Roadtrip en Slovénie en passant par l'italie 🇸🇮

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Cet été 2021, nous remettons ça avec Jean-Jean & Mimi. Au programme, un roadtrip en Slovénie en passant par l'Italie.
Du 13 août au 3 septembre 2021
22 jours
Dernière étape postée il y a 4 jours
J14àJ15
J14àJ15
Publié le 20 septembre 2021

🗓 Jeudi 26 août 2021

Réveil bucolique ce matin dans les environs de Ptuj. Jean goûte le raison de la vigne plantée au pied du camping-car pendant que je fais un petit tour de l'étang. Vers 10h15, Guy et Jean descendent les vélos afin de nous rendre à Ptuj par la piste cyclable. Et là surprise ! le pneu du vélo de Jean est complètement dégonflé alors qu'il n'a pas encore roulé 1 km en Slovénie. Un atelier de réparation se met alors en place pendant que Mimi se refait une beauté.

11h, la team des retraités part en direction de Ptuj via la piste cyclable, tandis que Max & moi y allons en camping-car... nous n'avons pas de vélo en libre service ou à louer à proximité.

11h45, Max & moi garons le camping-car en coeur de ville puis nous allons nous asseoir sur un petit banc au bout de la piste cyclable au bord de la Drave afin de voir arriver nos cyclistes.

Midi passé de quelques minutes, nos cyclistes arrivent et ont traversé quelques péripéties avec le vélo de Jean. Le pneu de Jean régurgite la mousse blanche sensée l'avoir réparé lors d'une énième crevaison sur le trajet. Oups ! Les vélos sont attachés proche des camping-cars et nous partons à la découverte de la ville Ptuj.

Ptuj, prononcé "Ptui", est une très jolie ville de presque 18 000 habitants avec de merveilleux toits de tuiles rouges. Surplombant une large vallée, cette ville, l'une des plus anciennes de Slovénie, rivalise avec Ljubljana sur le plan historique. Initialement campement militaire romain sur la rive sud de la Drave, Ptuj se transforma ensuite en village sur la rive opposée. Elle obtint le statut de cité en 977 et s'enrichit grâce au commerce fluvial. Au XIIIe siècle, 2 ordres monastiques - les Dominicains et les frères mineurs (les Franciscains) - s'y établirent et bâtirent d'importants couvents. Lorsque le chemin de fer, qui devait relier Vienne à la côte, atteignit l'est de la Slovénie vers 1850, Ptuj fut totalement oubliée mais la ville demeura un centre de rayonnement provincial avec une population majoritairement allemande, jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Nous débutons donc notre visite via la rue Presernova avant de rejoindre la place Slovenski. Cette place en forme d'entonnoir constitue le coeur du vieux Ptuj.

Petite place avec son théâtre et ses colonnes 

La Tour de la ville, du XVIe siècle, en domine le côté est.

Histoire drôle, lors de sa construction, seuls les habitants participèrent à son financement. En effet, le châtelain refusa de verser un centime. Les habitants décidèrent alors de ne pas mettre de cadran d'horloge sur le flanc de la tour tournée vers le château.

Devant la tour se dresse le monument d'Orphée, une stèle funéraire romaine (IIe siècle) de 5m de haut arborant des scènes du fameux mythe. Il fut utilisé comme pilori au Moyen-Âge.

À l'arrière se trouve une petit église.

Nous voilà maintenant devant l'Hôtel de ville avec sa couleur jaune moutarde dessiné par un architecte viennois.

Nous continuons ensuite notre ballade dans les petites ruelles avec la ferme intention de trouver un restaurant pour déjeuner. Après plusieurs détours et un essai infructueux, nous voilà de retour dans la rue Murkova.

A 13h30, nous nous installons en terrasse, commandons nos plats - poissons pour les hommes et sorte de gnocchi aux champignons pour les autres - et nous nous RÉ-GA-LONS. De l'avis de tous, c'est LE MEILLEUR repas depuis notre départ de France. Le serveur était également très sympa ce qui rend le moment encore plus agréable.

Il est 14h30, nous partons en direction du château surplombant la ville via une petite ruelle pavée puis par un escalier couvert en bois.

Après avoir pris de la hauteur, la ville et ses toits de tuiles rouges se présentent devant nous.

Nous voilà devant le portail Perruzi (1570) de style Renaissance qui nous emmène au pied du château.

Construit dans la moitié du XIIe siècle, le Château de Ptuj avait été bâti sur un promontoire rocheux dans le but de protéger le territoire contre les agresseurs hongrois. D'autres versions racontent que le bâtiment d'origine eut été construit au IXe siècle par les évêques de Salzbourg. En tout cas, c'est à la première moitié du XIIe siècle que la construction de la forteresse fut achevée. De 1132 à 1438, les seigneurs de Ptuj étaient propriétaires du château. Les derniers propriétaires du château furent les Comtes d'Herberstein, une famille noble qui l'a rénové en 1912. En 1945, le bâtiment a été nationalisé et a été transformé en musée, notamment son intérieur.

En entrant dans la cour, on remarque la tour, le cadran solaire et les belles roses qui sentent, pour le coup, vraiment la rose. Un peu plus loin, à gauche, on remarque la pierre tombale en marbre rouge de Frédéric IX, le dernier seigneur de Ptuj, mort en 1438.

Nous nous dirigeons à l'arrière du château et à nouveau, nous sommes face à un beau panorama sur les toits en tuiles rouges.

Nous mettons maintenant le cap vers la sortie embaumée de l'agréable parfum de la lavande.

Nous descendons les pavés jusqu'à la façade en stuc rose du monastère dominicain. Fondé en 1230, il a perdu au fil des années son caractère médiéval lorsque des éléments baroques ont remplacé ceux d'origine, au XVIIIe siècle.

Nous retournons maintenant sur la rue Presernova qui a connu son âge d'or entre les XIe et XIVe siècles. De là, en levant la tête nous apercevons le château.

Nous rejoignons maintenant la passerelle sur la Drave afin d'avoir un point de vue sur la vieille ville. Toute la ville était autrefois entourée de murs défensifs, qui, au XVIe siècle, ont contribué à repousser l'armée ottomane.

Notre promenade nous emmène maintenant devant le monastère des Frères mineurs, datant du XIIIe siècle. Il est encore à l'heure actuelle habité par des moines de l'ordre. A l'intérieur de l'église Saint-Pierre-et-Paul, on aperçoit alors de beaux vitraux.

Il est 16h, l'heure du goûter et cela fait déjà plusieurs minutes que les gourmands réclament une glace. Nous repassons donc par la place Mestni afin de rejoindre un petit glacier. Je vous l'assure, les bouteilles que vous allez voir ci-dessous ne sont pas les cadavres bues pendant notre périple.

16h30, les gourmands sont contents... les glaces sont délicieuses.

17h, les bricoleurs changent la chambre à air du vélo de Jean et c'est partit pour le trajet retour vers le parking des camping-cars.

Une fois arrivés, nous déplions les tables à l'extérieur afin de dîner mais là météo en décidera autrement, nous finirons tous les 6 à l'intérieur et quelque peu trempé pour certains.

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🗓 Vendredi 27 août 2021 - Matinée

Ce matin, une fois que Jean a fini de se raser, nous partons en direction de Bled à l'ouest du pays. Les paysages verdoyants nous accompagnent tout au long du trajet.

À 13h30, nous voilà arrivés à Bled et c'est Evelyne qui surveille les patates qui seront au menu de notre déjeuner.

📝Bilan de cette étape = 199 kms parcourus - Total 1 971 kms

Les patates n'étaient pas cramées donc NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

J13
après-midi
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Publié le 16 septembre 2021

🗓 Mercredi 25 août 2021 - Après-midi

Il est bientôt 13h et nous débarquons à Maribor. Malgré son statut de deuxième ville du pays, cette ville de l'est de la Slovénie ne compte qu'environ un tiers de la population de Ljubljana et ressemble à une ville de province qui aurait grandi trop vite.

Sa vieille ville est bâtie le long de la Drave et les rues piétonnes du centre abondent en cafés et restaurants.

Nous passons tout d'abord devant l'église franciscaine et sa belle mosaïque.

