Carnet de voyage

Prise d'altitude 🇬🇹

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Dernière étape postée il y a 1319 jours
Après des mois de réflexion et de préparation voici enfin venu le temps de mettre le plan à exécution ! 8 mois pour rallier le Mexique au Chili à travers 9 pays d'Amérique Latine 🤠🤯 Chapitre 2 🇬🇹
Du 12 novembre au 10 décembre 2018
29 jours
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Publié le 15 novembre 2018

12/11/18


Après 5h dans le dernier ADO de mon aventure mexicaine, j'arrive à Chetumal, toujours au Mexique. C'est ici que je prend mon bus pour quitter le pays, via une agence qui propose normalement des tours pour la visite de Tikal, mais aussi des simples trajets en bus pour passer la frontière.


Après un petit-déjeuner gentillement offert par le gérant de l'établissement partenaire de l'agence au Mexique, je monte avec huit autres personnes dans un mix entre la mystery machine et un van de colo.

Direction le premier poste frontière pour dire au revoir au Mexique en échange de 30dollars et bonjour au Belize !

La vie est bien faite, je me suis fait tamponner mon arrivée au Mexique le 12sept, et tamponner mon départ le 12nov. C'est super satisfaisant !



Les routes sont laborieuses, des trous et des bosses partout, avec un vehicule sans suspension, c'est l'éclate !

3h plus tard on quitte notre mystery machine à Belize City pour monter dans un autre bus qui s'occupe du transfert Belize - Guatemala.

Cette fois-ci c'est un bus tout à fait classique, quoi qu'un peu viellot.


Pensée à moi-même : le trampoline park en veille de passer des frontières c'est terminé! J'ai le dos et le cou en compote et la qualité des routes et du véhicule n'arrange rien dutout.. En fait c'est tout simplement pas une bonne idée de faire du trampoline en voyage, je me rend compte maintenant qu'il y a beaucoup de risque de devoir acheter un billet retour précipitamment..


Même type de route pour rejoindre le Guatemala, il n'y a pourtant pas beaucoup de kilomètre à parcourir mais on est très lent et c'est très long.

Le chauffeur s'arrête au milieu de la route au moment où tout le monde commence à sentir le pneu brûlé .. mais ça doit être normal puisqu'il repart presque aussi sec. J'espère juste ne pas devoir passer le reste du chemin à pied.


Sortie du Belize, entrée au Guatemala, après les formalités simples et bénignes du tamponnage de passport, on reprend la route direction El Remate, petit village à 30km de Tikal, où je vais rester ces quatres prochains jours.


Il reste encore quelques dizaines de minutes avant d'arriver à El Remate et la nuit tombe à une vitesse folle. Je suis pas dans une situation idéale puisque mon hôtel est perdu au milieu de nulle part à 4km du village, je n'ai aucun cash, et autant dire que El Remate est minuscule donc très peu de chance de pouvoir payer par carte.. heureusement pour moi il y a un distributeur, encore faut-il qu'il fonctionne.

Je demande au chauffeur si il peux faire un bref arrêt au distributeur, et ensuite m'emmener directement à l'hôtel, aucun problème pour lui, je suis désormais beaucoup plus tranquille, puisque la nuit est maintenant totale.


Sauf que ... il s'arrête à l'entrée du village, me fait descendre, je lui demande donc pourquoi il ne fait pas ce qu'on avait convenu, il me dit si si pas de soucis j'ai appelé un ami qui va pouvoir te faire faire le reste du chemin..


Je perd donc toute ma tranquillité, il fait nuit noir dans un environnement totalement inconnu, je n'ai pas de cash, et je n'ai rien mangé de la journée depuis le petit dej, ajouté à ça tous les transports depuis hier 00h00, mon cou en vrac, deux passages de frontières, mon esprit est fatigué.


Coup de massue, le pote du chauffeur, Elias, m'emmène au distributeur, et il est évidement out of service ...


Le seul moyen d'avoir du cash est d'aller à Flores, une ville à 30km dici.

Elias me propose donc de m'y conduire, de me ramener à mon hôtel, et de me faire faire l'aller retour à l'entrée de Tikal (raison de ma présence dans ce trou pommé).

Tout service à bien évidement un prix, 100dollars.....

Un coût absoluement pas prévu, mais au vue de la situation, mes choix sont très limités. Je choisis donc la sécurité et j'accepte son deal.


Il me dépose à un distributeur et m'accompagne même faire quelques courses, avant de me larguer à mon hôtel qui porte d'ailleurs bien son nom "Gringo Perdido".

J'ai tout de même réussi à négocier 700q au lieu de 770q pour l'ensemble, mais je préfère lui donner que la moitié pour l'instant au cas où, malgré sa réticence il accepte. Il repart donc avec 400q (45e) facilement gagné.


Je discute le lendemain avec le gérant de l'hôtel, qui me confirme évidement qu'Elias est hors de prix.

En revanche grâce à l'hôtel je peux avoir un collectivo aller-retour pour Tikal à seulement 80q au lieu des 300q que me demande Elias.

Autant vous dire que je lui est envoyé un message pour le remercier de ses services dont je n'est plus besoin. Il me répond dans la foulée en baissant son prix à 200q, mais ce n'est toujours pas intéressant pour moi. Il s'est déjà fait 400q sur mon dos, c'est largement suffisant.


Gringo Perdido est en revanche un endroit à l'écart de ce monde... il est situé au sein d'une biosphère naturelle et toutes ses batisses suivent la courbe d'un lac.

Ma chambre est à cinq mètres de celui-ci, ouverte sur l'extérieur, quelques bêtes accompagnent mon sommeil, mais ça en vaut vraiment la peine !!!

Malgré 45e de perdu, je me console en me disant que c'est le prix d'accès à ce chill-out stratosphérique.


Ma chambre dans toute sa splendeur
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Publié le 16 novembre 2018

14/11/18


Réveil à 4h30, c'est avec une banane, une pomme, un café et deux verres d'eau que commence la journée !



À 5h15 devant l'hôtel nous attends moi et une autre voyageuse, un collectivos pour nous emmener à Tikal.

