Carnet de voyage

Terres d'altitude 🇧🇴

Dernière étape postée il y a 1050 jours
Après des mois de réflexion et de préparation voici enfin venu le temps de mettre le plan à exécution ! 8 mois pour rallier le Mexique au Chili à travers 9 pays d'Amérique Latine 🤠🤯 Chapitre 8 🇧🇴
Avril 2019
18 jours
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02/04/19 - 03/04/19

Altitude : 3841m - 3975m


Première aperçu de la Bolivie, dans le petit village côtier de Copacabana.

Le moins que l'on puisse dire c'est que le calme règne ici, et putain ça fait du bien. Quasiment pas de voiture, pas de klaxons, les boutiques souvenirs sont présentes mais les vendeurs ne te sautent pas dessus, l'air est plus ou moins pur, c'est très relaxant. Bon il n'y a pas grand chose à faire ici à part se balader. J'ai donc profité de ma première après-midi pour me balader tranquille, les rues et les bâtiments ne sont pas très chaleureuse, mais la tranquillité est divine. Et bizarrement c'est très photogénique.



En pensant atterrir dans un site archéologique appelé Asiento del Inca, je me suis retrouvé dans la simple zone de squat du quartier, plastique et bouteille de verre trainant au sol, avec quelques groupes de personnes assis. Mapsme devrait changer l'intitulé "site arquéologique"..

Un petit bout de cul m'a offert une pose majestueuse en escaladant une clôture, superbe.



Début de la 2nd journée pluvieuse, j'en profite pour rattrapper le retard mooooonstre que j'ai accumulé sur myatlas. Mais ça va le faire, je vais en venir à bout !!!! Bon pas aujourd'hui, mais avant la fin de ce voyage tout sera à jours.

Si le temps se lève, un petit mirador sympa n'attend que moi!

Le temps s'est levé !!!

L'occasion de faire de nouveux shots photos !



Le petit que l'on aperçoit en fond de la 2nd image quasi au sol, est passé pile poil au moment où j'ai enclenché la photo. La capture de vidéo automatique m'a permit de garder cette merveilleuse chute en vidéo. Personne ne s'est fait mal dans cette scène, on le vois d'ailleurs marcher tranquillement sur la dernière photo.


L'avantage de Copacabana, et pas des moindres, c'est sa proximité avec le lac Titicaca, plus haut lac navigable du monde. La cadre est forcément sympa, quand un village se jette dans un lac c'est toujours cool.



Cet aprem direction le mirador de la ville, surnommé le Cerro Calvario alias la colline du calvaire, sympa.

Quelques dizaines de mètres de grimpe pour déjà avoir un aperçu de ce qui m'attend en haut.



En chemin je m'égare un peu pour me rendre à Boca del Sapo, lieu de culte de Copacabana.



Quelques indices le prouvent mais globalement ça a plus l'aspect d'un coin chill avec des pontons abandonnés qu'un lieu de culte. Ça reste un superbe cadre.



Retour à l'objectif principal, et rapidement pendant l'ascension je comprend pourquoi la colline porte le nom de calvaire. Au début il y avait un semblant de chemin, mais ensuite plus rien. C'est un véritable calvaire pour atteindre le sommet, je suis obligé d'escalader les roches à la main, dans une pente quasi vertical avec un jolie vide se jettant sur Copacabana, mais les sensations sont cool, j'en ai craqué mon pantalon sur un jeté un peu osé.



Je trouve juste bizarre que ça se déroule comme ça. Oh et il y a en chemin des vrais dépôts de verres et plastiques, que les gens jettent sûrement d'en haut depuis des années, c'est dégueulasse....



Après quelques sueurs et efforts j'arrive au sommet, pwouuah c'est dingue, la vue sur la ville est vraiment cool, mais celle sur le lac est hors de ce monde, tellement apaisant !



Puis je croise quelques gaillards, et je les imagine tellement pas atteindre le sommet en escaladant les roches comme je l'ai fais.. il y a une entourloupe quelque part. Effectivement à l'opposé existe un vrai chemin, un escalier naturel de pierre, qui est definitivement moins dangereux, et c'est évidement par là que tout le monde grimpe, mis à part quelques forcenés.



J'ai croisé sur la descente de nombreuses croix sans vraiment y prêter attention, jusqu'au bas du bas, où je tombe sur un panneau qui donne un sens à tout ça. Chaque croix représente une étape que Jésus a traversé pour arriver au sommet croix en bois sur le dos, d'où le nom colline du calvaire, puisque c'était pas une mince affaire de la porter jusqu'en haut..

Aaiiiiin d'accord !


Ça aurait été tellement plus simple de commencer par ici

Le vrai chemin du calvaire est donc indiqué en bleu, et j'ai emprunté le rouge à l'aller.. mais bon il est censé y avoir un chemin de ce côté aussi, c'est juste pas précisé qu'il est vertical.


De retour dans la ville, je tombe nez à nez sur un match de football féminin, certaines portent un accoutrements tellement peu adapté, mais c'est plutôt fun.



Puis une brochette de gamins décide d'escalader les grillages du terrain.. décidément cela doit être le sport officiel de Copacabana !



S'en ai finit pour aujourd'hui, retour à la casa, demain s'annonce grandiose.

Voici la casa d'ailleurs, plutôt folklore.


4
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04/04/19 - 05/04/19

Altitude : 3812m - 4100m


Le grand attrait de Copacabana est évidement ses départs quotidien pour l'Isla del sol, île bolivienne du lac Titicaca.

Difficile de résister d'aller voir à quoi ressemble ces îles perchées à 4000m d'altitude.

Je pars donc dans l'un des bateaux à touristes en direction des îles, au pluriel, parcequ'il y en a deux très proche l'une de l'autre.



Quel bonheur de s'enfoncer dans ce lac, l'horizon est si loin, c'est là qu'on se rend compte du monstre qu'est Titicaca, même si ce n'est pas le plus grand lac du monde à defaut d'être le plus haut.

La distance n'est pas très longue depuis Copacabana, mais le bateau va à deux à l'heure, si bien qu'on mettra 1h30 à arriver. J'ai passé toute la traversée sur le toit, il faisai plutôt froid, mais rien de telle pour en prendre plein la vue.



Première Île, l'Isla de la luna. Grande de 4km sur 500m, seulement 25familles habitent ici.

À l'époque Inca, un temple à été construit, le temple de la fertilité. Dans la culture pré-inca et inca, la lune représente la femme et le soleil l'homme. La légende raconte que seules les femmes vivaient sur l'Isla de la luna. Après avoir atteint leurs 17 années, la plus belle d'entres elles était donnée en sacrifice aux dieux suprême du soleil de la lune et de la pacha mama, la 2nd était chargée de la création de textile et d'artisanat, la 3e était envoyée aux hommes sur l'Isla del Sol.



Avant de repartir direction l'isla del Sol, je me lance dans un petit tour des horizons depuis les hauteurs de l'ile. C'est magnifique, la météo est juste parfaite, le lac est si grand et si calme, d'un bleu étincelant, un vrai havre de paix.



