie de vagabond que nous aimons tant. L'ambiance du camp est très agréable et nous invite à nous détendre avec cette dure première journée. Notre premier camping sauvage est très réussi.

Le lendemain matin, on va au point d'information pour sélectionner les marches qui nous intéressent. On commence par les three sisters. On les a vu de loin mais nous voulons les voir de plus près. La vue sur les environs est aussi belle que hier soir. Cependant moins bleutée. On observe le détail de la roche et le travail que dame nature a effectué. C'est assez impressionnant. Ça nous fait repenser à Zhangjiajie en Chine.

On part ensuite profiter d'un autre point de vue. Sur le chemin, une cascade nous donnerai bien envie d'y mettre les pieds ! C'est plutôt un perroquet blanc qui profite de boire quelques gorgées d'eau avant de prendre son envol dans la vallée.

On finit notre journée par un dernier point de vue. Même effet que depuis que nous sommes arrivés aux Blue Mountains, nous sommes impressionnés par cette jungle d'eucalyptus. Nous n'arrivons même pas en à voir la fin !

Il faut maintenant trouver un endroit pour dormir. Petit à petit nous prenons nos marques dans ce nouveau pays, avec des manières de fonctionner un peu différentes de notre périple en van en Nouvelle-Zélande. On décide alors de faire un peu de route pour rejoindre la côte. On a vu sur notre application qu’il y a un parking en bord de plage où il n’est pas interdit de passer la nuit. On fait donc confiance à cette info et on ne le regrette pas ! Arrivé à Manly beach nous avons droit au coucher de soleil. L’arrière et les 2 côtés du camping-car nous offre une vue sur le grand bleu depuis notre point surélevé. Il y a beaucoup de vent et on se sent super chanceux d’être ici car c’est très beau !

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Après une bonne nuit de sommeil, ballotés par le vent et le bruit des vagues, nous savourons notre petit déjeuner au bord des rocher avec le soleil levant.

Nous prenons la route du Tomaree National park. Pour vous situer un peu voici quand même une carte de l’Australie avec un petit zoom sur nos premiers kilomètres de Syndey au parc national que l’on visite aujourd’hui.

Pourquoi est-ce que ce parc a attiré notre attention ? Eh bien c’est pour ses dunes de sable. C’est un peu la dune du Pilat version Australie.

Du coup après avoir presque enlisé le camping-car dans un chemin de sable, nous finissons par nous garer et nous voilà... projetés en plein Sahara ! Du sable a perte de vue, il y a même des tours en dromadaires. On se balade dans cette étendue à travers les dunes sous le soleil qui tape. La plage est toute proche et on est bien contents de se rafraîchir les pieds.

On reprend la route pour la montagne Tomaree un peu plus loin. On a une demi-heure de marche mais au bout de 5 minutes on s'arrête déjà. On vient de repérer un oiseau peu commun. Un gros bec des gros yeux, les passants nous disent que c'est un Kookaburra. Un oiseau connu pour son chant qui ressemble à un rire un peu démoniaque. On en retrouvera tout au long de notre périple.

En chemin on croise aussi notre premier reptile. Un bon gros varan noir assez impressionnant. La vue du sommet est très jolie, la mer, quelques îles, des plages désertes... Et beaucoup de vent. Le temps est en train de tourner on se dépêche de rentrer mais on se prendra quand même une averse.

Sur la route vers notre camping sauvage, nous rencontrons déjà nos premiers KANGOUROUS ! Comment vous expliquer l’explosion d’excitation qu’il s’est produit lorsque quelqu’un a crié « Laaaa la laaaa des kangourous !!!!!! ». Juste après on en revoit et on peut s’arrêter pour aller voir d’un peu plus près en mode commandos avec nos jumelles. Il y a même un petit dans la poche !


Le camp est très agréable et calme, un terrain en bord de rivière. On comprend aussi que les australiens sont fans de camping et certains sont super équipés comme nos voisins avec caravane, camion avec bateau et canoë.

