Carnet de voyage

Family Road Trip

6 étapes
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Dernière étape postée il y a 2 jours
Retour là où Olive s'est arrêtée le 17 mars dernier avant...avant tout ça !! 4 jours de rando en famille sur le chemin de Compostelle (ou GR65) pour respirer, profiter de la famille, de la nature...
Du 17 au 22 octobre 2020
6 jours
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Les sacs sont prêts (ou presque), le planning est pour l'instant tenu.

On est déjà dans le vif du sujet et la soirée est entièrement dédiée aux derniers réglages, aux derniers soins à apporter à nos corps affûtés...et aux derniers conseils prodigués par le coach

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Publié le 17 octobre 2020

Presque à l'heure, nous quittons Châtillon (et Zoulou) avec un coffre...presque vide, un truc incroyable pour un départ en vacances !! "Des vacances, tu parles..." semblent dire certaines têtes... Ça ira mieux demain 😁

La route défile sans encombre, à croire que les parisiens ont décidé de profiter du couvre feu... Et puis la route, je commence à la connaître cet année, entre la dépose et le retour d'Olive lors de" Compostelle: Épisode 1" et le départ en Dordogne cet été !

Traverser la France, c'est toujours l'occasion de découvrir les trésors de notre gastronomie (promis à partir de demain, je poste des photos sympas).

570 kilomètres plus tard, nous abandonnons la voiture à Figeac ou nous espérons la retrouver mercredi.

Notre taxi nous récupère, un taxi du sud comme on les imagine ! Bavard, avec l'accent et un avis sur tout. Objectivement, il était plutôt sympa et nous a amené à bon port à Espalion.

Pour le clin d'œil, nous dormons dans le même gîte qu'Olive le 17 mars, et elle occupe le même lit, aujourd'hui 17 octobre !

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Publié le 19 octobre 2020

Avant de commencer, il faut savoir que l'étape dans laquelle on se lance est proposée sur 2 jours dans de nombreux guides... Mais bon, on est frais alors ça devrait passer.

25 km s'annoncent au programme du jour. Nous quittons Espalion vers 9h sous un épais brouillard et avec 4 ou 5 degrés.

Le chemin part tranquillement le long du Lot avant de s'enfoncer dans la campagne. Au bout de 4km (et après avoir déjà croisé quelques édifices religieux), une première difficulté se présente, une petite montée dans les bois, sur un sol encore humide mais à peu près carrossable.

En même temps que nous commençons à rejoindre doucement la vallée du Lot, le brouillard commence à s'estomper et nous rejoignons bientôt Estaing après 3h et 14km de marche.

Pause déjeuner tranquille, au soleil, on est bien...et totalement inconscients de ce qui nous attend ensuite !!!

Dès la sortie d'Estaing nous empruntons un chemin abrupte et étroit, sur de la pierre de lauze potentiellement glissante... À peine 1km et on prend 400m de dénivelé positif 🥵

Les paysages sont magnifiques mais pour autant, tout le monde n'arrive pas à en profiter. On est vraiment dans le dur... Montée, descente, forêt, montée, descente, gué, montée...

On finit par faire 2 groupes pour avancer chacun son rythme et tout le monde rejoint le gîte du Bartas à Campuac. Accueil "Palace"!!! Mimi qui nous accueille est au top, un peu dure de la feuille mais vraiment sympa. Entrée, plat, fromage, dessert et vin, et en plus de ça, on dort dans des lits faits, avec des draps propres, quel pied.

Bon en revanche, si quelqu'un vous a vendu les veillées interminables sur le chemin de Compostelle, il s'est foutu de votre gueule !! À 22h30, y a plus personne, demain est un autre jour.


Rando jour 1 :

- 28.3km

- 859m de dénivelé positif

- un peu plus de 6h30 de marche

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Publié le 20 octobre 2020

Après une bonne nuit, nous profitons encore de l'hospitalité de Mimi avec un bon petit déjeuner. 9h est une bonne heure pour prendre la route, surtout qu'aujourd'hui le soleil est de la partie.