Retour sur le bateau pour la découverte de l'île principale du lac, l'Isla del Sol.



Cette île est grande de 11km sur 8. 3500 habitants repartis sur deux zones (le nord et le sud). Seulement 200 habitants habitent au Nord, et la situation est plutôt délicate.

Depuis un peu plus de deux ans, la partie Nord de l'île est fermé au tourisme, il n'y a plus de dialogue entre le nord et le sud, plus de ravitaillement, plus d'expédition plus rien. Le nord est seul ! Pourquoi donc? Plusieurs raisons:

- à l'époque, il y a de ça 16ans le nord a commencé à facturer 15b$ au lieu de 10 aux touristes de passage dans la zone. Le Nord étant censé faire un "groupe" avec le centre de l'île, on parle là de mêmes familles, le sang de la veine. Mais les nordistes ont décidé de garder tous les bénéfices pour eux sans reverser un centime au centre, et ce durant 14 longues années.

Tout en souhaitant une frontière avec le centre, comme il y en a une avec le sud.

- le centre a donc réagis en se mettant à construire des cabanes pour les touristes, essayant donc de ramener l'argent d'une manière ou d'une autre. Le 23 mars 2017, le nord a lancé une offensive et a detruit à coup d'explosifs toutes les cabanes du centre..

Depuis cette date, la communication avec le Nord a été coupé, et le tourisme est interdit dans cette zone.

- malgré la situation, les différents signaux d'alerte, les avertissements, une touriste a décidé de s'y aventurer, on l'a retrouvé morte, violée et poignardée à multiple reprise....


Voilà voilà, le nord est seul.


Pause histoire frissonnante terminée, revenons dans notre partie sud bien au chaud. Ça caille quand même, mais la situation à l'air plus glaciale au nord.

Le vestige archéologique le plus important de l'île est le temple du soleil.



Grâce à ses fenêtres judicieusement placées, ils pouvaient savoir quand étaient exactement le solstice d'hiver et d'été, et ainsi se repérer dans l'année. Des fenêtres axées pour le 21 décembre, d'autres pour le 21juin.

Leur calendrier était lui aussi plutôt bien fichu, ils en avaient dans la caboche quand même. Ils dominaient des sciences sans technologies des siècles avant notre ère.

Ce temple dispose de portes vraiment petites, on pourrait penser que les personnes l'ayant construit étaient simplement petit, mais pas autant. La petite taille des ouvertures est expliquée par le fait qu'à chaques passages, ils étaient obligé de se cambrer et offraient par la même occasion leur respect au dieu et à la nature.



Le temple aurait été construit durant l'époque pre-inca et non Inca.

Pour rappelle, l'époque pre-inca a durée 2800ans (de 1600avjc à 1200apjc) l'époque Inca n'a durée que 132ans (1400 à 1532) terminé brutalement par l'arrivée des sauvages espagnols.

5 pays formaient la culture Inca, l'Argentine, le Chile, la Bolivie, l'Équateur et enfin le Pérou avec Cusco pour capitale de la civilisation. Mais la légende raconte que c'est ici sur l'Isla del Sol que sont nés les premiers Incas. Nés sur le lac Titicaca, lac sacré qui tire son nom de Titi signifiant puma et Khar'ka signifiant pierre/roche. C'est donc le lac du roc du puma, ou encore puma de pierre, animal sacré des Incas.

Le lac et ses îles sont donc depuis cette époque jusqu'à aujourd'hui, énergétiques astrologiques et sacrés, vrai centre de la mythologie Inca.

Dernière petite info avant d'en finir avec les anecdotes, le lac dispose d'une profondeur maximale de 350m (côté péruvien) et 288m côté bolivien.

Il a une superficie de 8 372km² soit plus de 14 fois la taille du lac Leman (580km²) plus grand lac d'Europe occidentale.

Seulement 1% de sel dans l'eau, et bien entendu comme dit précédemment l'élogieux titre du plus haut lac navigable du monde.

En marchant pour rejoindre le village on passe par un mirador qui nous offre une vue de dingue sur monstre d'eau douce.



Notre guide nous dirige maintenant vers le village, les 99% des gens repartent avec lui après manger, pour retourner sur Copacabana. Je représente le 1% restant qui a décidé de rester là pour la nuit et d'en découvrir davantage de cette île (partie sud hein, je ne m'aventure pas plus loin). Je pensai que davantage de personnes resteraient dormir ici, faut croire que le cours d'histoire leur suffit... mais une autre salve de touriste arrive un peu plus tard dans l'aprem.

Repas tranquillement sur un toit terrasse avec vue sur lac. Une bonne trucha a la diabla pour à peine 6e.



Une fois la masse de monde partit je prend donc le temps de me balader dans ce village, j'arpente les ruelles, le cadre est vraiment sompteux mais je ne suis pas dutout au bout de mes surprises.



Dans la cours d'une église s'installe une sorte de fanfare, je demande alors ce qu'il se passe et on me dit que c'est aujourd'hui la première fête en vue de la célébration de San Antonio en juin. Ils appellent ça la recepción. Je retournerai faire un tour quand la musique sera lancée !



Je repère une auberge plutôt sympatoche sur la route, mais décide de continuer un peu histoire de. D'autres se présentent à moi, mais j'ai eu un petit coup de coeur pour la première, m'enfin je suis quasi sur le toit du village, encore un peu d'effort pour atteindre le mirador sur le point le plus haut de l'île. Je poserai mon sac plus tard, de toute façon je suis partis léger.



La dernière côte est un poil ardu, mais le simple fait de se retourner supprime toute peine. La vue est vraiment dingue.. on voit tout le village de Yumani, le lac de chaque côté, et des morceaux de terres qui poussent dans l'eau, ajouté à ça ce ciel bleu vif, pwouuah !



J'accède à un petit toit d'une bicoque au look abandonnée, le vue est de plus en plus dingue.

C'est hallucinant comme l'eau parait plate, il y a très peu de mouvement, et l'effet rendu est plus qu'agréable.



De là, j'aperçois un vestige de château, appelé le refuge sur mapsme, ni une ni deux je m'en vais voir ça de plus près.

Ce spot est magnifique, malheureusement l'intérieur est tagué de partout, mais à vrai dire ça ajoute une petite ambiance au lieu. En allant sur le toit du chateau, j'ai une vue illimitée sur l'horizon, je suis à 4100m d'altitude et je suis entourée d'eau !! De l'eau partout, c'est pas incroyable ça ?!



Et c'est là que je découvre ce super spot au rez de chaussée, des fenêtres sans fenêtre offrant une vue dingue sur le lac et le ciel, je shoot alors bobo dans ce cadre de rêve et repars content de moi.



Après 10min de marche je me dis mais putain flo qu'est-ce que tu as foutu !! Il y avais un potentiel fou et tu t'ai contenté de prendre une photo. Me voilà reparti vers le chateau, et là commence les choses sérieuses, je m'arrange pour bloquer mon téléphone avec des cailloux, focus sur le cadre, mise en place du retardateur et go, gros shooting photo en tête à tête avec Bobo sur ce spot irréel.