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Aujourd’hui c’est le jour de la surprise. Une surprise que Steph a eu beaucoup de mal à garder. Nous avions prévu d’emmener les parents en surprise dans un hôpital/refuge pour koalas . Malgré quelques fuites bien récupérées, Nicole a fini par trouver l’information dans son livre et nous avons dû vendre la mèche la veille ! C’est donc à la prochaine ville que nous nous rendons pour se présenter au refuge de Port Macquarie à 15h car un tour guidé est organisé par les bénévoles. Il faut savoir qu’il est très difficile de voir des koalas dans la nature et qu’en 1 mois de périple, les chances sont encore plus minces. Du coup nous sommes super excités et découvrons avec joie ces fameuses boules de poils grises dont on ne sait au final pas grand-chose.

En résumé, ils dorment énormément, près de 20h par jour, ils mangent essentiellement de l’eucalyptus qui leur fourni aussi l’eau. Il y a quand même plus de 900 espèces d’eucalyptus différentes et le koala varie son régime alimentaire entre 5 espèces. Il a l’air très calme mais il est capable de faire des sauts de 2m pour changer d’arbre si besoin. Ses pattes sont aussi particulières car elles sont adaptées pour une prise très solide sur les branches. Ils ont un double pouce à l'avant pour plus de force. C’est un marsupial comme le kangourou. C’est-à-dire que l’embryon à peine formé se faufile dans le poil de la mère jusqu’à la fameuse poche où il pourra se développer et boire le lait maternel. Au bout d’un moment le petit sortira de la poche et s’accrochera sur le dos de sa mère lors des déplacements. Ils peuvent vivre 15 à 20 ans. Il n’en resterait que 80 000 et on ne les trouve qu’en Australie. L’espèce est vraiment en danger du fait de sa longue période de reproduction et de la destruction de leur habitat. Suite aux feux sur la côte-est, le koala est encore plus en danger. Ils ont également été longtemps chassés pour leur fourrure.

On a donc pu les voir manger, se déplacer, dormir et même crier ! L’appel du mâle est vraiment très particulier, on dirait presque un cochon qui grogne. Les koalas que nous voyons sont vraiment chouchoutés, ils peuvent rarement être remis en liberté. Ils ont parfois été victimes des voitures ou alors atteint d’une maladie qui les rends aveugles. Le centre compte près de 120 bénévoles et soigne de nombreux koalas chaque année.


La surprise étant éventée, Stéphanie a tenté un dernier coup de bluff. Partie en éclaireur pour savoir si l’hôpital des koalas était bien ouvert, elle revient en essayant de prendre une mine catastrophée pour nous faire croire que malheureusement l’hôpital est fermé. Mais elle ne sait pas mentir et a été la première à éclater de rire. Toujours en effervescence, le soir après le repas, elle a satisfait notre curiosité par la lecture détaillée de la vie très particulière des koalas. (Nicole et Italo)


Arrivés au camping le soir, nous sommes déjà impressionnés par un petit pavillon où de nombreuses perruches arc en ciel sont regroupées pour manger. Les couleurs sont vraiment belles et elles portent bien leur nom. Nous avions lu qu’il y avait parfois des koalas dans le camping et encore une fois nous prenons un coup d’excitation quand nous entendons le fameux grognement de cochon caractérisant le koala juste au-dessus de notre camping-car. On ne le verra pas mais il était bien là… C'est aussi notre premier camping payant car il n'y avait pas vraiment d'autres solutions et on profite de la joie du barbecue et de la viande Australienne. Elle est plutôt bon marché par rapport à la France.


Ce matin c'est garage ! Eh oui on a des soucis avec notre frigo qui ne fonctionne pas sur batterie lorsque l'on roule. Du coup matinée bloqués entre les magasins alentours et le café d'en face. Heureusement c'est réparé et nous revoilà sur les grandes routes. Parlons-en de ces routes ! En fait entre les jolis lieux intéressants on ne peut pas dire que les routes soient très... photogéniques. C'est une végétation très sèche et aride et pas grand chose d'intéressant à l'horizon. On attend avec impatience la fin d'après-midi car c'est là que les kangourous sortent pour manger à la "fraîche" et on est donc collés aux vitres.

