Carnet de voyage

Nouvelle Zélande

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24 étapes
2 commentaires
Par GetM
Nous avons choisi d'inclure la Nouvelle Zélande dans notre voyage autour du monde en raison de tous les bons échos que nous avons eu des gens qui y avaient été. Hâte de découvrir ce pays!
Février 2018
4 semaines
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Coucou tout le monde! Commencer ce carnet nous aura pris du temps. 10 jours pour être exact! Pas que nous n'ayons rien fait pendant ce temps, rassurez-vous!

Nous sommes arrivés à Auckland le 10 février, sous la pluie. Depuis ce jour, nous avons essayé d'éviter tant bien que mal le mauvais temps, mais la métro change vite par ici.

Notre premier jour à Auckland était un temps à musée et heureusement, notre guide nous en recommandait deux. Le premier regroupait des collections de peinture et le second portait sur l'art maori et l'histoire de la Nouvelle Zélande en général.

Malgré le mauvais temps, nous nous sommes consolés avec une super glace dans une gelateria recommandée par un collègue. Il y avait tout dedans! Des biscuits, du corn flakes, du chocolat et du miel. Un régal!

À tous les gourmands de passage à Auckland, nous recommandons Giapo!

Giapo Gelato

Le second jour, au réveil, Ô miracle! Une éclaircie! Ni une ni deux, nous nous pressons vers le Mont Eden, où se trouve un énorme cratère recouvert d'herbe et ayant une valeur sacrée dans la culture maori. Depuis ce point, nous avons une belle vue sur la ville d'Auckland.


(Adam's Peak, Mont Eden, ... non, nous ne faisons pas un pèlerinage créationniste sur les origines de notre espèce :P)

Mont Eden
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Les prévisions météorologiques sont catastrophiques pour la région d'Auckland et le nord de l'île du nord. Au revoir Île de Waiheke et Péninsule de Coromandel, on nous a promis du beau temps vers le sud de l'île. Si tout marche selon nos plans, nous devrions partir pour 3 jours de canoë sur la rivière de Whanganui dès le lendemain!

Malheureusement, nous avons été trop optimistes et la météo est trop incertaine. Notre périple est repoussé pour une durée indéterminée. La rivière est trop haute et trop dangereuse.

Pour nous consoler et le temps de trouver un plan B, nous nous octroyons une pause à la Lavender Farm, non loin de cette rivière tumultueuse qui nous est refusée pour l'instant.

Lavender Farm

Après ça, nous quittons Taumarunui (point de départ du parcours en canoë), direction de lac Taupo et la région géothermique de Rotorua.

Sur le chemin, nous nous arrêtons pour faire trempette dans des eaux thermales chaudes dans le Spa Park à Taupo, là où le courant chaud "Otumuheke" rencontre l'eau du lac Waikato. Et là, la pluie de nous dérange pas!

C'était une expérience géniale.. et gratuite! A chacun de voir s'il souhaite son bain plus ou moins chaud en se rapprochant ou s'éloignant de la source. Certains étaient cuits à point après cette baignade...

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On nous avait prévenu, l'air saturé de soufre de Rotorua nous annonce que nous nous trouvons sur une zone géothermique très active! (Quelle idée de bâtir une ville dans un endroit qui pue pareillement!)

La principale activité à Rotorua est de faire un tour dans la réserve de Te Whakarewarewa (encore un nom que nous oublierons vite) pour observer ses sources et plusieurs geyser puissants, puis d'aller faire un tour dans un "village maori" et assister là-bas à un spectacle aussi touristique que traditionnel. En raison des prix élevés de ces activités, nous privilégions une marche de 2h dans le parc "The Redwoods" avec, à la clef, une vue sur un de ces fameux geysers.

Geyser de Te Whakarewarewa

Nous avons surtout décidé de visiter la réserve thermale de Wai-O-Tapu, dont l'Office du tourisme de Rotorua nous a vanté les couleurs variées!

En chemin, nous nous arrêtons devant une autre manifestation de l'activité géothermique du coin: une "Mud Pool". Mais attention! Pas question d'y faire un bain de boue, on se brûlerait!

Mud Pools

Nous sommes très heureux de notre choix. La réserve de Wai-O-Tapu offre un spectacle haut en couleur! Et nous avons la chance d'avoir la météo de notre côté!

