Carnet de voyage

Café, Couleurs, Chaleur !🇨🇴

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Après des mois de réflexion et de préparation voici enfin venu le temps de mettre le plan à exécution ! 8 mois pour rallier le Mexique au Chili à travers 9 pays d'Amérique Latine 🤠🤯 Chapitre 5 🇨🇴
FĂ©vrier 2019
4 semaines
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26
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Publié le 7 février 2019

26/01/19


Toujours au Panama avec le pape en ville. Tous les trajets de bus, approchant un tant soit peu le centre, ont été dévié. Chose que je n'avai pas vraiment calculé..

Je me lève donc sereinement, je prend mon petit dej à l'auberge en me disant en partant à 9h j'ai 2h30 devant moi avant le départ du vol. Seulement trente minutes de bus jusqu'à l'aéroport, je suis bien.

Sauf que, avec toutes ces déviations, j'ai dû marcher des plombes sans vraiment savoir où aller. J'ai finis par trouver deux gars qui m'ont indiqué où je pouvais chopper un bus. Tout ça m'a mis très en retard sur mon planning initial.. Voyant les minutes défilées, avec un chauffeur de bus m'assurant être à l'aéroport dans trente minutes, tout en s'arrêtant toutes les vingts secondes, je décide de quitter inopinément ce maudit transport. Je n'ai plus que 20minutes avant la fin d'enregistrement des bagages, avec un gps m'indiquant l'aéroport à 17 minutes de ma position..

Je choppe avec beaucoup de chance un taxi qui accepte de violer quelques règles de conduite, et j'arrive juste a temps pour enregistrer mon bagage.


Pensant avoir passé le pire, je me rend compte que pas dutout. Gros coup de stress, à l'enregistrement, la nana me demande une preuve de sortie de Colombie (autant j'avais été avertis pour le passage au Costa rica et au Panama, mais personne n'a mentionné le passage de la Colombie). Elle me demande donc un billet d'avion prouvant que je vais quitter le territoire avant les 90jours autorisés.. sous peine de rester bloqué à l'enregistrement. Il m'étais arrivé la même chose au Guatemala et j'ai été obligé d'acheté un billet de bus en urgence .. sauf que là le temps jouait considérablement contre moi, et acheter un billet d'avion à la va-vite m'enchante moyennement.

J'ai enfilé un masque de comédien en 3/4 de seconde, j'ai joué le mec sur de soi en pretextant ne plus avoir de batterie, mais en disant avoir un vol pour la france le 04/03 blabla, et miracle, elle m'a laissé passer en m'avertissant qu'en colombie on me demandera cette preuve sous peine d'un retour au panama. En speed à la porte d'embarcation j'achète un ticket valide 48h sur un site dédié à ce genre de situation, en priant le recevoir avant le poste de migration colombien..



Finalement l'agent migratoire ne m'a demandé aucune preuve et m'a tamponné 90jours sans trop de question.

De l'aéroport de Barranquilla il fallait maintenant rejoindre le centre ville et trouver un bus en direction de Santa Marta.

Que des taxis aux prix excessifs, et après quelques mètres un gars me propose de m'emmener au terminal derrière sa moto pour quelques euros. Me voilà donc sur une moto-taxi pour mes premières minutes en Colombie.



En revanche, le type ne m'a pas vraiment amené au terminal mais plutôt à un bus qui allait à Santa Marta et attendait au milieu de la ville sur le bord de la route. Je déduis rapidement que les "managers" de ce bus sont tous Venezueliens, tous sont là à me réclamer mon argent pour pouvoir partir au plus vite. Je n'ai absolument pas eu le temps de retirer donc j'ai du payer le double du prix en dollar.

Mais au moins je suis arrivé sain et sauf à Santa Marta, en me disant; c'est bon c'est fait maintenant tu es tranquille. Oui mais nan. Je me suis retrouvé à 6km de mon auberge, dans un terminal à l'extérieur de la ville avec uniquement des taxis privés. J'ai alors marché le long d'une grande route pendant 2km pour rejoindre le centre et chopper un bus publique pour finalement atterrir à mon Auberge de Santa Marta. Un périple de 8h chargé d'émotions !



Petite récompense, à cause d'un soucis d'organisation, l'auberge m'a placé dans une chambre privée pour la première nuit au prix d'un dortoir. Les soucis sont derrière je peux enfin me reposer tranquille.

Oui mais nan. Je pars faire des courses, je m'absente une heure, à mon retour tous le quartier autour de l'auberge est plongé dans le noir, l'électricité à sauté dans toute la zone..

J'ai donc cuisiné à la lampe frontale, pris une douche gelé, et espéré le retour de l'électricité avant demain matin pour charger mes batteries avant le parc.

Retour à 3h du mat, intelligemment j'ai laissé l'interrupteur sur On pour me faire réveiller par la lumière et mettre mes appareils en charge.

Fin du périple frontalier, fin des galères,

¡ Listo para la próxima aventura !

27
janv
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Publié le 20 février 2019

27/01/19


Lendemain du périple, je pars tôt le matin en direction du parc Tayrona, raison de tout ce chaos. Fermeture annuelle du parc à partir du 28 janvier, sur demande de la population locale (les Tayronas). Ce dimanche 27 était pour moi l'unique chance de visiter le parc, et malgré une organisation semée d'embûche, je suis dans la file d'attente pour acheter mon billet d'entrée.

La réputation du parc amène son lot de visiteur, et le fait qu'on soit le dernier dimanche de visite avant la fermeture, n'arrange pas vraiment la situation..

Une fois en possession du billet je choppe un petit collectivos qui nous emmène à la vraie entrée, quelques kilomètres de béton plus loin.

De là deux choix s'offrent à moi, un petit sentier faisable en 1h ou le sentier principal longeant la côte et les célèbres plages du parc. Je me lance d'abord sur le petit sentier en espérant y être seul, et bingo je peux me balader tranquillement sans aucune trace de vie humaine. Le sentier des neuf pierres est plutôt sympa à traverser, passage en forêt avec d'énormes roches aux significations différentes, pour atteindre un mirador en milieu de parcours offrant une superbe vue sur jungle et mer.



Après 40minutes de rando, je regagne l'entrée principale et je me lance cette fois sur le vrai sentier. On change tout de suite d'ambiance, le sentier est beaucoup plus aménagé et surtout beaucoup plus peuplé. Mais j'arrive quand même à trouver du répis en usant de toutes les possibilités de fuite.

Le décor est sublime, à la fois boisé et sablé, vue sur mer puis vue sur jungle, avec une superbe météo qui m'accompagne, c'est un vrai bonheur.



Arrivé à la première plage, on peux constater la forte réputation du parc, c'est magnifique mais bondé de monde. Surtout que la baignade est interdite en raison de fort courant. Je ne m'attarde pas trop, je choppe un petit jus d'orange fraichement pressé et continue le sentier.



Le décor est dingue, d'énormes palmiers contrastant avec le ciel bleu et le feuillage vert, magnifique.



La 2nd plage un peu plus loin autorise la baignade avec précaution et surveillance évidement.

Quelques kilomètres d'un superbe sentier en pierre me sépare de l'ultime étape Cabo San Juan, la plage la plus réputé du parc.



Une fois sur place, je constate de nouveau sa réputation, bondé de monde, je ne m'y attarde pas trop. Un mirador se trouve au milieu de la plage, une fois en haut, je me rend compte que Cabo San Juan est un peu une version miniature de Marino Ballena au Costa Rica. Elle forme en effet une queue de baleine, mais sur des dimensions moindre. N'empêche que vu d'en haut c'est magnifique !!!



En allant au bout de cette plage, je découvre un petit chemin menant à une autre..

Cette fois je suis accueilli par un panneau d'avertissement qui fait froid dans le dos...


L'avertissement était pourtant écrit dans 6 langues différentes ..


Après avoit chillé comme il faut je fais demi tour pour regagner l'entrée du parc. Arrivé à la première plage, j'emprunte un chemin différent de l'aller sans vraiment m'en rendre compte, mais c'est pas plus mal, l'endroit est vide et paradisiaque !!



En continuant d'avancer je me retrouve involontairement sur le chemin équestre. Après un petit coup de Mapsme, je vois que ce chemin traverse la forêt et rejoint lui aussi l'entrée, alors j'opte pour cette solution pour changer de décor. Double bingo, c'est beau et vide. J'ai croisé quelques chevaux, et quelques Tayronas (peuple amérindien précolombien vivant en partie en sein du parc), l'extrême opposé du sentier pédestre bondé de touristes.

Le chemin est pour le moins inhabituel, je suis entouré d'arbres géants et tout vert, mais je marche sur un sol mélangeant sable et racines, amenant ensuite à un labyrinthe de roches, vraiment dépaysant !



Après 23 kilomètres de pur régal, je débarque comme prévu à l'entrée du parc d'où je peux prendre un collectivo puis un bus publique me ramenant droit à mon auberge. Une après-midi détente au programme, une telle rando alourdie un peu les jambes.