J'étais malheureusement incapable d'avoir le même plan que tout à l'heure avec l'eau et le ciel à travers les ouvertures puisque tout seul, impossible de monter mon téléphone aussi haut, mais l'effet pose dans le ciel n'est vraiment pas dégueu. Je suis content d'avoir tout de même pu capturer ces moments avec l'aide de seulement trois cailloux et un peu de jugeote.



Il est temps d'aller voir si ça fanfaronne ou non. Je redescend toute cette côte pour rejoindre l'église d'il y a quelques heures, au passage je me prend une petite chambre dans ce magnifique établissement vu sur lac. Chambre privée, vue sur Titicaca, terasse ouverte sur la vue, on pense tout de suite que l'addition va être salée... après négo (oui on négocie aussi le prix des chambres ici) 6.5 la nuit !! C'est même pas le prix d'un flunch !!!!



Et l'avantage est qu'il ne me reste que 100m à faire pour aller voir ce qui se trame à l'église.

Une grosse réunion de locaux ! Un orchestre est en place et une dizaine d'hommes et de femmes dansent traditionnellement devant. Un chouette moment, ma chance a encore frappée ! J'arrive pile cette journée et le temps a été magnifique depuis ce matin contrairement au début de journée pluvieux d'hier.



Je me suis laisser divertir trop longtemps et le coucher de soleil s'est rapidement mit en place.. j'ai fait mon possible pour regrimper jusqu'au mirador mais je suis arrivé sur la fin. J'ai loupé le gros du spectacle mais ces dernières couleurs restent merveilleuses!



Je me fait une promesse une fois là-haut, demain tu te gifle et tu retournes voir le levé de soleil ici.

Demi-tour à l'auberge, petite bouff, et place au dodo dans ce froid polaire. Mon lit est à 3900 d'altitude, et malgré que j'ai des murs autour, ça caille terrible.


Réveil beaucoup trop tôt, mais ça en vaut la peine, c'est pas tout les jours qu'on est dans ce genre d'endroit. Je croise le chemin de l'Alfito du coin dès la sortie de mon auberge. Je le dompte avec 2-3 caresses et il décide de m'accompagner dans mon périple nocturne. C'est plutôt cool d'avoir une présence avec soi, parceque le cadre de ces petites ruelles sans aucune lumière exceptée celle de la lune, ajouté au sol de cailloux en relief et des horizons ténébreux, c'est pas la plus rassurante des balades.



Ça m'est arrivé de le perdre de vue et avec des petits claquements de langues il revenait comme si on se connaissait depuis 10ans, je me suis pris pour un vrai maitre chien.



Il sera allé au bout avec moi, on aura atteint le chateau tous les deux, je me suis assis sur le toit en attendant les premières lueurs, et après vingt bonnes minutes de caresse il s'en est allé retrouver sa vie de chien. Mais quelque chose me dis que je recroiserai ce vieux loustique, après tout le village n'est pas très grand.



Première impression du levé de soleil, il fait vraiment très froid. Mais le temps passe et un vrai spectacle s'offre à moi.

Je suis restée une bonne heure jusqu'à voir le soleil en entier !

Malheureusement des nuages étaient juste devant, alors qu'il se levait pile poil derrière la chaine de montagne.. mais les couleurs dans le ciel sur le lac Titicaca valaient vraiment la peine.



Le froid n'a pas cessé et j'en ai eu mal au doigt tellement c'était violent.

L'ouverture du chateau faisait face à un ciel nuageux, pas top top pour le cadre, en revanche le soleil tappait pile dans ma direction, ce qui a donné une petite lueur sympa sur la photo, le ciel était plus beau hier mais je trouve que cette photo a un petit quelque chose que les autres n'ont pas. (Peut-être le fait d'avoir troqué le parquet pour les deux ouvertures supérieurs).



Il est temps pour moi de redescendre et allez me rechauffer autour d'un petit dej, parceque là, je suis à deux doigts de les perdre.

Et qui je croise sur le retour ??!



Vue sur Titicaca, mais fait pas se leurrer.. le soleil donne une impression de chaleur sur la photo, de l'autre côté de la caméra je suis en bonnet capuche.



L'heure des adieux a sonnée, cette île m'aura surpris, je m'attendais à quelque chose de moins intense, entre l'histoire des lieux et les lieux en eux mêmes, ça aura été un pur régal !



Et devinez qui je croise en attendant mon bateau..



Je monte cette fois à l'intérieur du bateau pour éviter le froid extérieur et pour pouvoir écrire cet article. Mais l'espace était confiné, et une odeur d'essence stagnait à l'intérieur, ajouté à ça le mouvement du bateau, je suis étonné que personne n'est vomi..

Pendant ce temps là, deux vielles dames étaient tranquille entrain de coudre...



Mais bon il m'a fallu 20minutes pour vite me déplacer sur le toit du bateau, et finalement il ne faisait pas si froid.. avec trois couches de vêtements.



Retour à Copacabana, le temps de manger récupérer mon sac et hop nouveau bus en direction de La Paz.

Un dernier petit aperçu en hauteur du Titicaca et de Copacabana avant de filer vers les terres.



Pas tant les terres que ça finalement..

Après une heure de trajet, on descend tous du bus pour une dernière traversée du Titicaca, San Pedro et San Pablo sont coupés en deux par le lac et le seul moyen de traverser est en bateau ! Même pour le bus, dans la barque hop !!


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Publié le 12 avril 2019

05/04/19 - 09/04/19

Altitude : 3600m - 4150m


Wooua le changement d'ambiance entre Titicaca et La Paz est plutôt brutal. J'ai laissé derrière moi le calme et la tranquillité en l'échange d'un bordel monstre. Dès l'entrée de la ville, retour dans le monde du klaxon et de la désorganisation...



Ça arrive de partout, tout le monde klaxon en pensant que c'est un bouton magique pour avancer plus vite, le premier aperçu de la ville n'est pas le meilleur. Mais il y a plein de chose à faire et à voir par ici, donc je vais prendre mon mal en patience en attendant de poser mon sac à l'auberge.

Du terminal de bus à l'auberge, je suis monté en taxi avec un gars super cool, qui m'a donné une tonne d'infos sur la ville et les environs, l'aperçu est déjà meilleur.

L'auberge est classe, double bâtiment, deux cuisines bien équipées où je vais enfin pouvoir faire à manger, un proprio complètement barré qui fait plus la fête avec ses guests plutôt qu'il ne s'occupe de son auberge. Heureusement pour lui une petite dizaine de bénévoles font tourner le buisness à sa place. C'est d'ailleurs fou, il y a plus de bénévoles que de clients ici.



Regardez moi cette face de rat appelé chien que j'ai croisé ! Un cauchemar sur patte



Première journée dédiée au marché ! Ça fait sept mois que je me retiens d'acheter des souvenirs, et La Paz est l'endroit parfait pour se faire plaisir, il y a tout l'artisanat Andin de l'Équateur et du Pérou à 4x moins chère.