Wai-O-Tapu
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Réveil aux aurores pour une randonnée de 20 km et 1200m de dénivelé dans le Tongariro National Park. Nous sommes plutôt fiers de nous, nous aurons mis 5h30 pour faire la randonnée 😀

Plusieurs scènes du Seigneur des anneaux auraient été tournées ici. La montagne ci-dessous serait-elle le Mordor? Ici, en tous les cas, elle paraît bien moins sinistre...

Le cratère rouge (à gauche)
Le lac d'Émeraude (en haut à droite)
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Et voilà! Au terme de notre journée de randonnée au Tongariro National Park, nous sautons dans la voiture, direction Taumarunui pour partir, le lendemain, pour 4 jours de canoë dans le Whanganui National Park. Cette fois-ci, la rivière n'est pas trop haute donc on peut partir! Youhoouuuu!

La première journée se déroule très bien. Nous pagayons l'équivalent de deux étapes dans la journée. Ceci est possible non pas grâce à notre force herculéenne, mais parce que la rivière reste haute et donc assez rapide. Entre la randonnée de la veille et cette grosse journée de canoë, nous sommes bien fatigués le soir. Nous montons notre tente dans un site de camping (Maharunui). Pour notre plus grand désespoir, nous remarquons qu'il n'y a pas de douche. Quant aux toilettes sèches, c'est zone sinistrée 😩

Le lendemain, pour se distancer un peu des autres canoë et profiter de la rivière, nous décidons de commencer un peu plus tôt notre journée. Les paysages sont vraiment magnifiques. Alors que nous nous faisions la réflexion quelques jours auparavant que les campagnes où paissent moutons et vaches, ressemblent beaucoup aux nôtres en Europe, nous nous trouvons à présent dans un environnement très tropical. Il fait très humide, une jolie mousse vert tendre recouvre les rochers. Au milieu de la canopée, nous nous sentons seuls au monde .

Nous dormons au Camping John Coull la 2è nuit, puis au camping de Ramanui la 3e et derniere nuit. Ce dernier camping nous réserve une belle surprise: une douche chaude nous attend et ça, ça fait plaisir 😀même si les conditions restent un peu spartiates.

Nous avons beaucoup aimé notre itinéraire de 4 jours en canoë. Nous y avons rencontré des gens sympa et des bestioles qui l'étaient un peu moins. Les mouches des sables sont pire que les moustiques et leur piqûres sont très urticantes!

A présent, retour à la vrai vie et direction Wellington!

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Wellington (qui est la capitale de Nouvelle Zélande! Nous qui croyions que c'était Auckland) avait l'air d'être une ville plutôt sympa où passer un peu de temps. Malheureusement, le cyclone Gina qui a balayé le pays a ralenti notre progression en direction de l'Île du Sud. En raison de chute d'arbres et des vents violents, nous sommes arrivés à Wellington plus tard que prévu, ce qui nous a laissé qu'une demi-journée pour la visiter.

Nous nous sommes baladés dans la rue branchouille de Cuba Street mais nous n'aurons eu ni le temps de goûter à la bière locale, ni de visiter le musée de Te Papa dont nous avons tant entendu parlé.

Tant pis, on ne peut pas tout faire. Direction maintenant, l'île du Sud, que nous rejoignons en ferry!

Cuba St., Wellington
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Nous sommes arrivés sur l'Île du Sud, la partie de la Nouvelle Zélande qui serait la plus belle selon beaucoup d'autres touristes que nous avons rencontrés et selon...les habitants de l'Île du Sud bien sûr!

L'Office du tourisme nous a conseillé d'aller faire un tour dans les vignobles du Malborough. Il ne fallait pas nous le dire deux fois! 😉

Nous nous promenons (en voiture, assez de sport comme ça ces derniers jours!) sur les routes qui jouxtent les vignes et les domaines viticoles. Ici, aucun AOC et aucune restriction: on peut planter ce qu'on veut sur n'importe quelle parcelle. Ainsi, du Marsanne côtoie du Tempranillo ou du Savignon Blanc. C'est cette liberté qui a séduit plusieurs viticulteurs européens.

