Carnet de voyage

De Nantes au Danemark

7 étapes
24 commentaires
Les deux premiers mois de notre road trip autour de l'Europe
Du 2 mai au 8 juillet 2019
68 jours
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Que d'aventures lors de cette première semaine de voyage 😉 Au menu : visites chez les copains, problèmes de mécanique et maladresses de notre part !

Après un petit passage par les Deux-Sèvres pour dire au revoir à la famille et aux amis de Tiphaine, nous sommes remontés à Nantes car nous avions prévu de faire installer le GPL (très pratique pour se chauffer, faire à manger, nous laver avec de l'eau chaude !). Après plusieurs heures d'attente, le mécanicien nous a finalement appris que ce n'était pas possible de faire cette installation sur Jacqueline... C'est un peu embêtant car chaque pays d'Europe a ses propres bouteilles de gaz et adaptateurs et, souvent, ils ne récupèrent pas les bouteilles des autres pays... haha ! Tant pis, nous avons décidé de partir et d'aviser sur le tas. Nous avons donc pris la direction de la Mayenne puis la Normandie où nous avons trouvé de sympathiques endroits pour se poser et dormir au calme.

On a passé le premier weekend de voyage dans l'Eure chez Jeanjean, Rémi et Mélie où nous avons chargé un peu plus Jacqueline avec de la bière locale (merci Rémi !). Les nuits normandes ont été fraîches, ce qui nous a permis de tester le chauffage qui fonctionne bien ! Nous avons aussi profité de cet arrêt pour faire de petites réparations et repartir plus sereinement... Trop sereinement sûrement car nous avons oublié de refermer la soute arrière du camping car et avons roulé 50 km avant de s'en rendre compte ! Petit miracle : rien n'a été perdu car tout était bien calé !

Penser à vérifier que les soutes sont bien fermées avant de repartir !

Le lendemain, après la découverte d'Amiens (jolie ville avec plein de canaux) nous avons été vigilants en vérifiant que la soute était bien fermée, que le gaz était lui aussi coupé et on a décollé, sûrs de nous. MAIS, au bout d'1 km nous nous sommes rendu compte, après avoir un peu fauché l'herbe d'une berne, que nous avions oublié de remonter le marche pied ! Pas trop de mal, un bon tournevis et quelques coups de marteau ont suffi à le réparer.

Penser à vérifier que le marche pied est bien relevé avant de partir ! 😀

Nous sommes finalement arrivés à Lille sans encombre pour passer deux nuits chez Anthony et Hélène. Nous en avons profité pour visiter le Centre Historique Minier de Lewarde qui est une ancienne mine de charbon. Au programme : découverte de l'histoire très intéressante du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et témoignage d'un ancien mineur devenu guide conférencier. On vous le recommande.


Pressés de reprendre la route vers la Belgique nous avions prévu d'acheter des adaptateurs de gaz spécifiques aux bouteilles belges. Finalement, nous sommes tombés sur un vendeur très sympa et arrangeant qui nous a proposé d'installer le GPL dans l'après-midi. Nous avons sauté sur l'occasion ! Désormais nous n'aurons pas à nous préoccuper des changements de bouteilles entre les pays.

Malheureusement en repartant, le technicien nous a signalé qu'il y avait une grosse tache d'huile sous le véhicule... Dès le lendemain nous avons trouvé un garagiste à Lille et le verdict est tombé : la boite de vitesse a été mal réparée, il faut la démonter, la renvoyer à Bordeaux (toujours sous garantie) et la remonter. Durée de l'intervention : une dizaine de jours !


Nous voila donc à pied et sans maison, bloqués à Lille jusqu'au 20 mai environs, mais Hélène et Anthony nous accueillent une seconde fois. MERCI beaucoup les amis😀


Nous profiterons sûrement de cette semaine sans Jacqueline pour aller visiter Bruxelles. Pour nous aider, le Nord a prévu des aires d'auto stop et le beau temps est enfin arrivé !

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Pendant que Jacqueline a passé dix jours chez un garagiste de Villeneuve d'Ascq, nous avons continué notre périple en métro, bus et surtout à pied !

