Carnet de voyage

Paris-Baïkal-Vladivostok en moto

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Par FloIsa
Paris-Baïkal-Vladivostok soit plus de 15 500km en GS. Nous traverserons la Belgique, l'Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, l'Ukraine et enfin toute la Russie...
Du 29 juin au 15 septembre 2019
79 jours
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29
juin

Même si techniquement nous partons le lendemain, cela fait déjà bien longtemps que nous sommes dans le voyage. Cela fait 4/5 mois que nous étudions les cartes, que nous demandons les visas, discutons avec le transporteur qui ramènera la moto depuis Vladivostok. Nous avons négocié avec notre employeur pour répartir nos congés sans solde sur les 3 mois d'absence.

Les cartes étudiées (Reise Know How). Pour toute la Russie, il y en a 3.
J'ai installé un filtre à essence et nous repartons donc avec nos pneus fétiches, les Heidenau K60.  

Nous finalisons nos sacs, que nous installons dans les caisses, sans surprise tout rentre. C'est tellement dur de se dire que nous avons tout, et que nous n'oublions rien... Mais à un moment, il faut arrêter de se poser des questions, nous partons dans un pays civilisé! Nous pourrons tout trouver en cas d'oubli.

La moto a été révisée chez CO2 à Boulogne, et l'embrayage a lui été changé à l'Atelier du roule toujours sur Maisons-Alfort... 
Il faut arrêter de se mettre la rate au court-bouillon, nous verrons au fil de la route si nous avons besoin de quelque chose. 
30
juin

Le sommeil a été dur à trouver, nous avons du mal à concevoir que nous partons pour 2 mois et demi, que nous partons vers l'Est sans retour, que nous partons à Vladivostok. Disons que le réveil ne nous fait pas sursauter, les yeux étaient grands ouverts bien avant.

Les fringues étaient déjà prêtes 
Et là on se demande dans quelle galère nous nous sommes fourrés. 
Dernier café avant le grand saut : la moto parait bien lourde, les jambes sont tremblantes...
Sommes partis tôt pour éviter le gros des bouchons qu'il y a en permanence sur le periph. 

Pour aller à Vladivostok, la première étape est la porte de la Chapelle, puis l'autoroute A1, bon c'est vrai... cela ne vend pas du rêve... Nous avons 500 bornes à faire, ce soir nous dormirons au sud de Cologne. Nous devons donc traverser la Belgique de part en part, puis un peu d'autoroute allemande.

Nous avons pris le parti de traverser la Belgique, l'Allemagne, la Pologne par les autoroutes pour mieux en profiter plus tard.
Une belle soirée avec Ina et Rüdiger, un logement réservé sur Airbnb. Ce fut la première d'une longue série...
1
juil

Bon... la journée précédente n'a pas été passionnante, nous savons que celle-ci ne le sera pas non plus. Nous avons de nouveau 500km à faire, et nous n'aimons pas trop les autoroutes allemandes, les gens y roulent très (trop?) vite.

Seul intérêt de la journée, la visite du checkpoint Alpha à Helmstedt-Marienborn. C'était le plus grand et le plus important en Allemagne avant 89. C'était aussi pour nous l'entrée dans l'ex-monde soviétique que nous ne quitterons plus pendant 2 mois et demi.

Le long de l'actuelle autoroute, les allemands ont conservé cette aberration géopolitique sur le territoire européen. 

Je corrige: autre intérêt "la curry Wurst"

Un de nos nombreux repas dans les stations-services. 
Nous restons bloqués 2h30 à cause d'un feu de broussailles sur l'autoroute 
Natalia, née à Magadan... Ce fut notre première rencontre du voyage avec des russes
Nous passerons la nuit dans un camping. Le feu nous ayant retardés, nous n'avons pu trouver un endroit pour planter la tente. 
2
juil

Nous avons une étape plus courte aujourd'hui, toujours sur l'autoroute... Nous avons réservé un hôtel à Poznan. Nous passerons la frontière polonaise peu après midi. Dès que nous entrons en Pologne, nous aurons en ligne de mire "Terespol", le poste frontière avec la Bielorussie. Tout le long de la route nous suivrons et croiserons les milliers de poids-lourds qui y transitent.

L'autoroute polonaise est d'une qualité irréprochable. 

La ville de Poznan est vraiment belle, par contre nous rentrons dans une vague de froid qui durera 10 jours. Le soir il fera 13/14 degrés, et le matin on frôle les 10.

C'était notre première journée touristique après 1300km...  
Après le checkpoint Alpha...  
RRhhoo le bon Bortsch... 
3
juil

Bon et bien voilà j'avais oublié un truc... Le T-Shirt à manche longue... Nous passons donc rapidement chez H&M pour palier à ce manque. Il fait frais, le ciel est menaçant, mais sans que cela ne tombe. Nous continuons sur l'autoroute. Ce soir nous logeons chez un ami, rencontré l'année dernière au Pamir. Nous prenons notre temps le matin et sur la route...

Des motards polonais sur la route...  
Rencontre avec 3 français 

Nous rencontrons sur une aire d'autoroute Yves, Patrick et Mario qui partaient eux de Lyon pour aller jusqu'au Baïkal en passant par les pays baltes, puis la Mongolie, le Pamir, et retour vers l'Europe. Nous avons suivi leur tours de roues, sur certains tronçons russes nous les avons suivi avec 1 semaine de retard... Une chouette rencontre!!

Krzysztof que nous avions rencontré au Pamir

Nous avons passé une bonne soirée, arrosée légèrement et raisonnablement de bonnes vodkas polonaises. Krzysztof nous offre un "doggy bag" avec de la vodka et de la charcuterie polonaise que nous partagerons quelques semaines plus tard au gré de nos rencontres.

4
juil

Cette journée est un peu celle que nous craignons depuis le départ: nous rentrons en Bielorussie, et nous ne savons pas à quoi nous attendre. Nous partons tôt le matin, la route vers la frontière est excellente et à part quelques camions il y a peu de monde.

Le pain-saucisse s'imposait avant le passage de la frontière...  

Nous y voilà... Dans notre tête cela va prendre des heures... Nous arrivons à la première frontière, nous sortons de la Pologne et de l'Union Européenne... La sortie va prendre une bonne heure! ça c'était la partie facile. Il reste maintenant à rentrer en Biélorussie.

Finalement ce fut simple...  

Nous avons eu notre visa Bielorusse uniquement parce que la prof de Russe d'Isa (qui vit en Biélorussie) nous a fait une lettre d'invitation. Sans cela il est très difficile de rentrer dans ce pays par la voie terrestre avec un véhicule. Nous sommes les seuls "européens" dans la file d'attente. Les douaniers biélorusses sont d'une gentillesse incroyable et d'une serviabilité incomparable. La remarque est toujours la même: "Vladivostok?? You are crazy..." Finalement ce fut plus simple de rentrer en Biélorussie que de sortir de Pologne.

Le poste frontière est directement accolé à la ville de Brest. Nous rentrons donc directement dans la ville. La première surprise est le peu de voiture dans les rues. Elles sont larges, à la russe, avec peu de monde. C'est un soulagement, avec la GS chargée, c'est difficile de passer entre les files de voitures. Je voulais passer à Brest. Depuis mes cours d'histoire au collège, Brest-Litovsk et son traité me faisaient rêver. J'ai quand même un peu insisté pour passer par là, et clairement nous n'en avons pas regretté une seule seconde. Nous trouvons donc l’hôtel réservé en 15mn. Nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre.

On n'était pas embêtés par les bouchons, et cela restera le cas partout ailleurs en Biélorussie. 
Entre le buste dans le hall de l'hôtel et l'affiche dans un resto, le ton est donné, on va se marrer... 

Sommes contents d'arriver, nous allons enfin nous poser 2 jours après 1900 bornes. Nous avons vraiment l'impression que le voyage commence ici, comme si ces 1900km n'étaient qu'un préambule. Le soir nous trouverons contre toute attente un pub avec de la bonne bière. La jeunesse branchée est de sortie dans la principale rue piétonne de Brest, une image bien éloignée de nos fantasmes. L'Europe n'est finalement pas loin...

Les rues de Brest 
5
juil

2 ans après Mamayev Kurgan à Volgograd (ex-Stalingrad), nous nous retrouvons devant un autre emblème de la Russie, celui de la forteresse de Brest-Litovsk. Outre le traité signé en 1918 mettant fin aux combats sur le front de l'Est, la Forteresse a été le théâtre d'une des batailles les plus meurtrières de la seconde guerre mondiale. Et c'est pour le moins saisissant. Il n'y a que les russes pour glorifier ainsi et mettre en scène la fierté d'un peuple. L'ambiance est quand même pesante.

La forteresse de Brest-Litovsk 

Une journée sans moto fait du bien, nous en profitons avant de reprendre la route le lendemain.

La ville est vraiment agréable, le peu de touristes est étonnant au vu de la richesse historique et architecturale de Brest.
6
juil

C'est le départ pour la campagne biélorusse... Bon on va être honnête c'est plat et droit... mais plutôt agréable, la circulation est minimale, quand il y en a ils ne sont pas énervés... Nous avons profité des jeux européens qui se tenaient dans le pays pour ne pas payer l'autoroute, ce fut plutôt une très bonne nouvelle, pas tant pour le prix que pour les difficultés à obtenir un badge, qu'il faut louer, et pour le louer, il faut déposer une caution, mettre de l'argent sur un compte, etc... bref du temps perdu que nous avons donc gagné. Nous nous arrêtons à Pinsk pour manger, et surprise nous tombons sur une boulangerie bio, tendance, presque bobo...

La route est un billard 


Pinsk 

L'après-midi nous sommes rentrés dans les forêts biélorusses, la nature y est sauvage, vierge... A certains endroits, nous voyons de drôles de panneaux... Nous nous rapprochons de la zone contaminée de Tchernobyl. C'est en effet la Biélorussie qui a été le plus contaminée! Il est déconseillé d'y cueillir les champignons, les baies et d'y camper. Les risques, en respectant ces consignes, sont insignifiants.

