Bolivie (TDM)

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Nous entrons en Bolivie par voie terrestre depuis le Pérou. C'est le 4eme pays de notre TDM 2014 et un vrai coup de cœur du point de vue des paysages.
Du 31 mars au 18 avril 2014
19 jours
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31
mars

31 mars

Pour passer du Pérou en Bolivie nous avions choisi de prendre un bus de nuit partant à 21 heures de Arequipa, arrivant à 5 heures du matin à Desaguadero le poste frontière.Naïves que nous sommes, nous pensions :

1° que toutes les compagnies de bus offraient les mêmes services pour la même classe

2° que tous les bus arrivaient dans un terminal de bus.

La première surprise fut donc de constater que nous n'aurions pas de couverture pour la nuit comme les autres fois. Nous avons donc passé la nuit à couvrir les parties du corps que l'on pouvait avec ce que l'on avait sachant que le néon lumineux indiquait une température de -6 à l'extérieur et qu'il n'y avait pas de chauffage dans le bus ... furieuse envie de piquer les couvertures des ronfleurs d'à côté (des locaux qui eux savaient) ! De plus nous avions les derniers sièges du bas à l'arrière du bus, ceux placés sur les roues qui vous font sauter à chaque trou ou bosse (sachant que les 2/3 du trajet s'est fait sur piste).... quelle nuit !

La deuxième surprise après cette nuit magique fut de constater que nous étions débarquées par -2°dans la nuit dans un terrain vague à peine éclairé, avec, à la sortie du bus , des "tryci-taxis" se battant entre eux pour prendre nos bagages, sans nous demander notre avis d'ailleurs ! Isa ayant une furieuse envie d'aller aux toilettes et l'humeur n'étant pas des plus aimables, nous avons empoigné presque de force nos bagages et sommes parties à la recherche du graal pour ma douce et tendre, j'ai nommé les toilettes. Après avoir essuyé un refus dans un hôtel ouvert nous jetons notre dévolu sur les toilettes publiques... fermées ! Je jette un regard dans la guitoune et vois une dame vêtue en habits traditionnels remonter sa culotte sous ses jupes et sortir ouvrir le cadenas des toilettes dames, Isa s'y précipite. Pendant ce temps la petite dame essaye d'ouvrir pendant 5 minutes le cadenas des toilettes hommes et je me dis qu'heureusement que cela avait été plus vite pour les dames car elle aurait pu se faire tuer sur place....Bref, une fois Isa sortie, le calme revenu, ne sachant absolument pas à combien de distance nous étions de la frontière dans ce no man's land nous décidons de retourner près du bus et de finalement prendre un tryci-taxi qui nous emmène.... 500 mètres plus loin, juste derrière les toilettes, à la frontière Bolivienne via des chemins en montée. Le pauvre ! Je ne vous dirai pas nos poids mais nous deux plus les bagages, autant vous dire que nous avons dû descendre pour l'aider !

Dans le tryci-taxi on approche de la frontière... 

Arrivées à la frontière Bolivienne, le policier bolivien en faction nous dit que nous n'avons pas le visa de sortie du Pérou et qu'il nous faut donc nous en retourner... grgrgrgrgrgr, pressées qu'on était nous n'y avions même pas pensé ! Nous nous en retournons donc cette fois à pied et nous nous mettons à la fin de la queue de ceux qui, eux, y avaient pensé et attendent devant le bureau peruvien de la migration.

Il est 6h15, le jour s'est levé, il fait toujours -2°, un vent glacial souffle et nous constatons devant nous qu'un petit village s'est installé !Il y a celles qui font du change : nous changeons nos sols péruviens contre des bolivios. Celles qui vendent du café et du Maté coca, utile pour réchauffer les seules qui n'ont pas de couverture autour des jambes et des épaules..

Celles qui vendent des gants, utile pour celles, c'est à dire moi, qui en ont perdu un au bout de 3 jours et qui ont froid aux mains. Ceux qui vendent un breuvage fait de pleins de décoctions et que nous n'avons pas osé goûter.

Dans la file, juste avant nous, il y a Paulo, Péruvien, avec qui nous devisons, en anglais et en espagnol, et qui nous apprend que de l'autre côté de la frontière il n'y a pas de bus mais seulement des taxis pour aller à la Paz, 120 Kms plus loin. Il se propose de nous attendre, de nous aider à négocier le taxi et de le partager avec nous. Nous nous perdons de vue le temps de passer la migration Péruvienne puis Bolivienne mais nous retrouvons plus tard et faisons route ensemble dans un taxi break où nous avons même embarqué un passager dans le coffre !

En route Paulo me demande de faire un texto en Français à sa petite amie pour la demander en mariage. Je m'exécute même si je trouve cela étrange.

Arrivés à la Paz à midi Paulo ne veut pas nous lâcher dans l'inconnu. Il nous explique quels taxis ne pas prendre et attend avec nous pour en héler un "seguro" c'est à dire à peu près officiel et négocier le tarif pour nous. Le premier qui s'arrête s'accroche dans le même temps avec un bus. Les 2 chauffeurs descendent, se filent sous nos yeux ébahis des coups de boule et en viennent à utiliser les crics de voiture pour se battre, créant un attroupement dont nous sortons bien vite. Notre bienfaiteur tient à nous trouver un autre taxi, négocie le tarif et nous laisse en nous embrassant comme si on se connaissait depuis toujours. Nous avons échangé nos coordonnées et si un jour nous pouvons l'aider à réaliser son rêve qui est de venir à Paris nous le ferons.