Anthony et Hélène nous ont à nouveau ouvert leur maison et pour les remercier, Baptiste les a aidé dans leurs travaux.

Ils nous ont aussi conseillé d'autres lieux sympas à voir dans la banlieue de Lille. C'est comme ça que nous nous sommes retrouvés à la Piscine à Roubaix. Ici, pas besoin de maillots de bain car il s'agit d'un musée d'art et d'industrie implanté en lieu et place de l'ancienne piscine art déco de la ville. (Photo ci-contre) Plutôt chouette comme endroit.



On a aussi profité des bus (pas chers) pour nous rendre à Bruxelles pendant 2 jours, le temps de visiter la ville et de faire un coucou à Gabriel l'ancien colocataire de Baptiste. Comme tout bon touriste nous nous sommes tout d'abord dirigés vers le Manneken-Pis, mais devant la foule qu'il attire nous avons passé notre chemin et sommes aller voir ces deux compatriotes incontinents : Jeanneke-Pis, la petite fille et Zinneke-pis, le chien, bien moins fréquentés.

Nous avons flâné dans les rues en levant le nez devant les grandes fresques en hommage à la bande dessinée pour aller de la Grand-Place au palais royal en passant par les galeries de la reine. Une journée bien remplie, conclue par un repas chez Gabriel et quelques bonnes bières en centre ville 😀


Le lendemain nous sommes allé vers le parc du Cinquantenaire (de l'indépendance de la Belgique) en passant par un quartier bien particulier : le quartier européen où nous avons déambulé entre les buildings de la commission européenne, les ambassades du monde entier et visité le parlement européen de Bruxelles et son hémicycle.


Finalement, le garagiste nous a appelé dix jours plus tard pour nous dire que Jacqueline était prête à reprendre la route ! C'est reparti ! Direction la côte belge puis Bruges, Gand, Anvers et les Pays-Bas.

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Nous sommes partis en direction de la côte belge vers Ostende en Flandre. Revoir l'océan est agréable mais les villes côtières ont un point commun avec la côte vendéenne que nous connaissons : une grande plage de sable fin surplombé de grands immeubles en béton : il y a plus joli. Ostende accueille aussi un Walk of Fame du terroir avec, entre autre, Jean Claude Van Damme et Yolande Moreau.

Nous avons suivi la côte jusqu'à Knokke-le-Zout, la Baule à la sauce flamande : beaucoup de galeries d'art et de grosses voitures. Jacqueline n'était pas dans son élément mais ça a permis à Baptiste de faire son pèlerinage autour du film Dikkennek !

La reprise du voyage démarrait donc plutôt bien mais après une nuit tranquille entre la côte et Bruges, les ennuis ont recommencé : dans la matinée, on a découvert une fuite d'eau sous le camping-car... Nous avions prévu de visiter Bruges le jour-même donc nous avons fait abstraction de ce nouveau problème pour suivre notre programme. Nous avons visité cette ville-musée, aussi belle que touristique et nous sommes revenus à Jacqueline pour trouver l'origine de la fuite. Après avoir démonté les parois du camping-car pendant plusieurs heures, nous avons fini par trouver le problème : le chauffe-eau était percé. Etant en Belgique, nous avons décidé de redescendre à Tourcoing, où nous avions fait installer le GPL, pour faire poser un nouveau chauffe-eau. Celui-ci ne pouvant être fait avant 10 jours, nous avons choisi de repasser la frontière et de partir à la découverte de la Wallonie (sans eau chaude !) en attendant.

Comme nous n'étions pas pressés par le temps, nous avons effectué une autre réparation sur le camping-car : les suspensions arrières. Élément important car les routes belges sont souvent cabossées et nous imaginons que d'autres en Europe le seront aussi ! Pendant cette réparation nous avons pris nos vélos et sommes allés à Charleroi, une ancienne ville charbonnière encore très industrielle et assez sinistre.