Puis nous nous nous dirigeons vers la place du château et apercevons le Musée régional de Maribor. Installé dans le château datant du XVe siècle, d'où le nom de la place, il réunit une des collections les plus riches de Slovénie même si la majeure partie n'est pas exposée.

Place du château et son musée 

Il est 13h30 et nos estomacs sonnent creux, nous trouvons un petit restaurant local où les menus, rédigés uniquement en slovène, nous donnent du fil à retordre. Certains dégustent des zlikrofi, sorte de tortellini de patate, fourrés de bacon et de ciboulette et agrémentés d'une confiture de fruits rouges. Tandis que d'autres sont plus poivrons fourrés et purée maison avec sauce tomate. En dessert, tout le monde est d'accord pour déguster une tarte aux pommes parfumées à la cannelle.

Bientôt 15h, quand nous quittons le restaurant totalement repus, une ballade digestive dans les petites ruelles de Maribor ne sera pas de trop.

Nous marchons aux abords du casino puis sur la place principale. Ancienne place du marché de Maribor au Moyen-Âge, Glavni trg s'étale jusqu'au au nord du fleuve et du pont principal. En son centre, se dresse la plus extravagante colonne de la Peste du pays, érigée en 1743. Non loin se trouve l'hôtel de ville bâti en 1565 par des artisans vénitiens.

Place principale et sa colonne de la Peste 

Une petite ruelle nous emmène vers la grande Poste de la ville et la cathédrale. L'édifice fait face à la place qui porte le nom de l'évêque et homme politique Anton Martin Slomsek qui fut le premier slovène a avoir été béatifié. Datant en partie du XIIIe siècle, la cathédrale décline presque tous les styles architecturaux, du roman au moderne.

Nous voilà au bord de la Drave avec sa tour médiévale fortifiée - Tour du Jugement - et ses habitants à plumes blanches pas très friendly.

Nous arrivons sur une petite place où est implantée une vieille vigne qui constitue l'attraction phare de Maribor. Du haut de ses 400 ans, elle produit toujours entre 35 et 55 kg de raison par an, soit quelque 25 litres de vin rouge, sous la supervision d'un viticulteur nommé par la municipalité. Des bouteilles de 0,25 litres de Zametna Crnina - velours noir - sont offertes aux dignitaires en visite en guise de "clés" de la ville.

Bien évidemment, nous ne résistons pas à l'idée de faire une petite dégustation de vins slovènes.

Sacré levée de coude la Mimi 

Quelques verres plus tard, les testeurs sont mitigés voir déçus, nous repartons donc les mains vides.

Nous continuons de longer les bords du fleuve vers le parking des camping-cars.

Nous quittons Maribor vers 17h30 et roulons en direction de Ptuj, notre prochaine étape.

En arrivant, les hommes s'occupent des vidanges des camping-cars. Une fois les véhicules stationnés, nous sortons les tables pour dîner avec un beau coucher de soleil sur le lac artificiel situé à 2 pas.

📝Bilan de cette étape = 52 kms parcourus - Total 1 772 kms

La vieille vigne est toujours solidement plantée là donc NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

J11àJ13
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🗓 Lundi 23 août - Fin de journée

La capitale de la Slovénie, qui est aussi la plus grande ville du pays, se trouve être l'une des plus vertes et des plus agréables d'Europe. Du fait de la circulation automobile limitée, la marche est le moyen idéal pour visiter Ljubljana. Nous arrivons donc vers le centre ville vers 18h30 et passons devant l'auberge de jeunesse - Trésor - dans la quelle j'ai séjourné lors de mon séjour en 2013... Souvenir souvenir.

Nous arrivons sur la place Preseren, lieu de rendez-vous préféré des locaux qui est le point central entre la vieille ville et la ville moderne. Au nord de la place, se dresse l'Église franciscaine Notre-Dame-de-l'Annonciation et sa façade corail datant du XVIIe siècle.

Église franciscaine Notre-Dame-de-l'Annonciation 

Au centre, nous apercevons le monument à Preseren (1905), qui rend hommage au plus grand poète du pays - France Preseren (1800 - 1849).

A l'est du monument, au n°5, la façade d'inspiration italienne de la pharmacie centrale fut celle d'un café fréquenté par les intellectuels au XIXe siècle.

À l'angle de Trubarjeva cesta et Miklosiceva cesta, le palais Urbanc datant de 1903, est un merveilleux bâtiment Sécession qui héberge aujourd'hui un grand magasin de luxe.

De l'autre côté de la place, au n°1, la maison Hauptman de couleur blanche témoigne aussi magnifiquement de cette époque Art nouveau.

Nous traversons l'emblématique triple pont, à travée unique lors de sa construction en 1842, le "pont de l'Hôpital" n'avait à l'origine rien d'exceptionnel, mais entre 1929 et 1932, le fameux architecte Joze Plecnik le doubla de 2 ponts piétons latéraux, assurant une unité parfaite entre les 3 travées par d'identiques balustres en pierre et lampadaires. Il imposa également un changement de nom. Les escaliers sur chacun des ponts latéraux plongent vers les rives mêmes de la Ljubljanica bordées de peupliers.

Face à nous au loin le Château de Ljubljana et tout proche l'Office de tourisme.

Nous continuons notre ballade sur la rive de la Ljubljanica emplie de bars et restaurants.

Nous bifurquons maintenant et marchons dans la rue Mestni.

Nous remontons maintenant la rue Gornji. Les 5 maisons médiévales entre les n°7 et 15 de la place sont dotées de passages étroits, où les ordures étaient déposées afin d'être emportées par la rivière.

L'Église Saint-Florian, l'un des édifices notables de cette place, fut bâtie en 1672. Elle fut consacrée au saint patron des pompiers après qu'un grave incendie eut détruit une grande partie de la vieille ville. Elle a été rénovée par Plecnik en 1934.

Vers 19h30, de retour sur les rives de la Ljubljanica, c'est l'heure de prendre l'apéro bien sûr !

Il est 21h, la nuit est tombée sur Ljubljana mais pas l'ambiance. En effet, un slovène fête son enterrement de vie de jeune garçon avec ses amis au son d'une fanfare qui font remonter des souvenirs de bâton de majorette et de Chantenaysienne.

Nous quittons alors la place Preseren éclairée de milles feux et rentrons à pied au camping-cars.

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🗓 Mardi 24 août

Ce matin, le soleil et le ciel bleu sont de retours pour notre plus grand plaisir. Nous partons vers 10h du parking, l'objectif de la matinée est d'atteindre le Château de Ljubljana et son funiculaire. Nous passons devant le Tribunal de la ville puis la petite église du quartier de Mestno.

Nous continuons notre balade dans les petites ruelles et retrouvons la Ljubljanica.

Avant de rejoindre le château, nous passons devant le Marché Central.

Nous bifurquons au coin de la rue et sommes désormais au pied du funiculaire donnant accès au château... eh oui ce matin j'ai pitié des jambes de mes retraités.

Nos billets en poche, nous montons à bord du funiculaire pour 70m de dénivelé.

Coiffant une colline (375m), à l'est de la vieille ville, le château de Ljubljana est un méli-mélo architectural, dont les éléments datent en majorité de sa reconstruction au début du XVIe siècle, après le terrible séisme de 1511. Au fil des siècles, le château de Ljubljana s'est transformé et a servi à différentes fins.

Les Spanheims, la dynastie des princes provinciaux qui régna sur Ljubljana au XIIème siècle, y firent battre leur monnaie. Le château connut un véritable essor sous les Habsbourg, en particulier pendant l’invasion turque où il joua un rôle clé. Il servit au XVIème siècle de résidence au gouverneur de la province de la Carniole pour être finalement utilisé par les Français sous l’occupation napoléonienne, comme hôpital militaire. Pendant des siècles, le château abrita des prisons. Appartenant à la ville depuis 1905, il fut progressivement transformé en bien culturel et un lieu de vie.

Nous commençons notre visite par l'entrée principale et son petit dragon, emblème de la ville.