Tikal est un des plus grands sites archéologiques de la civilisation maya, c'était donc pour moi un arrêt obligatoire.

Karen la voyageuse et moi même se découvront tout de suite un point commun, on a la même nationalité ! Durant les 30min qui nous séparent de Tikal, on a le temps de mettre à plat nos différents parcours, et tandis que je me dirige vers le sud, elle, se dirige au nord vers le Mexique.

À 25ans elle a déjà un long bagage de voyage et d'expérience derrière elle. Elle est au Guatemala depuis maintenant 4mois et en a long à m'apprendre sur les zones à visiter, les choses à découvrir, ect.

Je suis donc tombé sur une mine d'or d'informations toutes fraiches, qui me donnent déjà envie de prolonger mon séjour guatémaltèque.


Après un peu d'attente au guichetier improvisé dans une camionette sur-protégée par deux gaillards équipés de gun plus gros que ma jambe, on paye notre entrée sans sourciller. On remonte dans le collectivos pour parcourir les quelques kilomètres restant avant la vraie entrée du site de Tikal.

Première belle surprise, l'entrée est déserte, on est quasiment seul à avoir choisi de parcourir sans guide, ce qui nous laisse un créneau d'avance, puisque tous les autres groupes sont retardés par les explications à ralonge de leurs guides.


Grâce au gérant de l'hôtel, Estuardo, et à notre discussion d'hier, j'ai sur moi un plan du site avec un explicatif de visite qui sort un peu des sentiers battus, et permet de l'explorer d'une bien meilleure manière que la visite guidée. Avec MapsMe en supplément dans la poche impossible de se perdre ou de louper une étape !


On entame alors notre exploration dans le mystérieux site de Tikal.



Le seul point d'inquiétude se trouve sur la météo, qui est très couverte, le ciel est gris et ne présente aucune trace d'amélioration. Mais tant qu'il ne pleut pas, ce n'est pas important. Ce côté un peu brumeux et grisâtre rajoute même une petite pincée d'ambiance qui fait plaisir.


Tout débute par la rencontre d'un enorme Ceiba, arbre vénéré par les mayas, puisqu'ils pensaient que c'était l'arbre sacré de la vie. Guatemala, terre maya par excellence en a fait son arbre national.

Celui-ci mesurait à vu de nez plus ou moins 20mètres, à l'âge adulte il peux mesurer jusqu'à 60m de haut, et il se stabilise grâce à sa base qui forme des extensions minces et étendues. Sur cet arbre les extensions atteignaient déjà plus de deux mètres de hauteur..



On continue notre chemin et on découvre sur la route les premiers vestiges de bâtiments.



Tout en se dirigeant vers notre premier gros point de visite, on tombe nez à nez avec la plus grande colonie de fourmis que je eu l'occasion de voir.. une épaisse bande noire d'une dizaine de fourmis s'étale alors sur plusieurs mètres de longueur. En suivant la ligne tout en prêtant une énorme attention à ne pas la toucher avec nos pieds, on peux distinctement voir qu'elle se sépare en deux nouvelles lignes, une en direction de la forêt, l'autre continuant le chemin. Chacune avec j'imagine une mission bien précise.

Puis de nouveaux deux nouvelles lignes se créées. Huit mètres plus loin on a dépassé au moins quinze lignes de fourmis qui faisaient le relai entre les deux côtés du chemin.

Un réseau géant de fourmis qui je suppose cohabite dans une fourmilière démentielle.

Elles sont tellement rapide que les photos ne donnent pas grand chose, la vidéo est en revanche impressionnante.



Maintenant arrivé au pied de l'immense temple IV, on commence l'ascension pour pouvoir profiter du panorama. C'est un escalier construit bien après la disparition des mayas qui permet de rejoindre le haut du temple. Cet escalier a l'air solide quand on le monte, en revanche le visuel est beaucoup moins rassurant, les montants s'enfoncent dans la butte de terre en pente, on peux facilement se l'imaginer entrain de s'écrouler..

Mais on y pense plus une fois en haut, perché à 65m, la vue est gigantesque !



À 65m de hauteur le temple IV est la plus haute structure pré-colombienne des Amériques à l'heure actuelle.

On peux d'ailleurs, depuis son sommet, apercevoir le temple I II III et V.


Redescente sans accros, on poursuit notre épopée au coeur de ce somptueux site maya.

Direction le 2nd point de visite, le complexe du Monde perdu.

Mundo perdido et un regroupement de 33 structures, dont sa pyramide principale au toit plat atteint les 32m de hauteur. La vue en 360 est ahurissante.



S'en suit une balade dans les allés du monde perdu..



Petit crochet par le temple V avant de rejoindre la place centrale, il ne paye pas de mine mais fait pourtant 59m de haut, c'est donc la seconde plus grande structure de Tikal. Impossible de le gravir.



Quelques kilomètres plus loin, on se retrouve au milieu de la place centrale, entouré par le temple I (47m) le temple II (38m), l'acropole Nord et l'acropole Centrale.


Le temple I, bâtit vers 734, appelé le Temple de Ah Cacao ou Temple du grand Jaguar, n'est visible que depuis le sol, ou depuis le toit du temple II situé juste en face.

C'est une pyramide funéraire dédiée à Jasaw Chan K'Awil, un divin seigneur de Tikal qui a été enseveli dans la structure.




On a fait la rencontre d'un archéologue très funky, aux abords de l'acropole Nord. Il nous a donné des informations peu communes sur Tikal et le Guatemala en général. Il vit passionnément pour son travail depuis ses 18ans, tout en allant à l'encontre de ses besoins conjugaux, selon sa femme..

C'était super cool de les voir travailler en direct, tentant d'en apprendre toujours plus et de conserver au maximum l'état du site et des structures.



Le temps a été clément sur les trois premières heures, et il s'est ensuite mit à pleuvoir. Heureusement la nature était là pour nous protéger d'elle même.




Mix photos de Tikal



En conclusion après 16km pour parcourir les 80% du site, Tikal aura été à la hauteur de nos espérances, chargé d'histoires et de vestiges, ce site de la civilisation maya est épique à explorer.