Bref, à 13 heures nous sommes dans notre chambre et nous pouvons enfin dormir 2 heures tranquilles. Mais quand-même, juste avant de plonger dans les bras de Morphée, on se promet que la prochaine fois on se renseignera davantage sur le déroulement des trajets, qu'on évitera les arrivées en pleine nuit dont on commence à être gavées et qu'on ne prendra plus de places en fond de bus. On apprend toujours de ses erreurs parait-il ? En voilà que nous ne referons pas !

1
avr

Et bien voilà, nous sommes désormais une équipe de 4 : nous 2, Emma et ...monsieur

Dans les rues de la Paz nous avons littéralement craqué pour cette petite bouille. Evidemment, maintenant nous réalisons que nous n'avons peut être pas assez réfléchi car cela va compliquer les passages aux frontières et l'accès à certaines compagnies de bus. Mais bon ! on assume et n'arrivons pas à nous mettre d'accord sur le nom que nous allons lui donner. En Bolivie c'est l'année du P . Si vous avez des idées, n'hésitez pas !

1
avr

La Paz du 31 mars au 3 avril

Notre arrivée à la Paz s'était faite vous l'avez lu dans un climat assez violent, dans un bordel de van bus et taxis inimaginable ce qui ne nous rendait pas à première vue la ville très sympathique. Mais nos quasi 4 jours nous l'ont fait apprécier surtout grâce à la gentillesse des habitants.La Paz est dans une cuvette (à une altitude de 3600 m quand même) et sur les flancs hauts de la cuvette se trouve la ville de El Alto.

C'est à El Alto que se trouve l'aéroport et surtout qu'arrivent les routes ou simili autoroutes autopista. Autant dire que la Paz peut très facilement être bloquée car il suffit de bloquer le point d'entrée de El Alto et le tour est joué. Par ailleurs il n'y a plus de gare ferroviaire à La Paz ce qui est surprenant pour une capitale de près de 2 millions d'habitants mais c'est ainsi, les transports ferroviaires démarrent de Oruro ville accessible par 4h de bus. Ce préambule pour comprendre que nous allons avoir beaucoup de mal à quitter la ville car les mineurs de Bolivie qui protestent contre le projet de privatisation des mines, bloquent depuis plusieurs jours le terminal de bus et l'entrée d'El Alto.

Mais avant d'en partir qu'avons nous vu à La Paz ? Nous avons vu un autre monde ou plutôt un double monde.En effet, se côtoient :un monde encore très traditionnel avec des femmes aux longues tresses vêtues du costume traditionnel des servantes : multiples jupons plissés ou à volants, châle, guêtres en laine, chapeau melon haut bolivien et portant leurs affaires dans une couverture multicolore sur le dos et un monde relativement moderne tant dans l'habillement que dans les pratiques (téléphone portable, voiture...).

Cependant, la Bolivie est un pays pauvre et où perdurent des pratiques inconnues de chez nous depuis des décennies.

Ainsi, on trouve dans la rue les innombrables guitounes vendant de tout comme on en trouve dans tout l'Amérique du Sud mais en Bolivie certaines font également téléphone public. On peut trouver les artisans attendant sur le trottoir leur client en mettant bien en avant leur boîte à outils pour qu'on repère leur spécialité. Il y a également les femmes qui installent 4 ou 6 tabourets sur un bout de trottoir pour permettre à leurs clients de s'asseoir pour manger le plat qu'elles ont cuisiné chez elles et qu'elles apportent dans de grandes marmites. Ainsi, pour 0,50 centime d'euros elles vous servent une assiette de riz et poulet rôti et légumes ou bien une sorte de cassoulet avec de grosses fèves vertes. On constate également que peu de Boliviens doivent avoir une carte bancaire car on ne les voit jamais dans les cabines de DAB mais en revanche il y a des files d'attente impressionnantes devant les établissements bancaires.

La ville n'est faite que de rues qui montent et qui descendent avec des inclinaisons très abruptes. La partie la plus plane au fond de la cuvette est le lieu d'implantation des très grands immeubles, la zone moderne des affaires où on peut facilement circuler à pied sans perdre ses poumons d'essoufflement. Pour le reste de la ville il ne faut pas hésiter à prendre les taxis qui pour 1,5 euros vous emmènent n'importe où. Il y a également les collectivos mais plus difficiles à attraper car il faut souvent monter en marche et surtout avoir une bonne connaissance des quartiers pour comprendre celui qu'il va falloir alpaguer.

Notre hébergement était très bien placé, en face du musée de la coca, tout proche du marché aux sorcières et de tous les lieux pouvant être visités et également donnant la possibilité de rayonner à pieds dans des quartiers plus éloignés. Ainsi, nous avons visité les 4 petits musées municipaux situés dans une jolie rue pavée (pour ainsi dire la plus jolie rue de La Paz qui par ailleurs n'est vraiment pas jolie ni en bon état). Un de ces musées porte sur l'histoire des instruments de musiques andins et boliviens avec une petite tendance des anciens à apprécier les flûtes érotiques (dixit).

Une sorcière et son chapeau noir et des fœtus de lamas à enterrer sous une maison en construction.  