Godinne au bord de la Meuse


Durant cette semaine d'attente, nous avons aussi découvert que la Belgique n'est pas complètement un plat pays et peut même être très vallonnée. Nous avons ainsi passé deux jours à Godinne un petit village calme niché dans la vallée de la Meuse où nous avons fait de la randonnée.


Puis retour à la "civilisation" en allant à Namur pendant un festival d'arts de rue. Nous y avons retrouvé une troupe angevine hilarante, Mademoiselle Orchestra, que Tiphaine avait déjà vu à Aurillac il y a quelques années.

Puis nous avons fini notre tour de Wallonie par Liège, où nous avons grimpé sur la montagne de Bueren offrant une vue sur cette grande ville, qui ne nous a pas plus enthousiasmé que ça.


Sur le chemin du retour vers Tourcoing, nous avons fait un détour par Gand qui est une alternative à Bruges trop touristique : des canaux, de belles maisons avec des pignons à gradins typiques des Flandres et beaucoup de vélos. Une ville qui nous a plu, bien qu'un peu bobo.


Le chauffe-eau réparé, nous avons terminé notre tournée belge par la ville d'Anvers. C'est le deuxième plus gros port industriel d'Europe après Rotterdam. Nous avons pu le constater en le longeant à vélo pour aller dans le centre ville. Anvers est aussi réputé pour être une des plateformes les plus importantes pour le commerce de diamants. Un quartier entier y est consacré avec des centaines de diamantaires les uns à cotés des autres. Nous avons aussi profité de l'occasion pour manger une dernière frite belge et une fricadelle (sorte de saucisse enrobée de panure).

Désormais nous sommes aux Pays-Bas. Le beau temps n'est pas au rendez-vous depuis quelques jours : orages, averses et tempête au programme. Les nuits sont agitées dans Jacqueline ! On vous racontera les Pays-Bas dans une prochaine étape.

On met plein d'autres photos dans la rubrique "Photo" du blog et sur Instagram.

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Nous sortons d’une grosse semaine aux Pays-Bas. Nous avons un peu moins pris notre temps qu’en Belgique car les paysages sont assez similaires (champs à perte de vue, peu d'arbres, de nombreux canaux et quelques moulins) et surtout, le pays est assez strict avec les camping-cars.


Nous sommes arrivés aux Pays-Bas en passant par le nord en direction de Rotterdam. Malgré les rares endroits gratuits et en pleine nature que nous indiquait Park4night, nous avons trouvé un petit parking proche de la côte pour passer notre première nuit en Hollande. En arrivant, des locaux nous ont averti que ce n’était pas légal de faire du camping sauvage mais tant que la police ne passait pas nous étions tranquilles. Nous avons donc décidé de rester car les aires légales coûtent une vingtaine d’euros la nuit et notre budget n’est pas extensible ! Nous étions quand même un peu stressés d’être réveillés dans la nuit et de devoir décamper en prenant peut-être une amende au passage. Mais nous n’avons pas eu trop le temps d’y penser car un vent violent s’est levé et a commencé à faire tanguer Jacqueline nous empêchant de dormir. Vers minuit, nous avons choisi de nous replier vers une ville, sur le parking d’un magasin coupé du vent par les bâtiments : beaucoup moins charmant mais plus sûr !


Nous sommes ensuite partis pour Rotterdam. Là encore le temps n’était pas clément. Nous avons attendu le milieu de l’après-midi pour que le soleil sorte et nous avons enfourché nos vélos pour explorer la ville. C’est vraiment la règle aux Pays-Bas : tout le monde à 🚲 et sans casque (même les scooters) ! Il y a des parkings immenses où des centaines de deux-roues sont garés sur plusieurs étages, c’est impressionnant. Nous avons découvert Rotterdam, une ville vraiment surprenante, à l’architecture très moderne avec le Markthal (un grand hall abritant uniquement des restaurants et épiceries), les Maisons cubiques, le pont Erasme et des buildings dignes de Manhattan. La ville est aussi très agréable avec des canaux et de nombreux petits ports intérieurs. Les rafales de vent ne nous ont pas arrêtés et nous avons passé la soirée dans le quartier des bars, le bien nommé « Cool », assez étudiant et animé.

