Pérou (TDM)

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Nous arrivons au Pérou depuis l'île de Pâques. Nous découvrons le pays en 2 temps : la côte sud (avant de passer en Bolivie et revenir au Pérou) puis une boucle plus au nord jusqu'au Machu Picchu.
Du 23 mars au 26 avril 2014
34 jours
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23
mars

Lima, Paracas, Arequipa du 23 au 28 mars

Débarquées de l'île de Pâques nous voici à Lima pour une journée que nous allons appeler "journée technique". Lima est une grande ville à l'américaine mixée de quartiers très bidons ville...très curieuse ville au premier abord que nous ne visiterons qu'à notre retour de la boucle Pérou - Bolivie.

Pour le moment nous avons fait le plein de petits achats et découvert des fruits qui nous étaient inconnus comme le granadilla une sorte de grenade jaune avec à l'intérieur comme un fruit de la passion, des mangues de différentes variétés et comme toujours en amérique du sud des rayons d'énormes gâteaux à la crème.

Nous avons fait également un tour chez un coiffeur pour ajuster la coupe et la couleur, coiffeur chez lequel on peut suivre sur grand écran le feuilleton style "Les feux de l'amour" trop bien ;-) et chez lequel on peut avoir des soins de pédicure avec massages des pieds extra pour l'équivalent de 10 euros trops bien aussi ;-) .

Enfin, nous avons récupéré un billet de bus pour la prochaine étape. En ce moment il y a de forts mouvements de grève des mineurs péruviens et leurs moyens d'action est souvent de bloquer les départs ou arrivées des cars. On ne sait jamais si le car envisagé va finalement partir et il faut alors réajuster les hébergements en dernière minute.

Au final, nous partons vers Paracas. Au terminal des bus nous faisons connaissance de Geraldine la basque parisienne et Tommy le savoyard avec qui nous allons passer 48h très agréables.

Sur la route je réalise que toute la côte sud du Pérou n'est en fait qu'un immense désert de sable et/ou de pierres qui se jette direct dans la mer. Parfois d'horribles palmiers desséchés et recouverts d'une épaisse poussière se détachent à l'horizon venant concurrencer dans le paysage les immenses publicités en 3D.

Paracas contraste énormément avec les autres villages traversés pendant le trajet. Aux maisons bringueballantes, aux routes empoussiérées viennent se substituer des maisons quasi pimpantes, des petits immeubles design, une route goudronnées avec terre-plain central arboré, un remblais de bord de mer très cannois .. Bref, ici on soigne le confort des touristes car des touristes il y en a pour aller aux îles Ballestas à une heure de bateau au large. Ces îles sont le refuge de colonies de lions de mer encore appelés otaries à crinière, de pélicans et beaucoup d'autres oiseaux (une soixantaine d’espèces) qui ont permis une exploitation à grande échelle du guano.Depuis quelques années les îles et la lagune de Paracas sont en réserve naturelle protégée, le guano n'est plus récolté (seulement une fois tous les 7 ans et pas plus de 1000 tonnes) et on peut même voir, sur les îles, des "pinegouiiiines"...donc, ni une ni deux, c'est l'argument de choc pour nous décider à aller voir ça (et combler la frustration de ne pas avoir vu les manchots à Punta arenas !).

L'après midi, Géraldine et Tommy ont négocié avec Augusto une virée à Ica une ville éloignée d'environ 50 km pour aller visiter une bodega de fabrication artisanale du fameux Pisco (alcool que nous buvons régulièrement depuis 3 semaines dans les Pisco Sur) et pour visiter une oasis logée au milieu d'immenses dunes de sable. Nous nous joignons à eux et embarquons nos sacs car nous repartirons d'Ica le soir même étant donné qu'il n'y a pas de bus programmé à Paracas pour nous emmener à notre prochaine étape.

