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La Team MyAtlas
Premier voyage à l'étranger, et premier voyage avec ma soeur dans la magnifique ville de Rome ! L'occasion de se découvrir...
Du 8 au 15 octobre 2017
8 jours
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1

Nous partons tôt le matin pour l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Après une petite galère pour pouvoir se garer sur le parking longue durée, on se retrouve dans le grand hall de l'aéroport (en tout cas, grand pour moi!). Je me sens un peu perdue, c'est tout nouveau pour moi. Je ne sais pas vraiment par où commencer, mais heureusement, ma soeur est là et m'accompagne. S'occuper des valises, passer le check-point, et attendre le vol. On se pose à un café pour prendre le premier petit-déjeuner de ce voyage. Le sourire du vendeur et mon excitation nous fait oublier le prix exorbitant du croissant et du café.

On check une dernière fois l'heure du vol, la porte d'embarquement, et on se retrouve à suivre toute une foule de passagers en partance pour Rome. Le corridor pour accéder à la porte d'embarquement est long, mais on s'amuse des anecdotes ici et là proposées par l'aéroport. Je découvre pour la première fois l'avion et je m'extasie totalement devant... le petit avion d'easyJet. Ma soeur se moque ouvertement de moi, en me disant justement que dans quelques mois, c'est un avion bien plus grand qui m'attend! Mais celui-là, je le trouve déjà immense.

J'ai l'impression d'être une enfant à Noël ! L'avion se positionne sur sa piste, et accélère. La sensation que cela me fait est juste incroyable! On en pleure de rire. Je suis vite happée par le paysage qui s'offre devant moi: voir la terre devenir plus petite, encore et encore, survoler les villes, les montagnes, puis les nuages. La vue est incroyable, et je passe l'heure et demie du vol collée au hublot.

2

L'atterrissage se fait en douceur, nous sommes escortés par un bus aux airs futuristes jusqu'à la porte du hall de l'aéroport de Rome. Nous récupérons nos bagages sans encombres, et entreprenons de trouver le train qui nous amènera jusqu'au beau quartier de Trastevere. On l'avoue, on est un peu perdues, au début. Même si nous avions bien pris soin de tout noter, on a un peu de mal à trouver le FL1. On prend les tickets et descendons à la gare ferroviaire. Notre train est vide, si bien qu'on finit par se demander si c'est le bon. Vassilia est celle qui parle le mieux italien, aussi bien elle demande à une gentille dame si nous somme dans le bon... et l'anglaise nous répond avec un sourire que nous sommes au bon endroit. Le train n'annonce aucun arrêt, aussi nous sommes à l'affût de chaque arrêt. Nous descendons à la gare de Trastevere et entreprenons notre deuxième recherche de la journée... le tram !

Un peu perdues, on se fait gentiment aidées par des hommes travaillant à la gare. Dans un italien approximatif, on essaye de leur faire comprendre notre demande, à laquelle ils répondent en souriant et en rigolant. "Russian?" nous demandent-ils. "No, French!". Ils sourient et commencent une tirade sur la France et ses clichés, ce qui nous amuse beaucoup. Ils nous indiquent la sortie de la gare et où trouver le tram, ce à quoi nous répondons par un "Grazie!" plein d'entrain. En sortant de la gare, nous croisons des français qui étaient au départ de l'aéroport, avec nous. Ils nous sourient, nous disent qu'ils cherchent aussi le tram 8. Dans un français parfait, ils s'adressent à deux policiers, en les ponctuant d'un "merci". On se regarde légèrement perplexe avec ma soeur. Ah, ces français. Ils tiennent bien leur réputation.

