Carnet de voyage

2021. Born to be Ride.

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Le vélo quotidien, qui transforme en couleur le noir et blanc de la routine.
Janvier 2021
52 semaines
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Publié le 25 novembre 2021

Au revoir à mon hôte Bébert et départ à 8h00. Il fait assez froid, le pantalon trop fin que j'ai choisi est bien limite.

Le parcours prévu pour contourner Paris par l'ouest, tracé en aveugle grâce à Komoot, s'avère vraiment bien. Quasiment que de la piste cyclable, quelques portions sympa le long de la Seine. Je suis quand même estomaqué de voir le monde que je croise un samedi matin. Des promeneurs, des joggeurs, des cyclistes, et un trafic automobile digne des heures de pointes du pire de jour de l'année à Ambert 😀.

Qu'est-ce qu'on est peinard dans notre province profonde !

Arrivé dans l'Oise, un déjeuner froid de boulangerie, puis un bon café dans un PMU pour se réchauffer.

Il faut maintenant filer pour essayer d'arriver dans les créneaux horaires donnés aux amiénois qui viennent à ma rencontre. Christophe, Rémy et Romain.

Le tracé devient galère avec des portions en chemins (j'ai dû me planter dans les réglages de type de pratique). Je modifie donc le parcours et essaye de rattraper le temps perdu en m'allongeant sur les prolongateurs. Ici c'est la Picardie côté obscur de la force : immensités de champs plats dans le brouillard. On ne distingue même pas le haut des éoliennes qui ont colonisé ces coins.

Premier rendez-vous réussi avec Christophe qui ressort le vélo pour l'occasion, ce qui me fait très plaisir. Rémy nous rejoint rapidement et on file pour ne pas prendre froid. Les casques cachent les cheveux blancs ou les absences de cheveux...

Un tandem arrive par surprise face à nous. C'est Romain qui a embarqué Magalie pour l'occasion, ça fait chaud au coeur. La dernière fois que l'on s'est vu elle était enceinte de leur premier enfant !

La faim est générale et impose une pause boulangerie à l'entrée de l'agglomération.

On arrive enfin à la capitale de Picardie, qui a bien grossit depuis le temps. Objectif cathédrale, ce monument incroyable, la plus belle de toutes les gothiques ! On arrive devant une façade non éclairée car des réglages sont en train d'être faits pour le spectacle de colorisation.

Direction ensuite chez Raphaël pour l'apéro. On longe un peu les canaux de la Somme, la Friterie du Pont neuf dont les américains frites à 4h du mat' permettaient d'être d'aplomb pour la sortie de vélo à 8h00...

Un moment bien chaleureux chez Raph et Tiphaine que je n'ai pas vus depuis 10 ans.

Il faut reprendre du courage pour affronter le froid et rejoindre la maison de Tof à l'opposé de la ville. On suit le chemin de halage jusqu'aux hortillonnages, autre particularité d'Amiens à voir.

Arrivés à la maison, Virginie n'a pas changé, les enfants ont pris quelques têtes !

La journée s'achève après un bon repas à la chaleur du poêle à granules.

Dodo !

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Publié le 25 novembre 2021

Ce soir c'est étape chez l'ami Bertrand à Magny-les-Hameaux dans le département des Yvelines. La soirée est prévue au concert de l'harmonie locale et son repas du beaujolais. J'avais donc prévu une étape très courte, pour être en forme, ne pas arriver trop tard, et faire un test covid.

Lever tranquille, après 2 bonnes journées de vélos, le 3è jour est toujours difficile pour moi, je suis bien fatigué. Un petit dèj à base de très bons saucisson et fromage, et un café lyophilisé pas dégueu offert par l'hôtel dans la chambre. La journée démarre bien 😀

Je quitte l'hôtel vers 10h, il ne fait pas bien chaud. Direction la pharmacie de Dourdan. Accueil bien sympa, la jeune femme qui me trifouille le nez a des talents pour fait ça avec une douceur remarquable...

Le soleil est de sortie ce matin et donne envie de glandouiller. Le centre ville de Dourdan est chouette. Un château et quelques rues piétonnes. Un thé en terrasse au soleil rappelle les plaisirs procurés par ces rayons si rares en ce moment. Un kebab correct mais de taille ridicule, puis un café au bar du commerce où je me délecte des discussions des piliers de l'établissement. Le père Zemmour aurait un tapis rouge s'il arrivait ici avec ses lieux communs surfant sur la misère économique et sociale...

Le parcours vers Magny me fait emprunter des chemins de terre. De la belle campagne aux portes de Paris. Le sud de la région Parisienne est étonnant et donne envie de le découvrir. Petite pause à St Rémy les Chevreuse dans un magasin de vélo à l'accueil digne d'une prison. Il y a néanmoins devant une station de nettoyage de vélo héritière du "Clean Bike" : un prototype développé au magasin Decathlon Amiens pendant que j'y bossais, et qui a débouché sur la création d'une PME spécialisée dans les aménagements urbains dédiés au vélo basée près de Sainté. Une beau chemin parcouru par un couple d'étudiants devenus entrepreneurs.

