Carnet de voyage

Equateur 2018-2019

11 étapes
23 commentaires
1
Un voyage en famille mouvementé
Novembre 2018
90 jours
Partager ce carnet de voyage
1

Après des mois de réflexion sur le lieu de notre voyage, nous avons finalement trouvé la destination de nos rêves. Nous avions pensé tout d'abord à la Californie, ou à Hawaï ? ou bien le Mexique? Pourquoi pas le Costa Rica ? Ou encore Bali et le Sri Lanka? Puis, un jour quelqu'un nous a parlé des Iles Galápagos, et après une recherche rapide sur le net, notre choix était fait ! C'était le coup de cœur, la destination parfaite !

• • •

Ces îles sont un asile à une population unique, comme immortelle : iguanes géants, tortues centenaires, fous à pattes rouges ou bleues... Une réserve naturelle avec une faune et une flore unique au monde, c'est pour cela qu'il y a le centre de recherche Charles Darwin. Et il se trouve que les îles Galápagos font parties de l’Équateur, elles se situent à plus de 1000 km de la côte pacifique.

• • •

Entre la Colombie et le Pérou, l’Équateur, ce petit pays grand comme la moitié de la France, s’étend du Pacifique à l’Amazonie en enjambant la cordillère des Andes, ici appelée Sierra. Malgré sa modeste taille, l’Équateur offre une étonnante palette de paysages et de cultures. Il s’agit d’un pays divisé en trois régions distinctes : la côte Pacifique, la cordillère des Andes et l’Amazonie équatorienne.

C'est pourquoi notre voyage se découpe en 3 parties : tout d'abord la Sierra et les portes de l'Amazonie, puis les îles Galápagos et enfin la côte Pacifique bien sûr ! :D

2

Après un long voyage de presque 20h, nous voilà à Quito la capitale de l'Equateur. Après une courte nuit, car le décalage horaire fait son effet, nous louons une voiture et nous voilà en route vers le volcan Cotopaxi.

Volcan Cotopaxi 

Le Cotopaxi (5897m) est le plus haut volcan encore actif d'Equateur. La dernière fois qu'il est entré en activité c'était en 2015 !

Pas de chance pour nous le sommet était dans les nuages. A 3830m se trouve une petite lagune (La laguna Limpiopungo) où l'on peut observer des oiseaux et des chevaux sauvages. La végétation est surprenante.

 Laguna Limpiopungo

Ensuite, nous sommes partis pour la boucle de Quilotoa. Située dans la réserve écologique "Los llinizas", on circule sur une route (en très bon état) à travers les montagnes, on y découvre des cultures en terrasse, des ravines, des gorges, des canyons, parmi des forêts d'eucalyptus.

La boucle de Quilotoa 
Canon del rio Toachi 

Dans la boucle Quilotoa, il y a une lagune à l'intérieur d'un ancien cratère de volcan situé à 3920m d'altitude, "La laguna Quilotoa". Nous sommes descendus jusqu'à la lagune à une petite plage, il y a 300m de dénivelé, 40 min pour descendre et 1h30 pour remonter ! Seul Matt n'a pas pu descendre jusqu'en bas (seulement 1/3), Ethan et Marine sont descendus en 1ers puis moi ensuite moi quand ils sont remontés. Plus que l'effort physique pour remonter, c'est surtout le manque d'oxygène qui est gênant. Ethan nous a impressionnés car il est remonté sans trop de problème, c'est le seul enfant que nous ayons vu descendre.

Laguna Quilotoa vue du mirador
Laguna Quilotoa vue d'en bas

Sur la route, dans la sierra, on aperçoit les gens travailler dans les champs (et c'est très pentu !), ou même creuser à la main d'énormes fossés pour enterrer des tuyaux (les enfants participent). Les enfants reviennent de l'école à pied en marchant sur la route, il n'y a pas de trottoir. Il y a beaucoup d'élevages familiaux (vaches, brebis dont les troupeaux avancent sur la route, alpagas, cochons, poules, lapins). On croise aussi énormément de chiens. La tenue pour les femmes est chapeau, châle, jupe et chaussettes montées jusqu'aux genoux, petites chaussures à talons). Nous avons croisé des femmes lavant à la main leurs vêtements. Les maisons sont en parpaing, souvent laissés ainsi avec de la ferraille qui dépasse des murs. On croise peu de voitures dans cette partie de l'Equateur. Ce qui n'est plus le cas en ville où il y a beaucoup de circulation, dont des camions ultra pollueurs qui crachent énormément de fumée noire. En ville, les gens adoptent un style plus occidental et ont tous au moins une voiture.

