Carnet de voyage

CALICHRONIQUE

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Dernière étape postée il y a 8 jours
Par EvanS
1 an d'études aux Etats-Unis, dans l'état de Californie, à UCLA ! J'en ai des choses à te dire…!
Du 8 septembre 2019 au 30 juin 2020
297 jours
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"Et z'est barti" ! Aujourd'hui, je m'envole pour les Etats-Unis : destination à la fois tant rêvée et « redoutée » (au vu du climat politique actuel). Ce voyage est l’aboutissement de nombreux mois de travail et d'attente à n’en plus finir, je suis donc très excité à l'idée de démarrer cette aventure !

Je laisse derrière moi le « Pré Vincent », le Ninkasi de Tarare, Wii Sport (très important), « Scènes de Ménage » et autres petits plaisirs quotidiens, non sans émotion ! Jamais évident de quitter sa famille, ses amis, et surtout le CHIEN (désolé maman, je l’ai dit), mais c’est une année pleine de rêves, de rencontres et d’opportunités qui m’attend ! Seuls mon père et ma sœur m’accompagnent à l’aéroport, je préfère dire « au revoir » à Maman à la maison: on avait convenu tous les 2 que ce serait bien mieux ainsi ! Dernier (énorme) câlin avec Maman, dernier « truffe contre truffe » avec le chien puis en route: direction l'aéroport !

Nous arrivons à Lyon St-Exupéry bien trop en avance, visiblement, je profite donc des derniers instants passés avec Coline et Papa. Mais une fois le "check-in" effectué, il est temps de se séparer... Papa me serre dans ses bras, ma sœur verse sa petite (grosse) larme: je sais qu'ils sont tous les deux très fiers et surtout heureux pour moi… Et c'est tout ce dont j'ai besoin pour partir l'esprit plus tranquille !

Premier vol de 2h Lyon-Madrid : je suis proche du hublot mais de la buée s’est nichée contre les vitres : ne pouvant pas profiter du spectacle aérien, je décide de dormir. J’atterris à Madrid pour une escale de 4h 30. Je reçois un appel surprise ma marraine à Sciences Po Lyon (Lucile, si tu nous entends...?), elle-aussi partie en Californie pour sa 3ème année : son appel me (re)donne une énergie incroyable ! Puis je donne des nouvelles à la famille, aux amis et papillonne dans ce très bel aéroport: 4h 30 c'est long, j'ai un vrai boulevard devant moi !

J’embarque ensuite pour le second vol à destination de Los Angeles, d’une durée de 12 heures. C’était très long, passons.

Bien arrivé sur le sol américain, les papillons dans le ventre ! L’aéroport de Los Angeles (LAX) est gigantesque mais tout est très bien indiqué, je me repère donc assez facilement. Je ne vais pas te le cacher, j’ai autant d’énergie et de combativité qu’un légume après ce vol de 12 heures… Mais pas le temps d’être fatigué, il faut encore passer l’immigration. Et après deux bonnes heures passées à serpenter entre les files d’attente et guichets: c'est la délivrance, je peux enfin sortir… ! Du moins, c’est ce que je croyais ! Il reste encore un dernier contrôle de valises à effectuer, avant de pouvoir quitter définitivement l’aéroport. Et là, c’est le drame ! L’agent me demande si je transporte de la nourriture avec moi : je deviens livide et lui avoue honteusement que je suis en possession d’un saucisson (c’est le cadeau pour ma famille d’accueil, enfin c’était). Arriva ce qui devait arriver : l’agent fouille ma valise, découvre l’objet du délit et le jette sereinement à la poubelle, sous mon regard impuissant ! Pourquoi ? L’explication est simple et plutôt logique en fin de compte : c'est essentiellement pour des raisons sanitaires qu'ils interdisent l'entrée de tout produit d'origine animale et végétale… Ma famille d’accueil devra donc se contenter de chocolat !

Enfin sorti de l’aéroport (sans mon saucisson), je rejoins le van qui doit me déposer chez moi. L’une des passagères est suisse, elle parle donc français ! Nous faisons connaissance, j’apprends qu’elle est journaliste pour Arte et également productrice (elle partage son temps entre Los Angeles et Le Caire): sacré personnage ! Elle connait donc bien Los Angeles et m’apprend tout un tas de trucs utiles sur la vie ici : la « culture » du pourboire, l’état d’esprit californien... ! Avant de se quitter, elle me donne son numéro et me somme de l’appeler en cas de besoin. Tout bonnement merveilleux: premier contact (et quel contact !) à Los Angeles ! Je trouve cela très rassurant d'avoir rencontré une habituée de la ville, parlant français qui plus est ! Me voilà seul dans le van avec le chauffeur. On échange en anglais, il me parle de la Floride (état dont il est originaire). Quand soudain, il me dit - « Je peux te donner un conseil?» - « Oui bien sûr » répondis-je intrigué - « Méfie-toi, tu n'es pas le seul à parler français ici… Il y aura toujours des gens autour de toi pour comprendre ce que tu dis, alors fais bien attention! ». Je suis quelque peu dérouté, mais je commence à comprendre pourquoi il me dit cela. En fait, le chauffeur a des origines en Côtes d’Ivoire et parle le français : il a donc compris toute ma conversation en français avec la suisse… C'est bien ma veine ! En soit, nous n’avions absolument rien dit de mal et n'avions rien à nous reprocher, mais une petite piqure de rappel de ce genre ne fait jamais de mal, j'imagine. Nous sommes enfin arrivés : je règle le chauffeur et lui donne son pourboire (comme le veut la « tradition »). Deux rencontres ma foi fort sympathiques, vive les vans !

J’arrive devant ma maison et suis immédiatement accueilli par Ruben (le père). Un bon premier contact : ils ont l’air plutôt gentils et me mettent vite à l’aise ! Nous parlons deux bonnes heures et apprenons à nous connaitre, mais je suis rattrapé par la fatigue et m’éclipse dans ma chambre. Celle-ci est plutôt rudimentaire, mais je m’y sens extrêmement bien ! Après avoir passé quelques messages/appels et rassuré tout le monde, je m’abandonne à un profond sommeil… enfin pas si profond que ça, visiblement, puisque je suis débout à 4h du matin: je crois que je ne me suis pas encore acclimaté à l’heure californienne !

/LENDEMAIN/

L’endroit où je réside s’appelle Mar Vista : un quartier de Los Angeles connu pour être très calme et résidentiel. Ruben me propose d’ailleurs d’aller faire un tour du quartier : j’en ai profité pour dégainer l’appareil photo.

Toutes mes excuses pour cette avalanche de photos, j’ai une passion inavouée pour ces belles maisons qui m’entourent ! Je t’entends « Ah mais c’est comme dans les films, en fait » ; c’est aussi ce que je me suis dit ! La beauté du quartier est saisissante : un véritable hommage à l’harmonie et à la symétrie. Ici, les drapeaux américains flottent fièrement sur le perron, les pelouses sont impeccablement tondues et les petites clôtures blanches sont de sortie ! Tout cela est à l’image des banlieues résidentielles américaines… typiquement le genre d’endroit dans lequel je me verrais vivre… ! Je suis heureux et surtout très reconnaissant d’avoir atterri ici, d’autant plus que c’est idéalement situé par rapport à mon université (20 minutes en bus: à l’échelle d’une ville aussi tentaculaire que Los Angeles, je m’en tire plutôt bien !).

Il est 13h, mon ventre gargouille ! Je décide d’aller m’acheter un petit encas à Walmart (chaine de supermarché) mais, en chemin, je tombe sur un bar à salades. Et j’y vais, bien évidemment. « Très hipster » me diras-tu, je te réponds que c’est à l’image de l’endroit où je suis !