Nous trouvons finalement le tram, jonché un peu plus loin. La différence avec les trams lyonnais me marque terriblement, et je me sens un peu perdue: pas de borne à tickets, pas de nom de gare, pas de carte, et un tram qui a l'air figé dans les années 80. Le tram est bondé, aussi bien, nous prenons le suivant. Avec nos grosses valises, on a du mal à se faire une place. Au moment de descendre à Belli, nous tentons de nous frayer un chemin en dehors du tram, en ponctuant nos efforts de "scusi", qui visiblement, ne servent à rien. Lorsqu'on sort (enfin) du tram, on ne peut pas s'empêcher de souffler un bon coup. On a hâte d'arriver à l'appartement. Je regarde sur mon téléphone l'itinéraire que j'avais enregistré pour s'y rendre. En 5 minutes, nous croisons des locaux, des touristes en plein départ, et surtout, des tonnes et des tonnes de pavés qui font raisonner le bruit de nos roulettes sur le sol. Nous arrivons dans une petite rue au charme indéniable. Un homme en scooter nous interpelle et se présente. Il nous demande si nous avons fait bon voyage, et nous emmène dans l'appartement. En réalité, il s'agit plus d'une chambre avec salle de bain que d'un appartement, mais pour le prix et le balcon, on est plutôt ravie!

À peine le temps de se poser que nous entreprenons de découvrir notre quartier et la belle ville de Rome. Les yeux grands ouverts, je fais mon maximum pour profiter de chaque instant. Tout me surprend; le charme des pavés, la vie passionnée et animée du quartier, la vie dans chaque sourire, dans chaque regard, et des découvertes, à chaque pas!

Finalement, le jour baisse vite, et on finit par se perdre rapidement dans les ruelles de la ville. On essaye tant bien que mal de s'écarter un peu de la foule de touristes, tout en appréciant l'animation de la ville. Je découvre la Fontaine de Trévi (surpeuplée) et en apprécie la beauté. Je découvre la Piazza Navona de jour, puis de nuit. Immense et saisissante. J'apprécie toujours plus les villes de nuit, et Rome ne me déçoit pas. On s'arrête dans chaque église qu'on croise (autant le dire, beaucoup). Les églises romaines sont loin de celles que j'ai pu voir en France: colorées, vivantes, incroyables. À l'image de ses habitants. On a envie d'y rester, de se plonger dans ce calme soudain.

Durant l'après-midi, Vass tient (autant que moi) à me faire goûter les fameuses pizzas italiennes. On s'arrête dans une petite pizzeria à côté du Panthéon. De ce dernier, nous ne voyons que la façade. La queue pour y accéder est immense, et nous tenons pas spécialement à attendre deux heures pour y entrer. Aussi bien, la pizzeria est pour nous un très bon refuge. Quand nous pénétrons dans le petit restaurant, la patronne et le personnel nous semble un peu froids. Il y a des clients avant nous, des anglais il me semble, vu l'anglais parfait avec lequel ils s'expriment. Quand vient notre tour, et toujours dans un italien approximatif, nous prenons commande. De suite, la patronne nous offre un sourire chaleureux et accueillant, auquel nous répondons avec plaisir. Elle nous invite à nous asseoir, et on a rapidement le sentiment d'être traitées de manière privilégiée. C'est peut-être ça, l'accueil à l'italienne ! La pizza est excellente. Ce temps un peu suspendu nous fait du bien, et le sourire aux lèvres ne nous quitte plus. La patronne nous parle de derrière son comptoir, dans des grands gestes et avec des mots qu'on arrive à comprendre. Elle nous fait beaucoup rire, et tentons de répondre. En partant, elle nous demande d'où l'on vient, et nous serre la main tout aussi chaleureusement. Quel moment !

On rentre finalement à pied jusqu'à notre appartement, épuisées mais ravies. La nuit est tombée depuis longtemps, et le lendemain une autre journée nous attends!

3

La découverte des forums romains ne s'est pas fait sans entrain! Un terrain de jeu immense, malgré la chaleur de plus en plus écrasante. La vue sur le Colisée, au loin, m'appelle encore. J'ai hâte de le découvrir, de le voir de plus prêt. Le temps est magnifique, et on ne manque pas de découvrir chaque endroit du forum. Les arches sont splendides, les détails incroyables.

En début d'après-midi, l'estomac sur les talons, on se retrouve à courir après un endroit où manger, un peu éloigné des trucs à touristes. Après avoir fait le tour du quartier, on se résigne à entrer dans un genre de supermarché (minuscule), pour acheter deux ou trois bricoles. Qui se sont avérées immangeables!