Les forêts biélorusses 

Et le soir nous dormons chez Valentina et Vasily, une maison que nous avons trouvée sur Airbnb. Et là... nous avons été accueillis comme leurs petits-enfants. Ils ont été d'une gentillesse phénoménale. Dès notre arrivée ils ont allumé le Banya où nous avons pu nous laver. Nous avons eu un repas typiquement biélorusse. Vasily étant ancien militaire, je lui ai offert un écusson militaire français, il m'a offert en retour des décorations militaires. J'étais assez gêné... Heureusement qu'Isa parle le russe, nous avons pu discuter, même si beaucoup de subtilités lui échappent, elle peut comprendre la majorité des discussions. Et quand nous ne comprenions pas, Valentina s'essayait à l'anglais en rigolant d'elle-même.

Le banya, nous découvrons cette institution russe.  
Valentina et Vasily 
7
juil

Nous repartons dans la forêt... Les villages sont vraiment comme sur les cartes postales... Nous allons jusqu'à Gomel (ou Homiel) via la M10. La route est tout aussi droite et tout aussi plate. Le point culminant du pays est 350m... Si vous voulez des épingles à cheveux, des cols, etc... ne venez pas... Autant vous dire que nous passions pour des extra-terrestres sur la GS. Nous n'avons pas croisé un touriste et encore moins de moto. Et c'est dommage, les gens y sont incroyables de gentillesse et de sollicitude. Bon nous nous sommes pas trop attardés sur cette section, nous étions à 70km de Tchernobyl, dans la zone la plus contaminée il y a 30 ans. Cette contamination nous fend le cœur, nous retourne, les panneaux avertissant des radiations sont omniprésents...

Toujours sur la M10 en passant Mazyr 

Nous atteignons Gomel à midi, c'est dans cette ville qu'Elena, la prof d'Isa vit. Et comme les autres agglomérations que nous avons traversées, la circulation est fluide. C'était la première fois qu'Isa rencontrait sa prof, les cours se faisant via "Skipou"...

L'entrée de Gomel 
Premier repas dans une "stolovaya": les restaurants-self hérités de l'ex-URSS
Avec cette ville nous rentrons de plein pied dans le monde russe. Si Brest avait l'odeur de l'Europe, Gomel sent la Russie...  
8
juil
8
juil

Nous nous sommes baladés dans la ville très soviétique, jolie... mais soviétique... Nous avons aussi eu la chance de rencontrer et de pouvoir discuter longuement avec les amis d'Elena. La journée a été pour le moins désopilante...

La ville de GOMEL 
9
juil

Grosse journée aujourd'hui... Nous avons 400km à faire avec un passage de frontière "bizarre": Biélorussie/Ukraine avec une moto française... En fait nous sommes obligés de ressortir de Biélorussie, parce que nous ne pouvons pas passer directement en Russie. Il n'y a pas de réel poste-frontière entre les deux pays et ils ne sont pas habilités à enregistrer les visas étrangers. Nous avons donc obligatoirement un détour à faire via l'Ukraine. Nous piquons vers le sud sur 40km pour passer la frontière. Ce qui va nous prendre du temps est de dédouaner la moto de la zone économique russe, pour rentrer en Ukraine. Pas difficile mais des fois cela peut être long...

Nous quittons GOMEL sous un ciel plus que menaçant... et avec du vent... 

Finalement le passage de la frontière se fait vite: moins de 2h... Il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde. Sans bakchich du coté ukrainien! Bref une réussite... Nous avons même pu changer nos roubles bielorusses en Hryvnia. Coté ukrainien, ils ont fouillé nos caisses et ont bien rigolé avec nos saucisses polonaises ainsi qu'avec nos mini bouteilles de vodka. Ils recherchent des armes, il ne faut pas oublier que l'Ukraine est un pays en guerre.

Frontière entre la Biélorussie et l'Ukraine 

La route ensuite nous en connaissons une bonne partie, et nous savons que c'est une des meilleures routes du pays. C'était l'axe Kiev-Moscou prévu pour le transport routier, mais avec la guerre, il n'a que très peu servi. Il nous faut passer Tchernihiv, et les 100km ukrainiens jusqu'à la M02 oscillent entre un très bon asphalte et du moins bon, mais sans grosse difficulté. Nous nous méfions quand même des routes du pays.

Nous échappons aux très grosses pluies, nous passons entre les gouttes...  

Sur la M02, les champs infinis reprennent la pas sur les forêts...

la différence de niveau de vie est flagrante sitôt la frontière passée. 

Et le soir nous retrouvons l’hôtel Europa où nous avions dormi il y a 2 ans, quand nous étions revenus de Bishkek.

Rien que pour les dranikis, l’hôtel (très modeste mais propre) vaut le détour... 

Nous ne sommes qu'à 15km de la Russie.

10
juil

Nous partons relativement tôt. Le temps est froid, et les nuages plus que menaçants. La frontière est à 15km de la ville, c'est la deuxième fois que nous y passons, la dernière fois c'était il y a 2 ans et dans l'autre sens. La route a été refaite sur 5 bornes depuis 2017, le reste est à l'Ukrainienne...

Nous quittons l'"Europe" pour rentrer en Russie, 2h pour passer la frontière, pas de bakchich, bref les doigts dans le nez...  

Notre mission du jour était aussi de trouver une assurance... Plus difficile que le passage de douanes, obtenir une assurance pour la moto! Alors nous savions que les arcanes des administrations russes étaient compliquées mais pas à ce point... C'est parti pour plus de 24 heures de chasse au trésor! Normalement après les postes frontières il y a toujours un bureau d'assurance dixit les forums!! Et bien pas à celui par lequel nous sommes passés !! Celui de Hloukhiv/Koursk!! Après avoir demandé dans 3 bureaux d'assurance dans le plus proche village, nous nous retrouvons dans un ancien bâtiment bien vétuste, dans une pièce avec un "courtier" assis à côté d'un fauteuil de coiffeur qui ne peut rien pour nous mais qui appelle le président du club de motards de la petite ville. Alexander arrive après 5 minutes, il passe 30 minutes au téléphone pour nous trouver une solution: il faut faire 170km pour aller a Koursk au bureau "Cegac". Nous arrivons a l'adresse indiquée... Il y a une pharmacie!! Super, ils ont déménagé... Il est 16h. Après avoir jeté nos bagages et fringues moto dans un hôtel dégoté en dernière minute sur la grande place Lénine, nous trouvons le bureau... S'ensuivent 20 mn sur un ordinateur, la sanction tombe: pas possible sans passer devant un notaire pour traduire ma carte grise et mon passeport. Margarita (la dame de l'assurance) nous donne un nom de notaire qui est bien entendu fermé!! Un autre bureau d'assurance est en face, qui après 20 minutes à remplir les papiers arrive à la dernière ligne, et là : "c'est pas possible..." Finalement nous décidons d'attendre le matin pour aller chez un notaire...

Nous n'avons toujours pas compris pourquoi un siège de coiffeur était installé dans les locaux de l'assurance. 
A force de se dire que nous allons passer entre les gouttes, on se l'ai pris cette averse...  
Nous ne pensions pas devoir rester sur Kursk, nous refaisons donc les comptes des jours. Ce fut la chose la plus difficile à gérer
11
juil
11
juil

Mission donc : l'assurance...1er Rdv: Chez le notaire, et ce fut un Feydeau, les personnes sortaient et rentraient par des portes donnant sur des bureaux. Finalement une dame nous accorde 2 minutes après une porte claquée à notre nez. "Niet" nous sommes un peu abattus. Mais elle appelle une traductrice qui peut le faire. Nous prenons un taxi pour arriver au numéro 21 d’un vieux bâtiment de la banlieue de Koursk. Après être montés dans les appartements communautaires vides nous redescendons bredouilles!! Une personne nous indique ... LA CAVE!!!! Il faut enjamber les tuyaux de chauffage pour accéder à ces bureaux!! Nous y trouvons la traductrice occupée avec des Kirghizes. Valentina arrête son boulot avec les Kirghizes pour nous. Nous sommes bien entendu très gênés. Et elle nous annonce "ok mais à 15h et c'est 40€" ... et bien nous resterons sur Koursk, heureusement que la ville est agréable!! Mais pour revenir dans le centre, il n'y a plus de taxi... nous prendrons le bus très local avec des "babouchkas" adorables. A 15h tapantes nous revenons et attendons une heure au milieu des portraits de Poutine et des drapeaux de son parti... A 16h les documents arrivent... Par la fenêtre!! C'est plus simple que d'enjamber les tuyaux de chauffage... Oufff c'est bon 15 pages contre-signées par un notaire!! Je me demande encore comment Valentina a fait pour traduire les docs sans parler un traître mot de français ni d'anglais!! Mais bon c'est fait!! Retour chez l'assureur avec Svetlana qui nous délivre la feuille rose !!! ENFIN... il est 17h!!! Une assurance pour 3 mois, à 14€... J'avoue que le découragement nous a guettés plus d’une fois mais tout le monde a pris le temps de nous écouter et de nous aider. Chacune et chacun se sont pliés en 4 pour nous! Nous en sommes encore bouche bée. Nous nous rendons compte qu'ils sont prisonniers autant que nous avons pu être "victime" d'une législation à l'ancienne... Mais en Russie il y a toujours un moyen!! Une petite pensée pour un couple russe qui voudrait assurer sa moto pendant 3 mois en France sans adresse fixe dans une petite ville française en 1 seule journée!

Svetlana et... la feuille rose! 
Au moins nous avons visité Koursk... qui mérite le détour!!  
12
juil

La température remonte, le soleil ressort, depuis 10 jours, il faisait vraiment frais et les ciels étaient chargés. En gros aujourd'hui nous voulons rouler 500 bornes, nous connaissons une partie de la route et nous savons qu'elle est bonne. Nous prenons la P298 vers l'Est, nous devrons passer Voronej. Les villes sont étendues en Russie, et les contourner est souvent long. Les "rocades" sont chargées en général.

