Carnet de voyage

La fin de l'Amérique centrale 🇵🇦

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Après des mois de réflexion et de préparation voici enfin venu le temps de mettre le plan à exécution ! 8 mois pour rallier le Mexique au Chili à travers 9 pays d'Amérique Latine 🤠🤯 Chapitre 4 🇵🇦
Janvier 2019
3 semaines
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6
janv
6
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Publié le 16 janvier 2019

06/01/19 - 11/01/19


Forcé par l'immigration du Guatemala à acheter une sortie de territoire à l'avance pour quitter le Costa Rica, c'est par ce shuttle "forcé" que je quitte ce pays. J'ai au moins eu le privilège de pouvoir changer ma date de départ.

Le shuttle nous emmène moi et une flopée de touristes à l'immigration du Costa Rica, dans le petit village de Sixaola pour tamponner la sortie. Une attente interminable sous un soleil de plomb, dans une file qui avance de 30 centimètres toutes les cinq minutes.. de quoi donner le sourire de bon matin.


Le pont sans frontière (situé entre les deux pays)
Le pont sans frontière (situé entre les deux pays)


Une fois passé du côté Panaméen, c'est à ce poste de frontière que l'on doit prouver par billet d'avion que l'on rentre dans notre pays d'origine. Après plusieurs avertissements trouvés sur internet j'ai acheté en avance un billet pour la Colombie mais pas pour rentrer en France. J'ai donc dû batailler pour leur expliquer que je ne connaissai pas ma date de retour exact mais que j'allai bien finir par rentrer. Ils ont finit par me tamponner et me laisser passer, d'autres sont restés bloqué au poste frontière puisqu'ils n'avaient aucun billet d'avion en départ du Panama. J'imagine qu'ils ont dû en acheter un d'urgence ou bien faire demi tour au Costa Rica ...


On repart en Shuttle direction Almirante (petite ville portuaire) pour atteindre via bateau la fameuse île de Bocas del Toro.



Une fois sur place je retrouve Baz et Oce, avec lesquelles je vais rester jusqu'à vendredi pour explorer cette île des Caraïbes.


À chaque jour son activité, notre emploi du temps risque d'être chargé, au programme; une baie de dauphins au sein d'une excursion mêlant snorkelling et île déserte, des petits coins de paradis sur les limites de l'île principal et une rando à Bastimientos (île voisine).

7
janv

07/01/19


Le temps n'a pas l'air dégagé sur les premières heures de la journée. L'excursion à 25$ attendra un jour plus ensoleillé. On décide donc de louer des vélos pour atteindre playa Bluff situé à 10km de là. C'est en mode Power Ranger que l'on pédale à travers l'île, chacun sa couleur fluo, nos vélos ont un sacré style !! Depuis, la météo s'est complètement dégagée, et laisse arborer un ciel bleu et un soleil brulant, on espère que notre choix d'activité de ce matin nous portera pas défaut.



La première portion de route s'est avéré douce et relaxante, sur une route bétonné que les roues de vélos adorent. La seconde portion a été l'extrême inverse de la première, un chemin en sable, où chaque petit mouvement de guidon font arrêter net tous nos efforts pour avancer. Ajouté à ça un soleil de plomb, cette session de cyclisme était très intense, mais le décor se laisse apprécier.



Force de persévérance, on continue notre chemin jusqu'à regagner du sable dur.

Arrivé à playa Bluff, un whooa s'impose ! La magie de la marée couplée à l'absence de touriste laissent un sable lisse comme du verre, et la mer bleue et agitée ne peux que parfaitement compléter ce cadre.



Une fois dans l'eau on se rend compte que les vagues sont bien plus énervées qu'elles en avaient l'air de loin. Elles se forment et s'écrasent très proche du bord, en atteignant sans exagéré les trois mètres de hauteur.

Ce fut un régal de se livrer à elles, pour nous prouver que l'on n'est rien face à la puissance de la nature. Je me suis retrouvé à plusieurs reprises pris dans la vague et littéralement projeté au sol comme une vulgaire poupée.

En plus de la puissance du choc, le sable est relevé du sol et se mélange à l'eau pour vous rentrer dans le nez ..

Mais bizarrement ce n'était pas pour me déplaire (mis à part le sable) puisque la sensation de perte de contrôle et de prise de hauteur dans la vague est plutôt addictive.


"Ehh merde"


Après plusieurs dizaines d'entres elles, dont deux ou trois où j'ai finis les jambes en l'air plaqué au sol, j'ai quand même eu mon compte. On est repartit sur nos power-bike pour se diriger vers une plage plus calme où il était possible de se baigner sans risquer sa vie. À 3/4 du chemin, Basile se rend compte que son nouveau bracelet en cuir fraîchement acheté au Panama est resté sur une branche face aux vagues destructrices.. demi-tour pour lui, comme si la route et le soleil ne nous faisaient pas assez souffrir !



Après avoir bien mangé, on profite d'avoir nos vélos pour aller visiter Plastic Bottle Village. Un concept novateur créé par Robert Bezeau, afin de nettoyer les eaux et purger la nature de tous les déchets plastiques que nous, êtres-humains, lui avont lâchement cédé..

Seulement 30% des déchets plastiques sont réutilisés pour la fabrication de vêtements ou autres. Les 70% restants errent quelques part dans les océans ou sur les terres..

Au sein du Plastic Bottles village, se trouve le Plastic Bottles Castle, château de quatre étages, 14m de haut, contenant plus de 40 000 bouteilles plastiques, simplement trouvées sur les abords de l'île..

Petit plus il est possible de dormir dedans grâce à quelques chambres aménagées.