Nous avons visité la cathédrale qui pour une fois en Amérique du sud ne présente pas surcharges de dorures mais de jolis vitraux et de vraies statues et sculptures. Cathédrale accolée au palais législatif et au palais présidentiel autour d'une jolie place inondée comme à l'habitude de pigeons.

Ces visites n'ont pas été faciles à réaliser car toutes situées dans un périmètre sécurisé par les militaires. En effet, la grève des mineurs entraîne des affrontements violents avec les forces de l'ordre et la ville est du coup sur-militarisée nous obligeant à de nombreux détours pour atteindre nos destinations. Et c'est là qu'on constate que les Boliviens sont vraiment adorables. Dès qu'ils vous voient le nez en l'air à chercher un nom de rue ils se proposent pour vous aider. Donc, même si les chambres sont sans chauffage dans 90% des cas, même si l'eau chaude est une denrée aléatoire, même si tout semble toujours défoncé, même si la ville est sur encombrée de véhicules ... nous avons bien aimé ces 4 jours à la Paz.

Petites pensées pour Éric et SebO : désolées mais pas de place de vous rapporter un étui à guitare, Sylvie et Fanny les accordéoni...


NR : pour ceux et celles qui continuent à nous suggérer des noms pour notre chien, sachez qu'il s'appelle Poisson d'avril !

3
avr

La Paz-Uyuni du 3 au 5 avril

Après La Paz nous voulions faire un tour de 3 jours pour voir le salar de Uyuni et autres merveilles de cette région du sud Lipez. On hésite entre acheter un tour voiture/chauffeur ou bien louer une voiture pour faire le tour toutes seules. Cependant un groupe de 4 garçons témoignant du fait qu'il n'y a pas vraiment de signalisation ni de cartes routières détaillées et qu'ils avaient dû sortir leur boussole pour retrouver leur chemin, nous optons pour la voiture avec chauffeur. Un peu cher (enfin pour la Bolivie, tout est relatif) mais bon cela fait 2 mois qu'on joue les restrictions donc là on décide de se faire plaisir dans la sécurité. Les tours partent tous d'Uyuni, il fallait donc que nous nous y rendions.Comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire dans le post précèdent il nous faut prendre en compte la grève des mineurs et le fait que La Paz est coincée dans sa cuvette. Nous prévoyons donc large... un jour pour essayer de rejoindre en bus Oruro où on dormira pour être certaines d'être à l'heure le lendemain pour pendre le train et rejoindre Uyuni. Ainsi nous serons fin prêtes, lavées et reposées pour un démarrage du tour de 3 jours le surlendemain.

Jour 1,il est 11h nous arrivons au terminal des bus confiantes puisque tout le monde à l'hôtel nous assure que le conflit est quasi résolu et les barrages levés. Et bien non !"No hay" , "No hay" : pas de sortie sortie de bus à envisager aujourd'hui. La télévision est là, nous sommes dans le champ des caméras qui filment les pauvres voyageurs. Certains disent qu'une réunion de négociation va bientôt se terminer, nous patientons ... Fabienne en profite pour faire un tour et interroger des policiers qui lui indiquent que si on arrive â rejoindre El Alto là bas on trouvera des van ou des bus "au noir' qui eux partiront vers Oruro par de petites routes. Nous voila donc parties vers El Alto où en effet nous trouvons un bus vraiment "local" qui sentait le pipi et dont les vitres crasseuses étaient bloquées du fait des joints craquants de moisi mais à bord duquel nous grimpons avec la satisfaction d'être à Oruro ce soir. Le trajet dure 4 heures dans la poussière mais nous finissons par arriver. Oruro, ville décrépie de 500 000 habitants en pleine expansion urbaine où nous dormirons face à la vierge de Socadon, monumentale...,Notre Dame de la Garde lui arrive au genou !

Jour 2,

il est midi, le train part à 15h mais nous préférons arriver en avance au cas où...On entre en gare et un petit panneau indique que tous les trains (enfin les 3 programmés de la journée) sont annulés pour cause de blocage des mineros... ;-(Le guichetier nous explique que le syndicat a donné comme consigne de ne pas faire partir les trains mais que lui , il n'est pas d'accord mais il doit obéir. En fait le blocage est "virtuel", il n'y a pas l'ombre d'un mineur pour bloquer. On demande sans trop y croire le remboursement de nos tickets achetés il y a 3 jours à La Paz et surprise nous l'obtenons sans difficulté.Reste à trouver une solution pour rejoindre Uyuni : pas de train, pas de bus... il reste l'avion.Nous cherchons un taxi pour nous emmener à l'aéroport et là nous tombons sur Gregorio, le chauffeur de taxi aussi soucieux de ses clientes que de sa voiture. A l'aéroport il tient absolument à vérifier auprès des agents qu'il n'y a pas d'avion, il nous emmène alors au terminal de bus pour revérifier qu'il n'y a pas de bus à partir...du coup on lui demande si, lui, il serait prêt à nous emmener. Uyuni est à 320 km (non stop dans la pampa déserte et sans aucun panneaux de signalisation) , moitié du chemin en asphalte l'autre en piste soit 5h de route aller. Il rigole car à priori jamais un taxi urbain n'a eu l'idée d'emmener des touristes hors de laville. Fabienne lui dit qu'on ne rigole pas, du coup cela fait tilt dans sa tête et il nous annonce que si il le faisait ce serait pour 1500 bolivianos (cela équivaut au salaire mensuel moyen). Évidemment pour la Bolivie c'est une fortune mais pour nous cela fait 150 euros soit moins que le prix des billets d'avions que nous aurions été prêtes à payer s'il y avait eu des avions ! N'ayant du coup aucune autre solution pour être à l'heure au démarrage de notre tour du salar, nous lui disons que nous sommes OK. Ébahi, il appelle sa femme pour lui demander si elle d'accord de nous accompagner pour avoir de la conversation sur le chemin du retour et les 1500 bolivianos la décident vite.Nous voici donc en route avec Sonia, bolivienne traditionnelle.