Petite récompense post-effort
28
janv
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Publié le 20 février 2019

28/01/19 - 29/01/19


La visite de Carthagène était prévu pour dans quelques jours. Mais le hasard de la vie m'y a poussé plus tôt que prévu.

Je reçois samedi un message de Rich, l'américain rencontré au San Blas. On était supposé se revoir en Colombie, mais malheureusement il doit rentrer beaucoup plus tôt que prévu, beaucoup plus tôt, c'est à dire mardi. Il me propose alors de venir le rejoindre à Cartaghène pour passer la dernière soirée ensemble. Ça m'arrange sans plus, puisque je n'ai pas vraiment terminé mon plan de visite ici dans le nord, et je n'ai pas trop le budget pour me permettre des allers-retours comme ça. Mais par sa bonté démesurée, il me propose de me rembourser tous les frais engagés pour venir le voir ! Je n'ai plus aucune raison d'hésiter, je quitte Santa Marta lundi matin direction Carthagène.


On troc le Hilton de Panama City pour le Hampton de Carthagène, un peu moins classe, mais puuuuuutain quelle foutu délire encore. Évidement il m'a aussi invité dans son hôtel pour y passer la nuit.

Le lit le plus confortable depuis le début du voyage, on est pas vraiment sur la même qualité des dortoirs habituels. Piscine en rooftop, superbe panorama sur la ville, et petit déjeuner en buffet que j'ai hâte de délecter demain matin !!



Pour l'heure, place au déjeuner, pour ne pas trop abuser, il m'offre le repas avec pour consigne de ne pas regarder les prix ...

Grosse assiette de crevette sauce coco pour faire bondir mes papilles jusqu'au 6e ciel. Oui le 7e ciel n'a pas encore été atteint, mais est-il vraiment atteignable?



Après de nombreuses anecdotes sur sa vie qui n'a aucun foutu sens (je suis fan de son existence), on rejoint le centre historique fortifié pour une petite visite des rues pavées où se promènent calèches et passants, c'est fleurit et coloré, il fait bon vivre dans ces rues.



On finis accoudé dans un bar au dessus des murailles pour profiter des derniers rayons de soleil, puis pint, puis shot pour entamer cette folle nuit arrosée.



Retour au Hampton, perché à une centaine de mètres au dessus du sol, on admire ce champs de building nous offrant un superbe spectacle nocturne.



Quoi de mieux que manger pour essuyer l'alcool de la veille. Et bordel regardez moi ce festin !!!



Il est temps pour moi de retrouver mon quotidien de baroudeur, et pour Rich de prendre son vol. On se dit au revoir sans savoir quand on se reverra mais avec la certitude que ça sa fera.


Je suis répartis dans la même journée vers Santa Marta, sans vraiment avoir pris le temps de visiter davantage, parceque bon, les visites n'étaient pas au centre de ce périple express. Mais cette ville ne vas pas disparaître, et ça me donne une raison de plus de revenir en Colombie ! J'ai malgré tout pris un plaisir dingue ici, et c'est parfois bon de quitter la routine de voyageur, je pose mon sac je visite, je reprends mon sac, ect..

29
janv
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Publié le 20 février 2019

29/01/19 - 01/02/19


Fraîchement arrivé de Carthagène, je retourne dans mon auberge de Santa Marta pour y passer la nuit et partir le plus tôt possible demain vers Minca, petit village perdu dans les montagnes colombienne.

Finalement je décide de rester une nuit de plus, je ne me suis pas posé depuis l'arrivé en Colombie, je suis en mouvement constant et suite au périple Carthagènien, une petite journée de repos ne me fera pas de mal.



J'en ai donc profité pour me promener un peu dans la ville, que je n'ai pas vraiment pris le temps d'explorer avec l'enchaînement frontière - Tayrona - Carthagène.

Rien de sensationnel, des rues mouvementés avec de nombreux étales de fruit et légumes, un soleil ardent et une belle vue sur la mer.

On se rend bien compte en se baladant que l'écologie n'est pas vraiment la préoccupation numéro 1 ici..



Pas envie de cuisiner ce soir, et sur un malentendu mon cerveau a développé une très forte envie de McDonald's.

Tellement forte, que j'ai marché 3km aller pour l'acquérir puis 3km retour pour le dévorer sur le rooftop de mon auberge.

Un Maracton'ald bien plus savoureux que les autres !



Départ matinal pour atteindre Minca le plus tôt possible et commencer les randos dès mon arrivé.

La route se fait entasser à huit à l'arrière d'une vielle camionnette, Colombian Style.



Arrivé en début de matinée, je découvre le centre de Minca qui ressemble plus à une rue qu'à un vrai centre. De toute façon je ne suis pas là pour ça mais pour les différents spots autour de la ville. Je file droit à mon auberge situé à une vingtaine de minutes à pied, pour déposer mon sac et partir sereinement commencer ma première visite.

L'auberge est monstrueuse, perdu dans la jungle avec une superbe vue, trois étages, hamacs, piscine, plutôt agréable.



Je ne m'attarde pas trop et j'entame la bonne heure de marche jusqu'au sentier de Pozo Azul qui mène à la cascade du même nom. Le chemin est assez grimpant avec une belle chaleur comme on les aimes, mais le décor est vraiment pas dégueu.



Le sentier est lui aussi très cool, mais la cascade elle, est blindé de monde. Beaucoup de locaux et quelques touristes enlèvent complètement le charme de ce spot naturel, mais tout le monde a le droit de profiter !!



En rebroussant chemin je découvre un nouveau passage, et je tombe sur une maison et sa propriétaire. Elle dispose derrière chez elle d'un petit sentier qu'elle met à disposition pour quelques pesos, allez pourquoi pas.

Bon c'était clairement pas le sentier le plus ahurissant de ma vie, mais c'était pas si mal et si ça peux aider cette femme à vivre, c'est plutôt cool.



De retour à l'auberge vers 15h, j'ai mon après midi pour me détendre, la cascade Marinka que j'était censé visiter attendra demain matin.


Petit plaisir culinaire, je m'offre une pizza préparé avec soin par le staff de l'auberge et cuit au feu de bois, incroyable.



Je n'ai réservé qu'une seule nuit ici, et j'ai un bus à prendre à 17h depuis Santa Marta direction Medellín. Je ne peux donc pas trop prendre mon temps, alors je file droit vers la cascade Marinka aux premières lueurs du jour (Bon peut-être aux secondes lueurs).

Une bonne heure de marche avant d'atteindre l'entrée de cette cascade, moins de monde qu'hier et dans un autre style. Avec une petite surprise; il n'y a pas une mais deux cascades, 2x plus de régal.



Retour à l'auberge vers 12h, je mange vite fait pour faire demi-tour dans le "centre" et chopper un collectivos pour me ramener à Santa Marta.

Les minutes filent et avec l'attente plus l'état désastreux de la route, j'arrive à Santa Marta à 15h ce qui me laisse à peine 2h pour récupérer mon sac prendre une douche, manger et partir au terminal de bus.

Après l'électricité qui m'a porté défaut la première nuit, c'est maintenant l'eau qui a été coupé... douche annulée, je pars propre comme un sou neuf vers le terminal.

Départ à 17h de Santa Marta pour un looooong trajet de bus de 16h jusqu'à Medellín.

16hhhhhhhhh!

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Publié le 24 février 2019

02/02/19 - 04/02/19


Les fameux 16h de bus sont passé plutôt vite, je m'attendais à pire expérience. Bus confortable, facile d'y dormir, pas trop de longue pause, au top. Par contre je suis arrivé crasseux, affamé, à quatre stations de métro + 2km de côte à parcourir avant de pouvoir enfin me poser à l'auberge, manger un bout et laver ce corps. J'ai rencontré sur le chemin un artiste peintre en pleine création, je ne pouvais qu'être super fan de son travail !!!



Je fais la recontre d'un petit groupe de français sur place, quatre personnes qui se sont rencontré en voyage puis séparé puis retrouvé, une sacrée histoire ! Un binôme de pote et deux voyageurs solo qui passent quelques jours ensemble.


Mais je retourne rapidement à mes petites affaires, mon temps ici à Medellín est limité et j'ai quelques activités de prévu.



Dimanche à la cool


Première journée entière, c'est dimanche et malheureusement les free walking tour ne sont pas dispo, les rues se sont vidées de leurs marchands, mes choix sont minces. Je décide d'aller voir le centre historique et les statues de Botero, ce qui s'est avéré être une bonne idée puisque peu de monde était présent sur la place, et j'ai pu observer tranquillement ces magnifiques structures difformes.



On est allé l'aprem avec un des français visiter le château de Medellin. Grande allée avec des arbres plutôt originaux. Le château a été construit en 1950 donc bon ce n'est pas vraiment un grand vestige de l'ancien temps mais il reste très jolie. Un immense jardin fleurit et coloré, avec pour contraster les buildings de Medellín qui pointe le bout de leur nez en arrière plan. Ça à l'air d'être un petit spot détente pour les locaux quand le soleil est au rendez-vous.




