Un autre rêve qui se réalise...un "road trip" de 60 jours en SUV pour traverser les Etats Unis d'Ouest en Est, départ San Fransisco, arrivée New York...
Du 3 février au 15 avril 2019
71 jours
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Qui n'a pas rêvé de visiter un jour les ETATS UNIS? Ce rêve d'enfant, nous y avons pensé maintes fois mais cette année nous allons le concrétiser. Et quel meilleur moyen de découvrir ce pays immense et varié, aux paysages spectaculaires, que de parcourir les rubans d'asphalte qui le sillonnent. Notre "road trip" va nous conduire d'Ouest en Est, un périple à travers 23 états pendant deux mois. Pour partir à la découverte de ce pays de la démesure, nous avons opté pour un circuit assez classique avec la visite des monuments emblématiques des grandes villes, et de sites incontournables comme le Grand Canyon ou la Vallée de la Mort. Nous irons nous reposer sur les Keys de Floride ou sur les magnifiques plages de Californie, jouer quelques dollars à Las Vegas, emprunter la route mytique 66 mais aussi suivre les traces d’Elvis Presley à Memphis. Nous partirons à la recherche d'une autre Amérique, avec une nature surprenante aux abords du Mississippi, en traversant la Louisiane où l’héritage français est encore très présent et la musique de la Nouvelle Orléans,... omniprésente.

Départ de San Fransisco le 8 février, après avoir fait le plein et boucler nos ceintures...en route, on vous emmène avec nous....

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Quelques étapes. (on peut cliquer pour agrandir)

Quelques principales étapes.

*Arrivée le 3 février à San Francisco où nous nous accorderons 4 jours pour la visite de la ville.

*Départ du "road trip" le 8 février par la Highway 1 considérée comme la plus belle route panoramique au monde pour rejoindre Los Angeles.

*Phoenix et Tucson en Arizona.

*Le Grand Canyon du Colorado, Monument Valley et le Zion National Park.

*Las Vegas et la Vallée de la Mort.

*La Route 66 de Barstow à Albuquerque.

*Saint Louis dans le Missouri, puis Nashville et Memphis.

*Baton Rouge, Lafayette et la Nouvelle Orléans.

*La Floride avec une pause de 6 jours à Miami, visite des Keys et des Everglades.

*Jacksonville, Charleston, Richmond et Washington.

*Philadelphie marquera la fin de notre périple.

*New York pour une visite de 8 jours.

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Onze heures d'avion plus trois à l'aéroport pour passer l'immigration et nous voici à San Francisco. Le décalage horaire de 9h se fait un peu sentir, le froid également 5° le matin et un maximum de 11° l'après midi.

Bâtie sur 42 collines, entourée de trois côtés par l'eau, San Francisco possède, avec son mélange d'architectures ancienne et moderne, une beauté et une élégance qu'atteignent peu de villes. Elle a d'ailleurs la réputation d'être la ville la plus agréable des Etats-Unis. Et quoi de mieux que de commencer la visite en chanson...

Rappelez vous : "C'est une maison bleue, adossée à la colline, on y vient à pied, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé...". Au début des années 70, Maxime Le Forestier et sa soeur décident d'entreprendre un voyage à San Francisco et se retrouvent, sur les conseils d'un ami, à la maison bleue, qui abrite une communauté de hippies, d'homosexuels et de déserteurs du Vietnam.

On est donc venu à pied mais on a pas frappé à la porte.

La maison bleue. 

Environ 48 000 maison de style victorien furent construites à San Francisco entre 1849 et 1915, et très souvent dans des couleurs vives. Les "Painted ladies" les plus célèbres forment une rangée de sept maisons situées en face d'Alamo Square. Construites entre 1892 et 1896, elles font partie des plus vieilles maisons de la ville.

Painted Ladies. 
Autres exemples de maisons victoriennes. 
Vue sur San Francisco d'Alamo Square. 

La basilique de la Mission Dolores a survécu au séisme de 1906.

La basilique. 

Le Street Art à San Francisco est très présent. La rue la plus photogénique est Balmy Alley complètement recouverte de fresques murales mais également Clarion Street.

Quelques exemples de "Street Art" 

Notre balade à pied dans le quartier Mission nous mènera au temple Hua Zang Si, considéré comme le plus authentique temple Bouddhiste des U.S.A.

Le temple Hua Zang SI a trouvé sa place dans une ancienne église germanique. 

Autre lieu de San Francisco très prisé, le "Ferry Building" est non seulement un terminal pour ferries qui traversent la baie de San Francisco mais il abrite également un centre commercial avec un marché de producteurs dans le quartier d'Embarcadero.

Le Ferry Building. 

L'arrière du bâtiment nous offre une vue spectaculaire sur la baie de San Francisco tandis que sur le quai N° 39 les lions de mer se dorent au soleil.

A moins de 2 kilomètres de la côte dans la baie de San Francisco, la célèbre prison d'Alcatraz se dresse sur l'île du même nom. Al Capone y sera emprisonné pendant 5 ans. Seulement 3 détenus ont réussi à s'évader de cette prison, mais ont été officiellement portés disparus et présumés noyés.

Alcatraz. 

Symbole de S F, le Cable Car a été notre meilleur allié pour monter les côtes de la ville. Construit en 1873, à l'origine pour aider les chevaux à monter, son inventeur le Londonien Andrew Smith Hallidie, avait constaté qu’il fallait souvent 4 ou 5 chevaux pour tirer les charrettes le long des rues pentues, et qu’ils trébuchaient souvent, en emportant avec eux leur malheureux équipage. Aujourd'hui, le cable car sert à transporter les touristes sur les 3 lignes encore en activité.

Chinatown est aussi un quartier très fréquenté. On y rentre par la grande porte, la Dragon Gate et puis on flâne dans l'artère principale.

Chinatown. 

Grace Cathedral est une cathédrale épiscopale située dans le quartier Nob Hill. Construite en 1849 mais détruite par un incendie en 1906 lors d'un tremblement de terre, elle a été reconstruite pour être achevée en 1964.

Grace Cathedral et sa porte du paradis.

City Hall, la mairie de San Francisco. L'hôtel de ville s'étend sur une surface de 46 000 m2 et occupe deux blocs entiers du Civic Center de San Francisco. Sa façade s'étire sur 119 mètres. Le dôme imite celui du Val-de-Grâce à Paris, et la structure intérieure de la coupole tronquée permettant un meilleur éclairage du plafond évoque celle de l'Hôtel des Invalides . Il culmine à 94 mètres au-dessus du sol, ce qui en fait le cinquième plus grand du monde. Pour la petite histoire, Joe DiMaggio et Marilyn Monroe se sont mariés dans ce bâtiment en 1954.

On ne pouvait pas quitter San Francisco sans visiter Castro, le quartier gay de la ville. A peine arrivé dans ce quartier, les drapeaux arc-en-ciel vous sautent aux yeux. C'est un quartier coloré, déluré à souhait et aussi chic, avec de belles maisons toujours dans le style victorien aux jolies couleurs.

Castro Street. 
Le cinéma Castro classé monument historique . A droite, même les passages piétons sont aux couleurs arc en ciel. 
Dans ce quartier, le prix d'un appartement est d'environ 1.250.000 $.


Symbole de San Francisco, le pont du Golden Gate est assez récent, puisque construit en 1933. Ce pont suspendu traversant le Golden Gate , détroit par lequel la baie de San Francisco débouche dans l'océan Pacifique et permet ainsi de relier la ville de S F à la ville de Sausalito, située à la pointe sud de la péninsule du comté de Marin. Long de 1970 mètres, le pont peut se balancer de plus de deux mètres pour résister à des vents de 160 km/h, et compte six voies de circulation ouvertes au trafic automobile et deux allées réservées aux piétons de chaque côté du pont.

Le Pont du Golden Gate. 
Le Golden Gate Bridge vu de Baker Beach. 

Vues sur San Francisco.

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C'est avec regret que nous quitterons San Francisco, tant nous avons adoré cette ville en la découvrant le plus souvent à pied (50 kilomètres environ en 5 jours). Après avoir récupéré notre SUV Buick, l'aventure peut commencer. Nous allons emprunter la Highway 1, une des plus belles routes côtière en partant de Carmel jusqu'à Santa Barbara. Malheureusement le beau temps ne sera pas de la partie et c'est sous une pluie battante et parfois du brouillard que nous rejoindrons notre première étape.

Notre SUV Buick  tout neuf 700 miles au compteur. 

Un premier arrêt à Carmel-by-the-sea, une petite ville d'artistes située à 150km au sud de San Francisco où l'acteur et réalisateur Clint Eastwood a été maire à la fin des années 1980. A Carmel, une loi remontant aux années 20 interdit de porter des talons hauts et Clint Eastwood, dans sa politique pro petits commerces, a supprimé l’ordonnance qui interdisait la vente de glaces dans la rue.

La mission San Carlos Borroméo. 
Carmel by the sea. 

La Highway 1 qui longe la côte californienne est une route emblématique qui s'étend sur plus de 1 050 kilomètres. Elle offre des vues incroyables sur l'océan Pacifique, le long des forêts de séquoias et serpente en pleine nature.

Le Bixby Bridge, c’est l’icône de la Pacific Coast Highway. Cet arrêt s’impose donc de lui-même. 

Dommage que la pluie soit venue gâcher le spectacle....

Autour de San Simeon, sur une dizaine de kilomètres de côte , les éléphants de mer ont élu domicile. Les Américains appellent cet endroit "Piedras Blancas Elephant Seal Rookery " .

Les éléphants de mer passent l'essentiel de l' année en pleine mer mais ils rejoignent leur port d'attache deux fois par an pour donner naissance, se reproduire, muer et se reposer. La colonie y est assez importante, environ 17000 éléphants de mer rien qu'à cet endroit.

Eléphants de mer. 

Bâti en 1880 et maintenu en l’état, l’Union Hotel, situé dans la petite ville de Los Alamos, offre un décor digne du Far West. Pour la petite histoire, c'est dans cet hôtel qu'à été tourné une partie du clip de Michael Jackson et Paul McCartney pour la chanson Say, Say, Say...

Union Hotel. 
Los Alamos.

Un petit goût du Danemark là où on ne l'attend pasI. En plein coeur de la côte centrale de Californie, à quelques kilomètres au nord de Santa Barbara, on entre dans une ville et on tombe sur des moulins et des maisons à colombages. Irréel. Nous voilà à Solvang, une cité d'un peu plus de 5000 habitants, en plein cœur de la vallée de Santa Ynez.

La petite ville de Solvang.

Située sur la côte de Californie au pied des monts Santa Ynez, Santa Barbara s'ouvre sur l'océan Pacifique. Son climat, ses plages et ses maisons couvertes de toits en tuiles canal lui valent le surnom de « riviera américaine ».

Le charme de la ville tient à son architecture à taille humaine et particulièrement homogène. Le passé colonial de la région est omniprésent. Pour bien comprendre, il faut se souvenir de Christophe Colomb : à la suite de sa découverte, la Couronne espagnole met la main sur la quasi totalité de l'Amérique latine. À partir de là, les conquistadores espagnols remontent vers le nord et s'établissent en Californie. Vers 1780, sur l'emplacement actuel de Santa Barbara, les Espagnols installent un édifice militaire (un presidio) puis une de leurs célèbres missions. L'Espagne souhaite occuper la région pour décourager les ambitions territoriales d'autres pays et pour convertir les Amérindiens au Christianisme. À l'époque, le Mexique et la Californie font partie d'un même territoire : la Nouvelle-Espagne. Mais, en 1821, le Mexique prend son indépendance. La Californie devient donc mexicaine. Elle suscite l'intérêt des États-Unis qui, après presque deux ans de guerre, l'annexent en 1848. Tout cela a donc laissé de nombreuses traces.

Vues sur Santa Barbara.
La mission de Santa Barbara, le centre religieux au temps de la colonisation espagnole.
Santa Barbara.
Le presidio de Santa Barbara, le centre militaire espagnole au temps de la colonisation.

Le Palais de justice du comté de Santa Barbara de style Espagnol Colonial est situé en plein centre-ville. Il est composée de quatre bâtiments, pour un total de 14 000 m2 et comprend une prison, qui n’est plus utilisée.

Le Palais de Justice du comté de Santa Barbara.
Deux des 4 bâtiments du Palais de justice.

A suivre...

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La côte californienne est renommée pour ses plages. Malibu est certainement l'une des plus connues et l'une des plus "people" à cause des villas de stars hollywoodiennes. Savez vous que la série "Alerte à Malibu" n'a pas été tournée ici et pour cause, la plage est quasi inexistante, mais à quelques dizaines de kilomètres de là.

Les riches détenteurs de ces maisons considèrent la plage comme leur propriété privée. 
Quelques maisons sympathiques de Malibu. 