Nous nous équipons de nos audio-guides et commençons la visite. En contre-bas des arcades ci-dessous on trouve un cachot où était enfermé les prisonniers en plein air et cela quelque soit la saison. Aujourd'hui, on observe surtout la vigne qui pousse.

Nous marchons maintenant dans la cour du château bordée d'un restaurant et de salles de réception.

Nous entrons dans la tour qui servait à l'époque d'entrée principale où l'on trouve désormais une salle d'exposition.

Nous continuons par l'exposition permanente sur l'histoire de la Slovénie qui couvre les périodes clés du pays.

Nous entrons maintenant dans la petite chapelle Saint-Georges couverte de fresques et d'armoiries des ducs de Carniole.

Au sud-ouest de la cour, nous entrons au sein de la tour de guet du XIXe siècle accessible par un escalier à double révolution en fer via 95 marches.

De là, nous passons devant les cloches et arrivons devant un superbe panorama de Ljubljana et de la cour du château.

Après en avoir pris plein les yeux, nous redescendons et prenons le temps pour prendre des photos placées sous le signe de l'amour.

Nous regagnons maintenant l'autre aile du château et avons de nouveau une belle vue sur la ville et la cour du château.

Il est 13h passées de quelques minutes et il est temps de rejoindre une championne olympique pour le déjeuner. En effet, nous allons rejoindre Océane Sercien-Ugolin, joueuse de handball au club du Ljubljana et surtout de l'équipe de France. Joueuse lors de les 2 ans à Issy Paris Hand, c'est avec un plaisir immense que nous la retrouvons.

Après un bon repas et pas mal de souvenirs échanges, Océane nous quitte et nous rejoignons la place de l'hôtel de ville. Nous arrivons sur la place Mestni, qui est dominée par l'hôtel de ville datant de la fin du XVI siècle et reconstruit en 1718. Trois niveaux d'arcades ourlent la cour intérieure de style gothique où se donnaient autrefois des représentations théâtrales.

Devant celui-ci se dresse la fontaine de Robba d'un blanc éclatant datant de 1751. Les 3 titans portant des amphores représentent les 3 rivières de Carriole - la Save, la Krka et la Ljubljanica - mais ce sont des copies modernes.

Nous continuons notre petit tour et passons devant de beaux bâtiments avant d'arriver devant la Cathédrale Saint-Nicolas. Une église occupe les lieux depuis le XIIIe siècle, mais l'édifice aux 2 tours date du début du XVIIIe siècle.

Il est bientôt 17h et nous montons à bord d'un petit bateau afin de faire un tour sur la Ljubljanica.

Le bateau n'a pas encore levé l'ancre et les retraités patientent en pianotant à fond sur leur téléphone.

À 17h tapantes, c'est partit nous voguons sous le soleil.

Triple pont  
Pont des Cordonniers 

Les rives de la Ljubljanica défilent et deviennent de plus en plus sauvages.

Nous faisons demi-tour et c'est partit dans l'autre sens.

Nous revoilà devant le triple pont avec une superbe vue sur l'Église franciscaine Notre-Dame-de-l'Annonciation.

Et nous terminons notre périple en passant sous le Pont des Dragons.

Il est 17h45, nous reposons le pied sur la terre ferme et passons à pied sur le Pont des Dragons. Flanqué de 4 effrayants dragons, cet emblème de la ville enjambe la rivière dans le prolongement de Vodnikov tri, au nord-est de la vieille ville. L'ouvrage de béton armé a été construit entre 1900 et 1901, en puisant dans le style Art nouveau viennois.

Il est 18 heures et quelques minutes et nous rentrons tranquillement au parking des camping-cars. La soirée se terminera avec un digeo et une bonne partie de salopette.

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🗓 Mercredi 25 août - Matinée

Réveil tranquille pour ce jour des enfants. Vers 11h, nous partons en direction de la ville de Maribor située tout à l'est. Le paysage défile devant nos yeux et c'est magnifiquement vert.

Il est 12h30, nous voilà arrivés à destination.

📝Bilan de cette étape = 130 kms parcourus - Total 1 720 kms

Nous avons déjeuner avec une championne olympique donc NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

J11
matin
J11
matin

🗓 Lundi 23 août 2021 - Matinée

Ce matin, nous nous réveillons avec un temps gris, froid et pluvieux. Cela ne va pas impacter notre activité matinale à savoir la visite des célèbres grottes de Postojna.

Le réseau karstique de Postojna compte parmi les plus grands au monde avec un ensemble de stalagmites et stalactiques sans équivalent. C'est l'un des sites phares du pays, connu et fréquenté au niveau local depuis des siècles. Cependant, les visiteurs médiévaux n'en connaissaient qu'une petite partie et ce n'est qu'en avril 1818, alors que l'on préparait la première visite officielle de la grotte par l'empereur d'Autriche François Ier, que fut découvert le reste. L'année suivante, l'archiduc Ferdinand d'Autriche inaugurait la première visite guidée autorisée par le comité de la grotte. Depuis cette date, quelque 38 millions de visiteurs sont passés par là - en ce moment, le site enregistre près de 6 000 entrées quotidiennes.

Vers 9h45, nous partons donc sous la pluie en direction de l'entrée des grottes.

Max & moi sommes dans le groupe avec un guide pour les anglophones et Mimi, Jean Jean, Guy & Evelyne sont dans le groupe avec audio-guide en français. Nous sommes donc séparés lorsque nous nous installons dans le petit train afin de rejoindre le coeur de la première grotte.

En 1h30, nous allons parcourir 5 kms de grottes, dont 3,2 kms par le petit train électrique conduisant à la grotte de la Grande Montagne - Velika Gora avec une température oscillant entre 8 et 10°C pour un taux d'humidité avoisinant les 95%... ça nous rappelle l'Asie enfin uniquement pour le taux d'humidité bien sûr.

À la descente, nous sommes rejoints par notre guide et commençons notre ballade au sein des galeries sèches où l'on découvre une vaste gamme de stalactites en forme d'aiguilles, d'énormes glaçons ou de fragiles spaghettis.

En quittant la grotte de Velika Gora, nous traversons le Pont russe construit par des prisonniers de guerre en 1916, pour atteindre les Belle Grottes - Lepe Jame.

Sur une longueur de 500 m, elles alignent une forêt de fabuleuses stalactites et stalagmites en rubans, vieilles de 2 millions d'années (1mm de stalactite se forme en l'espace de 30 ans). Les galeries des Belles Grottes marquent le point le plus éloigné de la visite.

De là, un tunnel mène à la Grotte noire - Črna Jama.

Le parcours mène ensuite au sud dans la salle d'Hiver dont la haute stalagmite (5 m) d'un blanc virginal appelée le Brillant (ou le Diamant) et le Pilier baroque sont devenus les emblèmes du site.

On entre et termine notre visite dans la cavité la plus imposante du réseau, la "salle de concert" qui peut accueillir 10 000 personnes pour des représentations musicales ou le tirage au sort de l'EuroBasket 2013.

Notre visite se termine ici, nous passons bien évidemment par la boutique et reprenons ensuite le train vers la sortie.

Vers midi, nous sortons nos nez dehors et la pluie est malheureusement toujours là. Nous en profitons donc pour nous abriter dans les nombreuses boutiques qui parsèment notre chemin pour rejoindre le parking où sont stationnés les camping-cars. Nous déjeunons et avant de partir, Mimi trouvera le moyen de démonter la poignée de la porte des toilettes. Heureusement Jean Jean est là et répare cela en 2 temps 3 mouvements. Vers 16h, nous partons en direction de Ljubjana, la capitale slovène.

En fin d'après-midi, nous stationnons les véhicules sur un parking à 15 min à pied du centre ville de Ljubjana et partons à sa découverte.

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📝Bilan de cette étape = 58 kms parcourus - Total 1 590 kms

NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

J10
après-midi
J10
après-midi

🗓 Dimanche 22 août - Fin d'après-midi

Vers 17h, nous rejoignons le point de départ de la navette mise à disposition par les grottes de Postojna afin de nous rendre au Château de Predjama. Pendant le trajet, Max trouvera quelques minutes pour se reposer les yeux... comme il dit.