Malheureusement Robert n'était pas là au moment de notre visite, on a donc pu juste admirer son travail, sans pouvoir le questionner sur ce magnifique projet.

Pour les intéressés, voici l'adresse de son site internet :

http://www.plasticbottlevillage-theline.com



C'est sur cette sombre réalité et cet élan d'espoir que se termine la première aventure !!

8
janv

08/01/19


Cette deuxième journée démarre de la même manière que la première, un ciel pas vraiment dégagé, mais on se dit bêtement que le schéma d'hier va se reproduire, et qu'on devrait profiter de l'absence de pluie pour faire notre excursion à 25$. On achète donc le tour, avec l'espoir que ça se découvre rapidement. Tour qui comprend une visite de la baie des dauphins, du snorkelling, quelques heures sur une plage déserte paradisaque et plusieurs sessions de bateau à travers les somptueuses eaux des Caraïbes. Dans l'attente du collectivos, les minutes passent, les gros nuages gris restent.. de la fine pluie commence à tomber, mais tout le monde nous dis que ce n'est rien ça va finir par s'arranger.


La pluie se stoppe, mais toujours ce ciel grisâtre menaçant, à vrai dire, tant qu'il ne pleut pas ça nous va. On peux apercevoir quelques dauphins sortant brièvement de l'eau, et on croisera également le chemin de superbes étoiles de mer, et quelques paresseux perchés dans leurs arbres.



Et voici l'envers triste du décor.. plusieurs bateaux stationnés juste en dessous du paresseux pour le prendre en photo ....



Le bateau se stoppe sur un ponton restaurant et nous emmène quelques centaines de mètres plus loin pour 30minutes de snorkelling. Les cinq ou six bateaux en rond autour de la zone de snorkelling gache un peu l'ambiance..

Je n'ai pas de photo de ces bateaux gacheurs d'ambiance, en revanche j'ai cet homme, notre pilote du jour, qui viens d'apprendre par téléphone que l'ambiance a été gâchée !



Une fois sous l'eau, on se retrouve seul face aux coraux. Le soleil toujours masqué derrière les nuages a du mal à éclairer correctement les fonds marins, mais suffisament pour y voir clair. De là on fonce directement vers l'île déserte paradisiaque Cayo Zapatilla. Le seul soucis c'est que le ciel bleu est derrière nous.. en face se trouvent d'épais nuages volumineux, gris, limite noir..



Le trajet dure environ vingt minutes durant lesquelles les vagues percutent le bateau et nous font bondir dans l'unique but de nous fracturer le coccyx.. plus on se rapproche de Zapatilla et plus la mer s'agite.

Une fois l'encre jetée on descend du bateau en sautant les pieds dans l'eau faute d'avoir un ponton ! On marche environ 1 minute 12 dans l'espoir de trouver de quoi se poser et manger nos sandwichs.

Le début de la galère..

Une fine pluie commence à tomber, on se réfugie sous un arbre, puis une pluie beaucoup plus forte remplace alors la fine, si bien que l'arbre ne nous protégeaient absolument plus .. Après avoir tourné en rond en tentant de trouver une solution sous une condition extrême, qui ne favorise pas vraiment la réflexion, on décide majoritairement de remonter dans le bateau.

Les vagues sont fortes, la pluie est sauvage, le décor est à la fois paradisiaque et infernal..

Avec l'absence de ponton et ces puissantes vagues, remonter sur le bateau n'était pas mince affaire..

Pour sauver notre repas dans mon sac, j'enlève mon kawai et le met autour du sac pour le protéger un maximum. Forcé de me jeter à l'eau pour atteindre le bateau, le sac à bout de bras, frappé par les vagues je suis trempé à 80% mais au moins mon sac et notre repas est sec et "à l'abris".

Tant qu'à faire je mouille les 20% restant, puisque techniquement dans l'eau on n'est pas mouillé par la pluie ....

Sauf que .. il a bien fallu faire demi tour, impossible de me revêtir avant de quitter ce microclimat de l'enfer, j'ai donc passé ving minutes, mouillé, en caleçon, frappé par les gouttes de pluie et l'extrême fraicheur du vent. C'est ce genre de moment où vous poussez des cris venuent du tréfond de votre âme pour tenter de récupérer de la gnac et affronter la colère de la nature !


Avec ces extrêmes conditions aucun de nous n'a eu le temps de capturer ce moment, c'est un souvenir qui restera imagé seulement dans nos têtes, à vous et votre imagination de recréer la scène !!


La tempête était située uniquement au dessus de Zapatilla, à ving minutes de là plus rien, toujours ce ciel gris, mais aucune pluie. On était censé y rester une ou deux heures, manger puis y retourner.. Mais au vue de ces conditions, l'excursion à été écourté et on est rentré à Bocas directement après manger !



Sur le coup c'est pénible d'avoir payé plein tarif, pour avoir fait la moitié des activités au programme, mais après tout, c'était quand même super fun et ce fut une sacrée aventure qu'on est pas prêt d'oublier !


Voici une photographie surprise qui résume très bien la situation !!


9
janv

09/01/19


Comme fallait s'y attendre je me lève aujourd'hui avec les conséquences de la veille..

Ca sera donc un programme très détente pour ce troisième jours sur Bocas.

On choppe un collectivos dans le centre pour nous diriger au nord de l'île à Bocas del Drago, et sur la plage de las Estrellas, où comme son nom l'indique les étoiles de mer y sont en nombres.


Un taxi bateau propose aux gens dès la sortie du collectivos, de les déposer directement a las Estrellas pour quelques dollars..

On est dans un cadre paradisiaque, le chemin à pied n'est pas très long et longe la côte, on se pose pas vraiment la question d'accepter ou non.