Photos prises en voiture 
3

Baños est une petite cité touristique située en-dessous d'un énorme volcan, le Tungurahua, hyperactif (il se réveille en moyenne tous les 3 mois !). Elle se situe dans une zone de transition entre les Andes et l'Amazonie. Il y fait bon et la végétation est verdoyante.

Baños 

C'est une ville très animée, beaucoup de bruit ! Nous avons eu beaucoup de chance car pendant ces 3 jours tombait la fête du 62ème anniversaire de la ville, défilés tout l'après-midi dans les rues !

Fête du 62ème anniversaire de la ville de Baños 

Baños a plusieurs sources chaudes dans lesquelles on peut se baigner. Elles ont des propriétés curatives. Nous avons choisi d'aller aux sources d'El Pasado, eaux tièdes sulfurées, des grands bains, excellent moment en famille !

Sources chaudes El Pasado 

Depuis notre arrivée, nous mangeons vraiment bien mais là à Baños, c'était le pied, nous avons mangé plusieurs fois dans le restaurant Zumo, nous nous sommes ré-ga-lés !!! En plus les portions sont tellement grandes qu'on ne prend que 2 plats pour 4 !

Parc contre ce qui est un peu pénible c'est d'être toujours à la recherche de bouteilles d'eau, surtout que les prix varient suivant la tête du client...


CASA DEL ARBOL :

Un endroit vraiment magnifique où l'on peut faire de la balançoire perchée sur un arbre au bord de la montagne. On peut aussi y faire également de la tyrolienne et ça pour 1 $.

RUTA DE LAS CASCADAS :

Une route magnifique qui longe les montagnes avec la rivière en contre bas. Il y a plein d'activités touristiques le long de la route : tyroliennes, tarabitas, et la fameuse cascade de Paillòn del diablo. On a fait la route dans une "Chiva" un petit bus local où on est tout serrés 😀

 Una Tarabita
La Chiva

El Paillòn del diablo (Chaudron du diable) : une chute d'eau magnifique de 80m de haut avec un énorme débit.

4

De Baños nous sommes allés en bus jusqu'à Puyo, une ville située à l'entrée de l’Amazonie. Il y fait chaud toute l'année avec beaucoup de pluie (6 m par an). A Puyo nous nous sommes rendus dans un refuge pour animaux qui était pour nous une étape très attendue : devenir soigneurs pour animaux le temps de 2 semaines.

Refuge pour animaux Paseo de los Monos 

Sur la photo suivante on peut voir derrière nous un Margay, c'est un petit félin d'Amérique du Sud. C'est malheureusement lui qui nous a fait raccourcir notre séjour dans ce refuge.

Derrière le grillage on devine le Margay, sorte de petit léopard 

Ce "tigrillo" a attrapé le bras de Matt en passant sa patte à travers le grillage. Plusieurs griffures sur le bras et les doigts de la main gauche et une morsure important au bout de l'index qui a nécessité une intervention chirurgicale à l'hôpital de Puyo et un protocole d'antibiotiques pendant 2 semaines (car il y a un risque d'infection important en cas de morsure par un animal sauvage). Deux jours après l'accident, nous avons fait 5h de bus pour rejoindre un hôpital réputé de la capitale, Quito, afin de bénéficier des meilleurs soins possibles.

5

Un voyage ce sont des moments merveilleux, incroyables, mais aussi il ne faut pas l'oublier, des galères. Dans notre cas je pense qu'on en a eu pas mal et c'est aussi ce qui rendra ce voyage inoubliable.