Nous faisons un tour chez un compatriote zurichois, Hans Herzog, où nous goûtons un bon Viognier. Puis direction le domaine de Saint Clair qui fait aussi restaurant (ce qui n'est pas rare ici) et où nous avons réservé une table pour midi. Nous dégustons des mets locaux, agneau néo zélandais et linguines aux moules vertes, accompagnés des vins conseillés. Un délice!

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Après 2 jours de répit, nous voilà repartis pour 2 jours de Kayak, en mer cette fois! C'est une première pour Marine, qui n'est pas très rassurée. Et si le bateau chavire, comment je sors de cette jupe?!

Heureusement, nous ne chavirons pas. Les distances sont raisonnables et nous avons le temps de bien profiter du parcours et même de faire une sieste sur une plage à mi-chemin!

Nous nous éloignons parfois un peu de la côte, pour approcher les îles "Tonga Island" et "Adele Island". Nous y apercevons des phoques qui se prélassent au soleil ou qui se frottent contre les rochers. Si chous!

A marée haute, nous nous engoufrons dans les lagunes de Frenchman Bay et Sandfly Bay où l'eau est azur.

Nous passons la nuit dans le Camping de Mosquito Bay. Le nom nous a fait un peu peur et vu l'état de nos pieds ravagés par des piqûres de mouches des sables (ça gratte terriblement!), nous avons pris nos dispositons: ce sera chaussettes dans les sandales et puis tant pis!

Abel Tasman National Park

Après nos deux jours de canoë, nous prenons un peu le soleil sur une terrasse à Matueka.

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Après une nuit dans une super auberge de jeunesse (Te Nikau Retreat), nous nous préparons à une looooongue journée de route, il nous faut 8h pour rejoindre l'Otago. Ici, les distances semblent très courtes sur les cartes et cela prête souvent à confusion. Les autoroutes ressemblent d'ailleurs plus à des routes nationales.

Mais avant de prendre la route, nous souhaitons faire la micro promenade "Truman Track" qui nous conduit de notre hostel à l'océan. Puis nous voulons aller voir les Pancake Rocks et Blowholes. Il s'agit d'une formation géologique qui ressemble à ... des dizaines de pancakes empilés les uns sur les autres. Les gargottes du coin ont été bien avisées de créer des formules "tour de pancake" pour ceux à qui ça aurait mis l'eau à la bouche.

Truman Track
Pancake Rocks
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Après avoir enchaîné plusieurs jours de randonnée, canoë et kayak, nous avons décidé de nous octroyer une petite pause bien méritée.

Nous avons dégoté sur Airbnb un petit cottage qui a l'air charmant, isolé au milieu de la campagne, vers Saint Bathans.

Notre maison pour ces trois prochains jours est cosy à souhait. Il y a même une cheminée et une baignoire! Le luxe!


Notre cottage

Nous sommes super contents de pouvoir enfin nous faire autre chose à manger que des nouilles déshydratées que nous mangions en camping!

La pastouille de Marine et Gégé

Pour voisin, nous avons un joli troupeau de moutons. Ils ont l'air si doux et moelleux! Malheureusement, ils ne se laissent pas approcher...

Nos amis les bêtes

Bon, histoire de ne pas trop nous empâter, nous allons nous promener vers le Blue Lake. On y voit beaucoup de lapins et aussi quatre moutons en liberté qui nous regarde comme pris sur le fait! Et pour cause! De retour au parking, nous apercevons une affichette: un propriétaire cherche ses quatre moutons qui se sont échappés. Pas très envie de l'aider à les retrouver, ils avaient tellement heureux en liberté 😉

Blue Lake
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Après 3 jours d'oisiveté, il faut bien se remettre en route. Et pourtant nous serions bien restés encore un moment.

Nous prenons la route en sens inverse, direction Queenstown, qui est le centre névralgique des activités à faire sans la région.

Malgré son côté très touristique, la ville est agréable. Décidément, quand on est habitué à vivre à côté d'un lac, dur de s'en passer!

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Le Fjordland est une région à ne manquer sous aucun prétexte en Nouvelle Zélande. C'est aussi une région assaillie de touristes, comme nous.