On s'arrête un peu avant las Estrellas, sur un petit spot juste en face de la mer. Une petite bande de sable où on peux se poser, jouer aux cartes, manger, et se baigner dans une eau translucide avec cinq reflets de bleues différents, que demander de mieux.



Le panorama est dingue, il n'y a quasiment personne à la ronde, la mer en face, les cocotiers derrière, le ciel bleu et son soleil brûlant, après réflexion je peux affirmer que c'est à l'heure actuelle la plus belle plage de mon existence.



Après une pause repas et une énième baignade, on se dirige maintenant vers las Estrellas et ses etoiles de mers. Arrivé en bout de plage la réalité nous frappe en plein visage..



Las Estrellas est surement la plage la plus touristique de l'île, il n'y a pas une zone de sable vide, des bars et des bouibouis sont implantés sur tout le long de la plage, c'est bruyant, ça grouille de partout, on est à l'opposé de notre cadre paradisiaque d'il y a 10min ..

Les étoiles de mers ont surement eu la même idée que nous, fuir. On ne prend même pas le temps de se poser, on retourne sur nos pas, retrouver notre petit coin de paradis.



Une journée farniente comme on les aimes, avant d'attaquer notre dernière aventure sur les sentiers de Bastimientos !!!!

10
janv

10/01/19


Dernier jour plein sur Bocas, aujourd'hui on quitte l'île principal, pour aller sur celle d'en face, Bastimientos.



L'ambiance est très différente, on ressent davantage la pauvreté, mais le village reste très jolie.



Là encore on a eu le choix d'être directement amené en bateau à notre objectif du jour, Red Frog, la plage principale, ou alors d'être déposé dans le centre du village. On s'est dit qu'on pouvait tenter de rallier le centre à la plage à pied, par des petits sentiers. Le hic c'est qu'un sentier est apparent pour aller sur une première plage, mais pour passer de cette première à Red Frog, aucun sentier n'est visible sur les cartes.. qui vivra vera !



L'entrée du premier sentier, conseille par pancarte de ne pas emporter d'objet de valeur avec soi.. rassurant ! Mais comme dit Basile, à cette heure là, les bandits dorment.

Dès les premiers mètres le chemin est un peu boueux, mais sans grande difficulté. Plus on s'enfonce et plus il devient étroit, glissant.. on se doit par moment d'esquiver des flaques de boue, de slalomer des racines, un vrai parcours !



En reflechissant au fait qu'on va peut-être devoir faire demi-tour par le même chemin, on tombe face à une belle descente de dix mètres, bien pentu, bien glissante..

Mais on décide de continuer, l'abandon n'est pas permissible !



À chaque flaque esquivée on espère un peu plus fort de ne pas devoir faire sens inverse.

Ce qui devait arriver arriva, Océane chute ! Le pied dans la boue, les fesses au sol, mais les deux chevilles toujours intactes.

C'est dommage il ne nous restait vraiment plus beaucoup de chemin avant la fin de ce sentier..



Arrivé en fin de sentier après trente bonnes minutes de marche boueuse, on découvre une mer hostile, forte marée, des vagues tout sauf accueillantes, un ciel bas, la baignade est definitivement exclue.



C'est la que les choses se compliquent..

Option 1; on rebrousse chemin tout de suite pour regagner le centre et partir à Red Frog en bateau.

Option 2; on longe la côte en esperant trouver un passage menant à notre but !

Peu attiré par la première option, on décide d'avancer vers ce trek incertain.

Qui commence par plusieurs centaines de mètres dans un sable éponge très mou..



Au fur et à mesure on se rapproche de notre objectif, alternant sable, escalade, forêt, un régal pour les yeux, en plus d'un super entraînement physique !



Finalement on débarque sur la pointe de la côte juste avant la plage Red Frog, on rentre alors dans les terres grâce à ce qui semble être un sentier, encore une fois rempli de boue et d'obstacles.



Une fois bien enfoncé, on voit quelqu'un au loin, s'approchant vers nous, on a tous pensé dans un coin de notre tête au panneau d'alerte sur les objets de valeur.. mais il n'avait pas de machette et aucun intention hostile, c'était apparament un guide puisqu'un touriste le suivait planche de surf à la main! Il nous rassure en nous disant qu'on y est presque et que c'était l'unique chemin pour y accéder de ce côté.

Je souhaite plein de courage au touriste à la plache de surf !!


Voici grossièrement notre parcours :


La plage Red frog est très etendu et plutôt jolie, un peu touristique mais à moindre échelle comparé à Las Estrellas d'hier.

Un petit mirador est même dispo à quelques minutes de marche !



Le temps s'est complètement découvert, il fait beau et chaud, la baignade est fortement conseillée, mais avec beaucoup de prudence, puisque la marée est forte et on est vite emporté par le large..



On chill un bon moment jusqu'à ce que la faim nous fasse rentrer au bercaille !



Après des débuts difficiles, on a été correctement récompensé, et ce sans encombre ! L'incertitude du chemin entre les deux plages à finalement apportée un petit quelque chose à ce mini trek !!


On rentre par bateau via une mer calme et acceuillante, pour une fois.


Bastimientos depuis la mer
Bocas Town depuis la mer
11
janv

11/01/19 - 13/01/19


Après cinq jours passés ensemble, il est temps pour Baz et Oce de me quitter et de reprendre la route !

Leur départ étant fixé à 16h on a encore un peu de temps pour profiter de cette dernière journée ! Une petite balade dans Bocas s'imposait, on a tellement vadrouillé ces derniers jours que l'on a pas trop prit le temps de visiter les alentours.