J'arrive à Magny avant la nuit et me pose dans une boulangerie le temps que Bertrand rentre du boulot. Une pâtisserie et un jus d'orange pressé pour avoir la pêche.

Une douche, deux bières en discutant, ça fait plaisir de se retrouver. L'apéro chez des copines, puis direction le lieu du concert. Bertrand est maire de la commune, c'est très sympa et intéressant de voir la manière dont se comporte les gens.

Un bon concert d'amateurs motivés, dont la qualité est tirée vers le haut par la présence de deux chanteuses issues du cours Florent. Ambiance bon enfant, les gens sont content de pouvoir à nouveau vivre la culture ensemble.

Le repas est servi par une association spécialisée dans les repas pour ce type d'évènements. Le beaujolais ne donne pas trop envie d'en abuser, mais le repas est bien bon ! On traine à partir en discutant, puis, pendant que Bertrand va discuter avec des renforts de forces de l'ordre arrivés aujourd'hui (ça chauffe un peu à Magny en ce moment...), on m'embauche pour aider à débarrasser les affaires du repas. Une ambiance de village super sympathique ici. Si vous aimez la région parisienne et l'ambiance de village, je vous conseille Magny ! 😀

Un dernier Rhum en provenance directe de Guadeloupe et dodo.

Une belle journée de partage, d'observation de l'espèce humaine. Si le désespoir que le monde actuel peut provoquer nous caresse, rejoignons ceux qui agissent collectivement. L'action et le partage sont la meilleur thérapie au pessimisme ambiant.

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Publié le 18 novembre 2021

Des lignes droites, tête dans le guidon.


Une journée à pédaler comme un con.

Finalement c'est sympa le sport, j'y trouve un certain plaisir.

Les prolongateurs changent bien la donne sur ce type de parcours plat. La position à elle seule donne envie d'appuyer sur les pédales. On se retrouve à emmener des plus gros développements. Mes genoux couinent un peu, mais ça leur fait du bien, ils vont s'adapter.

Le début de journée s'est fait sur la piste cyclable de la Loire à vélo. C'est la troisième fois que j'emprunte cette portion, donc rouler nez dans le guidon n'est pas problématique, j'ai déjà vu le peu qu'il y a à voir.


Pause casse casse-croûte matinale sur un marché sympa. Je me retrouve avec un saucisson de Noirétable 😅, bien la peine de faire autant de bornes...

Un Morbier fermier très très bon déflore ma nouvelle sacoche de cadre, un peu comme un bizutage de qualité.

Un coup de moins bien de 3/4 heures ensuite, je paye la mauvaise nourriture d'hier soir et le petit déjeuner 100% sucré de ce matin.

Ça revient ensuite et je me fais bien plaisir en traversant de grandes forêts sur des lignes droites enivrantes.

La fin de journée est bien chouette, dans des champs sous une belle lumière, un peu de brume donnant un ambiance délicate.

À la nuit tombée, le parcours suit des petites routes tranquilles au milieu de champs de betterave.

Arrivé à Etampes, hôtel avec un très grand lit, un repas glucidique à base de sushis.

Demain courte étape pour arriver chez Bertrand et aller au repas du beaujolais de l'harmonie locale.


Voilà, une journée de vélo sportif, rien de bien intéressant à raconter du coup 😅.

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Publié le 17 novembre 2021


Environ 210 bornes, peut-être un peu plus.

Mon gps twonav est décédé en cours de journée. C'était prévu, j'en ai un autre en secours.


Traverser l'Allier et la Nièvre à vélo pendant un automne digne de ce nom est un excellent test : finir la journée ailleurs qu'au bout d'une corde est la preuve d'un mental sans faille, ou d'une belle capacité à se raconter des histoires pour échapper à la réalité.

Que ces coins sont chiants. On a beau le savoir, y être passé plusieurs fois, on arrive encore à en être étonné. 😅


Une bonne journée de vélo toutefois.

J'enfile désormais les journées à plus de 200 bornes assez facilement, en m'arrêtant moins, il y a du progrès.

Premier test grandeur nature des prolongateurs. Bilan un peu mitigé, la position est à retravailler.


Une première à Thiers : un artisan en camionnette m'a coupé la route en me doublant par la droite dans un rond point. C'est toujours émouvant les premières fois.

J'ai tenté de croiser son regard, mais celui-ci fût lâchement fuyant.

La lâcheté. On y passe certainement tous plus ou moins régulièrement. Tout faire pour l'éviter est pourtant source de confiance, d'estime de soi, de bonheur.