Sortie de Koursk 
Quelques zones de travaux mais rien de trop dérangeant...  
Les hameaux traversés sont typiques  

Autour de 17h, et après 470km, nous faisons les courses à Borisoglebsk et trouvons quelques kilomètres plus loin un endroit pour planter notre tente. Dans ce genre de paysage très agricole, c'est pas simple de trouver un lieu sympa. Nous sommes tellement contents avec Isa de trouver ce lieu, il est superbe, un peu éloigné de la route mais facilement accessible. (51.397850,42.740231)

1er campement du voyage. Pour nous le vrai dépaysement commence...  

Mis à part quelques moustiques, la soirée fut agréable. Nous commençons à entrapercevoir le "problème" des moustiques...

13
juil

Il n'y a rien que nous n'aimons plus que de nous réveiller au milieu de nulle part... Les moustiques sont des lève-tard et nous laissent tranquilles.

Départ sous le soleil...  

Le début de la route s'est bien déroulée, la route est excellente. Il y a peu de monde!! On se régale au milieu des champs à perte de vue.

Route P298 avant Saratov.  

Par contre le contournement de Saratov a été rétrospectivement la zone la plus dure à passer. Il y avait des travaux, des passages à niveaux, cette journée coïncidait avec des départs en vacances. Il faut imaginer une ville comme Lyon avec uniquement 4 routes pour en sortir, une au nord, une au sud et Est, Ouest... Mais pas des autoroutes, juste des nationales... Bref un enfer!! En ajoutant à cela les camions qui en Russie roulent aussi bien les WE que la semaine.

Contournement de Saratov 

100 bornes après Saratov, nous trouvons un coin génial pour camper, sur les berges de la Volga, un rêve... Une famille campe juste à coté et nous décidons d'aller nous présenter en demandant si le lieu était autorisé pour le camping sauvage. Sans surprise, ils nous invitent à manger avec eux. Nous pressentons le traquenard... Et nous avons eu du nez!! (52.362400, 48.079929)

Le traquenard...  

La famille de Ruslan passe une semaine le long de la Volga, au menu poisson pêché à quelques mètres, pirojkis et... vodka aïe aïe aïe!

14
juil

Après l'apéro et le diner de la veille, ils nous avaient préparé le petit-dej! Nous sommes très touchés. L’accueil des russes n’est pas un mythe! Seul problème dans ce petit coin de paradis: attaque de moustiques en bande organisée! ils m’ont dévoré à travers les aérations de mon froc... et à travers mon t-shirt... Isa n’avait pas mis son galure, et ils lui ont piqué le crâne!! la crème cortisone est notre meilleure amie depuis 2 jours!!

Au réveil, nous avons eu droit à ... 4 œufs chacun!!  

La route se passe mieux que la veille, et les villages qui bordent la Volga sont superbes... comme ici Khvalynsk.

La route est toujours aussi bonne... 
La route est plutôt agréable, le temps l'est tout autant...  
Sur la route, on nous offre du poisson séché...  On va commencer par le café!!
L'entrée dans la ville se fait bien, c'est plus calme le dimanche... Et Barthez souhaite la bienvenue à Isa... 
Une petite lessive... Ça va faire du bien après 2 semaines de route et plus de 4000km
Nous profitons de la fin de l'après-midi dans Samara. 

Samara sera notre première vraie étape russe, nous y dormirons 2 nuits.

15
juil
15
juil

Bon, il ne fait pas très beau... Nous sommes d'ailleurs très contents de ne pas avoir été sur la moto, ni en tente. L'orage qui couvait depuis plusieurs jours a éclaté dans la nuit... Du coup, nous irons sous terre, dans un bunker, et pas n'importe lequel, celui de Staline... En fait il n'y a jamais mis les pieds. Mais un bunker a été construit pour lui ici, car la capitale de la Russie pendant la guerre a été déplacée à Samara, en prévision d'une potentielle invasion de l'armée allemande.

Le bunker de Staline 
Soit-disant la plus vaste place en Russie 
La ville est vraiment charmante...  calme, aérée, préservée...
Un restaurant-brasserie pas vraiment vegan... 
Le long de la Volga...  
16
juil

La sortie de Samara se fait bien, mais l’agglomération est gigantesque... plus de 20km sur les grands boulevards. La ville est très industrielle, on y fabrique entre autre les fusées Soyouz.

Les grandes artères de Samara 

La route ensuite est droite, nous sommes au milieu des champs. Leur taille est vertigineuse... C'est ainsi sur presque 500km! Nous voulons faire étape à Ufa, avant d'entamer l'Oural...

Sur la route il y a des derricks... 
C'est un massacre... un génocide de papillons!! phénomène étrange que nous subirons sur des milliers de kilomètres

Les "babochka", les papillons, sont de sortie... alors il ne faut pas confondre avec "babushka" qui veut dire "grand-mère", erreur qui a bien fait rire les russes!!

Nous prenons un petit hôtel sur la route, à l’orée de l'Oural.

 On prend le temps de coller les nouveaux autocollants...
17
juil

Nous sortons définitivement de l'Europe aujourd'hui. La chaine de l'Oural marque physiquement la frontière entre l'Europe et l'Asie. La route est bonne et beaucoup plus vallonnée. Cela nous fait du bien. Nous n'avons pas dépassé les 300m d'altitude depuis Paris. Sur cette route, enfin, nous avons grimpé jusqu'à 1000m...

Des bouchons se forment derrière les camions dans les montées, mais la majorité du temps la route est agréable.
Nous discutons avec Vaguit, le cuisinier ouzbek du café. 
La M5 qui traverse l'Oural, puis la petite route qui mène à notre logement. 
Nous logeons le soir dans... un club de pêche!! 
18
juil

Nous partons sans trop nous presser... Aujourd'hui, nous avons 150km à faire, dont 50km d'autoroute, si j'en crois ma carte. La route est excellente, vallonnée, quelques travaux mais il n'y a pas de problème majeur. Il y a peu de monde, c'est vraiment agréable.

Toujours la M5 

Nous voulions passer l'après-midi à Tcheliabinsk, une ville qui a eu une deuxième naissance il y a quelques années. L'industrie s'est effondrée après 89, la ville a suivi... Mais la municipalité a relevé la tête et Tcheliabinsk est redevenue une ville très agréable.

La ville était surnommée "Tankograd", la construction des tanks pendant la seconde guerre mondiale employait 60 000 personnes 
Le soleil étant de la partie, nous passons l'après-midi dehors...  

Lénine surveille encore sa jeunesse...

Place de la Révolution... Tout un symbole pour cette jeunesse!!  
Le centre-ville est parsemé de statues...  
Des "Clubs" se réunissent le soir et proposent aux jeunes filles de faire un tour sur les Harley... 
19
juil

Nous partons tôt de Tcheliabinsk, nous avons une très grosse journée à faire. Nous savons que la route sera bonne... Les camions ne nous embêtent pas! Nous sommes un peu "excités" parce que nous savons que nous atteindrons la vraie "Transsibérienne" le soir.

La route jusqu'à Kurgan est plutôt agréable à travers les champs (P-254)
Pause Dej vers Kurgan où nous rencontrons Kamilla en moto et Maxim en camion
Une des nombreuses zones de travaux... il faut juste être patient ... 
 C'est quand même très droit... 

La route était bonne jusqu'à Makouchino, l'embranchement vers Petropavlov au Kazakhstan. Nous repiquons vers le nord pour contourner le territoire kazakh. La route devient vraiment moins bonne voire carrément mauvaise sur 70/80 km pour redevenir excellente. Nous arrivons à Ichim en fin d'après-midi, bien fatigués. L’hôtel est très propre, la chambre minuscule, et la moto est sur un parking.

Sommes à quelques centaines de mètres de la Transsibérienne...  
20
juil

Nous prenons le petit-dej dans la chambre... Il n'y a pas de salle à manger. Mais il est bon et frais.

Le petit-déj’ au lit... 
Une première victoire, nous en avons les larmes aux yeux, nous rentrons sur LA Transsibérienne...  

La route est belle, nous n'en revenons pas d'être sur LA Transsibérienne et de rouler en Sibérie... La Sibérie commence juste après l'Oural... Ça y est nous y sommes vraiment... Nous avons du mal à nous faire à l'idée. Et Il fait chaud!!

Nous qui attendions les forêts, nous sommes surpris, ce sont des marais!!  
Repas typique dans un resto typique sur un bord de route typique
Finalement pas besoin d'une GS pour rouler sur la Transsibérienne!!  
Nous arrivons à Tatarsk en fin de journée, avons hâte d'arriver à Novossibirsk, la route est fatigante...  

L’hôtel est "étonnant", on ne peut pas dire que nous étions attendus... L'ambiance de cette ville est étrange. La chambre est spartiate, mais propre, par contre les moustiques sont très très nombreux. Nous avons donc le choix: soit nous gardons la chaleur de la chambre en laissant la fenêtre fermée, soit nous dormons sous les draps pour se protéger des piqures... Choix cornélien! Quant au restaurant, nous ne rêvions que d'une bière, mais non... "NO ALCOHOL", oui alors il n'y a pas d'alcool sauf pour les autres... Et puis la vodka, ce n'est pas de l'alcool...

Une étape à oublier!! 
21
juil

Nous décidons de partir aux aurores, nous prenons un petit-déj’ spartiate rapidement sur nos lits... Ce qui est génial dans les chambres en Russie, c'est qu'il y a toujours une bouilloire. Nous partons sans croiser personne. La lumière est superbe, elle rend la ville fantomatique.

La P-254 à 7h du mat... avec ce voile, inédit pour nous
Arrêt café. Nous rencontrons une famille qui traverse son pays pour aller en vacances en Crimée...  Sergueï et son père Kiocha
Nous traversons plusieurs centaines de kilomètres de marais... 

Quel est donc ce voile blanc? Isa penche pour de la fumée, je penche pour de la brume de chaleur... Isa avait raison, nous allons nous retrouver pendant plusieurs jours dans le panache des incendies qui sévissent plus au nord. C'est difficile à imaginer, les incendies étaient à plus de 1000 km. La rentrée dans Novossibirsk se fait bien...

L'entrée de Novossibirsk en passant sur l'Ob
Nous profitons bien de la soirée...  

