Carnet de voyage

Balade marocaine

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Nous serons 2 à partager ce voyage de 3 semaines sur les routes et pistes marocaines avec chacun nos grosses allemandes. Pas de camping au programme.
Septembre 2022
3 semaines
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Nos deux allemandes …. 

Nous partons à 4 pour ce périple marocain : Rémi, Gilles et deux belles allemandes.

 Nous avons rendez-vous sur le port de Sète avec Rémi pour un embarquement à destination de Nador. Départ prévu à 16h 30 ce samedi 17 septembre 2022. Je pars du Beaujolais l’ami Rémi arrive de Haute Loire. La révision des motos est faite. Nous avons pointé ensemble la liste des accessoires indispensables à notre confort et à notre sécurité. La navigation se fera à l’aide du GPS garmin dans lequel j’ai inséré la micro carte du Maroc. On a de plus installé Maps.me sur nos smartphone, et une bonne carte papier en complément. 

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Publié le 20 septembre 2022

Notre départ de Sète a finalement eu lieu fait autour de 18 h 15 avec donc près de 2 heures de retard. Une douzaine de motos sont arrimées les unes aux autres au pont n° 5.

Installation dans nos cabines propres et correctes.

Le soir, la discussion au bar avec les autres motards tourne autour des projets des jours à venir. Certains expérimentés nous donnent des indications intéressantes et précieuses à exploiter. Du coup, le parcours prévu sera sans doute modifié.

Les formalités de police et de douane sont effectuées sur le bateau, ce qui permet de gagner du temps à l’arrivée au Maroc 🇲🇦.

Sortie du bateau vers 9 heures ce lundi, direction Fès. 350 kms sur des routes variées : bon asphalte parfois et routes assez défoncées souvent. On traverse des villages où la pauvreté est saisissante. Même les moutons et les ânes sucent des cailloux.

Mais on profite aussi de superbes paysages.

Une belle façon de stocker la paille  

Nous faisons un stop à Aknoul

Premier tajine pour 3 euros avec 2 autres compères rencontrés sur le bateau

Arrêt buffet à  Aknoul 

On arrive à Fès dans la cohue inévitable des villes marocaines (vive la campagne), et on rejoint le Riad Anis pour 3 nuits.

Les motos passent la nuit dehors sur un parking gardé…..on devrait les retrouver demain matin.

Le Riad Anis
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Publié le 21 septembre 2022

La journée du mardi a été consacrée à la visite de la médina de Fès, histoire de s’acclimater à la vie marocaine. Même si on a déjà vu tout cela, on ne se lasse pas.

L’inévitable quartier des tanneurs de Fès.

La feuille de menthe est nécessaire pour supporter l’odeur  

Il paraît que la convention collective dernièrement signée oblige le patron à installer des douches 🚿 pour que les ouvriers puissent se rincer en fin journée.

Un autre volet de l’accord toujours en cours de discussion obligerait l’employeur à relier lesdites douches 🚿 au système de distribution des eaux…..affaire à suivre.

Les métiers et les commerçants de la rue

Les abeilles butinent tranquillement  

Nous avons pu faire changer les selles de nos motos. Rémi a choisi la rouge, il me restait donc la verte

La belle et antique Médersa Bou Inania édifiée entre 1351 et 1357

Le palais Mnebhi, la résidence du Maréchal Lyautay, qui fut premier résident général du protectorat français au Maroc en 1912.

Mercredi on a repris les motos pour faire une boucle de 150 kms autour de Meknes et du Site archéologique de Volubilis

Sur la colline la ville de Moulay Idriss

Au gré de nos promenades dans les ruelles de Fès

Trop de panneaux tue le panneau !!  
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Publié le 23 septembre 2022

Jeudi 22 septembre à 9 heures nous avons quitté le Riad de Fès, direction le sud jusqu’aux gorges du Ziz. Nos motos nous attendaient sur notre parking à 20 dirhams la journée (2 euros).