Maisons cubiques       /       Pont Erasme  et ses buildings          /          le Markthal                                      

Le lendemain, au retour d'une balade à l’embouchure de la Nouvelle Meuse où se trouve le port industriel de Rotterdam, nous avons constaté avec amertume que Jacqueline avait encore une fuite au niveau de la boîte de vitesses. A partir de ce moment, nous avons perdu un peu de notre entrain. Nous avons visité La Haye mais sans y prendre de plaisir. Pour couronner le tout, nous étions le weekend de Pentecôte donc nous devions attendre le mardi pour aller chez un garagiste.

Nous avons donc patienté le lundi en allant à Utrecht qu’on nous avait vendu comme un Amsterdam moins touristique. Au final c’est très joli mais il n’y a pas autant de canaux que dans la capitale et il y avait beaucoup de visiteurs avec ce long weekend.

Le lendemain, nous avons donc commencé note tournée des garages automobiles. La plupart ne pouvait nous recevoir car Jacqueline était soit trop haute pour passer l’entrée, soit trop grosse pour leurs ponts ! Nous avons suivi les conseils de la serveuse du restaurant où nous étions la veille et sommes allés à Hilversum chez un garagiste concessionnaire. On aurait mieux fait de ne pas l’écouter ! Nous leur avons laissé Jacqueline en leur expliquant nos problèmes de boite de vitesse précédents et en leur demandant un diagnostic. Au final, nous sommes revenus 3 heures plus tard : ils avaient fait des réparations et nous demandaient 160€ ! Ils nous ont fait un rabais de 70€ car ils avaient "oublié" de nous faire un devis. Selon eux, c’était simplement le bouchon de vidange de la boîte qui fuyait. Un peu sceptiques, nous avons payé et sommes repartis. Mais après 30 km, TADAM : La fuite est réapparue ! Nous sommes donc retournés les voir le lendemain pour leur demander de nous rembourser car leurs méthodes et le résultat des réparations ne nous avaient pas vraiment plu... Le patron n’a rien voulu entendre, nous sommes repartis plus qu’énervés et toujours avec notre fuite ! Heureusement, peu après, nous avons trouvé d’autres garagistes beaucoup plus compréhensifs et l’un d’eux à diagnostiqué le même problème qu’un mois plus tôt à Lille. Il a également compris que nous n’avions pas envie de renvoyer la boîte de vitesse à Bordeaux une fois de plus et nous a rassuré quant à la non-gravité de la fuite. Nous pouvons donc rouler à condition de refaire le niveau d'huile tous les mille kilomètres environs. Nous renverrons sûrement la boîte cet hiver quand nous serons de retour en France pour travailler.

Après cet épisode mécanique, nous avons repris la direction d’Amsterdam un peu plus sereinement et avons visité cette ville à vélo entre deux averses. Généralement pas très friands de musées, on aurait quand même aimé visiter la maison Anne Franck, mais il aurait fallu réserver cinq jours à l'avance ! Nous nous sommes donc baladés et avons profité des coffee shops et bars : de quoi oublier nos soucis !

Pour finir la semaine, nous avons longé la côte en passant par l’Afsluitdijk, la route/digue séparant la mer du Nord de la mer intérieure. Pour notre dernière nuit aux Pays-Bas, nous avons finalement trouvé un endroit plutôt parfait en pleine nature, où nous avons pu observer le soleil se coucher lentement sur le lac à proximité.

Nous nous dirigeons désormais vers l’Allemagne où les spots pour les camping-cars sont beaucoup plus nombreux et surtout gratuits ou très peu chers en comparaison avec les Pays-Bas.

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L’Allemagne est un point assez central dans notre parcours. Nous venons de traverser le nord-ouest pour monter au Danemark et nous y repasserons quand nous redescendrons vers les Alpes pour travailler, en la traversant cette fois-ci du nord-est au sud-ouest. La Bavière (au sud-est) qui a l’air magnifique fera sûrement l’objet d’un autre passage au printemps 2020 quand nous repartirons vers la Turquie… Bref, on n’en a pas fini avec elle !