Nous avons prévu de rester plusieurs jours à Novossibirsk. Ça tombe très bien, Isa a mal au dos. Plus de 1500 bornes en 3 jours, sur une bonne route certes, mais la fatigue est quand même présente... cet arrêt me fera également le plus grand bien...

22
juil

Aujourd'hui: Repos, lessive et visite soft de la ville...

Isa se réveille avec le cou bloqué, il est vrai que nous avons fait de grosses étapes les 3/4 derniers jours, nous n'avons pas forcément bien dormi... Au petit-déj’, un russe entend Isa demander où est la pharmacie la plus proche, il se trouve qu'il est médecin... Il donne à Isa un anti-douleurs/anti-inflammatoire : le résultat est sans appel, Isa tombera dans un profond sommeil pendant 3 bonnes heures... En regardant la plaquette, je m’aperçois que ce médoc est interdit en Europe! Oups... Quand Isa a émergé, nous sommes allés nous balader. Il y avait toujours ce voile, cette brume légère mais très blanche...

Les abords de la place Lénine. 
23
juil

Ce matin, je laisse Isa se reposer, pour ma part je vais faire la révision de la GS. J'avais contacté le garage BMW, et je devais juste leur confirmer ma venue quelques jours avant. J'en suis à 7000km, et il nous en reste presque 10 000. Je préférais également la faire avant l'Altaï. La concession est à 10mn du centre-ville.

Vidange, filtre et vérification des rayons : 2h et 150€ 

Je reviens après 3h, et je reviens surtout avec le numéro perso du responsable, Vassili Babyn. C'est ainsi en Russie, les bikers sont très solidaires. Nous retournons nous balader, la ville est agréable. Nous trouvons une pâtisserie sur notre chemin vers la gare et surprise, nous tombons sur un vendeur parlant très bien français. Vadim est manager de la boutique, il a vécu 6 mois en Suisse il y a quelques années.

Une pâtisserie qui détonne dans la gastronomie russe. Vadim, le manager francophone  
Les rues de Novossibirsk 

Nous étions impatients de voir la première grande gare du transsibérien. Un parcours de chemin de fer qui nous a toujours fait rêver. Et depuis quelques centaines de kilomètres nous en longeons les voies.

Une gare mythique...  
Le métro de Novossibirsk est creusé dans le permafrost, et est d'une propreté à couper le souffle. Ça change de Paris...

Le soir nous retrouvons Alexey, un russe que nous avions rencontré dans les déserts du sud du Kazakhstan l'an passé. Nous nous souvenons de ses photos de l'Altaï. Il nous avait assuré qu'il nous aiderait si nous passions par Novossibirsk... Avec son pote Alexander, ils nous feront découvrir un resto dingue!! Et ils nous donneront une tonne de petits conseils précieux pour l'Altaï et pour la suite du voyage.

Une "poutine" québécoise revisitée à la sauce russe...  
24
juil

Nous continuons la visite de cette ville, la fumée envahit toujours les rues. Pas d'odeur, ni de difficultés pour respirer, juste une ambiance étrange. En pleine journée le soleil apparaît quelques minutes paré d'une inhabituelle couleur orange-voilé.

Les rues sont bien larges... Et l'ancien côtoie l'architecture soviétique!   
Cathédrale Saint-Alexandre-Nevski 

Le midi nous mangeons dans la rue... et surprise, nous sommes interviewés par un des journalistes de la chaine locale de Sibérie, Canal 8! L'émission en question parle de street food, ils ont gardé nos quelques mots de russe! : https://www.youtube.com/watch?v=jLa12X08zpQ

Un bon burger...  très bon même... 

Nous voulions visiter l'opéra, mais pendant l'été il est fermé. C'est le plus grand de Russie, devant le Bolchoï... Sommes un peu déçus!

L'opéra date de 1945, il peut accueillir 1800 personnes. 
25
juil

Ce matin, nous recevons un sms d'Alexey nous souhaitant bonne route mais surtout nous disant qu'il y a énormément de brouillard sur la route. Nous pensions qu'il parlait de ce voile de fumée... Et bien nous avions tort. C'est du vrai vrai brouillard! à la russe! bien dense! on ne voit pas à 30 mètres! Nous partons tout de même plein sud vers l’Altaï, une région au carrefour du Kazakhstan, de la Chine, de la Mongolie et de la Russie. Le tout en quelques centaines de kilomètres carrés. Nous avons pour l'instant 450km à faire avant les montagnes.

Nous ferons presque 200km dans une purée de pois... et il fait froid, pas plus de 13/14° 

Vers Barnaoul, le ciel s’éclaircit, la température remonte un peu, et nous découvrons les montagnes. La P-256 est très bonne. Nous nous enfonçons dans la campagne russe, et les vendeurs de champignons se multiplient.

La P-256 

Nous mangeons sur la route, une sorte de pain-crêpe poulet, carottes et mayonnaise... et une glace!!!

Un repas comme tant d'autres, simple, frais, et pas cher. Et sur le côté, un vendeur de feuilles de tabac et de miel.

Nous rentrons définitivement dans l'Altaï, sous la bienveillance de Vladimir.

L'Altaï commence à Biisk

Nous trouvons un chalet superbe pour notre soirée, le camp se construit et nous sommes les seuls clients. Nous avons adoré cet endroit. Juste après Manzherok, nous traversons la rivière sur un pont recouvert de lames lisses d'acier, heureusement le temps était sec à ce moment.

Avec bien-entendu une bière de l'Altaï ... 
26
juil

Nous prenons notre temps ce matin, le chalet est tellement agréable que nous avons du mal à partir.

Le départ du chalet... Kristina, la fille des propriétaires qui donne un coup de main pendant l'été 

Nous devons trouver ce soir un lieu pour camper, notre ami de Novossibirsk nous a certifié que c'était simple le long de la rivière. Il y a toujours une appréhension quand on a du mal à imaginer la route. Mais le long de la P-256, la Chuysky Trakt, les très beaux spots pour bivouaquer ne manquent pas en effet!

La Chuysky Trakt est réputée comme étant une des plus belles routes de Russie, sinon la plus belle... 

Nous trouvons tôt notre lieu de campement, ce fut effectivement très simple. (50.795006, 86.031952). Et comme au Kirghizistan, les cavaliers viennent voir qui nous sommes...

Alexander vit dans le village à un ou deux kilomètres d'ici. Il vient nous saluer et s'assurer que tout va bien!   

Puis vint nos amis les moustiques... cela a duré 2h... et ce sont des moustiques qui se foutent pas mal de l'anti-moustiques, qui piquent à travers les t-shirts, qui vous accompagnent autour du feu de bois... bref des moustiques russes...

Une bien belle attaque de moustiques...  

Mais le soleil tombant, ils vont se coucher... On nous avait pourtant dit: "Des moustiques dans l'Altaï? Non... il n'y en a pas..."!!

Nous pouvons enfin profiter de la soirée...  
27
juil

Les réveils en tente sont toujours extraordinaires... Alexander, le cavalier de la veille est revenu pour savoir si tout allait bien... Le voile de fumée est toujours bien présent...

Les moustiques ne se lèvent pas trop tôt... ouff 

Ce sont certainement les plus beaux kilomètres que nous ayons fait sur le voyage... L'asphalte est fantastique, et les paysages à couper le souffle. Nous prenons notre temps entre les cols à presque 2000m...

Nous continuons sur la Chuysky Trakt 

On nous avait vendu du mysticisme en nous parlant du lac bleu, bon... il y a pas mal de monde, le mysticisme apparaît peut-être quand il y a moins de visiteurs... Il est vrai que le lieu est surprenant!!

Le lac bleu...  

Nous prenons quelques gouttes juste avant notre arrivée, mais la route reste toujours aussi belle...

La Russie réserve toujours des surprises, nous sommes à moins de 60km de la Mongolie.

Pour ceux qui s’inquiètent de la qualité de l'essence en Russie, dans le fin fond de l'Altaï, nous trouvons du 98.

Le litre coûte en gros 0,60€ 

Nous arrivons au camp Tydtuyaryk, ils ont une Yourte disponible pour ce soir... Ça tombe bien, il fait assez frais.

Le camp est un peu dingue, et vraiment au milieu de rien... Il faut même traverser un gué pour y rentrer!! 

Et c'est dans ce camp que nous rencontrerons la famille de Pietr, de Khabarovsk, qui nous accueilleront ensuite comme des rois!

28
juil
28
juil

Nous partons tôt le matin en UAZ, après un bon petit-dej', et surtout après avoir déménagé de notre yourte. Comme nous n'avions pas réservé suffisamment longtemps à l'avance, et qu'il y a peu de logements aussi agréables dans cette zone, le camp était presque complet. Les UAZ-452, sont des 4x4 russes quasiment indestructibles. Ils ont 2 réservoirs. Ils peuvent aussi fonctionner au gaz. Ils ont un débattement à faire rêver un monster-truck. C'est le véhicule militaire qui a inondé les armées d'Ex-Union soviétique à partir de 1965.

Les champs d'edelweiss sont à perte de vue... Les paysages sont grandioses! 

Nous voyons également un site de pétroglyphes, dont les plus anciens vont de 11 000 à 6 000 av. J.-C.

Les pétroglyphes de l'Altaï sont classés à l'UNESCO  
En quelques kilomètres nous passons dans un tout autre paysage... 

Nous reviendrons en fin d'après-midi, en se disant: "Il nous faut ça comme voiture"...

Il fait moins froid, mais surtout ce soir il y a moins de vent! 

Nous décidons de repartir le lendemain, un peu contraint et forcé, parce qu'ils n'ont plus de chambre disponible... On nous proposait bien une place pour notre tente mais nous préférons dans ce cas nous débrouiller. Et en fait nous avons déjà repéré des coins qui nous font rêver...