Dans ce coin du pays, les must do sont notamment le Milford Sound et le Doubtful Sound, deux fjords, ainsi que la Milford Track, qui fait partie des 9 randonnées phares de Nouvelle Zélande et qui ont été modestement appelées "Great Walks". Notre descente sur la rivière Whanganui ainsi que l'Abel Tasman Park où nous avons fait du kayak, en font d'ailleurs partie.

Malheureusement, la Milford Track est si populaire, que les sites de camping le long du chemin étaient déjà réservés plusieurs mois avant notre arrivée. Et sans réservation dans un de ces "campsites", impossible d'emprunter le chemin de randonnée. Nous souhaitions faire une boucle d'une journée, mais là encore, impossible d'emprunter le tracé sans un guide, dont le prix est exorbitant (200$ par personne!) Les autorités veulent s'assurer que personne n'emprunte le chemin et fasse du camping sauvage.

Les prix sont également prohibitifs pour les croisières sur le Doubtful Sound (ils exagèrent vraiment ici! 234$ par personne pour une mini croisière de 2h!)

Du coup, notre choix se porte sur une croisière de 2h sur le Milford Sound. Et nous ne regrettons pas. La météo n'est pas avec nous, mais le temps pluvieux et lourd donne une ambiance emprunte de mélancolie aux lieux. Ça a aussi son charme.

Beaucoup de cascades tombent dans le fjord.

Mouillés et heureux, cette croisière sur le Milford Sound valait la peine!

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Après notre croisière sur le Milford Sound nous nous remettons en route, direction les Catlins. Il s’agit d’une region dans le sud de l'île du sud où on espère voir des animaux sauvages comme des phoques, des lions de mers ou encore des pingouins.

En chemin, nous nous arrêtons pour la nuit à Invercargill. Une ville assez simple et qui a l'air plus pauvres que les autres "grandes" villes que nous avons pu traverser. Il n’y a d'ailleurs pas grand chose à faire à part MANGER... Nous commandons une bonne épaule d'agneau. Conseillée pour deux personnes, très affamées alors!

Épaule d'agneau @ The Foundry

Le lendemain, nous descendons dans les Catlins. À Waipapa Point, nous voyons deux lions de mer! Le premier que l'on voit se fond si bien dans le paysage qu'on manque presque de le voir.

Affalé sur un rocher, il à l'air confortable et ne nous porte que peu d'attention. Tout au plus, nous troublons sa sieste. Ces bêtes sont très impressionnants de par leur taille imposante et ressemblent en même temps à de grosses peluches. Pendant un temps, ces animaux étaient chassés pour leur fourrures.

Nous cherchons les pingouins à Curio Bay et à Surat Bay, sans succès.

Waipapa Point
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Nous avons posé nos bagages pour 4 nuits dans un petit AirBnb à côté du Centre ville de Dunedin, dans la quartier résidentiel de Maori Hill. Nos hôtes sont très accueillants et nous nous sentons comme à la maison.

Dunedin a une réputation de "petite Ecosse", surtout en raison de ses pubs et pour l'architecture de certains bâtiments. La gare de Dunedin en est un bon exemple.

A part ça et quelques petits cafés et restaurants sympas, la ville en soi ne présente pas un grand intérêt.

Gare de Dunedin
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Cela fait un moment que nous souhaitions bruncher et ce dimanche, il fait beau! Quelle chance. Ni une ni deux, nous prenons la voiture pour nous rendre sur la plage de Saint Clair, très prisée dans la région.

Nos hôtes nous conseillent le restaurant Star Fish, pour ses plats équilibrés et sa terrasse au soleil. Vendu!

Star Fish Restaurant @ Saint Clair Beach

Après ça, quoi de mieux qu'une bonne sieste digestive? Ah bah, le surf visiblement! Un "truck" à côté de la plage loue des combinaisons et des surfs. Admirez le look de Genseric!

Gone surfin'

Non loin de Saint Clair, se trouve Tunnel Beach. On nous a promis une jolie promenade d'une heure, le long d'un sentier un peu escarpé pour une vue à couper le souffle.

Tunnel Beach

Le soir, on goûte à la spécialité locale: Fish & Chips et un Seafood Chowder (une soupe épaisse aux légumes, fruits de mers et probablement beaucoup de crème) au Fish Hook. Le tout, accompagné d'une bonne Ginger Beer.