Bon, je crois avoir fait le tour ! C’était long, tu m’excuseras… Mais au moins, c'était exhaustif et tu as donc de quoi te mettre sous la dent jusqu’à la prochaine chronique ! J’espère t’avoir diverti(e) et surtout t’avoir donné un avant-goût intéressant des Etats-Unis. J’ai pris énormément de plaisir à t’écrire tout cela et compte rééditer l’expérience aussi souvent que possible ! Merci beaucoup de m’avoir lu, et à la prochaine !

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Avant de commencer, un grand merci à vous tous pour vos retours sur ma première chronique : votre enthousiasme pour mon travail me réjouit et j’espère que je réussirai à vous montrer les Etats-Unis sous un regard un peu plus neuf et décalé !

Hello ! Journée très excitante en perspective puisque c’est la première fois que je me rends à UCLA (mon université). Je me heurte cependant à un problème, et pas des moindres : les transports en commun. En effet, aux Etats-Unis, le réseau de transports en commun est loin d’être aussi performant et développé qu’en France… Il y a bien entendu des exceptions, et je ne suis pas en train de te dire que les transports en commun sont inexistants aux Etats-Unis, loin de là ! New-York, par exemple, et pour n'en citer qu'une, est une ville parfaitement bien desservie. Mais Los Angeles, elle, voit les choses autrement… Ici, c’est le règne de la voiture, ce qui, très logiquement, engendre un trafic infernal…! Je divague, mais cet éclaircissement me paraissait important car c'est l'une des grandes différences entre les grandes villes françaises et américaines: si la France essayant de réduire au maximum la circulation automobile en ville et encourager les transports en commun, ce n'est pas absolument pas le cas ici !

Je reprends. Je me rends à l’arrêt de bus que Ruben m’avait indiqué la veille, je suis relativement inquiet et suis quasi-persuadé qu’aucun bus ne se pointera. Que je suis mauvaise langue, je suis immédiatement démenti ! A ma grande surprise, le bus arrive parfaitement à l’heure et le trajet est à un prix tout à fait raisonnable ! Je songe sérieusement à souscrire à un abonnement de bus mensuel pour pouvoir fureter dans Los Angeles, chose que je n’aurais jamais cru possible en arrivant ici ! Le bus me dépose à mon arrêt, je dois compléter avec 5 petites minutes de marche pour atteindre le campus !

/PARANTHESE GLOUTONNERIE/ En chemin, attiré par les senteurs qui émanent des shops, je décide de m’acheter une petite douceur à grignoter. En réalité, je suis en mission : je dois absolument trouver « Diddy Riese », un cookie-shop de renom (non, ce n’est pas une erreur, j’ai bien écrit cookie-shop). Il s’agit d’une enseigne spécialisée dans la vente de cookies (aussi bien sous forme de gâteaux que de glace…). Enfin un pays capable d’assouvir mon besoin insatiable de glace, mes prières ont été entendues (je rigole, j’adore ma France) ! L’appel du gras fait son œuvre : je frotte mon petit nez contre la vitrine et me laisse tenter par un « cookie-sandwich » (une épaisse couche de glace prise en sandwich par 2 cookies, photo à l'appui).

Ecœurant ? Absolument pas, enfin pas pour un adorateur de glace-cookie tel que moi ! Je fais même de gros efforts pour ne pas en commander un autre sur le champ… J’arrive à résister, chose tout à fait incroyable au vu de mon total manque de volonté face aux sucreries. Bref : adresse survalidée, j’y retournerai pour sûr ! Je peux donc me remettre sereinement en route: la panse bien remplie, je roule-boule jusqu’au campus !

Nous y sommes, le grand moment : je suis arrivé à UCLA ! Je foule enfin ces lieux dont j’ai tant rêvé et pour lesquels j’ai tant travaillé ! Euh, par où commencer ? Tout d'abord, le campus fait très certainement la taille de mon village (voire plus), j'ai nommé notre brave Vindry-Sur-Turdine. C'est le cas de la plupart des campus américains, d'ailleurs. Contrairement aux campus français où les bâtiments administratifs et académiques "suffisent" (attention, je ne dénigre pas cela), les campus américains, eux, préfèrent la grandeur. Le prix des études aux Etats-Unis étant exorbitant, l'étudiant qui a déboursé des sommes astronomiques est considéré, en retour, comme un "roi". Vois cela comme une relation clientèle où l'étudiant exige ce qu'il y a de mieux car il a payé pour ce "service" ! Impossible pour moi d'énumérer tout ce qu'on peut trouver sur le campus : une dizaine de bâtiments académiques, une bibliothèque universitaire princière, un millier (je n'exagère rien) de clubs sur tout ce dont tu peux rêver, des infrastructures sportives luxuriantes (auxquelles je consacrerai une chronique à part entière), un restaurant universitaire digne d'un palace, un hôpital, le magasin du campus (vendant toute sorte de vêtements et goodies à l'effigie d'UCLA), des salles de jeux et espaces de détente… Et j'en oublie certainement ! En somme, le campus américain est une sorte de ville dans la ville: tout est fait pour que l'étudiant puisse y trouver tout le confort et les ressources dont il a besoin pour garantir sa réussite !

Ci-joint une farandole de photos pour t’aider à visualiser, mais aucune d'entre elles ne saurait transmettre la splendeur et la majesté qui émanent de ces lieux !

Je sens que je vais beaucoup me plaire ici: c'est un environnement de travail incroyable, propice à la réussite et au dépassement de soi! Je ne te montre pas tout, j'en garde un peu sous la pédale pour les prochaines chroniques, je suis d'ailleurs loin d'avoir tout vu moi-même ! Il est l'heure de rentrer. Et il faut bien que j'enlève mon costume de touriste puisque dans 15 jours, je serai bel et bien étudiant ici !

En soi, je pourrais utiliser Google Map pour me guider jusqu'à mon arrêt de bus et rentrer chez moi. Mais dans un élan de témérité, je décide de demander directement à des étudiant(e)s que je croise sur le campus ! Par chance, la première personne à qui me je m'adresse est la bonne, elle propose même de m'accompagner jusqu'à l'arrêt qui est à 10 minutes de marche environ ! J'engage la conversation: elle s'appelle Nardeen, elle est étudiante en médecine et habite dans le comté d'Orange, à quelques heure d'ici ! Elle est vraiment adorable, s'intéresse beaucoup à moi et nous avons une conversation des plus sympathiques ! Elle m'emmène à bon port, et avant de se séparer, j'ose lui demander son numéro de téléphone (c'est l'occasion d'avoir un connaissance sur le campus!). Je suis très content d'avoir pris cette initiative et repars satisfait en direction de Mar Vista !

Fin de journée ! Bien que le bus m'ait beaucoup aidé, j'ai beaucoup marché, mine de rien (rien d'étonnant au vu de la taille du campus) ! Je t'écris ces quelques lignes, puis dodo ! C'était beaucoup trop long, encore une fois. Pour l'esprit de synthèse, on repassera. Mais je pourrais passer des heures à te parler de tout cela tant le sujet me passionne et tant je suis enthousiaste avec toutes ces belles choses qui se profilent !

A très vite, xoxo!

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11/09/2019. Aujourd’hui, cela fait 18 ans, jour pour jour, que les Etats-Unis ont été frappés par les attentats du 11 septembre 2001. Les tours jumelles du World Trade Center, dans le quartier de Manhattan à New-York, et le Pentagone, à Washington DC, s’effondraient sous les assauts d’avions détournés par les membres du groupe djihadiste Al-Qaïda. 2977 américains(e)s ont perdu la vie dans ce qui restera, sans doute, l’un des souvenirs les plus traumatisants dans l’histoire des Etats-Unis. Sans oublier les quelques 10 000 pompiers et volontaires présents sur les lieux, aujourd’hui atteints de cancer et/ou maladies respiratoires. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier jamais enregistré sur le sol américain, cela a donc marqué un tournant radical aussi bien dans la politique intérieure qu’extérieure des Etats-Unis. Par ailleurs, c’est notamment depuis les attentats du 11 septembre qu’on observe les drapeaux américains fleurir à l’entrée des maisons, une manière de réaffirmer son soutien à une patrie meurtrie.