Santa Monica est réputée en raison de sa localisation parfaite et de son climats plus que clément. Mais, pas de chance pour nous, la pluie sera aujourd'hui encore de la partie. Le Pier de Santa Monica, le célèbre ponton de la ville est la principale destination touristique. Cette célèbre jetée date de 1909 et a servi de décor à de nombreux films. C'est également à cet endroit que se termine la fameuse route 66.

Le célèbre ponton de Santa Monica. 
Les sauveteurs de la plage de Santa Monica. 

Los Angeles ou Cité des Anges est la deuxième ville la plus peuplée des Etats Unis après New York. Mondialement connue pour son importante activité culturelle (notamment via la production cinématographique à Hollywood), elle a un statut de : ville-région mondiale.

La visite commence par le très célèbre Hollywood Boulevard pour prendre quelques photos des étoiles de stars.

Hollywood Boulevard.

Il faut marcher sur le " Walk of Fame" à la recherche des étoiles les plus connues. De chaque côté de Hollywood Boulevard et dans quelques rues perpendiculaires, quelques 2621 étoiles illuminent les trottoirs. Beaucoup de grands noms ne figurent toujours pas sur le Walk of Fame. Il faut dire que l'étoile n'est pas donnée : il faut trouver un sponsor pour financer les 30 000 dollars demandés pour chaque étoile. Seulement vingt Français ont leur étoile comme Maurice Chevalier ou plus récemment Charles Aznavour en 2017.

Le Grauman's Chinese Theatre . À l'extérieur, sur le parvis du bâtiment, les plus grandes stars du cinéma immortalisent leur passage en laissant leurs empreintes de pieds et de mains dans le ciment.

Les enfants s'amusent... 

Autre quartier très prisé des touristes, Beverly Hills. Rodeo Drive abrite l'épicentre du luxe, de la mode et du style de vie. Elle est mondialement renommée pour ses boutiques de luxe des marques les plus prestigieuses et connue comme étant l'une des plus chères au monde.

L'entrée du quartier de Beverly Hills. 
Rodeo Drive. 
Magnifique Rolls Royce.


City Hall (la mairie) à Beverly Hills dans un style renaissance espagnole.

La ville de Beverly Hills est sans conteste la capitale du luxe, de la richesse et de la gloire. C’est l’une des stars du triangle d’or (avec les quartiers de Bel Air et de Holmby Hills). Des aventures policières d’Eddy Murphy au conte de fée d’une certaine Pretty Woman, en passant par un célèbre code postal 90210, cette cité dorée abrite de somptueuses villas de stars. On peut toujours toucher le mythe mais du bout des yeux!!!


Maisons de Beverly Hills 

L’un des symboles les plus mythiques de Los Angeles reste le Hollywood Sign. La visite de Los Angeles serait donc incomplète sans aller faire un tour près de la colline où les lettres d'Hollywood se dressent sur 15 m de haut.. L' emblème de Los.Angeles fut érigé en 1923, pour servir de publicité à un projet immobilier, appelé Hollywoodland, qui n'a jamais vu le jour.

Les lettres mythiques d'Hollywood.  On peut cliquer sur les photos....

Le quartier Downtown est réputé pour être un des plus agréables pour une balade à pied. On vient au Grand Central Market pour savourer ses délices depuis 1917.

Toujours dans le quartier Downtown, le somptueux Millennium Biltmore Hotel a servi de décors pour le film S.O.S fantômes.

Le quartier Art District. Encore mal réputé il y a quelques années, le downtown se révèle aujourd’hui et recèle quelques merveilles urbaines, dont le quartier désormais tendance d’Arts District. Cette ancienne zone manufacturière abandonnée, a eu une seconde vie grâce à un collectif d’artistes qui a transformé ces entrepôts en ateliers.

Même si on n’est pas un super fan du street art, c’est l’émerveillement à chaque coin de rue. Des peintures murales aux messages criant de vérité, on se laisse porter d’une fresque artistique à une autre, l’appareil photo à la main…

Le bâtiment qui marque l'entrée de Art District (photo à G et au centre) 

Autre ambiance à Venice Beach, très célèbre station balnéaire , on y croise des skateurs, des hippies d'un autre âge, des vendeurs de babioles en tout genre, des vendeurs de marijuana et bien sûr un grand nombre de touristes.

 On peut aussi apprendre à boxer en plein air...
Le Street Art à Venice est très présent. 
La belle plage de Venice Beach. 
Katy sur le  boardwalk.

A suivre...

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Il nous faudra rouler un peu plus de 100 km pour sortir de la ville de Los Angeles, une des villes les plus étendue au monde, afin de prendre la direction de l'Arizona. Une pause à Phoenix, capitale de l'état de l'Arizona pour une première halte sur cette route qui va nous mener à Tucson puis à Tombstone.

Plaque d'immatriculation de l'Arizona. 
L'Orpheum Theatre de Phoenix date de 1929.

Rosson House. Cette maison de style victorien a été construite entre 1894 et 1895. Une aussi grande maison était rare en Arizona à la fin du 19ème siècle.

Rosson House. 

St. Mary's basilica. L'église fut terminée en 1914 et représente la plus ancienne paroisse catholique dans la ville de Phoenix. Le Pape Jean-Paul II a élevé l'église au rang de basilique mineure avant sa visite dans la ville en 1987. Elle est encore aujourd'hui la seule basilique en Arizona.

La basilique Ste Marie. 

Il faut un peu moins de 200 km pour rejoindre la ville de Tucson. Un arrêt à Pinal Airpark s'impose pour venir découvrir ce cimetière d'avions en plein désert d'Arizona. L'airpark héberge aussi un Héliport militaire qui manifestement sert d'entrainement.

Cimetière d'avions. 
L'hélicoptère militaire s'approche beaucoup plus près du sol dans cette même position et redécolle sans se poser. Impressionnant.

Le Saguaro National Park avec sa vaste étendue désertique, ses quelques collines et sa végétation éparse, a tout du décor de western ! Avec en prime, le cactus symbole des paysages du Grand Ouest américain, qui lui a donné son nom, le Saguaro. Cette variété unique qui ne pousse qu’ici a rendu ce parc célèbre.

Saguaro National Park. 

Le Cactus Saguaro est le symbole de l'Arizona et plus généralement de tout le Sud-Ouest Américain. On ne le trouve qu'ici en raison de la mousson estivale, qui leur permet de se gorger d’eau. La vie de ce cactus est de 150 ans, certains peuvent atteindre 200 ans. Les gros spécimens peuvent atteindre 15 m de haut, peser jusqu'à 5 tonnes et contenir 3000 litres d'eau. Au bout de 30 ans, ils produisent leur premier fruit, et c’est seulement après 75 ans qu’un premier bras pousse.

Un peu de botanique ...les autres espèces de cactus du parc, ci-dessous de gauche à droite les ocotillos (les longues tiges vertes), le Fish Hook Barrel , le Teddy bear cholla.

Sans oublier les figues de Barbarie et le Staghorn cholla.

Le Pic des saguaros doit son nom au cactus saguaro dans lequel il creuse son trou.

Le Pic des Saguaros. 

La Mission San Xavier del Bac est une mission espagnole catholique située à quelques kilomètres de Tucson. Elle a été construite entre 1783-1797 et c'est la plus ancienne structure européenne en Arizona. Son extérieur mauresque en stuc blanc et son entrée décorée tranche avec les couleurs éclatantes des peintures, des sculptures, des fresques et des statues. Sa riche ornementation présente un mélange de motifs artistiques néo-espagnols et amérindiens.

Mission San Xavier. 
L'intérieur de la mission. 
La façade vue sous un autre angle et le patio. 

Tombstone, ville symbole de la conquête de l’Ouest ! C’est ici que la fameuse fusillade d’O.K Corral s’est déroulée en 1881.

Bienvenue à  Tombstone. 

Tombstone, est très probablement la seule ville de l’ Ouest des États Unis a avoir conservé un cachet aussi authentique. Même si quelques édifices ont disparus, on y retrouve à peu près les mêmes choses que dans les années 1880. C’est le mercredi 26 Octobre 1881 à 15 heures qu’un événement qui n’à duré que 30 secondes va assurer la célébrité de la ville. Cet événement nous est connu comme la légendaire fusillade d’ OK Corral. La ville va connaître des catastrophes terribles, mais elle ne deviendra pas une ville fantôme comme tant d’autres. Elle survivra et gagnera son surnom de " The Town Too Tough To Die" (la ville trop coriace pour mourir). Toutes les villes ont une histoire, Tombstone à une légende. Trente sept millions de dollars ont été extraits de son sol grâce aux mines d’argent. Aujourd’hui, la population ne compte plus que 1300 personnes, mais l’esprit est resté le même et se promener dans Allen Street au revêtement de terre sur les trottoirs en bois parmi les habitants pour la plupart en costume d’époque, nous fera replonger dans le passé avec grand plaisir.

Tombstone a été fondée en 1879 par le prospecteur Ed Schieffelin sous le nom de O. K. Corral. Mais l’exploitation des mines d’argent décline et en 1900, la population de Tombstone n’est plus que de 700 habitants. Bien sûr de nos jours Tombstone est devenue très touristique et même la visite du cimetière est payante.

La mairie de Tombstone. 
Le Saloon. 

A suivre...

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Notre arrivée dans la petite ville de Flagstaff aura lieu sous la neige. La météo nous annonce une tempête hivernale. Nous décidons malgré tout de visiter la ville.

Notre voiture sous une bonne couche de neige. 

La ville est située à environ une heure du Grand Canyon et elle constitue un arrêt agréable pour s’y poser une nuit . Flagstaff est une ville très sympathique avec ses rues commerçantes, ses nombreux restaurants et cafés, son "street art" et la fameuse Route 66 qui la traverse.

La petite gare de Flagstaff semble un peu endormie. Par contre les trains de fret qui passent dans la ville sont nombreux et surtout très longs, près de 2 km avec plus d'une centaine de wagons porte conteneurs.

La gare de Flagstaff. 
Nativity of the Blessed Virgin Mary Chapel  (à G) et Old Coconino County Courthouse

Une balade agréable dans le downtown, avec ses vieux hôtels comme le Monte Vista, construit en 1927, qui est à lui seul une pièce maîtresse du quartier historique du centre-ville et qui a vu passer de nombreuses personnes célèbres notamment : John Wayne, Spencer Tracy, Humphrey Bogart, Clark Gable ou encore Barbara Stanwyck.


Street Art à Flagstaff. 

Etape majeure de ce road trip aux Etats-Unis, emblème des grands espaces américains : le Grand Canyon. Surprenant, unique, immense, vertigineux, on a pu l'admirer de différents points de vue. Les dimensions du Grand Canyon sont gigantesques. Il s'étend sur environ 450 km de long , sa profondeur moyenne est de 1300 mètres, avec un maximum de plus de 1600 mètres et sa largeur varie de 5,5 km à 30 km.

Le Grand Canyon. 

Notre balade de 15 km à pied, pour accéder aux différents points de vue, nous aura permis de faire une rencontre imprévue avec une famille de biches hémiones.

La météo du lendemain étant un peu plus favorable, nous ne manquerons pas de refaire une courte balade.


Dernières photos sur la Scenic Drive. 

Monument Valley, c'est le rêve ultime de tout voyageur de l'Ouest Américain. Une espèce de mythe construit à partir des albums de Lucky Luke, des publicités Malboro et les westerns de John Wayne. Les Navajos, propriétaires des lieux, nomment cet endroit "Tsé Bii Ndzisgaii" ce qui veut dire "la vallée des rocs". Un énorme soulèvement du sol, transforma cette plaine en plateau. Puis l'eau et le vent commencèrent leur travail de sape et sculptèrent les buttes, mesas et autres rochers, si caractéristiques de la région.

Bienvenue en Utah. 


La encore, nous n'avons pas bénéficié de conditions météo exceptionnelles, mais qu'importe la magie était au rendez vous.

Cette grande vallée abrite des buttes de grès qui culminent à des hauteurs de 300 à 400 mètres. C'est ici que de nombreux westerns ont été tournés, dont la célèbre Chevauchée Fantastique de John Ford. La photo la plus emblématique et la plus photographiée de Monument Valley se trouve ci-dessous avec de gauche à droite West Mitten Butte, East Mitten Butte et Merrick Butte.

West Mitten Butte, East Mitten Butte et Merrick Butte. 

A suivre....

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Le lac Powell constitue l'un des plus grands lacs artificiels des USA. Il mesure près de 300km de long, sa profondeur atteint 150m, son volume dépasse les 34 milliards de mètres cubes et propose 3136 kilomètres de rivage. Pour la petite histoire, une fois le barrage opérationnel, il a fallut 17 ans pour le remplir !!! Le lac offre un cadre majestueux, roches ocres et rouges, falaises, îles et canyons...