La visite de la bodega était vraiment intéressante et la dégustation des 3 versions de Pisco également (une version alcool pour usage cocktail, une version raffinée pour dégustation de l'alcool pur et une version vin doux genre muscat pour boire en apéritif). Petite pensée pour Pierre le tonton vigneron. A midi, Augusto nous arrête dans un petit restaurant où un des mets préférés des péruviens de cette région est au menu. D'après vous lequel de ces 4 animaux va finir dans l'assiette de Géraldine ? Ici on appelle ça du "cuy cuy"...

Enfin l'après midi nous voici dans la très agréable oasis Huacachina, qui est entourée de dunes équivalentes à 10 fois une dune du Pila. Nous quitterons là Géraldine et Tommy à qui nous avons promis de lui faire visiter une bodega version Muscadet un jour en région nantaise ;-)

Jeudi matin après 15h de bus de nuit sur des routes de montagnes désertiques, nous arrivons à Arequipa, située au pied de 3 volcan dont le très actif Misti à une quinzaine de km seulement. Arequipa, deuxième ville du Pérou avec 1,5 millions d'habitants, une activité centrée sur les mines d'argent et de cuivre et le tourisme, cette jolie ville aux allures très hispanisantes est agréable dans son quartier central. Là encore, bien des contrastes entre les rues pimpantes qui entourent l'incontournable Plaza des armas et déclarées patrimoine de l'Unesco l'an passé et les quartiers plus éloignés traversés en bus à notre arrivée.

Arequipa et le monastère Catelina 

Hormis toutes les très jolies églises et la cathédrale et son musée que nous avons visité pour une fois avec un guide en français très très intéressant (ça vaut vraiment le coup de prendre la visite), nous avons parcouru avec grand délice l'adorable monastère Catelina, un vrai petit village isolé au sein même de la ville. Du rouge, du bleu, du blanc, des fleurs et patios...zenitude qui aurait pu se conclure pas la dégustation des petits gâteaux fabriqués par les nonnes mais pas de chance, ce jour là le coin dégustation était fermé.

Alors nous avons décidé de manger dans un restaurant de quartier avec le menu du jour sans se soucier de savoir de quoi il s'agissait, juste pour goûter ce que les péruviens mangent au quotidien. En entrée, le potage blanc s'est révélé être une énorme portion de poule au pot dans un super bon bouillon de riz et herbes, celui de Fabienne était également délicieux et composé de moules. Puis, nous avons eu une salade avec du riz et du poulet grillé pour moi et des beignets de poisson pour Fabienne. Quant aux boissons Fabienne s'est retrouvée avec un verre de maïs fermenté (Chicha de Joja) et moi avec le soda qui supplante largement le Coca Cola chez les péruviens, j'ai nommé l'Inca Cola une sorte de gelée translucide anglaise jaune mais liquide.

Enfin, avant de partir demain dans le canyon de Colca pour, nous l'espérons, voir des Condors nous avons visité le musée d'histoire Incas (celui de la calle Merced pour ceux qui voudraient venir un jour) et appris tellement de choses hyper intéressantes que cela suffirait à faire un article dédié. Cela me frustre de ne pas vous en dire plus mais il faut bien s'arrêter ! Pour compenser voici en exclusivité les nouvelles chaussures de Fabienne ^^