Une belle route aux paysages variés nous emmène sur les plateaux rocailleux au dessus de Azrou et Midelt. On traverse la ville d’Ifrane, verte et propre…on se croirait en Suisse.

On sera rarement en dessous de 1 500 mètres d’altitude. La température tourne autour de 25 degrés.

Le paysage est aride, les oueds sont taris et la faim nous taraude.

On choisit pour éviter l’apoplexie un endroit en dehors des villes toujours bruyantes, poussiéreuses et où les « gardiens » de parking ne manquent pas de nous taxer quelques dirhams.

Le point culminant de la journée, à 2 178 mètres, sera le col du Zadate

Chemin faisant, sur un marché local, on prend un cours d’optimisation de l’espace de stockage sur véhicule terrestre à moteur.

On arrive vers 18 heures aux portes des gorges du Ziz.

Et là, 😱patatras, Rémi décide de faire conjuguer à sa moto le verbe choir. Elle a donc chu. Garée en descente lors d’une séance photo, la fougueuse allemande décide de se faire la malle. Pas de bobo on la remet à nous deux sur ses roues.

Avant et après …..

Notre lieu de villégiature pour la nuit, au milieu des gorges, sera l’hôtel camping Jurassique. Entre oliviers 🫒 , grenadiers et palmiers dattiers 🌴, les machines et les hommes se remettent de ces 320 kilomètres avant l’arrivée demain dans le désert 🏜. L’hôtel est simple mais atypique. Il nous coûte 320 dirhams (32 Euros) par personne ( nuit, dîner et petit déjeuner) ….on ne va donc pas gémir.

On y est  
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Publié le 24 septembre 2022

Vendredi 23 septembre

Partis vers 10 heures de l’hôtel Jurassique, nous empruntons une petite route qui surplombe les gorges du Ziz. Majestueux !!

Au bout de 10 kms la route est coupée au pied d’une Kasbah en ruine. Une fillette vient à nous accompagnée de sa mère. Je lui donne des cahiers et crayons que j’avais prévus. Pour sa mère, ce sera 2 boites de paracetamol et une paire de lunettes de vue. On ne comprends pas si elles sont adaptées mais si ce n’est pas pour elle, ce sera pour quelqu’un d’autre.


Les paysages sont toujours d’une beauté et d’une diversité à nous user les yeux 👀. C’est pierreux et seules les oasis 🌴🌴 qui longent l’oued verdissent le panorama.

Ici aussi le feu a sévit.

Il ne s’agit pas d’une méthode de taille, c’est bien le feu qui  a sévit 

A l’approche de Merzouga, la température monte 🥵🥵. 35 degrés aujourd’hui, 48 º au moins sous le casque et le blouson. Ça commence à sentir fort….même un chameau 🐪 s’est écarté à mon approche. Une bonne bière 🍺 et un petit passage dans la piscine font redescendre tout ça.

C’est vendredi, jour de la prière chez les musulmans, pour nous c’est jour de lessive. 🧺

Repas servi en terrasse…..après une semaine sur place je crois qu’on déguste notre 42 ème tajine.

Mais cette fois le tajine s’accompagne d’une bière Casablanca  
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Publié le 25 septembre 2022


Aujourd’hui c’est journée repos à Merzouga. (Samedi 24 septembre)

On a réservé un petit tour en 4X4 dans le désert et les dunes. Pour 40 euros par tête, on visite un musée de voitures (plutôt étonnant dans un tel lieu)

La mini  et la mega Jeep  

on jette un œil à l’entretien des canaux souterrains

Non Rémi n’y va pas !! 

Quelques marchands de babioles à des endroits stratégiques de la balade.

Arrêt près d’une tente bédouine : thé et pizza cuite au feu de bois. On a bien le sentiment d’être éloigné de l’authenticité, mais tout est proposé dans la bonne humeur et avec le sourire, alors on se laisse faire.