Une infime partie du lac Powell 

A quelques kilomètres du Lac Powell, le Horseshoe Bend (« la courbe du fer à cheval ») est le nom d'un méandre du fleuve Colorado correspondant à un ancien plateau érodé. Ce site, peu connu avant les années 2010, a vu sa popularité exploser à travers les réseaux sociaux tel que Facebook et Instagram, obligeant les autorités à l'aménager pour pouvoir recevoir annuellement plus d'1,7 million de touristes.

Horseshoe Bend. 

Nous retrouvons le Colorado un peu plus loin au Navajo Bridge qui permet de traverser le fleuve et offre ainsi une liaison directe entre l'Utah et l'Arizona. Le pont de droite construit en 1927 est devenu uniquement piétonnier alors que celui de gauche plus récent (1993) est réservé à la circulation des véhicules.

Le Colorado à Navajo Bridge. 

Les falaises de Vermilion Cliffs font parties d'un parc tout récent créé en 2000 par Bill Clinton. Elles oscillent entre 400 et 900 m de haut offrant des couleurs extraordinaires avec une nette préférence pour le rouge (vermilion bien sûr)

Vermilion Cliffs. 

Après avoir essuyé une tempête de neige sur les hauteurs d'un col, sans aucun autre automobiliste sur plusieurs dizaines de kilomètres, le beau temps fait son retour. Nous sommes à nouveau dans l'Utah pour admirer les parois de grès de Zion National Park, d'une hauteur vertigineuse, certaines faisant plus de 900 mètres avec des couleurs allant du rouge vif à l'orangé.

Zion National Park. 

Sur notre chemin, nous rencontrons par chance une horde de mouflons d'Amérique. Le mouflon d’Amérique vit dans les régions montagneuses dégagées, où il broute. Grâce à ses talents de grimpeur, il peut fuir ses prédateurs qui ont du mal à l’atteindre en terrain accidenté.

Le mouflon d'Amérique. 



Canyon or Cathedral à (G) The Organ, au centre The Great White Throne, à(D) Angels Landing.
Zion National Park. 


Biche Hémione et Pygargue à tête blanche. 

Red Canyon n'est pas un parc à proprement parlé mais un secteur remarquable faisant partie intégrante de la Dixie National Forest. Ces énormes rochers et grands hoodoos de grès orange ont été sculpté par l'eau et le vent durant des millions d'années.

Red Canyon 

D'une superficie de 145 km2, le parc de Bryce Canyon est renommé pour ses formations géologiques composées de roches colorées aux formes coniques et âgées de dizaines de millions d'années. Le parc est constitué de zones élevées (entre 2000 et 2778m) et présente un ensemble d'immenses amphithéâtres naturels parsemés de nombreux hoodoos produits par l'érosion. Malheureusement, en raison des risques d'avalanches, tous les sentiers de randonnées étaient fermés lors de notre passage.

Les "Hoodoos" de Bryce Canyon. 

Une surprise nous attendait sur le chemin du retour à notre motel avec la présence d'antilopes américaines (Antilocarpa americana ou pronghorn) au sommet d'une colline.


Antilope américaine. 


Aigle Royal. 

A suivre...

8

Ville au milieu du désert, fondée par les mormons et qui prospéra grâce au barrage de Hoover et à la légalisation des jeux d’argent. Ville de “tous les péchés” où casinos, spectacles pour adultes, prostitution, mafia et blanchiment d’argent régnaient en maître.

Las Vegas tente de se racheter une conduite et se veut une destination familiale et bon enfant. La plus grande ville hôtelière au monde génère surtout un tourisme de masse à la bonne sauce américaine.

Destination incontournable que l'on aurait peut être dû contourner. Vegas n’a rien de merveilleux ni d’enchanteur, tout est en carton pâte. On remonte Las Vegas Boulevard, "le Strip"", tranquillement. Les premiers casinos apparaissent. Les noms célèbres, maintes fois entendus, maintes fois imaginés, ressortent. Il y a beaucoup de monde, beaucoup de gens alcoolisés dès le début d'après midi.

Le fameux sign de Las Vegas où les touristes font la queue pour faire des selfies devant cette enseigne. 


Ici on parle d’hôtel-casino, on pourrait presque parler de mini-ville. Il y a tout ce que l’on veut dans ces hôtels-casino. Que ce soit le le Bellagio, le Venetian, le Caesars Palace, le Paris… tous semblent à priori sur le même modèle : restaurants, magasins, casinos. Vous n’avez pas besoin de quitter votre hôtel, tout est fait pour que vous restiez à l’intérieur. Et à l’intérieur, tout est fait pour vous amener vers une machine à sous.

Des machines à sous partout. (plus de 197000 dans toute la ville)

Les fontaines du Bellagio nous offrent un spectacle son et lumière assez magique. Il met en scène sur fond musical une danse de 1200 jets d'eau, certains projetant l'eau à plus de 140 m de haut.

Le Bellagio et son spectacle son et lumière. 

Le Caesars Palace est certainement l’un des plus connus des hôtels du Strip, notamment parce qu’il apparaît dans de nombreux films comme Rain Man, Very Bad Trip. Il est l’icône de la ville : immense, fastueux, impérial. Son style un peu kistch reprend le modèle architectural antique avec colonnes, statues de marbre et fontaines à n’en plus finir : tout pour en mettre plein la vue. Certains détails, comme la réplique de « la victoire de Samothrace » (statue grecque) en plein devant le « Caesars Palace ». Après tout, Grèce antique ou Rome antique, vues depuis Vegas, c’est la même chose.

Hôtels mythiques Le Caesars Palace et le Flamingo.

Pour vous donner encore une idée de la démesure, l'hôtel Caesars Palace dispose d'un Spa de 4945 m2.

Le Caesars Palace. 

M&M'S World une boutique sur plusieurs niveaux avec évidement des bonbons de toutes les couleurs mais aussi des centaines de produits dérivés. De même que le Coca Cola Store consacré à la célèbre marque avec dégustations et produits dérivés en pagaille.

Les boutiques M&M'S et Coca Cola. 

Ici, à Las Vegas, même les voitures sont à l'image de la ville, tout dans la démesure.

De belles limousines et une mercedes avec accessoires en or. 

Le Paris Las Vegas. L'architecture et la décoration intérieure sont inspirées de Paris et de quelques-uns de ses célèbres monuments. C'est Line Renaud qui est à l'origine de la réplique de la Tour Eiffel qui ne mesure que 165m.

Paris Las Vegas. 


Autre hôtel-casino, le Venetian reprend le thème de Venise avec un réseau de canaux que peuvent emprunter les visiteurs à bord de gondoles pour parcourir le Grand Canal.

Répliques du Campanile et du Palais des Doges à Venise.


Le Venetian. 

Main Street Station est un charmant hôtel-casino ayant pour thème l'époque victorienne avec des dizaines d'antiquités rares, de magnifiques vitraux, un des joyaux de ce quartier situé dans une autre partie de la ville près de Fremont Street.

Le meilleur moyen de visiter Las Vegas est encore de parcourir le "Strip" et Fremont Street à pied ce qui nous aura permis de faire une bonne trentaine de kilomètres en 2 jours. Rentrer dans un casino ne pose aucun problème puisqu'il n'y a pas de code vestimentaire, par contre pas sûr de trouver la sortie facilement dans ce dédale de salles et couloirs d'autant que les casinos évitent d'indiquer la sortie. Pour eux, plus on passe de temps dans leurs établissements, mieux c'est...

Enseigne retro sur Fremont Street. 

A suivre....

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Chacun se fait probablement son idée de la Vallée de la Mort avant même de l'avoir découverte. Dans notre esprit, il s’agissait d’une terre assez hostile, plate, sans relief et sans variété de paysages. La Vallée de la mort, ce n’est pas un paysage mais une multitude de paysages différents. Un désert de 13354 km2 à découvrir.

Ici, pendant plusieurs mois dans l’année, il y fait plus de 40° à l’ombre… mais il n'y a pas beaucoup d'ombre. Le record a été de 57° en juillet 1913.

Une petite route assez sinueuse et bien différente de celles qu’offre le reste de la vallée permet d'accéder à Dante's View. On arrive à près de 1700 mètres d'altitude et la vallée s’étend devant nous. Dante’s View nous donne l’impression d’être plutôt dans un décor de montagne que dans un désert.

Dante's View. 

Zabriskie Point est l’un des tous premiers points de vue que nous avons découverts. Il doit son nom à l’homme qui a exploité le borax dans la vallée. Ce décor rappelle un peu les paysages de la Cappadoce en Turquie.

Zabriskie Point. 

Pas mal de films ont été tournés ici, comme certaines scènes de Star Wars (quand C-3PO et RD2D sont perdus dans le désert de Tatooine). (pour les fans)

Golden Canyon. 

" Devil’s Golf course " signifie " Terrain de Golfe du Diable". Il s’agit d’une vaste étendue de sel, sous forme de rochers très tranchants, sculpté par le vent et la pluie.

Devil's Golfe Course. 

Badwater Boint est le point le plus bas des Etats-Unis, à 86 mètres en dessous du niveau de la mer. Il y a très longtemps s’y trouvait un lac salé. Aujourd’hui, le sol est gris...blanc. On a l’impression que l’on pourrait rapidement traverser l’étendue dans sa largeur mais non, les apparences sont trompeuses...

Badwater Basin. 

Une promenade nous mène sous un pont naturel "Natural Bridge". Il fait seulement 28° mais nous recherchons déjà des zones d'ombre.

Une route asphaltée surnommée Artist's Drive nous fait découvrir Artist's Palette, un amphithéâtre naturel dans lequel les pierres sont toutes colorées. Des couleurs surprenantes révèlent des gisements de minéraux ferreux, qui se sont teintés sous l’effet de l’oxydation (le fer devient rouge, le mica devient vert et le manganèse, violet).

Artist's Palette. 

Un arrêt à Salt Creek Interpretive Trail où l'on peut apercevoir des pupfisches qui vivent ici depuis 10000 ans. On peut se demander comment ces minuscules poissons (3 à 5 cm) qui ont survécu aux changements climatiques arrivent à vivre dans un filet d'eau (moins de 10 cm) avec cette chaleur!!!

Salt CreeK. Cliquez sur la photo du pupfisch pour l'agrandir... 

Un dernier stop surprenant pour découvrir ces dunes de sable blanc si fin à Mesquite Flat Sand Dunes. Elles ne sont pas très hautes (environ 30 m) mais la chaleur nous fera renoncer à la grimpette.

Mesquite Flat Sand Dunes.  


Dernier coup d'oeil sur Death Valley. 

A suivre...

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La mythique Route 66 est le symbole de toute une génération d’Américains épris de liberté et de voyages (motorisés). Première route goudronnée des USA, elle fut en effet l’icône de la nouvelle Amérique, unie et aventurière. Construite afin de relier l’est à l’ouest alors très peu connu, la Route 66 a encouragé des milliers d’Américains à prendre la route pour explorer leur pays, et elle est devenue une légende grâce aux nombreux artistes qui l’on célébrée.

Elle débute sur les rives du lac Michigan à Chicago pour un périple de 2 448 miles soit 3 940 kilomètres, à travers les gratte-ciels de l'Illinois, les plaines du Missouri et du Kansas, les champs de pétrole de l'Oklahoma et du Texas, les montagnes du Nouveau-Mexique et les déserts de l'Arizona jusqu'aux rives de l'Océan pacifique, à Los Angeles pour terminer à Santa Monica en Californie.

Elle a été officiellement déclassée en 1985. Si elle n'a plus d'existence officielle, elle fait partie intégrante du patrimoine des Etats-Unis et est sans doute la plus connue des routes américaines. Depuis le début des années 1990, des mouvements se sont créés pour assurer sa préservation, et les initiatives visant à y développer le tourisme sont de plus en plus nombreuses. La route est ainsi à nouveau fléchée à plusieurs endroits sous le nom Historic Route 66. Elle fait partie de l'imaginaire du road trip dans la culture populaire américaine.

Après la Vallée de la Mort et donc un retour en Californie, c'est à partir de Barstow que nous allons récupérer cette légendaire route pour la suivre jusqu'à Saint Louis mais pour ne pas lasser, nous ne vous proposerons qu'un petit aperçu de la "Mother Road".

Point de départ, la ville de Barstow. 

A une petite heure de route (66), nous nous arrêtons devant le Bagdad Café, le célèbre café du film portant le même nom. Celui-ci portait autrefois le nom de Sidewinder Café et fut rebaptisé sept ans après la sortie du film, qui fut un succès presque uniquement en France. Les touristes français représentent 70% de la clientèle annuelle, d’ailleurs, partout sur les murs on trouve des notes, photos, cartes postales et autres souvenirs du passage des voyageurs. Nous avons bien aimé l'endroit avec ses sièges en skaï et en avons profité pour prendre un copieux petit déjeuner.