À l'approche de Moulin, j'aperçois des grues dans le ciel. Elles partent pour le sud sans doute. Un type les observe à la lunette. Je m'arrête lui demander de quelle espèce il s'agit, et j'ai droit à un cours super intéressant de grues cendrées par ce passionné partageur. Si avant elles descendaient en Afrique, puis en Espagne, elles passent désormais l'hiver ici, du fait du réchauffement climatique. Un très bel animal que l'on distingue très bien dans sa jumelle. Une jolie de 2 ans d'âge est baguée, et notre homme qui l'a recensé peut la suivre grâce à un réseau européen d'observateurs.


Auparavant j'avais déjeuné à Vichy dans un pakistanais. Je me suis régalé, le sourire du gars était agréablement chaleureux.


Ces régions sont dédiées à la voiture et aux camions. Impossible d'échapper à la N7 sans faire un gros détour. On se sent tout tout-petit à côté des files de camion. Pas des plus réjouissant.


Nevers, Moulin : de jolis centres villes endormis, cernés par des zones commerciales hideuses dédiées à la toute puissante automobile. Des esclaves de la pompe à essence y donnent leur dîme, râlent sur son montant trop élevé sans jamais remettre en cause l'ineptie de la condition de soumission qu'ils acceptent.


J'ai choisi un hôtel accessible 24/24, ne sachant pas à quelle heure j'allais arriver.

Une télé, objet qui m'est bien étranger me permet de voir Rocky ! Me voilà gonflé à bloc 😁


Suite au prochain épisode.

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Publié le 20 avril 2021

La réalisation de ce tour en deux jours était initialement prévue en préparation de la Gravel Tro Breizh, épreuve de longue distance bretonne. Celle-ci devait avoir lieu début mai, reportée en septembre.

J'ai quand même eu envie d'y aller. Déjà bouclé deux fois il y a pas mal d'années, en mode rando/VTT/gîte à l'ancienne, en groupe, en 4 jours. Le matériel a bien évolué depuis, et nous permet de partir en autonomie complète confortablement, avec le matériel de bivouac et sans sac à dos. Parcours peu technique, roulant sur la majorité de la trace. Le balisage est présent, même si le perfectionnisme me l'a fait trouver assez moyennement réalisé.

Départ de mon squat actuel à vélo, pour rejoindre le parcours 10 kilomètres plus loin (déjà un col et 400D+ ajoutés 😀 ) un peu avant le lever du jour.

Il ne fait pas chaud, le paramètre gestion des fringues va être important durant ces deux jours. C'est aussi ça que j'ai envie de bien tester, car l'envie d'agrandir les périodes de pratique de ces virées est de plus en plus grande.

La montée du col permet de se réchauffer, puis le soleil sort dans un ciel complètement dégagé, la journée s'annonce bien. Un premier tableau chaudement lumineux de belles vaches dans un grand pré, la beauté simple et sans chichis de l'Auvergne.

J'ai rencard chez Jérémie qui doit rouler un morceau avec moi. J'arrive bien à la bourre, vers 10h40. Un café, quelques caresses à Vadrouille, mon ex-chatte qui a trouvé ici la famille d'accueil et le lieu de vie idéals, elle qui n'avait connu qu'un lieu perdu dans la forêt. Encore merci pour elle les amis !

On décolle tranquille, enfin surtout moi qui veut vraiment garder un rythme lent et constant. Mon compagnon de chemins doit m'attendre en haut des bosses régulièrement. Les développements de son gravel l'oblige à rouler plus vite.

Pause casse-croûte au col de Toutée. Jérémie découvre style de rien un sac contenant bières et saucisson planqué derrière une pierre... C'est Dany, son frangin, qui ne peut pas être présent aujourd'hui, qui est venu le déposer hier. C'est là qu'on reconnait les vrais... 😀 Chouette attention qui fait chaud au coeur et du bien au bidon...

On continue jusqu'à 17heures environ ensemble, en discutant bien et parcourant les beaux paysages forestiers du Livradois. Nos routes se séparent à St Germain l'Herm. Merci Jérèm, c'était une chouette partie de manivelle partagée et toujours un plaisir d'apprécier ta sérénité et ton sens de l'effort !

Retour dans les coups de pédales lents et les pensées solitaires. Les villages passent, la température baisse, la faim augmente, cela devient un peu compliqué. Je dois plus ou moins rejoindre Jean-Philippe à La Chaise Dieu (un rendez-vous avec JP est toujours maillé d'incertitudes organisationnelles. Ce qui me gonflait avant m'amuse désormais, la manière d'aborder la vie ayant changée...).

Pause à la fontaine de la Chaise Dieu devant l'Abbaye, remplissage des bidons en prévisions du bivouac. Bourgade austère, entourée de forêts majestueuses, ce plateau est impressionnant. Retrouvailles d'un JP en grande forme sur son Mercier de voyage et ses sacoches latérales. On négocie un peu pour déterminer le coin bivouac, jamais simple quand deux usines à se poser des questions essayent de collaborer...

Posés dans un grand pré au bord d'un bois, on est pas mal, assez abrités du vent.

Je me change rapidement pour bien me couvrir et fait chauffer un bouillon, pendant que JP plante la tente. Moi j'ai juste à jeter parterre mon bivy, c'est génial ce truc.