Le retour à Gringo Perdido va faire du bien, malgré cette météo qui gache un peu la vue sur le lac, je croise les doigts pour que ça se découvre d'ici demain afin de profiter de la randonnée dans la biosphère prévu pour mon dernier jour.

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nov
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Publié le 16 novembre 2018

15/11/18


Je devais partir ce matin de l'auberge pour me diriger vers Rio Dulce puis Livingston le lendemain.

Étant tombé sous le charme de l'hôtel et des environs, j'ai décidé d'annuler la nuit à Rio Dulce et faire le trajet jusqu'à Livingston en ligne droite. Une journée et une nuit de plus à l'hôtel sont alors à ma disposition.

Malheureusement le temps n'est toujours pas de mon côté.. c'est grisâtre depuis le levé du jour, je me suis levé à 5h en espérant voir enfin le lever de soleil sur le lac, sans résultat..


6h30 du matin, toujours aucun rayon de soleil ne passe les nuages


Je décide quand même d'aller faire la rando au sein de la biosphère maya. Le biotope Cerro Cahuí est à seulement 10min de marche de Gringo Perdido, ça serait dommage de s'en priver.



La rando est faisable de deux manières différentes, un chemin court de 4km et un plus long de 6km avec vue depuis plusieurs miradors.

La question ne se pose même pas, je me lance dans le grand tour.



Jusqu'au point de décision il n'y a aucune difficulté, le chemin est plus ou moins plat.



Après le panneau mirador les choses se compliquent, il y a un escalier naturel tous les 10m, esaclier qui se rapproche d'ailleurs plus de l'échelle au vu de l'inclinaison.

Je suis accompagné par une très fine pluie qui fait du bien mais qui n'arrange pas dutout le terrain, tout devient glissant..



Mais après avoir gagné une centaine de mètres d'altitude j'arrive au premier mirador ! La vue est magnifique, je suis persuadé que seulement 50% du potentiel est là avec tous ces nuages et ce lac gris mais ça reste super satisfaisant.



Reprise de la route, ça monte toujours, et c'est de plus en plus raide. Avec toute cette forêt épaisse, la vision ne dépasse pas les vingt mètres et il est impossible de savoir combien de temps il reste.. mais je poursuis l'effort !



Découverte du 2nd mirador quelques centaines de mètres plus loin, je gagne de l'altitude et la vue n'en ai que plus belle, malgré ces irreductibles nuages !

Je laisse mon empreinte sur un des montants de l'abri, histoire de graver une 2nd date à ma prochaine visite. Car cette vue sans nuage est devenue un de mes objectifs pour ces prochaines années, je sais pas quand ni comment je reviendrai ici, mais j'y retournerai, j'en suis sûr !



Je boucle la rando en 2h, j'ai d'ailleurs failli y laisser une cheville pendant la redescente, mais grâce à un bon reflex je ressort de ce biotope en un morceau !


17
nov
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Publié le 18 novembre 2018

12/11/18 - 17/11/18


Cet hôtel est hors de ce monde ! Petite particularité, il est situé dans la biosphère maya et non au village d'El Remate, il est donc hyper soucieux et protecteur de l'environnement.

Il suit les courbes du lac Peten Itza, plusieurs pontons s'y jettent directement, on ne peux qu'être heureux et apaisé ici. L'eau est chaude, calme et encore plus douce que la douche. C'est un changement radical par rapport aux eaux ultra salés du Mexique.



Les environs sont à l'image de l'hôtel, je suis envoûté à 200%.



Des kayaks sont même à disposition gratuitement pour se balader sur le lac. Un pur bonheur.

Malheureusement je n'ai eu du ciel bleu que durant mon premier jour, mais on va arrêter de se plaindre et prendre tout le positif, je suis dans UN PUTAIN DE RÊVE !



Ce matin j'ai tenté un ultime réveil à 5h pour observer le levé de soleil, et mes efforts ont enfin payés !!!!! C'était encore assez couvert mais il y avait beaucoup moins de nuages.



J'ai une heure devant moi avant le départ pour Livingston. Je met le kayak à l'eau et profite du dernier ride aquatique de bon matin.

En un mot "MAGIQUE"



Je devais y passer trois nuits, j'en ai passé cinq !

Tout le staff est trop cool, le calme règne, j'y est rencontré Karen, ma partenaire de Tikal, avec qui le feeling est super bien passé.

Elle a malgré elle complètement changé mes plans pour le Guatemala, pour mon plus grand bonheur.

Je quitte désormais ce havre de paix pour la suite du périple guatémaltèque !



Aujourd'hui on est le 17nov, c'est l'anniversaire de Morgane ! C'est triste d'être à des miliers de kilomètres de distance, le manque s'est clairement installé, mais on en est pas à notre coup d'essai, on finira par se retrouver, renforcé par cette expérience !

17
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nov
Publié le 21 novembre 2018

17/11/18 - 19/11/18


Fraîchement arrivé à Rio Dulce après 4h de bus depuis Santa Elena, je prend une lancha pour maintenant rejoindre Livingston, petit ville du Guatemala accessible uniquement par bateau, aucun reseau terrestre n'y accède.

Le tour en bateau était sympa mais on à vite été calmé par un nuage crachant son dévolu sur nos tronches. Étant en première place j'ai pris des litres de pluie au visage ..


Le calme avant la tempête


Arrivé au port de Livingston on est accueillit par un "Welcome to Africa" de la part d'un phénomène sur le ponton..

À Livingston la population est majoritairement composée de Garifunas, peuple Afro-Caraïbe. Le welcome to Africa prend donc pleinement son sens.

J'ai malheureusement eu du mauvais temps, enlevant une partie du charme de la ville. Impossible de profiter des plages ou des activités aquatiques avec cette météo..



J'ai donc chillé comme il se doit pendant la seule journée complète où je suis resté !

Une petite faille météorologique m'a quand même permis de prendre ces photos.



Levé à 4h30 le lundi pour prendre la lancha en direction de Puerto Barrios (une des deux villes guatémaltèque d'accès à Livingston, avec Rio Dulce).