Enchâssé dans la falaise à 123m de haut, ce château situé à 10 kms de Postojna a tout de la fortification imprenable. Construit sur 4 niveaux à partir de 1202, il nous apparait aujourd'hui dans son habit du XVIe siècle.

Nous rejoignons l'entrée du château et son pont-levis et récupérons notre précieux audioguide. C'est partit pour la visite de la demeure d'Erasme Lueger, baron-brigand du XVe siècle.

Parfait Robin des Bois volant les riches pour donner au pauvre, Lueger prit le parti des Hongrois dans les guerres qui les opposèrent aux Autrichiens. Il se terrait alors dans le château de Predjama pour poursuivre ses audacieuses opérations en utilisant un passage secret qui débouchait derrière la paroi rocheuse. En 1484, l'armée autrichienne assiégea le château, lequel se révéla imprenable. Lueger se joua alors de ses assaillants, les humiliant d'une pluie de cerises bien mûres. Cependant, les autrichiens finirent par avoir le dernier mot, atteignant, grâce à de précieuses informations données par un domestique, l'insolent baron d'un boulet de canon alors qu'il trônait au petit coin, là où les murs du château étaient les moins épais. Une fin bien grotesque pour un si flamboyant personnage.

Nous découvrons donc le château au son de notre audio-guide. D'abord, la salle de guet et ses meurtrières puis les fameuses toilettes où le baron passa l'arme à gauche, ensuite les cachots, la salle de jugement et la salle de tortures.

Nous enchaînons par les pièces de vie bien plus accueillantes que les précédentes.

Vue depuis le château 

Nous enchaînons avec la petite chapelle attenante à la chambre du maître de maison puis la salle du prêtre où l'on peut apercevoir l'espace entre le mur de l'enceinte et la paroi rocheuse.

La visite continue avec plusieurs salles où sont exposées des armes de l'époque.

Puis nous passons devant une petite cloche qui à l'époque servait à prévenir les membres du château d'une attaque. Aujourd'hui, il faut la sonner et faire un vœu... nous verrons bien dans les prochains mois si le pourvoir de la cloche est bien réelle 😉

Nous allons maintenant vers les extérieurs afin de rejoindre la grotte du château qui servait autrefois de refuge et qui dispose d'une cuisine sommaire et aussi d'un ingénieux système de récupération d'eau.

Les châtelains ont mis en place une grande plaque en métal afin de récupérer l'eau générée par la condensation de la grotte. Cette eau était ensuite acheminée dans certaines parties du château par de petits canaux en métal et par d'autres creusés dans la roche. Cette eau avait l'avantage d'être bien fraîche et surtout pure contrairement à celle de la rivière qui pouvait être empoisonnée.

Pour la fin de la visite, nous passons dans la salle de réception, devant un tombeau et aux écuries.

A la sortie, encore quelques clichés de l'extérieur du château.

Puis nous nous dirigeons vers la petite église située en contrebas du château, où la femme du châtelain aurait planté un tilleul à la mort de son mari, ce dernier a bien profité depuis.

Nous devons attendre 19h30 pour reprendre la navette qui nous conduira au parking des camping-cars, nous mettons donc cette attente à profit pour prendre l'apéro... et encore du Spritz Apérol !

Il est bientôt 20h et le soleil se couche quand nous arrivons au parking de Postojna.

📝 Bilan de l'étape = 20 kms parcourus en navette entre le parking de Postojna et le château de Predjama

Et surtout NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

J10
matin
J10
matin

🗓 Dimanche 22 août 2021 - Matin

Inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, l'immense réseau de Grottes karstiques de Skocjan n'a rien à envier à celui de Postojna.

Ce réseau souterrain de 6 kms de long est l'œuvre de la Reka, fleuve qui pénètre dans une gorge sous le village de Skocjan pour se jeter dans le lac Mort, un réservoir où elle disparaît à l'extrémité de la grotte. Elle refait surface, sous le nom de Timavo, à Duino, en Italie, soit 34 kms au nord-ouest, avant de se jeter dans le golfe de Trieste.

Nous arrivons à 10h passés de quelques minutes, nous devons donc attendre la prochaine visite guidée prévue à 11h.

À l'heure prévue, nous suivons le grand groupe vers l'entrée de la grotte situé 600m plus bas dans la vallée de Globočak (dolines).

Après des explications en slovène puis en anglais un peu looongue à notre goût, nous entrons dans la grotte par un petit tunnel d'un peu plus de 100m construit en 1933 où Max a dû courber l'échine.

Nous allons emprunter un chemin de 3 kms à travers le canyon souterrain. La première grotte est la "Silencieuse", qui tient son nom du fait qu'elle est une ramification sèche de la gorge souterraine qui s'étend sur 500m. Baptisée "Paradis" dans sa première section, elle est couverte de splendides stalactites, stalagmites et de coulées semblables à des congères.

La Grotte silencieuse débouche sur la grande salle, véritable forêt de concrétions et de gisements, large de 120m sur 30 de hauteur.

Malheureusement, il est interdit de prendre des photos 📵😔

Le bourdonnement de la rivière accompagne notre entrée dans la "Grotte bruyante" aux parois de 100m de hauteur. Pour enjamber la Reka et rejoindre la salle de Müller, il faut traverser le pont de Cerkevnik - suspendu à près de 50m au-dessus du lit de la rivière.

 Grotte Bruyante

Nous gravissons les dernières marches qui nous mènent vers la lumière du jour et un petit banc bien apprécié par nos spéléologues de la matinée.

Avant de découvrir la Velika Dolina - Grande Vallée, nous prenons la pose devant le panneau de l'UNESCO.

À nouveau, nous empruntons un petit chemin à travers le long de la paroi rocheuse avec un certain nombre de marches (au grand dam des genoux d'Evelyne) afin de rejoindre le parking où sont stationnés les camping-cars.

Après avoir acheté 2 petites fioles de liqueur locale, nous reprenons la route en direction de Postojna en début d'après-midi.

30 minutes plus tard, nous voilà déjà arrivés à destination.

Nos pilotes stationnent les véhicules puis les mamans préparent à manger pendant que je vais acheter nos billets combinés pour le Château de Predjama, que nous allons visiter cette après-midi, et les Grottes de Postojna que nous découvrirons demain matin.

📝Bilan de l'étape = 31 kms parcourus - Total 1 532 kms

L'huile de massage Arnican fait bien effet sur les jambes lourdes donc NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

J8àJ10
J8àJ10
Publié le 29 août 2021

🗓 Vendredi 20 août 2021 - Fin de journée

Une fois bien installés, nous enfilons nos maillots de bain, prenons nos serviettes sous le bras pour nous installer sur la plage de galets située à moins de 100m de la porte de nos camping-cars. Max se jette à l'eau et nous nous ferons pas prier pour le rejoindre.

18h sonne la fin de la récréation, tous le monde sort de l'eau et va prendre une bonne douche.

Suite à des discussions sur Instagram, Max et moi passerons notre soirée avec nos amis de voyage, Lucas et Claire rencontrés au Laos. Nous longeons alors la mer pour rejoindre le centre de Piran.

Après un apéro et un bon diner, nous terminons notre soirée sur une terrasse de la place principale, tandis que nos 4 retraités profitent allégrement de la Lasko Beer.

 Belle première soirée à Piran
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🗓 Samedi 21 août 2021

Ce matin, nous partons à la découverte de Piran vers 10h. Nous traversons la petite plage de Fiesa et longeons le littoral afin de rejoindre le petit bijou de la côte Adriatique.

Après une dizaine de minutes de marche, nous atteignons le campanile et le baptistère de Piran ainsi qu'une première belle vue sur la baie.

Clairement inspiré de celui de la place Saint-Marc, que nous avons quelques jours plus tôt à Venise, ce clocher séparé datant de 1609 pointe à 46.5m de haut. Le baptistère octogonal voisin, datant du XVIIe siècle, renferme autels et tableaux.

 Campanile de Piran

147 marches plus tard... une vue époustouflante sur la mer Adriatique et Piran.

Nous redescendons de notre perchoir et Guy en profite pour se faire masser les guibolles par son infirmière en chef... ça use les vacances !