Quito, vue de notre chambre (auberge de jeunesse Juana de Arco)

Tout d'abord, Eric s'est fait pirater sa carte de crédit via Internet, son compte a été débité de 3300 € ! Il a donc dû faire opposition et nous nous sommes retrouvés sans carte bancaire. Les dollars en poche se raréfiaient... Nous avons visé les musées gratuits et les restaurants les moins onéreux (au moins cher pour un repas complet : 4 dollars à 4 !). Inquiet, Eric a ensuite contacté Mondial Assistance qui, grâce au service Western Union, nous a permis de retirer des dollars. Entre temps, Eric a été remboursé de la fraude. Mais toujours pas de carte bancaire...

Ensuite, comme évoqué dans l'étape précédente, Matt s'est fait griffer et mordre par un Margay (petit léopard), nous avons donc été obligés de revenir à la capitale (Quito) pour voir un bon médecin, d'où cette étape. Matt aura eu 2 semaines d'antibiotiques pour éviter toute infection, et un bout de doigt nécrosé.

Et pour terminer, à peine arrivés à Quito, Eric s'est fait voler son sac à dos avec tout son matos photos (appareil et objectifs) : plus de 2000 € de matos et pas d'assurance 😦 !! Dans le sac il y avait aussi nos pulls et nos passeports... Un agent de police nous a emmenés au poste pour faire la déposition et pendant ce temps nos passeports ont été retrouvés, ouf !! Les policiers nous ont escortés à l'hôtel gyrophares allumés, mieux que le taxi !!

Escorte en voiture de police ! 
• • •

Quito, perchée à 2850 m d'altitude est la 2ème capitale la plus haute du monde. Elle s'étire en longueur dans le sens nord-sud, dans une vallée entourée de collines verdoyantes.

Côté culturel et architectural, le vieux Quito situé au Sud de la ville vaut le coup d’œil.

Couvent de San Francisco 
De belles églises 

Les rues sont très animées, surtout le weekend. Jeux de toupies dans les rues, musiciens, comédiens,... et festivités de Noël.

D'une manière générale les gens ici sont super sympas ("muy amables") ! Ils nous montrent volontiers la direction quand nous cherchons notre chemin, ils nous aident à nous repérer dans les bus, ce qui dans la capitale, est assez compliqué ! Un jeune homme nous a même payé le bus ! Quand nous nous sommes fait voler le sac à dos, deux personnes sont venues nous proposer 10 dollars pour nous dépanner. Et même le voleur de sac à dos a pris soin d'emballer nos passeports dans un tissu avant de les déposer dans la rue pour qu'on les retrouve !

C'est assez marrant de voir les vendeurs dans les rues qui crient : "Aguaguagua" ("eau" dit très vite 3 fois !) ou "helados, helados, helados" (glaces). Grâce à eux, les automobilistes peuvent acheter leur "heladito" (petite glace) ou leur chewing-gum sans même sortir de leur voiture !! Bon c'est pas toujours très sain ce qui est vendu dans la rue ! Les glaces au soleil toute la journée, on repassera ! Et les fruits qui baignent dans la pollution des pots d'échappement, pas top, on préfère en manger ailleurs !

En pleine négociation, très importante (plus ou moins de pop corn) 

La nourriture ici est plutôt saine, à part certains magasins remplis de produits industriels, beurk. Les petits-déjeuners en général sont composés de : pain, beurre, un peu de confiture, œufs brouillés et un jus de fruits frais. Les déjeuners et dîners en général comprennent : une soupe (de patates ou de légumes) et un plat avec du riz ou des pâtes, des légumes et pour nous au lieu de viande ou de poisson, des œufs ou des légumes secs (lentilles, haricots noirs), un jus et une tisane. Il y a beaucoup de restaurants végétariens ici.

Repas dans un restaurant végétarien : soupe de légumes, burger au steak végétal, crudités, haricots noirs. Délicieux !

L'espagnol ici est un peu différent de celui d'Espagne, par exemple les toilettes se disent "baños" au lieu de "aseos" ou encore un jus se dit "jugo" et non "zumo".

A Quito, nous avons eu la chance de visiter plusieurs musées et parcs.

Parc El Ejido 
Museo Nacional
Musée des sciences, à ne pas rater ! Pour petits et grands 
Jardin botanique du parc La Carolina
Muséum d'histoire naturelle (oui oui à l'intérieur de la boîte surprise se trouvait bien un VRAI rat mort à toucher !!!)