Balade les mains dans les poches à donc été la règle de conduite de la journée. Petit stop dans un bouiboui pour se remplir l'estomac à moindre coût, et jeux de cartes au parc pour digérer !



On a passé la dernière heure en bord de plage quand même pour refaire le monde dans un cadre adapté.



Eux s'en vont, moi je reste ! J'étais censé partir à Boquete, ma prochaine étape au Panama, mais ce week-end débute la "Feria de las flores y del cafe". Il s'avère que Boquete est un peu la capitale de cette célébration si bien que durant le premier weekend les prix des auberges on quasiment été multiplié par deux et le choix est mince.. j'ai donc pris la décision d'attendre que la tempête passe et j'ai réservé à partir de dimanche. Ce qui m'a laissé le samedi de libre sur Bocas pour écrire ces lignes et chiller comme une île t'ordonne de le faire.

Rien de spécifique à raconter à part mes grosses sessions hamac, mes 70m aller retour pour rejoindre la mer et mes étirements quotidien pour me maintenir en forme !



Le lendemain, Bocas Día 7, le réveil sonne à 5h, je n'ai aucune idée des horaires de bus pour rejoindre Boquete, je me lève donc le plus tôt possible pour avoir la journée devant moi au cas où le transfert devrait prendre du temps.

L'unique solution pour atteindre Boquete est de rejoindre le port d'Almirante, puis de là trouver un bus qui mène à David, puis de là trouver un autre bus direction la ville fleurie. Une journée de transport comme on les aimes.


Le timing et la concordance n'auront jamais été aussi parfait. Je m'explique..


▪ De Bocas je vais en direction du ponton en départ d'Almirante, je demande un ticket, l'employé me dit, dépêche toi cette lancha s'apprête à partir. Step 1 done !

▪ D'Almirante je prend un taxi en direction du terminal de bus pour David. Les vieux briscards sur place remplace le bonjour de politesse par des Panama Panama ? Ce qui signifiai une demande de leur part si je souhaitai aller à Panama City. En leur disant que je vais à David, il me pointe du doigt un shuttle qui était sur le point de partir. Step 2 done !


Shuttle qui au passage ne m'a pas coûté chère, 9$ pour 5h de trajet. En revanche il était censé contenir 25personnes grand max, on devait être à certains moments au moins 35 ! Pendant de longues minutes ma tête était compressé entre des pairs de fesses et des épaules bien larges.. et quand ce n'était pas le confinement extrême c'était la fraicheur ultra intense de la climatisation qui empêchait toute tentative de dormir ... mais je suis finalement arrivé à destination au bout de cinq loooooongues heures.


▪ En descendant du shuttle je demande au conducteur si il sait où je peux prendre un bus pour Boquete. Il me dis alors, Tu vois ce gros bus jaunes derrière, montes dedans !! Ni une ni deux je fonce en direction de ce gros bus jaune, qui était ni plus ni moins qu'un chicken bus guatémaltèque. Cinq places restantes, le bus est partit moins de quatres minutes après mon arrivé.. Step 3 done !


Une heure de trajet plus tard, me voilà enfin à Boquete sur les coup de 15h. J'y découvre une super ville que je prendrai le temps de visiter plus tard. L'auberge dans laquelle je m'installe est incroyable, tout s'est mis en place pour que je passe un super séjour à Boquete !!


Vue depuis le salon extérieur
13
janv
13
janv
Publié le 22 janvier 2019

13/01/19 - 17/01/19


Comme dit précédemment, je suis à Boquete pile poil durant le festival des fleurs et du café. Boquete est un peu la capitale de cette célébration, si bien que beaucoup de panaméens viennent ici durant cette période. Le premier soir était très mouvementé, dimanche soir, premier week-end de la fiesta, du monde présent dans les rues, c'était très animé.

Au sein de Boquete se trouve un parc spécialement aménagé pour l'occasion. Des assemblages fleurit y ont prit place, des stands de café, de nourriture, une scène de concert et une multitude de gens heureux. C'est plutôt agréable de se balader dans un rassemblement de ce genre.



L'auberge où je pose mon sac durant ces quatres prochains jours, est magnifique ! Salon extérieur avec une vue dégagé sur les vallées, cuisine au top, énorme citronnier au milieu du jardin pour faire des limonades quand bon me semble. Zone contrôlée par deux chats qui sont ici chez eux, ambiance chill cool cool cool.



Durant les jours qui ont suivit, j'ai pris le temps de découvrir la ville plus en largeur. Un peu de monde dans les rues même la semaine mais moins que le dimanche soir. Il fait bon vivre à Boquete, tout le confort d'une grande ville est là, avec le calme d'un petit village, et des environs vallonnés à couper le souffle.


14
janv

14/01/19


Aujourd'hui, réveil à 5h pour aller au plus tôt possible commencer le sentier de los quetzales.

Certains disent que c'est le sentier le plus beau du Panama, d'autres que c'est le plus beau d'Amérique Centrale, et à juste titre !


Depuis le centre, plusieurs collectivos se dirigent vers cette zone, il est très important de signaler au chauffeur que l'on s'arrête à cet endroit car tous les chemins se ressemblent et le départ du sentier est situé dans une voie sans issue, où les collectivos s'y aventurent que sur demande ! Les trentes minutes de route sont magnifique, très vallonné, avec des champs dans tous les sens. Pleins de locaux prennent ce genre de collectivo pour rejoindre leurs cultures.