Tout démarre bien, Gregorio qui a son frère mineur, s'assure auprès de lui par téléphone que la route est libre pour les particuliers.Nous roulons mais rapidement sommes bloqués par une bonne centaine de camions. Les particuliers peuvent passer mais à condition de passer au dessus des camions qui eux sont bloqués. Petit à petit Gregorio avance en s'intercalant entre les camions et 1h après nous sommes au niveau du barrage où en effet nous passons sans problème.

La route est sympa, Madame Sonia nous fait découvrir les champs de quinoa qui bordent la route et dont c'est la saison de la moisson. Nous apprenons que la Bolivie est le premier producteur de quinoa et pourtant il est vendu très cher aux boliviens : l'équivalent de 40 euros le kilo.

Les champs de quinoa 

Puis au bout de 180 km nous quittons la route asphaltée pour entamer 140 kms de piste et c'est là que tout bascula... Quand on dit piste je ne sais même pas à quoi cela peut ressembler en France pour vous donner une idée de l'état de la chose... C'est un chemin de terre dévasté par le passage incessant de tractopelles à chenilles et autres engins de travaux publics. Donc imaginez le pire.

Evidemment, au bout d'une heure de nids de poule d'enfer, le carter du dessous de la Nissan Note de Gregorio montre un signe de faiblesse et se décroche. Stop obligatoire. Heureusement, on aura l'occasion de le vérifier d'autre fois, un bolivien qui se respecte a toujours avec lui du fil électrique, le fil solide mais souple. Pendant que Fab et Sonia devisent, la réparation, elle, est faite. Nous repartons et bientôt la nuit tombe. Au loin sur notre gauche nous admirons des orages féeriques sur la chaîne de montagne qui se déroule à l'horizon. Plus nous avançons et plus nous rendons compte que cela doit faire longtemps que Gregorio a dû aller à Uyuni car dans la nuit il a beaucoup de mal a choisir une piste quand plusieurs se présentent. Cela fait environ 7 heures que nous sommes partis, que nous avons le dos en compote quand une pancarte apparaît et indique Uyuni = 100 kms... Désolation ! A raison de 40kms/h nous en avons encore pour plus de 2h. On sent que Gregorio regrette un peu l'affaire mais il reste calme avec Sonia en copilote pour le choix des pistes. Tout à coup, la piste est traversée par un petit rio qui vient de grossir énormément suite aux orages que nous avions observés au loin ... impossible de passer. Même les deux 4x4 qui sont devant nous ont renoncé. On s"imagine alors passer le reste de la nuit ici mais c'est ne pas connaitre les boliviens. Sans jamais s'énerver voici que Gregorio nous informe qu'un tractopelle et une dameuse, utilisés pour les travaux de construction d'une vraie route vers Uyuni, vont bientôt arriver. Et magiquement, dans la nuit, les loupiottes des 2 engins apparaissent et 1h plus tard le rio était dompté et nous repartions.

Deux heures après nous étions à Uyuni et quittions Gregorio et Sonia Cruz, ravis de nous avoir menés à bon port mais essayant de négocier plus de sous car la route était plus mauvaise que dans son souvenir.Il était 1 heure du matin, nous étions épuisées et comme des zombies, qu'auriez vous fait ?

5
avr

Sud Lipez Bolivie du 5 au 7 avril

Eh bien oui, arriver jusqu'à Uyuni à été difficile mais qu'est ce que cela valait le coup ! De tous nos voyages, nous pensons que ces paysages ont été parmi les plus beaux. Comme vous semblez apprécier le fait de nous voir voici une petit vidéo résumant nos trois jours. Désolées Pierrick le son n'est toujours pas assez fort, branchez votre casque ou écouteurs...

Jour 1

En quittant Uyuni on passe devant le cimetière de trains d'Uyuni qui avant la chute des cours de minéraux était la plaque tournante du transport ferroviaire. Et à suivre, des mirages en longeant le salar, des hauts plateaux désertiques, des lagunes, des zones rocheuses à la Monument valley, des geysers... le tout entre 3700 m et 5000 m

Roman avec sa chique de coca. A ce propos nous avons remplacé la coca pas assez efficace à notre goût par 1 petite gélule rouge et blanche "para el mal altura" que toutes les pharmacies sud américaines connaissent

Et pour finir cette première journée, arrivée dans un refuge de désert à 4700m.