Le dernier jour, Marine a participé au laboratoire du mouvement, un atelier de plusieurs heures de mouvement primordiaux, c'est-à-dire les réflexes !!! Plein de jeux pour se sentir bien dans son corps, c'était extra !!!!

Parc de la femme 

Ici les femmes allaitent dans tous les espaces publics sans aucun soucis ; on en voit même qui allaitent en marchant dans la rue ! Il y a un réel engagement du pays envers l'allaitement maternel (publicités).

Au final, même si nous avons fait beaucoup de visites très intéressantes, nous étions plutôt contents de partir de Quito : l'air est tellement pollué que nous commencions à avoir mal à la gorge et à avoir la peau sèche, c'est très bruyant et pour se déplacer c'est assez chaotique (trottoirs pas adaptés aux poussettes et la priorité n'est pas aux piétons, il faut faire gare à ses fesses avant de traverser, personne ne laisse passer et ça klaxonne dans tous les sens dès que quelqu'un n'avance pas).

6

Après l'étape à Quito non prévue, nous reprenons notre itinéraire, nous sommes donc retournés à Puyo en Amazonie, mais sur le chemin nous nous sommes arrêtés de nouveau à Baños.

BAÑOS DE AGUA SANTA

Vue de Baños
Cascada de la Virgen " Cascade de la vierge" 

Nous avons également fait une petite randonnée dont le panorama était magnifique. Pour cela, nous avons franchi un pont suspendu pas très rassurant !

Baños 
Passage d'un pont suspendu, pas toujours très rassurant ! 
Sentier de randonnée à Baños 
Association maïs/haricot : le maïs sert de tuteur et le haricot apporte de l'azote, pour les amateurs de perma 😉

Nos déplacements se font en bus, ils ne coûtent pas chers et sont très confortables. Nous avons même droit à un petit film, le son est par contre très fort et les images ne sont pas trop adaptées aux enfants.

Les bus d'Equateur 

PUYO

Nous voilà de nouveau à Puyo, là où notre itinéraire avait été interrompu. Ici, le climat est chaud avec de grosses averses de pluie. Nous avons fait une jolie balade le long de la rivière Puyo et visité de jolis parcs.

Vue panoramique du rio Puyo 
Balade le long du rio Puyo 

PARC ETHNO-BOTANIQUE OMAERE

Fabrication de chocolat 
Explications sur la médecine, l'alimentation et les rites de quelques peuples d'Amazonie
Association plante/fourmi : la plante fournit le gite, la fourmi la défense. Apparemment les fourmis ont un bon goût de citron... 
Des fourmis volantes avec des antennes très longues !! 

Nous avons vraiment aimé ce parc dans lequel avons appris beaucoup. Eric a été particulièrement surpris d'apprendre que les indigènes Waorani vivent nu pour pouvoir sécher plus vite après une pluie et que pour ne pas être gênés pendant la chasse, les hommes portent un petit cordon pour tenir l'outillage ! Les hommes peuvent avoir jusqu'à 7 femmes. Ils construisent leurs maisons avec du bois et des feuilles pour le toit. Ils vivent beaucoup de la chasse (à la sarbacane + curare), quelques fruits, et ont de nombreux rituels de santé, notamment un où ils se font vomir à l'aide d'une plante... A priori ça garde en bonne santé, les indigènes qui ne meurent pas de guerres entre clans peuvent vivre jusqu'à 100 ans !!

PARC REAL DE AVES EXOTICOS (oiseaux exotiques)

REFUGE TARQUI

7

Pour aller à Cuenca nous avons dû faire 8 h de bus sur une route au milieu de l'Amazonie. Le paysage était certes magnifique, mais le trajet a été un cauchemar !! Trois heures de route de montagne avec des trous dans la route et le bus qui roulait à fond, Marine a cru qu'on y arriverait pas indemne ! Cerise sur le gâteau le bus ne s'est pas arrêté pendant les 8 h !! Nous avons été obligés de faire pipi dans des sacs plastiques car nous n'en pouvions plus...