Le tout pour 2,5 euros 😉

D'habitude, quand nous partons en vacances tout est organisé à l'avance. Nous prévoyons notre périple, nos déplacements et nos hébergements. Nous n'avons donc plus qu'à vivre le moment, sur un temps plus court et souvent en ayant tout payé au départ. Un tour du monde, évidemment, ne s'organise pas un an à l'avance, du moins pas tel que nous le concevons. Nous devons donc organiser au fur et à mesure de nôtre avancée. Nous avons, depuis 1 mois et demi que nous sommes parties, pris nos petites habitudes et nous organisons à peu près tous les 5 jours les 5 jours à venir. Organiser veut dire, une fois que nous avons décidé de la destination, trouver les moyens et les horaires de transport, et, surtout, les hébergements. Et ça, croyez moi, c'est pas toujours facile ! Il faut trouver celui qui est le moins cher mais qui est aussi le mieux placé par rapport au terminal de bus et aux centres d'intérêts et qui est aussi bien côté sur les sites divers de réservation. Ce qui fait une équation à 3 inconnues à résoudre... Ceux qui me connaissent bien savent qu 'il me faut toujours un truc à faire pour aller bien j'ai donc pris en charge ce "dossier". Je m'y colle avec plaisir même si quelques fois il m'est arrivé de passer jusqu'à 10 heures pour trouver, surtout quand on bouge tous les jours et que la connexion internet n'est pas terrible. Mais je bénis ce moyen de communication qui nous évite d'avoir à arpenter les rues en traînant notre sac pour trouver notre bonheur. Quoique, quelques fois, trop d'information tue l'information. Ainsi, sur les sites de réservation en ligne, il y a une multitude d'avis de voyageurs sur chaque hébergement. Il y a toujours les très contents de tout et toujours ceux contents de rien. Ceux qui classent l'hébergement en avis "horrible" car ils n'ont pas aimé la couleur des serviettes de toilette ou ceux qui veulent payer pas cher mais qui s 'attendent aux services d'un 5 étoiles et sont donc forcément déçus. Et je sais qu'on dit que le français est râleur mais ceci est valable pour toutes les nationalités ! Bref, à force de tout lire en détail je ne retiens que les avis négatifs et je mets un temps fou à trouver. Nous venons donc d'opter pour une nouvelle méthode : nous prenons ceux qui ont au minimum 50 avis et une note moyenne supérieure à 8/10 sans regarder les détails et qui sont dans nos prix (soit en ce moment au Pérou maxi 20 euros). 1er hôtel à Paracas au sud de Lima choisi comme cela : pas mal du tout !

Tout neuf ou presque en plein centre avec un joli patio. 

... A part la musique depuis 2 heures du matin qui fait que je suis encore en train d'écrire à 4h30 au milieu de la nuit. Tiens, j'aurais peut-être dû lire les avis ? !

29
mars

Canyon de Colca, 29 et 30 mars

Au nord d'Arequipa de nombreuses vallées et canyons font l'objet de trecks en tout genre avec en particulier pour le canyon de Colca la possibilité d'observer au petit matin le vol des condors.Vous nous connaissez, le treck ce n'est pas vraiment pour nous même si depuis 2 mois nous avons bien évolué et avons maintenant un certain entraînement à la marche. Cependant Chris et Sylvie nous ayant alertées sur le fait qu'elles avaient eu un peu de mal à s'en remettre nous avons opté pour la version "je regarde le canyon d'en haut".Nous voici donc parties pour la première fois depuis que nous voyageons avec un tour pré établi composé d'une dizaine de personnes françaises, espagnoles, luxembougeoises, péruviennes, néerlandaises. Nous craignions un peu l'expérience mais au final c'était très sympa et surtout splendide.Le premier jour nous a conduits jusqu'à Chivay après être montés jusqu'à 4900 m d'altitude. Un petit peu de mal à la cabeza malgré les chopes de maté coca. On finira par acheter les feuilles de coca à mâcher avec cependant un résultat pas très satisfaisant. A cet endroit il y a plein de colonnes de galets dressés aujourd'hui par les touristes mais en réplique des traditions incas qui ainsi tentaient de se rapprocher des dieux et d'attirer leur attention.

A cette altitude, il y a aussi dès le lever du soleil des dames en costumes traditionnels pour vendre leur production de pull, bonnet et autres couvertures.

Nous constaterons par la suite qu'il ne s'agit pas que d'habillements pour les touristes car dans les petits villages les personnes d'un certain âge sont toutes habillées traditionnellement.