Nous faisons maintenant face à la Cathédrale Saint-Georges. Juché sur la colline, ce monument baroque datant du début du XVIIe siècle a fait l'objet d'une belle restauration intérieure.

Nous redescendons et passons par de petites ruelles où nous remarquons des maisons clairement inspirées du style vénitien.

Nous marchons maintenant le long de la jetée où s'agglutinent les baigneurs et les parasols et passons devant le phare de la Punta. La pointe historique de Piran, a conservé son phare, même si le modèle actuel est plus petit et moderne.

Le port de pêche n'est maintenant plus très loin.

Nous voilà sur la place Tartinijev, aujourd'hui pavée de marbre, cette place ovale aux tons pastel recouvre le port intérieur comblé en 1894.

Du côté ouest de la place, se dressent le tribunal et l'hôtel de ville à arcades construit au XIXe siècle.

Il est 13h30, nous retournons aux camping-cars pour déjeuner, Jean étant encore barbouillé, il est alors resté au parking et a déjà commencé la cuisson des grillades.

Vers 16h, nous repartons barboter dans l'eau qui est décidément à la bonne température.

À 18h, nous repartons en direction de Piran pour profiter de la vue imprenable depuis les anciennes fortifications, prendre l'apéro et dîner. Max et moi avons sorti nos plus belles toilettes pour l'occasion.

Le soleil décline lentement, l'eau brille alors de milles feux depuis notre point de vue.

Il est temps de redescendre, l'apéro nous attend !

Encore des petites ruelles typiques...

Puis retour sur la place centrale de Piran avec ses maisons au style vénitien et en face son charmant petit port.

Nous filons ensuite sur la jetée pour contempler le coucher du soleil pendant que les jeunes et les moins jeunes continuent de se baigner avec plaisir.

Vers 20h, nous nous dirigeons vers le restaurant et tombons nez à nez avec des vahinés locales ce qui ne manqua pas de rappeler de beaux souvenirs à Guy et Evelyne.

Une fois attablés, l'apéro est servi... Spritz Apérol bien sûr !

Après un bon repas mais qui s'est quelque peu éternisé, nos retraités souhaitent terminer en beauté la soirée avec une petite glace. Nous allons donc nous approvisionner au glacier donnant sur le port avant de rejoindre la foule profitant d'un concert en plein air. Certains slovènes, d'un âge bien avancé, et surtout le corps bien imbibé d'alcool ont alors effectué des pirouettes et mouvements plus que douteux sous l'œil amusé de Mimi et Evelyne.

À 23h, nous levons le camp et regagnons nos pénates après une superbe journée passée à Piran.

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🗓 Dimanche 22 août 2021 - Début de matinée

Ce matin, pas de grasse matinée pour les guerriers puisque nous devons avoir déguerpi du parking à 9h tapante. Nous quittons donc l'emplacement presque à l'heure et roulons en direction des grottes de Skocjan.

A 10h, nous arrivons sur le grand parking où nous ne sommes pas gênés par les voisins.

📝 Bilan de l'étape = 50 kms parcourus - Total 1 501 kms

Michelle ne sait toujours pas nager malgré ses efforts mais NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

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matin
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🗓 Vendredi 20 août 2021 - Matinée

Après une bonne nuit de sommeil, sauf pour notre Jean Jean national qui souffre encore des intestins, nous partons à 10h à la découverte de la ville de Trieste. Nous empruntons le bus de ville et arrivons dans le centre une vingtaine de minutes plus tard.

Le climat, avec le vent sec du Bora qui souffle du haut plateau karstique en direction du golfe, l’histoire marquée par l’influence de la domination des Habsbourg, et la position géographique s’étendant presque aux Balkans, rendent la charmante ville de Trieste, dans la région du Frioul-Vénétie-Julienne, une des villes d’art parmi les plus particulières d’Italie.

Nous descendons du bus et sommes accueillis par de beaux bâtiments colorés et de grandes rues piétonnes.

Nous entrons dans l'église Sant’Antonio Nuovo et sa façade immaculée faisant pensé à un temple romain ou grec.

Puis continuons avec l'Église serbo-orthodoxe San Spiridone très richement décorée.

Nous longeons maintenant le Grand canal de Trieste.

Grand canal 

Un fluffy se cache sur la Piazza del ponte rosso ainsi qu'un imposant bâtiment appartenant à la BNP Paribas.

Nous nous engageons dans des petites ruelles et passons devant la Chambre du commerce sur la Place de la Bourse avec sa fontaine et ses belles façades.

Nous découvrons maintenant la place incontournable de la ville, la Piazza Unità d'Italia. Cette place très largement ouverte sur le front de mer est la plus grande d'Europe. Elle se prolonge visuellement jusqu'au môle du port Audace, promenade favorite des Triestins. Si les contours actuels de la place remontent au XIXe siècle, l'Hôtel de Ville, le Palazzo Pitteri, le Palais de la Préfecture et la fontaine aux Quatre Continents datent de différents siècles. Le Caffè degli Specchi (des Miroirs), l'un des plus anciens de la ville (1840), donne aussi sur cette place vivante, chargée d'histoire et point névralgique, où il se passe toujours quelque chose.

Nous traversons la piazza et marchons désormais sur le môle du port Audace. C'est ici que des sacs de café, provenant de l'autre bout du monde, étaient débarqués pour conquérir l'Europe au début du XVIIIe siècle. Trieste était alors la plaque tournante du petit grain noir... Quelques millions de sacs de café sont encore déchargés dans le port chaque année.

Guy en profite pour se faire une nouvelle copine à plume tandis que je distille un peu d'amour à Max.

Nous longeons maintenant la mer adriatique avec en point de mire l'aquarium.

Nous replongeons enfin dans les ruelles de Trieste pour reprendre notre bus, la petite bande de retraités se met à l'ombre... parce qu'il fait chaud dit donc !

Vers 13h, nous retrouvons Jean Jean qui semble en meilleure forme. Nous déjeunons puis quittons la ville, cette fois en direction de la Slovénie et plus précisément de Piran.

2h plus tard, nous passons la frontière italienne et arrivons en Slovénie... Dober dan !

Il ne nous reste que quelques kilomètres avant de rejoindre le beau petit village de Piran. Nous tentons notre chance à l'entrée d'un parking de camping-cars idéalement situé près de la mer et à 15 minutes à pied du centre de Piran. Coup de chance, nous pouvons stationner nos véhicules après plusieurs manœuvres bien réalisés par nos conducteurs Guy & Max.

📝 Bilan de l'étape = 35 kms parcourus - Total 1 451 kms

Nous sommes bien arrivés en Slovénie donc NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

J5àJ7
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🗓 Mardi 17 août 2021 - Soirée

Nous quittons le parking vers 17h, nous prenons le bus pour traverser le pont puis arrivons à la station de vaporetto Piazzale Roma.

5 ans après nous revoilà à Venise, quel plaisir ! C'est également la seconde fois pour Guy et Evelyne. Pour Jean et Mimi c'est une grande première et nous n'avons pas encore embarqué sur le vaporetto que maman a déjà des étoiles plein les yeux 🤩

De là, nous montons à bord du bateau de la ligne 1 parfaite pour découvrir le Grand Canal.

Passé le ponte della Costituzione, dernier grand édifice public réalisé en 2008, relie la gare ferroviaire à la gare routière. Au pied du ponte des Scalzi se dresse la Chiesa Di Santa Maria Di Nazareth.

Un peu plus loin, la coupole vert-de-gris de la Chiesa Di San Simeon Piccolo apparaît sur la droite puis on glisse jusqu'à la Chiesa Di San Geremia qui se dresse à l'entrée du Rio Di Cannaregio.

Chiesa Di San Geremia & le Rio Di Cannaregio 

Un peu plus loin, nous passons devant l'imposante bâtisse de la Ca' Vendramin Calergi, qui fut la demeure de Wagner et accueille désormais le casino.

Sur la rive gauche, l'un des plus beaux palais du parcours, la Ca' d'Oro, fruit d'une réinterprétation radicale de Médina au XIXe siècle, puis d'une superbe restauration à laquelle participa D'Annuncio.