Free walking tour


Je pars le lendemain assez tôt pour le free walking tour de la ville. Pendant un peu plus de trois heures, notre guide nous retrace l'histoire de la ville de ses débuts à ses passages violents et dominés par les cartels, les farcs et les groupes paramilitaires, jusqu'au renouveau et à l'avenir potentiel. Le tout en marchant de point en point dans la ville, imageant les propos.



Globalement Pablo Escobar est vue comme le plus gros FDP de toute l'histoire. Ces actes de violences répétés, sa barbarie et les dégâts qu'il a laissé en héritage à Medellín et à la Colombie ne plaisent qu'à très peu de personnes. Certains fou furieux ou pauvres qui ont reçu de beaux paquets d'argent continuent de l'aduler, mais majoritairement il est haït. Notre guide Julio, est natif de Medellín et y a passé toute sa vie, il a donc vécu toute ces horreurs et peux parler de cette époque avec des détails veridict et choquant de son enfance. Aujourd'hui en Colombie, l'histoire n'est pas enseigné à l'école, donc la jeune génération se nourrit de netflix et de vidéos youtube pour découvrir l'histoire de leur pays.... c'est triste que ça reste une polémique et qu'ils essayent d'enterrer le sujet plutôt que d'assumer les faits et tourner la page une bonne fois pour toute. De nombreux organismes tentent d'intégrer l'histoire au programme scolaire, des négociations sont en cours et il devrait y avoir quelques améliorations d'ici l'année prochaine.

Le tour s'enchaîne avec des histoires sur la prise de pouvoir par l'armée, le contrôle des farcs, en passant par des places mythiques de la ville où de nombreuses choses se sont produites.



Après 3h30 de visite on finit par une place symbolique de la ville. Un endroit auparavant très animé, avec des restaurants, des bars, ect.. aujourd'hui déserté et à la réputation un peu dangereuse.



En juin 1995 une explosion à la dynamite tua trente innocents. Le sac d'explosif était placé derrière la statue de Botero et les dégâts sont encore visible aujourd'hui.



Suite à l'explosion le maire de Medellín donna l'ordre d'enlever cette oiseau calciné, à l'image et à l'histoire trop lourde. Mais il reçu un coup de fil de Botero en personne lui ordonnant de ne pas toucher à sa statue, pour éviter que les gens oublient encore une fois les horreurs connues. Il en construit une identique à côté symbolisant le renouveau et l'obstination à éradiquer toute violence au sein de la ville.



Le coupable n'a jamais été retrouvé, personne ne sait si c'est un coup des farcs, des cartels ou des forces paramilitaire, ni la raison de ce massacre.

Mais le symbolisme de ces deux statues est fort et lourd de sens.



Comuna 13


Je retrouve juste après mon tour de la ville, le petit groupe de français de l'auberge. On part ensemble visiter la comuna 13, coeur de la violence de la ville anciennement la plus dangereuse du monde, rien que ça.

Aujourd'hui sortit de ces horreurs, la comuna 13 est l'exemple parfait pour montrer au monde qu'une situation n'est jamais condamnée, avec de la volonté on peux tout changer.

Des guides emmènent quotidiennement des touristes ou locaux faire un tour dans ce quartier surplombant Medellín, pour expliquer l'histoire de ce lieu iconique.



Perchée en haut des montagnes de Medellin, la Comuna 13 était la forteresse parfaite pour tout types de délinquants. La plupart des rues du quartier offre une vue panoramique bien dégagée qui permet d'observer qui s'y approche, si bien que les forces de l'ordre ne se donnaient même plus cette peine.. Et quand cela était nécessaire, la fuite était facilité par l'autoroute situé tout près. C'était donc un lieu stratégique pour tous les aficionados de l'illégalité.

À la mort de Pablo Escobar dans les années 1990, une guerre éclata pour contrôler ce territoire; la guerrilla d’extrême-gauche, qui y voyait un point de chute idéal depuis les montagnes environnantes où elle était terrée; les paramilitaires d’extrême-droite, qui pouvaient facilement cacher leurs armes et recruter des gamins des rues; et enfin les trafiquants de drogue prêts à tuer tous ceux qui entravaient leur chemin. Sans compter que chacun de ses trois groupes était divisé en plusieurs clans ennemis ... voilà pourquoi la Comuna 13 était à l'époque le nerf violent de la ville la plus dangereuse du monde. Imaginez un peu ce chaos généré...

Les dommages collatéraux de toute cette violence entraînaient des corps parfois entassés dans l’église du quartier, jetés dans la rivière ou abandonnés en bord de route.

Le pire dans tout ça, c’est que les habitants de la Comuna 13 étaient bloqués sur place car aucun moyen de transport ne les reliaient au centre-ville... Mais un excès de violence à provoqué un déplacement massif de population et le quartier a été vidé d’une bonne partie de ses habitants.


Imaginez entendre toutes ces histoires, en passant sur les lieux où toutes ces horreurs ce sont produites, c'est très perturbant.


Mais le quartier est aujourd'hui métamorphosé, nettoyé de toute cette violence, avec des maisons colorés et des graffitis partout.



Plus on avance et plus on s'enfonce dans la Comuna 13, plus on prend de l'altitude. Jusqu'à donner des panoramas de dingue sur le quartier et Medellín. On comprend maintenant pourquoi c'était aussi convoité par les décérébrés en quête de pouvoir.



Medellín a investit plusieurs millions de dollars pour construire des escalators et faciliter ainsi la population à se déplacer dans le quartier. Car auparavant, les gens habitants au nord ne descendaient que très rarement et vice versa. Maintenant tout le monde peux se mouvoir sans effort.



Le haut du quartier est remplit de fresques graffées et de panoramas ahurrissants.



Sur ces belles images et cet élan d'espoir, se termine mon étape à Medellín. Anciennement ville la plus dangereuse du monde, il faut avouer qu'elle à réussi à se métamorphoser en une dizaine d'années seulement. Un réel exploit qui se doit de servir d'exemple.

Des tonnes de choses restent à voir et à découvrir ici, mais le temps me manque et la route m'appelle de nouveau.

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fév
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Publié le 25 février 2019

05/02/19 - 07/02/19


Avec deux du groupe de français rencontré à Medellín, on décide de quitter cet environnement bruyant et pollué en échange d'un petit spot paradisiaque.

Seulement deux heures de bus nous séparent de ce sublime village plongé dans le lac el Peñol. Malheureusement ce lac est artificiel.. oui oui, il a été créé dans les années 70 suite à la construction d'un barrage sur le Rio Nare. Ce barrage a entraîné l’inondation de la plaine et a provoqué le déplacement de plus de 4000 personnes. Aujourd'hui la vie à reprit son cours, et les habitants ont su modifier leurs habitudes. Cet immense lac rend un paysage hallucinant composé de centaine de petits îlots verdoyants.

Notre auberge ne se situe non pas à Guatapé (village à 5km de la Piedra del Peñol) mais juste en face de ce gros cailloux) offrant en plus de la vue un accès privé au lac, pour se baigner et se relaxer en toute tranquillité.



On se demande alors pourquoi un G et un I sont peint sur une des faces.

Alejandro notre hôte nous explique l'histoire de ces lettres géantes.

À l'époque de Pablo Escobar, Guatapé était son village de prélédiction pour se détendre entre deux deals internationaux. La Piedra del peñol, située entre deux villages Peñol et Guatapé, a toujours été un désaccord d'appartenance entre les deux villages, malgré une distance moins importante de Peñol que de Guatapé. Mais Pablito se moque un peu de ce détail et aurait alors touché un mot au maire de Guatapé (sa ville chouchou) pour faire peindre sur la Piedra "GUATAPÉ" en géant afin de montrer à tous une fois pour toute que c'est à EUX.

Les Graffeurs engagés ont alors commencé le travail, mais Peñol ne s'est pas laissé faire.. Après protestations, manifestations, et notamment la mort d'un graffeur tombé du haut, le projet à été abandonné, et seul cet immonde GI témoigne de cette histoire.



On a consacré la première après-midi à grimper cette fameuse pierre. C'est tout de même un luxe de pouvoir y aller à pied depuis l'auberge.



Désillusion une fois sur place, de nombreuses boutiques de touristes et restaurants se trouvent en bas, gachant un peu le charme de l'endroit.

Il faut en plus payer le droit de grimper, 5€ pour passer l'entrée. Puis l'ascension des 740marches commence. À chaque centaine de marches la vue se dégage et le panorama offert devient de plus en plus prenant.



2nd désillusion une fois en haut, de nouvelles boutiques et restaurants sont là pour vous acceuillir .. arrrf.

Puis une vingtaine de marche plus haut on arrive sur le mirador de la pierre, wouua. La vue est dantesque. On voit nettement ces petits îlots verdoyants, perché à plus de 220 mètres, le panorama est étourdissant.



On a eu peur d'avoir une vue totalement masquée par les nuages, mais le temps s'est rapidement découvert tout en gardant quelques touches de nuages donnant un charme certain !

Une bonne vingtaine de minute à profiter de la vue avant d'entamer la redescente. On change de chemin pour le retour, ce qui nous laisse des petits spot photo plutôt cool.



Chill à l'auberge pour clôturer cette première journée.