Nous sommes également passés près de lagunes où paissaient des troupeaux d'alpaga et avons croisé nombreuses vigognes sauvages. Nous sommes maintenant au point sur les 4 types de "lamas" qui existent en Amérique du sud. Il y a la vigogne, sauvage, espèce protégée qui fait l'objet de tontes réglementées tous les 3 ans et dont la laine très fine est utilisée pour des objets de grand luxe. Il y a le guanaco qui ressemble à la vigogne en plus petit et que nous avions croisé en patagonie en pensant qu'il s'agissait de lama...pfuuut, les ignorantes ! Puis il y a l'alpaga qui lui s'apparente plus au lama (cou à la verticale et oreilles droites) et qui n'existe pas à l'état sauvage. Les élevages visent l'exploitation de la laine d'alpaga très chaude et douce. Enfin, il y a le fameux lama, en élevages lui aussi, domestiqué pour les travaux de force, le portage ou encore sa viande. Avec le cuycuy (cochon dinde) le lama est une spécialité culinaire de la région. Sa laine est également utilisée mais pour des couvertures ou vêtements beaucoup plus rustiques.

Alpagas
Vigognes
Les alpagas à gauche et les vigognes à droites 

A la fin de cette journée, nous étions donc à Chivay pour une baignade proposée dans les eaux chaudes du volcan voisin. Notre expérience du glaciobare nous revenant en mémoire nous n'avons fait qu observer les courageux. Car si l'eau est en effet à 36°, la température extérieure ne dépassait pas les 12° avec un petit vent glacial bien présent. Nous avons pu également visiter une église très caractéristique de celles du sud Pérou à savoir : beaucoup de dorures et surtout des personnages représentés à l'aide de mannequins avec cheveux etc...et non de statues.

Après un dîner local et des démonstrations de danses folkloriques ma foi sympathiques nous voilà au lit pour nous lever au très petit matin et ainsi partir voir les condors (un apparté concernant ces régions de haute altitude, où au "meilleur" de l'année on peut attendre régulièrement les -12°, et pourtant il n'y a jamais de chauffage dans les chambres d'hôtels ou gîtes, voir pas d'eau chaude - un vrai plaisir !)

Les condors sont nombreux au dessus du canyon de Colca. Pour les observer il est nécessaire que 2 conditions soient respectées : le soleil et le vent. Le matin de notre virée, le soleil était présent mais le vent était faible. Nous avons pu observer de jeunes condors sur des rochers en attente du vent pour décoller puis enfin, le vent se levant des condors se sont mis à planer haut dans le ciel et c'était captivant ! Hormis les condors, le canyon et la vallée de Colca sont vraiment magnifiques avec la particularité de cultures en espalier dans la vallée...un petit air de Bali !

Le retour vers Arequipa s'est fait sous une petite tempête de neige légère. Étonnant !

18
avr

Cuzco du 18 au 26 avril

Cuzco et Machupichu sont des étapes que nous avions mises en gras, en rouge dans notre carnet des destinations rêvées au même titre que le Perito Moreno ou l'île de Pâques.Nous voici donc à Cuzco, arrivées en bus de jour car on avait souvent lu sur les forum que le paysage était trop beau pour ne pas être vu... bon OK ce n'est pas moche mais rien de transcendant. Je crains que nous commencions à devenir un peu exigeantes maintenant que nous avons vu la Bolivie et surtout le sud Lipez. C'est un peu le revers de la médaille : plus on voit de jolies choses plus le niveau de référence s'élève. ..En revanche , arrivées à Cuzco nous sommes ravies. Beaucoup de touristes certes car nous sommes aux portes de la vallée sacrée et à 1h30 de train du célèbre Machupichu (dont nous reparlerons dans un prochain post), mais la ville est adorable et reste agréable même dans les quartiers un peu plus éloignés du centre historique et donc touristique.

Cuzco est au fond d'une vallée, ce qui signifie donc des ruelles escarpées à remonter le cerro, mais on commence à être rodées quant au remontage de pentes à petits pas serrés pour ne pas trop s'essouffler (technique très efficace de Daddy un guide que nous avions eu à Java). Et parfois nous avons triché en empruntant un petit bus touristique en bois très bien retapé et charmant qui nous a permis de monter sur la crête tranquillement et voir ainsi un immense Christ et les ruines incas de Saksayhuman.