Nous approchons désormais du pont du Rialto. Pendant des siècles, ce pont resta le seul moyen de traverser à pied le Grand Canal. Il fut érigé dans la partie de la ville où se concentrait l'activité économique. Au XIIe siècle, ce n'était qu'un pont de barques ; au siècle suivant, on bâtit une structure en bois qui dut être reconstruite plusieurs fois à cause de l'usure et des incendies. Au début du XVIe siècle, il fut décidé d'en bâtir un en pierre, mais divers contretemps retardèrent sa construction. Le pont du Rialto est une arcade unique de 28m en pierre d'Istrie, avec deux rangées d'échoppes créant ainsi 3 rampes.

Nous continuons notre trajet en direction du stop de l'Arsenale et passons devant de belles bâtisses.

Après plus de 30 min de navigation, le canal s'élargit de plus en plus et nous apercevons le campanile et la basilique Saint-Marc ainsi que le Palais des Doges.

Nous descendons de notre vaporetto au stop Arsenale et profitons des quais de Castello remplis de touristes et de vendeurs en tous genres.

Premier petit pont et première photo avec les petits canaux vénitiens. Le clocher de cette petite église penche dangereusement et ce n'est pas dû à une consommation excessive de Spritz Apérol... quoi que ?!

Nous passons ensuite devant le célèbre pont des soupirs. Soupirs des prisonniers qui traversaient ce pont de pierre construit en 1614 pour passer du palais des Doges, où se trouvait le tribunal, aux prigioni nuove - nouvelles prisons.

Pont des Soupirs 

De l'autre côté de la rive, sur l'île de la Giudecca, autrefois une zone marécageuse, se dresse la Chiesa del Santissimo Redentore, église grandiose aux proportions harmonieuses et à la simplicité toute franciscaine voulue par le Sénat vénitien en 1576 pour remercier le Ciel d'avoir survécu à une épidémie de peste.

Toujours sur le quai de Castello, la place Saint-Marc est toute proche, nous apercevons d'encore plus près son campanile et un bout du Palais des Doges.

Nous accédons à la place Saint-Marc via la Piazzetta San Marco, nous sommes accueillis par 2 hautes colonnes rapportées d'Orient, peut-être de Constantinople au XIe siècle, portant l'une un lion ailé symbole de Saint-Marc et l'autre Saint-Théodore, premier patron de Venise, qui tue un dragon.

Piazzetta Saint-Marc 

Nous sommes désormais face au Palais des Doges érigé à partir de 810 pour protégé le nouveau siège du gouvernement. Il fut l'objet de plusieurs aménagements et connut un remaniement en 1340, lorsque que la République décida de construire une salle pour le Grand Conseil. Ce dernier ne put s'y réunir qu'à partir de 1419, car la construction des murs donnant sur la petite place et le quai nécessita près d'un demi-siècle de travaux. Ce palais illustre à merveille le gothique vénitien. Les façades sont un savant mélange de pierre d'Istrie et de marbre de Vérone, percées de grandes baies.

Palais des Doges 

Nous passons devant la façade ouest de la Basilique Saint-Marc puis nous lui faisons face. Le soleil couchant imprime une ombre oblique sur la façade principale avec son quadrige de chevaux.

Face au Palais des Doges se dresse l'imposant Campanile di San Marco. Pour les Vénitiens, c'est el paron de casa - maitre de maison, symbole de la ville. Erigé au IXe siècle, pour faire office de tour de vigie ou de phare (des sources historiques rapportent que l'on allumait un grand feu en haut), il devint un campanile au XIe siècle et prit sa forme actuelle au XVe siècle. C'est à son ombre que l'on buvait un verre de vin, tandis que sa grosse cloche appelait au travail les ouvriers de l'Arsenal. Pendant le Carnaval, c'est de son sommet que part le "vol de l'ange".

Nous faisons maintenant face à la Place Saint-Marc, bordée par des cafés historiques, elle accueillait autrefois un marché et des célébrations publiques.

A l'opposé du campanile, nous regardons désormais la Torre dell'Orologio, le carillon de la tour de l'Horloge ne se fait entendre que deux fois par an, pour l'Épiphanie et l'Ascension, dévoilant alors le défilé des personnages de la Nativité et des Rois Mages. Cette horloge Renaissance est ornée d'émaux et de dorures, qui indique le jour, l'heure, les phases lunaires et le zodiaque.

Nous marchons au sein su quartier de San Marco afin de rejoindre le quartier du Rialto.

Vers 19h30, nous arrivons au pied du Pont du Rialto.

Nous montons sur l'une des trois rampes et profitons du soleil couchant pour faire quelques clichés.

Bien arrivés dans le quartier du Rialto, nous passons devant la Chiesa di San Giacomo di Rialto, censée être la plus ancienne église de la ville (421). Son porche est assez rare, et son immense horloge fut conçue pour être bien visible par les artisans et les ouvriers.

Il est l'heure de diner, nous partons en quête d'un bon restaurant et nous enfonçons un peu plus dans les petites ruelles, plus jolies les unes que les autres.

Nous dînons dans un restaurant de la place de San Giacomo où trône en son centre son église.

A 22h, nous attendons notre vaporetto et rentrerons tranquillement à nos camping-cars pour une nuit de repos bien méritée.

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🗓 Mercredi 18 août 2021

Ce matin, le réveil sonne tôt dans les camping-cars. Nous devons partir tôt car nous allons visiter les îles de Burano et Murano.

Cette fois, nous empruntons le tram afin d'arriver au ponton des vaporetto. 10h nous prenons un premier vaporetto pour rejoindre celui qui nous emmener à Burano.

Au loin, nous apercevons le cimetière de Venise qui fut construit sur l'île de San Michele.

Un peu avant midi, après plus d'une heure de navigation sur les eaux de la lagune, nous arrivons à destination. Avec ses maisons colorées, Burano respire la gaieté. L'idée de les peindre ainsi vient des pêcheurs qui avaient besoin de repérer leur domicile dans le brouillard, souvent épais par ici.

À peine arrivés, nous nous mettons déjà les pieds sous la table. Au menu, risotto de fruits de mer et poissons grillés en terrasse. Nous échappons donc à la décoration très "personnalisée" de l'intérieur du restaurant.

Un peu avant 14h, nous partons faire notre marche digestive en commençant par la via et piazza Baldassare Galuppi.

La place est bordée par la Chiesa di San Martino datant du XVIe siècle.

Un peu plus loin, la gendarmerie de l'île.

Nous nous engageons maintenant dans un petit canal et devant nous un arc-en-ciel de couleurs qui se reflètent dans l'eau.

A nouveau, nous constatons que le clocher de cette petite église penche dangereusement... décidément c'est une spécialité locale ?!

Encore un caléidoscope de couleurs...

...pâles et...
vives. 

Nous regagnons maintenant le quai et patientons dans la looongue file d'attente pour le vaporetto. Prochain stop, Murano.

Vers 16h, l'une des plus grandes îles de la lagune, ses cheminées et son phare sont en vue. Visible de très loin, le phare existe depuis le Moyen-Âge ; alors en bois, il réfléchissait la lumière d'un feu allumé à son sommet grâce à un savant jeu de miroirs. Il est aujourd'hui en pierre d'Istrie et guide toujours les bateaux pour entrer dans la lagune.

Murano, est réputée pour sa longue tradition de la verrerie. Qui n'a jamais entendu parler des souffleurs de verre de Murano. Cependant, à peine débarqués, nous sommes déjà attablés pour nous désaltérer.

Une fois notre soif étanchée, nous partons à la découverte de l'île.

Nous arrivons devant la Basilica dei Santi Maria e Donato.

Cette église, probablement fondée au VIIe siècle, présente un superbe chevet doté de deux niveaux d'arcades à doubles colonnes.

A l'intérieur, l'abside arbore une imposante mosaïque consacrée à la Vierge. Au sol, le dallage en mosaïque datant de 1140 déploie un rare bestiaire d'inspiration orientale : paons, aigles, griffons, dragons, coqs & renards.

Il est bientôt 18h, le soleil commence sa lente descente et la lumière n'en est que plus belle.

19 heures n'est plus très loin, mon groupe de retraités attend sagement le vaporetto pour rentrer dans nos quartiers.