C'est au marché de las brujas que ça se passe, trois ou quatre grande rues sont remplis de boutique plus colorés les unes que les autres, on y trouve absoluement de tout !



Personne n'était là pour me calmer si bien que j'ai acheté des souvenirs pour un peu tout le monde que j'ai du mettre dans un nouveau sac faute de place. Mais bon le bon côté des choses c'est qu'il ne me reste plus qu'un petit mois à me trimballer avec tout ça.

Lendemain direction le plus grand marché d'amérique latine ! Ce n'est pas vraiment un marché artisanal mais plus un marché classique où les locaux viennent se fournir en vêtement, accessoire, pièce auto, nourriture ... ect.

Le marché se trouve à El Alto, le partie la plus haute de La Paz, situé à 4150m d'altitude. Techniquement El Alto est une ville à part entière, mais les habitants la considère plus comme un quartier géant de La Paz.

Avec Janssen, un français rencontré, on prend donc le téléphérique pour y accéder.

Oui La Paz est depuis 5ans équipée d'un téléphérique, et c'est juste joussif, surtout pour une énorme ville vallonnée.

Les vues sont folle, et croiser les gens assis dans leur cabine vitrée donne un look assez futuriste à la ville, jusqu'à ce qu'on regarde en bas et qu'on voit les maisons de brique entassées les unes sur les autres.



Mais bizarrement il n'y a pas tant d'habitants qu'on pourrait le croire. La ville est certes énorme et remplis d'habitations, mais le tout est plat, il y a très peu de buildings ou de haute construction en raison du sol sur lequel tout est bâti. On s'en rend nettement compte en arrivant dans la zone d'El Alto, beaucoup de maisons sont construites en limite de falaise, au moindre éboulement s'est terminé.

El Alto et La Paz ne dépasse pas les 4millions d'habitants, sur les 11millions que comptent la Bolivie. Oh et pour information La Paz n'est pas la capitale constitutionnelle du pays, elle n'est que capitale administrative.

Avant même de quitter notre cabine, on a un aperçu en hauteur de l'ampleur du marché, et c'est vraiment vraiment très grand..



Une fois à l'intérieur c'est une vraie fourmilière, et le fait qu'on soit dimanche n'arrange rien.

C'est dingue la diversité de chose que l'on trouve ici, beaucoup de contrefaçon de marque, des vêtements et accessoires militaire, de l'électroménager, des pièces automobiles, du multimedia, de la bouff, en somme de tout.



J'aurai su me maitriser ici, et je ne repart qu'avec de l'encens et des lunettes de soleil. 3boites, deux paires, tadadam, 6e ! La Bolivie m'étonnera toujours de ses prix ultra bas.

Retour à la casa, une petite bouff et cette aprem direction les musées !

Première déception, le musée de la coca est fermé le dimanche..

Mais celui des instruments de musique est bel et bien ouvert, et une petite surprise m'y attend.

Au milieu de ce grand patio sont reunis une dizaine de personnes, qui ensemble joue des airs bolivien, instruments à cordes, à vent, plus quelques voix sont de la partie. Petit concert gratuit avant d'entamer la visite du musée, parfait !



Ce musée était vraiment bien, des tonnes d'instruments présentés, de tout types, des plus classiques jusqu'au création loufoque, des guitares créées sur des carapaces de tortues, ... je vous laisse profiter en photos !

C'était normalement interdit de prendre en photo.. mais on va dire que je n'ai pas vu les pancartes...



Retour à l'auberge ralentit par un spectacle nocturne de cracheur de feu, pourquoi pas !



Demain place à une activité pas comme les autres !!

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Publié le 13 avril 2019

08/04/19

Altitude : 4500m - mystère


Activité fare de La Paz, place à la ruta de la muerte alias Death Road.

Anciennement empruntée par les véhicules, cette route de 3m de large donnant droit sur un précipice a causée de nombreux accidents mortels. Depuis 2007 la route n'est plus accessible publiquement aux véhicules, une plus sécurisée à été construite. Mais cette portion de la mort est toujours existante et est dédiée aux touristes en quête de sensation !! Il est en effet possible de la descendre en vélo via agence bien entendu.

Voici donc mon activité singulière du lundi, death road !

Départ à 8h de la Paz pour 45min de route jusqu'au début des hostilités. On commence la descente plus haut que la mythique route, la première section se fait donc au côté de véhicule. Pti dej, consigne de sécurité, règles, équipement, au moins l'agence prend les risques au sérieux, et on devrait en faire autant !



Départ à 4500 d'altitude, pour une arrivée à... mystère ! Vous le découvrirez à la fin si je ne suis pas tombé dans le ravin.

Rester focus sur son guidon et la route est donc littéralement une règle de survie.


Encore une fois la météo me sourit, c'est donc sous un gros soleil bleu que je me lance accompagné de dix riders amateurs à l'assaut de cette route de la mort.

Ça descend sec, les pédales sont quasi inutile, mais les freins primordiales à chaque virage un peu trop accentué.



Viens ensuite une section carrément fun de zigzag droite gauche, adorable.

Quelques petits dépassements s'imposent, mais on reste sur de l'asphalte, jusque là, la route de la mort ne porte pas sa réputation !

Parcequ'on n'y était pas !!

On remonte dans le van pour quelques minutes de monter, et on atteint finalement l'entrée de cette fameuse route de la mort sous les voix d'ACDC qui résonnent dans le van, ambiance ultime.


Là arrive les consignes importante et un petit point histoire qui ne rassure pas vraiment.

Cette route n'a que 70ans d'existance et plus de 10 000 morts à son actif..

Certaines portions sont large de 3m et de nombreux véhicules ont simplement fait le grand saut dans le précipice.

Ouverte en 1947, 300 morts par an jusqu'en 1966.

Date où le tourisme débute mais la route n'est toujours pas interdite à la circulation, 100morts par an jusqu'en 2007.

Coupé à la circulation en 2007, la route est maintenant dédiée uniquement au tourisme, ce qui n'a pas empêcher les morts.. (20/30 par an)

Plusieurs virages portent maintenant le nom d'une nationalité, celle des personnes qui ont fait une chute mortelle à l'endroit précis... Des histoires bêtes comme une tentative de photo en roulant ou une tentative de record qui ont toute deux finis dans le vide, d'autres vraiment pas de chance comme un épais brouillard qui a fait louper un virage, jusqu'au gros cailloux qui fait tomber... dans le vide.

On a donc maintenant, la curva frances, italiano, japanese, et j'en passe. La dernière en date est du mois de février 2019, une néo-zélandaise chute sans tomber dans le précipice mais s'ouvre le menton en deux.. son copain bien décidé a l'accompagner à l'hôpital, se voit contraint de continuer la descente sous les ordres de sa copine qui ne veux pas l'empêcher de "s'amuser". 10minutes plus tard, sans doute déconcentré, perturbé par la nouvelle, il loupe un virage et chute, mort sur le coup..