Le lendemain, réveil plutôt sportif, je décide de nager le lac jusqu'à l'autre bout de la rive à droite situé à environ 200 mètres. L'aller retour s'est fait mais avec effort. À 2000m d'altitude on a évidemment moins d'oxygène, et le problème d'un lac c'est qu'une fois lancé on ne peux s'arrêter de nager qu'à l'arrivé. Mais je ne me suis pas noyé, au contraire, je me suis bien réveillé !



On décide avec Guillaume et Manu de partir cette fois au village de Guatapé, découvrir ses nombreuses rues colorés. Quelques kilomètres à pied, sur un chemin en descente, ça passe tout bien.



On est pas déçu, le village à un charme certain, les ruelles sont magnifiques, et cette petite place ultra colorée nous laisse bouche bée.



On décide de poser nos estomac à une table française, retrouver les saveurs du pays. Guata'crepes est un resto ouvert par un français il y a deux ans. On a été émerveillé par la qualité de sa cuisine, surtout après tout ce temps sans ces saveurs. Je vous laisse vous régaler à distance.



Maintenant le ventre plein on rentre en tuctuc, impossible de faire le retour à pied, surtout que la descente de l'aller se transforme en montée.. Notre chauffeur ou chauffard nous aura laissé quelques frayeurs en mémoire. Un vrai danger de la route, qui n'a pas dû tilter qu'on était trois à l'arrière.. mais avec chance on arrive en un seul morceau à l'auberge.

Il est 15h et on a alors une idée lumineuse. Gros jeux de société !! Caché sous un meuble on deniche un Risk, espagnol..

Mais on reussi à surmonter ce problème et on se lance à la conquête du monde. Jouer au Risk c'est déjà trop cool, dans ce décor c'est juste jouissif.



Une française nous a accompagné pour la dernière soirée et on s'est alors préparé ce genre de tablée à la française. Gros repas, plus grand luxe, UNE BOUTEILLE DE VIN !!!!!!! Cinq long mois sans cette saveur de raisin fermenté en bouche. J'ai failli verser une larme.



De beaux échanges sur la valeur du voyage et tout ce que ça nous a apporté, avec chacun sa petite anecdote, cette soirée était délicieuse dans tous les sens.


Départ le lendemain pour repartir vers Medellín puis petite halte à Manizales avant d'atteindre la vallée du café.


8
fév
8
fév

08/02/19 - 10/02/19


Pour éviter un trajet direct vers Salento, je découpe l'effort en deux et décide de m'arrêter à Manizales situé à 6h de bus de Medellín. C'est une grande ville de montagne, très récente, aux rues très pentues.



À l'entrée du parc de los Nevados, et de la cafetera, la ville s'est développée grâce à l'essor du café dans la région. C’est aussi une ville universitaire qui accueille de nombreux étudiants venus du reste du continent pour étudier la production du café.


L'objectif de cette étape était simplement de se reposer, j'ai donc réservé deux nuits pour visiter un peu la ville et éviter de repartir coup sur coup.

Ville aux rues extrêmement pentues.. mis à part la place centrale, aucun monument où architecture spécifique..



Un grand marché est présent avec à l'extérieur de l'artisanat, des vêtements, fruits et légumes, aux côtés desquelles passent camions et voitures... et à l'intérieur une vraie boucherie..... des cochons entier penduent par des crochets, du sang partout, une odeur insoutenable, un petit 30°c idéal pour la conservation de la viande, bref la vegan-place par excellence.



Après avoir quitté cette horreur et bravé une dizaine de rues en hauteur, j'accède à un petit point de vue sympa sur la ville.



Voilà grosso merdo le maigre programme de cette étape.


Je me rendrai compte deux jours plus tard que la femme de chambre m'a volé 40$ et mes billets de banque souvenirs du Guatemala et du Costa Rica.. PUTE. Ça aurait pu être plus grave mais c'est vraiment pas cool.

En plus de ce vol, un autre détail fait que cette étape n'était vraiment pas nécessaire, un petit mal de ventre naissant à mon départ de Manizales, qui va vite se transformer en cauchemar..

10
fév

10/02/19 - 14/02/19



Repos forcé


Réveil à Manizales un poil compliqué.. de grosses douleurs à l'estomac, un poil frileux, je me dis simplement que l'alliance thon pâtes oeuf d'hier était peut-être de trop.

Dans tous les cas je dois quitter cette ville pour rejoindre Salento au coeur de la vallée du café.

Premier bus jusqu'à Pereira une autre grande ville situé à 1h de Manizales. Mon état ne s'arrange absolument pas jusqu'au terminal, je monte dans le bus avec l'hésitation d'aller vomir avant mais faute de temps, je prend sur moi. Tout de même un petit sac plastique avec moi puisque la route jusqu'a Pereira est montagneuse et remplit de virage, mais avec une extrême concentration et en fermant les yeux tout le long j'arrive à destination sans avoir lâché une goutte. Le problème c'est que ce n'est pas finit .. un second bus d'une heure m'attend, et la concordance des deux bus est telle que je n'ai toujours pas le temps de passer aux toilettes.. rebelotte, même type de route pour une heure de plus. J'arrive enfin à Salento, dans un état livide, plus de force, même pas affamé alors que la logique le voudrait. Je trouve assez de ressource pour braver les deux kilomètres sous le soleil jusqu'à mon auberge. Tentant désespérément de vomir pour enlever ce mal-être interne, le recours aux doigts à été inévitable. En revanche ça n'a pas eu l'effet escompté, j'ai toujours ultra mal au ventre. L'unique solution est de prendre une grosse douche chaude et d'aller dormir, mais impossible de réellement fermer l'oeil, le trop plein de gaz bloqué m'en empêche.

Ma super chance me sourit de nouveau, la personne située en dessous de mon lit dans le dortoir est un médecin chilien. Il m'a donné médicaments et bons conseils pour me rétablir, destin je t'aime. J'ai donc passé les deux premiers jours allongé sans rien pouvoir faire, en tentant de me rétablir. Puis j'ai rallongé mon séjour de deux autres pour pouvoir quand même faire ce pourquoi je suis venu !

Raison de ce mal-être?! MA-NI-ZA-LES ! Le mec de l'auberge sur place m'a certifié que l'eau était potable et que je pouvais y aller les yeux fermé, je m'en suis donc régalé pendant 48h..

Arrivé à Salento, la propriétaire de mon auberge me certifie elle que l'eau n'est pas potable là-bas.. mystère résolue. Par chance ça n'a pas été trop grave parcequ'au matin du 3e jours j'étais remi sur pied.


Une des principales raisons de ma présence ici est la vallé de Cocora. Immense vallée aux palmiers géants, comptant une quinzaine de kilomètres de rando pour la grande boucle.

Une américaine de mon auberge à décidé d'y aller aujourd'hui, je me dit pourquoi pas la suivre ça fera un peu de compagnie. On arrive à 9h30 au centre de Salento pour chopper une jeep jusqu'à la vallée. Et là grosse surprise, un monde dingue ! Au moins 100personnes, deux files d'attente, une pour acheter le ticket, l'autre pour prendre les jeeps qui sont apparament pas assez nombreuse. Après réflexion je me dis que c'était pas la meilleure idée qui soit d'y aller aujourd'hui.. Mara l'américaine n'a pas le choix puisque c'est son dernier jour ici, mais j'ai, moi, l'opportunité d'y retourner demain, beaucoup plus tôt. Elle comprend tout à fait, et quand elle achète son ticket pour Cocora j'achète le mien pour filandia (petit village à proximité). J'attends un peu avec elle, pour m'excuser de ce changement de dernière minute.



Filandia


Petite balade à Filandia, ce qui n'est pas plus mal puisque je suis remis sur pied mais pas à 100% de ma forme. C'est un petit village très similaire à Salento avec une place centrale et des maisons colorées un petit peu partout.



Un point de vue sur la ville est accessible à quelques minutes de marche. Mauvaise surprise une fois devant, il faut payer pour y accéder. Le cimetière de la ville est juste à côté, au moins ça c'est gratuit. C'est souvent interessant de visiter les cimetières des différentes ville/pays. Les coutumes changent, à chacun son style et son ambiance. Celui-ci est à l'image du village, très petit, mais très bien entretenue.



Sur le chemin du retour je tombe sur un petit artisan de bijoux, et je tombe amoureux d'un collier, qui collera parfaitement au cou et aux yeux de Morgane, si je ne le perds ou ne le casse pas d'ici là.

Je me suis offert un petit pendentif Kunti qui représente le protecteur Tumba.

Suite à ça il m'a offert un quartz, pour canaliser mon énergie. Que je dois laver dans la mer une rivière ou un lac. Pourquoi pas le plus haut lac du monde dans quelques semaines, ça lui apportera peut-être un petit quelque chose en plus.



Pensant visiter une Finca de café ici à Filandia, je me suis rapidement fait stopper par un déluge d'eau. Une pluie fracassante s'est abbatue sur la ville, je me suis alors réfugié dans un café pour goutter le produit à défaut de visiter sa fabrication.