Les premiers kilomètres sont très agréables, la campagne est vallonné (mais pas trop) et les paysages sont toujours aussi sympa. On marche pas mal ce matin et les kilomètres défilent, l'objectif pour déjeuner c'est Espayrac...

Sauf qu'à Espayrac, l'épicerie n'existe plus. Imaginez la tête de deux ados à qui vous promettez qu'on mange dans 1h, dans 30 minutes, qu'on y est presque !!! Et puis en fait, ben non... C'est encore dans 45 minutes, si seulement on trouve des trucs ouverts à Senergues.

Et la, on a bien cru qu'on allait finir par un tartare de vache, directement sur la bête, dans le champ !! Heureusement, LE bar du village n'était pas fermé et proposait une carte de pizzas "surgelées au feu de bois" , je vous raconte pas !! La meilleure pizza surgelée de toute ma vie.

Il ne reste que 9km après déjeuner, cool. Et comme hier, on repart direct avec une bonne montée! Ils seront bien longs ces 9km... On termine par un super chemin dans les bois, bien pentu comme on les aime pour enfin arriver à Conques, sorte de Mont Saint Michel du sud, mais au milieu des bois. Ce soir, c'est demi-pension au monastère !!

Après une Leffe et un Tariquet face à l'abbaye et la "cuvée des pèlerins" à table, c'est l'heure d'aller se coucher, et ça va faire un bien fou (un jacuzzi aussi ça aurait été vachement bien, on ne va pas se mentir...).

Rando jour 2 :

- 22, 3 km

- 399 m de dénivelé positif

- un peu plus de 5h de marche

 Toto sur le camino 
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Publié le 20 octobre 2020

Les corps sont douloureux ce matin, et si l'etape du jour ne fait "que" 23 kilomètres, elle débute par 3km de montée très raide à travers la forêt... Vu depuis notre chambre, c'est juste en face :

Cette journée devait être plus chaude, elle sera finalement grise et terriblement venteuse ! Mais d'abord, un petit coup de chaud sur les 5 premiers kilomètres

Une fois arrivés en haut, petite pause après ce qui était annoncé comme LA difficulté du jour. On attaque ensuite une longue partie sur un plateau en plein vent. Le temps gris n'est pas idéal mais on aperçoit malgré tout le massif central.

Alors que la matinée touche à sa fin, on arrive à Noailhac avec l'espoir d'y trouver à manger (Ben oui on avait décidé de faire le plein avant de partir, mais l'épicerie de Conques est juste fermée pendant les congés de Toussaint... 🤬).

Heureusement que Noilhac et ses 167 habitants peut compter sur une sorte de "Carrefour"...

 Inutile de faire une panoramique, tous les rayons sont là 

Et la encore, l'expérience aidant, on repart sandwichs sous le bras pour déjeuner APRÈS la côte qui s'annonce ! Bon, le revers de la médaille c'est qu'en haut de la côte, ben y a du vent !

La suite de l'étape ressemble vachement au début, un grand plateau très venté. Sans être trop longue, cette étape est rendue difficile avec le vent et puis les derniers kilomètres sont très urbains avant de rejoindre Livinhac-le-Haut, qui pour le coup, reste très authentique comme village.

Nous rejoignons notre gîte italien pour la soirée. On y retrouve des randonneurs croisés ce matin au petit déjeuner, c'est sympa et ça fait plaisir, surtout aux enfants quand ils nous disent avoir pensé à nous dans la journée et s'être demandé si les enfants allaient y arriver.

 Occitanie Bretagne, même combat 

Dîner très sympa et très bon, sans compter que notre hôte est calabrais (dédicace à la famille, on a parlé de Careri, Bovalino, etc... 😘)

Dernière journée de marche demain, ça va encore être dur mais on va arriver au bout et même si, chaque jour en fin d'étape les enfants nous détestent, ils auront tenu jusqu'au bout sans sourciller et ils pourront être fier d'eux comme moi je le suis, bravo mes chéris !