Mais en se levant le matin nous ne pensions pas que nous allions être servis en kangourous. En effet sur une application on lit qu'il y a une plage (Emerald Beach) où il est possible d'apercevoir des kangourous. Il ne nous en faut pas plus pour s'y rendre. En effet après avoir suivi un peu les crottes et marché sur la plage, c'est le cris de guerre, plus personne ne bouge et on dégaine les jumelles !

On va avoir l'occasion de se retrouver très proche des kangourous visiblement habitués aux passants, surfeurs et coureurs. On a même la chance de voir le petit dans la poche. Avec la plage dans le fond c'est vraiment des images marquantes et on en profite un maximum.



D'ailleurs la maman de Steph lui avait donné pour défi de faire une photo avec un kangourou. Défi relevé haut la main!!!!

J’ai pris 120 photos en 5 minutes. J’observais ces animaux si extraordinaires et je pensais a Skippy le kangourou vedette de notre enfance. (Nicole)

Le soir nous nous retrouvons dans un camping sauvage en pleine forêt. Le lieu est très particulier. Tout est brûlé. Ça doit surement dater de l'année passée mais avec le coucher de soleil rouge vif on a l'impression d'être encore près du brasier.

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La prochaine étape c’est Byron Bay. C’est une baie assez connue et nous prendrons 2 jours pour en profiter.

Sur la route nous nous arrêtons pour voir un ancien lieu de cérémonies aborigène. (Nous parlerons des aborigènes plus tard car c’est un sujet assez vaste et compliqué à aborder). En revenant au camping-car Glenn se retrouve alors nez à nez avec 2 chauves-souris. Ce sont des chauves-souris renard volant ou aussi appelées roussette. Elles se nourrissent de fruits et de la pollinisation. Ont les trouvent en Océanie, Afrique et Asie. Elles peuvent faire jusqu'à 1m70 d'envergure.

Les pauvres n’ont pas dû voir la clôture et se sont prisent dans les barbelés en volant. Elles sont pendues par les babines depuis plusieurs jours peut-être et font peine à voir. Toute la famille s’improvise alors sauveteurs, avec des bâtons et des ciseaux on réussit à les décrocher. Attention ce sont de sacrées bestioles, rien à voir avec les petites qu'on peu voir chez nous. L’une ne survivra pas longtemps mais on espère que la 2ème s’en sera remise…



Arrivés à Byron Bay, rien de tel qu’une petite balade à pieds le long de la côte pour en apprécier la beauté. Une fois de plus ce sont de belles rencontres avec la faune. Des lézards ou iguanes qu’on a pas l’habitude de voir chez nous mais aussi un wallaby, un autre marsupial plus petit que le kangourou (on s'est carrément fait un petit carnet pour noter tous les animaux que nous découvrons). Mais ça se passe aussi dans l’eau ! La saison des migrations des baleines vient de se terminer mais depuis le bord on peut apercevoir plusieurs fois des dauphins !

Nous montons jusqu’au phare pour une superbe vue. C’est aussi le point le plus à l’est de l’Australie.

Et la par chance, Steph aperçoit un truc au loin, on sort alors les jumelles et c’est une baleine ! En plus on a bien le temps de voir sa queue car elle frappe la surface de l’eau avec à de nombreuses reprises.

Encore merci pour la glace!

Nous sommes obligés de dormir en camping mais comme il y a une piscine, ça va être l’occasion pour Nicole de tester son masque de plongée. Après avoir lu nos aventures sous-marines sur notre blog elle a eu envie de tenter aussi l’expérience. Comme elle n’est pas très à l’aise avec les eaux profondes on va y aller en plusieurs étapes et nous sommes tout contents de partager ces moments. Du coup comme ça s’est bien passé en piscine nous allons le lendemain carrément dans la mer pour essayer. On ne verra pas les dauphins car la visibilité est mauvaise et que nous restons au bord mais c’est un pas de plus vers le grand large… !