Omar le petit bédouin  
Pizza 🍕  au feu de bois 
Le  petit Omar abaisse la pression des pneus pour les dunes 

On prélève un échantillon de sable et on passe commande de 10 sacs chacun qui devrait nous être expédiés directement à domicile. (Hamad Zon assure la livraison 🚚 …… c’est garanti mon ami !! )

Le marchand de sable est passé  

Avant de prendre une bière dans le seul bar où l’on en trouve, on s’approche des dunes avec les motos. On se rend très vite compte que ce n’est pas pour nous…ensablement presque instantané pour tous les deux …..on se contente d’une petite photo.

Puis on termine la journée par un petit tour en “ville”. En fait Merzouga c’est beaucoup d’hôtels, des échoppes de souvenirs (bienvenue mon ami) et de la poussière.

Retour à l’hôtel Les Flamands roses 

En été ici les touristes européens sont remplacés par les marocains qui viennent soigner leurs rhumatismes avec des bains de sable. Par 45 à 50 degrés en plein soleil , ensablé jusqu’au cou, il paraît que vous n’avez plus mal…

Et si votre cœur 💔 lâche vous n’avez plus mal non plus….le résultat est donc garanti à 100%.

Au revoir ✋👋 Merzouga 
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Publié le 26 septembre 2022

Dimanche 25 septembre

Le but de la journée est de rejoindre le camp Serdrar près de Tazarine. 210 kms environ de route dans un décor minéral.

C’est le désert 🏜 et je confirme….c’est DÉSERTIQUE.

Mais c’est beau

Après un passage par Rissani, on emprunte le RN 12 avec un ciel si bas, avec un ciel si gris qu’il a fini par pleuvoir 🌧 mais juste un peu pour avoir le plaisir de mettre les tenues de pluie.

La bêle porte à l’entrée de Rissani 

On sort un peu de la nationale et on tombe sur une famille en train de cueillir des tiges de henné utilisé, une fois séché et broyé au maquillage et au tatouage temporaire.

Le henné  

Arrêt buffet à Alnif où l’on tombe sur Mohamed qui vend comme beaucoup d’autres des minéraux. Il connaît Chessy les Mines dans le beaujolais pour ses minéraux.

Je troque une paire de lunettes du 21° siècle contre un trilobite fossilisé vieux de 250 millions d’années.

Les trilobites constituent une classe d'animaux marins qui a disparu il y a 250 millions d'années (au Paléozoïque). Il existait plus de quinze mille espèces de trilobites. On les connaît bien, car on a retrouvé de très nombreux fossiles de ce petit animal.

(Merci Wikipedia)

Des dattes de toutes les couleurs  

Les derniers kilomètres sont avalés dans la joie et la bonne humeur.

Et alors…et alors…

on arrive dans un endroit des plus surprenant : le Camp Serdrar.

C’est magique : au milieu de nul part, au bout d’une piste de 3 kms, un camp de tentes berbères (un peu aménagées tout de même)

On choisit 2 des quatre chambres en dur pour notre petit confort : 33 euros la nuit avec petit déjeuner. (Au diable l’avarice !!)

L’une de nos chambres  

L’endroit est calme, empreint de zenitude. Une seule envie ici : lâcher prise.

Brahim nous accueille comme de coutume avec le thé 🍵 à la menthe. Il est hyper sympathique et parle parfaitement le français. Il nous donne de bonnes indications pour la suite du parcours.

On est sur un petit nuage ⛅️⛅️ (même 2)

Au menu du soir Couscous copieux et savoureux 🤤

Et le petit déjeuner est juste royal

C’est avec regret que l’on reprend la route. On quitte un lieu qui nous laissera un souvenir impérissable en espérant y revenir un jour. Merci Brahim pour l’accueil la gentillesse.


Direction M’hamid El Ghizlane

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Publié le 28 septembre 2022

Mardi 27 septembre

Décision a été prise de rejoindre BOUMALNE DADDES dans la journée (environ 300 kms)

On refait donc en sens inverse la longue ligne droite qui nous ramène à Zagora. Le vent du matin est supportable mais on sait qu’il va forcir dans la journée (voir le proverbe nomade de la veille) .