Chips et bière de la Canaille sortis de ses sacoches, le JP connait mes goûts le bougre.

Bon repas chaud, tisane, et hop dans les sacs de couchage. Il commence légèrement à neigeoter, mais j'ai bon espoir.

Très bien installé au chaud dans mon sursac. Je teste pour la première fois la technique de l'ami Pascal (vivre dans un Jumpy aide à trouver des solutions 😉 ) : mettre deux sacs de couchage l'un sur l'autre. J'ai vraiment été bien, et même enlevé un haut à manche longue pendant la nuit.

Réveil vers 6h avec le lever du jour. Le nécessaire à café a été prévu la veille pour être accessible sans sortir du sac, la journée commence bien. Petit dèj, rangement du paquot, on décolle.

Prochain rendez-vous avec Laurent vers Craponne-sur-Arzon. JP fait un bout de chemin avec moi, puis me quitte pour retrouver son véhicule. Merci pour ta présence et ton enthousiasme Jean Philippe. (Il a manqué quand même une engueulade, on vieillit...)

J'ai pu ravitailler à Chomelix. J'avais emmené de quoi tenir deux jours, mais cela s'avérait insuffisant... C'est une de mes grosses limites en bikepacking, un énorme besoin de manger. J'ai beau tourner le problème dans tous les sens, je n'arrive pas à avancer si je ne me nourris pas énormément. La psychologie doit beaucoup jouer, mais j'ai beau me le dire, si je ne mange pas, je vois des étoiles. Il faudrait un gros effort d'adaptation alimentaire que je n'ai pas envie de faire pour améliorer ça. Trouver des aliments au rapport énergie/volume très rentable peut être une solution, mais sans tomber dans des saloperies industrielles, une quadrature du cercle à résoudre.

Laurent arrive en face sur le chemin de César, et c'est parti pour environ 3 heures de super échanges. Obligé de se caler à mon rythme lent qui permet de bien discuter, Laurent a toujours pleins de choses intéressantes à dire. Il me donne envie de retourner à l'école cet instit là ! Deux cafés sortis de son thermos pris au bord d'un joli bois, puis lente montée jusqu'au col des pradeaux. Il est environ 12h30, Laurent me quitte pour rejoindre sa grande famille, je me cale ici pour un bon casse croûte. Merci et à bientôt l'ami, on sera bientôt assez proches géographiquement.

Je suis bien dans les temps pour arriver avant la nuit. Seule incertitude, la quantité de neige restante sur les Hautes Chaumes. Au col des Supeyres, j'ai une option pour rester plus bas et en forêt. Finalement, c'est justement dans les coins abrités du soleil qu'il reste un peu de neige, mais rien de bien méchant.

Juste avant la sortie du bois, tel un vieux loup de mer du Forez, j'enfile une polaire fine supplémentaire, mon pantalon de pluie qui fera coupe vent, et change les gants pour des très chaud que j'ai gardé secs exprès.

L'ambiance des chaumes m'envahit comme à chaque fois depuis 17/18 ans que je trafique par ici. Avec une particularité cette fois : je suis ici sur le sol de la commune où je vais bientôt avoir le droit de vote. La beauté des ces paysages va tout bientôt devenir mon jardin de proximité. J'ai peine à le croire.

Pierre sur Haute et ses installations militaires sont comme un phare qu'il faut essayer d'atteindre sans s'abîmer dans les méandres des collines. On croit ce sommet tout proche car bien visible, mais il n'est pas si près.

La météo est correcte. Pas chaud mais pas très froid, assez peu de vent. Les lumières ne sont pas grandioses, mais on ne va pas faire le difficile. Les 200 kilomètres sont dépassés quand je fais la petite rallonge pour aller voir la Chapelle des burons de la Richarde, l'endroit est tellement émouvant. Un traileur arrive pile en même temps. "On est pas bien nombreux !" Effectivement, je n'ai pas vu un pélo depuis que Laurent m'a quitté. "C'est le plus bel endroit du monde ici!" 😀

Il reprend ses foulées en direction des antennes. Je le suis de bien loin, plus lent que lui dans ces pentes assez fortes.

Pile 16h quand je passe les 1600 mètres, tout en haut des Monts du Forez. L'essentiel des difficultés est passé, reste plus qu'à profiter. Descentes qui cognent bien dans les cailloux, prudence de mise, avec la fatigue ce sol peut être bien piégeux. Je réussi à me motiver à monter à pieds faire un crochet en suivant le GR3 pour apprécier la vue le long de Peyre Mayou, puis descente jusqu'au col du Béal.

Gros casse-croute. Je suis bien tranquille, envie de prendre mon temps, d'apprécier, sans souffrir inutilement. De vivre l'instant quoi, comme on dirait dans les bouquins à la mode de développement personnel. Prochain étape le Col de la Loge. On quitte les chaumes pour entrer dans la forêt.