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Publié le 15 février 2020

Après le parc des Blue Mountains, nous sommes impatients de découvrir le prochain qui peut s’offrir à nous.

Ça tombe bien parce qu’après notre belle étape de Byron Bay, nous avons prévu de se rendre au Springbrook national park.

Avant de partir, on se renseigne tout de même sur les campings existants et heureusement parce que les campings bon marché sont déjà complets. Steph, arrive à négocier une place dans un camping qui est fermé en attendant l’arrivée de la haute saison.


On a un peu peur de ce qui nous attend mais au final ce sera un de nos meilleurs campings lors de ce voyage.

Le propriétaire est très agréable et comme promis nous sommes les seuls dans le camping (ouverture prévue dans quelques semaines). Nous sommes au milieu du parc national et notre camping est entouré d’une belle forêt. Glenn qui ne tient pas en place décide d’y mettre les pieds, Nicole, Italo et Steph le regarde partir comme s’il se faisait manger par la forêt. Un peu plus tard, c’est Italo qui décide de se faire engloutir. Après quelques minutes Italo vient nous chercher les yeux grands ouverts pour qu’on découvre ce que la nature peut nous offrir.

La forêt est luxuriante, les arbres sont gigantesques, le bruit des animaux mais aussi du bois nous rendent sensibles au moindre craquement. On essaie d’être inaperçus sur le tapis de feuilles qui se trouve au sol. Glenn a vu quelques petits kangourous et on prend le temps de faire quelques photos devant les arbres.


Très étrange forêt en effet, d’une manière générale les forêts en Australie sont fascinantes. On

les croirait vivantes et elles reproduisent un peu le genre humain. Les arbres se battent pour avoir la

meilleure place, les lianes et les ficus mangent littéralement les arbres pour prendre leur place. Les

plantes colonisent l’espace alentour pour s’étendre, conquérir d’autres territoires. On se sent très

petits au milieu de tout cela. (Italo)


A notre retour au camping-car, on découvre que nous ne sommes pas les seuls ce soir, nous avons des voisins. De très petite taille, environ. Ce sont des swamp wallabies ou aussi appelés kangourous bicolores. Ils ont la particularité d’être de petite taille, environ 80 cm de hauteur, avec une queue de 70 cm et d’avoir un pelage bicolore. Ils vivent dans les forêts et zones rocheuses. Ils ont la tête bien caractéristique des marsupiaux. On les observe avec les jumelles, tout en tentant de s’approcher. Mais ils sont très craintifs.


La journée n’est pas finie pour nous. On a entendu parler que l’on pouvait observer des vers luisants dans une grotte à 15 minutes à pied de notre camping. On s’empare donc de nos lampes frontales et on part à pieds.

Arrivés sur place, il fait nuit et nous nous enfonçons sur un sentier dans la forêt. Après avoir descendu de nombreuses marches on découvre une magnifique grotte où des milliers de vers luisants ont trouvé foyer.

C’est magnifique, nous sommes comme sous un ciel étoilé. Ça nous rappel la grotte de vers luisants en Nouvelle-Zélande, il y a 2 mois. Il y a aussi une cascade qui se jette dans la grotte par un trou dans la roche.

Nous sommes tous les 4, la tête en l’air en train d’admirer. Il y a même une luciole qui clôturera le spectacle. On est bien chanceux.

La luciole a même fini son show aérien sur le bras de Steph. (Nicole)

Bon, au milieu de tout ça, on rappellera au groupe d’asiatique, de bien vouloir se taire, pour admirer les lieux.


Prenez quelques minutes, pour vous imaginer le scénario de notre fin d’après-midi/début de soirée. Imaginez-vous la forêt, les arbres aux énormes racines, les petits kangourous et la grotte de vers luisants. Ainsi, on vous fait voyager !!