Fish&Chips au Fish Hook Restaurant
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Il est possible de voir des phoques et des lions de mers à fourrure à plusieurs endroits dans la péninsule de Dunedin, notamment à Sandfly Bay (décidément, il y a un nombre incalculable de Sandfly Bay ici!) et à la pointe, vers Harington Point.

Au premier abord, il semblerait que nous fassions choux blanc. Mais en continuant à marcher le long de la plage, jusqu'aux rochers, nous apercevons plusieurs phoques! Ils se camouflent si bien avec les rochers! Vous les voyez?

Ces animaux semblent tellement confortables, enveloppés de graisse et couchés dans des positions improbables, à moitié sur un rocher ou sur un bout de bois. Quelles émotions incroyables que d’être à proximité d’eux. On se sent tellement petit et insignifiant. D'ailleurs, c’est à peine s'ils font attention à nous. Ils semblent tellement heureux de ne rien faire, en se satisfaisant d’un rien. Ce sont des maîtres de la pleine conscience 😉




Qui voit les trois phoques?
Sandfly Bay

Le soir, nous avons réservé notre ticket pour observer le pingouins bleus avec une association qui les protège.

Ces derniers jours, nous avons essayé d'apercevoir par nous même les espèces de pingouins endémiques en Nouvelle Zélande, à savoir le pingouin jaune, qui fait 65 cm de haut et ses plumes dessinent un masque jaune autour de ses yeux et le pingouin bleu, qui ne fait que 20 cm. En vain! Il faut dire qu'à cette période de l'année, ces pingouins ne peuvent être observés qu'à l'aube ou au crépuscule, c'est à dire au moment où ils quittent leurs nids pour aller pêcher et lorsqu'ils rentrent le soir pour nourrir leurs petits.

Ces animaux sont des espèces menacées. Le pingouin jaune est particulièrement difficile à observer.

L'association avec laquelle nous sommes allés voir ces animaux a placé des niches en bois sur la plage, dans lesquelles les pingouins bleus ont fait leurs nids. Depuis une plateforme en bois, nous observons leur retour de la pêche.

Nous ne pouvons nous empêcher de sourire en voyant un des petits, sorti de son nid, attendre avec impatience le retour du parent qui viendra le nourrir. Il quémande de la nourriture à chaque pingouin qui arrive, mais chacun a son propre petit à nourrir.

Pingouins bleus rentrant de la pêche
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Après plusieurs jours de pluie, on annonce deux jours de grand beau! Chouette! Nous n'avions pas pu profiter de la région des lacs de l'île du Sud à cause du mauvais temps et décidons donc d'y faire un détour de deux jours sur notre chemin pour Christchurch.

En route, nous nous arrêtons à Shag Point. Et oui, on ne se lasse pas de voir des phoques! 😉 Bon, on a aussi fait une photo d'une mouette, pour pas qu'elle soit jalouse.

Shag Point's wildlife

Puis, nous allons voir les Moeraki Boulders, des rochers sur la plage de Koekohe, érodés pendant des millions d'années par la mers et le vent et forment d'énormes billes.

Moeraki Boulders

Avant de reprendre la route direction Tekapo, nous faisons un stop fish and chips a la gargotte prisée du coin, à Hampden.

Fish and Chips à Hampden

Peu avant d'arriver à Tekapo, nous traversons de beaux paysages lacustres.

Au loin, nous voyons les sommets des fameux Mont Aoraki et Mont Cook. Nous les admirons de loin.

Mont Aoraki et Mont Cook
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Il fait un temps radieux et nous partons en ballade pour le Mont Saint John, qui promet de nous donner une belle vue sur le lac Tekapo. Du sommet, nous devinons les Monts Aoraki et Cook derrière les nuages.

Lake Tekapo

Le lac est d'un beau bleu laiteux et turquoise, qui invite à la baignade.

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Nous avons traversé beaucoup de paysages en Nouvelle Zélande, beaucoup conduit, alors il nous semblait important de partager avec vous quelques paysages que nous avons traversés et qui n'ont pas fait l'objet d'un post.

Paysage vers la côté ouest de l'île du Sud.