29
juil

Nous prenons notre temps pour partir, et surtout, nous devons récupérer le document d'enregistrement. En Russie, il faut s'enregistrer régulièrement auprès des hôtels. Tous les 7 jours, il faut que nous puissions prouver où nous étions. Et là cela fait longtemps que nous n'en avons pas, depuis Novossibirsk en fait. Nous ne l'aurons pas ce matin-là, cela arrive parfois, leur logiciel ne fonctionne pas toujours. La gérante nous a promis de nous l'envoyer par Whatsapp. La route va être superbe, le soleil est clair, cette fois sans voile de fumée. Nous avons hâte de rouler.

La plus belle journée en Altaï... 
Les paysages sont grandioses et envoûtants 

Nous avons envie de nous arrêter et de planter la tente tôt pour profiter du temps et du paysage...

Nous trouvons facilement... (50.407251, 86.737237) 

Nous plantons la tente, je vais chercher du bois, me laver un peu et nous avons le temps de nous poser tranquillement...

Pas un moustique... Nous n'en revenons pas...  

Nous mangeons une purée, avec une bière bien fraîche et de la charcuterie polonaise (merci Krzysztof!)... Et sans moustique!! C'est rétrospectivement le meilleur spot que ayons eu, et de très loin... Et petite remarque, ici nous n'avons pas peur des ours (ou presque pas...) car les habitants du coin nous ont dit qu'ils étaient beaucoup plus loin dans les forêts.

C'est un véritable bonheur de camper en Russie... 
30
juil

Nous partons moyennement tôt, nous avons du mal à quitter cet endroit... c'était tellement agréable. Nous prenons donc notre temps pour notre petit-déj’

Nous partons sous un ciel bleu immaculé  

La Chuysky Trakt est tout aussi jolie dans un sens comme dans l'autre!

Il faut faire attention, les bêtes paissent comme elle l'entendent, sans enclos. 
La passion d'Isa : les glaces... et ici c'est une glace aux pignons de pin de l'Altaï 

Nous arrivons le soir à Bïïsk, dans un hôtel agréable (qui nous offrira une douche bienfaitrice!)

Il y a même des touristes venant de la "République populaire de Donetsk" 
31
juil

Nous avons en gros 250km à faire sur des petites routes jusqu'à Novokouznetsk, un grand centre minier russe. Puis il y a 230km d'autoroute. Nous ne savons pas à quoi nous attendre. Un couple d'amis qui a fait le trajet quelques semaines plus tôt, nous disait que la route était correcte mais "bumpy"...

Route R-366 jusqu'à Novokouznetsk 
Les russes ont une passion, les tournesols... Ils s’arrêtent par dizaines pour se prendre en photo. C'est leur côté fleur bleue!

Après Novokousnetsk, nous trouvons une "autoroute", mais bon nous préférions la petite route... En guise d'autoroute nous trouvons d’énormes trous, des rapiéçages, et beaucoup de poids-lourds!

L'autoroute est très désagréable. 

Étonnamment les hôtels de Kemerovo sont tous assez chers... Il n'y a pas de tourisme, seulement des voyages d'affaires. Mais par contre il y a un bon restaurant au rez de chaussée... Miam...

L'entrée dans la ville est moyennement facile, mais nous allons quand même nous balader au parc en face de l’hôtel...  
1
août

Nous sommes au cœur du "Kouzbass", c'est le bassin minier de la Russie. En hiver, la neige est noire... Nous reprenons la Transsibérienne ce matin, nous passerons à coté d'une des plus grandes mines de charbon au monde. En sortant de la ville nous nous arrêtons devant le panneau pour Irkoutsk. Ça nous fait un sacré choc. Pour la première fois, nous nous sentons vraiment loin de Paris. C'est une des premières fois que nous nous rendons compte de la distance parcourue.

La sortie de la ville se fait bien.  

Les mines sont partout... C'est dans cette région que la neige peut être parfois noire. Les trains du transsibérien sont chargés de charbon!!

La route est en bon état 

Nous nous arrêtons pour prendre un café à l'entrée de Mariinsk. Nous avions lu qu'un mémorial aux victimes des goulags se trouvait dans les jardins d'une chapelle. C'est assez rare pour s'y arrêter.

Un couple de Russes tenait à prendre une photo avec nous 

La route redevient plate et nous découvrons les stations "Texac"...

Nos restaurants du midi, en général les 2 repas nous coûtent 4/5€ 

La route se fait bien, nous traversons des villages typiquement russes et des villes industrielles qui n'engagent pas trop à s’arrêter comme Atchinsk

Nous avons très chaud, la moto aussi...  

L'entrée dans Krasnoïarsk est dure, il y a des travaux. PPff nous en avons un peu marre en cette fin de journée. Nous nous offrons un bon repas pour mes 39 piges...

Un anniversaire sous le regard de Vladimir...  
2
août

Nous partons le matin pour changer de l'argent à la Sberbank (nous avons toujours pu y changer nos dollars et nos euros, et ce dans n'importe quelle ville, aussi petite soit-elle). Et pendant que nous sommes à l’intérieur, nous ressentons et entendons un grondement. Nous savons que parfois l'aviation russe fait des exercices non loin des villes, les bases militaires sont nombreuses sur le territoire. En sortant, nous voyons un Soukhoï pratiquement au milieu des immeubles. Nous demandons à des passants si c'est fréquent, ils nous répondent que nous sommes le 2 août, et que c'est la Journée des troupes aéroportées russes... (en russe : VDV: Vozdushno-desantnye voiska) Et qu'il va y avoir un show dans l'après-midi, au dessus du fleuve Ienisseï... Nous sommes quand même un peu surpris...

Avant le café, Mamer, un russe d'origine azérie, nous offre des pignons de pin frais...  

Sur le bord du fleuve, les russes dont beaucoup revêtent un béret bleu et un telniachka se dirigent vers le Kommunal'nyy Most, le pont au centre de la ville pour admirer le show. Des milliers de personnes s'y pressent et nous comprenons pourquoi. 4 soukhoï volent au dessus des habitants de Krasnoïarsk pendant 45mn... Le spectacle est dingue!!

Tout est aux couleurs des troupes aéroportées : bleu et blanc 
On peut dire qu'il y a beaucoup d'animations autour des véhicules militaires 
Le soir nous mangerons sur le bord de la rivière, en regardant les militaires se jeter dans l'eau depuis la terrasse du resto!
3
août

Nous continuons notre visite de la ville... En fait nous devons rester à Krasnoïarsk parce que la route est coupée 650km plus loin à Touloun. Il y avait déjà eu des inondations début juillet, mais cette fois elle ont fait une dizaine de morts. Plutôt que de se retrouver dans la galère, nous préférons attendre loin de ce désastre. Nous ne savons pas si c'est une zone entière, une ville ou un tronçon de route qui sont touchés. Nous profitons donc de la ville.

Une estafette Renault...  
Cathédrale de l'Intercession de Krasnoïarsk. Dans les églises orthodoxes les femmes doivent se couvrir la tête et porter une jupe.
Le long du fleuve Ienisseï 
Des concerts, des distributeurs d'eau gazeuse, des balançoires...  
Le soir nous regardons le orages au loin...  
4
août

Nous ne partons pas trop tôt, et nous profitons de notre petit-dej' de dingue... L’hôtel "Dom Hôtel Neo" est un des plus agréables que nous ayons eu sur le voyage... La route est rouverte depuis la veille. Nous avons contacté Igor Shalygin qui est notre contact à Taïchet. Il baragouine le français, parle un très bon anglais et un très bon allemand. Il est guide dans la région et il aime les motards. Nous arriverons donc un peu plus de 2 jours après l'ouverture de la route, ce qui devrait nous éviter de nous retrouver derrière des files de camions gigantesques.

La sortie de Krasnoïarsk est rapide...  
Des portions sont "rugueuses"... mais l'essentiel de la route est clean!! Nous nous arrêtons même au café "Florian"... 

Et nous sommes étonnés de la quantité de bois devant les maisons. Tout au long de la route, des dizaines de mètres cubes attendent l'hiver. On rappelle qu'il peut faire jusqu'à -35°-40°!

Beaucoup de maisons n'ont pas d'autre moyen de chauffage que le bois...  
La route est tranquille 

Nous arriverons chez Igor en fin d'après-midi, d'autres bikers de Novossibirsk qui se sont retrouvés bloqués par les inondations arrivent un peu plus tard. Nous avons passé une belle soirée entre l'anglais, le russe, le français et les bières de Sibérie... Igor est une source de connaissances incroyables, nous avions tellement de questions à lui poser sur la Sibérie.

Soirée inoubliable chez Igor Shalygin

Eduard Bikov est en fait un bon pote du responsable de Bmw qui m'avait laissé son numéro... Le monde des bikers russes n'est pas aussi grand que le pays... Contact de Igor (qui propose des hébergements) en lien ici

5
août

Avant de prendre la route nous passons voir la gare de Taïchet. C'est le point de départ de la BAM, la ligne ferroviaire Baïkal Amour Magistral. C'est d'ici qu'un jour, je partirai jusqu'à Magadan... C'est en fait une autre grande ligne de train, avec le transsibérien. Celle-ci part vers le nord du Baïkal, le transsibérien passe au sud.

La gare de Taïchet 

Nous reprenons la Transsibérienne, la P-255. Nous ne savons pas à quoi nous attendre à Touloun. La route est bonne.

Il n'y a pas foule, ce sera comme cela pendant des milliers de kilomètres...  
Le resto du midi 

Nous arrivons sur la zone des inondations et nous comprenons pourquoi, c'est en gros le seul vallon depuis des dizaines de kilomètres, et l'eau s'engouffre dans cet entonnoir... La route ici a été coupée, sur quelques centaines de mètres tout au plus.

Touloun, les dégâts sont encore visibles

Le soir nous dormons dans un motel... C'est le premier du voyage. Nous découvrons que ce type d'établissement est très correct. Une bonne douche va être indispensable, nous avons eu chaud aujourd'hui... Le motel est bien tenu, il est très propre, avec une terrasse pour manger dehors en regardant le soleil se coucher, le tout pour un prix plus que raisonnable, l’équivalent de 20€.

Point GPS: 53.263741, 102.871075 
6
août

Nous avons le choix le matin entre du salé ou du sucré, ce qui n'est pas forcement fréquent en Russie.