Nous sommes arrivées à Cuzco le vendredi saint et dès 18h nous avons pu observer des processions sortant de toutes les églises de la ville (et elles sont très nombreuses) avec en premier lieu les pompiers qui portent une croix, puis un cercueil transparent (et voire luminescent selon la richesse de la paroisse) contenant le corps du Christ supplicié (et là les péruviens ne sont pas avares de détails sanguinolents) et, pour clore la marche, une vierge généralement portée par des femmes. Ces processions sont assez impressionnantes car elles se déroulent de nuit, toutes en illuminations mais sans un chant, un quasi silence avec seulement quelques tambours et un ou deux tubas ou trombone.

Dimanche, c'est un autre genre de défilé auquel nous avons assisté : celui des corporations qui oeuvrent au développement économique et culturel de la ville. Autant dire tous les métiers non ? Et bien, comme cela concerne en effet beaucoup de personnes, c'est à tour de rôle, que tous les dimanches, après un levé de drapeaux Pérou et Cuzco, les professions défilent. Le jour où nous y étions cela concernait le groupement des artisans tissage et lainage de Cuzco, les carriéristes de Cuzco (à l'oeuvre sur leur camion à défoncer un bloc de pierre au marteau piqueur), des danseurs folkloriques qui interviennent dans les tours touristiques, des agents d'une société financière, ceux de l'équivalent d'un conseil général, les membres d'une école etc...Le centre historique n'ayant plus de secret, nous nous sommes un peu éloignées pour aller rencontrer une coopérative de femmes artisanes qui nous ont montré tout le processus de fabrication : du lavage de la toison des lamas alpaga, à la teinture avec différentes plantes ou bestioles comme la cochenille, puis le filage et le tissage.

Un peu plus loin nous avons pu découvrir les terrasses circulaires de Moray - système de terrassement qui captait dans les pierres de soubassement la chaleur de la journée pour compenser le froid des nuits et ainsi permettre l'acclimatation et le développement de jeunes plants. Cela tenait lieu de pépinière très ingénieuse qu'on retrouvera à Machupicchu. Enfin,, nous avons adoré les salinas de Maras, spectaculaires piscines étagées à flanc d'une gorge profonde et recueillant depuis des siècles les eaux salées et très minéralisées des Andes.

Prochaine étape le Machupicchu... Yesssss !

23
avr

23 avril

Pour accéder au site il nous a fallu prendre un train de Ollantaytambo (village qui est lui même à 1h20 de Cuzco en bus ou taxi) vers Agua Caillentes . Il y a une station de train mais deux compagnies : PeruRail et Incarail. Nous sommes parties avec Inca rail moins cher et tout aussi exotique que sa concurrente. Des hôtes et hôtesses dans chaque wagon, une boisson et des snacks servis pendant le trajet et un wagon restaurant avec un vrai chef de cuisine et un service a la table !On peut aussi accéder au Machu Picchu par différents chemins de randonnée. Le plus emprunté, le chemin de l’Inca, est soumis à un contrôle strict et ne peut être parcouru qu’avec une agence.Agua Caillentes (eaux chaudes, en effet il y a des eaux thermales), est une sorte de village de station de sport d'hiver ou il n'y a rien a faire si ce n'est manger, boire ou acheter des souvenirs. C'est le village qui est en contrebas du Machu Picchu et d'où part tous les 5 minutes un bus pour monter au site.Donc, dès l'aube le lendemain, nous étions environ 500 a nous présenter aux portes du site tant convoite qui verra 2500 visiteurs maxi comme chaque jour.Ce qui frappe le plus en découvrant cette merveille ce n'est pas tant les ruines que le site en lui même, l'environnement qui est très impressionnant. Le lieu d'implantation de la cite n'a d'ailleurs pas été choisi au hasard mais avec vraiment beaucoup d'intelligence ...je vous laisse creuser la question sur internet ou dans des bouquins pour occuper vos soirées ;-)Je n'en dirai pas plus car je ne trouverais pas les mots qui déecriraient avec assez de justesse l'enrichissement culturel que nous a apporte cette visite et surtout le plaisir ressenti a parcourir une journée durant cette cite.Alors, place a quelques photos et a une petite vidéo de ce voyage qui nous l'espèrons vous restitueront un peu "l'ambiance"..