Le moral n’est pas aux beaux fixes, ici, dans l’état de Californie. Certains visages dans la rue, d’ordinaire si joviaux et chaleureux, m’ont l’air plus fermés que d’habitude (mais peut-être n’est-ce qu’une impression de ma part). Enfin bon, je ne compte pas « épiloguer » sur ce sujet pendant toute la chronique, mais il me semblait important d’en parler car aujourd’hui n’est pas un jour ordinaire aux Etats-Unis… « Parenthèse 9/11 » à présent fermée, je peux reprendre mon récit sur le ton plus léger et guilleret auquel je t’avais habitué(e).

La journée débute donc en trombe par une envie irrépressible d’aller « bruncher » (je t’avais promis du hipster, le contrat est plus que respecté). Sous les conseils avisés de ma "marraine" Lucile, pour qui l’art du brunch n’a plus aucun secret, je choisis de me rendre à « Mendocino Farms », une enseigne située dans le quartier de Santa Monica. Et je ne suis pas déçu du résultat: salade verte, avocats, tomates, quinoa (oui, Evan apprécie le quinoa) accompagné de toasts vanille/cannelle, je te laisse en juger.

Yummy ou pas ? 

S'ensuit une petite marche digestive dans Santa Monica, un quartier qui se montre à la hauteur de sa réputation. Enormément de touristes (dont je fais partie), certes, mais il est très agréable de flâner dans ces charmantes petites rues, tout en côtoyant les palmiers. Je regagne ensuite la rue principale qui longe la plage: je m'égare dans mes pensées, le générique de "Big Little Lies" dans la tête (manifeste-toi si tu as regardé cette série…!). Mon périple me mène enfin sur la "Santa Monica Pier" (jetée de Santa Monica), une zone incontournable du quartier que toutes les bloggeuses ont déjà immortalisé sur leur Instagram. Si tu n'y vois pas d'inconvénient, je me permets d'ajouter ma pierre à l'édifice: pas de raison de se priver face à tant d'éclats ! Une modeste fête foraine typiquement américaine, avec grande roue fonctionnant à l'énergie solaire s'il-vous-plait !

Une belle virée, pleine de couleurs ! 

Autre anecdote qui devrait t'enchanter, je le sens: ce soir, je me suis payé le luxe d'aller faire mes courses.... en PYJAMA ! Je vous entends hurler d’ici, tous autant que vous êtes (surtout toi, maman) ! Mais OUI, contrairement à ce qu’on pense, c’est une pratique très courante ici, et absolument PERSONNE ne viendra émettre un avis sur ton style approximatif ! Et ça fait un bien fou… de pouvoir déambuler dans les rayons, habillé comme un sac, et passer complètement inaperçu ! Mais je pense que je dédierai une chronique spéciale aux supermarchés américains, à l’avenir, car il y en a des choses à dire ! Bref, je ressors du magasin: cookies bien en mains et sourire jusqu'aux oreilles, pas peu fier de ma connerie du jour !

Sur ces bonnes paroles, on se dit à la prochaine ! Et surtout bonne journée, bon après-midi, bonne soirée ou bonne nuit en fonction de l'heure à laquelle tu lis cette chronique et d’où tu te situes sur le globe (pensée émue aux ¾ des mes ami(e)s de Sciences Po qui me lisent depuis le continent asiatique, avec 15h de décalage pour la plupart… !).

Bisous tout le monde !

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La boulette... Hier midi, en quittant le restaurant, j’ai oublié de laisser le fameux pourboire au serveur. Même pas foutu de faire le hipster correctement... « Mais c’est pas grave, non ? ». Si, ça l’est, dans un sens. Et j’aimerais t’expliquer pourquoi ! Alors je t'invite à prendre place : c’est l’heure de la rubrique « culture ».

Aux Etats-Unis, la rémunération des services (coiffure, massage, restauration (…)) est "bien" plus basse que la norme car on attend des clients qu’ils laissent un « tip » (pourboire) en partant. En Californie, par exemple, le pourboire attendu est de l’ordre de plus ou moins 15%. Je dis « attendu » car le pourboire n'est qu'une convention sociale, soit une règle que tout le monde applique "naturellement" alors même que rien ne les y oblige. En soi, personne ne va venir te fouetter si tu ne donnes pas de pourboire au gentil serveur… Mais tu passes pour un gros rustre/malpoli, ou pour un touriste plus simplement (ce qui fut mon cas). Ainsi, ne pas laisser de pourboire équivaut à : priver la personne d’une partie de son salaire et/ou lui indiquer que la prestation reçue n'était pas satisfaisante. Voilà pourquoi il est très important de toujours bien penser à « tipper » (donner un pourboire) en partant. Et voilà pourquoi ce que j’ai fait hier s’apparente à un énorme doigt d’honneur pour le serveur. Pauvre chéri… Lui qui s’était pourtant montré si cordial… Ses yeux me hurlaient « et mon pourboire...? ». Et moi, qu'ai-je fait ? J’ai quitté le magasin sereinement, sans déposer le moindre dollar dans le bocal prévu à cet effet, agrémentant mon départ d’un élégant « Have a good one » ("Passez une bonne journée"). Oui Evan, il a certainement dû passer une excellente journée. Chapeau l’artiste… ! Alors oui, financièrement, le pourboire ne représente « pas grand-chose ». Mais socialement, il s’agit d’un énorme faux et je veillerai à ce que cela n’arrive plus, car c'était vraiment une erreur stupide de ma part !

J’en ai fini avec mon histoire…! Qu’ai-je donc fait aujourd’hui ? Venice Beach. Bilan ? Mi-figue mi-raisin. Wow, les phrases se raccourcissent, non ?

Plus sérieusement: pour moi, il y a clairement deux Venice Beach. Le premier est celui que l'on connait tous: celui des plages, des palmiers, des skaters, du "street-art" . Le cliché californien dans toute sa splendeur… Je n'ai guère apprécié tout ce cirque. Car derrière cette façade se cache en réalité une "misère" sans nom: on y trouve des rues d'une saleté épouvantable, une odeur de "weed" irrespirable et une caravane humaine de personnes sans-abris ayant élu domicile près de la plage… Bref, bien loin de l'idée qu'on s'en fait ! Pour des raisons évidentes, je n'ai pas sorti l'appareil photo car cela s'apparentait plus à du voyeurisme qu'autre chose... Je me suis dit qu'un simple compte-rendu te suffirait à t'expliquer mais maintenant que j'y suis, je peine à trouver les mots justes…

Indifférent à tout ce "bling-bling", et craignant pour ma propre sécurité, je me suis dis qu'il valait peut être mieux en rester là pour aujourd'hui… Mais je me sens d'humeur revancharde et décide d'aller fouiner ailleurs, loin de la plage et de la marée humaine. Je m'écarte donc du sentier, tout en redoublant de prudence. Et mon intuition était la bonne puisque, quelques instants d'errance plus loin, un tout autre Venice ose se montrer ! Je découvre des petites ruelles d'une magie envoutante et des panoramas qui me rappellent pourquoi j'ai choisi la Californie. En total décalage avec le premier, le second Venice est beaucoup plus modeste et tranquille, à l'abri de la foule et des déchets.

"Plus tranquille" rimant très souvent avec "plus riche"...!