Il fallait absolument faire un zoom sur ces moutons qui peuplent presque tous les pâturages du pays. On a entendu qu'il y avait près de 50 millions de moutons ici, alors qu'il n'y a que 5 millions d'habitants. D'ailleurs, il paraît que seul 1 million d'habitants peuple l'île du Sud. C'est dire combien les moutons ont fait partie de notre voyage! On en voyait plus qu'on ne voyait de kiwis (et nous ne parlons là ni de l'oiseau ni du fruit).

Nos amis les moutons

Paysages vers la péninsule de Bank

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La terre tremble souvent en Nouvelle Zélande et les gens ici semblent ne pas trop se formaliser. Toutefois, le tremblement de terre de Christchurch du 21 février 2011, de magnitude 6.3 et dont l'épicentre se trouvait juste en dessous de la ville, a marqué fortement les mémoires et a fait environ 180 morts. Beaucoup de bâtiments se sont effondrés, totalement ou en partie, dont des écoles, l'hôpital et la cathédrale.

7 ans après, la ville se reconstruit gentiment même si l'on voit toujours les traces du séisme. Malgré cela et les mauvaises langues, Christchurch est une ville agréable où nous avons apprécié nous promener.

Nous sommes tombés pendant le festival chinois des lanternes qui, à en croire les gens du coin, est l'événement majeur de la ville depuis 2005. Peut-être avions-nous de trop grosses attentes, quoiqu'il en soit, le charme n'a pas opéré.

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C'est samedi, et le samedi, à Lyttelton, c'est le jour du marché. Du pain frais, des légumes bio, des pâtisseries, de quoi se faire un casse croûte gourmand. Il y a même un brasseur qui vend ses bières! Nous profitons du soleil, qui est de sortie, en écoutant les musiciens du week end entonner leurs airs préférés.

Le marché de Lyttelton

Sur la route pour Akaroa, nous nous arrêtons dans une ferme d'Alpaca. Pour 50$, on peut même aller les caresser et leur faire des câlins. L'attraction semble surtout être prisée par les asiatiques. Pour notre part, on se contente de les voir de loin.

Alpaca Farm

Akaroa est une charmant petite ville au bout de la péninsule de Banks, où les premiers à s'établir furent des colons français. La petite ville surfe sur la vague de ses origines.

Akaroa, la française
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Notre dernier jour en Nouvelle Zélande est arrivé. Nous n'avons pas réussi à voir en liberté l'oiseau emblématique du pays: le Kiwi (à ne pas confondre avec le fruit, quoique la forme y ressemble; ni avec l'habitant local 😉)

Nous décidons d'aller le voir dans le parc de Willowbank, qui héberge également d'autres espèces endémiques du coin, dont des wallabies! Ces derniers sont considérés comme des nuisibles en Nouvelle Zélande, au même titre que les opossum, alors que tous deux sont protégés en Australie. L'opossum avait été introduit par l'homme sur le territoire néo zelandais pour sa fourrure. Mauvaise idée. L'animal a commencé à ravager la flore et se multiplie très vite. Le pays mène une véritable campagne d'extermination à son égard (et aussi contre les lapins).

Voilà le canard bleu de Nouvelle Zélande, qui est en voie de disparition. A côté, la photo d'un kiwi. Nous avons pu en observer quelques uns dans le globe où la nuit est reproduite (les kiwis sont des oiseaux nocturnes), mais impossible de faire une photo. Ils ont un très long bec avec des narines au bout, fait très particulier. D'ailleurs, on l'entend souffler assez fort.

Une partie du parc est dédiée aux animaux de la ferme. Marine est super contente! Moutons, chèvres, chevaux, ânes, cochons et ... alpaca! Nous achetons un petit sachet de nourriture à l'entrée et en distribuons aux différents animaux, ce qui nous permet des les caresser! On est comme des gamins!

Cette belle journée s'achève, bientôt il faudra aller prendre l'avion. Avant ça nous souhaitons décerner la palmes des plus belles grimaces à ce lama et à ce cochon, qui nous ont fait beaucoup rire!

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Et voilà! La Nouvelle Zélande c'est fini.

Au cours de notre voyage ici, nous avons eu des impressions différentes sur ce pays et nous l'avons continuellement redécouvert.

Au début, nous avons été un peu déçus. Les personnes dans notre entourage qui y avaient été nous en avaient parlé avec tellement d'emphase, que nous nous attendions à une découverte extraordinaire, une révélation peut-être (le monde du Seigneur des anneaux?). C'est dire combien nos attentes étaient démesurées 😉.