La partie qui suit m'agace un peu. Une grosse montée que je trouve finalement assez inutile pour descendre dans des gros pavetons sans intérêts. La Chamba, puis ça file dans des paysages que j'apprécie énormément sur la commune de Vollore-Montagne, une de mes préférées dans le coin.

Je quitte ici le parcours du tour du parc, et rentre doucement par la route.

Le col du Pertuis signe la fin des efforts, plus que quelques kilomètres de descente.

Retrouvailles de la chaleur de la maison et humaine avec Marion et François Xavier. Un bouillon, une douche, un apéro, et une super soupe marocaine, merci la frangine !

Content d'être ici, content d'avoir passé un bon weekend de partage. Content d'avoir avalé ces 240 bornes et 6000m de D+ sans douleurs et sans moments galères. Une belle expérience de gestion tranquille du rythme. Qui veut voyager loin ménage sa monture.

Content et impatient de retrouver un nouveau chez moi bientôt, sur une des plus belle surface de la planète.


(Point matos: je testais pour la première fois le modèle E1X (gravel/VTT/voyage) de la gamme Infinity. Aucune douleur malgré 20 heures de selle dans le froid avec des épaisseurs. A voir sur mon site https://www.larouedynamo.com/


(les moteurs de google aiment bien ces liens sur les blogs 😉)

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Publié le 29 mars 2021

"Tallbikes will save the world", petit film que Yann aimait beaucoup. (clic possible sur le titre)

Le tallbike, dernière bicyclette que notre saltimbanque génial a chevauchée. On l'imagine, arrivant tout souriant à l'atelier sur cet engin emblématique de sa douce folie, ayant trouvé 5 minutes auparavant la millième ultime solution pour améliorer ce vélo qu'il trouvait si pratique pour transporter du matériel. Le commun des mortel voit dans le tallbike un vélo de cirque. Yann y voyait le cargo ultime.

Monter sur un tallbike, c'est se dépasser, se lancer, surmonter sa peur et trouver là haut le réconfort de la stabilité. Se mettre dans une situation nécessitant une action pour conserver l'équilibre. Pédaler, avancer toujours pour ne pas tomber de haut. Embrasser ce mouvement indispensable. La vie c'est le mouvement. C'est au pied de cette machine que tu as cessé tes mouvements, Yann. Les sourires, automatiquement déclenchés par le tableau vivant que tu dessinais perché la tête dans le ciel, se sont transformés en pleurs. Mais nous ne cesserons pas le mouvement. Comme tu savais transformer l'acier en machines nous faisant passer de simples piétons rampants, à de joyeux cyclistes heureux et fluides, nous transformerons notre peine en mouvements.


Vendredi 19 mars 2021, début de soirée. La nouvelle tombe. Premier message de Gab. Ce Gab, nous fait une blague de bien mauvais goût, étrange... Il confirme l'information sérieuse...Bien trop sérieuse. Un message de Fred qui confirme cette sale blague. J'appelle Fred illico. Le ton de sa voix en dit plus que bien des mots. Appel à Jef à qui j'apprends la nouvelle.

L'impression de revivre la scène vécue il y a neuf ans lorsque mon ami Romain nous avait quitté. Vous allez arrêter de me lâcher les copains !

Agité. La seule idée qui me vient est d'aller rouler. J'attrape Renaissance (mon vélo de voyage fabriqué par Yann) et pars rouler sous les étoiles. Il fait bien frais, les larmes coulent, réchauffent les yeux avant de sécher rapidement sur le trajet qui les mènent aux joues. Arrivé en haut du petit col des Sagnes, je reste immobile un moment en regardant la Lune. J'écris un message à Sam pour lui apprendre la nouvelle "...Je pédale sous les étoiles sur Renaissance, on va voir si ça fonctionne...".

Samedi, on apprend que la cérémonie aura lieu mercredi. Coincé jusqu'à lundi après midi, je suis réconforté de savoir que je vais quand même pouvoir y aller à vélo. Il va falloir pédaler de manière un peu soutenue, mais je n'imagine pas y aller autrement.

Lundi matin, préparation des affaires. Dur dur de se poser pour réfléchir, je rassemble à l'arrache le matos. J'ai rendez-vous à 16h à Ambert pour signer le compromis d'achat de ma future maison (Ambert est sur la route de Chadouillet, donc j'enchaîne le tout à vélo). Moment important et qui comporte beaucoup d'émotions pour ce que ce nouveau projet de vie représente. Tout ça fait beaucoup en même temps.

Décollage à midi, je prends une heure d'avance pour assurer le coup. À Ambert, pause boulangerie pour prendre des forces. La mairie ronde m'émeut. J'imagine avoir un rendez-vous impossible avec Yann au coin de cette mairie ronde...