Après cette aventure culinaire, on s'est retrouvées face au Colisée. Et le sentiment que l'on a quand on y entre pour la première fois, en fin d'après-midi, avec le soleil qui se couche sur les façades du monument. Je ne sais pas combien de temps on y resté, finalement, arpentant chaque corridor, étudiant chaque détail, appréciant chaque rayon du soleil. Le temps semblait s'être arrêté, et un sentiment étrange de plénitude m'habitait alors. C'était beau, et on y était bien.


À la fermeture du Colisée, alors que le soleil descendait, on s'est finalement décidée à rentrer sur le centre et rejoindre notre quartier. On n'a pas pu s'empêcher de s'arrêter tous les vingt mètres, pour profiter ici et là de la splendeur de la ville au couché du soleil. On a finit par rejoindre le monument à Victor-Emmanuel II, en passant par les marchés de Trajan.

Les jambes engourdies, on décide tout de même de faire un tour dans le centre de la ville, passant de rues sur-bondées et de trottoir encombrés à des rues pavées où le silence nous apaise. On repasse par la fontaine de Trévi, qu'on apprécie un peu plus longtemps, la foule se faisant moins pressente.

En rentrant sur Trastevere, on est rapidement happée par quelques notes de guitare et une voix touchante. La Piazza Trilussa, place principale du quartier, où se retrouvent les jeunes pour partager un moment, boire une bière ou déguster un morceau de pizza sur les marches d'une petite fontaine que l'on entend peine, est pleine de charme et offre la possibilité à quelques artistes de partager avec nous un bon moment. Et Roaman a fait plus que de nous donner un moment de partage et d'échange! C'était du véritable don de soi, en réalité. Et finalement, c'était avec plaisir qu'on le retrouvât par la suite.

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Le troisième jour a été un peu plus tranquille. On avait besoin d'un peu de repos après les 50km parcourus à pied en deux jours. Après une petite balade dans Trastevere, on s'est rapidement retrouvées au Panthéon. Cette fois-ci, pas de queue d'attente, mais un monde fou à l'intérieur. Heureusement, l'espace immense permet d'oublier un peu la foule. L'endroit est incroyable, immense. Il n'y a pas vraiment de photos à prendre, tout se fait avec les yeux, finalement. L'endroit est tellement imposant qu'aucune photo ne peut en rendre compte. Je me place au centre, et lève les yeux, simplement, tournant légèrement sur moi-même, appréciant chaque détail. C'est incroyable, il n'y a pas d'autres mots!

Après quelques instants, Vass et moi nous asseyons sur les bancs de libre. Je voudrai l'endroit plus silencieux, que la foule respecte finalement les interdits de ce lieu: pas de photo avec flash, pas de cris.

On rentre finalement dans notre quartier à la nuit tombée et retrouvons Roaman sur la Piazza Trilussa. Comme la veille, il nous emmène dans son univers, tout en douceur et en amour! Il a beaucoup à donner, et ce qu'il donne est si beau. On croise par hasard notre hôte, qui nous demande si tout se passe bien. On lui demande conseil pour un restaurant (surtout pour des pâtes!). Il nous conseille Il Duca, un restaurant pas trop cher du quartier, très bien réputé. Il nous y emmène et demande pour une table pour deux en italien. On le remercie chaleureusement avant qu'il ne parte. L'accueil incroyable et chaleureux qui nous est réservé nous touche (même si on ne comprends pas tout!). Je ne me lasse pas d'entendre cette langue, l'italien est si mélodique! On rit ensemble de notre accent horrible, malgré nos essais à répétition !

Les spaghettis tiennent bien leur réputation! Les pâtes faites maison sont un régal, et l'accompagnement qui va avec les sublime à merveille. En quittant le restaurant, on sait déjà qu'on y retournera!

5

Le temps toujours splendide nous offre une première balade matinale sur les hauteurs de Trastevere. On y découvre une magnifique vue sur Rome, mais en temps que lyonnaises, on ne peut qu'être légèrement déçue par cet horizon, qui n'est pas sans nous rappeler la vue de Lyon sur les hauteurs de Fourvière.