Mohamed le potier à l’entrée de Zagora nous accueille avec le thé au milieu d’un étal bien fourni en plats à tajine de toutes tailles et de toutes couleurs. Le vert est toutefois dominant: c’est le style du coin.

La route après Zagora devient plus intéressante. Les marchands de dattes sont à l’œuvre.

Le paysage est aussi plus plaisant.

Une variété de dattes rouges  

Le tajine du jour est pris à Nkob avant de monter sur le djebel Saghra.

Le paysage ici n’est pas plaisant…..il est bouleversant de beauté à s’en faire peter les pupilles.

La belle route qui a pris, depuis 3 ans, la place de la piste serpente jusqu’à 2300 mètres dans un décor qui nous émeut aux larmes.

C’est vaste et varié. C’est rocailleux et grandiose. C’est tout simplement BEAU 🤩🤩🤩🤩🤩 .

Nous séchons nos yeux devant un café au sommet de cette somptueuse ascension.

La descente d’environ 50 kms vers Boumalne Daddes nous repose les mirettes.

Afin d’arroser notre performance du jour, on décide de trouver une bonne bouteille de vin pour le repas du soir. Au Maroc, à l’écart des zones touristiques de la côte, les restaurants n’ont pas ce produit à la carte.

Renseignements pris auprès d’autochtones avertis, c’est au souk, à l’entrée de Boumalne, dans une échoppe bien achalandée en alcool et vins que notre envie sera assouvie.

On prendra donc 2 bouteilles. (Il ne faudrait pas manquer)

Nous restons en effet 2 soirs chez Abdul (la Casbah Tussna). Au fond d’une ruelle, on arrive dans un lieu plein de charme et d’élégance. Même Abdul est beau 🥰.

Mais je m’égare, et ce moment de confusion passé, nous prenons possession de nos chambres.

Bien la chambre  
Et les patios ne sont pas non plus 

Le tajine du soir pris dans le patio sera joyeux.

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Publié le 29 septembre 2022

Mercredi 28 septembre


Aujourd’hui ce sera les gorges de Todra et la route jusqu’à Agoudal.

Rémi a décidé de déshabiller un peu son allemande pour qu’elle soit plus agile.

A la sortie de Boumalne, le marché hebdomadaire bat son plein. L’arrêt est donc de rigueur.

Pour les théières, merci de passer commande rapidement  
Pour les dames quelques racines de noyer pour les lèvres 👄

On rejoint ensuite Tineghir, au pied des gorges par la N 10 : 50 kms tout droit sur le plateau à 1500 mètres d’altitude.

Juste au dessus de la ville, le spectacle débute. Très beau point de vue sur la palmeraie. Les marchands de souvenirs proposent chèches colorés et bijoux fantaisie aux touristes sur chaque aire.

Puis passage par l’étroit défilé, ou touristes et marchands sont encore plus présents. La photo faite, on passe vite notre chemin pour poursuivre la route vers le col Tizi Tigherrhouzine.

Lavage du linge …..et Rémi l’intrépide  

Les nids de poule obligent à une attention ⚠️ sans relâche. L’arrêt buffet chez Baddou à Tamtattouche est réconfortant sous la tente berbère au pied de la piscine

Il fo bien surveilley les senfants  
On notera l’originalité et l’ingéniosité du groom de la porte des toilettes  

On franchit le col Tizi Tgherrhouzine où des fillettes sorties de nul part tendent la main…

On aurait pu faire la boucle qui relie la route des gorges du Daddes par la piste mais nos grosses allemandes sont lourdes et les pilotes un peu frileux. On fait donc demi tour et le chemin en sens inverse est tout aussi plaisant.

De vrais nomades  

Un petit jus de pomme nous est offert par Ahmed qui semble travailler à la construction d’une auberge. Elle bénéficiera dès son achèvement, vers l’année 2035, d’un point de vue imprenable. On a réservé notre place pour l’inauguration.