Le départ du sentier est géré dans une petite cabane tenu par un Panaméen super sympa. Il m'a offert le café de bon matin, et m'a brièvement expliqué en quoi consistait la randonnée. Dix kilomètres aller, ce n'est pas une rando en boucle mais en ligne, aller au bout nécessite donc de faire demi-tour ou prendre un bus de l'autre côté à Cerro Punta pour rentrer à Boquete en trois heures.. donc la solution généralement choisit par ceux qui entame depuis Boquete est de s'arrêter au mirador la Roca, situé à un peu plus de la moitié du chemin et faire demi-tour pour retrouver le point de départ. Et c'est également la solution pour laquelle j'ai opté, environ cinq heures de marche, trois aller, deux retour.


Représenté en boucle seulement pour faciliter la lecture


Je signe l'entrée à 7h20, je suis le premier arrivé de ce côté, je ne vais donc croiser personne dans mon sens, mais peut-être à mi-chemin si d'autres viennent de Cerro Punta.


Avant d'atteindre le réel début de sentier dans la forêt, il y a plus ou moins 40minutes de marche tranquille sur un mélange de pierre et de terre dur. Le décor est déjà sublime, de grands espaces avec des champs, des brebis, et des paysans.



Une fois arrivé au début du sentier, on passe sur un chemin bien plus escarpé, mélangeant racines, troncs d'arbres, terre molle et végétations denses, mais c'est très bien entretenu et il n'y a aucune chance de se perdre.



Plusieurs ponts sont à traverser pour enjamber la rivière Rio Caldera.

Dont un particulièrement marquant puisqu'il est dans un état ... comment dire, rafistollé, délabré, bancal..

Des planches sont ajoutées par dessus les anciennes, l'ensemble est rouillé et grinçant ! Mais pour l'instant il a l'air de tenir.



J'effectue le reste du chemin sans aucun autre touriste comme prévu, seul face à la nature.



Le dernier kilomètre pour atteindre le mirador est assez hard, très pentu avec une humidité et une chaleur épuisante, oui dès le début de journée.

Quelques centaines de mètres avant le mirador se trouve la grotte/caverne/cave du tigre ... mmh, avec l'indication de ne pas y entrer sous peine de grand danger ... cette fois, je respecte les mises en garde, j'ai pas envie de me retrouver ensevelis sous des tonnes de pierres.



Un peu avant 10h je suis au mirador la Roca, la vue est sublime, tout est super calme depuis ce point. On aperçoit le volcan Barú au loin entouré de la sublime végétation de son parc naturel. Une banane pour fêter l'événement et programmation d'une suite, pour le moins mouvementé !



Je décide de me lancer un challenge; redescendre jusqu'au début du sentier en courant, le plus vite possible, sans se retourner une cheville. Je lance le chrono à 10h04, et c'est partit !

C'est une course qui demande une concentration extrême, lever les pieds est essentiel pour ne pas se les prendres dans les racines d'arbres qui sortent aléatoirement du sol. Mais il faut aussi être super focus sur où poser son pied, afin d'esquiver les pierres, les trous, les branches.. réussir à anticiper chaques pas est primordial. Je dois prendre en compte super vite toutes ces infos, car courir en dénivelé négatif ne me permet pas de m'arrêter quand bon me semble. Il faut donc parfois faire de grand saut en vissant les pieds au sol pour ralentir, ou s'accrocher à un tronc pour stopper brutalement la course.

C'est un sublime mélange de sprint, d'endurance et de parcours, qui use physiquement et mentalement.


Un beau challenge pour le corps et l'esprit.


Je finis la course au début du sentier, non pas à la cabane d'entrée, mais au début du chemin escarpé.

Fin du chrono à 10h36.

2h pour monter à l'aller, 32minutes pour redescendre. Challenge relevé haut la main.

Je finis le chemin jusqu'à la cabane en un peu plus de 20minutes pour signer la décharge à 11h. Le Panaméen super sympa est outré de me voir revenir aussi vite, et me déclare nouveau détenteur du record de descente. De là, on discute de son métier et de son pays, il m'a même offert deux oranges bien fraîche en récompense.


Je dois maintenant rebrousser chemin vers l'intersection avant la voie sans issue pour chopper un collectivo en direction de Boquete !! Le décor est saisissant !


15
janv
15
janv
Publié le 3 février 2019

15/01/19


Un second réveil très matinal pour entamer ma nouvelle journée à Boquete !


Aujourd'hui je me dirige vers un parc naturel où se trouve trois cascades. Même exercice que la veille, collectivo depuis le centre pour rejoindre l'entrée du parc.



Premier arrivé, j'ai le luxe d'être en toute tranquillité pour découvrir ces cascades, puisque cette fois il n'y a qu'un sens de visite. Excepté le cas où quelqu'un a dormit dans le parc, je ne devrai rencontrer personne.

La balade commence gentillement avec un pont encore une fois très peu fiable.. mais une belle immersion dans la nature avant même la première cascade.



Le premier stop est cool, la cascade est plutôt grande et puissante !



Le chemin est bien entretenu, même si il y a beaucoup d'obstacle à éviter, c'est impossible de se perdre.



La seconde cascade est plus petite mais tout aussi appréciable, il est possible de la voir depuis le bas, puis en se dirigeant vers la troisième cascade, en prenant une petite bifurcation, on peux voir la chute d'eau directement depuis le haut.



J'ai d'ailleurs failli subir une chute sévère.. en allant en bord de cascade, j'ai mis le pied sur une pierre mouillé, j'ai automatiquement glissé.. Mes deux mains se sont vissées sur le bord du bord, mes bouts de doigt étaient dans le vide, mon regard était fixé dans le précipice.. ma bonne étoile m'a encore sauvée.


Je fais donc demi tour en redoublant de précaution pour atteindre la troisième cascade.



Vu depuis le bas, je me demande si il est possible de la voir depuis le haut, plus grande que la seconde la vue doit être saisissante.