Maintenant que tout est dit on peux attaquer !



La première portion est remplis de cailloux, ça tremble de partout et il faut vraiment accrocher son guidon en pensant à freiner de temps en temps pour ne pas arriver trop vite dans des virages fermés. La portion la plus dangereuse porte même le nom d'El Diablo, c'est d'ailleurs dans cette zone que la plupart des morts ont eu lieu. Mais en respectant les consignes et en étant super focus, tout se passe bien. Nos deux guides se chargent des photos, il est fortement déconseillé d'enlever une main de son guidon pour faire une photo qui pourrait te couter la vie.. sur certaines portions, un des deux prend de l'avance, et attend notre passage pour nous prendre en photo.



Globalement le sol étaient à 90% remplis de cailloux, on a eu le droit à quelques sections relativement plate, mais le reste était cailloux, trous et bosses, le tout avec un précipice de plusieurs centaines de mètres à seulement quelques pas.

Quelques glissières de sécurité ont été installé là où il y a eu des morts, mais ça reste sur 1% de tout le trajet..

Maitriser son allure est donc essentielle, aller vite sur des lignes droite ou des virages ouverts, et ralentir quand on sens qu'on perd le controle, à chacun de gérer son ressentit.



La plus grande frayeur à été sur une grande descente à pique faite de terre et de cailloux où j'ai bien failli percuter un collègue. Je suis partit peu de temps après lui et je suis aller beaucoup plus vite, si bien que j'ai été obligé de décaler pour le dépasser, impossible de freiner sans passer par dessus mon vélo... mais woouua quelle sensation.

Sinon je n'ai pas eu de grosse grosse frayeur à me sentir partir dans le vide (peut-être une fois). Juste des petits coup de chaud sur certains glissements.

Oh et il y avais quelques cascades à passer.. une première qui nous tombait sur la geule (rafraichissant) et deux autres à traverser en roulant dedans sans tomber. Les chaussures ressortent trempées mais c'est plutôt cool. Et avec ce soleil de plomb, elles n'auront pas mis longtemps à sécher.



Départ à 4500m donc pour une arrivée finale à 1200m. Voici à quoi ressemble la death road, 3300m de dénivelé sur environ 50km, réalisé en un peu moins de 3h pauses excluses. Les poignets et les avant-bras en prennent un coup !


L'arrivée qui te souhaite la bienvenue, tout est normal !


Sur 11 touristes et 2 guides, 13 personnes rentreront à la maison sain et sauf, ce n'est pas aujourd'hui que les statistiques gonfleront.


Après l'effort vient le réconfort ! Pause déjeuner dans un super établissement perdu dans la jungle. Buffet à volonté, bière et piscine !! Parfait pour se relaxer avant de reprendre la route.

Je me suis d'ailleurs fais dévorer par des borrachudos, sorte de moustique brésilien qui te mange la peau en silence. Il laisse derrière lui un petit point noir qui démange et qui peut potentiellement gonfler... on verra ce que ça donne dans quelques jours.



Place maintenant à 3h d'attente dans le collectivo jusqu'à La Paz, une nouvelle route nous oblige à contourner les montagnes, ça prend forcément du temps, mais c'est beau.



1947 - 1966 : 300morts par an

1966 - 2007 : 100morts par an

2007 - auj : 20/30morts par an

La ruta de la muerte n'est vraiment pas à prendre à la légère.


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Publié le 15 avril 2019

09/04/19


Remis de mes émotions de la vielle, mon programme pour cette dernière journée à La Paz était plutôt simple et sans danger.

Récupérer mon linge qui attend depuis 3jours à la laverie, acheter mon ticket de bus pour ce soir, et filer en direction des collectivos pour Tiwanaku la cité arquéologique des Andes, revenir à La Paz, faire un tour au musée de la coca et listo.

Les deux premières étapes se passent plutôt bien, avec une nouvelle fois de superbe vue sur la ville depuis le téléphérique !



Mais la suite se complique,... déjà la route à pied depuis le terminal c'est 2km avec de belle côte qui te coupe la respiration, on est toujours à 4000m d'altitude et ce genre de côte te le rappel. Ajouté à la pollution ambiante, c'est niquel. Finalement j'arrive à destination, et la logique d'ici veut que le départ soit quand le collectivo est plein. Problème, il n'y a absolument personne.



Mais le muchacho me dit qu'il y aura un prochain départ à 14h.. 1h30 de route plus 2/3h sur place 1h30 retour, sans compter l'aller-retour à l'auberge pour récupérer mes affaires, avec un bus à 20h c'était impossible.

Tiwanaku devient donc une raison de revenir en Bolivie !

J'ai alors mon aprem pour voguer un peu dans la ville, et je tombe par mégarde dans une énorme rue remplit de marchand d'électronique. Les prix sont dingues, 3 à 4 fois moins chère qu'en France pour une qualité qui parait semblable. J'ai craqué pour un petit casque audio avec l'épuisement de mes écouteurs et si je restais là plus longtemps ça aurait été disque dur et compagnie !

Suivi de plein de petite ruelle ressemblant ni plus ni moins à des rayons de supermarché. Il y a de tout, du sopalin au dentifrice, céréales, conserves, balais, couches, ect ect.. une grande distri à ciel ouvert.



Direction maintenant le musée de la coca. À force d'en mastiquer depuis Huaraz, j'aimerais bien en apprendre un peu plus sur cette plante sacrée des Andes.

Le musée se situe juste après un patio, où j'ai posé mes fesses le temps d'un petit repas.



Il a beau être petit mais c'est une vraie mine d'informations, toute l'histoire de la Coca est retracée. De sa complète chronologie jusqu'à ses aspects historiques et botaniques, son utilisation, ses traditions, ses mythes, ses valeurs nutritives, et ses variantes les plus célèbres. La cocaïne et le coca cola son bel et bien nés de cette plante, et sont d'ailleurs toujours produit grâce à elle.

Pour les intéressés je peux vous envoyer par mail les explications détaillées de chacunes de ces sections.

Voici quelques exemples.



Encore une occasion de prendre le téléphérique, on en profite !!



Juste avant de partir pour Sucre, je jette un coup d'oeil à mon pied qui me dérange un peu, le résultat n'est pas très beau.... les borrachudos m'ont littéralement fusillé le pied.



On verra demain comment ça se présente. Pour l'instant mon premier bus de nuit bolivien m'attend.

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Publié le 16 avril 2019

10/04/19 - 13/04/19

Altitude : 2810m


Départ de La Paz sous une nuit noire. On est plus sur le même standing de bus de la cruz del sur...

Le siège est en soit confortable et inclinable quasi à l'horizontale, la dessus aucun problème. Mais putain qu'il a fait froid !! 12h de trajet, dont 10 dans un froid glacial. Ils ont décidé d'allumer le chauffage quand le soleil s'est levé, pas avant..



Mais bon ça s'est fait, et je suis arrivé à destination sans accident, c'est déjà ça.