Nous nous réservons l'après-midi pour découvrir le nord de la ville, et en profiter pour s'arrêter ici et là déguster quelques spécialités. Une nouvelle fois, on s'arrête à la Piazza Navona, en appréciant d'avantage la place aujourd'hui un peu plus vide. On s'arrête à l'Eglise Sainte-Agnès en Agone (photos interdites) pendant un long moment, le temps d'en apprécier chaque recoin. C'est peut-être l'une des plus belles églises que j'aie pu voir à Rome. En se baladant dans les petites ruelles, on trouve une petite pizzeria. L'accueil y est toujours aussi chaleureux, et les pizza... toujours aussi bonnes ! Les italiens ont l'air toujours content de nous apprendre quelques mots.

On traverse le quartier luxueux de la ville jusqu'à la Piazza di Spagna, superbe avec sa vue sur la Trinità dei Monti. On grimpe les marches jusqu'à la Trinità, qui nous rappelle davantage les églises à la françaises: plus light dans la décoration! On ne prend pas le temps de s'arrêter sur les marches déjà bondées. Le soleil tape vraiment, et il nous reste encore pas mal de choses à faire. Au passage, on fait un crochet par la via della Croce, où l'on achète un (superbe et délicieux) tiramisu pour deux, que l'on déguste plus loin, à l'ombre des marches d'une petite fontaine.

Par la suite, on rejoint la Piazza del Popolo, gigantesque, impressionnante. Peu de mots pour la décrire, mais elle resplendit. On monte jusque sur la Terrazza del Pincio qui nous offre une superbe vue sur la place en contrebas.

Le parc Borghese s'offre à nous. On le parcourt en long, en large, en travers, en se perdant souvent. On cherche la galerie pour tomber dessus par hasard. Mais sans avoir réservé, on se retrouve à devoir rebrousser chemin, n'y ayant pas de places libres avant la semaine suivante...

Sur les rotules, on s'arrête via Cola di Rienzo pour une petite glace, puis via del Lungaretta pour quelques pâtisseries locales.

6

Ne s'étant pas trop renseignées sur les jours de prières, on s'était retrouvé le mercredi devant une foule incroyable rassemblée devant le pape. La Basilique inaccessible, on a décidé de reporter ça au lendemain. On est donc arrivé tôt à la Basilique. Pas trop de monde dans la queue, une demi-heure d'attente à peine. L'endroit est grandiose, on en prend vraiment plein la vue. Les détails sont époustouflants. On y reste finalement un bon moment, le temps de faire deux fois le tour, avant de se décider à partir, la foule se faisant plus pressante.

La queue pour le musée du Vatican nous paraît longue, mais finalement, les 45 minutes d'attente se sont faites dans la bonne humeur. C'était l'occasion de rigoler un peu avec les autres touristes, dont une famille d'allemands très sympa! Les rabatteurs sont assez lourds, mais il vaut mieux le prendre avec le sourire! On y est finalement arrivé vers midi: musée égyptien, galerie des cartes, et surtout, l'inévitable Chapelle Sixtine. Enormément de choses à voir, finalement. L'audio-guide est indispensable, sinon on passe à côté de beaucoup de choses. Le tarif de l'entrée et de l'audio-guide est finalement vite oublié! À 17h, après une petite pause café dans le parc, on se décide à faire un deuxième tour (en réalité, je l'ai plus poussée à faire ce 2ème tour, le flot de touristes ne nous ayant pas permis de profiter de tout). Le musée égyptien est désormais totalement vide, est beaucoup plus sympa. Les deux "gardiens" nous accueille avec le sourire, nous demandant en italien si on est allé voir la Chapelle Sixtine, étant donné qu'elle allait bientôt fermer. On lui répond que oui. Ils nous font par la suite beaucoup rire, à jouer de leur charme! On se décide à partir pour la Chapelle, qu'on souhaite voir une 2ème fois. Le clin d'oeil et le "Ciao!" langoureux des deux gardiens ne passe pas inaperçu et ne manque pas de nous faire rire, pas même que leur "vous êtes sûres de partir?".