Fin du parcours, je regagne l'arrêt de bus le plus proche et fais le point (avec moi-même) sur ce que je viens de voir. Le bus arrive. Ce doit être marqué "GROS TOURISTE" sur mon front puisque, me voyant paniquer avec ma monnaie, la chauffeuse me gratifie d'un agréable "Welcome to California, free ride for you today." (Bienvenue en Californie, trajet offert pour toi aujourd'hui!). Tout simplement adorable, ça a du bon d'être le petit nouveau !

Honnêtement, j'ai mis beaucoup de temps à t'écrire cette chronique… Si l'encre me glisse des doigts assez "naturellement" en temps normal, j'ai eu du mal à identifier clairement ce que j'ai ressenti aujourd'hui, à Venice... M'enfin, j'espère que le message est à peu près passé ? C'en est tout pour aujourd'hui ! J'espère que c'était intéressant et que j'ai pu t'apporter un regard un peu plus "contrasté" sur le fameux Venice Beach…? Et puis surtout, j'espère que tu en auras appris tout autant que moi...! J'ai déjà quelques idées pour ce weekend, reste à savoir si cela pourrait se faire… Je te tiens au courant, comme toujours, et sur ce, je t'embrasse !

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Et si j’ouvrais chaque Calichronique par une petite anecdote ? Ça te plairait ? Je vais faire comme si t’étais partant(e) et vais immédiatement te conter une histoire qui m’est arrivé pas plus tard qu’hier.

Prêt(e) pour une visualisation guidée ? Alors, je me lance. La scène se joue sur le parking du Ralph (le supermarché). Je me dirigeais paisiblement vers l’entrée du magasin quand tout à coup, un é-nor-me « TUUUUUT » (plus vrai que nature, hein?) résonne dans le parking. Cela provenait de la voiture juste derrière moi. Ce son m’a littéralement fait sur-sau-té d’effroi avec, en bonus, un cri des plus virils. La raison de ce vacarme ? Elle est toute simple : aux Etats-Unis, lorsqu’on ouvre/ferme sa voiture à distance (avec la clef), un « léger » coup de klaxon retentit. J’ai bien dit « léger ». Non parce qu’hier, je peux t’assurer que c’était TOUT sauf léger comme bruit ! J’ai limite cru à un signal d’incendie… dans l'excès, moi ? Bref, la propriétaire du véhicule s'est bien évidemment tordue de rire quand elle m’a vu hurler et sursauter de la sorte. Une occasion de plus pour passer pour un guignol, et je ne l'ai pas manquée ! L'entracte comique assurée, je peux donc "sereinement" aller faire mes courses (mais pas en pyjama, cette fois-ci).

Bon, on entre dans le vif du sujet ? Devine où je suis retourné, hier ? Venice. Je suis une vraie tête de pioche, pas vrai ? Bien décidé à faire la paix avec ce quartier, j’ai jugé qu’une escapade à Venice Canals était de loin le meilleur moyen pour nous réconcilier, Venice et moi ! Et je ne m'y suis pas trompé ! Qu’est-ce-que c’est, Venice Canals ? Ni plus ni moins que la sommité, la crème, que dis-je, le nec-plus-ultra de Venice ! Venice Canals est un coin résidentiel particulièrement riche (de Venice) traversé par un canal (d'où Venice Canals) et connecté par des ponts qui permettent d'accéder d'un côté à l'autre de la rive. Niché en plein cœur du quartier, Venice Canals est assez "dur" d'accès de par l'étroitesse des sentiers qui y mènent, et de par notre ami Google Map qui s'est totalement perdu en chemin. Je lui avais soigneusement indiqué que je ne désirais plus passer par Venice Beach, ça me l'a contrarié… Bref, la partie de cache-cache en vaut clairement la peine puisque quelques pâtés de maisons plus loin, je tombe nez-à-nez avec un véritable petit eldorado de beauté et de sérénité. Difficile de trier les photos quand on a sévèrement abusé du mode "rafale", d'autant plus que chacune d'entre elle mériterait d'être montrée.

On démarre cette visite par un classique, mais très apprécié, tandem de bungalows. Toutes mes excuses, tu dois sûrement t'en lasser, mais j'ai vraiment un amour passionnel pour ce genre de "petites" maisons, au style-bungalow, typiquement américaines. En voir me procure une joie inconditionnelle, je ne saurais pas t'expliquer pourquoi...

Mon pêché-mignon

On poursuit cette visite par quelques panoramas de Venice Canals. N'étant pas le plus doué pour capturer les paysages, j'espère malgré tout que les photos arriveront à te faire ressentir la fraicheur et la classe que dégage ce lieu. T'en dis quoi ?

Cliché, mais vraiment à voir

Relativement peu de texte et d'inspiration pour aujourd'hui, les images se suffisent à elles-mêmes (enfin j'espère?) ! Et puis cela reposera tes petits yeux pour un temps, j'ai l'impression d'avoir été légèrement (trop) bavard dans les chroniques précédentes… Enfin dis-moi si le format actuel te convient ou s'il faut que j'opère quelques changements ?

Sur ce, on t'embrasse très fort, moi et mon coup de soleil sur le pif !

6

Comme convenu, on démarre en douceur par une petite anecdote. C'était notre pacte ! Tu t'en souviens, n'est-ce pas ? L'anecdote du jour n'est pas aussi loufoque que la précédente, mais elle illustre bien une différence "culturelle" entre la France et les Etats-Unis: l'heure du repas.

Alors. J'étais tranquillement en train de buller dans ma chambre lorsque j'entends mon hôte toquer à la porte. Toc toc toc (toujours plus de réalisme). "Oui ?". "Le diner est prêt". Etonné, je regarde l'heure sur mon téléphone. 16h 58. Oui, il était bien 16h 58 : heure à laquelle on a pas spécialement envie de nouilles… de cookie-sandwich, à la limite, mais pas de nouilles. Interloqué, je sors de ma tanière et aperçois une assiette de nouilles trôner sur la table de la cuisine: il s'agissait bien de mon "diner". Ma foi, je ne fais pas le difficile et accepte mon sort: ce sera nouilles et petits légumes pour le goûter, enfin devrais-je dire pour le dîner. Surprenant, mais pas désagréable ! Tu l'auras compris, l'heure des repas est assez différente aux Etats-Unis. Attention, je viens de te présenter un cas extrême : aucun américain ne dîne réellement à 16h 58. En général, les américains dînent très souvent autour de 18h, grand maximum, ce qui est relativement tôt pour nous, mais meilleur pour la digestion parait-il ? Bref, anecdote loin d'être exceptionnelle en termes de scénario et de réalisation, mais j'avais bien envie de te la raconter !

Passons aux choses sérieuses !

Aujourd'hui, premier jour où il fait "moche" depuis mon arrivée en Californie. Enfin "moche", tout est relatif: de la brume, rien de plus. Faut pas déconner non plus, tu ne t'attendais à de la pluie quand même ? C'est l'occasion idéale pour sortir l'un de mes pantalons fétiche, je commençais à désespérer de ne jamais pouvoir le porter !

Programme très excitant en perspective ! Figure-toi qu'aujourd'hui, je retrouve Laura: une camarade de Sciences Po Lyon elle-aussi partie en Californie. Je suis hyper excité à l'idée de passer deux jours en sa charmante compagnie, d'autant plus que c'est la première fois que je sortirai accompagné à Los Angeles ! Rien de mieux que du contact humain pour se repulper et créer de bons souvenirs. Laura arrive à Los Angeles par le train, elle nous vient tout droit du comté d'Orange. Je dois donc aller la rejoindre à "Union Station", la gare ferroviaire de Los Angeles. Et franchement, Perrache n'a rien à lui envier. Non, vraiment rien. Je te laisse en juger.