Retour à Salento en fin d'après-midi, avec l'objectif Cocora demain matin.




L'impensable vallée de Cocora


Départ de l'auberge à 7h cette fois, pour éviter la foule de 9h. Mission réussi je peux partir avec la première jeep, qui attendait trois personnes de plus pour y aller.



La route avant d'arriver est déjà magnifique pleins de collines aux alentours, beaucoup de verdure et une superbe météo pour mettre en valeur tout ça.

On est la première jeep à débarquer, personne sur le sentier, c'est idéal pour découvrir les lieux !

En prenant par la droite, je me laisse la vallée des palmiers géant en bonus final. Mais de loin on peux déjà commencer à en voir depasser des collines. Les premiers kilomètres sont magnifique, paysage très aéré, un climat doux, un soleil et un ciel radieux, puis ayant rapidement prit la tête de marche, je me sens privilégier d'avoir tous ces décors vidés de présence humaine.



On troc ensuite le paysage aéré pour un passage plus confiné en forêt, autre ambiance mais tout aussi cool. Un cour d'eau passe tout près et une petite dizaine de pont en bois permettent de l'enjamber, de toute façon c'est l'unique chemin. Je pensais avoir marché sur des ponts instables et indigne de confiance mais avec ceux là on atteint un top niveau. Des planches à l'apparence plus vielle que mon grand-père, d'énormes trous, le tout scellé avec du fil de fer.. une petite rénovation ne serait pas de trop.



Un petit écart de 30/45minutes permet d'accéder à la maison des colibris. Petite maison où vivent une dizaine de personnes, avec quelques colibris squattant la zone. Un bon chocolat chaud avant de reprendre la route, dans lequel il est possible d'ajouter un morceau de fromage, mmh. Je passe mon chemin pour cette fois, à peine remis de mes soucis d'estomac, le chocolat-fromage ne sonne pas comme la meilleure idée du siècle.



Reprise de la randonnée pour attaquer cette fois la partie la plus coriace, de belles côtes très accentuées.



Après une petite heure d'effort la récompense s'offre à moi. Un super panorama donnant sur les collines de Cocora et les volcans de Los Nevados !



Puis vient la dernière partie de cette incroyable randonnée, la descente vers la vallée des palmiers. J'y ai l'occasion de croiser ceux qui on commencé dans l'autre direction, et je dois dire que je ne regrette absolument pas mon choix. Le sol est composé de cailloux tout le long, la route est monotone et assez pentu, mais en la descendant on peux se permettre d'admirer le paysage tandis que ceux qui monte ont le regard fixé sur leurs chaussures avec la langue qui pendouille.



Au terme de la descente se dévoile enfin très nettement cette fameuse vallée. Je dois dire que je ne suis pas déçu, c'est magnifique ! Je suis plutôt chanceux sur la météo, habituellement la vallée est plongé dans le brouillard, et aujourd'hui à été l'exeption ciel bleu. Passer aux côtés de ces immenses palmiers (palmier à cire Quindío) pouvant aller jusqu'à 60m voir plus, est assez joussif.



Une dernière côte treeeees pentu permet d'avoir un super point de vue sur l'ensemble de la vallée, avant de repartir avec ces nouvelles images en tête.



J'ai eu l'occasion au retour de rester debout à l'arrière de la jeep pour profiter pleinement du paysage, visage au vent, un pur régal !




Finca de Las Acacias


Je me dirige ce soir avec de nouveau un bus de nuit vers le fameux désert de Tatacoa. J'ai donc la journée devant moi pour me balader dans Salento et visiter une Finca de Café.

Salento est petit, jolie et réputé pour ses maisons colorés. C'est effectivement coloré mais on est loin du choc visuel de Guatapé. N'empêche que la ville est sympa à explorer, avec la fameuse calle Real remplis de petites boutiques d'artisanats, dur dur de pas craquer..



Un mirador vraiment très accessible est pas très loin du centre, en haut en cinq minutes, la vue est cool. D'autant plus cool puisqu'en continuant un peu un second mirador offre la vue opposée, celle sur la vallée de Cocora, d'où j'ai l'impression d'y voir les contrées du seigneur des anneaux.



Une fin de matinée consacrée à la visite d'une Finca, situé à 3/4km de Salento, le chemin pour y accéder se fait très bien, c'est calme et plein de verdure.



La Finca est très grande, et toute les cultures suivent les courbes vallonnées des terres. J'ai l'avantage d'avoir un très petit groupe pour visiter les lieux, seulement trois mexicains m'accompagnent plus le guide. Guide qui a passé toute sa vie ici, cette Finca appartenait déjà à son grand père, puis à son père, et ça fais maintenant plus de vingt qu'il est en charge. Étant en petit comité on peux lui poser toute les questions qui nous passent par la tête, puisqu'il a évidemment toutes les réponses.



On passe de la graine à la jeune pousse, au plant de plus de 7ans. Le cycle complet est visible, et le champ de récolte est vraiment impressionnant.



Petite explication des machines post récolte, de la séparation de la peau et du grain, la baignoire à fermentation, et les plaques géantes pour sécher les grains au soleil, fixées sur rails pour les cacher à l'ombre si besoin.



Fin de la visite par la dégustation tout de même ! Des grains tout frais, moulus puis mélangés à l'eau chaude pour un résultat plein de saveur.


Les nuages se sont rapidement installés, et j'ai les 3/4km retour à parcourir à pied..


13h21......


Je me lance pensant pouvoir esquiver la pluie.. je fais 50 mètres avant de sentir les premières gouttes, 50 mètres de plus avant d'être totalement inondé. Le ciel s'est déchaîné sur moi, d'énormes éclairs se font entendre au loin, et des litres d'eau me tombent dessus tout le long du chemin. 1h après mon retour à l'auberge, le soleil se remontre, c'est donc en caleçon que je finit cette étape à Salento, en espérant retrouver mes vêtements sec avant mon départ pour le désert de Tatacoa ce soir !

15
fév

15/02/19


Je quitte de nuit le beau village de Salento pour me diriger vers Tatacoa ! Et c'est pas une ligne direct en première classe..

1ère étape rejoindre Armenia, une grande ville situé à une heure en Bus de Salento.

2nd étape rejoindre Neiva (grande ville la plus proche du désert) situé à six heures de bus d'Arménia.

3e étape rejoindre Villavieja (petit village aux portes du désert) situé à une heure de Neiva.


Tout un enchaînement, qui pourrait bien se passer, si les chauffeurs n'avaient pas du sang de Toretto à couler dans leurs veines.


Rien à signaler sur la première étape, une heure de bus qui passe vite et sans accros.

Mais alors ... la seconde étape ! Par gain de temps et d'argent je prend un bus de nuit pour arriver au petit matin au désert et éviter de dépenser une journée de voyage dans les transports. On part à 22h30 avec un chauffeur qui dès le départ me presse pour mettre mon sac en soute et partir au plus vite, ça part bien.

Six heures de route m'attendent sur des chemins montagneux sinueux remplient de virages et de précipices sans barrière. Un homme censé y va donc doucement et respecte au maximum les règles évidentes de conduite, voir de survie !

Mais notre Toretto en herbe n'en a que faire de toutes ces conneries. Sur les six heures de voyage son pied a à peine décoller du sol. Il roulait à une vitesse dingue, tous les passagers étaient valdingué dans tous les sens, un vrai manège. Il aurait été tout seul sur la route pourquoi pas,... mais des dizaines et des dizaines de camions de transports et de bus empruntaient le même chemin, dans notre sens comme dans l'autre. " M'en fou moi je veux faire vomir mes passagers et leur faire voir à quoi ressemble l'idée de mort imminente." Mission réussi, je ne comptai plus les deglutis, les bruits de vomi et l'odeur les accompagnants. Virage ou non si ça ne roulait pas assez vite devant lui il dépassait sans réfléchir, à plusieurs reprises je voyais les phares des camions d'en face nous croiser à toute vitesse seulement quelques millièmes de secondes après que Torettito ne se soit rabattu. Pas assez lumineux pour voir notre distance avec le précipice mais c'était peut-être pas plus mal comme ça... en revanche assez lumineux pour s'apercevoir que la voie de gauche était sa préféré, je met ma main à coupé qu'en angleterre il passerai son temps à droite.

Il à été coupé dans son élan au moment d'un dépassement, ça arrivait trop vite en face.. tout le monde a pilé, sous le merveilleux son des klaxons à 2h du matin Torretito à dû manœuvrer une marche arrière de nuit dans un virage avec des camions devant derrière et sur le côté. Apparament ce n'était pas son coup d'essai.. on lui doit au moins reconnaissance face à son aisance de maniabilité.

Après six heures de fortes émotions, on arrive sain et sauf au terminal de Neiva.. ce n'est pas ce bus qui aura fini dans le précipice, mais avec cette conduite et cette attitude, il y en aura forcément un, un jour ou l'autre..


Attente nocturne après 6h de manège Colombien


Deux heures d'attente plus tard la camionette en direction de Villavieja prend la route.