Les rares photos que nous avons réussi à prendre dans le bus tellement ça bougeait 

Cuenca, située dans le Sud de l'Equateur est perchée à 2500 m d'altitude. Troisième ville d'Equateur, c'est une cité historique, propre et vivante où les rues et places sont bien animées (du moins en temps normal). En effet, pendant les vacances de Noël une bonne partie des musées et parcs étaient fermés, ce que nous n'avions pas prévu...

Cuenca 

Ici les maisons coloniales prédominent encore avec patios à colonnes et balcons fleuris. Son centre historique a été classé au patrimoine mondial de l'humanité.

Une des cathédrales de Cuenca

Même si beaucoup d'endroits étaient fermés, nous avons réussi à visiter 2 musées.

MUSÉE DES SQUELETTES

Ce tout petit musée abrite 120 squelettes d'animaux. Plein de détails sur la biologie des vertébrés. Très intéressant.

Colibri - Lama - Oui oui c'est bien un vrai squelette d'homme à droite 

MUSÉE ET PARC PUMAPUNGO

Le musée est situé sur un ancien site inca et contient des pièces retrouvées lors des fouilles. Le parc est magnifique, il y a toute une collection de plantes médicinales et de plantes cultivées, c'était passionnant.

Parc de Pumapungo, vue sur le potager 
Le magnifique site Pumapungo 
Quelques fleurs, souvent rencontrées lors de nos balades
Petit parc ornithologique 
De vraies têtes humaines réduites, les bouches sont cousues

A la fin du musée se trouvait la section archéologique et ethnographique qui couvrait l'histoire du pays, des premiers hommes à l'arrivée des espagnols. Impossible de rater la partie "tsantas", rituel des indigènes Shuars (aussi appelés Jivaros) qui consistait à couper les têtes de leurs ennemis, les placer dans une mixture particulière pour les réduire... et les porter en collier...

BALADES PRÈS DE LA RIVIÈRE

FESTIVITÉS DE NOËL

El pase del niño viajero, 200 000 personnes dans les rues
Défilés 
Réveillon du 24 décembre 
8

Guayaquil, étape pour aller aux Galápagos. C'est la 2ème ville d'Equateur, elle est située sur la côte, il y fait très chaud, c'est étouffant. C'est une grande ville, donc bruyante avec beaucoup de trafic et pas très sure le soir. Heureusement nous y sommes resté à peine une journée.

Le Malecón (on peut traduire par remblai) 
Au bout du Malecón on aperçoit la vieille ville avec ses maisons colorées 

Par contre il y a une chose incroyable à voir c'est "El parque de los Iguanas", le parc aux iguanes. Dans ce parc il y a plein d'iguanes terrestres qui sont différents de ceux des Galápagos.

9

L'archipel des Galápagos a été découvert très tard, pas avant le XVIe siècle. Tout est donc resté intact pendant tout ce temps : iguanes marins, tortues géantes, fous à pattes bleues... Cet archipel volcanique situé à plus de 1000 km des côtes équatoriennes est composé de 22 îles dont 3 principales.

 îIe de San Cristóbal

Nous nous sommes tout d'abord rendus sur l'île de San Cristóbal. Ici ce sont les otaries les maîtres des lieux. On en trouve sur toutes les plages, mais pas question de s'approcher de trop prêt sinon elles s'approchent en "aboyant". Tous les soirs à la playa de Oro c'est un vrai spectacle, elles envahissent la plage et font plein de bruit.

La dure vie des otaries ! 


FAUNE :

Vous l'avez compris ici la faune est partout et incroyable. Il y a beaucoup d'espèces endémiques. Voici un tout petit aperçu de ce qu'on peut y voir sur terre d'abord...

Iguane marin 
Crabe rouge 
Pélican 
Fou à pattes bleues 
Tortue terrestre 

La richesse marine est évidemment incroyablement riche, il y a énormément de poissons, on peut les apercevoir sans même mettre la tête sous l'eau, l'écosystème est intact, tous les animaux ont de la nourriture en abondance. Certaines zones sont interdites à la pêche ainsi que certaines espèces comme le requin-marteau. La réserve marine des Galápagos est l'un des meilleurs endroit au monde pour voir des requins-marteaux. Il n'y a que sur l'archipel que des rassemblement de requins-marteaux en grands bancs de plusieurs centaines de requins peuvent être aperçu.