Littéralement amoureux de ces lustres… 

Embrassades bien méritées avec Laura: ç'a été dur, mais on l'a fait ! Il faut savoir que nous avions déjà tenté par deux fois de nous voir, sans succès (imprévus, quiproquos, transports...). Bref, nous quittons Union Station et nous enfonçons dans la jungle de Downtown, quartier historique de Los Angeles où se concentrent la majorité des gratte-ciel ! D'ailleurs, pour la petite info: même si "Downtown" signifie "centre-ville" en anglais, le quartier de Downtown ne se situe pas dans le centre de Los Angeles à proprement parler... Curieux, non ? Voilà, c'est tout. Fais-en ce que tu veux.

Downtown LA en 3 mots: démesuré, majestueux, vertigineux... Définitivement mon quartier préféré de Los Angeles jusqu'à maintenant, et de très loin ! J'ai littéralement été médusé par ces énormes buildings qui tutoient le ciel et te toisent du haut de leur mètre je-ne-sais-pas-combien. Un véritable hommage à la démesure américaine. Le mieux, c'est que je te montre ! Prenons un peu de hauteur, si tu le veux bien !

Ça donne le tournis, pas vrai ? J'aurais encore des dizaines et des dizaines de photos à te montrer, mais je préfère en garder sous le coude pour une prochaine fois (oui, je te confirme qu'il y aura une prochaine fois à Downtown LA). Pour l'heure, boucle ta ceinture: nous redescendons. Direction les rues de Downtown LA, histoire de voir à quoi cela ressemble vu d'en bas !

Premier arrêt: le Walt Disney Concert Hall, une salle de spectacle hébergeant l'orchestre philarmonique de Los Angeles, notamment ! Je tenais absolument à voir de mes propres yeux ce petit bijou signée Frank Gehry, et je n'ai pas été déçu. J'ai été transporté par cette architecture peu orthodoxe, et surtout par cet étonnant mélange d'ultra-moderne et de "kitsch-ancien" typiquement américain, comme l'a très justement remarqué Laura.

Toute cette marche ouvre l'appétit. Autrement dit: c'est l'heure d'enfiler la casquette "hipster". Nous optons pour "Tocaya Organica", modeste enseigne située en plein de cœur de Downtown proposant de nombreuses options végétaliennes (j'avais promis du hipster...) ! Au programme des réjouissances : quésadilla champignons/avocats. Adresse validée, un beau pourboire pour la peine (j'apprends vite, hein?) ! Ce genre de restaurants "conceptuels" et surtout "healthy" pullulent à Los Angeles, preuve qu'il est tout à fait possible de manger sain aux Etats-Unis. A condition de le vouloir, bien sûr... En témoignent les donuts que nous nous sommes enfilé juste après...

Hipster/10

La peau du ventre bien tendue, nous nous trainons péniblement jusqu'au "Dunkin Donuts": un grand incontournable selon Laura ! Je t'épargne les déta… Oh et puis non, en fait: c'était de bon gros donuts bien gras et bien sucrés comme on les aime, les mains toutes grassouillettes s'en souviennent encore... Une merveille, tout simplement.

Donuts engloutis, petit rot sorti, nous nous attaquons ensuite au fameux "The Broad". Très gros morceau. Il s'agit d'un musée, lui-aussi à la forme très conceptuelle, très prisé d'amateurs d'art contemporains.

Tripophobes, s'abstenir ! 

Si l'extérieur te parait déjà impressionnant, attends de voir ce qui se cache à l'intérieur ! Je ne suis pas un grand fan d'art contemporain, mais impossible de rester indifférent devant la beauté et la qualité des expositions proposées. Les salles étaient extrêmement lumineuses et spacieuses, fluidifiant ainsi l'accès entre les différentes galeries et alimentant cet effet d'immensité. Renversant, de se retrouver face à une œuvre d'Andy Warhol ou de Jeff Koons ! Absolument rien à redire sur ce musée, vraiment. Derrière son image de capitale mondiale du cinéma et de l'entertainment, Los Angeles bouillonne également en matière d'art, une qualité que très peu de monde lui reconnait encore à ce jour…!

La star du moment à "The Broad', c'est définitivement la japonaise Yayoi Kusama: une artiste très appréciée de Laura, notamment pour ses installations complètement... hors espace-temps. L'œuvre s'intitulait "Infinity mirror" et consistait en une pièce étroite reflétant mille et un jeux de lumières sur les miroirs tapissés tout autour de la pièce, donnant ainsi une impression d'infinité (d'où le nom de l'œuvre). Ébouriffant. Une œuvre très audacieuse et colorée: à l'image de l'artiste, en somme (je t'invite chaudement à googler son nom). Nous n'avions cependant que 45 secondes, pas une de plus, pour profiter du spectacle, ce qui se justifie au vu de l'impressionnante file d'attente !

Waouh, quelle journée ! Définitivement à marquer d'une pierre d'or ! Comme tu as pu le constater, j'avais énormément de chose à te raconter et à te montrer, et j'espère que la magie de Downtown a opéré sur toi autant qu'elle a opéré sur moi !

À très vite pour le deuxième épisode du tandem californien Laura/Evan, et encore merci pour ta fidélité !


7

Ça tourne ? Moteur eeeet ACTION !

A l’heure où je t'écris cette chronique, nous sommes le 17 septembre. Double anniversaire : 25ème anniversaire de mariage de mes parents (yay !) et 202ème anniversaire de la Constitution américaine (difficile de rivaliser, hein Papa et Maman?) !

Le 17 septembre est donc un jour qu’on célèbre aux Etats-Unis : on l’appelle le « Constitution Day ». En ce jour si particulier, les américains commémorent l’adoption de la Constitution américaine le 17 septembre 1787 à Philadelphie, dans l’état de Pennsylvanie (2nd état à avoir ratifié la Constitution après le Delaware). Et dieu sait qu’aux Etats-Unis, la Constitution est importante ! Une véritable bible, c'est LE texte suprême auquel on voue un culte absolu. Et comme à chaque grande occasion, les supermarchés ont sorti le grand jeu : ballons, décorations et goodies en tout genre à l’effigie de la Constitution. Bref, les Etats-Unis soufflent aujourd'hui leur 202ème bougie, seulement ! Alors « Happy Constitution Day, Happy September, the 17th » !

Anecdote du jour, fait.

On enchaine ! Nouvelle chronique, nouveau quartier: aujourd'hui, on s'attaque au fameux Hollywood ! Petite remise en contexte. Notre escapade à Downtown LA terminée, Laura et moi avions décidé de faire un crochet par le quartier d'Hollywood, pensant finir la journée en beauté. Grossière erreur. Nous nous sommes rendus sur le Walk of Fame. Tu sais, c’est cette fameuse avenue où les stars du monde entier (cinéma, chanson, dessins-animés…) ont une petite étoile gravée à leur nom sur le sol !

Bilan: beurk. Je préfère te prévenir: on est loin, mais vraiment très loin des paillettes qu'on t'avait promises. Il faut savoir que tout autour de ces petites étoiles « scintillantes », ça scintille beaucoup moins. Des nombreuses personnes sans-abris qui "gisent" au sol, une jungle de marchands ambulants et des boutiques folkloriques toutes plus terrifiantes les unes que les autres. (sex-shop, perruqueries, vente de munitions et de couteaux…). Complètement désabusés, Laura et moi nous prêtons au "jeu" et ne résistons pas à l'envie de serpenter dans ces boutiques: mieux vaut en rire qu'en pleurer, après tout ! Après avoir repéré quelques noms familiers au sol, nous préférons nous éloigner de tout ce raffut et explorer d'autres coins d'Hollywood. Même désillusion. Le quartier, en lui-même, n’a vraiment rien à offrir : éteint, sale, « mal fréquenté », un énorme sentiment d’insécurité qui plane… Je n'ai d'ailleurs aucune photo d'Hollywood qui tienne la route, et ce n'est pas plus mal, finalement ! Même problème qu'à Venice: lorsqu'un quartier ne m'inspire pas, je n'arrive pas à prendre de belles photos.