À 8h je suis enfin au point final de ce long périple, je pose mes affaires à l'hôtel, et oui je dors dans un hôtel pour une fois ! C'était à vrai dire l'unique option qui s'offrait à moi, mais quel bonheur d'avoir une chambre et une salle de bain privée !!!! Sieste obligatoire avec ce bus de l'extrême, mon corps s'écrase littéralement dans le matelas et s'éteint trois heures durant.



On abandonne le climat frais et humide de Salento pour la chaleur sèche et écrasante de Villavieja. 35°c dès le petit matin avec des montées à 40°c la journée..


Le désert de Tatacoa est divisé en deux grandes parties :

- le désert rouge; petit désert au look du grand canyon, 2 ou 3h suffisent pour le traverser et l'explorer, situé à 4km de Villavieja.

- le désert gris, nettement plus vaste, situé plus loin et accessible qu'en moto-taxi (unique transport pour rejoindre l'entrée du désert) ou à pied pour les suicidaires qui veulent mourir sous un soleil de plomb.


J'ai réservé deux nuits dans l'idée d'en visiter un sur chacune de mes journées de présence.

On déconseille d'effectuer les visites entre 11 et 15h car le soleil tappe vraiment trop fort et enfermé dans le désert la situation ne s'arrange pas vraiment.

À 16h je pars donc dans l'objectif d'aller visiter le désert rouge et profiter d'un couché de soleil peu commun. Pensant braver les 4km à pied je me dis que j'aurais peu de temps pour explorer avant la tombé de la nuit, je retourne donc au centre de Villavieja trouver une moto pour m'y emmener. Et c'est là que je fais la rencontre de Sebastian. Natif de Villavieja, sur le chemin il m'explique globalement comment s'articulent les déserts, et il me propose de m'emmener visiter une partie du désert gris puis de me déposer au désert rouge pour mon couché de soleil, au prix de 30 000pesos (8.5e). Puis seconde proposition, de m'amener au bout du désert, du moins à la dernière chose à voir, la piscina de los Hoyos, visiter le reste du désert gris, et me déposer à l'entrée du désert rouge pour 40 000pesos (11e).

Plutôt dans la journée j'ai demandé à mon hôtel les prix d'un service de guide pour le désert gris, l'homme que j'ai rencontré m'a proposé la même chose que Sebastian à 80 000 pesos + 30 000 pesos de transport soit 31e en tout.

Je me laisse alors tenter par la proposition de Sebastian et on dépasse le désert rouge pour s'enfoncer vers le désert gris. Cette balade en moto est magique, le décor est inimaginable, le plaisir est total.



On s'arrête à plusieurs reprises où Sebastian m'explique tel et tel chose, il m'explique notamment que les guides certifiés coûtent beaucoup plus chère puisqu'ils ont cette fameuse certification (uniquement parcequ'ils parlent anglais). Ils volent par conséquent le travail des locaux qui ne parlent pas anglais mais qui pourrait faire office de guide en espagnol.. mais sans cette certification, c'est interdit. Il le font donc en douce à des prix plus correct, d'où la proposition à 31e du guide de ce matin. Certains locaux se permettent même de demander aux touristes jusqu'à 80/90 000 pour la balade que me propose Sebastian. Je suis chanceux d'être tombé sur le bon.



On arrive au fameux point final pour lequel j'ai déboursé 10 000 pesos supplémentaire. En soit la piscine dite naturelle, est un immense bac en béton posé au milieu du désert, ça peux paraître dingue et fou pour certain mais je trouve ça peu cohérent avec cet endroit si naturel et magnifique sans aucune retouche humaine.



En revanche une fois dépassé cette piscine on s'enfonce à pied dans le désert et là wahouu ! J'ai plus les mots, c'est sublime.. de grandes masses rocheuses grises, constrastant avec ce ciel bleu, quelques cactus par ci par là, un vaste espace de nature, de pur nature ! On passera une heure à se balader dans ce décor désertique.



Retour sur le bolide de Sebastian, l'heure file et le soleil descend à vue d'oeil ! On rebrousse chemin et me laisse donc aux portes du désert rouge. À 11e ce tour de 4h je m'en sors plutôt bien, un local honnête et pleins d'anecdotes, un prix ultra raisonnable et une balade en moto ouffissime.



Je m'enfonce alors dans ce désert rouge pour admirer ce couché de soleil tant attendu ! Ce n'est pas le plus beau ciel que j'ai eu l'occasion de voir, mais couplé à ce décor de grand canyon, c'est hallucinant, impensable.. j'ai eu le temps de parcourir environ 10/15% de la surface du désert avant de faire demi tour dans la nuit tombante.



Autre point m'ayant attiré vers Tatacoa, ce sont les nuits étoilées. Elles sont apparament hors du commun, rempliiiiiiiit d'étoiles, avec un ciel bien dégagé c'est selon les retours une vraie expérience. J'attendais donc avec impatience la tombé de la nuit pour voir ça de mes propres yeux ! Malheureusement beaucoup trop de nuages ce soir là, j'ai dû abandonner l'idée..

Marchant à la lampe frontale en espérant ne pas avoir à parcourir les 4km jusqu'au village à pied, un petit papi de 65 ans m'a ramené en moto pour 1.5e, jusqu'à mon hôtel, cette vie n'a aucun sens.



À la suite de cette journée qui a prit une tournure inattendue, je décide d'annuler ma seconde nuit à l'hôtel. J'ai visité le désert gris aujourd'hui, et je peux aisément finir d'explorer le rouge en quelques heures demain matin. Autant ne pas gâcher une nuit et une journée de voyage à rien faire.

Je me suis même mis d'accord avec une moto-taxi pour m'amener demain à 5h du matin à l'entrée du désert rouge pour admirer un levé de soleil le surplombant. Tout se déroule parfaitement.

L'unique impératif est de partir avec le dernier collectivos de 16h de Villavieja, puis de prendre un bus de nuit de Neiva à Cali, prochaine étape colombienne.

Après une douche bien bien mérité, je vais manger un bout au comedor que j'ai repéré plus tôt dans la journée juste en face de mon hôtel. Ce n'est pas vraiment ça qui est important, ni ce que j'y ai mangé (un petit pollo a la plancha au passage), ce qui compte c'est la personne que j'y ai rencontré. Cette personne à un prénom, Ferney, et ce monsieur est l'initiateur de la partie 2 de cette incroyable aventure, la face cachée du désert !

16
fév

16/02/19


Je suis donc entrain de dévorer mon assiette quand Ferney me demande si j'ai déjà visité le désert, ect..

À première vue, je vois déjà l'entourloop arriver, il va vouloir me vendre un tour, que j'ai déjà réalisé avec Sebastian aujourd'hui.

Mais par curiosité je continue l'échange, et on est amené à parler d'un peu tout et rien.

Puis quand je lui explique plus en détail en quoi a consisté ma visite d'aujourd'hui, jusqu'au point final de la piscine de Los Hoyos (qui était censé être selon Sebastian, la dernière chose à voir du désert, du moins la plus loin) il me dit quelque chose qui me surprend complètement.

Il m'annonce alors que ce n'est pas dutout la fin du désert, il va même jusqu'à dire que ce n'est que le début, et qu'il y a des tonnes de choses à voir et à découvrir derrière ça. Il me dit qu'il peut m'emmener découvrir sur toute une journée, l'ensemble de ces parties manquantes si je le souhaite.

Malheureusement je viens tout juste d'annuler ma seconde nuit pensant avoir visité le désert gris aujourd'hui et n'avoir que le désert rouge à explorer, donc la matinée aurait suffit.

Mais avec ces nouvelles infos, j'ai l'impression de m'être fait dupper, et d'avoir visité le désert gris comme 95% des touristes, c'est à dire les trois points que les locaux affirment être les seuls du désert.

Puis je me dis que je dois partir à 16h demain et qu'en soit j'ai toute ma matinée et mon début d'aprem de libre. Sachant que la partie du désert rouge que je n'ai pas découvert aujourd'hui peut-être explorée en un peu plus d'une heure.

Je propose alors à Ferney (nom de ce sacré personnage) de venir me récupérer demain matin à 7h en face de l'observatoire (proche de l'entrée du désert rouge) et de me faire découvrir toutes les parties cachées des touristes et me montrer le vrai visage de ce désert. Il est chaud bouillant, trop heureux de me faire découvrir toutes ces choses, prix de base fixé à 65 000 pesos (18e) j'ai reussi à l'obtenir à 40 000 (11e). Je n'aurai pas accepté au delà sachant que la visite et les transports d'aujourd'hui me sont revenus à 50 000pesos, et que je n'ai aucune idée de ce qui va réellement se produire demain. On échange donc une poignée de main et on verra bien si ce Ferney tiendra son engagement.


Réveil à 5h pour monter derrière ma moto taxi commandé la veille pour profiter d'un levé de soleil sur le désert rouge avant de l'explorer puis de rejoindre Ferney si il a décidé de tenir parole !



Levé de soleil un poil nuageux mais quel décors ! Voir ces labyrinthes de roches rouge s'éclairer peu à peu, fiouuu magnifique. L'heure passe et il est déjà bientôt 6h, je n'ai plus qu'une grosse heure pour visiter la partie qui m'est encore inconnue et retourner au point de départ à 7h rejoindre Ferney.