Il ne faisait pas très chaud mais me rappelant un article écrit par Aude "Autour du bocal" où elle racontait l'horreur frigorifique de sa nuit au refuge, nous nous sommes couchées avec tellement de couches de vêtements et de chaussettes que nous avons même eu trop chaud...en mars on ne descend pas en dessous de 10° dans le refuge ! (Ce qui n'est pas le cas en juillet août septembre où en effet, il paraît que c'est intenable)

6
avr

Jour 2

Lever du soleil à 5000 m, sur un plateau enneigé d'où jaillissent des geysers soufrés.

Puis commence une journée fabuleuse à sillonner des paysages mirobolants...

Et le soir notre refuge était en briques de sel, la moquette faite de gros sel ! Et du sel, nous l'allons pas finir d'en voir demain...

7
avr

Jour 3

C'est le grand jour, celui du Salar ! On l'aborde au lever du soleil ... Dans le soleil, à l'horizon, en tout petit c'est Fabienne ... et pourtant elle n'était pas si loin !

La surface est soit faite de billes de glace soit d'énormes craquelures... au final ça secoue toujours bien 

Puis c'est l'arrivée à l'ile des Incas en plein milieu du désert de sel

Pensée pour Sophie qui a tricoté le poncho d'Emma ! 

Et arrive le moment de s'amuser

Un peu de préparation et c'est parti, on fait les folles !

Enfin, avant de retourner à Uyuni, nous passons dans la partie du désert où s'est déroulée une partie du Paris Dakar 2014 puis celle où se récolte un peu de sel mais cela reste une activité assez peu développée.

8
avr

Potosi du 8 au 10 avril

À Potosi tout tourne autour des mines (15000 mineurs) qui ont fait de cette ville, au XVI et XVII siècle, la plus importante ville du monde en nombre d'habitants et en valeur produite (bien avant Paris, Londres, Lisbonne ou bien encore Rome ou Séville).

De ces mines était extrait de l'argent, le Cerró Rico qui domine la ville ayant d'énormes filons exploités au XVI siècle par les espagnols en envoyant creuser les indiens Boliviens. Avec tout cet argent l'idée de frapper monnaie à Potosi s'est imposée.

Du coup, aujourd'hui, il n'y a pas grand chose à voir à Potosi si ce n'est des maisons coloniales cachées derrière des monceaux de lignes électriques

une Casa de la moneda (Maison de la monnaie) où était frappée la monnaie

et les mines qui continuent à être exploitées en particulier pour le zinc, le plomb, l'étain et un peu d'argent dans l'attente de retomber sur un gros filon.

Il y a 50 ans l'état Bolivien a voulu fermer les mines, non rentables. les mineurs de Potosi se sont donc regroupés en coopératives et continuent à faire leur métier mais en devant acheter individuellement tous leurs équipements.

Une autre façon pour eux d'augmenter leurs revenus a été d'ouvrir les mines aux visiteurs.

La montagne est celle ces  mines 

Alors pourquoi le titre de ce post "Shopping dynamite et feuilles de coca" ?

Tout simplement parce qu'on s'est finalement décidées à aller visiter une mine et qu'il a fallu auparavant aller acheter quelques "cadeaux" pour les remercier de nous laisser entrer dans la mine et perturber leur travail. Nous avons acheté 2 bâtons de dynamite , une grande bouteille de jus de fruit et un grand sac de feuilles de coca. Ces dernières sont primordiales car de 2h du matin à 13h de l'après midi ils ne mangent pas et ne tiennent que grâce à la Coca.

Avant et...après ! 

Et mieux que les photos, vu qu'on a un point internet qui permet la mise en ligne de vidéo visitez la mine avec nous et lisez le récit de Fab !

Le guide que nous avons choisi est un ancien mineur. Pour qu'on soit au plus près de la vie des mineurs il nous a fait aller en bus collectif dans lequel tout le monde monte et descend quand il le veut.

Ici ce ne sont pas des mines où l'on descend profond sous la terre. En fait on rentre au bas de la montagne et on s'enfonce dedans.

Les premiers mètres je n'en ai pas eu conscience, surprise par l'allure rapide de la marche dans le tunnel. Il faut se rappeler que c'est une mine en activité et les gars qui poussent les chariots n'ont pas le temps d'attendre.


Isa le comprend très vite qu'elle en tiendrait pas et rebrousse chemin, bien lui en a pris  Elle va nous attendre quelques heures 

Ensuite on avance dans des tunnels très sombres, juste éclairés de notre lampe frontale, marchant dans la boue entre les rails et devant en même temps regarder vers le haut pour ne pas se cogner la tête dans la roche ou dans les poutrelles de soutènement. Je ne vous dis pas le nombre de fois où je me suis cognée et, même avec un casque, ça raisonne dans les cervicales !

J'étais avec un mineur entraîné et avec un couple de trentenaires en pleine forme, autant vous dire que l'allure était vive. Je me suis plus d'une fois retrouvée seule dans mon couloir espérant que je n'aurais pas à choisir entre deux couloirs..De plus comme ils se reposaient en m'attendant dés que j' arrivais on repartait, j'ai cru mourir.

Je voyais bien l'impatience de notre guide mais il n'avait pas précisé que c'était si physique. Il avait même employé le mot "facile" !

Bref une fois engagée pas d'autre choix que de faire de mon mieux... Avançant, souvent pliée en deux, grimpant ou glissant dans des couloirs pleins de boue, dans le silence le plus total sauf à entendre au loin les explosions de dynamite qui vont par 12 pour ouvrir les couloirs.