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Évidemment, Emma était la pour contempler la vue


Et pour le prochain article, alertez les gourmands !


Info pour les futurs voyageurs au machu picchu

Pour le Machu Picchu nous avons finalement pris un tour environ 200 euros par personne comprenant

Aller en taxi de Cuzco jusqu'à OllantaytamboBillet train Incarail jusqu'à Agua calientesNuit d'hôtel avec petit dej dans Agua calientesBillet du bus pour monter au site Billet d'entrée du parc Machupicchu avec guide pendant 2h et possibilité de rester tout le reste de la journée pour aller et venir dans le siteBillet redescente en busBillet train retour OllantaytamboRetour en taxi à CuzcoCette formule n'était pas tellement plus chère que de cumuler tous les billets séparément et cela nous a permis de ne pas perdre un après midi à aller chercher les billets de train, puis aller réserver et acheter le billet d'entrée au Park Machu Picchu (le nombre d'entrée et limitée par jour donc il faut le réserver environ 48h à l'avance), puis de réserver une nuit à Agua sachant que c'est toujours plein à craquer, de négocier avec un taxi pour aller jusqu'à Ollantaytambo etc...Tous les tours sont à peu près au même prix entre 180 et 200 euros sur 2 jours et quand on dit tour il ne s'agit pas de car avec 50 personnes, on était vraiment comme si on avait pris tout individuellement. Il y a aussi des formules sur une journée avec arrivée sur le site à13h. C'est moins cher car économie de la nuit à Agua mais moins de temps sur le site qui ferme à 17hSi on avait tout acheté au détail cela aurait donné :L'entrée du parc de 82$ soit une 60taine d'euros par personne.Le train ça dépend du jour de la semaine et de l'horaire mais faut compter 80 euros A/R par personneLe bus pour monter au Park c'est 15 euros A/R par personneUn taxi Cuzco Ollantaytambo compter 5 euros A/R par personne

24
avr

Cuzco, 24 avril

Si l'Afrique produit 90% des fèves de cacao utilisées dans la production industrielle, il n'en reste pas moins que l'autre continent du chocolat est l'Amérique du Sud.Les cacaotiers poussent dans une zone à cheval sur l'équateur et le Pérou est le seul pays à produire les trois variétés de cacaotiers. Si les volumes ne sont pas mirobolants, la qualité est en revanche exemplaire. Par ailleurs, le cacao péruvien a la particularité d'avoir des saveurs fruitières car la terre est telle que si un plant de cacao pousse à côté d'un bananier alors les fèves auront une saveur de banane, si c'est à côté d'un papayer alors la saveur de papaye pointera dans le goût de la fève récoltée. etc.A Cuzco, nous sommes allées prendre un cours de "chocolat"Roberto nous a accueillies et nous a tout d'abord informées sur les variétés de chocolat et la production péruvienne.Puis nous avons enfilé un tablier et nous avons reproduit le processus d'élaboration du chocolat avec, à toutes les étapes, des exemples de la façon dont , à travers les epoques, on consommait la production obtenue. Autant vous dire que le chocolat d'aujourd'hui est largement le plus agréable au goût puisque les premières utilisations étaient quasi pharmaceutiques, très épicées et pas du tout sucrées. .. bref, pas vraiment un plaisir !

Alors tout commence par l'ouverture des bogues de cacao d'où on extrait les fèves qu'on va entasser dans des bacs en couches alternées avec des feuilles de bananiers. Se produit alors une fermentation de 5 jours qu'on va vite stopper avant que s/ initie le phénomène d'alcoolisation. L'alcool de cacao n'est pas consommable car il est très hallucinogène.