Tortue marine 
Quelques poissons dont le poisson globe (en bas à gauche) 
Le bal des raies 
Requin pointe noire 
Requins pointe blanche à gauche - requins pointe noire à droite - Nos avons également vu des requins-marteaux

Les paysages ne sont pas en reste non plus, entre paysage désertique parsemé de cactus et baies de sable blanc, l'île de San Cristóbal nous en a mis plein les yeux.

Cerro de tijeretas, un super spot de snorkelling 
Playa Mann, nous y avons passé pas mal de temps, elle était juste à côté de notre logement 
Cabo blanco, une magnifique plage de sable fin accessible qu'en bateau 
León Dormido, un super spot de plongée c'est là où on a vu les requins-marteaux 

SURF :D

La Carola - une belle plage avec une bonne droite qui s'enroule sur la jetée 
El  Cañon, une super gauche, accessible avec passeport car au milieu d'une base militaire

Actuellement, nous avons changé d'île, nous nous trouvons sur Santa Cruz où nous avons déjà eu de belles surprises, à suivre...

10
Le port

PUERTO AYORA

Puerto Ayora, la plus grande ville des Galápagos, est plutôt agréable. Les maisons ont souvent des fresques, des sculptures ou des mosaïques sur les murs et les rues sont très fleuries.

Sur cette île, les rois ne sont plus les otaries mais les iguanes marins ! Il y en a partout sur les plages et dans l'eau, ainsi que sur les routes et trottoirs pour se réchauffer sur les pierres chaudes.

Adorables petites bestioles qu'on a envie de serrer dans les bras <3 (!) 

Ici, les rues sont plus animées que sur l'île précédente. Par exemple, le soir il y a une rue bloquée à la circulation pour que tous les restaurant sortent leurs tables pour faire une table géante : "la calle de los kioscos". En Equateur le midi, les restaurants servent "el almuerzo", un repas comprenant une soupe (un bouillon avec des légumes), un plat (à base de riz et lentilles) et un jus, le tout pour 5 $.

Lorsque les bateaux de pêche arrivent et débarquent le poisson, c'est tout un spectacle !! Les otaries, pélicans et frégates se précipitent et attendent plus ou moins patiemment les restes de poissons.

Une criée.  Nous doutons que les services sanitaires français apprécieraient...

LOS GEMELOS

Ce sont 2 gouffres formés par des effondrements de lave. Impressionnants ! Nous avons beaucoup aimé observer les mille-pattes qui garnissaient le sentier ! La végétation endémique est incroyable, ces forêts sont vraiment magnifiques.

LA RESERVE "EL CHATO"

C'est une réserve avec d’impressionnantes tortues géantes en liberté ! Elles ne paraissaient pas être très contentes de voir des touristes... Autre détail, une tortue, ça pète...

Dans cette réserve nous avons pu rentrer dans des tunnels de lave ! Comme les gouffres, ce sont des effondrements de lave qui ont formé ces tunnels.

TORTUGA BAY

Superbe plage de sable blanc. Nous avons été impressionnés par sa beauté, peut-être est-ce la plus belle plage que nous ayons vue de notre vie ! Par contre elle se mérite : 2,5 km de trajet à pied pour s'y rendre, en plein soleil... Heureusement que les extraordinaires cactus hauts comme des arbres nous ont fait un peu d'ombre !

Tortuga bay est un bon beach break assez consistant. C'est quasiment le seul spot de l'île et il se mérite !! Je surfais avec un groupe de jeunes locaux très sympas, avec les tortues et les raies, un décor incroyable !

Un peu plus loin nous nous sommes rendus sur la plage Mansa pour faire du snorkeling mais l'eau y était trouble. Du coup se retrouver avec un loooong requin qui passe devant au dernier moment... suivie d'une grande raie plus bas, ça rassure pas trop ! Le snorkeling a été court... Les enfants ont bien joué dans l'eau, à 30° c'est plutôt cool... Beaucoup d'iguanes marins ici.