Nous avons vu des jeunes de 17/18 ans qui eux ne creusent pas mais sont là pour installer les poulies pour remonter les sacs des plus anciens.

Nous avons vu et soupesé les vieux outils dont ils se servent pour creuser la roche et même le jeune homme avec qui nous étions a eu du mal à juste le soulever de terre !

Nous avons vu des gars qui passaient la journée à tirer d'un puits de 15 mètres un sac de 50 Kgs pour le déverser dans un autre puits..

Nous avons vu des gars poussant ou tirant des chariots toute la journée en nage , d' autres pelletant, d'autres creusant mais, malgré l'effort toujours souriants, nous serrant la main et nous remerciant pour les présents apportés.

Enfin nous avons vu une statue qui représente le diable.

Ces gars sont croyants et superstitieux. Ils pensent que pour que le travail soit si dur c'est qu'il y a un diable. Pour que celui-ci ne soit trop dur avec eux ils lui offrent des cigarettes qu'iIs allument et lui mettent dans la bouche, de la bière et de l'alcool. Ils se réunissent en fin de semaine pour le remercier si la semaine a été bonne et n'a pas vu d'accident et lui demander son indulgence pour la semaine d'après.

Je dois vous dire que je suis ressortie de là un peu secouée. Physiquement cela va sans dire mais aussi par tout le courage et la détermination de ces gars.

Certes ils n'ont pas le choix puisque il n'y a pas d'autre boulot dans la région. Mais, quand on pense qu'en plus ils n'ont pas de salaire fixe puisqu'ils se partagent la vente de ce qu'ils trouvent et que bien souvent ils finissent avec une maladie des poumons, moi je dis "respect".

9
avr

Voici 2 mois pile aujourd'hui que nous tournons en Amérique du sud et que nous vous avons quittés ! Ce blog est pour vous mais également pour nous car notre mémoire de poisson rouge oublie déjà certains moments de ces 2 mois !

Vous avez été très nombreux à apprécier nos photos et à le dire mais pour ce post on va faire sans photos. Ceci dit s'il y a des photos dont vous aimeriez récupérer un format haute définition, dites le on vous les enverra avec plaisir ;-)

Vous êtes près de 130 à nous lire à chaque article et très gentiment vous avez écrit 381 commentaires auxquels nous n'avons pas toujours répondu.Désolées :-(

Cependant il y a 2 points que nous voudrions préciser :

Oui, c'est bien le cochon dinde qu'on peut retrouver rôti dans son assiette au Pérou et qu'on nomme cuy cuy à prononcer couille couille et je comprends bien que cela puisse perturber un tant soit peu les petits Broc's ;-)

Oui, l'adoption du petit chien était bien un poisson d'avril, nous apprécions cependant le fait que certaines (hein Fanny ?) puissent nous croire assez folles pour l'avoir fait !

A l'issue de ces 2 mois nous devons décerner le grand prix du commentaire à Mumu qui est toujours la première lectrice et commentatrice, elle n'a pas loupé un seul article, nous pensons que cela mérite un petit cadeau ! Surveille ta boîte aux lettres la belle (enfin tu as un peu le temps vu les délais d'acheminement des colis) !

Alors, que retenons nous de l'Amérique du Sud à ce jour que nous ne vous avons pas dit dans ce blog ?

1 / en Amérique du sud les chauffeurs klaxonnent tous les piétons qui sont à moins de 20 mètres de leur voiture, comme ça histoire de te faire comprendre que le piéton n'est jamais roi

2 / en Amérique du sud il ne faut jamais jeter son papier toilette dans la cuvette des WC mais dans la poubelle et ça c'est pas évident à déjouer comme réflexe

3 / en Amérique du sud il y a des douches électriques et nous venons tout juste de comprendre comment obtenir une douche chaude de bout en bout

4 / en Amérique du sud il y a des empanadas et des ceviches à manger et du pisco sour à boire et c'est trop bon mais il est très rare de trouver des tables en terrasse pour déguster tout ceci

5 / en Amérique du sud (sauf Chili et Argentine) tu peux manger une entrée, un plat et un dessert pour un 1,5 euros et en plus c'est superbon

6 / en Amérique du sud ( surtout au Pérou et en Bolivie) les gens sont super gentils et attentionnés mais cette remarque ne s'applique pas aux commerçants

7 / en Amérique du sud on adore les uniformes, que ce soit à l'école, dans les entreprises, les commerces et il est très curieux de voir les personnels hospitalier, dans la rue ou les bus, aller ou revenir du boulot en vêtement de travail, en tenue de bloc opératoire. ..

8 / en Amérique du sud on adore boire du café lyophilisé, du maté et de la camomille

9 / en Amérique du sud il y a beaucoup mais alors beaucoup de taxis qu'on prend pour un oui pour un non et pour 1 euro en Bolivie ils vous font traverser la ville à la Fangio

10 / en Amérique du sud les routes asphaltées sont rares quant aux autoroutes inter villes nous n'en avons pas vues, en revanche les pistes sont légion et du coup les 4x4 toyota également souvent très vieux et très polluants

11 / en Amérique du sud tout le monde a un petit commerce de quelques choses voire de trois fois rien

12 / en Amérique du sud il y a internet mais avec le débit des années 90 chez nous et parfois on grince des dentset tout plein d'autres choses qu'on finit par intégrer et apprécier ;-)

Voilou, prochain article avec photos et où il sera de nouveau question de mineurs !