Je découvre un chemin caché à gauche de la cascade. Je décide de m'y aventurer, après seulement quelques mètres, j'en viens à la conclusion que personne n'a emprunté ce chemin depuis quelques mois voir même quelques années. On voir nettement qu'il y avait jadis un chemin, mais la végétation a repoussé par dessus, et la montée est très très raide, je doit littéralement m'accrocher aux branches pour avancer. La récompense est au bout, ça menait bel et bien en haut de la cascade, la vue est prenante, je ne marche que sur des roches sèches cette fois, une frayeur m'a suffit.



Le retour se fait assez rapidement, sans difficulté. Impossible de courir cette fois, beaucoup trop de terre molle, la chute est inévitable. J'ai donc pris mon temps pour rejoindre l'entrée. Sur le retour j'ai croisé au moins une dizaine de personne, j'ai bien fait de me motiver tôt ce matin, pour profiter du calme du parc.



Prochaine étape, la Capitale !!

18
janv
18
janv
Publié le 3 février 2019

18/01/19 - 22/01/19


Arrivé depuis Boquete par un bus de nuit, il est très tôt et j'ai toute la journée devant moi pour rejoindre mon auberge et peaufiner le plan de visite de la capitale.

Comme dit précédemment, le Pape se rend lui aussi à Panama City à partir du 22 janvier, et ce jusqu'au 27.

Il est donc primordial pour moi de boucler un maximum d'activité avant que la ville ne devienne complètement envahit, et qu'elle rentre dans le chaos.



Cerro Ancón


Le Cerro Ancón est un point de vue situé proche de Panamá, élevé à environ 200m, il offre une belle vue sur la ville, le vieux centre, le canal et les buildings. Entrée gratuite, un misérable coût de transport pour y aller, je n'hésite pas.


Annoncé comme une randonnée de deux heures pour atteindre le sommet, je suis plutôt surpris d'y être en à peine 40min. J'ai marché tranquillement sans me presser, donc à moins de ramper jusqu'en haut, ils devraient revoir leur temps de trajet.

La route pour atteindre le sommet est plutôt jolie, entourée d'arbres et de végétation, malheureusement tout est goudronné.. mais cela permet aux cyclistes de se faire des petites sessions d'entraînement bien physique, puisque la pente est assez raide ! Quelques uns d'entre eux m'ont dépassé, et ils avaient l'air de souffir comme il faut !



Une fois en haut le panorama est plutôt cool, avec une météo bien dégagée.




Casco Viejo


Casco Viejo est le centre historique de la ville. J'y ai passé une bonne demi journée à découvrir les rues et les édifices. Mais avec l'arrivé du pape, des barrières et autres bêtises commençaient à se mettre en place, enlevant une partie du charme du vieux centre.



Une petite place d'une dizaine de restos de fruits de mer se trouve juste a côté, j'y ai donc posé mes fesses le temps d'un repas !




Temple Bahai


Au Panama, se trouve un lieu de culte de la religion Bahaïsme, dernière religion à avoir été créé (1863). Il y aurai environ 7 millions d'adeptes à travers 189pays.

C'est par curiosité que je me rend au temple situé en bordure de ville. Normalement un transport gratuit fait le relai entre la sortie du métro et le lieu de culte, situé à un kilomètre ou deux de distance. Mais il n'y en a que quelques uns par jours, et je dois attendre 30min avant le prochain. Soit plus ou moins le temps que je vais mettre à marcher si j'y vais à pied. Je me suis dis à quoi bon attendre, ça va être vite fait ! Oui mais non, certe il y a peu de distance, sauf que personne ne m'a prévenu que toute la route était en dénivelé positif poussé à l'extrême.



Petite récompense, j'ai la chance de voir sur la route de magnifiques aigles, avec une belle envergure. Ils m'ont offert un super spectacle, juste au dessus de ma tête, sans recevoir aucune déjection.



Finalement, après avoir perdu quelques litres de sueur, j'atteind le sommet, et l'entrée du temple.

Il n'y a que quelques personnes sur place, majoritairement des bénévoles qui travaillent à l'entretien. L'endroit est calme et paisible, c'est vraiment agréable après toute la pollution sonore de la ville que je gobe depuis trois jours.

L'intérieur est nickel et désert, un vrai moment détente.



Retour à la ville, à cette bonne odeur de gazoil, et aux incessants coups de klaxons. Ils l'utilisent pour toutes situations possibles et inimaginables, et reste parfois près de dix secondes appuyé dessus, histoire de.

La route jusqu'à mon auberge est parsemée de buildings, et de batiments en tout genre. Le cadre change du temple Bahai mais c'est tout de même impressionnant à voir.



Le Pape est arrivé aujourd'hui, les rues commencent à se remplir, mais moi je m'en vais demain, ce n'est pas un départ définitif, juste une petite pause paradisiaque le temps d'une nuit sur l'archipel des San Blas !

23
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Publié le 3 février 2019

23/01/19 - 24/01/19


Départ en 4x4 à 5h du matin pour rejoindre la côte opposée et le port reliant le Panama à l'archipel des San Blas. Environ trois heures de route avec passage obligatoire par une "frontière militarisée" avant d'entrer sur le territoire des kunas.



La météo n'est pas si mauvaise mais reste relativement grise. Le barque quitte la côte et s'enfonce alors vers l'horizon de l'océan.


"Port" de départ


Au bout de seulement deux minutes, le type au bout du bateau nous previent qu'il va y avoir "mucho agua" à au moins dix reprises.. trop amusé sur sa prévention que je n'ai pas vraiment calculé la véracité de celle-ci.