PLAGE EL GARRAPATERO

Un belle plage de sable blanc. L'eau y était trouble aussi. Nous avons admiré un magnifique spectacle de pélicans : ils ont pêché sans arrêt, il faut dire que pour eux l'eau est un buffet à volonté ! Une fois la proie repérée en volant, le pélican plonge très très vite dans l'eau bec en avant, et remonte avec sa proie, mettant sa tête en arrière pour l'avaler. Nous avons vu quelques iguanes et quelques crabes mais nous avons été déçus de ne pas voir de flamands roses, habituellement dans la lagune derrière la plage.

LE CENTRE DE RECHERCHE CHARLES DARWIN

Le paradis des biologistes !!!!!! Tout un tas d'explication sur la faune et la flore et sur les recherches et programmes du centre. Nous avons appris que certaines espèces de tortues terrestres ont tout simplement disparues à cause de leur chasse... Les tortues terrestres ont apparemment très bon goût ! Les chinois en raffolent et certains ont même demandé à un guide où pouvaient-ils en acheter ! C'est bien sûr interdit, ici les scientifiques récupèrent les œufs et les élèvent dans les centres de reproduction afin d'augmenter leur nombre. Les scientifiques ont essayé de sauver une espèce présente sur l'île Pinza mais malheureusement le dernier individu, le pauvre "Lonely Georges" n'a pas trouvé de compagne pour s'accoupler. Du coup il est empaillé ici.

Il y a également un programme de sauvegarde de certains pinsons (une des espèces a une population de moins d'une centaine d'individus), menacés par une mouche, importée par... l'Homme encore une fois... Il existe aussi un programme de sauvegarde des requins. Leur pêche est interdite aux Galápagos mais ceux-ci migrent et se font massacrer ailleurs. Plus de requins se font tuer qu'il y a de naissances, et pourtant si les requins disparaissent c'est tous les écosystèmes marins qui s'effondrent ! Le centre parle aussi du plastique et propose aux lecteurs d'utiliser des contenants réutilisables plutôt que des poches plastiques. Tout le plastique finit à l'océan et tue énormément d'animaux et pourtant, en ville, les habitants prennent (presque) tous des sacs plastiques pour leurs achats...

LAS NINFAS

Magnifique balade dans la mangrove dans un silence très reposant.

LAS GRIETAS

Un site assez incroyable où l'on peut faire du snorkeling entre deux grandes parois verticales. Une fois passé dans le tunnel sous-marin, on arrive dans une grande crevasse où il y a plein plein d'énormes poissons qui nagent en bancs tout près de nous !!

Ethan 

Sur la route du retour, marais salants puis petite plage fort sympathique où Marine a pu voir notamment un poisson-trompette et deux raies oranges.

PROGRAMA NICOTINA ASESINA

Un équatorien qui se bat depuis 5 ans pour faire interdire la cigarette aux Galápagos : un mégot c'est 40 substances toxiques, 2000 après leur mélange, ce qui pollue énormément la terre et l'eau. Il distribue des petits étuis à mégots. Le mec est un survivor, il y a quelques dizaines d'années, son bateau s'est perdu en mer. Il a été récupéré à moitié mort, 77 jours plus tard !

11

55 jours

30 heures d’avion

25 heures de bus

6 heures de bateau

35 taxis et 6 bateaux-taxis

13 logements différents

1 escorte en voiture de police

4 hôpitaux en Equateur, 1 en France

10 points de suture (à 2)

Notre voyage se termine prématurément. Après l’attaque de Matt par le félin, son bout de doigt avait été recousu. Malheureusement il n’est pas resté en vie et il y a quelques jours la nécrose est tombée, mais avec l’os, ce que nous n’avions pas prévu... Etant donné le risque d’infection et la possibilité qu’il y ait de la chirurgie à prévoir, nous sommes rentrés en France pour avoir un avis médical. Nous sommes rapatriés, fin du voyage !

Malgré toutes les difficultés, nous garderons un bon souvenir de ce voyage : une population vraiment très aimable avec de belles rencontres, des paysages à couper le souffle (la laguna Quilotoa, el paillón del diablo, les Galápagos évidemment…), des scènes animalières à mourir de rire (notamment avec les otaries qui crient, un vrai spectacle) et d’autres mémorables (nage avec les requins et les tortues).