Bagdad Café. 
Les nouveaux tenanciers. 

Les grandes lignes droites depuis Bagdad Café laissent la place aux collines escarpées qui mènent à Oatman à 2700 pieds d'altitude.

Le village touristique de Oatman, habité par des milliers de mineurs à l’époque de la ruée vers l’or. Aujourd’hui, on y compte moins de 130 habitants, mais on y accueille plus de 500 000 touristes chaque année avec un hôtel, des restaurants et des boutiques souvenirs.

Durant notre visite, nous croiserons les célèbres "wild burros", des ânes sauvages descendants de ceux qui appartenaient autrefois aux prospecteurs, bien plus nombreux que les quelques bikers présents uniquement dans ce petit village.

Le village de Oatman. 
Wild Burros. 

Une route vertigineuse, l'une des plus belles mais aussi l'une des plus dangereuses portions de la route 66 traverse ce que l'on appelle les Black Mountains. Elle s'élève peu à peu pour atteindre Sitgreaves Pass et redescendre ensuite vers Cool Springs.


 Sitgreaves Pass, qui s’élève à 1080 m d’altitude. (Photo au centre) 

Construite au milieu des années 20, cette station-service joua un rôle important pour les automobilistes à la naissance de la Route 66. Elle fut complètement ravagée par un incendie dans les années 60 et restaurée seulement en 2001. C'est aujourd'hui une boutique souvenir offrant tous les produits dérivés de la mythique route.

Cool Springs Station. 

Kingman est au cœur de la route 66 et du plus long ruban continu (254 km) de la Mother Road. Il faut préciser qu'il n'est pas possible d'emprunter cette route sur toute sa distance. De grandes portions ont en effet disparu sous l’herbe sauvage, elle s'arrête parfois, se confond avec la Highway 40 et comme les indications ne sont pas nombreuses, il est parfois difficile de trouver son chemin(66) et même le GPS s'y perd....Disons-le tout de suite, cette route se mérite ! C’est d’ailleurs ce qui ajoute à la légende.

 Les peintures murales à Kingman.
L'ancien dépôt ferroviaire et la locomotive Santa Fe N°3759 construite en 1928.

Figure emblématique de la ville de Hackberry, le General Store a souvent fait la couverture des documents de la 66, son arrière cour ainsi que son hangar sont remplis de carcasses de voitures et d’objets qui appartiennent au passé.

  Hackberry General Store.
Les carcasses de vieilles voitures dont celle du Sheriff de Hackberry. 

Très emblématique de la Route 66, Seligman est forcément très touristique, mais a gardé un vrai côté authentique. Les gift shops, comme partout sur la 66 sont autant de mini-musées dédiés à la Mother road,

Seligman. 

Un endroit qui attire toujours les touristes le Snow Cap Drive-In de Delgadillo. Construit en 1953 par Juan Delgadillo, avec un budget extrêmement limité, il est principalement fabriqué à partir de bois de rebut provenant de la gare de triage de Santa Fe Railroad, située à proximité.

La Chevrolet de 1936 de Juan Delgadillo et une partie de sa collection de Chevrolet Vintage (les 2 dernières photos)

Williams est l'une des plus dynamiques (et touristiques) localités de l'historique Route 66 en Arizona. Elle est célèbre pour deux choses : avoir été la dernière à être encore traversée par la Route 66 originelle (c'est la dernière ville où la célèbre route a été fermée, tard, avec l'ouverture de l'Interstate 40 le 13 octobre 1984, un an seulement avant son déclassement officiel) et être le "gateway to the Grand Canyon" ("la porte d'entrée, la passerelle vers le Grand Canyon").

Williams. 

La Forêt Pétrifiée, se trouve dans un parc national qui permet de parcourir sur environ 45 kilomètres, un décor singulier qui vaut la peine de quitter la mythique Route 66. Au nord de "Petrified Forest", sur la même route, se trouve un désert tout en couleurs, le Painted Desert.

L'arrivée dans le Parc National. 
Painted Desert. 

Des troncs d’arbres fossilisés vont nous convaincre qu’il y a des millions d’années des arbres occupaient ce territoire. Enfermés dans la roche volcanique, ces arbres traverseront les millénaires. Le bois pétrifié se forme quand un arbre est mort et que le dioxyde de silicium prend la place du bois qui se dégrade jusqu'à ce qu'il ne reste aucune trace de bois, seulement du quartz. Il est bien sûr illégal sous peine d'amende ou de prison (ou les deux) de ramasser des morceaux de bois pétrifié.


Les arbres pétrifiés sont très nombreux sur ce site. 
Au centre arbre pétrifié servant de pont, mais fragilisé il est aujourd'hui consolidé. 

Nous poursuivrons notre balade à travers de nombreuses roches colorées avant d'arriver sur le paysage quasi lunaire de Blue Mesa. Il s’agit ici d’un phénomène bien naturel mais qui est un incontournable de cette Forêt Pétrifiée. Il y a des millions d'années, d'épais dépôts de sable, de limon et de gravier déposés par un ancien réseau fluvial ont resurgi sous la forme de collines, de larges mesas et de buttes. En raison d'une érosion importante, des couches de bentonite et de grès exposés sont entrelacées de divers minéraux qui colorent le paysage dans des tons de bleu, de violet, de gris, de vert et de brun.

Roches colorées. 
Blue Mesa. 

A suivre...

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Plaque d'immatriculation du Nouveau Mexique. 

Albuquerque, la plus grande ville du Nouveau Mexique,ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Cela nous a rappelé Phoenix, en Arizona : ce genre de grande ville très étendue, avec un décor de montagnes et le désert pas loin, mais surtout, des avenues très longues, et un charme plus que discret voire complètement absent. Mais parfois, on ne choisit pas forcément de s’arrêter dans un bel endroit lors d’un road trip.


Le centre ville d'Albuquerque. 


La ville de Santa Fe est la capitale de l'Etat du Nouveau Mexique fondée par les Espagnols en 1607, Santa Fé (Villa Real de Santa Fé de San Francisco de Asís) en espagnol, signifiant en français Ville royale de Sainte Foi de François d'Assise. La ville est située à 2134 mètres, dans les contreforts des monts Sangre de Cristo et bénéficie d'un climat de steppe d'altitude. Tout cela pour dire que l'on a eu froid. Cette ville est célèbre pour son architecture de style Pueblo et pour être un foyer de création artistique (on y compte une dizaine de musées et 200 galeries).


La Plaza et le Palais du Gouverneur (à D). 


 La cathédrale-basilique Saint-François d'Assise.

Édifiée sur le site d'une église détruite pendant la révolte des Pueblos de 1680, la cathédrale Saint-François d'Assise a été bâtie entre 1869 et 1886. L'architecte français Antoine Mouly la réalisa sous la direction de l'archevêque Jean-Baptiste Lamy, premier archevêque de Santa Fe. Bien que le style néo-roman du monument contraste avec celui des constructions aux alentours, il demeure l'un des plus célèbres de Santa Fe. Le pape Benoît XVI a élevé officiellement la cathédrale au rang de basilique en 2005.

La magnifique porte, avec ses 20 panneaux en bronze, décrit des événements de l’histoire de l’église de Santa Fe.

Au centre la petite chapelle préservée de l'ancienne église. 
Le style néo-pueblo est un style architectural qui s’inspire des pueblos et des missions espagnoles au Nouveau-Mexique . 

Un Santa Fe en miniature, on pourrait ainsi résumer Taos après avoir visité la capitale du Nouveau Mexique. Avec une population d'environ 5.000 habitants, Taos (qui signifie saule rouge) tient plus du village que de la ville.

Fondée en 1615, Taos a beaucoup de charme avec notamment son architecture "Pueblo" en style Adobe avec ces maisons faites de briques d'argile et de paille, avec poutres apparentes de l'extérieur et toit plat en terrasse. C'est ainsi que des artistes célèbres comme Julia Roberts ou encore l'acteur Steven Seagal sont venus s'installer à Taos.

Le centre historique de Taos s'organise autour de la plaza. 

Kit Carson(1809-1868) est l'un des personnages les plus iconiques de l'histoire de l'Ouest Américain, tout d'abord comme trappeur pour le commerce de la fourrure, puis comme éclaireur – c'est lui qui ouvrit les pistes vers la Californie avec l'explorateur John Fremont – et enfin comme militaire lors des guerres contre les Mexicains, les indiens ou la Confédération pendant la guerre civile. Les exploits de l'aventurier, du héros et du soldat n'ont pas manqué d'être célébrés, officiellement, par l'usage de son nom dans les villes et les comtés, etc. Dans le mythe fondateur de l'Ouest, il est apparu à de multiples reprises dans les œuvres de fiction au cinéma.


La maison musée de Kit Carson. 

Cette imposante église Saint François d'Assise en adobe est certainement la plus peinte et la plus photographiée de tout le Nouveau-Mexique. Bâtie de 1710 à 1755, cette église possède un remarquable chevet et d'énormes contreforts arrondis, ainsi que de jolis retables en bois peint. C'est autour de ce lieu de culte que les Espagnols s'installèrent, plutôt qu'à Taos, quand ils revinrent d'exil après la rébellion de 1680. Les photos à l'intérieur de l'église sont interdites mais on s'en est aperçu tardivement.

 L'église Saint François d'Assise dans la ville de Ranchos de Taos.

La route entre Santa Fe et Taos nous offre quelques points de vue sur le Rio Grande.

Le Rio Grande. 

Le Santuario de Chimayo est non seulement un lieu de pèlerinage mais une véritable oeuvre architecturale, un détour obligatoire sur cette route. Pour sa réputation de site de guérison (les croyants prétendent que la poussière provenant d'une pièce à l'arrière de l'église peuvent remédier à des maux physiques et spirituels), il est désormais connu sous le nom de "Lourdes of America" ​​et attire près de 300000 visiteurs par an. La encore les photos à l'intérieur du Santuario sont interdites.

Le Santuario de Chimayo.

Autour du site d'autres chapelles et des vendeurs de souvenirs qui nourrissent l'esprit des pèlerins.

Chimayo. 
Scenic Drive pour rejoindre Santa Fe. 

A suivre...

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Nous savions qu'au cours de ce road trip, nous allions traverser des endroits sans intérêt, comme de grands passages à vide. Et bien cette portion de route entre Santa Fe (Nouveau Mexique) que nous avons quitté et Saint Louis (Missouri) qui nous attend, nous l'avons suivi sur 1660 km. Des plaines à perte de vue, sans aucun relief à l'horizon, où poussent seulement des forêts d'éoliennes au Texas, ou bien d'autres plaines avec des chevalets de pompage sur des puits de pétrole en Oklahoma. Si bien que lorsqu'on apercevait un panneau "Route 66", on faisait un petit crochet, juste pour le plaisir.

A Tucumcari nous sommes toujours au Nouveau Mexique. 

Tucumcari est un des endroits les plus remarquables de la Route 66 avec ses très nombreux établissements légendaires, vieux motels ou restaurants avec leurs célèbres enseignes, tous encore en activité. On découvre des endroits mythiques comme "le Palomino", "La Cita" ou encore "le Tee Pee Curios" qui ont fait ou font encore les beaux jours de cette route.

Des endroits légendaires. 
Tucumcari. 

Quelques kilomètres plus loin, nous rentrons dans l'état du Texas, pour faire un stop à Adrian. Nous sommes ici au Midpoint, c'est à dire l'endroit où s'apparente géographiquement le mi- chemin entre Chicago et Los Angeles, sur la route historique 66. Tout est aménagé pour immortaliser le moment, et nous ferons comme tout le monde, un petit cliché...

Midpoint à Adrian. 

Cadillac Ranch est cet endroit au milieu de nul part, ou plutôt si, au milieu d'un champs où sont "plantées" dans le sol 10 Cadillac dans un alignement parfait et inclinées selon un angle équivalent à celui de la Pyramide de Khéops en Egypte, une lubie d'un homme d'affaires d'Amarillo. Les 10 modèles de Cadillac correspondent à l'évolution de la gamme entre 1949 et 1963. Mais bien malin qui peut les reconnaître car depuis de nombreuses années, les gens de passage s'arrêtent ici pour voir cette oeuvre d'art et aussi y apposer une trace de leur passage à travers des messages, graffitis à base de peinture. Katy qui se découvre un talent d'artiste, ne dérogera pas à la règle en apposant...son prénom.

En haut, à droite, une trace de l'artiste. 
Cadillac Ranch. 