Pour cette première expérience germanique, on est plutôt contents. On a pu profiter de spots dans les nombreuses forêts sans avoir peur d’être dégagés à tous moments. On a passé du temps au bord de lacs où on s’est baigné quand la chaleur était au rendez-vous. Nous avons aussi testé le petit barbecue de poche offert par les copains de Baptiste qui marche à merveille (après plusieurs ratés quand-même !). C’était vraiment appréciable de se poser plusieurs jours au même endroit et de faire les ermites dans la nature.

Mais pas que !

Nous nous sommes aussi arrêtés dans les villes qui étaient sur notre chemin. Premièrement, Brême où il y a un très joli centre historique. On peut y voir la cathédrale et l’hôtel de ville richement sculptés, la Böttcherstrasse (une rue tout en briques rouges avec un beau carillon), le Schnoor un ancien quartier pécheurs qui borde le fleuve de la Weser et bien sûr, la statue des fameux musiciens de la ville de Brême du conte éponyme.

Nous sommes également allés plus au nord du pays, à Lübeck qui est aussi une très jolie ville médiévale.

Et nous ne pouvions pas louper Hambourg sur notre route. Nous sommes arrivés par la zone portuaire. Elle nous a paru plus impressionnante que celle de Rotterdam car nous avons emprunté un pont qui passait juste au dessus. Puis nous avons garé Jacqueline à un endroit stratégique, au bord de l’Elbe, en face du centre ville. Pour traverser le fleuve, rien de plus simple : nous avons emprunté un gros ascenseur qui nous a descendu jusqu’à un tunnel. Construit en 1911, il servait au départ aux voitures mais avec l’accroissement du trafic, la municipalité a dû construire un autre plus gros ouvrage en 1975.


Une fois de l’autre côté, nous avons exploré cette ville kaléidoscopique. Nous sommes allés à Reeperbahn qui est l’ancien quartier où les marins venaient étancher leurs soifs d’alcool et de femmes. C’est toujours le cas : on peut boire de l’Astra (bière locale) et aller dans les nombreux clubs de striptease. C’est aussi dans ce quartier que les Beatles ont fait leurs premières armes, au club Grosse Freiheit 36. A l’époque,le batteur du groupe n’était pas Ringo Starr mais Pete Best ...


On a aussi déambulé dans Sternschanze, un quartier alternatif. Tout y est recouvert de tags et de stickers (portes, façades, panneaux de signalisation…). Comme il faisait beau, on en a profité pour boire quelques bières au bar du coin, assis sur un bout de trottoirs comme tout le monde.

Au sud du centre-ville se trouve l’ancien quartier des entrepôts, Speicherstadt. Aujourd’hui transformé en bureaux et restos il accueille aussi la Philarmonie et quelques musées.


Enfin, le centre-ville laisse assez peu de vieux bâtiments à voir hormis l’hôtel de ville. Nous avons compris pourquoi lorsqu’on a visité le clocher de l’église Saint Nicolas, seul morceau de l’édifice religieux à avoir résisté après les bombardements de la ville en juillet 1943. En effet, cet été là, durant une semaine, les Alliés ont largué 17 000 tonnes de bombes rasant une grande partie de la ville, faisant 45 000 morts civils et 1 million de sans abris. Cet épisode tragique est aussi connu sous le nom de la « Tempête de feu ».


Le beau temps arrivant, nous avons voulu prendre notre premier bain dans la Mer du Nord. En remontant vers le Danemark, nous avons fait une escale à la station balnéaire de Sankt Peter Ording. Malheureusement, l’accès à la plage était payant. Nous nous sommes donc repliés sur une autre plage (moins belle) pour nous rafraîchir. Et selon Baptiste, la mer du Nord est « un poil fraîche ! ». Mais il va falloir s’y habituer, elle ne devrait pas se réchauffer au Danemark ! A très vite pour la suite :)

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Nous sommes arrivés au Danemark il y a une semaine et nous n’avons pas encore fini de le traverser. Il faut dire que les paysages sont magnifiques et sauvages donc nous en profitons au maximum.