Rien à voir avec le tour "visite" que j'ai eu à l'aller. On est clairement sur un Vin Diesel des mers, qui était à deux doigts de casser son moteur, le bateau rebondissait sur l'eau comme une vulgaire balle sur le sol, entrainant nos corps à se fracasser sur le banc. À se demander si on a passé plus de temps dans les airs que sur l'eau..

Malgré ça j'ai profité d'un levé de soleil nuageux pendant les 30min de traversé.



De puerto Barrios j'ai pris un bus pour m'emmener à Guatemala City, la capitale. Alte obligatoire pour ma prochaine étape, Antigua !

En demandant le prochain départ je suis tombé sur un bus first classe double étage, écran et film intégré, seul à l'avant au dessus du chauffeur je me suis régalé pendant les 7h de trajet. À seulement 14e pour 7h de bus 1st classe, on peux parler d'une bonne affaire.


On retrouve la qualité de conduite des mexicains, même ici au Guatemala


La route monte en altitude, on finis par atteindre les 1500m, et ça se ressent sur le paysage.



À peine arrivé à Guatemala City, me voilà déjà partit pour Antigua, ville coloniale entourée de volcans.

19
nov

19/11/18 - 22/11/18


Antigua m'a attiré puisque c'est l'ancienne capitale du Guatemala, et cette ville n'a rien à envier à Guatemala City, la nouvelle..

Entourée par plusieurs volcans, cette ville coloniale a un charme certain ! Toutes les rues sont pavées, ce n'était pas sans me rappeler les rues Rennaises, malgré une architecture bien différente.



En temps normal il est possible de grimper les volcans, c'est même hautement recommandé étant donné la beauté des lieux ! Mais l'un d'entre eux le Fuego s'est réveillé il y a peu.. cinq éruptions en 2018, dont une en juin qui a entraînée près de 200 morts et des centaines de disparus, probablement mort également depuis le temps.

Cela n'a absoluement pas empêché les agences à continuer de vendre des tours pour le Fuego, malgré l'énorme danger.. certe c'est une expérience hors du commun, indescriptible avant de l'avoir vécu, mais qui peux vous coûter la vie, rien que ça.

Car en éruption le Fuego crache de la lave et des morceaux massif de pierre chaude à plus de 600m au dessus du sommet, bien évidement ça ne retombe pas dedans, donc si vous vous trouvez en dessous ..., et si jamais vos réflexes parviennent à esquiver tout ça, c'est la fumée toxique qui aura votre peau !


Le fuego en Éruption 06/18


J'ai donc naturellement rayé de ma liste le fuego.. j'avais tout de même gardé en tête de réaliser l'ascension de l'Acatenango situé en face..

J'arrive à Antigua lundi 15h, le Fuego à eu une nouvelle éruption une douzaine d'heures avant mon arrivée, provoquant l'évacuation de 4000 personnes, et l'annulation des tours pour les prochains jours (enfin un peu de jugeote).

Reste le Pacaya qu'il est possible de grimper depuis Antigua. Mais je préfère passer mon chemin et attendre les futurs treks aux alentours de Quetzaltenango, dans quelques jours.


J'ai donc remplis mes journées avec des balades dans la ville, de nombreuses boutiques artisanales sont présentes et vendent leurs productions, mais je dois me contenir et ne pas acheter une tonne de souvenir, un des seuls défauts du voyage en itinérance..



Un point de vue est accessible, situé à quelques kilomètres de mon logement, après une première visite en après-midi, je retente le lendemain matin pour avoir un ciel plus dégagé, sans succès. Mais la vue n'était pas si mauvaise la première fois, surtout après les quelques minutes de grimpe intensive pour atteindre le point de vue, c'est assez satisfaisant.



Encore une fois je suis tombé dans un logement ultra cool, chambre privative dans un espace commun, au même prix qu'une auberge. Toit terrasse donnant directement sur le volcan de Agua, l'Acatenango et le Fuego. J'ai passé de nombreuses heures à juste admirer ce spectacle naturel en face de moi.



Direction quetzaltenango maintenant, situé à quatre heures de shuttle. La raison principale de ma venue à Xela (nom commun de la ville) est de participer à différents treks avec la compagnie Quetzaltrekker. Compagnie qui fonctionne grâce à des guides volontaires, et qui reverse la totalité de son profit (après dépense nécessaire) à des associations qui aident à la réinsertion des enfants vivant dans la rue. C'est donc naturellement la meilleure manière qui soit de réaliser des treks dans cette région !

24
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Publié le 2 décembre 2018

24/11/18 - 25/11/18


Arrivé à Xela le 22, j'ai directement été voir Quetzaltrekker afin de savoir si il était possible de rejoindre en dernière minute le groupe pour l'ascension du Tajumulco prévu le 24.. étant complet sur leur site, c'était mon unique chance d'y participer.

Ayant déjà réservé le trek de trois jours pour rejoindre le lac Atitlan depuis Xela le 27, le seul créneau disponible pour l'ascension du Tajumulco avant mon départ, était le 24.

Une fois à l'adresse, je me fait accueillir par une dame, qui me dit oui oui c'est au fond. Je passe par un hall puis une cuisine, puis j'arrive carrément dans une cour d'appartement avec pleins d'habitations, des gens qui lavent leurs linges, ect.. je me dis alors what the fuck, c'est quoi ce bourbier.



Mais je tombe finalement sur une pancarte Quetzaltrekker qui m'indique que je suis tout de même sur le bon chemin, puis en continuant encore je découvre leurs locaux ! Je suis déjà sous le charme de leur organisation à la fois chill et super pro.



En discutant avec un des bénévoles (puisque comme je l'ai dit dans la précédente étape, l'orga ne fonctionne qu'avec des bénévoles), il m'ajoute en dernière minute à la liste du Tajumulco du 24 !!!! Hyper soulagé, je les revois le lendemain pour le brief d'avant départ.

Explication du trek, présentation des participants, préparation du sac, ect ..

On se retrouve le samedi matin devant l'agence à 4h30 pour le départ vers Tajumulco.