La météo de ces derniers jours a été exécrable, nous sommes passés par des endroits enneigés et verglacés. Aujourd'hui, nous avons eu droit à un brouillard givrant. Nous n'avions jamais vu ce phénomène. En l'espace de 5 minutes, nous sommes passés d'un ciel bien bleu, à un nuage très bas qui avançait sur notre côté assez vite et qui recouvrait sur son passage, le sol, les arbres, les voitures, les maisons d'une couche de givre et cela sur plusieurs dizaines de kilomètres. Nouvelle journée, nouvelles conditions déplorables, notre arrivée à Kansas City sera marquée par un brouillard à couper au couteau. Nous avions une halte de prévu dans la ville, mais...n'avons rien vu !!!!


L'étape suivante, nous mènera à Saint Louis dans le Missouri... sous la pluie.

L'église Catholique St. Alphonsus Liguori a été construite de 1867 à 1872 dans un style néo-gothique et comprend un clocher imposant de 72m et deux flèches.

St Alphonsus Liguori. 

Le centre de St Louis. 

Le "Fox Theatre" a été construit en 1929 pour servir de vitrine aux films de la Fox Film Corporation et à des spectacles élaborés. Le Fox a été conçu par un architecte spécialisé dans les théâtres dans un mélange éclectique de motifs décoratifs asiatiques, parfois appelés siamois byzantins.

Le  théâtre Fox .
St Louis. 

Une idée de nos conditions météo sur le pont qui enjambe l'Ohio dans le Kentucky.

Pont sur l'Ohio. 

A suivre....

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Ces deux villes du Tennessee sont mondialement réputées, l'une Nashville pour être le berceau de la musique country, l'autre Memphis pour être celui du blues.

Nashville, capitale du Tennessee est un grand centre de l'industrie du disque aux etats-Unis et de la musique country. Le chanteur Johnny Cash est la personnalité la plus marquante de la ville car il a permis de créer ici la branche de Columbia Records, de soutenir et d'encourager une communauté de grands auteurs-compositeurs de Nashville. Un musée lui est entièrement dédié.

 Vue sur Nashville et Bell South Building.

La balade commence tôt le matin, mais très vite on va se retrouver dans une certaine ambiance très agréable...

On commence par arpenter Broadway  Bd.

Tout comme Jimi Hendrix qui disait "C’est là où j’ai vraiment appris à jouer… Nashville", d'autres célèbrités comme Elvis Presley, Johnny Cash ou encore Bob Dylan ont enregistré de la musique ou des albums en studio. La ville vibre donc au son de la musique. D'ailleurs tous les bars ont une petite scène sur laquelle vont se produire des artistes de 10 h du matin jusqu'aux aurores. La qualité des prestations est variable dans les honky tonks. Alors que certains musiciens se font un point d’honneur de jouer des classiques « à l’ancienne », avec un costume d’époque, d’autres ouvrent les grandes fenêtres qui donnent sur la rue et répandent sur Broadway des chansons pop de l’heure.

Broadway Bd. 

Sur cette peinture murale, qui orne le côté du bar "Legends Corner", 14 artistes sont représentés dont Johnny Cash, Dolly Parton… et Taylor Swift.

Photo de gauche , la blonde Dolly Parton , photo de droite Taylor Swift et à côté Johnny Cash.

Dans ce beau bâtiment datant de 1877, étaient autrefois installée la douane américaine de Nashville.


Dans ce vieux bâtiment historique de Nashville, le Hard Rock Café s'est installé. 


C'est dans la grande ville de Memphis située sur le fleuve Mississippi qu'est née la mère des musiques américaines. Venue d'Afrique dans l'âme des esclaves, elle s'est matérialisée dans les champs de coton et à mûri dans les rue et les cafés-concerts. Memphis a donc attiré des générations de bluesmen du delta du Mississippi, parce qu'elle était synonyme d'une certaine liberté...

Vue sur la ville le long du Mississippi. 

On débute la visite par le studio d'enregistrement " Sun Studio" ouvert le 3 janvier 1950 par le pionnier du rock 'n' roll Sam Phillips revendiquant ainsi d'être le lieu de naissance du rock 'n' roll. Ici des grands noms de la musique sont venus enregistrer comme BB King, Johnny Cash, Roy Orbison, Carl Perkins (l'auteur de Blue Suede Shoes), Jerry Lee Lewis ou encore un certain Elvis Presley...

Sun Sudio. 

Direction ensuite Beale Street, cette très célèbre rue qui vit toujours au rythme des guitares. Les fans de blues se doivent de visiter Beale Street où s'allignent de nombreux clubs et restaurants toujours dans l'esprit très rock et blues, si chère à la ville. On y trouve beaucoup de gens qui jouent dans cette rue mythique et les bars et les clubs offrent souvent des "lives".

Beale Street. 

Le BB King's (photo ci-dessous à G) est une sorte de temple dédié à BB King, génie du Mississippi.

Beale Street 

Elvis est né à Tupelo mais a grandi à Memphis dès l'âge de 13 ans, où il a acheté sa fameuse demeure Graceland et où il est mort en 1977. Son interprétation personnelle du blues donna naissance au rock'n'roll.

Statue du King. 


Bâtiments de Memphis et vue sur le Mississippi. 


A suivre....

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Après avoir quitté le Tennessy, notre route se poursuit dans l'état du Mississippi avec une visite rapide de Jackson, sa capitale.

Bienvenue au Mississippi. 


Le Capitole de Jackson (capitale du Mississippi). 

Un petit stop non prévu dans la toute petite ville de Port Gibson où les premiers colons en 1729 étaient des français. L'état du Mississippi d'aujourd'hui s'appelait à l'époque La Louisiane. Port Gibson est le siège du comté de Claiborne, qui compte la troisième population afro-américaine la plus élevée du pays. En effet, la ville se trouve au milieu de nombreuses anciennes plantations de coton, où le travail d’esclaves a été intense avant la guerre de Sécession. Port Gibson a joué un rôle important dans le mouvement des droits civiques. En raison de sa population noire importante, il s’est avéré être un test probant de l’efficacité du boycott économique, car de nombreuses entreprises de la ville refusaient d’engager des Afro-Américains.

Cette peinture murale raconte le boycott.
Le palais de justice du comté. 
La première église presbytérienne en face de la plus ancienne synagogue de l'état.
Le Président Grant (18ème président des Etats Unis)  avait qualifié la ville de "trop ​​belle pour être brûlée". 

Natchez est la plus vieille ville sur les rives du Mississippi. Après avoir été française, la ville est passée aux mains des britaniques, des espagnols, puis à nouveau des français. Elle ne deviendra américaine qu'en 1803, quand Jefferson et Napoléon 1er signent le "Louisania Purchase". Dans les années 1840, la ville de Natchez comptait plus de millionnaires par habitant que n'importe quelle autre ville au monde. Il en reste de magnifiques maisons Antebellum des riches propriétaires des plantations de coton qui ont fait fortune à l'époque. Ces splendides demeures d'un autre temps nous donnent envie de visiter la ville.

Stanton Hall de style  "Greek Revival" date de 1857
Quelques belles demeures parmi les quelques 500 répertoriées.
La basilique Sainte- Marie date de 1842. 

Ci-dessous le saloon Under The Hill où l'écrivain Mark Twain (les aventures de Tom Sawyer) avait l'habitude de descendre, face au Mississippi. A l'époque c'était un lieu de rencontre entre renégats , voleurs, prostituées et égorgeurs.

Le saloon Under The Hill sur les bords du Mississippi.
Bienvenue en Louisiane. 

Cet État a été nommé Louisiane, nom donné à la région du delta du Mississippi par l'explorateur français René-Robert Cavelier de La Salle en 1682 lorsqu'il en prit possession au nom du roi de France Louis XIV.

Saint Francisville est une petite ville établie dans les années 1730 par des moines capucins espagnols. Elle tient son nom de leur patron, Saint Francis. Le centre de la ville comporte de vieilles maisons bourgeoises de riches propriétaires et des boutiques d'antiquités. La plupart des maisons sont construites en bois.

Quelques belles maisons de riches propriétaires. 


En 1699, les explorateurs français atteignent ce secteur de la Louisiane. Les écrits de Pierre Le Moyne d'Iberville identifient le secteur par le nom « Istrouma » ou « Bâton rouge ». D'Iberville décrit de grands poteaux rouges érigés par les Amérindiens avec des têtes de poissons et d'ours offertes en sacrifice. En 1718, les Français construisent un fort près de l'actuelle Bâton Rouge afin de protéger les voyageurs. Le capitole de l'Etat de Louisiane est un gratte-ciel construit en 1932 dans un style Art Déco, haut de 137 mètres avec 34 étages il est le plus grand capitole des Etats-Unis qui a remplacé l'ancien capitole de l'état construit en 1847.

Le Capitole de l'Etat de Louisiane. 
L'ancien Capitole de Bâton Rouge. 
Dôme en vitrail  de l'ancien Capitole et une partie des drapeaux des 15 états vendus par la France ( Louisiana Purchase).
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Notre route continue vers l’ouest pour rejoindre Lafayette, centre du pays cadien et fier bastion de la langue française en Louisiane ; d’ailleurs ici les noms des rues du centre sont en français. Une visite s'impose à la très belle "Cathedral of St. John the Evangelist" toute en briques rouges et blanches dans un style néo-roman hollandais. Le cimetière situé juste derrière la cathédrale recèle des tombes avec des noms bien français comme Arceneaux, Broussard, LeBlanc... ou encore Babin!!!

La cathédrale St John.  
Le petit cimetière derrière la cathédrale.  

A quelques kilomètres de là, "Breaux Bridge" enjambe le bayou "Teche", l'occasion pour nous de découvrir les arbres recouverts de "Spanish moss".

La flore du bayou.  Cliquez sur les photos.
Les cyprès du bayou. 

En moins d'un quart d'heure, nous découvrons nos premiers alligators peu farouches. Nous sommes ravis car beaucoup de personnes viennent visiter la région sans apercevoir le moindre alligator.

Alligators dans le bayou.  
Trachemys scripta elegans ou tortue à oreilles rouges.  
American Robin (à G) et Anhingha d'Amérique (à D). 

Avant de rejoindre La Nouvelle Orleans, un petit détour s'impose en pays cajin jusqu'à Thibodaux.

La cathédrale a été construite sur les restes d'une ancienne église en brique datant de 1849 mais qui a été détruite par un incendie en 1916. L'église actuelle a été commencée en 1920 et deviendra cathédrale sous Paul VI.

La cathédrale Saint-Joseph.  

Etape incontournable de notre "road trip", la Nouvelle-Orleans...

Peinture murale à New Orleans.  

Fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne, sieur de Bienville et des colons français, La Nouvelle-Orléans doit son nom choisi en l'honneur du régent Philippe, duc d'Orléans. Peuplée à plus de 65 % d'Afro-Americains, La Nouvelle-Orléans devient dès 1910 un lieu de bouillonnement artistique et musical. Foyer de la musique afro-américaine, elle voit émerger de nombreux artistes de blues, de jazz, comme Louis Armstrong et Sidney Bechet, tous deux nés dans la ville. En outre, la ville possède un important patrimoine colonial français, notamment dans le Vieux Carré Français ou le Faubourg Marigny. Certains de ses habitants, descendants des créoles français, parlent encore le français et le Mardi gras est fêté chaque année.

Statue de Jean-Baptiste Le Moine  de Bienville, né à Montreal, mort à Paris. 

La visite commence dans le Vieux carré Français qui est le coeur historique de la Nouvelle-Orléans.

Les calèches attendent les touristes, certains préfèreront le tramway, et nous la marche à pied.
Certaines maisons ont gardé leur décoration de Mardi-gras.  
Une des maisons les plus photographiées de New Orleans. 

De Jackson Square, anciennement place d'armes, devenu un parc historique du Vieux carré, la vue sur la cathédrale St-Louis s'offre à nous..

La cathédrale St-Louis avec un petit air de Disney....
La Cathédrale St-Louis. 
Les magnifiques plafonds de la cathédrale. 
Artistes de rue. 
Le bâtiment de la Cour de Justice. 

Les maisons du Vieux Carré Français ont très souvent de magnifiques balcons en fonte, autrefois ils étaient en fer forgé.

Maisons du Vieux Carré Français. 

Dans cette partie du Vieux Carré moins touristique, les maisons sont plus basses avec souvent uniquement un rez de chaussée.

Pour de nombreux visiteurs de la Nouvelle-Orléans, Bourbon Street incarne la vie d’une ville de fête. Avec ses fenêtres et ses portes ouvertes aux foules errantes, il ne faut pas s'étonner que la fameuse libération sur le trottoir connue sous le nom de «go cup» ait été inventée sur Bourbon Street. C'est un terme utilisé à NOLA pour désigner les gobelets en plastique que les bars offrent à leurs clients afin qu’ils puissent prendre un verre hors des bars ou à emporter.