Les objets qui traînent sur le chantier sont surprenants et hétéroclites.

Retour à Boumalne. On aura fait 297 kms. Le couscous qui nous attend chez Abdul est donc le bienvenu. (Mon ami)

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Publié le 30 septembre 2022

Jeudi 29 septembre

Les gorges de Dades et la vallée des Roses.

On est resté un jour de plus chez Abdul.

Le plein en carburant fait (au prix de 1,50 € le litre), on se transporte donc avec nos engins 🏍🏍 vers les gorges sus-nommées.

Une monture moins rapide mais  aussi moins polluante  

Un petit café est pris face aux roches surnommées «les doigts de singes 🙈🙉🙊). Les marchands ont sorti les couleurs.

Puis, les célèbres lacets arrivent très vite. La photo obligatoire est faite.

Les l1cets des gorges de Dades  

On montera au bout du tronçon asphalté pour faire demi tour avant de prendre notre déjeuner au resto qui surplombe les lacets.

La ballade du jour étant assez courte, on décide de bifurquer sur une petite route ne figurant par sur la carte. Renseignements pris auprès de la maréchaussée, on s’aventure sur cette route qui devait être goudronnée, au dire des gendarmes sur environ 25 kms.

La route devient rapidement piste à travers les maisons, puis chemin de terre et enfin sentier en pente raide avec un beau canal d’irrigation au milieu.

On est bien descendu par ici  

Nos motos ne sont pas effarouchées (elles connaissent leurs capacités) mais nous !!!! 😨😨

Après quelques gouttes de sueur 🥵🥵 , nous voilà devenus des héros.

Il n’est pas trop tard pour pousser jusqu’à la vallée des Roses 🌹🥀. Les indications sur la route sont inexistantes pour ce lieu pourtant cité dans les guides en tout genre.

La vallée est verdoyante car la rivière irrigue ce qui doit être les plantations de roses. On sait que l’on est hors saison pour la cueillette mais on s’attendait à davantage de mise en valeur de cette activité.

Un œil sur la vallée  

C’est le gérant du bistrot, où on sirote notre coca quotidien, qui appellera un copain « distillateur » d’eau de roses.

La terrasse du bistrot (tente berbère a saisir)  

On visite son atelier (plus artisanal tu meurs). On ramènera donc en France ce distillât pour parfumer nos soirées d’hiver dans nos confortables chaumières (enfin si les flacons supportent le voyage).

Le distillateur  

Puis on décide de baptiser nos montures à l’eau de rose.

Remi chevauche dorénavant URSULA et moi GRETA.

Les boutiquiers  de la ville  proposent tous leurs extraits de roses 🌹

Le distillateur doit descendre à la ville. Le meilleur moyen de s’y rendre ne serait-il pas de demander au client de lui rendre ce service……mais si mais si.

Le service en question aura été rendu sans contrepartie : les moyens financiers du chauffeur étant déjà très confortables.

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Publié le 1er octobre 2022

Vendredi 30 septembre

De Boumalne Dades à Taliouine

350 kms nous attendent ce jour pour relier ces 2 villes. On part donc vers 8h 30 par la RN 10 jusqu’à Ouarzazate puis la RN 9 pour rejoindre Agdz :

Un super billard et des courbes larges à travers un paysage sillonné de profonds canyons et surmontés de pics rocailleux qu’Ursula et Greta avalent avec délectation.

On bifurque sur une route (la R108) qui nous avait été annoncée mauvaise. En fait le revêtement est bon et nous emmène à l’heure du casse croûte jusqu’à Tazenakt.

La traversée des villages est toujours agitée  
Transport en commun en tout genre 

Au bord de la route un potier est à l’œuvre. On s’attarde quelques instants pour connaître son activité. L’accueil par deux jeunes femmes que l’on pense être ses filles est plus que sympathique. Le thé nous est offert. La fabrication des pots nous est expliquée en arabe ou en berbère…..en fait les gestes et les expressions suffisent à comprendre le travail. On laisse une paire de lunettes au potier sans savoir si la correction lui convient.