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Le lendemain, on remonte à bord du camping-car pour arpenter les routes du parc, qui ne sont d’ailleurs pas toujours évidentes avec un aussi gros véhicule.

On commence notre journée par une petite marche de 2 heures. A peine commencée, on croise déjà un compagnon de route.

Voici notre premier lézard et après quelques recherches sur internet et en demandant à des australiens, ce serait un black skink. Ce lézard peut mesurer jusqu’à 50 cm de long, avec une peau très lisse, brillante, on peut presque le confondre avec un serpent, d’ailleurs la tête y ressemble fortement.

Il se nourrit de moustiques, invertébrés et de fruits, fleurs et feuilles. Il habite dans les forêts ou bois et peut aussi facilement se trouver dans le jardin des australiens.

Pas du tout agressif, il essaie au contraire de se faire oublier dans un nid de feuilles.

On reste donc quelques minutes à l’observer.

On profite ensuite de notre marche au milieu des arbres, fougères, à l’ombre parce qu’il fait bien chaud.

Au bout d’une heure de marche ont entend et voit de loin se dessiner une belle cascade. Le lieu est vraiment très sympa. La cascade se trouve entre des parois rocheuses, avec un excès de végétation qui lui donne un effet très sauvage digne de Indiana Jones. Il est même difficile de faire une photo entière de cette cascade. On fait comme on peut ;)

On savoure aussi quelques points de vue sur le parc national.


Après la marche, on fait quelques points de vue dans le parc national. On peut d’ailleurs voir la ville de Brisbane qui se dessine avec les buildings au loin.

On s’arrêtera aussi sur les traces d’une ancienne école primaire qui explique avec jeux et tableaux d’affichage la vie d’avant. On y découvre une sorte de marelle avec un vieux sachet de graines, le nombres de kilomètres à pied nécessaires pour se rendre à l’école et les arbres abattus dans les années 1900 pour construire l’école et les habitations.

La journée est passée à vive allure, il est temps pour nous de reprendre notre route direction Brisbane pour changer complètement d’ambiance et se retrouver au milieu de cette frénésie citadine.

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Nous arrivons sur Brisbane, pour nous 4, ça reste une ville. Mais on découvrira que cette ville est tout de même fort sympathique.

On commence notre journée en prenant le ferry. Ici on se déplace en bus mais on se déplace aussi en bus/bateau.

La ville se trouve le long d’une rivière, du coup on s’adapte et ce n’est pas pour nous déplaire.

On découvre la ville depuis le ferry, ça nous permet d’avoir un regard autre que celui d’être au pied des buildings. C’est très agréable, calme. Certains en profiterons pour faire une petite sieste matinale ;)

Arrivés en ville, tout comme Sydney, nous sommes séduits par l’architecture de la ville, qui mélange l’ancien et le nouveau avec délicatesse.

On se fait vite happer par un magasin de souvenirs. On y passera un petit moment à tous chercher le petit quelque chose qui fait plaisir à nos proches. Pour nous c’est un plaisir car nous avons rarement l’occasion de pouvoir en faire car on ne peut rien stocker dans notre sac à dos mais on confirme aussi qu’on est content de ne pas accomplir cette tâche de vacances lors de nos passages dans chaque pays.

Là on a vraiment envie de faire plaisir avec un petit présent qui rentreront en France avec les parents.


On continue ensuite à se balader dans la ville. On se retrouve arrêtés à un feu rouge à regarder au-dessus de nous. Des petits cris nous interpellent. Ce sont en fait, les cris d’énormes chauves-souris. Elles sont pendues sur les branches de l’arbre et s’envolent de temps en temps. Nous sommes loin de la petite chauve-souris française, la taille est assez impressionnante. On découvre que ce sont des chauves-souris roussette ou renard volant. Les mêmes que nous avons secourues la dernière fois.