Malgré seulement 80km nous séparant du départ du trek, on va mettre 5h pour y arriver (pause petit dej incluse). Les routes sont en temps normal déjà bien abîmés et difficile d'accès, mais on est tombé sur un jour de travaux, ce qui bloquait tout une voie de circulation..

C'est donc sur les coups de 10h que commence ce périple volcanique.

On commence la marche à une altitude de 2880m. On a alors gagné 600m par rapport à Xela, mais il nous reste maintenant 1320m à grimper à pied, sac sur le dos.

Le paysage est déjà cool, mais je n'ai à ce moment là aucune idée de ce qui m'attend.



Le sommet paraît proche mais il est en réalité à des litres de sueur de notre position !

On entame alors l'ascension, et le décor est de plus en plus envoûtant à chaque kilomètre que l'on parcourt.



On attend les retardataires, on boit un coup, crème solaire en abondance, et on repart sac sur le dos !



Petit à petit on se rapproche du sommet, on en a pas l'impression, mais scientifiquement si on continu d'avancer vers un point on finira par l'atteindre !



On nous a prévenu avant le départ que l'on allait croiser des locaux, et si jamais on souhaitait les prendre en photo, juste leur demander leurs autorisations avant.

Mais les rôles se sont inversés et c'est eux qui sont venus vers nous avec leurs téléphones pour nous photographier !



Retour aux choses sérieuses et reprise de l'ascension.



Première pause miradoresque plutôt honnête, le feeling est indescriptible une fois rendu à hauteur de nuage !



On a jamais été aussi proche du but ! Scientifiquement, si vous n'êtes jamais allé à un endroit spécifique et que vous vous y dirigé, à chaque pas vous êtes un peu plus proche du but !



On arrive finalement à notre camp pour la nuit (3800m), on s'installe dans la petite forêt entre le sommet du Tajumulco (4220m) et le sommet du Cerro Concepción (4000m). Les arbres nous aident à se protéger au maximum du vent et du froid, on est à 3800m d'altitude et on ressent très clairement le changement de température.

C'est d'ailleurs très étrange d'avoir à la fois un vent et un air glacial, et à la fois un soleil brûlant. Rester au soleil nous donne chaud, l'ombre nous donne froid .., la nuit risque d'être sympa !



Mais avant de dodo, place au sunset ! On grimpe alors le Cerro Concepción qui monte à 4000m d'altitude, les jambes sont lourdes, l'effort est intense après une telle journée mais pouuuuah cette image une fois en haut ! Gravé à jamais !!



Soit dit en passant, je redige cet article de nuit à 5h du mat, on est jeudi 29, et je suis sur une plaine en hauteur après un trek de deux jours pour rejoindre le lac Atitlan ! J'attends patiemment le levé de soleil qui ne va pas tarder à pointer le bout de son nez.

Je finirai surement d'écrire plus tard quand j'aurais du temps libre autour du lac.


Texte de cette aventure dans la prochaine étape !


Retour à l'aventure Tajumulco, le soleil s'est couché, le froid s'est plus qu'installé ..

On fait un feu de camp, on savoure un bon plat de pâte, quelques shots de Rhum pour se réchauffer le sang et on part entamer notre très courte nuit, puisque le réveil est programmé à 3h30 pour finir l'ascension jusqu'au sommet avant le levé de soleil.



Après cette nuit qui n'en était pas une, on s'équipe et on repart en marche pour finir les 400m d'altitude restant. Globalement la feeling est le même pour tout le monde, impossible de fermer l'oeil plus de 30min, c'était donc à base de micro sieste que l'on s'est "reposé".


En chemin on retrouve notre compagnon de route, Alfito, qui nous accompagne depuis le début. C'est en réalité un chien qui vit sur le Tajumulco, ce volcan c'est son terrain !



Après deux heures d'escalade nocturne, on arrive enfin au but. Ce pourquoi on à tant donné depuis hier, 4220m, sommet du Tajumulco, plus haut d'Amérique centrale. On s'enfile dans nos sacs de couchage, on s'allonge tous à un endroit qui nous parrait convenable, entre deux ou trois roches pour contrer le vent et on attend ce somptueux spectacle à venir !


Les petites pyramides qui ressemblent à des tas de sables sont en réalité des volcans, entre 70 et 200km à vol d'oiseau.

On peux donc apercevoir le Santa Maria et le Santiaguito (autour de Xela). Mais aussi les trois volcans du lac Atitlan (San pedro / Toliman / Atitlan) et les volcans proche d'Antigua (Acatenango / Fuego / Agua / Pacaya).

C'est juste magique, à cet hauteur rien ne masque le champ de vision, aucun nuage, aucun building, rien !



Il est maintenant temps d'entamer la partie deux de ce périple, la redescente ! C'est évidement bien plus rapide que la montée, mais les genoux en prennent un coup !



En pleine redescente on retrouve notre Alfito, il a décidé de finir le chemin avec nous. En bon samaritain, je me sépare d'une de mes bouteilles d'eau pour le régaler !



En route on découvre une avancé en pierre, suspendu dans le vide, je vous laisse imaginer l'incroyable sensation perché sur ce rocher.



On finit les derniers kilomètres à travers la forêt ultra glissante de part son degré d'inclinaison et son sol jonché de feuilles et d'écorces ..

On est tous tombé au moins deux fois, en dévalant quelques mètres les pieds en l'air.



On boucle la boucle en repassant par notre premier spot pause de ce sompteux trek volcanique, toujours accompagné par Alfito !



Une expérience inoubliable ! Gros challenge, c'était mon premier volcan, et pas des moindres étant le plus haut d'Amerique centrale. On a vécu deux folles journées, un groupe extra, une météo juste parfaite, le tout pour aider les jeunes enfants de Xela, parfait en tout point !!!!

27
nov
27
nov

27/11/18 - 29/11/18


Lendemain du Tajumulco, à peine remis de mes émotions je file à travers Xela (nom populaire de Quetzaltenango) pour profiter de ma dernière journée de visite avant le départ pour le lac Atitlan, de nouveau via Quetzaltrekkers !