En route pour le stop Piazzale Roma et nos camping-cars. Sur le chemin du retour, nous aurons le plaisir de rencontrer le plus grand dresseur de chat de Venise.

Après un dîner en compagnie des moustiques, nous nous endormons sans aucun mal... Ça fatigue les vacances !

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🗓 Jeudi 19 août 2021

Cette matinée, sera la dernière sur les terres vénitiennes et sera consacrée à la visite de la Basilique Saint-Marc. Nous ne serons que 5 car Jean Jean reste au camping-car se reposer, malheureusement ses diverticules recommencent à le chatouiller.

Après avoir marché le kilomètre qui sépare l'emplacement des camping-cars et le stop de l'arrêt de bus, nous prenons comme depuis 2 jours un vaporetto. Cette fois, nous allons rejoindre le stop de la Basilique par l'extérieur de Venise afin d'éviter les nombreux stop du Grand Canal.

Une fois arrivés sur place, Max et moi réalisons notre "Défi Lonely Planet"...

...à peine sur la piazzetta San Marco, nous prenons part à la looooongue file d'attente afin d'entrer dans le bâtiment phare de la place Saint-Marc. Fondée en 832, la Basilica di San Marco n'est la cathédrale de Venise que depuis 1807. Elle était en effet jusqu'alors régie par le doge et non par le patriarche : une église "d'Etat", en quelque sorte. Elle a symbolisé l'indépendance de Venice, et l'alliance entre son peuple et son Saint patron, Marc, dont les reliques étaient arrivées d'Alexandrie après un voyage mouvementé, cachées sous de la viande de porc pour les soustraire aux mains des musulmans.

Pendant ce temps là, Guy & Evelyne et Mimi passe le temps en faisant des emplettes. 30 minutes plus tard, nous sommes au pied de l'entrée de la basilique, Evelyne & Guy sont de retours et devinez qui nous ne trouvons plus?! Michelle Dassé comme d'habitude s'est fait la malle et bien sûr elle ne répond pas au téléphone... Grrrrr ! Quelques secondes avant d'entrer, elle réapparait comme une fleur tout sourire... sacré Mimi!

La Basilique Saint-Marc offre la trace la plus visible du passé byzantin de la ville. Son aspect actuel remonte au remaniement de 1060. A l'époque, Venise était encore fortement liée à Constantinople : le plan de l'édifice, surmonté de 5 coupoles, reprend le plan byzantin en croix grecque de son église des Saints-Apôtres, aujourd'hui disparue.

Dès notre entrée dans le portail, nous sommes ébahis par les mosaïques dorées, le détails des personnages et du texte ainsi que la richesse des motifs du sol... un régal pour les yeux.

Mosaïques du plafond 
Mosaïques du sol 

L'apport des églises byzantines se confirme à l'intérieur, pas moins de 4 240 m² de mosaïques ont été assemblées à partir du XIIe siècle par des maitres de Ravenne formés par des Byzantins.

Au sol, le pavement de marbre gondolé par le temps, arborent des arcs outrepassés et des chapiteaux byzantins mais aussi des représentations animales.


Les yeux pleins d'étoiles, nous sortons de la Basilique.

Vers 12h, nous reprenons le vaporetto et remontons le Grand Canal dans le sens inverse que lors de notre arrivée mais toujours avec le même plaisir.

De retour au camping-car, nous déjeunons à 14h30 puis quittons Venise vers 16h en direction de Trieste située à 160 kms.

18h30 nous garons les véhicules, sortons tables et chaises, organisons un atelier épluchage de pommes de terre et prenons enfin l'apéro.

📝Bilan de l'étape = 173 kms parcourus - Total 1 416 kms

Max n'a toujours pas fait sa demande malgré nos 2 visites à Venise mais NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

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Publié le 19 août 2021

🗓 Dimanche 15 août 2021 - Soirée

Vers 17h, nous rejoignons la gare des trains de banlieue et partons en direction de la gare centrale.

Plus grande gare d'Italie, la Stazione Centrale est ornée de sculptures, de mosaïques et de médaillons.

De la gare centrale, nous allons rejoindre à pied la piazza del Duomo. Pendant 3 kms nous passons devant de beaux édifices et quelques églises. Nous ne croisons pas un chat, nous nous demandons où sont passés les milanais et les touristes.

Sur le chemin del Duomo 

Une fois arrivés tout proche del Duomo, nous retrouvons l'activité classique d'un lieu touristique. Le soleil commence à décliner et imprime une couleur dorée sur les pans de mur de la majestueuse cathédrale... Magnifique !

El Duomo 

19h30, il est plus que temps de prendre l'apéro avec Spritz Apérol et antipasti.

La nuit est tombée sur la piazza del Duomo, l'édifice et la place n'en sont que plus beaux.

Nous sommes maintenant happés par la lumière et les dorures éclatantes de la Galleria Vittorio Emanuele II.

Galleria Vittorio Emanuele II 

21h passées de quelques minutes, nous prenons le métro puis le train pour rentrer chez nous.

Il est 22h et nous sommes de retour au parking et nous profitons de la fraîcheur nocturne autour d'un planteur tout droit venu des Antilles avant de nous coucher... pour certain vers 1h du matin suite à de beaux échanges autour de souvenirs polynésiens.

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🗓 Lundi 16 août 2021

Aujourd'hui, nous partons à la découverte de la ville de Milan, métropole de la région de la Lombardie, reconnues pour être la capitale mondiale de la mode et du design.

Objectif du jour : visiter les incontournables à savoir El Duomo, Galleria Vittorio Emanuele II, Basilica di Sant'Ambrogio,...

Après un petit-déjeuner bien installés, nous quittons l'emplacement des camping-cars que vers 11h, il fait déjà bien chaud mais pas assez pour nous décourager. Nous empruntons à nouveau le train de banlieue puis le métro pour arriver à la piazza del Duomo.

2 stops de métro plus tard nous arrivons face à la majestueuse cathédrale. Réalisée en marbre rose, elle matérialise le génie créatif et l'ambition de la ville. Lancé en 1387 par G. Visconti, seigneur de Milan, ce projet fut considéré comme irréalisable. Il fallut creuser des canaux pour acheminer le marbre et inventer des techniques adaptées à ce monument d'une ampleur inédite.

Alors roi d'Italie, Napoléon 1er décidé en 1805 de financer les travaux afin d'achever la cathédrale pour son couronnement. L'architecte désigné multiplie les éléments néo-gothiques en écho au style initial, avec un usage visionnaire de la logique de la mode : faire du neuf avec de l'ancien.

Nos tickets en poche et nos pass sanitaires présentés, nous accédons à l'intérieur de la cathédrale. Conçue à l'origine pour accueillir la population de Milan, soit quelques 40 000 âmes, el Duomo affiche une architecture qui transporte le visiteur du XXIe siècle dans l'esprit du Moyen-Âge. À l'intérieur, une fois accoutumé à la lumière tamisée et aux proportions grandioses de ses 5 nefs portées par 52 colonnes, nous sommes époustouflés par les vitraux, considérés comme les plus grands de la chrétienté.

Le sol de la cathédrale est une merveille en marbres polychromes d'une superficie de 12 000 m², dont la réalisation dura 4 siècles. Les blocs de marbre rose et blanc de Candoglia sont incrustés de marbre noir et rouge.

Près de l'entrée principale, une ligne méridienne couleur cuivre est jalonnée de signes du zodiaque. Elle fut tracée par les astronomes de l'Accademia di Brera en 1786.

Signe de la balance pour Flo et du bélier pour Max 

Les stalles du chœur datent de 1614, y sont représentés sur 3 niveaux et en partant du bas : la vie des archevêques de Milan, les saints martyrs et la vie de saint Ambroise.

Notre visite de l'intérieur de la cathédrale milanaise terminée, nous nous mettons en quête d'un restaurant... il est déjà 13h30. Après avoir tournés, virés puis retournés dans le quartier, nous nous installons en terrasse au pied de notre visite matinale.

Au menu : Spritz Apérol, escalope milanaise, pâtes carbonara, salade avec câpres & olives, tiramisu et sorbet au prosecco.