C’est inquiétant car on réalise que les gens ne prennent vraiment pas le temps de regarder ce qui se passe autour d’eux. Ils nous regardent en train de regarder en l’air, nous prennent pour des fous l’espace d’une seconde et réalisent après coup, qu’il y a des chauves-souris en pleine ville, là-au-dessus de nous.


On poursuit notre promenade jusqu’au parc botanique de la ville. Steph sait déjà ce qui se trame un peu dans ce parc, mais cette fois, elle arrive à garder sa langue. (ça n’a pas été facile, lol)

Ici, c’est peuplé de lézards et de belles fleurs.

A peine rentrés, nous sommes surpris!


Tous au long de notre promenade dans le parc, nous regardons vraiment où nous mettons les pieds car il y en a vraiment de partout. D’ailleurs, nous sommes tous les 4 surpris par un monsieur qui profite tranquillement d’une petite pause sur un banc, entouré par des lézards sans la moindre inquiétude.

D'ailleurs, petit jeu : combien y a t'il d'animaux sur cette photo? Vos réponses en commentaire à la fin de l'article

On y trouve des arbres assez impressionnants avec des racines qui finissent par devenir des troncs lorsqu'elle touchent le sol.

C’est aussi l’heure de la glace, on a converti Nicole et Italo à notre rituel glace à 16 h, autant dire qu’on se fait tous plaisir. On vous donne d’ailleurs la recette, facile à réaliser pour l’été prochain. Prenez une base de glace, vanille, yaourt… ajouter les fruits de votre choix. Mixer le tout, et voilà c’est prêt.


Il est temps pour nous de trouver où dormir. En ville on oublie les campings gratuits et nous avons encore des soucis avec notre frigo et la batterie du camping-car, donc on ne peut pas être sans électricité.

On trouve grâce à notre application de voyage Campermate, un camping proche du centre-ville. On force à rouvrir les portes car franchement c’est un peu la seule solution pour ce soir. Les autres campings sont hors de prix. Et on est contents d’avoir un peu forcé le destin car le camping est très sympa.

Italo et Glenn en profite pour se faire de bonnes grillades au barbecue. Mmmmmmh !


On est contraints de rester 1 jour de plus à Brisbane afin d’attendre lundi matin l’ouverture du garage. Bon ce n’est pas plus mal, on profite d’une journée repos au lagon artificiel de Brisbane. N’ayant pas de plage, la ville a fait construite au milieu des buildings de l’autre côté du centre-ville, une piscine/lagon artificiel pour que les gens puissent se rafraichir tout en étant en ville. Le soir, on finira par une bonne petite bière offerte par Nicole pour son premier baptême de snorkeling à Byron Bay quelques jours plus tôt.

très agréable ce lagon de Brisbane. On en retrouvera similaire à Cairns. La plage au milieu de

la ville permet de profiter d’un peu de calme et de farniente, bien que les villes de la côte est ne

soient en générale pas trop désagréables, très aérées, peu de circulation, beaucoup de grands parcs. (Italo)


Le lendemain matin on arrive au garage, si on peut appeler ça un garage. C’est un véritable dépotoir. Il y a du bordel de partout. Nous sommes tous morts de rire face à la situation.

On entend un « Hello, monter nous voir, prenez l’escalier à gauche et premier étage », sans savoir qui nous parle et d’où viennent ses paroles tellement il y a des montagnes d’accessoires de voitures… !

Une fois en haut Steph et Italo découvrent un bureau, entouré de montagnes de papiers et bricoles en tous genres. Ils se retiennent de rire et ressortent retrouver Nicole et Glenn morts de rire. La situation nous fera oublier les quelques heures qu’on perd encore à faire réparer sans cesse ce camping-car.

14h, il est temps pour nous de retrouver notre maison… jusqu’à la prochaine étape ou réparation !


Quelques curiosités :

Oui oui Noel approche, même sous le soleil
Toujours pas vu de serpent !
Les araignées sont balaise devant cette maison