Bourbon Street. 

La Nouvelle-Orléans est le lieu de naissance du jazz, et la tradition de la musique dans la rue est bien vivante.

Orchestre de Jazz. 

Le Faubourg Marigny d'aujourd'hui est toujours cosmopolite; un quartier accueillant pour les célibataires et les artistes. Les superbes cottages de style créole et néo-classique qui ont été abandonnés après le départ des habitants pour la banlieue dans les années 1950 ont été restaurés et peints dans des couleurs jaunes, bleues ou mauves. Ce quartier a été celui des gens libres de couleur et a aujourd’hui un esprit village.

Maisons du Faubourg Marigny. 

Le parc Louis Armstrong englobe l’ancienne « place des Nègres », sur laquelle autrefois, les esclaves se réunissaient pour danser le dimanche.

Louis Armstrong Park. 

Notre passage en Louisiane serait incomplet sans aller voir les plantations. La route sinueuse de River Road près de la Nouvelle-Orléans offre un regard unique sur le passé. Les plantations du Sud des Etats-Unis sont étroitement associées à l'esclavagisme qui a sévi dans cette région. Un individu qui possédait ou exploitait une plantation était désigné comme un « planteur ». Les historiens spécialistes de l'époque avant la guerre civile américaine définissent un « planteur » comme une personne qui détient des terres et au moins 20 esclaves.

Plantation Evergreen.
Whitney Plantation et Oak Alley (une des plus photographiées)...et les cabanes des esclaves.

Nous n'avons pas pu résister à l'idée de découvrir un nouveau bayou et c'est celui de Barataria à une trentaine de kilomètres au sud de New Orleans, que nous avons choisi pour pouvoir circuler à pied à l'intérieur de la réserve.

Le bayou de Barataria. 
Grande aigrette (à G) et aigrette neigeuse (à D).
Nos amis alligators étaient bien présents. 
Couleuvre d'eau "Nerodia fusciata"(à G), et un serpent à ruban " Thamnophis" (à D). 
Flore du Bayou de Barataria comme l'iris sauvage, le lis araignée ou la "pontederia cordata".

A suivre....

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Nous avons quitté la Louisiane et New Orleans en faisant une brève incursion en Alabama sur 80 miles environ avant d'arriver en Floride, surnommé l'état du soleil, mais pour le moment celui-ci se fait attendre...

Bienvenue en Floride. 
Un stop à Navarre et ses 6 km de front de mer dans le golfe du Mexique. 
La plage de notre hôtel à Panama City. 

Crystal River est réputée pour abriter une colonie de lamantins. Tous les ans, de novembre à fin mars, lorsque la température de l'eau baisse dans le golfe du Mexique, les lamantins se déplacent vers les eaux plus chaudes de "Crystal River" car ici les sources coulent à une température constante de 21°.

Crystal River.  

Depuis la nuit des temps, des générations de marins ont affirmé avoir vu des sirènes dans les eaux de Floride. Mi-poissons, mi-femmes, ces étranges créatures, entraînant de leur chant suave les navires au large, seraient responsables de nombreux naufrages. Mais, loin de la légende, ces sirènes seraient en fait... des lamantins. Il ne faut pas longtemps pour s'apercevoir que cet animal n'a pas grand-chose à voir avec les sirènes sensuelles des mythes marins. Le lamantin peut mesurer plus de 3 mètres et peser près de 2 tonnes. Chaque jour, il ingurgite à lui seul 50 kg de nourriture... que du végétal !

Un peu de tendresse...  
Bébé lamantin avec sa mère.  
Crystal River. 
 L'Université à l'architecture néo-mauresque, une des nombreuses églises et street art  à Tampa.
La plage à Venice (Floride). Enfin du ciel bleu.... 

La route qui nous mène à Miami passe par les Everglades. L'occasion pour nous de faire un stop dès que l'occasion se présente.

Premières rencontres dans un cour d'eau... 
suivies de quelques autres alligators.... 
et de deux couleuvres d'eau. Nul doute on est bien dans les Everglades. 

Le parc national des Everglades renferme le plus vaste milieu naturel subtropical des Etats-Unis. Le parc couvre une zone de 611 000 hectares et durant la saison sèche qui dure de décembre à avril, les températures varient entre 12 °C et 25 °C avec un faible taux d'humidité, une période idéale pour une visite sans moustiques.

Paysages rencontrés dans les Everglades. 
Une belle bête.... 
Grand héron. 
Anhinga  d'amérique. 
Urubu noir. 
Tortue de Floride. 
Grande Aigrette. 
Cormoran à Aigrettes et sa pêche fructueuse.
Florida Gar (endémique des Etats-Unis).
Butor. 
Papillon monarque (à G) et Edelfalter anartia jatrophae (à D). 

Une belle journée "safari" dans les Everglades, où nous avions parfois l'impression d'être seuls, et durant laquelle nous avons croisé une grand nombre d'alligators.

A suivre....

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Ici, on est toujours aux Etats-Unis, tout en étant transporté ailleurs. Surnommée la "ville magique", Miami a de quoi séduire, du sable chaud de ses plages à l'architecture Art Déco de South Beach. Nous commencerons notre visite dans le quartier de Wynwood (l'ancien quartier industriel de Miami) qui a lui seul est une véritable collection de fresques murales exposées dans une cour au milieu d'entrepôts en béton. Tony Goldman a fait de Wynwood un haut lieu de création de graffitis dans les rues piétonnières. En rendant légales ces inscriptions plus ou moins artistiques, il favorisa la venue d’une trentaine d’artistes venus du monde entier créant ensemble, un type d’expression pictural nouveau et unique qui est aujourd’hui reconnu comme étant les fresques murales de Wynwood (Wynwood Walls).

Wynwood Walls. 
Notre fresque préférée.... 
Steet Art à Wynwood. 

Le phénomène a provoqué un incroyable développement de cette forme de création dans les rues et quartiers environnants.

Les bâtiments dans le quartier de Wynwood. 
Autres exemples de "steet art" dans les quartiers environnants. 
Vues de Miami. 

Au début de son histoire Miami Beach n'était qu'un paysage nu, rivage ensablé où ne poussaient que broussailles et palmiers. Ce n'est qu'au début du XXème siècle que des entrepreneurs commencèrent à projeter la transformation de l'île en complexe touristique. Dans les années 20, les premiers hôtels furent construits pour une riche clientèle d'industriels, mais en 1926 un ouragan dévasta l'île.Quand sonna l'heure de la reconstruction, on ne parlait que d'un nouveau style architectural audacieux qui avait suscité l'enthousiasme lors de l'exposition des Arts Décoratifs à Paris en 1925. C'est pourquoi on trouve à Miami Beach quelques 800 monuments Art Déco classés monuments historiques présentant chacun une façade différente.

La plage de Miami Beach envahie par les transats. 
Quelques bâtiments Art Déco sur Ocean Drive. 

C'est sur Ocean Drive que le styliste italien Gianni Versace a jeté son dévolu pour une maison à 2,95 millions de dollars. Il a transformé le bâtiment de 24 appartements en 8 chambres, 2 cuisines, 3 salons, 10 salles de bains, un bar, une bibliothèque, 4 salons. C'est devant son portail qu'il a été assassiné par un serial killer.

Maison de Gianni Versace. 

Miami Beach, c'est aussi un ballet de belles voitures Lamborghini, Maserati, Rolls Royce, Ferrari, car l'essentiel à priori c'est de se faire remarquer....

Belles anglaises et italiennes... 
L'hôtel Royal Palm style Art Déco 1939. 

Notre visite à Key Largo ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Difficile de trouver une plage digne de ce nom, elles sont dans une grande majorité privatisées par les hôtels et les campings et celle que nous avons trouvé était très moche.

Plage artificielle à Key Largo. 

Nous avons donc écourté notre ballade à Key Largo, mais sur le chemin du retour, nous n'avons pas résisté à retourner dans le parc des Everglades mais par un accès différent bien entendu.

Paysages du côté de de Royal Palm. 
Grande aigrette à l'affût. 
Pic à ventre roux et anhinga d'amérique.
La Tortue à nez de cochon est une espèce menacée.
Alligator. 
Quelques beaux spécimens. 
Jeunes Anhinga dans leur nid et Tantale d'amérique.

Un autre quartier que nous avions envie de découvrir à Miami, la "Calle Ocho" où de chaque côté s'étend "Little Havana". Au milieu des années 1950, une communauté hispanophone s'y établit, ouvrant la voie à tout un afflux de réfugiés cubains qui, après l'inauguration des fameux « vols de la Liberté » en 1965, atteignit de nouveaux sommets. Cette forte concentration de Cubains valut au secteur le surnom de « Little Havana ».

Bienvenue à Little Havana. 
L'église San Mateo. 


Street Art à Little Havana 

Dans le "Parc Domino" des tables sont aménagées pour permettre aux vieillards pimpants de jouer aux dominos toute la journée sous l'oeil bienveillant de Maximo Gomez.

La statue de Maximo Gomez. 
Les joueurs de domino très concentrés. 

Ce quartier perpétue la tradition du café cubain, du roulement du cigare à la main mais aussi de la musique cubaine.

On peut y déjeuner en écoutant des airs de salsa. 


Vues sur Miami. 

A suivre...

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Nous poursuivons notre route vers le Nord sur la côte Est de la Floride et le Canaveral National Seashore. Plus connu pour être le site de lancement du programme spatial américain, ce dernier comprend aussi une réserve faunique de tout premier choix. L'occasion pour nous de découvrir cette réserve et des oiseaux que nous ne connaissions pas, en étant seuls sur les routes ce qui était bien agréable.

La réserve de Cap Canaveral. 
Aigrette bleue. 
Ibis blanc. 
Sarcelle à ailes bleues (mâle) et Foulques d'amérique.
Ibis falcinelle. 
Carouge à épaulettes et Quiscale bronzé sur la portière de notre voiture.
Cormoran à aigrettes (à G) et l'Anhinga d'amérique.
Spatules rosées. 
Urubus à tête rouge. 
Aigrettes neigeuses et échasse d'amérique (à D).
"Reddish  egret".
Grue de Floride et son bébé. 
Grand héron. 
Alligators. 

Une courte visite de Ste Augustine considérée comme le lieu d'accostage du premier explorateur européen (le conquistador espagnol Juan Ponce de Leon sur le futur territoire des États-Unis, le 27 mars 1513) et comme la plus ancienne ville des États-Unis, à la suite des explorations maritimes espagnoles du XVIe siècle. Pour info, Christophe Colomb avait accosté sur des îles.

Le phare de Ste Augustine. 
La cathédrale de Ste Augustine. 


Flagler College. 

Jacksonville est la plus grande ville de l'état de Floride qui compte quelques bâtiments anciens et de très belles maisons.

 Belles maisons dans les quartiers chics de Jacksonville. 
Vue sur les tours de Jacksonville. 
La basilique Immaculée Conception de Jacksonville (à G) et la première église presbytérienne.

A suivre....

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Bienvenue en Géorgie. 

Savannah est une très belle ville du Sud des Etats Unis en Géorgie chargée d'histoire qui se trouve à l'embouchure de la rivière éponyme. Son centre historique a beaucoup de charme avec ses nombreux squares et ses grands chênes recouverts de mousse espagnole. Elle est supposée être la première ville planifiée aux États-Unis. C'est Oglethorpe qui en dessina le plan en 1732 (un an avant son arrivée sur le site), un plan aux rues perpendiculaires, laissant régulièrement des espaces pour des parcs publics et vingt-quatre petits squares, dont vingt-deux subsistent toujours.

C'est par le Forsyth Park parsemé de fontaines et planté de chênes que nous commençons la visite de la ville.

Fontaine du Parc Forsyth. 
Succession de places au charme européen. 

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste actuelle est construite en 1873 dans le style néogothique inspiré des églises gothiques françaises, et consacrée en 1876.

Cathédrale Saint-Jean-Baptiste.

Au bord du fleuve Savannah, le quartier "Factors Walk" avec de grands bâtiments en briques rouges donne une autre ambiance à la ville. C’était là qu’autrefois le coton était marchandé, les marchands de coton s’appelaient des « factors« , et c’est même ici que le prix du coton était fixé, au niveau mondial.

La bourse du coton (au C).


Un bateau à roue à aubes attend les touristes. 
Savannah est aussi un très grand port de commerce. Ferry pour rejoindre l'autre rive. 
Vieille Ford dans le centre historique  et touristique de Savannah. 