Je découvre Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie, sous un magnifique soleil, l'auberge où je m'installe est incroyable, très grande mais sans l'ambiance usine.



Je me fais embarquer dans un walking tour pour découvrir la ville, avec un natif complètement fifou.

Il nous fait rentrer dans le tribunal suprême de justice, rien que ça, on accède à quelques salles, comme le "Salón de los Espejos", où des reunions thé et café se passent entre haut rang bolivien, et le "Salón de Honor" où se déroule les importantes réunions, notamment l'entrée au pouvoir d'un nouveau président ou la réception d'autres présidents.



On visite également le théâtre de la ville, où ce chère guide a travaillé dans sa jeunesse, il ne manque pas de nous faire savoir où la cloche se situe, il est très content de la faire sonner.



De bref histoire sur la ville, qui a gardé un style très colonial, très espagnol, tout en ayant au fur et à mesure des années adopté un style français avec des jardins et notamment une réplique de la tour eiffel, imaginé par Gustave en personne, après sa réalisation française.



On finis le tour sur le mirador de la Recoleta, qui offre un jolie point de vue sur la ville à travers les arches.



Juste à côté se situe le Kolping, hotel restaurant avec un toit terrasse offrant un point de vue illimité ! Je reviendrai sûrement pour un coucher de soleil si la météo me le permet.



Petit tour dans le mercado central, on y est passé brièvement ce matin, mais mon estomac voulait en voir davantage..

Les étales de fruits et légumes sont impressionnant et tellement colorés, on m'a fait goûter plein de fruit, tellement que les noms m'ont échappé, mise à part celui-ci, le Chirimoya, au gout plutôt similaire à la mangue.



Petit almuerzo des familles à moins de 2e, avant de rentrer tranquillement finir ma nuit qui n'a pas vraiment commencée.

Le coucher de soleil c'est sous le nez ce soir..

Les deux journées suivantes ont été centrées sur la détente, la balade et my atlas. Je n'ai malheureusement eu que des fins de journées nuageuses donc pas de couché de soleil sur la ville ... tampi.



Je suis aller visiter el museo del tresoro, et c'était carrément instructif. Je n'ai malheureusement pas pu prendre de photo, donc ça ne va être que du texte, je vais la faire court pour ne pas être barbant.

Le musée retrace l'histoire de la production minière de la Bolivie, à travers ces 5 grandes zones de production dont Potosí, prochaine étape où je vais visiter une mine de l'intérieur. C'était donc assez cool d'avoir toutes ces infos avant d'entrer dans le vif du sujet.

La visite était en français avec un employé du musée qui nous a expliqué pas à pas les différentes salles. On a vu des centaines de pierres précieuses, semi-precieuse, cristaux ect... vraiment magnifique. Petit court sur les géodes également, ancienne bulle de gaz qui au fil des années (millions..) sont devenues roches suprises. En effet en les ouvrant on y découvre des cristaux de toutes sortes. Plus les géodes ont été récupéré en profondeur et plus elle seront grosse. Il y a une d'exposé qui mesurait plus de 2m de long sur 50cm de large, avec à l'intérieur des centaines d'améthyste, magnifique. Notre guide est sûr que l'on peux en trouver d'autre mesurant plus de 300m .. encore faut-il descendre vers le centre de la terre.

On y a également retracé l'histoire de l'argent. Autrefois en Bolivie l'argent était destiné à habiller les vêtements, tous le monde avait des kilos d'argent accrochés aux tissus. Puis à l'arrivée des espagnols, les boliviens ont compris la valeur ajoutée de l'argent et on commencé peu à peu à l'enlever de leur vêtement jusqu'à ne plus en avoir dutout (d'argent hein pas de vêtement).

L'histoire de l'or, de sa récolte à sa fabrication de bijoux.

La pièce finale du musée est un bouquet de Bolivianite. C'est à dire un ensemble de cristaux scellé entre eux, que l'on a laissé en état et qui forme un bouquet. Celui-ci est particulièrement dingue, les couleurs sont sombres et vif, les pics sont nombreux et parfaitement conservés, un vrai cadeau de la nature mesurant facile un demi corps humain.

La bolivianite est un ensemble de citrine et d'améthyste que l'on trouve uniquement en Bolivie, d'où le nom, c'est une pierre mélangeant le pourpre et le jaune dans un parfait équilibre.

Une visite qui a durée deux bonnes heures mais qui finalement était rythmée et plutôt cool.

On finis sur la boutique du musée, où on peux acheter bijoux en tout genre, avec des prix allant de 5$ à 8 000$.

Ce qui est dingue c'est l'exemple de la bolivianite. Ici une grosse pierre de 5cm×5cm bien poli avec des couleurs bien sombre beaucoup de facette ect, a un prix de disons 5 000$. La même pierre vendu aux USA, à Singapour, ou autre pourrait être vendu le double le triple voir le quadruple de son prix.

J'ai encore des tonnes de choses à dire sur ce musée, mais sans image c'est pas aussi fun, et puis il vous faut un peu de surprise au cas où vous souhaiteriez un jour y aller !



J'ai aussi délecté un almuerzo okalmito sur un rooftop donnant directement sur la ville, et repas de qualité en plus.



Pour cette dernière journée, je me suis dit pourquoi aller visiter la fabrique de chapeau du coin !

En passant je découvre par mégarde l'université de Sucre que je traverse histoire de.



Faute à pas de chance, la fabrique n'est visitable que du lundi au vendredi..

On est samedi et on ne ma laisser voir que le "musée" et la boutique. Tampi tampi, ça sera pour une autre fois.



Un petit tour au mercado central pour se remplir la pence à pas chère, et direction le terminal de bus pour la prochaine destination, Potosi.

Bus dans lequel je me suis retrouvé à côté d'une très vielle dame qui malheureusement pour elle sentait fortement l'urine.. je suis désolé de la soupçonner, mais tout les indices se dirigent vers elle. 3h30 de bus......

15
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Publié le 16 avril 2019

13/04/19 - 15/04/19

Altitude : 4067m


Je suis tout de même sortis vivant de ces 3h30 de bus sous le thème de l'urine.

L'auberge qui m'accueil est plutôt cool, grand dortoir de douze lits mais la chambre est spacieuse donc ça se passe plutôt bien.

Petit déjeuner buffet des familles et belle pièce à vivre, tous les critères sont là.



La raison principale de ma venue ici sont les mines de la ville. Potosí est une des rares villes à encore posséder des mines en activités, et il est possible de les voirent de l'intérieur.

J'avais juste peur d'une chose, c'est d'avoir un guide qui ne prend pas la chose au sérieux et qui tourne la situation à la parodie, comme beaucoup y ont eu le droit en lisant les blogs sur internet. Mais là, l'auberge me dit que le guide est un ancien mineur, qui a vu sa famille travailler et mourir dans les mines, j'ose espérer qu'il prenne la visite sérieusement.