Le premier endroit que nous avons découvert est l’île de Rømø sur la côte ouest. Il s’agit d’une île avec des plages immenses. Tellement immenses que l’on peut rouler dessus avec Jacqueline ! Au départ, nous n’étions pas très confiants mais lorsque l'on a vu tous les camping-cars garés sur la plage de Lakolk, nous avons fait de même. Le sable est très tassé donc ça facilite l’accès, il faut juste éviter les bancs de sable plus sec pour ne pas s’embourber. Nous en avons fait l’expérience et avons réussi à nous tirer d’affaire grâce aux plaques de désenlisement faites par Baptiste. Et si on ne parvient pas à se sortir de ce mauvais pas, les gens s’entraident en poussant les voitures et des pick-up patrouillent pour aider les véhicules coincés. Nous avons profité des chaudes journées pour s’y baigner et s’y attarder jusqu’au coucher du soleil. Malheureusement, il est impossible d’y passer la nuit 😦

Puis, nous avons regagné le continent direction Ribe, la plus vieille ville du Danemark, fondée au VIIIème siècle par les Vikings. On y trouve un musée ainsi qu’un village Viking reconstitué. Il y a plusieurs reconstitutions de ce genre au Danemark. Nous avons visité le fort de Fyrkat à l’Est du Jutland pour découvrir les coutumes et l’habitat de ces commerçants et guerriers si redoutés à une époque. Honorant leurs propres dieux, ils ont rapidement été christianisés au cours de leurs expéditions. L’ère des Vikings a pris fin au XI ème siècle.


Cap au Nord

Des amis en France nous avait conseillé d'aller jusqu'à Skägen à l’extrême Nord du pays. Sur le chemin, nous avons fait quelques haltes.


Nous sommes allés à Hanstholm où les Allemands ont construit un ensemble de bunkers durant la seconde guerre mondiale. Baptiste en a profité pour visiter l'un d'eux transformé en musée. Stockage des obus pour les canons, dortoirs avec paillasse, salle des machineries : la promiscuité du lieu permet de bien s’imprégner de l'ambiance et des conditions de vie des soldats.




Puis nous avons fait un arrêt au phare de Rubjerg Knud. Construit en 1900, l'édifice a été abandonné au sable et au vent en 1968. Rude environnement !

On peut encore monter au sommet pour admirer la falaise et les dunes environnantes. Attention aux courants d'air pour certain(e)s et au vertige pour les autres 😉



Puis, sur les conseils d’un auto-stoppeur danois, nous avons passé une soirée à la dune mouvante de Rabjerg Mile afin d’apprécier le paysage lunaire du lieu. En effet, c'était dépaysant, nous avons eu l’impression d’être dans le désert. Le coucher de soleil y était très beau et nous avons également voulu le voir se lever. Nous nous sommes donc réveillés à l’aube (4h au Danemark) pour profiter du spectacle. Et nous avons appris que la dune se déplace de la côte ouest vers l’est à une vitesse qui peut aller jusqu’à 18 mètres par an. Ayant commencé à bouger vers 1700, elle devrait mettre 500 ans à faire son voyage, engloutissant quelques maisons et la végétation sur son passage.


Enfin, nous avons atteint Grenen, la pointe la plus au Nord du Danemark. Cette langue de sable est battue par les vagues de deux mers qui se rejoignent : à l’Ouest la Mer du Nord et à l’Est la mer Baltique.

Baptiste a vérifié : aucune des deux n'est assez chaude pour Tiphaine !




Nous allons maintenant nous diriger vers l'île de Fyn puis l'île de Seeland (l'île de Copenhague). Nous vous raconterons la suite dans une dernière étape. A bientôt !

Au Danemark, les autoroutes sont gratuites mais les 2 ponts reliant le Seeland sont payants et assez chers (environ 200€ en tout pour un engin comme Jacqueline...)

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Pour cette deuxième semaine au Danemark, nous sommes allés de Skagen à Copenhague.