Je reprend de l'altitude pour atteindre le point de vue Cerro el Baúl, qui domine à 2650m de haut. Soit une prise d'un peu plus de 300m au dessus de la ville.



Quelques balades et heures plus tard je rentre à mon auberge pour préparer mon sac du trek de trois jours qui m'attend demain.



Gros petit dej dans les locaux de Quetzatrekkers, oeufs, oigons, patates, banane, pastèque et ananas pour solidifier l'estomac avant le départ pour cette nouvelle aventure.



Un chicken bus nous emmène au point de départ du trek, une heure de trajet ultra mouvementé pour rejoindre l'arbre sacré.

Après tous avoir fait un câlin à cet arbre (rituel des quetzaltrekkiens pour saluer la nature avant de la parcourir), on entame la longue marche en direction du lac Atitlan.



Après plus d'une heure de marche intense, une pause trailmix est de mise pour reprendre des forces.



On reprend la route pour foncer droit dans un épais brouillard



Mais il se dissipe à une vitesse folle, pour laisser apparaître un sublime décor sur toute la vallée avoisinante !



Quelques kilomètres nous séparent de la pause repas, hâte !!!!



Une fois le ventre plein, le rythme de marche n'est plus le même, mais on continue d'avancer ! De nouveau dans le brouillard..



Finalement, après 26 kilomètres et beaucoup de variations d'altitude, on arrive à notre campement. C'est dans une toute petite ville au nom de Santa Catarina que l'on va passer la nuit. On est autorisé à camper dans leur salle des fêtes, au moins on sera protégé du vent !



Sans savoir si on allais pouvoir se doucher après avoir bien sué toute la journée, on nous offre une belle surprise du nom de Temazcal.

Hutte en pierre d'1m20 de haut, 2m carré. Même système qu'un sauna, à l'intérieur se trouve des pierres chaudes au dessus de braise encore plus chaude, et à disposition deux grandes bassines d'eau, une fraiche, une brulante. Grâce à une troisième bassine vide on fait notre petit mix, on adpate la température à notre souhait et on se la vide littéralement sur la tronche ! Quel bonheur !!!!



Gros petit dej chez les locaux pour se remettre dedans et lancer la 2nd journée de trek, à base de riz, d'oeuf, de fruit et de café !

Fun story : un chat était présent au cours de ce petit dej, il se baladait comme un roi et amassait les caresses, jusqu'à croiser la route de Daneka une des participantes à ce trek... il monte sur la table juste en face d'elle, se retourne comme un ninja et lui envoi un jet de pisse en plein visage !

Contre tout attente elle prend ça plutôt bien et voit tout de suite le bon côté des choses, puisqu'elle nous dit que c'était sa première fois, et que c'est toujours cool de vivre de nouvelles expériences ! Force à toi Daneka !



Après cette pause animalière on repart en direction du lac.



Le paysage qui se dessine m'emerveille toujours autant, des vues sans limites sur les collines guatémaltèque !



On croise la route d'un serpent.. mort..

"Seul des serpents morts vivent ici" Signé Matt, le guide.



En milieu de journée juste après une petite pause glace dans un minuscule village, on débarque sur un décor à la Inception, tout est tordu et dans des formes improbables, et toutes les cultures suivent ces courbes naturelles, sublime !



Encore quelques kilomètres dans la jungle avant d'arriver à notre point de chute pour la nuit.



Sortie de la jungle à travers la fumée d'un local pyromane, on finit les dernières minutes de marche sur le bitume, visuellement moins agréable mais c'est l'unique chemin.



On pose alors nos bagages à notre dortoir de ce soir. On est accueillit et hébergé chez une famille, et on fait la rencontre de trois jeunes chatons incroyablement mignon !

Une douche, un gros repas, une bière, des marshmallows au coin du feu, et au dodo pour un réveil à 3h30, histoire de finir la marche de nuit pour pouvoir admirer le levé de soleil sur les rives du lac Atitlan.



Réveil salé à 3h30 pour finir nos derniers kilomètres de nuit et rejoindre notre spot, appelé Indian nose, puisque de loin les collines ressemblent à une tête indienne regardant vers le ciel. Et nous on va squatter sur son nez, pour admirer le levé de soleil devant les trois volcans du lac Atitlan, le San Pedro, l'Atitlan et le Toliman !


Une fois sur place on remplit nos tasses d'un excellent chocolat chaud et on attend patiemment le spectacle à venir !



Une fois passé cet ahurissant levé de soleil, on entame la descente vers San Pedro, un des villages situés autour du lac, afin de mettre un terme à ce sompteux périple.



Avant notre dernier repas ensemble, on fait une halte à une plantation de café, histoire de !



Un tour de camionette plus tard, on s'installe à un resto, où l'on peux manger et sauter dans l'eau grâce à leur terrace-ponton qui surplombe le lac à 5m de haut ! Magnifique clap de fin.


30
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30/11/18


En attendant le retour de nos affaires, Juliana, une canadienne participante du trek de trois jours, me propose d'aller escalader le San Pedro demain (un des trois volcans autour du lac). Je comptais y aller, mais j'avais prévu de me laisser un jour de repos après l'enchaînement du Tajumulco et du trek de Xela.. finalement je me dis que c'est une bonne idée, on payera sûrement moins chère à deux, et je me reposerai plus tard !

Ascension du Tajumulco, jour off, trois jours de trek suivit d'une nuit plus que moyenne à mon logement de San Pedro pour un réveil à 5h annonçant ce nouveau hike !

Tôt le matin on prend un tuktuk nous amenant à l'entrée du volcan. On tombe sur un vrai chauffard, prêt à tout pour grapiller du temps, haut-parleurs réglés sur radio Techno, un début de matinée peu commune !



Il est arrivé plusieurs fois durant l'ascension que des touristes se fassent attaquer à la machette pour se faire dépouiller de toutes leurs affaires.. il est donc maintenant obligatoire d'être accompagné par un guide pour plus de sécurité, rassurant .. Mais généralement les bandits ne prennent pas la peine de s'attaquer à un groupe accompagné par un guide par peur de se faire reconnaître et dénoncer.