C'est "affligeant" de constater à quel point on abreuve l’imaginaire collectif d’images et de rêves en total décalage avec la réalité. J’avais parfaitement conscience de tout cela avant d'arriver ici, c'est pourquoi je n'avais pas de grosses attentes pour le Walk of Fame. Mais le vivre, c’est encore autre chose: ça te met une "claque". CEPENDANT, je garde à l'esprit que c'est aussi ça, les Etats-Unis : du "folklore" ! Et il faut savoir prendre le côté pile comme le côté face pour pouvoir apprécier pleinement tout ce qu'un pays a à offrir…

/LENDEMAIN/

Tu commences à connaitre mon mode de fonctionnement: je n'aime pas rester sur une mauvaise note avec un quartier. D'où le programme du jour: randonnée jusqu'au signe Hollywood, dans les hauteurs de Los Angeles, loin du tumulte et de l'agitation de la ville. On espère que cette randonnée nous permettra d'évacuer certaines images d'hier qui ont encore du mal à passer…!

Nous commandons un Uber pour nous déposer au point de départ de la rando: nous sommes tout proches de l'observatoire Griffith (un lieu dont je te reparlerai à l'avenir) et le parcours a l'air vraiment très sympa ! Bien que des coyotes rodent dans les parages et que des guêpes bloquent l'accès aux fontaines gratuites, c'est hyper excitant d'être en pleine nature et de pouvoir "dominer" la ville, depuis les hauteurs !

Deux bonnes heures et demie de marche plus tard (entrecoupées de pauses photos, de grands moments de contemplation et de commérages), nous voilà enfin arrivés devant le Saint Graal. Je te laisse admirer le travail:

Tadam ! 

Tu les reconnais, ces 9 lettres qui ont généré tant de rêves, d'espoirs et de phantasmes ? Les voilà, et je suis très fier de pouvoir te les montrer ! Mon sourire est légèrement crispé cependant, je faisais face au soleil depuis 20 bonnes secondes. Les yeux brulaient légèrement (beaucoup) mais pas le choix, je devais attendre patiemment que Laura me prenne sous mon meilleur profil ! Business is business: je prends mon nouveau job de bloggeur très au sérieux, comme tu peux le voir !

Plus sérieusement, cette randonnée fut vraiment "salvatrice" ! C'est vraiment tout ce dont j'avais besoin pour me redonner foi en Los Angeles et en tout le potentiel de cette ville incroyable. C'est con, mais se retrouver devant ces 9 lettres, dans les montagnes, avec une vue imprenable sur toute la ville, ça te laisse complètement béat et contemplatif. Tu te poses sur un rocher, te fais face à l'immensité de Los Angeles et ressens cette étrange impression que "tout est possible", ici. Et surtout, tu réalises (à nouveau) la chance que tu as d'être ici, dans cet endroit magique qui regorge de possibilités, malgré toutes ses imperfections… "American dream", es-tu là…?

En résumé, nous avons vécu de vraies montagnes russes, ici, à Hollywood. De l'enchantement jusqu'au désenchantement, il y a eu de tout ! Mais je prends la chose avec beaucoup plus de recul que la dernière fois, lors de mon passage à Venice. Si voir le mauvais coté de Venice m'avait vraiment "brassé", me confronter au côté obscur d'Hollywood ne m'a pas fait reculer car je crois (enfin) avoir accepté pleinement les défauts de Los Angeles et me sentir vraiment "appartenir" à cette ville ! Bref, c'est un peu confus mais j'espère que tu as compris !

Un immense merci à Laura d'avoir fait le déplacement depuis Irvine, j'ai passé un week-end absolument délicieux en ta compagnie et suis vraiment content qu'on ait pu apprendre à connaitre un peu mieux Los Angeles, dans ses bons comme dans ses mauvais côtés ! Il est temps pour le tandem californien de se séparer, mais ce n'est que partie remise…!

Quant à toi, si je me tiens à mes objectifs, on devrait se retrouver demain pour une nouvelle chronique, avec un nouveau quartier (à vos propositions ! celles et ceux qui sont au courant, prière de garder la surprise !). Alors, tu seras là demain ?

8

Ça roule ?

Nous y sommes, j'ai 20 ans ! Le temps file à une vitesse incroyable, pas vrai ? Je me souviens du jour de mes 18 ans comme si c’était hier, faisant ma rentrée à Sciences Po Lyon ! Et voilà que 2 ans plus tard, je fête mes 20 ans aux Etats-Unis, dans un cadre d'exception… Que demander de plus ? On place la barre toujours plus haute d’année en année : mais que me réserve donc la suite ? Moi je sais: un 21ème anniversaire qui promet d'être beaucoup« fade » que son prédécesseur, de retour sous la grisaille à Sciences Po Lyon. Pas que je n’aime pas Sciences Po Lyon, ne te méprends pas ! Mais disons qu’à côté d’UCLA… J’ai déjà choisi mon camp...! Et quel chemin parcouru, surtout, maintenant que je prends le temps de regarder en arrière ! Mais rassure-toi, je ne compte pas m’arrêter là, oh non ! Des tas de projets de vie et d’études en perspective qui, j’espère, se concrétiseront et dont j'ai hâte de te parler ! En tout cas, d'ici là, on va continuer de se surpasser et de poursuivre ses rêves, comme toujours ! (aller, j'arrête)

Alors, comment ai-je célébré le passage à la vingtaine ?

Pour mon plus grand bonheur, je passe le plus clair de ma matinée à répondre à tous les gentils petits mots, appels, et messages vocaux arrivés cette nuit, pour la plupart (eh merci le décalage horaire) ! Difficile de tenir le pas, surtout au pied du lit… mais je crois avoir m'en être sorti, en espérant qu'aucun message ne soit passé à la trappe ! Merci mille fois, vous êtes les meilleur(e)s, et de loin ! Vous aime ! Ces petites attentions à mon égard m'ont littéralement enrobé de coton toute la journée, impossible de décrocher ce sourire niais de mon visage ! Quoi d’autre, sinon? Je n'avais absolument pas prévu de sauter le pas aujourd'hui, mais je l'ai fait: je me suis offert un é-norme cadeau, histoire de marquer le coup et parce que vive la vie et parce que YOLO quoi ! Je garde volontairement la surprise pour l'instant, tu en sauras plus au moment voulu !

Le temps passe et il est déjà midi, mon ventre gronde ! Aujourd'hui c'est jour de fête, alors on ne compte pas les calories et on fonce chez « Diddy Riese » pour engloutir un cookie-sandwich. C'est l'extase, toujours ce même goût de paradis. Et un pourboire, un !

Enfin, pour terminer cette journée en apothéose, je me lance à la conquête de l'incroyable Beverly Hills: un quartier que j'avais soigneusement gardé pour mon anniversaire car c'est une valeur sûre, aucun risque d'être déçu ! C'est le quartier des Totally Spies après tout (Marraine, si tu passes par là?), donc impossible de se tromper ! Et wow, juste wow…

Contrairement à des quartiers comme Hollywood ou Venice, je peux t'assurer que Beverly Hills n'a absolument pas "volé" sa réputation. Qu'est ce qui rend ce quartier si exceptionnel à mes yeux ? Tu te souviens de mon amour inconditionnel pour les bungalows, n'est-ce pas ? "Bien sûr Evan, comment pourrais-je l'oublier?". Et bien pour mon plus grand plaisir, Beverly Hills en regorge. Prépare-toi, car j'ai littéralement mitraillé les bungalows de photos et compte bien t'en faire avaler jusqu'à ce que mort s'ensuive. Tu m'accompagnes pour une petit tour ?