Les pots sèche n5 au soleil  

L’échange verbal est réduit mais les regards et les sourires échangés nous ont fait passé un moment émouvant.

Le thé toujours proposé avec le sourire  

On arrivera vers 16h à l’hôtel le Safran à Taliouine.

Les motos sont bien garées en sécurité  
La basse cour de l’hôtel  

Les quelques gallinacés ci-dessus s’en sont donnés à cœur joie au petit matin. Ils feront moins les malins lors de la préparation du prochain tajine au poulet.

On est ici dans la capitale marocaine de la culture du safran. La récolte de cet or rouge se fait de fin octobre à fin novembre. Les champs sont donc peu spectaculaires. C’est la fleur qui vient avant la feuille.

Le terrain est planté, irrigué et on attend les fleurs pour le 15 octobre  

Un visite à la coopérative SOUKTANA s’impose. On vend ici au gramme. Les petits achats que nous faisons ne chargeront donc pas nos montures.

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Publié le 2 octobre 2022

Samedi 1er octobre

De Taliouine à TAHANNAOUTE

On avait prévu une étape assez courte. On bifurque donc peu après notre départ vers le barrage de Idrgane.

Une petite route asphaltée mène à cette construction en cours.

D’un côté et de l’autre  

Au village, on prend un thé 🍵 avec la population locale. Peu de touristes s’aventurent ici. On est donc scrutés comme des zombies.

Un petit thé avec un gros sucre  

On s’arrête près des arganiers dont beaucoup sont secs. Ils produisent la fameuse huile d’argan utilisée en médecine, cosmétique et cuisine. L’huile est tirée des noyaux des fruits broyés.

🐐 Elles sont agiles  🐐

Le dépulpage des fruits peut se faire de trois façons :– la méthode manuelle : les femmes enlèvent la pulpe à l’aide d’un galet.– il existe des machines pour enlever la pulpe, mais ces machines sont utilisées dans les coopératives.– la méthode par voie « animale » : Les chèvres sont très friandes de fruits d’arganier. Elles mangent les fruits dont la pulpe est alors absorbée pendant le transit intestinal. Les chèvres délivrent le noyau débarrassé de la pulpe avec leurs déjections.

On a essayé nous-mêmes la troisième méthode qui s’est révélée, au moment crucial, assez douloureuse 😰.

Le broyage des noix d’argan 

Puis on attaque la montée vers le col de Tizi n’Test à 2093 mètres. La route est belle au début et devient plus chaotique a l’approche du sommet.

Le repas pris en bord de route nous réserve une séance de lamentation de la part de l’aubergiste sur le sort des enfants du village voisin. Ces jérémiades se terminent par un appel insistant à donner de l’argent pour leur bien être.

On a bien conscience des difficultés de la population, mais ces demandes incessantes finissent par être insupportables 😖😖.

On laissera quelques cahiers, crayons et Doliprane.

Dans la montée du col  de Tizi n’Test
Repas chez Momo le pénible  
Pas de commentaire  
Les ânes du coin  
L’eau si rare par endroit coule parfois abondamment sur les pentes de l’Atlas 

La réservation pour la nuit que nous avions faite ne sera pas honorée : Accès très difficile avec les motos dans un hameau de terre battue sans possibilité de parking sécurisé. On passe donc notre chemin en direction d’Asni. On cherche autre chose, on tourne, on vire.

La nuit va tomber sur l’ Atlas . La pluie arrive. L’orage gronde, les hommes sont fatigués. GRETA et URSULA ne se rendent compte de rien. Elles sont inépuisables nos teutonnes.

Journée de M….

Ne voulant pas entrer dans Marrakech, on trouve finalement une chambre à Tahannaout à environ 40 kms de la place Jamaa El Fna .

On restera deux nuits à l’hôtel « le Jardin des Roses ». Demain dimanche, journée de repos pour tout le monde.

Voyez la taille du sucre 
Un peu de verdure….on était en manque