Randos jour 3 :

- 25.7 km

- 618m de dénivelé positif

- un peu moins de 6h de marche

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Publié le 21 octobre 2020

Réveil à 7h pour le dernier jour, il fait encore nuit noire quand nous rejoignons la salle à manger d'Andrea, notre hôte italien pour le petit déjeuner.

On y retrouve Brigitte et Pascal, un couple avec qui on avait pris le petit-déjeuner la veille et que l'on a retrouvé hier soir. La soixantaine, ils ont déjà parcourus le chemin 3 fois par des itinéraires différents !

C'est la dernière étape qu'on attaque dès 8h40, le départ le plus tôt du périple. On quitte le centre en même temps que trois randonneuses, à peine la trentaine et originaires du Puy, Brigitte et Pascal nous en avaient parlé.

Mais bon sang, pourquoi les pèlerins ont collé toutes leurs étapes en bord de rivière et donc, au fond d'une vallée ?! Bref, on commence encore par une côte... Le ciel est encore gris, et le vent toujours là. Mais il est bien retombé par rapport à cette nuit, on aura l'occasion de s'en rendre compte...

La première montée est tellement plus facile que les précédentes, est-ce la légèreté de l'arrivée prochaine qui rend les choses plus simples ? En tout cas, tout le monde y va bon train, et les kilomètres défilent sans trop de difficultés... Enfin presque

Celui ci est tombé côté champ, ça va... Mais la journée sera ponctuée de franchissements de troncs couchés, par dessus ou par dessous... Un vent à decorner les bœufs !!!

Comme lors des trois premières étapes, on traverse des villages plus ou moins déserts, c'est limite le far-west... On fait une pause dans une "halte pèlerin" au bout d'1h45. C'est fou comme le café soluble est bien meilleur ici que... n'importe où ailleurs en fait !

Tout le monde est de bonne humeur, pas de grosses difficultés (sauf parfois pour suivre le bon chemin quand les indications vous donnent le...), Laura ouvre le chemin pendant plusieurs kilomètres.

Après une petite pause dans une chapelle où frère Hugo a sonné les cloches et où nous avons recroisé les 3 randonneuses, on a franchi la moitié de l'étape et "passons à table" sur le bord du chemin.

On reprend la route avec Pascal et Brigitte qui s'étaient arrêtés un peu avant nous. C'est marrant de croiser et recroiser des gens, de voir Hugo taper la discussion avec Pascal, petit bonhomme rigolo à lunettes, mais ancien commando parachutiste tout de même.

Les paysages changent, les collines s'adoucissent et les premières vignes font leur apparition.

Nous attaquons les dix derniers kilomètres de notre petite aventure familiale. Les enfants ont le sourire et ça y est, on sent que le plaisir et la fierté de l'avoir fait prennent le dessus sur les douleurs et les difficultés tant morales que physiques. On l'a fait et c'était chouette.

Une dernière petite souffrance avec la descente sur Figeac et nous y voilà. Tout juste 100km depuis Espalion dimanche matin.

Notre hôtel est exactement sur le GR65 qui passe juste devant la porte. On est parti avec la vue sur le Lot, on termine avec la vue sur le Celé.

Après une bonne douche, on part profiter un peu des rues de Figeac. Waouh, une vie, des magasins, des gens !! C'est dingue 😁

On retrouve les trois filles sous la halle centrale, à l'apero avec une bouteille de rouge, on les rejoint pour un dernier moment convivial avec des randonneurs croisés sur le chemin.

 Figeac 

Rando jour 4 :

- 25,7 km (102 km au total des 4 jours)

- 551m de dénivelé positif

- un peu moins de 6h de marche.

- 1 pinte d'Affligem, 2 verres de blanc, 2 monaco...

Voilà, notre periple touche à sa fin. La suite ?

Olive reprendra certainement le chemin ici, plus tard, seule ou accompagnée (Coucou Severine 😉) . Et pour nous autres bizuths de la rando, on verra bien!