Elle m'a éclaté en pleine face. À chaque mouvement de barque, des litres d'eau nous fouettent l'intégralité du corps ! Au bout d'à peine cinq minutes, on est tellement trempé que se jeter à l'eau tout habillé n'aurai en aucun cas changé la situation. Le trajet a duré plus d'une heure.. ce n'est pas la meilleure entrée en matière quand on parle d'île paradisiaque.


Quand on pose finalement le pied à terre, on découvre une île plutôt petite, habité par une dizaine de Kunas. Malgré ce que peuvent laisser penser nos accoutrements, il ne pleut pas. Ce n'est pas un soleil de plomb, mais il y a quelques petites éclaircies agréable.



Petit point info, le peuple Kuna est le peuple résident de l'archipel des San Blas. Archipel contenant un peu plus de 360 îles, décomposées en 48 "districts", chacuns contenant environ mille personnes. Soit une population totale aux alentours de 50 000 Kunas.

Le peuple a demandé son indépendance et l'a obtenu. Les Kunas et les San blas sont officiellement rattachés au Panama, mais ont une sorte de double nationalité panaméene - kuna. Le peuple possède un drapeau qui leur est propre, un service migratoire sur l'extrémité des terres du Panama, suffisament de métiers nécessaires pour faire fonctionner une société et en aucun cas le Panama intervient dans la gestion administrative, politique ou économique de l'archipel. Ils ont donc une indépendance totale au milieu des Caraïbes.


Ceci étant dit, les quelques habitants de l'île de Naranjo Chico nous acceuillent sur leur sable pour passer ces quelques heures en leur compagnie.


Un tour de bateau avec le "chef" de l'île nous emmène sur une minuscule île à proximité, et pas n'importe laquelle. Ni plus ni moins un des lieux de tournage de la saison trois de la Casa del Papel. Fin de tournage il y a un mois à peine, ce contrat leur à été très bénéfique économiquement, et ils sont plutôt fière d'avoir pu céder leur héritage pendant quelques jours à un show mondialement connu.



C'est plutôt cool de marcher dans les pas des acteurs de la série quelques jours après leurs passages. Le temps grisâtre a subtilisé la beauté de l'île, mais de belles éclaircies furtives nous ont quand même permis de nous donner une idée du cadre paradisiaque qui règne durant les beaux jours. L'île est minuscule, je pense avoir fait le tour à pied en moins de 150sec.



Yoni, le fils de notre accompagnateur, m'a suivi durant tout notre temps sur cette petite île, et on a passé un très bon moment. C'était assez spécial d'échanger avec un enfant de cinq ans résidant des San blas. J'ai appris qu'il n'a jamais quitté les îles, il est au courant qu'il existe autres terres et autres populations que la sienne, mais il n'est jamais physiquement allé autre part. L'archipel dispose de plusieurs écoles, où la nouvelle génération de Kuna est éduquée et ou l'enseignement de l'espagnol en plus de la langue Kuna à été rendu obligatoire.



Départ de cette minuscule île sous un beau soleil.


De retour sur l'île principale, je décide d'en faire le tour voir ce qui s'y passe. Un poil plus grande que celle dont on revient, mais cinq minutes suffisent pour finir la boucle.


Le ciel est littéralement coupé en deux !
Petite pause dans les cocotiers


Une fois la visite de l'île terminé, c'est dans le hamac vu sur mer que je m'en vais cueillir le sommeil !


J'ai cru halluciner en voyant ces pancartes ! Ils utilisent les noix de coco comme monnaie locale..


Je rejoins deux gars que j'ai rencontré sur le bateau, avec qui on s'est bien marré durant la tumultueuse virée flottante. Quitte à se faire tremper jusqu'à l'os, autant avoir le sourire !!

Un Américain de 36ans, un Hollandais de 28, voici ce duo improbable avec qui j'ai passé la fin de journée et toute la soirée. Bières au coin du feu, puis feu au coin du rhum !

On a finit tard dans la nuit, avec une poignée de Kunas, et quelques grammes d'alcool inévitables.


Rich l'Americain, Frinky plus très fast, devant un couché de lune


Malgré ça, réveil à 5h30 pour tenter de voir un levé de soleil sur cet arichipel paradisiaque, faute d'avoir loupé le couché beaucoup trop nuageux.

... malheureusement, aucune visibilité sur le soleil, la météo n'est pas vraiment de mon côté en ce moment. C'est dommage au prix de l'excursion de passer a côté de l'extrême beauté des San Blas, mais on ne décide de rien, et ça reste tout de même magnifique.



Le côté opposé de l'île où on prend le bateau nous ramenant à la terre ferme est lui beaucoup plus ensoleillé, quand on part forcément.



Un retour tout aussi humide que l'aller ! Mais cette fois au moins on savait à quoi s'attendre.

San Blas Experience, I'll be back soon, aura été notre dicton durant toute cette aventure. Lancé pour la première fois au moment où des litres d'eau nous éclataient au visage, il nous revenait à chaque petit détail dont on se serait bien passé sur l'île. Un bon moyen de capturer le positif dans le négatif !

Départ à 9h en 4x4 en direction de Panama City.



On a échangé nos contacts avec les deux zozos d'hier dans l'espoir de se revoir en Colombie puisqu'eux aussi ont programmé d'y aller. Finalement on s'est revu bien plus tôt que prévu, puisque l'après-midi même Rich, l'American me propose de passer à son hotel boire un verre ! Quand je reçois l'adresse je me demande si il se moque de moi, il m'envoit carrément la localisation du Hilton de Panama City !