Je me lance donc sans plus attendre à la découverte de ce désert rouge. Le paysage est impressionnant, c'est tellement calme, il est 6h et il fait déjà aux alentours de 30°c, les cactus géants déguisent cet endroit parfaitement, les couleurs du crépuscule rebondissent sur les masses rocheuses rouges, un vrai plaisir.



L'exploration est jouissive, tout comme la situation, il est 6h du matin et je me balade dans un désert au fin fond de la Colombie !



Une heure aura été suffisante pour finir d'explorer ce désert, couplé avec le petit bout de visite d'hier, ce désert rouge n'a presque plus de secret pour moi et je pars sereinement voir si Ferney est un homme de parole.



Et oui !!!! Il est très exactement 7h, et je le vois de loin à me chercher du regard ! Je monte donc derrière sa bécane, et il lance les gaz. On part et je n'ai aucune idée de la tournure que va prendre la matinée.



On repasse évidement devant tous les points où je me suis arrêté la veille avec Sebastian, puis une fois passé la piscine de Los Hoyos (la censé fin du désert et des choses à voir), on continue plein gaz à s'enfoncer dans le désert gris.

Le paysage qui file devant mes yeux est magnifique, complètement désertique composé uniquement de roches et de poussières puis agrémenté de petites touche de cactus par ci et là.


On roule comme ça pendant au moins quarante minutes non-stop, ce genre de balade en moto dont on se souvient longtemps.

On s'arrête finalement dans ce qui à première vue ressemble à un minuscule village. Et oui effectivement on est dans une petite communauté appelé Doche. Je n'ai à ce moment là aucune idée de ce qu'on fait là puisque Ferney ne m'a absolument pas parlé de cet arrêt et je m'attendais à seulement rider à travers le désert avec quelques stop miradoresque.



On rentre alors dans une petite maison de pierre, sans véritable mur. Étant donné la chaleur des environs et la quasi absence de pluie, aucune maison de ce village n'a l'air complètement fermé, et l'air circule comme il faut. Avec en plus un toit composé de plante sèche et de paille, il fait même plutôt frais sous ce patio.

On rencontre alors le "chef du village" Dioenes, la soixantaine passé, un peu la tremblotte mais toujours frais comme un gardon ! Il sort de son patio cette magnifique moto-charette, et on s'installe en position rencontre anonyme avec un café gentillement offert par la maitresse de maison.



Dioenes me raconte alors l'histoire de cette communauté, composé de 22 familles (je m'attendais à moins à première vue, des terres doivent être cachées quelque part). Puis il m'explique qu'ils produisent du chocolat et du miel au sein du village et part ensuite sur une grosse grosse explication de comment est produit le miel, comment fonctionne la pollinisation, et divers secrets et théories autour de ce même sujet. Il me fait ensuite goûter leur production de chocolat, qui n'a rien à voir avec une production industrielle, seulement une petite quantité pour régaler les voisins et les copains.



Et sortit de nul part, il me demande si je veux aller voir les ruches d'abeilles, je me dis pourquoi pas ouai, en pensant les observer de loin. Et non non non, il s'échappe 30sec et me ramène une combinaison intégrale d'apiculteur. Il en donne une à Ferney et récupère la sienne. On part alors tous les trois combinaison sous le bras en direction des ruches du village. J'ai à ce moment là l'occasion de voir quelques habitations qui sont pour le moins rudimentaires, les jeunes enfants sont déjà à la tâche pour aider au maximum de leur capacité la communauté.



On marche quelques minutes à travers leurs champs pour finalement atteindre le point d'entrée de la zone abeille !



On enfile nos combinaisons de l'espace et Dioenes prépare le souffleur anti-abeille.

Il est important de préciser que sans la combinaison votre corps sue automatiquement sans aucun mouvement, rester droit sous le soleil suffit amplement à vous vider de votre eau.. on avoisine les 40°c et on enfile une combinaison intégrale bien épaisse !



Arrivé aux ruches, le spectacle est magique, Dioenes ouvre une des boîtes contenant environ 20 000 abeilles, pour en retirer un des cadres. Il attrappe une bonne poignée de rayons dégeulant de miel. C'est assez perturbant de voir et surtout d'entendre toutes ces abeilles voler autour de soi, de manière très très rapproché. Mais normalement tout est censé bien se passer.



Après m'avoir montré le contenu des autres boîtes, on ressort de là, et on peux se permettre d'ôter le haut de nos combinaisons. Dans un coin de ma tête je pensai inévitablement à la dégustation de ce fameux miel, mais je ne m'imaginais pas que ça allait se produire dans les secondes à venir.

Timidement je frotte juste un doigt au dessus de cet amas de miel, Ferney m'arrache carrément un bout pour me le donner, avec pour seule mission de le dévorer ! Aussi tôt dit aussitôt fait, tel Wynnie l'ourson je croque à pleine dent cette éponge de bonheur. Tout en suivant le sage conseil de Dioenes qui préconise de bien vérifier la présence d'abeille avant de mordre .. ! C'est selon lui très désagréable; j'ai comme envie de te croire mon salop.



Cette saveur est indescriptible, le miel est chaud et frais en même temps, doux et sucré, dégoulinant à souhait, pfiouuu! J'ai mangé le miel à la ruche, c'est pas incroyable ça !!!!


Ayant tous les trois engloutit notre morceau, on repart les lèvres collantes découvrir d'autres parties de la communauté. Un enclos ou se mélangent chèvres, brebis, bouc et sûrement d'autres espèces, quelques vaches qui se baladent tranquille à l'air libre, des maisons comme cité plus haut très rudimentaire.



On parle là d'un sol en béton et des murs de parpaing, des lits avec un vieux matelas et un semblant de drap, aucun objet qui n'aurait pas une utilité précise. C'est plutôt brutal comme manière de vivre, mais ils s'en accommodent très bien. On sent qu'ils n'ont clairement pas les mêmes objectifs de vie que nous occidentaux, leur bonheur réside au sein de leur communauté, et non dans la possession, ils vivent le moment présent sans se tuer la santé à envisager le futur, et je suis persuadé qu'ils sont bien plus heureux que la plupart des gens. C'est plutôt saisissant de voir cette vérité en face..

Mais soyons honnête, je serai incapable d'être heureux dans de telles conditions. En revanche je jalouse tellement de la pureté de leur air !!

Dioenes nous emmène ensuite au mirador du village, d'où l'on peux aisément voir le désert et les alentours.



Je lui demande alors si parfois ils ont besoin de se déplacer dans une ville pour quelque raison que ce soit, ou si ils vivent en otarsie complète. Résultat, ils font pousser tout ce qu'ils mangent, ils se lavent avec l'eau de la rivière et pour la plupart ils la boivent, le combustible de leur moto provient en partie d'une huile extraite des graines d'un arbre mélangée ensuite à d'autres éléments, qui ensemble donne un parfait combustible à moteur. Donc grossièrement ils se déplacent très rarement pour aller chercher de l'eau traitée pour ceux qui en ont besoin, et c'est tout. Et encore le plus souvent des gens de Villavieja leur ramène directement. C'est hallucinant de penser qu'ils vivent vraiment comme ça, tous les jours, et ce depuis looooooongtemps.

La nature leur apporte nourriture, combustible, médicament, tout !

Ils se soignent quasiment qu'avec les plantes. Dioenes m'a d'ailleurs montré un exemple, il s'agit d'un arbre à l'apparence classique sur lequel pousse des fruits à coq, contenant de grosses graines. Atropa, c'est le nom de cette grosse graine. Quelle est son utilité?! Vous vider intégralement, nettoyage intensif.



Aucune préparation, vous en mangez deux, dans l'heure qui suit ça coule, littéralement. Par contre pensez à prendre un jour de congé, l'effet est apparament dévastateur, vous vous videz comme jamais pendant les 24h suivant l'ingestion. Après ça, votre estomac est propre comme celui d'un nouveau né. J'ai eu le privilège de pouvoir en ramener avec moi, au cas où. Aucun soucis de conservation, leur propriété reste intacte à vie ou presque. Je me trimballe donc désormais avec une dizaine d'atropas, je pense qu'un jour viendra je tenterai l'expérience, par curiosité.


Ils étaient également très fier de me présenter leur collection de pierres en tous genres, notamment cette assemblage de deux formes ressemblant fortement à un anus et un pénis, ils étaient plié de rire face à ce cadeau de la nature. Simplicité et bonne humeur, les clefs du bonheur.



Malheureusement le temps file et on ne peux pas vraiment rester plus longtemps, puisque mon départ est prévu à 16h, et j'ai loué les services de Ferney pour la matinée seulement.

On quitte donc cette impensable communauté du fin fond du désert pour continuer notre épopée au coeur de celui-ci.

Il faut quand même noter que Villavieja, la petite ville la plus proche du désert (4km) est situé à une heure de route de la première grande ville (Neiva). Et les Doche, sont eux situé à une heure de route de l'entrée du désert. Pour vous rendre compte à quel point ils sont bien isolé.