La maison et le quartier des esclaves d'Owens – Thomas est l'un des plus beaux exemples d'architecture anglaise Regency du pays. C'est ici du balcon blanc situé sur le côté de la maison, que le marquis de Lafayette s'est adressé aux citoyens de Savannah lors de sa visite en 1825.

Owens Thomas House Marquis de Lafayette.
Telfair. Académie des Arts et des Sciences. Statue de Rembrandt (à G).

Mercer-Williams est tristement célèbre pour avoir servi de décor à un homicide. Williams était antiquaire et conservateur réputé de Savannah où il restaurera plus de 50 maisons dans la ville. Accusé du meurtre de son assistant, il sera jugé à 4 reprises pour être finalement acquitté lors du dernier procès. Un film de Clint Eastwood de 1997 "Minuit dans le Jardin du bien et du mal" retrace cette histoire.

Mercer-Williams House. 


Belles maisons antebellum autour d'Abercorn Street. 

Le très grand cimetière de Bonaventure est devenu célèbre après son apparition dans le roman de 1994, Minuit dans le jardin du bien et du mal de John Berend, et dans le film réalisé par Clint Eastwood, basé sur le livre. Fondé en 1846, on peut prendre le temps de se promener dans les allées même si la mousse espagnole qui pend aux chênes lui procure une ambiance presque lugubre.

Cimetière de Bonaventure. 

Autre arrêt obligatoire, pour ceux qui visitent Savannah, pour voir une partie de la plus longue avenue de chênes verts au monde. Quatre cents chênes vivants bordent cette route qui traverse la propriété Wormsloe.

Wormsloe et son allée de chênes, très souvent photographiée.

A suivre...

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Quelques kilomètres à la sortie de Savannah et nous voici en Caroline du Sud. L'occasion de s'arrêter à Charleston une petite ville où il semble faire bon vivre, destination touristique numéro 1 des américains.

Bienvenue en Caroline du Sud. 

La ville possède son centre historique avec ses rues bordées de belles maisons antebellum et ses palmiers.

Pas de style vraiment précis, un mélange de style anglais, des caraïbes, on pourrait se croire aussi par moment à la Nouvelle Orléans.


Balcons rappelant ceux de New Orleans. 

Une dernière grande étape de plus de 500 kilomètres va nous permettre de rejoindre Richmond en Virginie en traversant l'état de Caroline du Nord.

Une traversée de Carline du Nord sans s'arrêter et nous voici en Virginie. 

Petersburg à 24 miles au sud de Richmond a été le théâtre d'affrontements sanglants pendant plusieurs années entre nordistes et sudistes dans une guerre de tranchées.

Durant cette guerre, ce bâtiment était la banque de Petersburg et de ce site beaucoup d'hommes ont été appelés à se battre dans ce qui est devenu la bataille des vieillards et des jeunes garçons.

Siege Museum. 
St Joseph Catholic Church construite en 1894.


Belles maisons près du centre historique de Petersburg. 

C'est dans ce quartier, proche de cette maison que le Général Robert E. Lee avait basé son quartier général en 1864 durant le siège de Petersburg.

Richmond, capitale de l'Etat de Virginie est situé à l'embouchure de la James River. Le Capitole, construit entre 1785 et 1788 d'après des plans de Thomas Jefferson et l'architecte français Charles-Louis Clérisseau, le bâtiment de style néo-classique est inspiré de la Maison Carrée de Nîmes.

Le Capitole de Richmond et dans le parc la statue d'Edgar Allan Poe qui a vécu dans cette ville.

Le "City Hall" est exécuté dans un style néo-gothique en granit gris. Il a servi d’hôtel de ville de sa construction en 1894 jusqu'aux années 1970.

L'ancien hôtel de ville. 

La construction de la cathédrale a commencé en 1903, s'est achevée en 1905 et consacrée le jour de Thanksgiving, le 29 novembre 1906. Le bâtiment est un exemple de l'architecture néo-renaissance italienne dont l'extérieur est construit en granit de Virginie et en calcaire d' Indiana.

Cathedral of the Sacred Heart et la nef principale.
Exemple de Street Art à Richmond. 
Le Pont de chemin de fer qui enjambe la James River. 

Richmond une ville avec de très belles demeures qui reflètent toujours l'âme du Sud.

A suivre...

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Sur la route qui mène à Washington, Fredericksburg fût le théâtre de l'une des pires erreurs stratégiques de l'histoire militaire américaine. En 16 charges, plus de 6000 soldats de l'union furent tués sur un total de 20000. La nature ayant repris ses droits, l'épaisse forêt aux alentours ne laisse plus aucune trace du champ de bataille.

Le champ de bataille de Fredericksburg. 

Le cimetière d'Arlington est situé en Virginie. C'est un important cimetière militaire américain créé durant la guerre de Sécession sur les terrains d'Arlington House. Ici, reposent près de 300000 héros célèbres ou anonymes avec quelques exceptions comme les tombes des Kennedy.

Le cimetière d'Arlington. 
La tombe de John et de Jackie Kennedy. 
Amphithéâtre d'Arlington et la garde près de la tombe des soldats inconnus. 
Le mémorial dédié aux astronautes disparus dans la catastrophe des navettes spatiales Columbia et Challenger

Washington située dans le district de Columbia est une ville indépendante américaine, capitale des Etats-Unis et à ce titre, ne fait pas partie des cinquante Etats de l'Union. La Maison Blanche est la résidence officielle de tous les présidents des Etats-Unis. Le bâtiment en grès d’Aquia Creek est peint en blanc, construit entre 1792 et 1800, s'inspire du style géorgien. Il est le lieu de résidence, de travail et de réception de tous les présidents américains depuis John Adams deuxième président des Etats-Unis, qui y entra en 1800.

The White House. Façade Sud et Nord (à D). 

L' Executive Office Building ci-dessous abrite aujourd'hui le bureau du vice-président et sert surtout de bureau de cérémonie. Son style ne plut pas à tous, Mark Twain y faisait référence comme « le plus laid des bâtiments d'Amérique » et Harry Truman l'appelait « la plus grande monstruosité en Amérique ».

Dwight D. Eisenhower Executive Office Building. 

Le Capitole est le bâtiment qui sert de siège au Congrès, le pouvoir législatif aux Etats-Unis. Sa construction dans un style néo-classique commence en 1793 et s'achève en 1812. Le dôme est l'œuvre de l'architecte Thomas U. Walter qui s'inspira du Panthéon de Paris.

Le Capitole de Washington. 

La bibliothèque du Congrès est l'institution la plus importante du monde et également la plus vieille structure fédérale aux États-Unis. Elle est répartie sur 3 bâtiments qui comportent 1358 km de rayonnages destinés au savoir universel. Sa collection comprend quelque 32,2 millions de livres et 61,4 millions de manuscrits.

La bibliothèque du Congrès. 

On commence la visite dans le Great Hall, l’immense hall d’entrée. L’architecture fait un peu penser à un palais méditerranéen, notamment du fait des alcôves et des mosaïques. Des citations ainsi que les noms d’auteurs célèbres ornent les murs.

Le plafond est magnifique ainsi que la fresque en mosaïques. 


La salle de lecture n'est visible pour les touristes que derrière une vitre.

La salle de lecture. 


 Les galeries sur les côtés de la bibliothèque abritent des expositions. 
Exposition Maya et Aztèque. 

La National Gallery of Art abrite une impressionnante collection d'oeuvres allant du moyen âge à nos jours. C'est l'un des plus grands musées au mondes avec environ 140 000 oeuvres (tableaux, sculptures et dessins) Les galeries françaises du XIXe siècle présentent les œuvres de certains des peintres les plus importants de l'histoire : Monet, Renoir, Cézanne, Van Gogh, Gauguin entre autre. Comme beaucoup de musées à Washington, l'accès est gratuit et dans celui-ci les photos sont permises (ce qui devient très rare).

La "National Gallery  of Art".


Fragonard, Van Gogh, Renoir. 
Turner, Monet et Cézanne.
Dali 

Le Mémorial de Lincoln est un monument construit en l'honneur d'Abraham Lincoln, 16ème président des Etats-Unis. La salle centrale abrite sa statue monumentale, œuvre du sculpteur américain Daniel Cherster French. Elle mesure 6 mètres de haut pour 6 mètres de large et a été taillée dans 28 blocs de marbre de Géorgie. Elle représente un Abraham Lincoln assis, le regard pensif, regardant vers l'est au-delà du miroir d'eau.

Lincoln Memorial. 

Avec ses 170 m de haut, ce monument composé de 36000 blocs de pierre est l'édifice le plus haut de la ville. Sa construction fut si longue que la carrière de marbre d'origine s'épuisa.

Washington Monument. 

Le bâtiment de Smithsonian Institution, achevé en 1855, est construit en grès rouge dans un style proche de l'architecture normande. Le château abrite les bureaux administratifs de l'Institution et c'est le plus grand complexe de musées (19), d'enseignement et de recherche au monde. Fondé en 1846, grâce au précieux pécule de James Smithson, un scientifique britannique qui a laissé tout son héritage ( la moitié d’1 million de dollars, soit 1/66ème du budget fédéral américain de l’époque ) aux Etats-Unis afin que soit créée à Washington D.C. la "Smithsonian Institution", un établissement dédié au savoir, à son développement et à sa diffusion. C'est pour cette raison que la plupart des musées ici sont gratuits.

Le château. 

Juste à côté du château, le bâtiment le plus ancien de la Smithsonian Institution construit en 1881 pour abriter des collections lorsque le château avait dépassé sa superficie.

Smithsonian Institution. 

Une des douze éditions originales d' Auguste Rodin, dans le jardin des sculptures à l'extérieur du musée.

Les Bourgeois de Calais de Rodin. 

A suivre....

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Bienvenue en Pennsylvanie. 

Avant de nous rendre à Philadelphie, une visite s'impose chez les Amish, puisque comme vous le savez les Amish de nos Amish sont nos Amish...!!!

Les Amish sont une communauté religieuse anabaptiste, fondée en 1693 en Alsace par Jakob Amman. La communauté est aujourd'hui présente surtout en Amérique du Nord vivant de façon simple et à l’écart de la société moderne. Leur première règle est : « Tu ne te conformeras point à ce monde qui t’entoure ». Se rendre à Ronks, près de Lancaster en Pennsylvanie, était une véritable remontée dans le temps pour cette découverte de la communauté Amish.

Nul doute, on est en pays Amish. 

À partir de 16 ans, vient le Rumspriga (qui signifie littéralement "courir dans tous les sens"), sorte de rite de passage durant lequel les adolescents sont temporairement libérés des règles de la communauté. Ils sont autorisés à sortir le weekend avec leurs amis, la plupart du temps réunis sous la forme de groupes de jeunes. Ils peuvent éventuellement quitter la communauté durant cette période. À la fin de cette période, environ 90 % des jeunes Amish demandent le baptême et vivent selon les traditions de la communauté. Une infime minorité d'adolescents quittent la communauté définitivement et se décident pour la vie moderne. S'ils font le choix de quitter la communauté après avoir été baptisés, ils sont bannis et ne peuvent plus revenir voir leur famille.

Première rencontre avec ce jeune Amish labourant son champ. 
Buggy sur les routes de campagne.
Les buggies et carrioles se fondent dans la circulations sans se soucier des autres véhicules.
Autre moyen de locomotion : la trottinette, le vélo est interdit car il va trop vite....

Les Amish ne souhaitent pas se laisser photographier. Leur costume traditionnel s'inspire des traditions paysannes européennes et américaines des 18ème et 19ème siècles. Leur tenue est très sobre, car peu leur importe la mode, ils s'habillent tous plus ou moins de la même façon : pour les hommes d'un chapeau de paille, d'une chemise, d'un pantalon noir et de bretelles, et pour les femmes d'une robe aux couleurs sombres, un tablier et un halsduch, à savoir un collet amovible rabattu sur les épaules et la poitrine. Elles portent aussi une coiffe qu'elles ne quittent jamais.

Amish au supermarché. 

Le Neff's Mill Bridge, construit en 1875 enjambe le ruisseau Pequea. Le pont est fabriqué à partir de planches de chêne, peint en rouge, la couleur traditionnelle des ponts couverts du comté de Lancaster.

Le Neff's Mill Bridge, pont couvert pour protéger sa structure des intempéries.
La petite ville de Strasburg. 

Les premiers colons qui s'installèrent dans la ville furent des Huguenots strasbourgeois, d'où le nom de cette toute petite ville qui regorge de très belles maisons, Strasburg.

L'église méthodiste de Strasburg et entre 2 maisons un cimetière.

La "Strasburg Rail Road" qui date de 1832 est l'une des plus anciennes voies ferrée en exploitation, aujourd'hui en activité pour les touristes proposant des trains tractés par des locomotives à vapeur.

La Strasburg Rail Road et sa petite gare. 
Amish, Amish... 