On part à sept en direction du premier arrêt, l'équipement. Il nous emmène dans un patio et installe une vielle enceinte bluetooth avec une boule disco, puis lance de la musique techno electro des années 2000 pendant qu'on se change.. c'est justement l'ambiance contraire que je cherchais, pas ça. Mais bon l'attitude changera peut-être une fois dans la vif du sujet. Après une petite photo souvenir dans le thème de l'amusement et de la parodie... on part en direction du second arrêt.



Il est de coutume en allant visiter les mines d'acheter des cadeaux pour les mineurs, allant du sachet de feuille de coca à la nourriture, alcool, bâton de dynamite.. ect.

Oui la dynamite est en vente libre en Bolivie, même les enfants peuvent en acheter.

Le guide en rigole d'ailleurs beaucoup et est content de mettre le baton d'explosif dans sa bouche... premier mauvais point pour lui. Il n'y a rien de drôle à jouer avec une arme mortelle, mais bon, passons.



Il nous présente ensuite son deuxième objet favoris, l'alcool. Qu'il appelle le whisky bolivien, c'est enfaite de l'alcool à 96°... même si je lui affirme que c'est pour le ménage ça, il me dit nan nan, et en bois un bouchon en itirant une tête de grand brûlée....



Et tous les mineurs en raffolent, alcool à 96°, feuille de coca et triple cigarette sans filtre sont leurs top3 pour survivre dans les mines.

On achète tous un sac avec un peu tout dedans, des choses censées (coca, gateau, eau, ect) pas d'alcool ni de dynamite, on va quand même pas participer à ça.

La dynamite sert réellement au mineur pour deblayer certains accès ou en créer de nouveau, mais en acheter maintenant forcerai le guide à l'utiliser devant nous sans aucune raison valable.

Maintenant que nos sacs sont remplis de cadeaux, on peux enfin partir vers les mines.

Les premières images de l'extérieur sont vraiment cool, gros mirador sur la ville, et une partie de la montagne minière est visible.



Puis on entre dans le vif du sujet par cette petite entrée soutenu par de simple buche de bois où même les chiens n'osent pas s'infiltrer.



On descend peu à peu dans la mine, l'ambiance est vraiment étrange, on tiens parfois debout, parfois courbé, et il faut parfois aller jusqu'à marcher à quatre pattes pour avancer. L'air n'est vraiment pas sain ici, en plus de toute la poussière que l'on lève en marchant.

On fait la rencontre d'un des dieux de la mine. Une statue que les mineurs vénèrent et prient à chaque entrer pour les laisser ressortir, le guide nous montre alors la cérémonie typique qui consiste à jeter quelques feuilles de coca au pieds de la statue aux mains et à son pénis. Puis rebelotte avec l'alcool à 96°, avec parfois l'ajout d'une cigarette allumée dans sa bouche histoire de.

Pour la petite histoire, ce sont les espagnols qui auraient amenées et créées ces divinités pour apeurer et forcer les peuples à travailler pour eux. Depuis ils ont été adopté, et sont vénérés en tant que dieux de la mine.

Maintenant que nous sommes protégés par les divinités on peux s'enfoncer davantage. On est dimanche aujourd'hui ce qui signifie que personne ne travaille, ce qui n'est pas plus mal, au moins on ne les dérange pas pendant qu'ils triment...

Les couloirs de la mine sont donc désertique, mis à part Pedro, le plus vieux travailleur de la mine qui reste ici 7j/7 pour la surveiller.. quelle vie.



On a esquivé des trous allant jusqu'à 100m de profondeur, grimpé des échelles pas toute jeune, on s'est cogné la tête une bonne dizaine de fois, et ceci n'est qu'un minime aperçu de la sale vie que les mineurs mènent ici..

Le guide aura passé son temps à macher un des sachets de coca destiné aux mineurs, et boire des bouchons d'alcool à chaque nouvelle statue de divinité. Il était en plus heureux de nous dire que son travail était cool puisqu'il pouvait y boire de l'alcool (à 96° on le rappelle).


Voilà voilà leurs divinités...


Mais quand il à s'agit d'évoquer l'histoire de la mine et sa propre histoire il a su devenir sérieux, on lui doit au moins ça.

La mine dans laquelle on est est occupé par une coopérative de 50travailleurs.

Mais le Cerro Rico et ses alentours (Potosí) emploient 7500 miniers qui travaillent ici 8hrs/j 5j/7.

Son père et son grand-père sont mort dans ces mines avant l'âge de 50ans. (Ce qui ne l'empêche pas de nous prendre en photo en rigolant avec des outils miniers... c'est assez gênant).

En 100ans, 8 millions de personnes sont mortes dans ces mines ... avec une espérance de vie de 45/50ans, en travaillant dans les mines vous mourrez de chute de pierres, de suffocation, d'empoisonnement par l'air ou par le contact permanent avec les roches et leurs substances toxiques. Pourquoi travailler là alors? Visiblement on est sur le métier le plus horrible du monde. Pour l'argent bien sûre.. mais finalement pas tant que ça. Le salaire minimum d'un mineur est de 150bolivianos par jours pour 8h de travail (20e). Quand un serveur n'en gagne que 10.

Ensuite ils sont payés en fonction de la quantité et de la qualité de l'argent qu'ils extraient. Les mines de Potosí sont principalement utilisées pour extraire l'argent. Environ 2000 tonnes de roches est extrait chaque jours de l'ensemble des mines.


On a accéléré le rythme de marche à certain moment et l'air est vite devenu rare, on se demande tous comment ils font pour travailler la dedans..



Après 1h/1h30 d'exploration on ressort et on est tous heureux de retrouver l'air "pur" et le soleil. En se retournant vers l'entrée je me dis que des milliers de personnes sont passées par là, et se sont retournées à chaque fin de journée après 8h d'enfermement en se disant qu'ils y retourneraient le lendemain..



Retour gobal d'expérience ........

D'après moi, c'est important de se rendre compte de ses propres yeux de la difficulté de la situation et de la vie de ces mineurs.. en revanche je suis vraiment déçu de la manière dont ils organisent les tours, en tournant ça plus à la parodie qu'au sérieux. Ça serait tellement mieux d'avoir un vrai tour explicatif et instructif de la mine plutôt qu'une foire à touriste dans un environnement où des millions de personnes sont morts et où d'autres vont continuer de mourir régulièrement.....

Avec un minimum d'investissement ils pourraient quand même améliorer leurs conditions de travail. Quand on voit l'état de leurs tenues, de leurs lampes, des échelles ect.. ils pourraient sûrement sauver certaines vie en réinvestissant une part des millions que les coopératives se font sur le dos des mineurs.

Et sincèrement, les mineurs comme le guide ne se rendent pas réellement compte de la situation dans laquelle ils sont. On a sûrement pas les mêmes armes de réflexion, et j'aimerais tellement leur dire mais casse toi, casse toi d'ici, au lieu de te pourir la vie et boire de l'alcool à 96° pour supporter ta journée... sérieux ça doit plus tourner très vite dans leurs caboches.

................