De retour sur la monture de Ferney, on avale les kilomètres à travers le désert en pensant à s'arrêter de temps en temps pour observer ce paysage pour le moins inhabituel. Protection solaire obligatoire, on enfile des couches malgré cette chaleur écrasante.



On s'arrête également quelques instants dans un "resto" caché par des arbres, au bout d'une route cul de sac repérable uniquement part un tout petit panneau couleur désert..

Encore une connaissance de ce bon vieux Ferney. Petite surprise cachée derrière le resto, une belle piscine à l'eau dite naturelle, ce qui est plutôt honnête quand les 40°c sans vent deviennent insupportable.



Après quatre heures à en prendre plein la geule, à découvrir cette communauté au bord de l'otarsie et ces paysages defilant sous mes yeux à la vitesse de la moto de Ferney, on finit par rejoindre Villavieja.

Petite déception de ne pas l'avoir rencontré plus tôt et de ne pas avoir eu l'opportunité de découvrir davantage ce désert.

Mais pour être honnête j'ai sûrement vu le triple que la plupart des touristes, j'ai vécu un échange avec cette communauté que très peu de gens auront l'occasion de vivre, et je me sens tellement chanceux et épanouie d'avoir eu cette occasion.


Le destin a frappé à ma porte, sous le nom de Ferney, j'ai su lui ouvrir et lui souhaiter la bienvenue, le retour a été plus qu'innatendu.

C'est dingue de se dire que si j'avais mangé à un autre endroit, si j'avais pas cherché à parler avec ce monsieur, rien de tout ça ne se serait produit, et je serai parti avec l'impression d'avoir visité les lieux au complet en ayant complètement ignoré la partie immergée de ce fabuleux désert.

17
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Publié le 10 mars 2019

17/02/19 - 19/02/19


Cali, une grande ville de plus. Habituellement cette ville est un arrêt stratégique pour tous les voyageurs en quête d'apprentissage de salsa. C'est un effet la capitale colombienne de cette danse. Je ne m'y attarde pas trop, c'est l'histoire de deux nuits, puis prendre un seul cours de salsa pour tout oublier dans quelques semaines faute de pratique, ça ne vaut pas trop le coup.

Mais de par les échos que j'ai eu à mon auberge, toutes les personnes en boite de nuit dansent la salsa parfaitement et ridiculisent quelque peu les touristes et/ou amateurs. Il y a une vraie culture de la danse ici, un colombien offre volontairement et avec le sourire sa compagne à quiconque lui propose une danse. Imaginez la même situation dans une boîte française, un homme vient demander une danse à une femme qui est juste à côté de son copain, c'est minimum insulte, puis bagarre si le level d'intelligence ne dépasse pas celle d'une guêpe coincé dans du sirop ... triste mais réel.


La ville est comme toute les grandes villes colombiennes, des rues très jolies avec de très grandes places, et des rues dévastées et délabrées. D'énormes centres commerciaux ouvert sur l'extérieur font place dans la ville, et la chaleur n'est pas sans rappeler celle de Tatacoa.



Un point de vue est relativement proche de mon auberge, le cerro de las tres cruces, avec comme son nom l'indique trois énormes croix à son sommet.

Je décide d'y aller le second matin pour éviter la chaleur montante de la journée. Des petites gouttes m'ont malheuresement fait hésiter, mais sur les conseils du staff, je pars quand même en espérant que ça se découvre le temps de l'ascension.

Très bon choix, à peine 15min après mon départ, de petites lueurs bleu apparaissent ! La montée est plutôt hard, le ciel est quasi découvert, du moins suffisament pour laisser passer les rayons de soleil, provoquant chaleur écrasante et désèchement immédiat. Mais quand on regarde derrière soi la récompense est là, une superbe vue dégagé sur la ville ! À chaques dizaines de mètres gagnées, de nouveaux miradors naturels offrent une vue toujours plus réussie.



J'aperçois de loin l'objectif final.. disons que c'est pas tout près, mais je gagne du terrain peu à peu.



La dernière partie de l'ascension est la plus difficile, une pente suffisament élevé pour devoir utiliser ses mains pour grimper, tout ça sous un soleil ardent sans aucune ombre. Mais la vue est dingue. J'en profite pour me faire une petite session de saut ralenti (j'ai regardé beaucoup trop de vidéos d'escalade et de parcours en ce moment, ça influe sur mon comportement..)



Après une bonne heure de grimpe, j'arrive finalement au sommet, et petite déception.. la vue est masquée par quelques arbres et est nettement moins jolie que sur le chemin. Les trois croix sont certe immense et impressionnante, mais gâché par tout un système électrique derrière, sans compter les quelques marchands et appareil de workout installés au somment. Mais bon le chemin pour y arriver vallait nettement l'effort, et bonne nouvelle je le réemprunte pour descendre !



Demain matin je me dirige vers Popayán, la ville blanche aux nombreuses églises.

19
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Publié le 10 mars 2019

19/02/19 - 20/02/19


À deux heures de bus de Cali se trouve Popayán, appelé la ville blanche. Tous les bâtiments du centre historique sont peint en blanc. La faute à une puce. Une invasion de puces tropicales à fait rage dan la ville, la chaux était un excellent remède contre l'envahisseur, les habitants ont alors commencé à en badigeonner partout jusqu'au façade de leurs maisons. Depuis la tradition s'est perpétuée et tous les bâtiments ont été blanchis à la chaux.



La pluie m'a barré la route la première journée, mais la seconde à été plus ensoleillé. J'ai pu me balader sur cette grande place et ses ruelles adjacentes, et découvrir les nombreuses églises de la ville. Un peu plus de dix églises temples et sanctuaires sont implantés à Popayán. Quelques unes trop loin pour y accéder à pied, mais la plupart se trouvaient dans le centre ou proche. Majoritairement blanche, certaines arborent quelques couleurs, mais rien d'extravagant.



Bon ce n'est pas vraiment le genre de ville où on pose son sac toute une semaine mais, en étape avant de rejoindre la frontière c'est agréable.

Surtout que l'auberge qui m'a accueilli était juste parfaite. Énorme lit en dortoir, giga salle de bain avec eau chaude, cuisine neuve et super bien équipée, grand espace commun, idéal pour se reposer.



J'ai malheureusement dû faire une croix sur San Augustin pour pouvoir assister au fou marché d'Otovalo samedi en Équateur.

Je me dirige donc maintenant vers Ipiales, ville en pointe Sud Colombienne, pour passer la nuit et traverser la frontière équatorienne vendredi matin au plus tôt.

Petit bus de nuit de 8h pour atteindre Ipiales depuis Popayán. Un énième bus de nuit à ajouter à la collection Colombienne.

21
fév

21/02/19 - 22/02/19


Fraîchement sorti de huit heures de bus depuis Popayán, je débarque à Ipiales de bon matin. Cette ville n'a absoluement aucun charme.. on a plus l'impression d'être en Colombie, les gens sont tristes et ne sont pas aussi souriant que dans le reste du pays, et il n'y a rien à visiter, et les rues sont pentues. C'est un arrêt purement stratégique, puisque la frontière équatorienne se situe à quelques minutes de taxi.



Un petit point d'intérêt se trouve en revanche très proche d'Ipiales, le sanctuaire de Las Lajas, une église gothique construite ni plus ni moins dans un canyon. Accessible en quelques minutes de collectivos, ça aura occupé une partie de ma journée.



La bâtisse est impressionnante, c'est immense et super bien conservé, on peux en faire le tour, visiter l'intérieur, prendre du recul, c'est visible sous tous les angles.



Un accès permet de voir les "cryptes" complètement dévalorisées par des néons.. je ne comprend pas ce qui leur ai passé par la tête. Ça donne un style certe, mais pas dutout en accord avec le lieu..


Devil Vs Good


Retour à Ipiales, ville nommée la plus charmante d'Amérique Latine, trois années de suite.



Réveil avant le soleil pour passer la frontière au plus vite. Selon les échos c'est une frontière très empruntée et il est facile d'attendre plusieurs heures avant d'entrer en Équateur..

Arrivé sur les coups de 6h au poste, il n'y a personne. Du moins personne à faire la queue au tampon. Mais des centaines de vénézuéliens attendent entassés comme des animaux sous des tentes de la croix rouge..


Au revoir ; Bonjour


Une fois passé du côté équatorien, même situation, des vénézuéliens attendent sur le sol, certains ont la chance d'avoir un matelas, d'autres juste un sweat, et qui sait depuis quand ils sont là à attendre..

Je me sens un peu mal de passer comme une fleur en cinq minutes avec mon passport français alors qu'eux sont là depuis peut-être plusieurs semaines..



Ça restera jusque là le passage de frontière le plus facile et le plus rapide depuis le début du voyage, aucun accros, aucune attente, je me retrouve à Tulcan première grande ville équatorienne aux alentours de 7h30.

De là 3h de bus me sépare de ma première étape, Otavalo et ses marchés.


https://www.myatlas.com/FrinkyFast/equateur