Compromis signé, je retrouve mon vélo et mon barda garés sur le trottoir, et pars en quête d'une fourme, de Montbrison, à Ambert... et oui, notre ami disparu aimait la fourme de Montbrison. Alourdi d'une fourme entière, je reprends la route. Bien fatigué par ces différentes émotions, je m'arrête environ une heure plus tard. Repas et dodo. Pas le courage de monter la tente, je pose juste le duvet parterre... et me caille vraiment toute la nuit. Au lever du jour, la nature montre qu'il a bien gelé. Je calcule toutes les possibilités pour résister au mieux au froid. La cafetière italienne s'avère être une compagne de choix.

Décollage à 7h00. 190 bornes à faire avec le chargement, dans des coins pas plats, faut pas traîner.

Ascension du plateau de la Chaise Dieu. Le ciel est complètement dégagé, le soleil se pointe, les lumières sont fabuleuses. Sentiments mitigés de tristesse et d'envie d'apprécier cette beauté qu'offre la vie sur cette chic planète.

Allègre. Une pâtisserie. Je rentre pour acheter une sucrerie réconfortante. Un coin café avec des tables. Je tente le coup de demander un café... le gars me sert sans hésiter. Moment incroyable dans cette période folle : boire un café au chaud dans un commerce. Sans les immigrés (pays de l'est ici), les campagnes de la diagonale du vide seraient encore plus vides... merci à eux, et à charge de revanche !

Journée à pédaler dans des coins splendides. Les paysages se brouillent parfois au travers des larmes qui surgissent lorsque les souvenirs de moments partagés avec mon Obélix rejaillissent.

Mais ça roule. Pas des jambes de feu, mais une force invisible qui pousse. Lac de Naussac, Langogne, Val d'Allier des coins que je commence à bien connaître et qui me plaisent de plus en plus. Labastide Puylaurent vers 17H. Quelques achats à la supérette, dont une bière Stout de la brasserie de la Jonte. Le vélo commence à vraiment être lourd, mais il n'y a plus beaucoup de difficultés. Longer la Borne, le Chassezac, arriver aux Vans. Trajet de toute beauté que l'on aurait tellement aimé ne pas faire cette fois.

Montée puis traversée de Banne. A la sortie du village, je reconnais le fourgon de Yann. Antoine (son fils ainé), et la maman de Yann cueillent du mimosas. On se jette dans les bras avec Antoine. Moment fort. Dur de trouver les mots. Son vélo Hirvi est la grande soeur de Renaissance, toutes deux filles de Laure qui accompagnait Yann.

Arrivée à l'atelier... retrouver Pascal est toujours touchant... mais aujourd'hui...

Nico et Gab sont là également. Fred arrive, Tchan et Mika suivent. Gab chef cuisto habituel. On passe à table. Étrange plaisir de se retrouver et k

Dodo tôt, je suis claqué.

Mercredi matin, les arrivées s'égrainent. Jeff arrive, et hop dans mes bras... Raphaël, Jacob...

Départ prévu à 10h à vélo, pour un convoi vers le cimetière. Il fait grand beau, la route est belle. Les deux tallbikes subliment le cortège. Les sons de cornemuses posent leur force tellurique dans le beau cimetière de Banne. Cérémonie simple, franche, chacun est ici chez soi, à la façon qui lui plait.

Retour à l'atelier du cortège coloré. Des vélos de toutes sortes, chacun son style, chacun son émotion.

Un joli banquet dressé devant l'atelier. Une photo pourrait faire croire à une belle fête, même si les cœurs sont lourds. Yann a dû apprécier.

Fin de journée, on se retrouve une douzaine à rester ici pour la nuit. Les bières se vident, et hop on part rouler dans les chemins de cailloux autour. Une sortie portnawak qui se termine de nuit à l'arrache, mais qui fait du bien. Belle tablée sur les tables de kermesse dans l'atelier, la soirée se prolonge jusqu'à 4 heures pour certains.

Le lendemain, Jacob et Yoann me déposent en fourgon à Montélimar. Tous deux cadreurs, on discute technique sur le trajet. Intéressant d'échanger les points de vue de constructeurs avec l'expérience du mécano de terrain qui commence à avoir vu passer quelques utilisateurs. Ces échanges passionnants (et parfois bien rock'n roll...) que j'avais avec Yann... quand deux têtus passionnés et aux points de vue souvent différents parlent chiffons...

Montélimar, le retour solitaire en train démarre. 3 trains à enchaîner pour arriver à 19h00 à Boën. Puis 30 kms de montée à pédaler sous la lune.

L'impression de rentrer d'un étrange voyage. Parenthèse suspendue entre tristesse et joie de voir autant d'amour, de générosité, de plaisir d'être ensemble.

J'ai pris conscience également à quel point cette futile passion du vélo est génératrice de bonnes choses.

Une inutilité indispensable.

Plus qu'un moyen de déplacement, un sport, une passion, c'est tout un mode de vie qui s'invente autour. Un mode de vie de simplicité, de ralentissement, de respect de l'environnement, des autres et de soi-même, d'autonomie, d'efforts nécessaires.

Un mode de vie résilient qui animait Yann.