Le nom de la ville "Philadelphie" choisi par William Penn, signifie « amitié fraternelle » en grec, car elle devait être un îlot de tolérance religieuse. Entre 1774 et 1800, le Congrès des États-Unis s'est réuni en plusieurs endroits, le plus souvent à Philadelphie, faisant de celle-ci la capitale temporaire du pays, jusqu'à ce que Washington devienne la capitale définitive.

Independence Hall (1732-36) condense les premières institutions américaines : c’est là où a été signée la Déclaration d’Indépendance en 1776 et fût adoptée la constitution américaine, ce qui a donné lieu à la fondation des Etats-Unis, c’est aussi là où ont lieu les premières séances du Congrès.

Independence Hall et la statue de George Washington qui avait été choisi commandant en chef de l’armée continentale.


St Augustine Church. 


La mairie (City Hall) de Philly.

Le temple maçonnique est le siège de la Grande Loge de Pennsylvanie, l'une des plus anciennes obédiences maçonnique des Etats-Unis. Ci-dessous, George Washington (à D) montre son tablier maçonnique au frère Benjamin Franklin.

Temple maçonnique. 

Edgar Allan Poe a vécu dans cette maison pendant 7 ans. Il est considéré comme chacun sait, l'inventeur du roman policier. A l'extérieur une statue de corbeau, en référence à son poème.

La maison d'Edgar Allan Poe à Philadelphie. 

Vues sur Philadelphie.

Philadelphie. 

A suivre

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Notre "Road Trip" est terminé. Nous avons rendu notre SUV après avoir parcouru un peu plus de 10 269 miles soit environ 16 500 km et traversé 23 états. C'est donc maintenant, le plus souvent à pied que nous allons sillonner les rues de New York pendant 8 jours.

Bienvenue à New York. 

C'est sous une journée ensoleillée que nous nous rendons au mémorial du 11 septembre, longtemps surnommé "Ground Zero" construit à l'emplacement même des deux tours du World Trade Center qui comprend 2 bassins séparés.

Le mémorial avec les noms des 2750 victimes.

La reconstruction du site fut ponctuée de rebondissements. Si la première pierre du One World Trade Center a été posée en 2004, le chantier est resté ensuite au point mort et il a fallu attendre 2012 pour voir sa silhouette complète s'élancer dans le ciel new-yorkais. La hauteur de la nouvelle tour mesure 541m dont 124m d'antenne et celle qui devait être la plus haute tour du monde habitée s'est vue rapidement détrônée par sa rivale de Dubaï (828 m).

Le One World Trade Center. 

Juste à côté la nouvelle gare (la plus chère du monde) permet à 200 000 passagers d'accéder quotidiennement au réseau du métro et à la gare des trains de banlieue. L'Oculus, spectaculaire avec sa double marquise blanche, symbolise les ailes d'une colombe.

L'Oculus. 

Puis, direction Wall Street avec bien sûr le New York Stock Exchange (la bourse de New York que le monde entier connait). Elle fut fondée en 1792 et affiche une façade "Greek Revival" à colonnes et chapiteaux surmontés d'un fronton de temple antique.

Wall Street. 


New York Stock Exchange. 

Contrairement à ce que son nom indique, le taureau de Wall Street ne se trouve pas dans Wall Street mais dans le Bowling Green Park, au bout de Broadway. Cette sculpture, réalisée par l’artiste américano-italien Arturo Di Modica, a été installée devant la bourse de New York en 1987, juste après un crash financier. Le « Charging Bull » a finalement été déplacé dans le Bowling Green Park et sert aujourd’hui de porte d’entrée au quartier financier.

Le taureau de Wall Street. 

Trinity Church (1766) détruite par un incendie puis reconstruite en 1790 a accueilli George Washington pour assister aux offices une fois qu'il eût prêté serment pour devenir le 1er président des Etats-Unis. Bien que les bâtiments du World Trade Center se soient effondrés de l'autre côté de la rue, lors des attentats du 11 septembre, St. Paul's n'a pas été endommagée, ce qui lui a valu le surnom de "petite chapelle qui subsistait".

Trinity Church. 

Central Park est un espace vert artificiel entièrement aménagé par l'homme. Long de 4 km sur 800 m de large, 250 000 arbres ont été plantés sur les 340 ha. C'est donc à vélo, sur les conseils avisés d'amis, que nous feront la balade autour et dans le parc.

Central Park. L'immeuble de John Lennon, c'est devant celui-ci qu'il a été assassiné ( 5ème photo ).

Quelques beaux immeubles de style Art Déco autour de Central Park. Ce quartier est évidement prisé par les stars du show-bizz et les riches banquiers.

Immeubles style Art Déco. 

La visite de New-York serait bien sûr incomplète sans avoir approché Lady Liberty. Inaugurée en 1886, la statue symbolisait le soutien de la France à l'indépendance américaine. Auguste Bartholdi s'était fait aidé de Viollet-le-Duc pour réaliser la charpente métallique de ce colosse féminin, mais celui-ci mourut avant la fin de la construction et c'est donc Gustave Eiffel qui lui succéda.

Vue sur Manhattan. 
La statue de la Liberté. 

L'hôtel de ville de New York construit de 1810 à 1812 abrite les bureaux du maire. Impossible d'y pénétrer, l'accès est complètement fermé.

City Hall de New York au premier plan et derrière le Manhattan Municipal Building.
Manhattan Municipal  Building (gratte-ciel de 177m de haut).
 Immeubles et grattes-ciel dans ce quartier. 

Bryant Park est un charmant petit parc bien fleuri bordé par la Public Library et des buildings de toutes les époques. Le Radiator Building est un petit chef-d'oeuvre Art Déco tout en briques noires incrustée de dorures datant de 1924.

Bryant Park, un des favoris des New-Yorkais. 
Radiator Building. 

La cathédrale Saint-Patrick de New York, construite en marbre blanc entre 1853 et 1878 est la plus grande cathédrale catholique néogothique d'Amérique du Nord (123m de long sur 84 de large). Le sanctuaire artistique en mosaïque représente St. Sharbel enveloppé dans un halo lumineux dans la montagne libanaise, près du monastère St. Maron à Annaya, au Liban, où se trouve sa tombe.

St Patrick's Cathedral. 

La gare ferroviaire new-yorkaise que l'on appelle aussi Grand Central Station date de 1871 mais a été démolie et agrandie entre 1903 et 1913. Le bâtiment de style Beaux-Arts couvre 3 hectares, s'établit sur 7 niveaux, est illuminée par 55 000 ampoules. Le plus étonnant a été la redécouverte du plafond du hall principal, orné d’un ciel étoilé parsemé de constellations et peint par Paul-César Helleu, qui était caché sous une couche de saleté et de suie.

Grand Central Terminal. 

Le Chrysler Building de style Art Déco, d'une hauteur de 319 mètres fut la plus haute structure du monde, après la tour Eiffel (324m) en 1930 et 1931, jusqu'à la construction de l'Empire State Building.

Chrysler Building. 

Time Square est un quartier de la ville de New York qui tire son nom de l'ancien siège du New York Times. Surnommé « Crossroads of the world1 », Time Square est l'un des endroits les plus célèbres et les plus animés au monde, à l'instar des Champs-Elysées à Paris où environ 365 000 personnes s'y croisent chaque jour.

Time Square en fin de journée. 
Panneaux publicitaires et enseignes lumineuses démesurées. 

On y vient aussi pour se faire prendre en photo comme ces jeunes mannequins ou ce couple d'acteurs le jour de leur mariage.

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Le pont de Brooklyn est l'un des plus anciens ponts suspendus des Etats-Unis. Il traverse l'East River pour relier Manhattan à Brooklyn sur 1825 m et a été ouvert à la circulation en 1883. Très photogénique, le pont apparaît dans de nombreux films, sur de nombreux tableaux et dans des jeux vidéo.

Pont de Brooklyn et vue sur Manhattan.
Manhattan Bridge au fond l'Empire State Building. 

La visite du Museum of Modern Art (MoMA) a été assez décevante. Un beau musée à taille humaine mais peu de belles œuvres et si de nombreux artistes sont présents, il n’y a que peu d’œuvres de chacun et souvent de qualité moyenne.

Picasso. 
Seurat, Braque et Cézanne. 

Harlem est le plus grand quartier de Manhattan, le seul qui occupe toute la largeur de l'île, de l'Hudson à l'East River. C'est d'abord le symbole de la communauté noire de New York et de son combat. Mais aujourd'hui, c'est un quartier en pleine renaissance, même si la pauvreté est toujours visible.

Corinthian Baptist Church et sa façade inspirée du palais des Doges à Venise .
Washington Apartments furent en 1883 les premières habitations collectives de Harlem (à D). 

Ci-dessous, le plus bel alignement Queen Anne de NY, oeuvre de l'architecte F.H Kimbal (très réputé à l'époque) qui a sut utiliser la terra cotta pour créer de splendides décors à moindre coût.

Queen Anne. 

La boutique de chapeaux Flamekeepers Hat Club est une curiosité de Harlem. Borsalinos, canotiers et panamas, rivalisent d'élégance attirant golden boys et rappeurs, il faut dire que le patron est une figure en soi.

Chez Flamekeepers Hat club. 

L'église actuelle St Thomas date de 1913 et c'est la quatrième église construite à cet emplacement, la première datant de 1823. Le magnifique retable de 80 m de haut comprend 60 sculptures et décorations.

Saint Thomas Church 5ème Avenue. 

A Brooklyn, à l'est de Williamsburg, Bushwick est le temple du "Street Art", un musée à ciel ouvert dans cette zone d'entrepôts décrépis. Ici, les artistes-graffeurs de renommée internationale, sont invités à investir les murs du quartier.

Quelques exemples de peintures murales. 

L'église du sanctuaire national de San Gennaro fait partie du quartier de la Petite Italy à Mahnattan, tout proche de Chinatown qui ne cesse de s'étendre et qui finira par absorber tout le quartier

L'église de San Gennaro. 

Tout proche dans Little Italy, le colossal édifice de 1909 "Police Building" a été le siège de la police de New York pendant 65 ans, transformé aujourd'hui en appartements.

Police Building. 

Dans le quartier de SoHo, un des quartiers chers de New York, on trouve de beaux immeubles et de plus en plus d'enseignes du luxe international, les seules à pouvoir se payer des loyers toujours plus délirants.


Quartier de SoHo. 
Peintures murales dans le quartier de SoHo. 

Grace Church (1843), surnommée "l'un des plus grands trésors de la ville" , est un chef-d'œuvre du style néo-gothique français.

Grace church et le petit presbytère à ses côtés.

Le Flatiron Building compte vingt-deux étages et mesure 87 mètres de haut. Le terme « flatiron » signifie fer à repasser. Sa forme caractéristique est due au croisement à cet endroit de la 5ème avenue avec Broadway qui est la seule avenue de New York ne respectant pas le plan d'alignement avec croisements à angles droits des autres artères. En conséquence, il a fallu construire un immeuble en pointe à l'intersection. Lors de son achèvement en 1902, c'était l'un des plus hauts gratte-ciel de Manhattan.

Le Flatiron Building. 

En explorant le quartier ancien de Greenwich, on a l'impression d'être dans un village au coeur de la ville. Dans les années 1910, les loyers défiant toute concurrence, une population de jeunes s'installe dans ce quartier qui devient le "bohème de Manhattan". Aujoud'hui, les prix élevés attirent les galeries d'art, les magasins de créateurs et les hôtels de luxe. La découverte de Greenwich Village sera malheureusement écourtée en raison d'une bonne averse.

Washington Square Arch. 

Cet arc de triomphe de style Beaux-Arts, inspiré de ceux de Rome et de Paris, a été érigé en 1892 pour commémorer le centenaire de l'accession à la présidence de G. Washington. Il marque l'entrée du square côté 5ème avenue.

Washington Square Arch. 

Un peu plus loin, une façade surprenante datant de 1887 attire l'oeil. Un entrepreneur fou d'art oriental indien a fait sculpter dans du teck profusion de feuillages, d'oiseaux, de fleurs et même d'éléphants. Le teck a de telles qualités que la façade affiche encore fièrement son âge, sans une ride.

De Foest House. 
Autres belles façades dont celle aux balcons ornés de faïences. 

La rue "Perry Street" abrite aussi de belles maisons anciennes à perrons surélevés ayant servies de décor à la série TV "Sex and the City".

Perry Street et le numéro 66.
Jefferson Public Library dans un style néo-gothique. 

C'est ici que notre aventure américaine se termine, après avoir marché près de 110 kilomètres dans les rue de New York. Nous vous remercions tous de nous avoir suivi pendant ces 71 jours et vous donnons rendez vous lors d'un prochain voyage.

A bientôt...