Elias notre guide du jour, est un très grand habitué du San Pedro, en cinq ans il l'a escaladé presque 90 fois.. il déborde d'informations sur tout, les plantes, l'histoire du lac et la vie en général. Des histoires en veux tu en voilà durant toute la grimpe, du moins la première partie.



À peu près au milieu de la randonnée, on se pose près de ce qui s'apparente à une corde à balancement, fixée à un pneu. La confiance pour monter sur cette engin n'était définitivement pas au maximum, mais Elias nous a prouvé que c'était bien fixé en passant en premier, on s'est alors laissé tenter ! Magique, magique, magique ! Suspendu dans le vide face à ce décor, pwouaah !



Deuxième partie de l'ascension était un peu plus dure pour Elias, passé la cinquantaine, il était moins bavard..



Arrivé au sommet, surprise ! Mauvaise surprise ... un brouillard épais bloquant toute la vue. Après tout l'effort nécessaire pour arriver ici, la résultat est plutôt décevant. Mais c'est le risque à prendre, on ne sait jamais comment le temps va être une fois là haut.

Les nuages nous ont tout de même permis d'apercevoir les deux autres volcans durant 20secondes !



Après avoir attendu désespérément durant une heure, on décide de redescendre.



Le seul point noir étant la vue verrouillée au sommet, mais globalement c'était une super rando !

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Publié le 14 décembre 2018

06/12/18 - 07/12/18


Avant de prendre mon avion pour le Guatemala, et ne voulant pas dormir dans la capitale, je me suis dis qu'un retour à Antigua pour quelques jours était une bonne idée. De là je peux prendre un shuttle direct pour l'aéroport et ça me donne en plus l'opportunité de réaliser l'ascension de l'Acatenango et du Pacaya.


Tous les voyageurs rencontrés au cours du Guatemala m'ont tous dit que voir les éruptions du Fuego depuis le sommet de l'Acatenango était un moment hors de ce monde. Le lendemain de mon arrivé à Antigua, je pars donc pour cette aventure ! Les premières vues sur le volcans depuis le collectivo sont déjà magnifique.



Mauvaise surprise n°1, notre groupe est constitué de 25 personnes.. rien à voir donc avec l'esprit familial des treks de Quetzaltrekkers, on est clairement sur une attraction touristique.


Mauvaise surprise n°2, quatres personnes ralentissent considérablement le groupe, dès le début de l'ascension, je peux comprendre que ce n'est pas facile, car ça ne l'est pas ! Mais se plaindre au bout de quinze minutes .., forcément c'est des Français.....


Le paysage de monté aura été plutôt ensoleillé au début puis très nuageux ce qui donne un style assez macabre, mais pas déplaisant !



2h30 de marche intense auront suffit pour grimper jusqu'au campement, additionné à quasiment deux heures de pauses pour attendre et entendre les gémissements des frenchies. D'ailleurs le campement est déjà installé, on a donc dans nos sacs que nos affaires perso, puisque tentes et sacs de couchages sont déjà sur place ! Qu'elle n'aille pas grimper le Tajumulco parceque ça va leur faire tout drôle d'avoir en plus à porter l'équipement pour dormir.


Mauvaise surprise n°3, le vent s'intensifiait au fur et à mesure de la grimpe, et une fois au campement les bourrasques étaient plutôt violente ! Je me suis tout de suite dis que quelque chose clochait puisque l'ascension du Tajumulco est plus haute et le vent ne s'est fait ressentir qu'une fois au sommet et encore pas de cette violence.

Mais bon faute de mieux on s'en accoutume, et on mange un excellent repas préparé par nos guides guatémaltèques, autour d'un feu de camp, qui commence à s'emballer avec le vent.

On admire ensuite le couché de soleil, qui est ultra nuageux, mais avec un tel vent, les nuages file à une vitesse dingue, et laisse parfois apparaître le sommet du fuego durant quelques secondes avant de le remasquer de nouveau ! À chaques nouvelles apparitions on peux entendre des wooow.



Passé 18h, 3/4 des gens sont déjà couchés (réveil à 3h30). Les guides et quelques personnes patientent avec moi dans l'espoir de voir une quelconque activité du fuego.

À 19h, je suis désormais seul avec les guides, le vent balance des minis braises du feu de camp partout, la fumée propagée nous asphyxie littéralement et nous brûle les yeux, mais téméraire on reste en poste avec un espoir à son maximum.

Après plus de deux heures d'attente interminable il est 22h passé, aucun son, aucune activité, seulement de la fumée s'échappe du fuego, je pars donc déçu pour une nuit d'autant plus décevante.



On redémarre l'ascension peu avant 4h pour un peu plus d'une heure de grimpe. À chaque nouveau mètre d'altitude franchi, la puissance du vent augmente. Une fois le sommet atteint, on peine carrément à marcher tellement ça souffle, le levé de soleil ne débute que dans 30min alors on se dirige directement dans une petite crevasse pour tenter de se protéger. Après 20min à ne rien faire dans le froid sans bouger, je décide de passer à l'action et de remonter au sommet voir ce qui s'y passe ! Je cours jusqu'en haut de la colline et parcours les derniers mètres de monté face au vent, mais à cette force ce n'est plus du vent, c'est une tornade !

Mon nez coule tout seul et ma morve est directement éjecté sur le côté à tel point c'est puissant, je saute au sol et me cache derrière une grosse pierre pour ne pas me faire tacler et balancer par terre par les bourrasques.

Seul un camarade m'a suivit dans ce combat pour admirer le spectacle, on est juste en face du fuego, on croise les doigts pour cette fois voir une éruption ! Le levé de soleil est masqué par la pierre qui me garde en vie, chaque photo prise de ce point de vue à été une vraie lutte pour maintenir le téléphone. On est resté là 30min sans aucune éruption, mais la vue était juste hors du commun !



Finalement un guide débarque en furie dans notre dos, tentant de garder l'équilibre face au vent, et il nous crit que tout le monde est descendu et qu'il faut partir maintenant parcequ'il y a des minis tornades !

On plit bagage et on quitte ce sommet de l'enfer !



Peu à peu le flanc du volcan nous épargne le souffle d'Hadès, et nous laisse respirer.