Et nous avons joué de malchance avec une météo pluvieuse et un cyclone. Il nous a donc été difficile de profiter pleinement de de tous ces grands espaces et de la nature sur des périodes prolongées. Or, le charme de la Nouvelle Zélande s'opère beaucoup par ce retour aux sources facilité et l'usage d'itinéraires de randonnées sur plusieurs jours, en complète autonomie. Il suffit de réserver les nuits dans les campings ou dans les huttes qui jalonnent le parcours, embarquer sa tente, son réchaud, ses tablettes de purificateur d'eau; s'assurer d'avoir assez de vivres pour la durée du trekking; et c'est parti!

Malheureusement, nous n'avons pu faire ça qu'à deux reprises. La première fois pour 4 jours dans sur la rivière de Wanganui, après avoir reporté le départ à deux reprises en raison de la météo, et la seconde fois pour 2 jours dans le parc d'Abel Tasman. C'est le seul regret que nous aurons eu ici: une mauvaise météo.

Malgré cela, nous avons beaucoup profité de ce pays et nous avons fini par apprécier sa qualité de vie; ses promenades aux véritables randonnées, la quiétude de ses campagnes, la gentillesse et la simplicité de ses habitants, le charme de ses petites villes. Nous garderons de bons souvenirs de notre voyage ici.

N'oubliez pas de vous abonner à notre prochain carnet: l'Australie (version express!)

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Le budget en Nouvelle Zélande a été une lourde question pour nous. Nous avions entendu et lu qu'il s'agissait d'un pays cher. C'est vrai, en partie. Cela dépend des activités que l'on souhaite faire, du type d'hébergement et de restauration visés, etc. Logique.

Pour notre part, en dehors du billet d'avion et de la location de la voiture, nous nous en sommes sortis avec CHF 70.- par personne par jour (soit environ EUR 60.- ou NZD 100.-), incluant les frais liés à la location se la voiture (taxe de retour du véhicule dans une autre ville, l'essence et la traversée en ferry de l'île du Nord à l'île du Sud). Nous avons privilégié les campings, auberges de jeunesse ou chambres en AirBnb; nous avons souvent cuisiné nous même en nous faisant parfois le plaisir d'un restaurant; nous avons fait le tri parmi les activités payantes. Mais de manière générale, nous avons quand même cherché à nous faire plaisir.


Voilà quelques bons deals, découverts un peu sur le tard, quu nous ont semblé intéressants:

- L'application "Camper Mate" signale les site de camping sur le chemin, indiquant également les rares campings gratuits.

- Le site "Bookme.com" propose des offres pour la Nouvelle Zélande et l'Australie pour certaines activités. De bons deals.

- Le DOC (Department of Conservation) vend également des pass qui permettent ensuite de dormir sur des lieux de camping sans payer plus. Se renseigner sur leur site.



Exemple de prix (en NZD; par personne, sachant que nous voyagions à deux):

- Nuit en Camping: entre 13.- et 16.-

- Nuit en AirBnb, chambre: entre 25.- et 35.-

- Nuit en Hostel: env. 40.-

- Repas au Restaurant (sans alcool ni dessert): entre 25.- et 30.-

- Repas dans un Fastfood: entre 10.- et 15.- NZD

- Repas acheté en supermarché: ça dépend si tu craques sur tout ou pas 😉

- Café: env. 5.-; compter 10.- avec pâtisserie pour un petit-déjeuner

- Bière/verre de vin: entre 8.- et 10.-

- Essence: un plein nous coûtait environ 60 NZD (nous avions une petite voiture).


Mis à part la location de la voiture, nous n'avions rien réservé à l'avance et, de manière générale, cela ne nous a pas mis en difficulté du fait notamment que nous avions peu d'exigences sur notre confort et que nous étions flexibles.

Toutefois, certaines des Great Walks sont prises d'assaut et pour s'assurer de pouvoir suivre leur itinéraire, il est conseillé de réserver les huttes ou campings sur le chemin longtemps à l'avance (sans réservation, interdiction d'emprunter les chemins). Également, l'achat à l'avance de la traversée en ferry permettra également d'avoir plus de choix sur les horaires et garantira un meilleur prix.