Mon rêve

Vise un peu la taille de ces maisons: c'est à se demander si des gens y vivent réellement, pour certaines, tant cela parait trop grand pour accueillir une seule famille ! Mais bon sang, que c'est beau...! Je ne saurais absolument pas te décrire cet effet tranquillisant et apaisant que les bungalows exercent sur moi. Ils incarnent une sorte d’idéal de perfection, d’harmonie et de symétrie qui m’hypnotise, sans exagérer. Cela peut paraitre matérialiste et superficiel, mais j’avoue, sans honte, que ce genre d’endroit me fait rêver… !

Sauras-tu trouver le chien ? 

Comme tu peux le voir, j'ai été plus qu'inspiré pour les photos: aucun problème à ce niveau-là. Et parce que 9 photos de bungalows ce n'est jamais assez, je me permets d'en rajouter quelques-unes (juste au cas où tu n'aurais pas bien vu).

La séance de lèche-vitrines s'achève ici ! Soulagé(e) ? Courage, plus que 288 jours à base de bungalows, et je te libère !

Pfiou, Los Angeles était décidément au firmament de sa splendeur et sa grandeur, aujourd'hui ! Définitivement le plus beau cadeau d'anniversaire que je pouvais me faire: simple, efficace, apaisant et surtout totalement gratuit. Une armée de bungalows: il ne m'en faut pas plus pour être heureux. La dernière expression est bien entendu à prendre avec des pincettes: j'ai bien conscience que les heureux propriétaires de ces bungalows sont loin d'être dans le besoin, et que tout cela représente des quantités de dollars astronomiques…!

Bref, je te remercie de m'avoir suivi dans mon étrange obsession pour les bungalows, je salue ton courage et surtout ta patience. Et qui sait, peut-être que toi aussi, en tant qu'adorateur secret de bungalow, tu as pris ton pied autant que moi? Affaire à suivre… en attendant, je t'embrasse !

NB: Le terme "bungalow" a précisément été employé 10 fois pour les besoins de cette Calichronique, j'espère que tu y as survécu


9

Petite question : nous sommes bien le 21 septembre, n’est-ce-pas ? (Oui, je suis à la bourre). Autrement dit, Halloween est encore dans 1 mois et demi ! Arrête-moi si je me trompe, hein ?

Non, tu ne rêves pas ! Les premières décorations d’Halloween pointent déjà le bout de leur nez ici, aux Etats-Unis. Quel bonheur, mais quel bonheur. S’il y’a bien une chose que j’adore chez les américains, c’est cette façon qu’ils ont de célébrer chaque évènement à FOND ! Toujours dans le « spectaculaire », jamais dans la demi-mesure: j'a-dore. Et tout y passe : les maisons, les rues, les supermarchés… absolument tout est décoré aux couleurs de la fête en question ! Et je ne parle pas d’une petite guirlande par-ci par-là qu’on sort la veille et qu’on retire le lendemain, pas du tout. Je parle bien de sortir TOUT l'arsenal de décorations plus d’un mois et demi à l’avance, comme c’est le cas pour mes voisins (cœur sur eux). Un vrai plaisir de baigner dans cette atmosphère qui te donne l’impression que chaque jour est une fête ! D'ailleurs, quand ma rue sera un peu plus décorée, je ne manquerai pas de te faire une compilation des plus belles décorations d’Halloween: ça promet ! Dis-toi que les américains participent même à des concours (nationaux ou de quartier) pour élire les plus belles décorations: c'est te dire à quel point ils sont friands de tout cela !

Quoi de neuf, sinon ?

Petite baisse de morale ces deux derniers jours, la solitude est de plus en plus pesante ! Mine de rien, cela fait presque 15 jours que je suis seul et que je dois m'occuper. Rencontre des gens, me diras-tu ? Pas de problème : ça, je sais faire. Mais nouer de vraies relations d’amitié durables qui aillent au-delà du banal « What’s your major ? » (Qu’est-ce-que tu étudies ?) : ça, c’est plus compliqué… Mais ne t’en fais, je sais me montrer patient ! J’ai hâte de faire ma rentrée et qu’une routine s’installe : je repèrerai sûrement de potentiels amis en cours, aux clubs, en soirée… D’autant plus que lundi prochain marque le début de l'orientation, période d'intégration sur 3 jours à laquelle je dédierai une chronique entière.

Bref, inutile de se lamenter sur son sort : il faut juste se laisser du temps et s’occuper l’esprit, quitte à sortir seul ! Ni une ni deux, j'enfourche le sac à dos et me voilà parti direction Santa Monica, un quartier que j’apprécie particulièrement pour son dynamisme, ses couleurs ainsi que son architecture décalée.

Tu te souviens de ce quartier, n’est-ce pas ? Mais si, je t’y avais déjà emmené dans la Calichronique 3, nous étions allés à Pacific Ocean Park, cette fameuse fête foraine sur la jetée de Santa Monica ! Mais pour aujourd’hui, je te propose qu’on s’éloigne un peu de la côte et qu’on aille fureter le long de la « 3rd Street », une immense avenue commerçante avec un "mall" (centre commercial) tout aussi immense. Les plus grandes marques se sont toutes réunies ici (Rolex, Louis Vuitton, Victoria's Secret...) donc forcément, on touche avec les yeux !

Même le mall est hipster... j'y peux rien ! 

Certes, c’était bondé. Mais c’était cool. Voilà. Pas grand-chose de philosophique à en tirer, juste très content d’avoir passé du bon temps à 3rd Street ! C’est tout pour aujourd’hui, rien d’extraordinaire à te raconter mais c’est toujours un plaisir de partager tout cela avec toi, dans les bons comme dans les "moins bons" moments… !

Semaine prochaine, comme je te l'ai annoncé : orientation (youhou !) ! Je reviendrai donc à la charge avec une Calichronique bien plus consistante car cela promet d’être une semaine riche en évènements et en festivités : l’occasion parfaite pour rencontrer du monde (enfin, j’espère !). D’ici là, il faudra prendre ton mal en patience et attendre sagement la fin de semaine prochaine pour cette Calichronique, le temps que je résume et mette tout cela en images !

Bisous partout !

10

Waouh, déjà la 10ème Calichronique ? Ça passerait presque vite, dis moi ?

Bref ! Nous revoilà, moi et mes envolées lyriques pour vous servir ! Toutes mes excuses de t'avoir laissé(e) sans nouvelles ces 3 derniers jours: je voulais compacter toute l'orientation en une même chronique et t'offrir quelque chose d'abouti: autant visuellement que textuellement ! Je suis donc très fier de te présenter cette chronique "spéciale orientation" où je vais te conter les 3 jours de folie que j'ai passés à UCLA ! Folie, le mot est faible. Enfin, je vais tout t'expliquer ! T'es prêt(e) ? Alors sans plus attendre, cap sur l'orientation !