On retraverse un peu précipitamment, étant donné l'heure, le musée, désormais quasiment vide. Ne reste ici et là que quelques groupes. On en apprécie davantage les contours et les salles, remarquant certains détails qu'on n'avait pas pu apprécier la première fois. Lorsqu'on arrive dans la Chapelle, elle est désormais presque vide. Les gardiens ne crient plus pour placer les gens et les faire avancer dans la bonne direction, tels des moutons rentrant au bercail. L'endroit est plus calme, plus silencieux. Plus apaisant, aussi. Les yeux fixés au plafond, l'audio-guide en main, je m'attache à chaque détail. On reste jusqu'à ce que les gardiens nous foutent dehors. Lorsqu'on se retourne une dernière fois, on a la chance de voir la Chapelle totalement vide. Tout d'un coup, elle nous paraît beaucoup plus grande, et le sentiment d'apaisement est total. Un vrai bonheur.


La "salle des statues", beaucoup moins fréquentée, s'offre à nous totalement vide. Le sol en mosaïque est très beau, et on prend largement le temps d'apprécier ce moment. Les gardiens, toujours aussi sympa et accueillant (surtout envers deux jeunes femmes), nous propose de nous prendre en photo.

Après une telle journée, on s'est dit qu'une pizza nous ferait pas de mal. On avait repéré une petite pizzeria, derrière le Vatican. On arrive effectivement devant la Pizza Zizza, qui ne propose qu'une dizaine de place en extérieur, et 4 ou 5 en intérieur. Le dehors étant bondé, on s'installe à l'intérieur. On est accueilli par trois hommes, deux frères et un de leur ami. On a tout de suite le sentiment d'être de la famille. On sent que les romains ne mentent pas: ils sont accueillant par nature et non pour le commerce. Ils parlent beaucoup, et sont toujours intéressés, même s'ils voient de suite (et entendent surtout) qu'on est des touristes. Mon italien s'est un peu amélioré et ma compréhension est meilleure également. Ils nous font beaucoup rire, et parfois, le cliché de l'italien se dégage d'eux: plein de vie, donnant beaucoup, et parlant fort. Les pizzas sont délicieuses et le gérant nous fait un petit prix sur la note finale. Avec un tel accueil, on sait qu'on y retournera avant de partir.

En revenant sur Trastevere, on ne manque pas de s'arrêter Piazza Trilussa pour écouter une nouvelle fois Roaman. Avant lui, un autre chanteur vient de finir, et il était temps ! Peu d'entrain et quelques fausses notes ne nous ont pas permis de nous attacher à lui... Roaman nous emmène encore ailleurs, et même les policiers semblent attendre le rendez-vous, de l'autre côté de la place. Chaque soir, la foule se fait un peu plus grande, et le partage est si présent que ça en est émouvant.

Sans aucun doute la plus belle journée de la semaine !

7

Après six jours de marche acharnée, on a eu le sentiment d'avoir fait un bon tour de la ville! On a eu envie de prendre un jour pour profiter une nouvelle fois du centre ville et des lieux qui nous ont marqué. On ne se lasse plus de la Piazza Navona, et avec les jours, on se retrouve beaucoup plus facilement dans les rues, et finalement, la carte est restée dans le sac! On passe de place en place, de rues en rues... les italiens et leur charme ne manque pas de me faire toujours autant rougir.

On s'arrête une nouvelle fois au Panthéon, et après une nouvelle visite de celui-ci, s'engouffre sur sa gauche pour une gelato, juste à côté de la pizzeria dans laquelle on s'était arrêtée le premier jour. On s'assoit sur le petit muret et profitons en riant de la douceur de la journée, regardant les gens passer.

On redescend vers le monument à Victor-Emmanuel II et montons les marches à sa droite pour atteindre la Basilique Sainte-Marie. De nouveau, nous ne sommes pas déçues par la splendeur de l'église, dans laquelle on reste un bon moment. En sortant pas la porte de derrière, je prend un moment volé au temps.