En sortant des mines quelques enfants vivant dans les parages accourent vers nous en nous mendiant des gateaux et du coca comme si c'était un dû qu'on leur devait... c'est vraiment triste, même pas de bonjour ils attendent juste les cadeaux que les touristes ont achetés. C'est devenu un rituel quotidien.....


Retour à Potosi après cette expérience troublante. En se baladant dans la ville on se rend compte que Potosí profite grandement de la valeur ajoutée de ses mines, la ville est assez riche, il y a des églises tous les 10m, dans lesquelles les mineurs viennent prier de rester en vie avant de retourner travailler.. ça n'a aucun foutu sens.



Mais il y a pleins de petites ruelles piétonnes sympatiques, et le soleil est là pour sublimer tout ça.


Une petite touche bovine pour finir..


Aujourd'hui je pars avec deux cocottes rencontrés dans les mines (enfin avant), en direction de Tupiza.

On a eu un coup de chaud sur l'horaire, on est partit un peu en retard de l'auberge, on a galéré avec toutes nos affaires à déambuler dans les rues pour trouver un taxi..

Après avoir chargé en 12sec chrono nos sacs dans l'un d'entre eux on est arrivé à la gare routière et on est directement tombé sur une rabatteuse qui nous a vendue trois tickets pour Tupiza.

Si on loupait cette horaire il aurai fallu attendre 7h jusqu'à 19h30 pour en plus arriver à 1h du mat sur place, bref pas le bon plan dutout.

Mais 5min plus tard nous voilà embarqué, on se retrouve dans 5heures pour cette prochaine étape !

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avr
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Publié le 23 septembre 2019

14/04/19 - 17/04/19

Altitude : 2850m - 3000m


5h plus tard, on se retrouve avec les filles rencontrées à Potosi, une française et une Wales, au beau milieu du désert bolivien.



Outre ces décors farwest somptueux c'est aussi un point de départ pour l'excursion sud-lipez et salar. J'étais à ce moment là pas vraiment sur et certain de le faire avec les filles, mais après une rapide prise d'infos, on s'est tous les trois décidé à partir pour cette aventure ensemble. Départ après-demain, pour nous laisser une journée de visite à Tupiza, les alentours sont vraiment top, ça serait dommage de passer à côté.

On est à Tupiza, on se devait de manger des pizzas, ça aurait été insultant de ne pas le faire.



Une soirée magnifique où on a appris à se connaître au-delà des banalités de voyageurs, avec vins et pizzas pour ajouter couleurs et saveurs.

J'ai découvert en Aude mon alter-ego, de part ses références, ses connaissances, sa personnalité, notamment durant notre élévation spirituelle sur le toit de l'hôtel.


Le lendemain on s'embarque tous les deux pour un tour en cheval. Gwenno s'est prise un énorme coup de sabot il y a quelques semaines, elle n'est donc pas super enjouée de remonter tout de suite en selle.

On s'est mutuellement dit avec Aude que ça serait cool de visiter ces décors far west à cheval, surtout au vue du prix, 23€ les 3 heures !

On est vraiment plongé dans l'univers western jusqu'à l'équipement fournis, protège tibia en cuir et chapeau de cowboy.

Oui la Bolivie a des règles de sécurité un peu plus souple qu'en France.



Les premières minutes à cheval sont assez déstabilisante, mais on prend rapidement le coup de main, et c'est vraiment, vraiment jouissif ! Se balader de cette manière nous laisse tout le temps d'en prendre plein la vue, et de profiter à 100% de cette somptueuse nature.

Negra est ma compagne du jour, du haut de ses 7ans, elle est assez têtu pour quitter ses nombreuses pauses repas. Aude à quant à elle droit à Picaro, mâle de 7ans.



On a la chance d'être tous les deux avec le guide, ce qui ne transforme pas cette balade en attraction touristique.



Nos chevaux se tentent parfois des petites accélérations mais ça reste soft et on peux les calmer rapidement avec les techniques magiques de notre guide; dont j'ai oublié le prénom, on va l'appeler Raul.

Raul nous fait des cabrioles sur son cheval pour nous prendre en photo, il est plutôt timide mais en le questionnant il se révèle être une mine d'informations sur les chevaux et les alentours.



Voici notre premier stop, la Puerta del Diablo. Ces deux roches géantes, sont appelées ainsi à cause d'une vielle histoire Inca. Les alentours étaient d'anciens lieux de sacrifices; violeurs, voleurs et bandits en tout genre étaient sacrifiés dans le coin au dieu du soleil, puis enterrés devant ces deux roches formant une ouverture, appelées par la suite la Puerta del Diablo.



En selle, pour la suite de l'épopée chevaleresque !



Le second stop est le Canyon del Inca, ancien passage Inca pour relier les petits villages à Tupiza. Raul nous laisse quelques temps pour se balader un peu et faire quelques prises d'escalade. Après s'être donné envie sur les magnifiques murs de la Puerta del Diablo, on peux assouvir notre besoin de grimpe sans risquer la chute mortel !


À LA COOL RAUL


Retour sur nos montures pour le chemin inverse jusqu'à Tupiza. On est allé au trot tout à l'heure, et maintenant qu'on se sent plus à l'aise, on demande à Raul si c'est jouable de faire un peu de galop. Negra et Picaro n'étaient pas à leurs vitesses maximales, mais ils étaient bel et bien au galop et mes parties génitales en ont prit un coup... il y avait sûrement un placement à faire pour limiter le choc, mais je n'étais apparemment pas assez expérimenté ! En revanche les sensations de vitesse à cheval sont vraiment cool.



C'était une matinée pour le moins originale, première prise de contact sur le dos d'un cheval, et sans chute ! Raul, parmis ces nombreuses explications nous a dit que les Crioyos qu'on a montés aujourd'hui valent seulement 2 000 bolivianos, soit 260€, plutôt honnête.

Oh, et il nous a avoué n'avoir que 28ans, alors qu'on était tous les deux persuadés qu'il avait la quarantaine passée.. les dégâts de la qualité de vie bolivienne en sont sûrement la cause...


Petit chill des familles avant d'attaquer la partie deux de la journée, l'ascension du cerro de la cruz pour le couché de soleil.

Cette fois Gwenno nous rejoins, et on pars en direction du mirador.



Une fois au pied de la colline, on se trompe légèrement de chemin pour monter et on se retrouve rapidement sur des pans de roches glissants pas dutout adaptés à la rando... mais de sympathiques passants nous remettent sur la piste du véritable sentier.



Finalement, on atteind le mirador plus vite que dans mon imaginaire.

Re-chill à 3000m d'altitude devant la ville et les collines, avec un soleil couchant nous offrant des panoramas incroyable!



On redescend avant la nuit noir pour éviter de chuter mortellement dans le fin fond de la Bolivie..

Bien sûr pour finir en beauté, on se rerégale d'une bonne pizza des familles !!



Ça y est c'est le jour J ! Quelque chose que j'attends depuis le début de cette folle aventure, on charge notre maison des quatres prochains jours, et on part tous les trois avec un autre couple de français vers ce qui va être l'expérience d'une vie.

QUEEEEEEEE BUUUUUUENO !