Bises de nous

10
avr

Sucre du 10 au 13 avril

Les boliviens sont assez contestataires : après les blocages des mineurs, voici ceux des étudiants de Sucre, mais on commence à comprendre le système et arrivons à Sucre après seulement 4 heures de bus.Ahhhh ! Sucre ! Tout est dit dans le nom de cette ville. Il fait bon, c'est fleuri, ça sent bon, c'est pour ainsi dire propre, les maisons sont dans 80% des cas finies aux abords accueillants. Certes, le centre historique est colonial, une ville blanche aux toits de tuiles mais elles sont très bien conservées, il y a beaucoup de réhabilitations très réussies. Hormis le centre, les autres quartiers sont à la mode Bolivienne, tout en briques, maisons cachées derrières de haut murs en briques, mais on sent qu'il y a du plaisir à vivre, des jardinières de fleurs. Du plaisir à vivre, c'est ce qu'on ressent dans cette ville pour la première fois depuis qu'on est en Bolivie et cela fait du bien. Alors oui, le fait d'être à 2000 m d'altitude ça radoucit tout et permet à la flore de s'épanouir plus facilement qu'à Potosi ou Uyuni.

Notre hébergement est chez René, un hôte parfait, charmant, chez qui nous conseillons à tous les futurs voyageurs de séjourner dans sa "Casa verde" rue de Potosi à 4 quadras de la place centrale.La population de Sucre est assez étudiante, moderne, les Boliviennes traditionnelles un peu moins nombreuses et elles cachent dans leurs grandes jupes leur cellular.Bref, si j'étais obligée de vivre en Bolivie (je dis bien obligée car dans l'état actuel des choses cela ne pourrait pas être un choix !) c'est à Sucre que je voudrais vivre ;-)

A Sucre, nous avons évidemment visité des églises, le marché - c'est un classique :-( qui parfois commence à peser - mais également le musée de la liberté où les photos étaient malheureusement interdites. Ce musée est établi dans le très joli bâtiment où a été signée l'indépendance de la Bolivie. On y apprend que la Bolivie doit son nom à Simon Bolivar qui n'était pas un bolivien révolutionnaire issu du peuple mais un venezuelien, ayant fait ses études en Europe et qui, revenu en Amérique du sud, décida et réussit en partie la libération de plusieurs pays en tentant une réunification. Cependant, ne réussissant pas à obtenir des peuples l'attitude qui lui semblait nécessaire au succès de son projet il bascula dans un pouvoir dictatorial qui se retourna contre lui. Il mourut seul et démuni mais en laissant quand même son nom au pays. Quant à Monsieur Sucre (maréchal Antonio Jose de Sucre) il fut l'un des instigateurs du mouvement d'indépendance et la ville où cette dernière fut signée porte désormais son nom.Nous avons également visité un monastère établi par St François d'Assise lui même (je n'imaginais pas qu'il était allé si loin), bâtiment construit sur un cerro de Sucre au sein d'une forêt de cèdres dont il reste un spécimen vieux de 1500 ans.

Ce monastère (toujours occupé par 13 frères) détient une collection de peintures destinées à l'éducation religieuse des populations de l'époque dont plusieurs tableaux consacrés à la circoncision de l'enfant Jésus et ça on doit dire que nous n'en avions jamais vu ni entendu parlé auparavant.

Enfin, au marché de Sucre, les fruits et légumes débordent des étals, il y a des lignées de dames qui vendent des verres de gelée sucrée infâme mais également des coupes de fruits et à 0,70 centimes d'euros on ne peut que craquer !Surtout quand il a fallu traverser pour y arriver le rayon boucherie jamais très ragoûtant. ..

Puis cette étape a également été l'occasion de rencontrer pour la deuxième fois Christophe et Sylvie "tourdumondistes" comme nous, rencontre très agréable mais nous aurons l'occasion d'en reparler dans un autre article.

Voilou, dimanche c'était le début de la semaine sainte avec le dimanche des Rameaux (rameaux qui ici se font en tressant des feuillages locaux) et l'occasion de déguster en famille les énormes gâteaux que les sud américains adorent mais qu'on n'avaient pas revus depuis le Pérou.

Prochaine étape, en avion ... Copacabana !

Il nous arrive quelques fois de faire des visites guidées avec des groupes ou de prendre des transports collectifs car nous ne sommes pas seules sur terre, heureusement, et nous ne sommes pas non plus trop sauvages. Ce qui m'épate toujours c'est de voir que dans un groupe environ 20 % des personnes voyagent seules. Ce sont le plus souvent des femmes, de tout âge, mais majoritairement de 25 á 40 ans. Certaines des personnes avec qui nous avons discuté nous ont dit que les dates à caler entre amis en fonction des congés de chacun c'était difficile et du coup elles ont préféré partir seules mais un peu par dépit. D'autres, comme notre Fanny, sont partis à deux mais un des deux a préféré rentrer en France ne se sentant pas bien. D 'autres partent seuls pour faire des rencontres, se faire des nouveaux amis. Enfin, certains le font vraiment par choix, pour être seuls avec eux mêmes. Quelque soit la raison je ne la comprends pas. Pour moi le voyage se partage, se vit à deux ou à plusieurs. En aucun cas je pense je ne pourrais voyager seule. Ou bien je serais très déprimée... Ah oui, c'est ça : Pour moi, voyager seul = tristesse. Mais bon, heureusement, pour ceux qui sont seuls et qui seraient comme moi il existe d'autres formes de voyage. Et moi je me rassure en me disant que nous avons beaucoup d'amis et qu'il me semble que je trouverais toujours quelqu'un avec qui partir. Mais est-ce si sur que ça ?!