Sur la route nous avons fait escale à Aarhus qui est la 2e plus grande ville du pays mais qui compte seulement deux cent mille habitants ! Il y a une cathédrale et un très beau théâtre. Nous sommes montés sur le toit d’une galerie commerçante pour avoir une belle vue sur la ville mais également dans le vide car on peut marcher sur un tremplin de verre qui surplombe la rue (un peu flippant!). Puis nous sommes allés au jardin botanique où nous avons pu nous réchauffer dans ses très belles serres méditerranéennes et tropicales aux plantes variées et enfin nous sommes passés par le parc aux daims. C’était sympa de pouvoir approcher ces animaux qui raffolent des carottes que les visiteurs leur ramènent quotidiennement.

Puis nous avons pris la direction de l’île de Fyn où nous nous sommes arrêtés à Odense, la ville natale de l’écrivain Hans Christian Andersen. Cet auteur qui a vécu au XIX ème siècle a écrit de célèbres contes tels que La Petite Sirène, le Vilain Petit Canard, La Princesse au petit pois ou encore la Reine des neiges ! Toute la ville célèbre sa star locale et on peut voir où il a vécu, écrit… Outre cette particularité, la ville est assez jolie avec ses maisons basses et ses rues fleuries.

Le soir, nous avons trouvé un spot près de la plage pour passer la nuit. Un couple de morbihannais nous a rejoint ! Ils revenaient justement du nord de la Norvège et rentraient à Lorient. Un aller-retour qu’ils ont fait en un mois et demi mais avec un camping-car beaucoup plus neuf que Jacqueline !


Le lendemain nous avons pris le pont pour passer sur l’île de Seeland que nous avons payé assez cher comme prévu… Si Jacqueline faisait moins de 6 mètres, le prix aurait été divisé par deux ! Avant de remonter vers Copenhague, nous sommes descendus sur l’île de Møn réputée pour ses falaises de craies. Et en effet, ça valait le coup. Les falaises ressemblent un peu aux calanques de Marseille, c’est magnifique. L’île est aussi visitée pour ses tumulus datant de l’âge de pierre et ses églises aux peintures naïves. Par chance nous avons pu profiter de tout cela avec le soleil, ce qui n’était pas gagné car la semaine a été très nuageuse et pluvieuse.

Enfin, pour l’anniversaire de Tiphaine nous avons pris la route pour la capitale, Copenhague. Nous avons visité les lieux touristiques « conventionnels » comme Nyhavn, le plus vieux port de Copenhague avec ses maisons colorées et nous sommes allés voir la statue de la Petite Sirène très prisée des visiteurs.

Nous nous sommes aussi baladés dans Christinia. Il s’agit d’une ancienne caserne militaire qui a été investie par les Hippies dans les années 70 et qui est devenue une communauté auto-gérée d’environ 800 habitants, avec ses propres lois. L’expérience a duré quarante ans mais depuis 2013 la législation est redevenue la même que dans le reste de Copenhague. Désormais le quartier est très touristique. L’atmosphère y est particulière mêlant maisons auto-construites, squats, anciens hippies, SDF, dealers qui vendent leur marchandise sur des petites étales ouvertes au public et jeunes bobos qui viennent pour un concert. Un curieux mélange ! Nous n’avons pas beaucoup de photos des lieux car il était interdit d’en prendre !


Enfin, la soirée s’est achevée sur un bon resto et quelques bières dans les bars où nous avons fait la connaissance d’un Norvégien, d’un Chilien et d’un Suisse-Espagnol, plus ou moins de passage et tous séduits par cette ville.


Après ce week-end festif, nous nous sommes arrêtés à Hillerød et Helsingør pour voir deux châteaux célèbres : Frederiksborg Slot, le palais royal et Kronborg Slot, ayant inspiré Shakespeare pour Hamlet.

Puis il était temps pour Jacqueline de prendre son premier ferry et de traverser la mer Baltique pour rejoindre la Suède. Bye-bye le Danemark 😥 C’était un super pays, où nous avons apprécié aussi bien les villes que les coins sauvages.


Ainsi s’achève ce carnet de voyage. Nous allons en commencer un nouveau pour la suite de nos aventures. Bisous !