À mi-chemin le guide qui nous accompagne nous propose deux solutions, reprendre le même chemin en serpentin qu'à l'aller, ou couper tout droit via une pente à plus de 45° composé de miliers de petits cailloux et d'arbres sortant de nulle part !

Sur le coup on se regarde avec mon partenaire de l'extrême et on se dit juste qu'il se moque de nous .. mais il s'élance et se met à courir comme un fou, ses pieds s'enfoncent jusqu'aux chevilles dans les cailloux et ressortent aussi tôt pour s'y renfoncer 3m plus loin !

On a tout de suite était séduit et on s'est lancé à sa poursuite dans ce qui s'est avéré être la partie la plus fun de l'expédition, impossible de mettre une vitesse à notre descente mais on allait très très très vite.



Une fois rendu au campement, j'enlève mes chaussures et les 3kg de cailloux qui vont avec ..



On remballe nos affaires et on se lance dans la vraie redescente, celle qui nous ramène au pied du volcan ! Le paysage qui se dessine est sublime, et nous laisse de belles images en tête.



La nature s'est déchaînée, absoluement pas de la manière attendu, on a troqué des éruptions pour des minis tornades à quasi 4000m d'altitude, mais ça a valu le coup d'être vécu.

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déc
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Publié le 28 décembre 2018

05/12/18 - 10/12/18


Après avoir contacté l'auberge dans laquelle j'étais à Antigua, ils m'ont arrangé un prix et une chambre pour mon retour. Me voilà donc de nouveau dans cette superbe auberge à la terrace volcanique, bobo et moi même sommes ravis de revenir à la maison.



Le retour à Antigua s'est fait pour deux principales raisons, l'ascension de deux volcans à proximité (l'acatenango et le pacaya) que je n'ai pas pu réaliser la première fois, ainsi que le transfert direct à l'aéroport sans avoir à passer du temps à Guatemala City.


Le soleil m'accompagne à travers les rues pavées de la ville, je ne peux rien demander de mieux !



Oh si peut-être un peu de chocolat pour sublimer cette journée ensoleillée, direction Choco museum.



Maintenant l'ascension de l'Acatenango terminé (étape précédente), je peine à retrouver l'utilisation complète de mes dix doigts, mais je dois me préparer pour l'ascension du Pacaya !

C'est le volcan le moins chère des alentours, on s'en sort pour moins de 15e transport inclus, et le niveau de difficulté est particulièrement bas. Parfait pour finir les aventures volcaniques du Guatemala. La météo était au top jusqu'à ce jour précis.. on arrive en base du volcan avec un ciel hyper nuageux. Et l'organisation de la visite fait très attraction touristique, j'ai complètement perdu le charme des treks de Quetzaltrekkers. Groupe de 25pers, accompagné par deux guides un peu gavés de leur métier.. au premier point de vue, on nous dit que normalement on peux voir le Fuego l'Acatenango et l'Agua très nettement, nous n'auront pas cette chance, mais on peux tout de même apercevoir l'Agua qui pointe le bout de son nez.



J'étais malgré les conditions très excité de réaliser ce trek pour enfin apercevoir de la lave, après l'absence d'éruption du Fuego.

Pendant la montée on entend bel et bien des éruptions du Pacaya, qui se fait entendre mais ne se fait pas voir, les nuages bloquent toute visibilité sur le col du volcan.



Arrivé au point maximum de grimpe (étant donné que le Pacaya est un volcan actif, il y a une certaine hauteur à ne pas dépasser) on peux apercevoir d'anciens chemins de lave. À défaut de voir de la lave, j'aurai au moins vue les dégâts post-coulée qu'elle laisse derrière elle. Le décor est très lunaire, c'est plutôt fun de marcher à travers toutes ces roches fondues.



Le couché de soleil aura été digne de l'ascension, un peu décevant. Malgré l'énorme beauté des lieux, après avoir vu des choses hors de ce monde sur mes précédentes ascensions, un ciel nuageux suffit pour m'oter une partie du charme de l'instant, je suis content d'être là, mais pas en extase totale.

Une heure d'inactivité pour admirer le couché de soleil sur le Pacaya tout aussi inactif que nous.. je suis maudit par la lave.



En descendant du flanc, après avoir bien pris de la distance par rapport au col, il se met à cracher de la lave, la détonation est ultra forte, on l'entend couler et dévorer tout ce qui se trouve sur son passage, mais on ne vera qu'une fine ligne en zoomant, masqué par la distance et les nuages ..



Tous les voyageurs sans aucunes exceptions m'ont vanté la magie des éruptions que ce soit du Fuego ou du Pacaya, mais ma chance légendaire s'est fait la malle et m'a laissé affronter à la place des minis tornades et des éruptions invisibles ..

Ça ne me rendra que plus heureux le jour où je verrais enfin de vraies et belles éruptions !



Place au chill, à la détente et au repos pour mon dernier jour guatémaltèque avant le départ pour le Costa Rica.

La ville a endossé son costume de noël pendant mes 6h d'absence au Pacaya, je reviens donc à Antigua, totalement transformé, illuminé de partout avec des gens heureux, un mariage, des animations. De quoi apaiser l'esprit et retrouver quelque peu l'ambiance de noël, malgré les 25° qui m'accompagne !



Le Guatemala m'aura définitivement surpris ! Je n'avais pas beaucoup d'attente, et ce mois de vie sur place m'a donné un regard bien différent et très positif sur ce pays. Il m'a dépucelé l'ascension volcanique avec le volcan le plus haut d'Amérique Centrale, j'ai dailleurs tellement apprécié que j'en ai grimpé trois autres derrière. Le trek de trois jours pour rejoindre le lac est juste inoubliable, une expérience de folie. Sans oublier le mythique Gringo Perdido, niché au sein d'une biosphère. Ce ne sont que quelques unes des raisons que me feront revenir au Guatemala !!



Départ à 3h du matin pour rejoindre l'aéroport et m'envoler vers ma troisième étape, le Costa Rica !!!! :


https://www.myatlas.com/FrinkyFast/costa-rica