Tout est silencieux, et le drapeau de l'Italie qui flotte devant moi me faire sourire béatement. On redescend sur la très belle Palazzo Nuovo, avant de rejoindre une dernière fois le Colisée, tout en profitant du coucher de soleil qui réchauffe le monument. Le retour à Trastevere se fait sous une douceur aux airs d'été. Le quartier, toujours aussi animé, ne finit pas de me charmer. On s'arrête dans un petit bar, à deux pas de notre logement, pour prendre un petit apéritif. Je ne fais plus d'éloge sur l'accueil des italiens, sur leur bonne humeur et leurs sourires.


On s'arrête dans une pizzeria (relativement moyenne comparé à ce qu'on a pu manger!) du quartier pour s'arrêter sur les marches de la Piazza Trilussa. Roaman n'est pas là, mais le fameux "autre chanteur", oui. Il occupe la place toute la soirée, et nous comme le reste des badauds finissons par s'en lasser rapidement. On décide de rentrer et s'arrêtons pour une gelato. On ne se lasse plus du sourire des commerçants lorsqu'on essaye de parler italien! Ils captent tout de suite qu'on est françaises, notre accent ne trompe pas... surtout le mien !

8

Les semaines paraissent toujours longues au début, et on voit la fin arriver bien plus vite que prévu. On prend l'habituel chemin jusqu'au Vatican, devenu une habitude pour nous, pour s'arrêter dans un petit café et prendre notre petit-déjeuner. Je commande pour deux, mon italien s'étant nettement amélioré. On rejoint le Vatican, puis prenons la rue qui rejoint le Château Saint-Ange.

Les rabatteurs sont toujours autant nombreux, et je crois bien que les mots que j'aie le plus dit de la semaine sont "No, Grazie!" 😀. En tout cas, on le prend avec bonne humeur, particulièrement quand on nous prend pour des italiennes ! Ca nous fait beaucoup rire. Devant le Château Saint-Ange, on passe devant deux hommes déguisés que tout le monde arrête, pour s'arrêter devant un violoniste. Je vois bien qu'on est les seules à l'écouter, les seules à l'applaudir après chaque morceau, mais au fur et à mesure, de plus en plus de gens s'arrêtent pour lui. Après quelques larmes versées, on profite de sa pause pour aller lui parler. On lui achète deux CD, et il nous avoue qu'il est en réalité un violoniste professionnel. Effectivement, ça s'entend.

On profite une dernière fois de la vue sur la Basilique en rejoignant la rue principale pour retrouver notre pizzeria de la veille. On s'arrête dans un petit café à côté, où le service est toujours aussi excellent! Lorsque nous rejoignons la pizzeria, les deux frères nous reconnaissent directement et nous offre un accueil encore meilleur que la veille ! On a vraiment le sentiment d'être spéciales, d'être traitées comme des princesses. Ils nous font beaucoup rire. On prend un plateau d'assortiment, et les pizzas sont toujours aussi excellentes. On fait traîner un maximum notre départ, mais il faut pourtant bien partir. On les remercie mille fois, on leur laisse un pourboire qui est loin d'être à la hauteur de leur service, de leur accueil, de leurs sourires. En réalité, on quitte la pizzeria avec le coeur lourd. On n'a pas envie d'en partir, tellement on se sent chez nous. Ca peut sembler un peu bête, mais jamais en France on n'a pu connaître un tel accueil, une telle franchise dans les sourires et dans les rires.


On rejoint par la suite le centre ville, pour une dernière balade, une dernière flânerie, profiter d'une dernière gelato. Le retour sur Trastevere se fait un peu lourdement. On s'arrête à Il Buca pour profiter encore une fois de leurs très bonnes pâtes. On rentre finalement relativement tôt à l'appartement, préparant nos valises pour le lendemain. Notre hôte nous a réservé un taxi, qui nous accompagnera jusqu'à l'aéroport.

Le retour se fait assez durement. Le retour à la réalité est plutôt violent, étant donné que je n'avais pas du tout envie de partir. C'était peut-être l'effet du premier voyage à l'étranger, mais Rome offre vraiment une idée de la Dolce Vita à l'italienne. Tout paraissait simple, beau, agréable. Malgré les recommandations de certains, il n'y a pas un moment où je ne me suis pas sentie en sécurité. Le coeur serré, on profite une dernière fois de Trastevere au levé du soleil, puis des paysages vu du ciel.