Soyons ambitieux, inventifs, courageux et créons ce monde résilient pour lui rendre hommage. Et surtout pour Arthur, Sébastien et Antoine.

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Publié le 20 mars 2021

Hier soir, nous apprenions avec effroi la disparition soudaine de notre ami Yann, créateur des vélos Salamandre.

La cérémonie aura lieu en Ardèche mercredi. Mon prochain périple a vélo est donc programmé... Cela va être tendu, car je signe le compromis d'achat de ma maison lundi à 16H. Mais je n'imagine pas de faire autrement.

En attendant, le projet du jour est d'aller boire une bière Stout (ses bières préférées), dans un joli endroit en regardant le coucher de soleil.

Un saucisson et une cannette de Guinness (on fait avec ce qu'on trouve dans les campagnes...) dans la sacoche, nous partons avec Renaissance en direction du sommet du Grün de Chignore, montagne granitique dont le sommet offre une vue imprenable sur la chaîne des Puys.

Ascension tranquille par la départementale jusqu'au col du Pertuis.

Je percute que la dernière fois que j'ai croisé et fait la bise à Yann, c'était le jour de mon anniversaire.

Puis une petite route bitumée qui devient piste. Ça se complique un peu avec la neige et la glace. On essaie de garder un bon rythme pour ne pas arriver là-haut après la bataille solaire. La fin se fait en poussant par un chemin assez raide. Le sommet se dévoile, il faut porter un peu le vélo dans les cailloux pour l'atteindre.

L'idée d'apéro coucher de soleil est partagée. Un couple de jeune cantalous a déjà pris place. Au début un peu déçu, j'y vois rapidement une belle possibilité d'échange dans ce moment particulier. Ils ont leurs bières, on partage saucisson et chips. Discussion sympathique puis les bouches se taisent devant le feu du soleil qui rougit fortement avant de disparaitre derrière le Puy de dôme. Il faut filer vite pour ne pas prendre froid. Des regards appuyés en se saluant. J'aime beaucoup ces moments volés avec des inconnus, partages intensifiés par l'éphémérité de l'instant.

Sur mon vélo ludique à gros pneus, je dégringole cette montagne, socle de granit où genets, sapins et hêtres s'épanouissent harmonieusement. Les touches de neige et la lumière douce déclinante illuminent une dernière fois un tableau auvergnat somptueux sur un passage en balcon.

Il fait nuit désormais. Le phare, nourri d'électrons libres générés par le moyeu dynamo, indique le chemin à suivre. Celui de la liberté. Pour ne pas mourir demain sans avoir vécu aujourd'hui.

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Publié le 18 février 2021

Retour chez Eric.

Son vélo est équipé d'un drop bar désormais. (Un guidon de course quoi...)

Changement du cintre, des leviers, de la transmission, adaptation sur les étriers de freins. Une chouette opération mécanique qui m'a bien fait plaisir et amusé. Rassembler les pièces n'a pas été une mince affaire en ces temps de pénurie de pièces, mais la magie d'internet a oeuvré.

Départ ce matin, rendez-vous chez Eric du temps de midi.

Eric est ravi du résultat, je suis ravi de le voir ravi.

J'en profite pour passer voir Alex dans le nouvel établissement où il bosse. La Maison d'Oeuvres à Veauche. Restaurant, cave à vin. Un établissement créé par Jacques, qui avait une entreprise de plomberie/chauffagiste qui avait fait des travaux dans ma maison de St Héand. Le monde stéphanois est petit 😀.

Un très bel établissement à qui l'on souhaite de vite prendre son envol dès que l'activité pourra vraiment démarrer...

Retour vent dans le dos sur ma Salamandre. Quel plaisir de rouler sur ce vélo !

Montverdun, montée au pic pour voir le Prieuré. Belle surprise, c'est ouvert, la visite est possible. Amoureux des vieilles pierres, prenez le temps d'y aller, c'est vraiment un bel endroit bien restauré. Pouvoir visiter le patrimoine hallucinant de la France est tellement rare en ce moment, quel plaisir cette visite !

Retour pépère, les derniers kilomètres de descente sous le soleil couchant, et dans la douceur printanière sont un bonheur.

Journée vélo-boulot, 150 kms de liberté. Pas pire.

On a évité 300 kms de bagnoles, en mode Green Angels 😉 . Cela ne transformera pas le monde, mais ça fait plaisir 😀.

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Publié le 11 février 2021

Départ hier en début d'après midi avec Renaissance. Arrivée vers 17h chez Eric à St Galmier, qui m'a sollicité pour changer le cintre de son VAE. Echange de vélo.Après une pression dans sa véranda, je brave le couvre-braise des citadins pour rejoindre le logis stéphanois de Lola et Sam. Accueil à la portugaise, on est au même niveau de chaleur humaine que chez les chtis. Iago et son sourire s'occupe de la fantastique fourme de Valcivières dont mes sacoches vont garder quelques souvenirs. Petit-déj supervisé par les sillons rodés d'un vinyle de Bob.