Notre premier motel 
Sur la route nous aidons un biker d'Irkoutsk qui avait un problème de carbu sur sa Harley.  

Nous arrivons vers midi sur Irkoutsk, nous avons les larmes aux yeux... Nous sommes déjà au bout du monde. Pour nous même si le voyage devait s’arrêter là, ce serait un succès... Nous sommes allés aussi loin que Michel Strogoff... Un motard russe s’arrête pour nous aider à nous prendre en photo...

L'entrée d'Irkoutsk 

Nous jetons nos bagages à l’hôtel sans trop nous rendre compte dans quel "établissement" nous mettions les pieds. Il a fallu que nous demandions des draps, ceux sur le lit étaient de deuxième main. On s'est dit "Ok, nous sommes arrivés tôt..." Disons que l’hôtel est dans son jus... Quand ils nous ont donné les draps, nous avons eu des draps de lit simple, pas pratique pour un lit double. Idem pour les couvertures... Bref!! On se dépêche de refaire le lit, et nous allons visiter la ville...

C'est un western... les vieilles isbas d'Irkoutsk sont connues pour être parmi les plus belles de Russie  
Église de l'Élévation de la Croix d'Irkoutsk 
Vitali et Dima ont essayé de nous "empoisonner" avec leur alcool maison, "le samagon", ici aux pignons de pins. Une sacrée soirée!
7
août
7
août

Quelle ne fut pas notre surprise en découvrant le petit-déj’...

Le pire que nous ayons eu... L'hôtel Bichaikhanov est à éviter absolument! 

Il faut reconnaître qu'hormis le ptit-déj, ce fut un peu difficile d'émerger le matin... Vitali et Dima étaient vraiment contents de discuter avec des français et nous avec des russes d'Irkoutsk!

Put... c'est dur ce matin...  
Ça va un peu mieux avec une glace... mais c'est dur quand même...  
Cette ville est un peu dingue...  

Le soir nous sommes allés sur le bord de l'Angara, et l'ambiance était plutôt agréable!!

le symbole d'Irkoutsk, un tigre tenant une zibeline dans la gueule, et les abords de la rivière...  

Sur les bords de l'Angara, un tag au nom de Navalny, le célèbre opposant russe. Première fois que nous voyons ça. Puis nous nous retrouvons à coté de la "Maison Blanche", la destination finale de Michel Strogoff, qu'il ne verra jamais, puisqu'il y arriva aveugle... Ça fait quelque chose de se retrouver dans les pages de Jules Verne...

La "Maison Blanche" 
8
août
8
août

Aujourd'hui, nous partons visiter une vieille demeure de décembristes ou décabristes. En 1825, sur le modèle de la révolution française, ces aristocrates veulent instaurer et imposer une constitution au régime autocratique du Tsar Nicolas 1er. Après l’échec du coup d'état militaire, ils furent déportés dans des mines, et des chantiers en Sibérie. Après leur peine, certains s’installeront à Irkoutsk loin de Moscou et de Saint-Petersbourg. Beaucoup de femmes suivront leur mari, dont 2 françaises.

La Maison des Volkonski 

Nous repartons dans la ville dans l'après midi.

Le centre-ville d'Irkoutsk 

Nous trouvons même un musée de la moto...

Un musée bric à brac...  à la russe
9
août

Nous quittons Irkoutsk le matin, nous prenons la direction du nord-est sur 140km jusqu’à Bayanday, puis direction Olkhon au sud-est. C'est un grand jour, aujourd'hui nous allons sur le Baïkal, le lac Baïkal... Nous n'en revenons toujours pas. Nous avons tellement de mal à nous faire à l'idée, ce nom nous a fait rêver pendant plus de 10 000km. C'est un tel mythe. La grisaille se fait de plus en plus épaisse, là clairement nous sommes un peu déçus mais nous savons que le temps sur le lac change très vite.

La sortie d'Irkoutsk est galère : routes bloquées, déviations, etc...  Le GPS est paumé.

Les paysages sont tellement différents, les 1ers 140km seront au milieu des champs, ensuite nous rentrerons dans la forêt sur 100km, puis les paysages désertiques jusqu'au lac. Il fait frais...

Les route est bonne de bout en bout...  

Nous n'avons jamais vu une telle démarcation dans le ciel... Le soleil règne sur le lac...

Les changements de temps sont très soudains en Russie.  

Nous aurons attendus 10 246km avoir de LE voir...

Nous avons l'impression d'être devant une mer...  Nous sommes un peu "émus"... 

Nous devons prendre un bac pour passer sur l'ile. Nous n'avons pas attendu 3 minutes que nous étions déjà dessus... Tout comme 120 touristes chinois...

Nous sommes terriblement heureux d'être SUR le Baïkal...  

Nous entamons de suite les 40km de piste, sur les forums, certains disaient que la piste était difficile avec du sable et de la tôle ondulée, d'autres disaient qu'elle était facile... Nous verrons!!

La piste est très cassante... avec de bonnes zones de sable bien rigolotes...  

Au bout de 10km, je fais descendre Isa de la moto, et on se dit qu'elle fera du stop. Nous avons déterminé un point GPS, où il semble que nous pouvons camper... J'ai besoin d’être debout sur les cale-pieds pour maitriser la moto dans le sable. Nous trouvons une famille russe qui comprend le problème. Ils déposeront Isa juste en haut d'une plage... Pour ma part, je suis plus à l'aise sans Isa derrière, la route se fait bien...

Nous sommes au paradis...  
Point Gps du camp: 53.149290, 107.178345 

Menu du soir: Olive, vin rouge, purée, saucisse... Avec une vue mythique!

Les dernières gouttes de pastis que je m’étais réservées pour cette occasion.
10
août

Nous prenons notre temps... Jusqu'à ce qu'Isa remarque les vaches qui ont machouillé et léché le haut de sa caisse ainsi que la pochette avec ses fringues de pluie...

J'ai beaucoup ri, Isa beaucoup moins...  

Et puis les russes sont arrivés sur la plage en voiture, mais évidement ils ne sont pas allés loin... après les remerciements, les toasts à la vodka dès 11h du mat, une deuxième est arrivée...

Et pour nous remercier de l'aide : une bonne vodka avec du poisson fumé... Là aussi nous avons bien ri... 

Pour repartir, Isa refera du stop... Il reste 15km, mais c'est plus prudent. L'entrée de Khoujir est assez folle et sableuse...

L'entrée de Khoujir...  

Nous trouvons l’hôtel facilement et nous tombons sur une terrasse dont nous n'aurions même pas rêvé... juste au-dessus du Shamanka Rock!!

Shamanka Rock 

Nous y resterons jusqu'au soir...

Shamanka Rock 

L'envers du décor: on ne va pas le cacher, ce lieu si splendide est pourri par les touristes chinois, ils sont présents par centaines. Ils s'interpellent en criant, poussent les gens pour avoir la meilleur photo instagram, crachent, sortent les drones... bref du tourisme assez peu compatible avec ce que nous voulions. Nous craignons que l'ensemble du lac soit ainsi... Le Shamanka Rock est un endroit sacré pour les Shamans du Lac, un lieu qui aspire à l’harmonie et à la tranquillité... Et c'est un peu dur de les trouver...

The "Kitay"...  
11
août

Les touristes chinois nous les retrouverons dès le petit-dej'... Nous partons ensuite en UAZ pour remonter vers le nord de l'ile. Depuis quelques années l'endroit est interdit aux motos. Et puis je suis assez heureux d'être sur 4 roues motrices vu la quantité de sable que nous avons traversée...

Vers la pointe nord 
En 20mn nous étions frigorifiés... Nous avons perdu plus de 10°...  

Le soir nous sommes allés manger entre 2 averses... Le village est sans grand intérêt.

Le village de Khoujir 
12
août
12
août

Nous nous levons très tôt pour devancer les touristes chinois sur le Shamanka Rock. L'ambiance est tellement plus sereine et apaisante.

Shamanka Rock le matin

Nous changeons d’hôtel, parce nous souhaitons rester un peu plus sur l'Ile. Nous voulions être un peu plus "seuls". Nous trouvons donc un hôtel moins peuplé à l'entrée du village, face au lac! C'est spartiate mais tellement plus agréable.

L’hôtel à l'entrée du village 

Première baignade pour Isa... je prétexte des problèmes de santé... en fait elle est trop froide pour moi...

Première baignade dans le Baïkal... avec olives et bières...  

Nous passerons la soirée autour du feu avec une famille russe...

Le feu de camp, "Kastior" en russe, une institution dans le pays dès le plus jeune âge...  
13
août

Nous partons le matin avec l'idée de camper une dernière fois sur l'Ile... Isa prendra une navette, c'est-à-dire, un UAZ qui file à toute blinde sur les routes défoncées conduit par une jeune russe! Je pars avant. Nous nous sommes donnés rdv à 5km du port, où nous pensons pouvoir camper... Isa arrivera 30mn après moi. La piste est vraiment fatigante, pour les 40km, j'ai mis 45/50mn... un peu crispé! mais ça l'a fait!

Finalement, l'idée qui semblait bonne n'est pas aussi bonne que ça...  

Nous ne sentons pas trop le coin, à la vue des nuages qui s'amoncellent au-dessus de nous, nous prenons la décision de passer le bac, et de retourner de l'autre coté où nous savons qu'il y a des vallées herbeuses et sèches...

Pour l'instant pas une goutte mais l'orage monte... 

Moins de 10km après le port, nous trouvons le lieu idéal pour poser notre tente. Nous la montons très vite pour se mettre à l'abri. Nous savons que nous allons la prendre cette douche...

On s'y attendait, et bien nous n'avons pas été déçus... Ce fut court mais intense... 
Puis le soleil est revenu... en Russie le temps change très très vite, les écarts de température sont aussi impressionnants
14
août

Le réveil est toujours aussi agréable...

Pas de pluie pendant la nuit et du soleil pour le petit-dej' (Point GPS: 53.002979, 106.772709)

On sent que la journée va être dure... Nous avons Irkoutsk à passer, et le ciel devient très menaçant...