Et non ce n'était pas une blague. Vu d'en bas, c'est déjà impressionant, à vrai dire à Panama City, il y a beaucoup de building et d'hôtel de ce type, donc je suis habitué depuis quelques jours à passer juste à côté, mais on n'y fait même plus attention et on ne s'imagine absoluement pas avoir quelconque raison d'entrer à l'intérieur. Mais cette fois oui, j'ai la raison ! Accoutré comme un jeune vagabond, je rentre dans cet hotel de luxe et me dirige vers le bar du dernier étage accessible. Cette claque, c'est magnifique.. je suis à la fois outrée de voir tout ce luxe et tout cet argent dépensé pour complaire les riches et à la fois subjugué par ces décors incroyable.



Tout est soigné, propre, classe, après tout c'est déjà construit et c'est en face de moi, alors autant en profiter ! J'ai eu le droit à trois somptueuses Piña Colada qui coûtent sûrement un bras, mais ce n'est pas les miens qui ont payé, vous vous doutez bien.



Rich est totalement relax dans sa vie, certe il a de l'argent, il ne s'en cache pas vraiment, mais il ne l'expose pas au grand jour non plus, avant de débarquer dans cet hôtel je ne le pensais pas en mesure de s'offrir ce genre de chose. En plus de ça il est tout le temps prêt à aider qui que ce soit dans le besoin, je vois en lui un peu la version Américaine de Gerardo.

On est resté là à chiller dans le Blue Bar toute l'après-midi en attendant leur vol pour la Colombie. J'espère pouvoir les recroiser là-bas !


Ce voyage m'a encore apporté une aventure inoubliable, une rencontre mémorable, c'est dingue comme mon quotidien peux prendre des tournures inimaginables, juste en me laissant voguer sur les flow de la vie !


Allez, quelques petites photos de la vue pour clore cette étape !!


25
janv
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Publié le 8 février 2019

25/01/19 - 26/01/19



Par le plus grand fruit du hasard, je me suis donc retrouvé dans la capitale du Panama, au moment même où le Pape vient donner un élan d'espoir à tous les religieux catholiques du monde entier durant cinq jours.


La ville est devenue dingue .. au fur et à mesure des jours, j'ai vu les rues se faire envahir par les followers du Pape, venant des quatres coins du globe.



C'était divertissant la première journée, mais c'est vite devenue fatiguant et lourd tout le reste du temps.. toutes les activités de la ville étaient soit annulé soit très difficile d'accès. Heureusement j'ai eu l'occasion de grimper le Cerro Anton, visiter Casco Viejo et le temple Bahai avant tous ce chahut.

Des miliers de militaires et de policiers partout, avec des barrages et des détecteurs de métaux sur tout le périmètre du centre..

J'ai essayé d'atteindre Casco viejo une dernière fois le vendredi, longer la côte était le moyen le plus rapide en temps normal, mais je me suis vite fait freiner par des hordes de catholiques.



Devant les toilettes de festivals installés pour l'occasion, quatres lignes d'au minimum cinquante personnes prêt à se faire dessus. Un tour à 360 et un claustrophobe aurait vite fait de faire une crise.



Malgré les miliers de corps humains patientant l'arrivé de François, je finis par atteindre un énième barrage de militaire. Sur celui-ci aucun détecteur de metaux, seulement quatres gaillards maniant leurs tonfas avec habilité, me disant sans détour que cette zone est fermée. Je leur explique que je ne suis pas là pour le Pape, je veux simplement me rendre à Casco Viejo, qui n'était plus qu'à 1km à peine. La solution offerte est la suivante, faire demi-tour dans toute cette foule, ressortir par l'entrée, contourner l'ensemble du périmètre et atteindre Casco Viejo par derrière, trop bien. J'ai pris un plaisir dingue sous ce soleil de l'extrême, entouré de milliers de personnes partageant en tout point ma vision du monde, sans ni me bousculer ni me marcher sur les pieds.



Une fois sortit, contourné et presque atteint Casco Viejo par derrière, je me retrouve dans la situation de beaucoup de personne. Bloqué par une avenue cerclée de barrière, en face de nous se trouve des envieux de notre côté, tandis que nous envions le leur. Après beaucoup de plainte des locaux qui ne pouvaient plus avoir accès à leur propre ville, les militaires de ce point de contrôle ouvrent les barrières de chaque côté et alors s'engouffrent des dizaines et des dizaines de personnes. Je prend la judicieuse décision de ne pas y aller, ils ont ouvert une fois très bien on peux passer, si c'était la dernière fois, je me retrouve bloqué dans le vieux centre jusqu'à dimanche...



Je suis quand même resté là pendant les dix minutes d'ouvertures de barrière à observer les gens, leurs comportements, le manque total de contrôle les faisant faire n'importe quoi.. plutôt divertissant.



Je rentre finalement à mon auberge après une longue journée de 27km.

Auberge sois dit en passant très sympa, avec de nouveau un chat maitre de maison !




Programme plutôt chargé demain, je dois me lever, prendre mon petit dej, jusque là ça va. Puis prendre un bus pour l'aéroport, prendre l'avion pour la Colombie, rallier le centre de Barranquilla (ville d'atterrissage), prendre un autre bus direction Santa Marta. Pourquoi autant de déplacement hein?! Puisque le parc Tayrona, au nord de la Colombie ferme annuellement ses portes durant un mois. Fermeture lundi, j'arrive en Colombie samedi midi, je n'ai donc que le dimanche de visite possible. Je dois donc absoluement atteindre Santa Marta (ville proche du parc) avant la tombée de la nuit demain.

Sur le papier c'était un peu barbant mais rien de compliqué, la réalité a été bien différente ! Découvrez là dans la première étape du carnet Colombien !!!!!


https://www.myatlas.com/FrinkyFast/colombie


La calme avant la tempête, en direction de Casco Viejo avant la ruée Catholique.

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