La peau du ventre bien tendu, nous repartons en direction del Duomo car nous devons maintenant monter la centaine de marches afin de rejoindre le toit du monument.

La troupe de retraités se plaint mais pas le choix, il va bien falloir les monter ces marches.

Après 165 marches, la récompense est là... une vue superbe sur les pinacles, redents, contreforts, arcs de pierre et les plus de 3 000 statues.

Il y a tellement de détails dans les décorations que nos yeux ne savent pas où se poser.

Encore une dizaine de marche à gravir et la vue n'en est que plus belle.

Nous sommes désormais sur le toit de la cathédrale, malheureusement en partie en travaux.

Après quelques dizaines de minutes de contemplation, nous redescendons tranquillement.

Piazza del Duomo 

De retour sur la terre ferme, nous retournons dans la Galleria Vittorio Emanuele II. Ce passage couvert de verre et d'acier de style néoclassique est bien plus qu'une simple galerie marchande. Les Milanais le surnomment "il salotto di Milano" - le salon de Milan et l'empruntent lors de la promenade du soir. En forme de croix, il relie la Piazza del Duomo à la Piazza di Marino et à la Scala.

Nous quittons la piazza del Duomo, en prenant une dernière, voir plusieurs, photos pour la route puis retournons tranquillement vers la gare de notre train de banlieue.

Piazza del Duomo 

Nous passons devant les colonnes San Lorenzo au nombre de 16 qui appartenaient jadis à un édifice romain. A côté se dresse la Basilica di San Lorenzo Maggiore.

Colonnes San Lorenzo & la Basilica di San Lorenzo Maggiore

Un peu plus loin, nous apercevons la Basilica di Sant' Ambrogio situé sur un ancien site funéraire paléochrétien. Les styles lombard et roman attestent sa longue histoire. Nous tombons ensuite sur le Tempio della Vittoria qui honore les 10 000 victimes de la Grande Guerre.

Basilica di Sant' Ambrogio & Tempio della Vittoria 

Le temps se fait menaçant depuis la fin d'après-midi, c'est à 19h qu'un torrent d'eau s'abat sur Milan. Nous courons pour nous abriter le temps que l'averse se calme. C'est à cet instant que Guy réalise que ses lanterneaux de camping-car ne sont pas fermés. Mais nous n'avons pas le choix il faut attendre que l'averse cesse.

Une vingtaine de minutes plus tard, le temps se calme et nous repartons en direction de la gare.

19h30 nous sommes dans le train et moins d'une heure plus tard de retour à l'aire de stationnement. Finalement, plus de peur que de mal, le lit est humide mais pas détrempé... Guy échappe finalement à la fessée cul nu. De notre côté, il s'avère que nous avions aussi oublié de fermer un lanterneau, Max a donc été de corvée pour éponger l'eau. Pour finir la journée, le ciel se pare d'une magnifique couleur rosée.

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🗓 Mardi 17 août 2021 - Journée : Milan ➡ Venise

Ce matin le réveil est tranquille, nous prenons le temps de petit-déjeuner et ne partons que vers 11h de l'aire de stationnement de Milan avec une réduction de 50% suite à une erreur du gérant... la journée commence bien !

Max fait un piètre co-pilote puisqu'il s'endort, du coup nous loupons l'aire de repos pour le déjeuner.

Vers 15h30, Venise est en vue.

Nous roulons en direction de l'aire de stationnement de San Giuliano. A notre arrivée, le parking est complet, nous devons donc attendre que 2 camping-cars sortent pour prendre leur emplacement. 35 minutes plus tard, la chance nous souri et nous pouvons enfin nous stationner, et l'un à côté de l'autre... que demander de plus !

📝 Bilan de l'étape = une bonne 30aine de kms parcourus à pied & 270 kms par la route - Total 1 243 kms.

NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !

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Publié le 16 août 2021

🗓 Vendredi 13 août 2021 : Sablé sur Sarthe ➡ Sancoins

En ce vendredi 13 août, il est 15h00 et ce n'est pas à 4 comme l'année dernière mais à 6 que nous partons en direction de l'Italie, étape de notre périple pour la Slovénie. Cette année, Evelyne et Guy se joignent à nous pour les 3 prochaines semaines.

Ce roadtrip de 3 semaines était prévu de longue date. Nous étions à peine revenus de la Suisse que Jean nous demandait déjà... "Et l'année prochaine, on part où?" Le COVID 19 étant toujours là, difficile de prévoir des vacances à l'avance, le camping-car nous offre donc cette flexibilité.

Après 2h30 de route, nous faisons une petite pause juste avant Vierzon histoire de se dégourdir les jambes, boire un petit coup et assouvir des besoins naturels.

Nous repartons en direction de Sancoins, notre première soirée étape. Max profite du trajet pour récupérer de ces dernières semaines intenses et vers 20h15 nous arrivons à destination après 360 kms.

Une fois les camping cars stationnés, c'est l'heure de... l'apéro, le premier d'une longue lignée.

Avant d'aller se coucher, une partie de tennis très électrique se met en place entre Max et la faune locale.

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🗓 Samedi 14 août 2021 : Sancoins ➡ Ivrea (IT)

Après une bonne nuit au bord de notre canal, ce matin le réveil est difficile pour certain camping-cariste. Mais après un bon petit-déjeuner ça repart.

Guy et Evelyne sont déjà levés depuis 7h45, du coup ils sont déjà habillés et avec leur deuxième café dans les mains. Pendant que Jean Jean se prépare, Docteur Michelle entre en scène et improvise une salle de soin au pied du camping-car.

A 10h tapante, la troupe est prête et nous disons au revoir au très sympathique emplacement de camping-cars de Sancoins.

Objectif de la matinée, rejoindre Mâcon pour le déjeuner. Jean & Guy sont au volant. Vers 13h nous longeons les bords de Saône et nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour déjeuner.

Les bords de Saône 

Plus nous nous rapprochons de la frontière italienne, plus le relief prend de la hauteur.

En fin d'après-midi, nous voilà au pied de l'entrée du Tunnel du Mont-Blanc long de 11,6 kms.

Délestés de 62 euros, nous parcourons la dizaine de kilomètres et roulons désormais sur les routes italiennes. Nous sommes toujours accompagnés des Alpes et désormais de vignobles et de petits châteaux hauts perchés.

Vers 19h45, nous voilà enfin arrivés à notre ville étape du jour, Ivrea. L'aire de camping-cars est une fois de plus au bord de l'eau... c'est l'heure d'étancher notre soif et faim.

Ivrea 
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🗓 Dimanche 15 août 2021 - Journée : Ivrea ➡ Milano

Ce matin, c'est dimanche c'est donc très tranquillement que le réveil se fait et avec un beau ciel bleu s'il-vous-plaît.

Vers 10h, nous partons à pied en direction de la vieille d'Ivrea.

Une fois dans les petites ruelles ombragées, nous nous lançons à l'assaut du château fort de la cité du Piémont.

De l'autre côté, une belle vue panoramique s'offre à nous.

Nous continuons notre petit tour vers El Duomo d'Ivrea.

El Duomo 

Nous redescendons maintenant vers la via principale et passons devant des devantures dans leur jus.

Passage devant la Torre di S. Stefano ancienne fortification du château fort qui fût préservée de la destruction.

Nous voilà de retour au bord de la rivière en direction de l'aire de stationnement de camping-cars.

A notre retour vers midi, pendant que les hommes s'occupent de faire la vidange puis le remplissage en eau des véhicules, les 2 mamans s'occupent de mettre en place nos tables pour le déjeuner.

Vers 14h, nous partons en direction de Milano. Comme depuis hier, nous passons encore sous plusieurs tunnels à croire que les italiens ont eu un prix de gros.

1h30 plus tard, nous arrivons au parking où nous allons stationner les camions situé en périphérie de Milano. Pas de petite rivière cette fois là mais des caméras qui sécurisent ce qu'il faut pour partir tranquille en ville.

📝Bilan de l'étape = 973 kms parcourus

Le Spritz Apérol coule à flot en Italie donc NE VOUS INQUIÉTEZ PAS TOUT VA BIEN !