La route du matin se fait sans pluie...  
Nous prenons des crêpes "à la bretonne"  après un tchebourek... 

La pluie commence à tomber, et nous prenons très très cher... C'est une averse d'orage comme nous n'avons jamais eu... Nous trouvons un abri par chance. Même les voitures s’arrêtent.

Merci le Gore-tex...  

Nous arrivons à Slioudanka après 230km sous la pluie. Nous avons eu de très grosses averses mais aussi de la bonne pluie, et de la bruine, bref nous sommes contents d'arriver et de nous mettre au sec.

Sommes arrivés un peu tard... Il n'y avait pas de restaurant à l’hôtel, avons mangé de l'ours avec des nouilles chinoises... 
15
août

Après avoir étalé toutes nos affaires pour les faire sécher, nous partons pour le "centre-ville" afin de changer de l'argent. Nous le ferons à un guichet de la Sberbank.

Tout est un peu humide...  
Une autre gare du Transsibérien...  

On sent que la ville a été prospère, mais qu'elle ne l'est plus... Après avoir vécue des gisements miniers, du coke, la ville ne vit plus qu'avec la gare... La majorité des habitants y travaille plus ou moins directement...

Slioudianka 
Le repas du midi : des pelmenis, les raviolis russes
Nous discuterons avec des sportifs qui se préparent pour une course à pied autour du Pic Chersky
Kocha, le serveur du "Buffet de la Gare" rêvait de venir à Paris...  
16
août

Nous avons hâte de partir, cette partie de la route nous fait de l’œil depuis que nous avons acheté les cartes... Nous avons 200km de route le long du lac à faire... 200km de côte à découvrir. Le temps est superbe...

La route est fantastique... On nous a parlé d'une âme pour ce lac, et c'est vrai, il y a un truc en plus...   

Nous visiterons un musée .... moderne!! et oui... Parce que ce serait dommage d'indiquer le seul musée moderne sur cette côte, on peut le trouver à l'est de Tankoy (point GPS: 51.564944, 105.135529)

Vizit-Tsentr "Baykal Zapovednyy" 

Nous arrivons à Possolskoïe en fin d'après-midi, et on doit l'avouer, nous regrettons d'avoir réservé un hôtel... L'espace sur le lac était exceptionnel. Nous décidons donc de pique-niquer devant le coucher de soleil... Il y a si peu de possibilité pour se loger sur la côte sud du lac, que nous craignions de nous retrouver sans rien. Ce fut un grand regret...

La plage de Possolskoïe 
17
août

Nous ne pensions pas terminer notre journée à Oulan-Oudé ce soir-là, nous partions pour le lac, vers Gremiatchinsk... Le temps est menaçant le matin mais cela se maintient. Nous avons 100km avant de passer sur le bac à Tataurovo. Ce bac nous permet de gagner 100km pour remonter vers le nord, cela nous permet surtout d'éviter la ville de Oulan-Oudé, où ne devons nous arrêter qu'en redescendant.

Départ de l'hôtel, puis la P-258

Sauf qu'après 40/50km, nous prenons la pluie... un peu puis beaucoup... Nous nous arrêtons au bac à Tataurovo, mais là nous remarquons que la rampe est sous l'eau, mais surtout l'acier est très glissant. Je ne le sens pas. Pour accéder à la rampe en métal, il y une marche à gravir sous l'eau que je ne vois pas, et donc que je ne peux anticiper dans le guidon. J’hésite, puis nous décidons que c'est trop risqué. Ça sentait la connerie. Nous décidons donc de faire l'inverse, nous nous arrêterons à Oulan-Oudé aujourd'hui, et nous irons sur le lac ensuite. Et puis s'il fait le même temps sur le lac, nous n'en profiterons pas. De plus, en checkant la rampe, l'eau s'est engouffrée dans mes bottes... Je baigne!

Au bac de Tataurovo, puis sur la P-258

L'hôtel est très bien, nous venons tout juste de le trouver sur Booking. Il nous permet de sécher nos fringues...

Greenwich Hotel... Greenwich? On se pose encore la question: Pourquoi? 
Ce soir c'est viande... Isa ne voulait pas jouer aux dames... Dommage!!  
18
août

Les fringues sont sèches... mais pas mes bottes!!

La pluie s'est arrêtée 

La ville est plutôt agréable. Tout se fait à pied... L'attraction de la ville : une tête de Lénine monumentale. Elle fait plus de 8m de haut, pèse 8 tonnes... Elle a été construite en 1970. C'est la plus grande au monde.

Lenin square, sans surprise...  

Nous nous baladons tranquillement toute la journée...

J'ai hésité pour les bottes... Au moins celles-là sont sèches... 
Apéro AVEC Tapenade... IMPROBABLE!!! ça fait du bien...  
19
août

Nous rentrons dans la foret de Sibérie dès la sortie de la ville, pour y rester jusqu'au lac... 150 km d'arbres... Cela nous impressionne toujours, c'est intimidant. La route est déserte, et superbe. Elle est vallonnée, avec des virages, au milieu des forêts sans fin.

La forêt sans fin...  

Nous faisons une pause dans un monastère... Nous y avons acheté un pain d'épice extraordinairement bon...

Pas de pantalon pour les femmes, avoir la tête couverte... mais un bon pain d'épice... 

Nous continuons jusqu'à trouver un lieu pour camper... ce ne fut pas compliqué... Nous nous arrêtons juste après Gremiatchinsk où nous avons fait quelques courses!! (Point GPS: 52.831765, 107.988739)

La Russie c'est le paradis pour camper...  
Le lieu est magique... 

Après avoir préparé le feu, nous nous posons... Bon nos amis les moustiques veulent diner également, ils ont tout aussi faim que nous...

Le repas des moustiques a duré moins de 2h... 
Le lieu rêvé...  Nous avons bien fait d'échanger notre étape Oulan-Ude/Baïkal...
20
août

Aujourd'hui le vent s'est levé, nous avons en face de nous une véritable mer... Avec de vraies vagues!

Le changement de physionomie du lac nous surprend... 

Nous n'avons que 100km à faire, et sur ces 100 petits kilomètres, les paysages grandioses, les plages se succèdent...

La P438 est excellente...  

Les plages...

Le long de la route...  

Et nous arrivons chez Andreï... Au paradis...

Nous avons trouvé cette adresse via Booking. Pas d'eau courante, presque pas d’électricité... Juste le silence et la simplicité! 
La plage est paradisiaque...  

Le soir nous mangerons avec Andreï, et Kazbek, un autre client... Et surtout nous discuterons pendant des heures autour de bouteilles de vodka en écoutant Kino, Joe Dassin, Paulina Gagarina, Vanessa Paradis, Burito... Ça faisait quand même une drôle d'impression d'entendre "Et si tu n'existais pas" au milieu de la Russie, devant un feu, avec les vagues du Baïkal en fond sonore... C'est à cause de ce genre de soirées, de ce genre de rencontres que nous sommes tombés amoureux de la Russie.

Nos plus belles soirées...  
21
août
21
août

Autant dire que nous avons été très occupés à ne rien faire... Nous avons pris notre temps, nous avons admiré les couleurs du lac, il fait frais le matin mais l'après midi, nous avons eu jusqu'à 25°.

Le bonheur... C'est ce que nous attendions de ce lac...  

Nous sommes allés au ravitaillement dans le village à 7km...

Maksimikha 

Au programme de l'après-midi : déjeuner, baignade, découpe de bois, observation, préparation du feu du soir, apéro devant le coucher de soleil... Bref que des choses simples...

Le midi avec Andreï 
Même les insectes ici sont gentils...  
La baignade d'Isa... 
Le bois...  
Au paradis...  
Toute bonne journée se termine par un feu...  
22
août
22
août

Le programme de cette journée sera sensiblement le même que celui de la veille... Et c'est ça qui est bon... Et en plus il faisait encore plus chaud... Le lac est calme comme jamais nous ne l'avons vu.

Le calme...  
Ravitaillement à 20km à Oust-Bargouzine

Cette fois j'y suis allé, je ne voulais pas mourir idiot... Elle est vraiment froide!! A vu de nez, entre 12° et 14°... J'avais l'impression de nager dans de la Volvic. C'est une sensation vraiment étrange... une telle pureté! Bon ok, j'ai mis du temps à m'y mettre...

La baignade...  Elle est fraiche...
La lumière nous a émerveillés 
Le bois...  Encore...
Un enfant est venu nous protéger...  
Notre feu chez Andreï 

La soirée fut calme, nous avons de la route demain...

23
août

Le départ est très très dur pour nous... Nous quittons ce lieu que nous avons tant aimé, nous quittons le calme et la sérénité que nous étions venus chercher. Quitter Andreï et Kazbek nous a tiré les larmes. Cette journée n'est pas simple parce que l'on sait que nous quittons le Baïkal, nous quittons des amis.

Le départ nous rend triste...  

Avant de partir, Andreï nous a fait partager une tradition russe. Quand nous étions prêt à quitter son terrain, ils nous a demandé de nous asseoir 2 minutes pour penser à la route et au voyage. Nous nous sommes retrouvés tous les 5 sur les bancs comme nous faisions le soir. Ce fut dur aussi pour Andreï, qui après nous, fermait son terrain pour l'hiver, les nuits devenant trop fraiches pour les clients...

Un dernier regard au Baïkal et nous voilà partis pour la dernière partie de notre voyage...  

L'entrée dans Oulan-oude est très compliquée

Les premiers véritables bouchons de notre voyage 

Nous passons la nuit dans un camp nouvellement ouvert. Ce sont des Suisses qui tiennent le terrain. Ils sont vraiment d'une grande aide. Ils nous ont conseillé des endroits à voir, ils nous ont rassuré sur l'état des routes... Vous pouvez les joindre avec ce lien.

Le camp de Lukas. 
24
août

Nous partons pour le reste de notre voyage... Pour nous l'aventure du vide commence... Nous reprenons donc la transsibérienne, la P-258. Les moustiques sont encore endormis.

Petit-dej' au calme et au soleil...  