Les fèves sentent un peu le vinaigre et sont déjà à ce stade commercialisées. C'est à ce stade également que nous avons commencé à les utiliser dans le cours.

Il a fallu les torréfier et on obtient alors des fèves luisantes, nervurées de blanc car c'est le beurre de cacao qui ressort.Ensuite on les épluche et on broie très finement les fèves. La poudre obtenue sera travaillée sous pression pour extraire le beurre et obtenir la poudre sèche de cacao 100%

La poudre sèche de cacao est alors la base de toutes les compositions chocolatées que nous aimons. Il faut pendant 24h malaxer poudre de cacao, beurre de cacao, sucre et lait éventuellement pour obtenir le chocolat que l'on moulera avec ou non des composants annexes comme des épices, des noisettes pilées, des raisins, des herbes. ..

Fabienne a choisi de faire deux sucettes à la poudre de coca et deux aux noisettes. Pour ma part, j'ai fait deux Incas l'un à la poudre de coca et aux oranges confites, l'autre au gingembre et noix de cajou.

Ma foi, le résultat nous a bien plu !

Et comme nous pensions à vous, l'inca à la coca est parti via la poste vers la France à destination d'un/d'une lecteur/trice de ce blog tiré au sort ! Vous nous direz s'il est arrivé en bon état et surtout si vous avez aimé !

26
avr

Alors qu'est - ce qu'une journée de perdue dans un voyage d'un an me direz - vous ?

Et bien c'est une journée où on devait prendre un avion très tôt de Cusco à Lima afin d'attraper le vol Lima Quito prévu dans notre billet tour du monde. Sauf que quand je l'ai pris je me suis trompée, j'en ai pris un le jour d'avant. Est-ce parce que je buvais un maté coca (tisane avec plein de feuilles de coca que je trouve délicieuse) ? Je n'en sais rien en tout cas nous voici levées ce matin à 5 heures 1/4 pour prendre ce vol.Une fois arrivées à Lima nous avons pris le temps, puisque nous l'avions, le temps, d'aller voir la compagnie LAN qui possède l'avion dans lequel j'ai oublié ma liseuse il y a un mois et 1/2. Au moins on se dit que la journée sera rentabilisée mais non, point de liseuse retrouvée.Tant pis, on file vers la mer que l'on a pas vue depuis longtemps. Il y a des vagues, le bruit des vagues et, chose surprenante, une galerie commerciale à ciel ouvert coincée entre la mer en contrebas et la route. C'est vraiment bizarre de regarder la mer avec dans sa ligne de mire des escalators.... Il y a des fringues, des restaurants, un coiffeur et un supermarché. Alors on se dit que c'est notre dernier jour au Pérou et que, tradition oblige depuis notre départ, on doit se faire un bon restaurant pour fêter ça. Il est 13h, on va dans une brasserie qui surplombe la mer, qui sert des fruits de mer et des cesar-salade, c'est super bon tellement ça faisait longtemps qu'on avait pas mangé ça !

En prime nous assistons, médusées, à la prise de photos de scènes avec 2 jeunes filles qui donnent à tour de rôle des claques à un homme d'une cinquantaine d'années en faisant voltiger ses lunettes alors qu'une autre lui offre une bague à genoux comme si elle le demandait en mariage ?!?!

Au début je pensais que nous assistions à un tournage de romans photos comme dans les "nous - deux" qu'achetait ma grand - mère et que je lisais pendant les vacances en cachette. Mais en nous renseignant auprès d'un serveur il s'agissait en fait de photos pour la publicité du restaurant !!!!

Y - a - t - il un publicitaire dans nos lecteurs qui pourrait m'expliquer le message ???

Après une tournée dans la galerie, des courses au supermarché et un passage chez le coiffeur pour moi nous sommes rentrées à l'hôtel, sans visite de musée, d'église ou de place des Armes....

Finalement, c'est pas si mal une journée de perdue !

Voilà "chao" le Pérou...la suite du voyage sera en Equateur