Mes sacoches joyeusement alourdies par de jolis présents, quelques pots de moutardes foréziennes et une bière de la Canaille, le moteur du VAE d'Eric chauffe doucement en accompagnant Sam sur son trajet vélotaf.

Arrêt au stand café chez Increvable, rajout de couches coupe-froid avant de reprendre la route.

Traversée de la Plaine du Forez, puis ascension des Monts du Forez pour basculer du côté des Monts du Forèze.

30 mètres avant la fin de la dernière côte, la batterie coupe net l'offrande de ses électrons libres. Ouf, la gestion au feeling est quasi parfaite.

La blague imprévue fût la constatation du blocage de la tige de selle. J'ai dû rouler avec une selle bien trop haute, un peu comme les gamins des centres de loisirs qui prennent toujours des vélos trop grands 😀.

Opération inverse livraison à venir dès que le chantier est terminé.

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Publié le 19 janvier 2021

En ce moment, j'essaye de faire une séance d'activité physique par jour. Étant inscrit sur la Gravel Tro Breizh en mai, il faut que je fasse du foncier. Les activités de boulot que je démarre me laissent une relative liberté d'organisation. Le but n'est pas de passer peu de temps au travail (qui est un amusement depuis que je suis dans la vie active 😀 ) , mais de pouvoir garder une certaine liberté de mon planning. Bref de rester maître de mon temps de vie restant sur le compte à rebours de l'existence. On verra si on y arrive, mais c'est l'objectif.

Aujourd'hui c'est grand soleil, ça commençait à manquer. Une sortie vélo + marche à la découverte de la vallée des Darots en début d'après midi. Joli spot dans une vallée perdue, berceau d'un groupe de mégalithes. Avec la neige, les mégalithes ne seront pas trop visibles, mais c'est une première approche.

Parcours de vélo sous le soleil pour démarrer en montant tranquille au col du Pertuis. La bascule derrière le col offre de très beaux panoramas aujourd'hui. Depuis que je suis rentré de voyage et posé ici, je n'avais pas encore profité des beautés du coin sous de telles conditions, ça réchauffe le coeur.

Traversée de Vollore-Montagne (c'est fou, j'ai l'impression qu'absolument rien n'a changé dans ce bled depuis que j'y passais il y a environ 15 ans), puis un peu de descente. Je camoufle ensuite le vélo au bord de la route dans un bois, puis démarre la balade pédestre. Les couleurs sont dingues aujourd'hui, avec cette lumière, la neige, le ciel complètement dégagé. Ces couleurs de granite et de forêts de moyenne montagne qui me font toujours triper. Le versant auvergnat des Monts du forez est vraiment très proche du Massif du Pilat en terme de roches, végétations, topographie. Avec une ambiance un peu plus sauvage, puisque les lyonnais sont suffisamment loin 😉.

La vallée des Darots arrive. Sols gelés surplombants la rivière, arbres couchés, chemin presque disparu, je jardine un peu pour trouver mon chemin en faisant gaffe de ne pas glisser. Pas de réseau de téléphone, si je me blesse, ce serait un remake du film 127 heures... et vu les températures actuelles, je ne passerai pas la nuit 😀. Mini sensation d'aventure à deux pas de la maison. La ruine d'un ancienne usine électrique m'amuse. #theshiftproject

Une petite passerelle en bois que je passe sur les fesses car recouverte d'une plaque de glace, et j'arrive sur la zone des mégalithes. La neige les cache, aujourd'hui sera simplement un repérage. Il sera facile de revenir en VTT par ce versant plus accessible. Remonté avec quelques centaines de mètres en courant, il me semble ne pas avoir couru depuis plusieurs années !

On se retrouve avec Renaissance qui est cachée à l'ombre, bichette... Retour avec les lumières hallucinantes du soleil que se cache doucement, un léger vent tiède caresse la peau du visage... Un après-midi de plus dans la boutique à souvenirs !

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Publié le 8 janvier 2021

Un petit aller retour de 40 kms par la montagne pour aller faire des courses à Thiers. Le magasin de producteur est bien sympa, les produits de bonne qualité. 40 bornes pour du circuit court, c'est un peu long 😉, mais la route est belle.

Redécouverte de la route du Creux de l'Enfer environ 15 ans après. Il me semble que rien n'a changé. Ambiance émouvante intacte.

Force de l'hydraulique qui transpire, des peines du labeur du passé, des misères des ouvriers d'antan, de la rudesse de leur travail dans ces conditions de froid, d'humidité, de manque de lumière.

Apocalypse économique dû à l'évolution des techniques.

La simple marche du monde qui en met certains à l'arrêt.

Comment ne pas penser ici à sa cité cousine Stéphanoise, son ambiance ouvrière, ses quartiers délabrés.


Un Off du festival Positive Education, considéré parfois comme le meilleur festival français de techno, serait ici fantastique 😀 . Faudrait juste demander aux CRS de ne pas pousser les gens à l'eau, la rivière est caillouteuse.