13
avr

Copacabana, Titicaca , Puno du 13 au 18 avril.

Nous nous sommes quittés à Sucre (Bolivie) d'où nous avons rejoint en avion La Paz pour immédiatement embarquer dans un bus pour Copacabana.

Ce nom évoque chez les européens le plage brésilienne mais ici, en Bolivie, on ne rigole pas avec la frivolité et Copacabana n'évoque que la vierge du même nom.

Il y a parfois des bras de lac à traverser donc le bus passe sur une barge et les passagers sont entassés dans un minuscule bateau.

La petite ville est située au bord du lac Titicaca à 4h de la Paz et, en cette semaine sainte, nombreux sont les boliviens qui tiennent à se confesser ou à faire bénir leur nouveau vèhicule auprès de la virgen de Copacabana. Elle est particulièrement célèbre car elle a fait des miracles. Son église de style mauresque est particulièrement originale dans ce pays.

Le reste de l'année la petite ville est comme une station balnéaire avec sa plage et ses pédalos et cela rend tout d'un coup la Bolivie un peu plus gaie.

Le lac Titicaca est à cheval sur la frontière Bolivie / Pérou mais la culture du lac est pré inca et inca quel que soit le côté où on se trouve. Plus haut lac navigable du monde (3800 m) il fait 170 Km de longueur sur 60 km de large pour une profondeur maxi de 274 m et une température moyenne de 10 à 14° selon les saisons.

"Le lac Titicaca semble tenir son nom d'un rocher situé sur l'Isla del Sol et appelé Titi Khar'ka, ce qui signifie « Roc du puma » en langue aymara. Selon une autre hypothèse, Titicaca serait une déformation de titijaya, qui veut dire « puma de pierre » (par référence aux pumas noyés et transformés en statues de pierre selon une légende locale) mais également « homme de cendre » (en effet les indigènes vivant autour de ce lac avaient coutume d'y brûler des hommes en offrande à Ayuma, dieu de la vie et de la mort)."

Nous sommes donc allées une journée en ballade sur l'Isla del sol, pemier point d'énergie terrestre, le second étant à Cuzco . C'est une île sympa mais pas mirobolante non plus. On y arrive en bateau sur sa partie nord et après avoir grimpé jusqu'à la roche sacrée ( qui ressemble parait-il à une tête de puma gueule grande ouverte) qui est source de toute l'énergie du monde selon les incas, on peut suivre la crête et redescendre, le tout en 2 ou 4 heures selon les marcheurs jusqu'au sud de l'île où le bateau nous récupère.

Fabienne n'a pas complètement compris comment utiliser la "munia" (thym citronné) pour se donner l'énergie nécessaire pour grimper jusqu'au lieu sacré

En bas à droite la roche sacrée qui ressemble sans nul doute au puma gueule ouverte ^ ^ 

L'île est habitée par 2500 habitants et presqu'autant d'ânes ou lamas ! L'arrivée des bateaux avec les marchandises donnent lieu à des ballets d'ânes et de lamas pour remonter le tout.

Il était temps de quitter la Bolivie pour retrouver le Pérou, à Puno sur l'autre rive du lac Titicaca. En retrouvant le Pérou on retrouve également les taxis mobylettes. ..

Puno, rien de très extraordinaire si ce n'est l'accès à plusieurs îles célèbres dont les iles Uros. Ces iles artificielles flottantes sont construites depuis des siècles par une population d'origine "bolivienne". Aujourd'hui ils vivent essentiellement du tourisme et s'il est vrai qu'ils font le show (visite de leurs maisons de roseaux, balade sur leurs bateaux traditionnels, chansons..) il n'en est pas moins vrai qu'ils vivent vraiment au quotidien sur leurs iles flottantes (école, hôpital. ..) et perpétuent leurs traditions si particulières et qu'ils sont très pédagogues pour expliquer le mode de fonctionnement de leur culture et la construction d'une île (du moins c'était ainsi sur l'île - 20 personnes/5 familles - qui nous ont accueillis). Que voudrait dire iles authentiques ? Qu'elles vivent comme au siecle dernier ? Authentique veut dire vrai, réel, non ? C'est bien ce que vivent ces gens sur leurs iles, ils combinent tradition et réalité ecomique moderne. Nous on a bien aimé !

La balade aux îles Uros terminée nous avons mangé, dans une guitoune du port de Puno, pour moi un ceviche de truite (poisson cru mariné) car ici la truite est omniprésente même si son introduction dans le lac est assez récente (en effet, des truites australiennes ont été introduites dans les années 40 pour renforcer les apports en proteines des populations locales) et pour Fab un plat monstrueux de poulet à la plancha pour 3 euros.

Voilà, hasta luego Titicaca, nous rejoignons maintenant Cuzco. Alors rendez-vous dans le carnet de voyage Pérou 😀