Nous partons vers Tchita mais c'est à près de 650km, nous nous arrêterons donc autour de 400km dans un motel... Nous ouvrons aussi notre dernière carte, celle de l’extrême-orient russe. Cela nous fait quand même quelque chose. C'est vraiment la dernière partie du voyage.

La route est assez simple...  Ce qui n'est pas simple, ce sont les changements de fuseau horaire. Le GPS est lui-même perdu... 
Village de "vieux Croyants" de Tarbagatay 
Vue de la Selenga depuis "La Montagne du Lion" le long de la route.
Nous rencontrons un Slovaque sur une Honda 250, qu'il emmène à Vladivostok, puis direction Magadan en 2020 ...  

Après un peu de pluie, nous arrivons au Motel. Nous l'avions repéré sur un site russe qui répertorie toutes les stations, et tous les hôtels le long de la route. www.trassa-tour.ru

Motel à Arey (50.973249, 111.243391)

Le soir, 2 motards arrivent dans la nuit... de ... Magadan... Nous discutons un peu, autour d'un café... Ils nous donnent beaucoup de contacts pour le reste de la route, nous leur donnons les nôtres, puis ils repartent.

Je suis très content d'avoir récupéré un sticker... Celui-là est collector... 
25
août

Les gens du motel étaient très agréables. La nourriture est correcte, et en plus je checke la pression des pneus au garage d'à coté. Nous sentons la journée bien humide se profiler...

Nous partons quand même sans la pluie, rien de plus déprimant que de charger la moto sous la pluie...  
Il fait froid, autour de 12/13°, mais nous échappons aux très grosses averses...  
La route P-258 est une toujours très bonne 

Nous arrivons sous un déluge qui inonde les rues de Tchita. L’hôtel chauffé est une bénédiction...

Heureusement nous n'avions que 200 bornes à faire... 

Le soir nous nous baladons entre les averses, il y a beaucoup d'animations dans la ville malgré le temps plus que maussade.

La place centrale est impressionnante...  
26
août
26
août

Nous restons à Tchita aujourd'hui... Nous voulions voir une ville de la Sibérie profonde. Au départ quand nous regardions la carte, nous pensions que c'était un village. Mais de village, c'est en fait une ville 350 000 habitants qui abrite de nombreuses casernes militaires.

C'est plutôt une ville agréable... 1 journée suffit pour la visiter.  

Nous profitons d'un café dans un jardin pour finir de repérer les stations-services sur la carte, ainsi que les hôtels. Nous avons 2000km de pas grand-chose... Nous rentrons cette fois dans le vif du sujet. Il y a quelques années cette partie de la route était dangereuse. Certains russes nous mettent également en garde si nous voulons camper... Nous utilisons Maps.me pour annoter la carte.

Les cartes retravaillées...  
27
août

Nous entamons vraiment le vide sibérien, nous comprenons maintenant ce qu'est la Taïga russe... Nous partons sous un ciel mitigé sur la P-297. Nous avons repéré un motel à 430km, celui d'après est trop loin...

La P-297 est bonne même s'il y a quelques zones de travaux...  
Des patates pour se réchauffer 
Nous trouvons heureusement un abri pour se protéger de cette averse dantesque.

Le soir nous arrivons au motel...

Motel MAYAK (53.102168, 118.044145), presque neuf mais il ne faut pas être sujet à l'épilepsie! 
Un repas chaud avec les camionneurs que nous suivons, précédons, doublons... 
28
août

Le matin, le ciel est beaucoup plus avenant... Nous continuons de nous enfoncer dans la forêt de Sibérie...

Les russes sont toujours contents de discuter... L’hôtel était parfait...  

La route ce jour là est grandiose... La forêt est infinie... C'est intimidant.

La P-297 
Pause café... Un chauffeur routier a tenu à nous donner de l'eau...  
Ravitaillement pour nous 3: viande/coquillettes pour nous, 95 pour la GS...  
Les paysages sont immenses et splendides...  

Dans l'après-midi, nous nous arrêtons devant la stèle d'un motard tué il y a quelques années. Sur cette route c'est un "arrêt obligatoire"... Scutt était un ami d'Eric Lobo, il l'avait rencontré lors de son premier voyage en Russie. Les motards viennent y coller leur sticker, et déposer un objet... Ce meurtre avait quand même contribué à la mauvaise réputation de cette section de la transsibérienne.

La stèle commémorant la mort de Scutt 

Juste avant l’hôtel, nous ferons quelques kilomètres sur la A-360, route qui part vers le nord, vers Yakutsk... Nous attendions le panneau "Magadan", mais il n'y est plus. Le carrefour est neuf, et il a dû être retiré. Nous sommes quand même un peu déçus...

L'entrée de la A-360 
Le motel Uyuk (54.008711 124.209229) 

L’hôtel est encore une fois très propre, le restaurant est "surprenant", par contre le personnel est peu affable. Ce fut une de nos plus belles journées sur la route.

29
août

Sans surprise nous continuons dans la taïga... Aujourd'hui encore une grosse journée... Depuis 1000km nous ne sommes jamais à plus de 75km de la Chine, pourtant les personnes que nous croisons n'ont pas le physique asiatique, nous sommes un peu surpris...

Nous sommes bien, la température oscille entre 5° au petit matin et 25° l'après-midi.  La route est superbe... 
Une autre option pour dormir, L’hôtel 777... pour nous ce sera juste un café... 
 Pour Monsieur, de la viande/coquillettes... Et un dessert pour Madame...
Nous ne pensions pas être aussi seuls sur cette route... Et surtout nous ne pensions pas qu'elle était en aussi bon état.  

Le soir nous arrivons à Belogorsk, c'est la seule fois où nous avons eu du mal à trouver un logement. Mais nous avons trouvé dans la ville, un peu à l'écart de la route, via Maps.me. Mais nous avons eu de la chance, c'était la dernière chambre... une suite pour un prix dérisoire.

Ce soir resto chinois...  
30
août

Nous partons de Belogorsk pas trop tard... Nous avons encore une bonne journée de route jusqu'à Birobidjan... Ce sera pour nous une des dernières grosses étapes de notre périple... Nous terminerons les presques 2000km de vide.

Les nuages sont très menaçants mais n'éclatent pas...  

Sans surprise nous continuons au milieu de la forêt... Quand nous passons dans l'ombre des nuages, la température chute de 6°/8°, c'est assez surprenant...

Nous passons entre les gouttes... et ainsi jusqu'au soir... 
Le monument officiel de la transsibérienne...  

Nous entrons dans l'Oblast autonome juif de Russie. Staline avaient donné ces terres à la communauté juive de Russie, selon certains pour les protéger, selon d'autres pour les déporter... Quand on roule au milieu des terres marécageuses, des forêts infestées de moustiques à cause de l'humidité, l'impossibilité de cultiver, etc... on a une partie de la réponse ...

Depuis que nous sommes rentrés dans l'Oblast autonome, la route est dans un état plus que médiocre. 

Avant que la pluie ne tombe, nous nous baladons dans la ville...Entre nous c'est très vite fait...

La nuit ce fut le déluge...  
31
août

Ce soir des russes nous attendent... Mais avant cela nous avons 200km à faire sur des routes plus que moyennes. Il y a d'énormes nids de poule. Si je les prends à 90/100, au mieux j'éclate la jante et le pneu... Des nuages terrifiants nous surplombent... Mais nous slalomons entre.

Sur 150km nous roulons dans les marais... Et on se dit que nous n'aimerions pas tomber en panne au milieu de ces marigots...  

Alors ce ne fut pas une panne mais une route emportée... Il y avait des kilomètres de voitures à attendre la réouverture de la route... Nous passons devant, et nous voyons l'étendue des dégâts... Nous sommes un peu effrayés. En fait un pont a été emmené. Et ils reconstruisent une route sur le coté... Les moustiques sont heureux...

Finalement nous n'avons attendu qu'une heure et demi...  

Nous sommes terriblement en retard... on mange un bout, et nous repartons sans jamais prendre de pluie... Un miracle! Nous passons le pont gigantesque qui enjambe l'Amour... Nous retrouvons Pietr qui nous conduit chez son beau-père. Il a tenu à nous héberger... L’accueil des russes n'est pas une légende... Nous nous étions rencontrés dans le camp de l'Altaï, un mois et demi avant.

La route est dangereuse, elle est par endroit recouverte de boue...  

Nous sommes donc accueillis comme des rois...

Pietr ne nous avait pas dit que le grand-père était gaulé comme Rambo...  
1
sept

Nous visitons la ville, qui est très jolie. C'est une des villes les plus vertes de Russie. Ici la légende dit qu'il serait plus facile de tuer quelqu'un que de couper un arbre... Même l'air est des plus respirables... Elle est régulièrement dans le palmarès des villes russes où il fait bon vivre. Nous passons donc la journée avec Pietr et sa famille...

La gare où passe le Transsibérien 
Le monument aux morts de 'La Grande guerre Patriotique" 
Cathédrale de la Transfiguration 
Les rues et places de la ville. 
L'Amour est très très haut... Normalement il y a une plage le long des berges pour les habitants.  
Paris est donc à 10 911km...
Nous faisons nos au revoir à la famille de Pietr

Nous repartons dans un hôtel, parce que nous avons besoin de nous reposer, en 4 jours, nous avons roulé plus de 2000km... Nous sommes usés. Et surtout il nous faut le fameux document d'enregistrement donné par les hôtels.

Et ce soir c'est....... PIZZA...... YYEESSSS 
2
sept

Dès le matin nous décidons de rester à Khabarovsk... Nous sommes vraiment fatigués... Et nous avons le temps...

Ballade et repas le long du fleuve Amour qui menace toujours de déborder.

Les rues ont des fois un faux-air de San Francisco

Khabarovsk est construite sur une multitude de collines 

Comme il y a 2 ans en Ukraine, nous assistons à la rentrée des classes... Les enfants sont sur leur 31, et les parents vont au restaurant pour célébrer cette journée importante.

La rentrée scolaire...  

Le soir le coucher de soleil sur le fleuve et sur les collines chinoises est d'une beauté éblouissante...