/DAY 1/ L'orientation commence en douceur par un tour en bus géant dans Los Angeles, un évènement organisé spécialement pour les étudiants internationaux. Malgré le prix élevé et le fait que j'ai déjà pas mal exploré Los Angeles: je me motive à y aller, convaincu que c'est l'occasion idéale pour rencontrer du monde et découvrir de nouveaux endroits ! Pari payant puisque je sympathise très vite avec un marocain (de Rabat) et fais plus ample connaissance avec les deux étudiantes de Lyon II et Lyon III parties avec moi. Quiconque parti étudier à l'étranger te le confirmera: cette phase de socialisation est clairement ce qu'il y a de plus "fatiguant" car il faut tout "recommencer à zéro" et se faire de nouveaux amis. C'est frustrant d'un côté, et stimulant de l'autre car il suffit d'une seule rencontre pour faire basculer ton année… Alors je continue de gratter, à la recherche de celui ou celle qui rendra mon année encore plus formidable qu'elle ne l'est déjà. Enfin bon, le tour en bus est plutôt chouette, même si j'en ai déjà vu la plupart, c'est toujours un plaisir de revenir sur mes traces ! D'autant plus que j'ai pu repérer quelques coins sympas dont je pourrais éventuellement te parler dans de futures chroniques, si l'inspiration vient à manquer ! Et comme un peu de teasing ne fait jamais de mal, je te dévoile en avant première l'un de ces lieux : l'intriguant Los Angeles County Museum of Art (je te laisse le googler).

Retour à UCLA sur les chapeaux de roue ! Pas le temps de flâner, nous sommes attendu(e)s au gymnase pour le traditionnel discours de bienvenue de notre chancellor (président). Alors oui, disons-le, cela ressemblait plus à un show qu'à un discours de bienvenue "conventionnel". Mais laisse-moi te dire à quel point je me suis littéralement ré-ga-lé: car oui, c'est aussi pour vivre ce genre de moments, certes clichés mais typiques, que j'ai choisi une université américaine. Tout y était. Ouverture de cérémonie par l'hymne américain qui retentit dans tout le stade: tous les étudiant(e)s se lèvent et scandent l'hymne, main sur le cœur, le regard tourné vers le drapeau qui flotte au dessus de nous (je suis sûr que tu visualises cette scène). Ne connaissant que le premier couplet, j'ai eu du mal à tenir la cadence: reste que c'était très impressionnant d'être mêlé à cela ! S'ensuit un speech taillé sur-mesure de notre Chancellor dont le joli minois est projeté sur 3 écrans géants (sait-on jamais, on est jamais assez prévoyant...) ! Ces formalités étant passées, place au spectacle : show de danse chant, gymnastique entrecoupés de différents speech, pour le plus grand bonheur de la foule en délire ! Je t'assure que toute cette "mise en scène" fait son petit effet puisqu'au terme de ces discours tous plus inspirants et motivants les uns que les autres, tu ressors vraiment avec cette envie d'honorer ta place dans cette université et surtout de dépasser tes limites tout au long de cette année...!

D'ailleurs, petit instant fanboy: la jeune femme vêtue de blanc, entourée de l'équipe de gymnastique, n'est autre que la délicieuse Katelyn Osashin. Son nom ne te dit peut être pas grand chose, mais je suis prêt à parier que sa performance s'est déjà faufilée quelque part dans ton fil d'actualité Facebook. Regarde: https://www.youtube.com/watch?v=4ic7RNS4Dfo&t=49s. Et bien figure-toi qu'elle est étudiante ici, à UCLA, et qu'elle nous a livré une performance magistrale ! J'ai une admiration sans borne pour ce qu'elle incarne: autant son talent que ses idéaux. En effet, elle a tourné le dos à une carrière de gymnaste professionnelle (après avoir réalise l'une des meilleures performances universitaires de toute l'Histoire) pour se consacrer au milieu associatif, notamment à la cause des femmes battues. Respect. C'est assez fou de se dire que je peux la croiser à n'importe quel moment sur le campus ! Bref, c'est notamment grâce à de "petits" détails comme ceux-ci que la magie opère, et que l'on développe progressivement ce sentiment de fierté et d'appartenance à cette communauté. Mais pour l'heure, nous devons nous éclipser: une dernière étape nous attend.

Dernier arrêt: Westwood Village, où une foire est organisée. Au programme: grande roue et farandoles de food-trucks avec repas et boissons à volonté. Ambiance bohème: les palmiers, le crépuscule, la douce brise du soir, les néons, la grande roue: comme un doux parfum de Californie qui flotte… Accroche-toi bien: tout était GRA-TUIT ce soir-là ! Moi qui croyais que tout se payait ici ? Je me dirige donc vers le food-truck de nouilles d'un pas assuré, avec la ferme intention de me faire péter le bide. Oh, et devine quoi ? Le cookie-shop distribue lui-aussi des cookie-sandwich gratuits, ce soir-là : je n'en dis pas plus, tu sais comment ça s'est terminé. Un carnage. Je repars donc le cœur léger (et la panse bien remplie), direction Mar Vista (chez moi), plus que satisfait de cette première journée et surtout curieux de savoir ce que les deux prochains jours me réservent...

/DAY 2/ La foire aux sports est ouverte, à l'attaque ! Inutile de te dire à quel point j'attendais cet évènement avec impatience: et pour cause, c'est en ENORME partie pour le sport que j'ai candidaté pour les universités américaines. Pas d'inquiétude, je t'initierai à cet univers dans une future chronique dédiée spécialement au sport universitaire aux Etats-Unis: ça te plairait ?J'en reviens à la foire: j'ai passé un excellent moment, un vrai bonheur de rencontrer et d'échanger avec les différents membres, le staff et le coach de l'équipe de... (réponse dans quelques instants, ouh quel suspens insoutenable…).

Suspens complètement inexistant: j'ai rejoint le club de tennis.Tu ne t'y attendais pas à celle-là, hein ? Les entrainements sont le mardi et le jeudi de 9h à 11h, j'ai donc soigneusement dégagé tous les cours tombant sur ces horaires. Question de priorité...! Enfin, je t'annonce que je me suis inscrit aux sélections pour intégrer l'équipe officielle, celle qui représentera UCLA en tournois sur la côté ouest des Etats-Unis. Les sélections s'étendent sur 3 jours, du 4 au 6 octobre: eh oui, ça se mérite d'intégrer l'équipe de tennis d'une des meilleures universités du pays ! J'ai bien conscience que mes chances d'intégrer l'équipe sont minces: je vais probablement devoir me mesurer à des prodiges ou autres brutes mesurant 3 mètres de haut aux muscles saillants. Mais sait-on jamais, "sur un malentendu, ça peut passer" (ce que j'ai dit mot-pour-mot à mes parents en sortant des épreuves du concours de Sciences Po Lyon, vois où ça m'a mené aujourd'hui…! ). Pour les fans d'Harry Potter présents parmi vous, et je sais qu'il y en a: oui, UCLA possède sa propre équipe de Quidditch. La preuve en images. J'irai probablement assister à un entraiment voire à un match, très curieux (sceptique) de voir à quoi cela peut bien ressembler..? Quoi qu'il en soit, Il faut quand même reconnaitre qu'ils ont du cœur au ventre et de la créativité: et ça, ça fait plaisir ! Bref, carton plein pour cette foire aux sports, contrat 100% rempli ! D'autant plus que j'ai pu rencontrer 2 étudiants de Sciences Po Paris avec qui le courant semble très bien passer, du moins pour l'instant ! Toutes mes excuses à mes ami(e)s de Sciences Po Lyon, je vous entends grogner d'ici. J'ai bien conscience que je pactise avec "l'ennemi" mais la coïncidence est bien trop forte, écoutez-moi ça : l'un est passionné de tennis et l'autre a son copain qui souhaite travailler dans l'industrie du sport (tout comme moi). Alors, vous me pardonnez pour cet impair, hein ?

Au suivant ! Place à un incontournable de la vie étudiante à UCLA, m'a t-on dit: BRUIN BASH, un concert assuré par d'anciens élèves d'UCLA. Il parait que BRUIN BASH est une sorte de baptême pour devenir un vrai Bruin (qui signifie "ours brun": c'est la mascotte de l'école et donc le nom des étudiant(e)s d'UCLA), j'en attends donc beaucoup de ce concert ! CEPENDANT, devenir un "vrai Bruin" requiert de la patience, beaucoup de patience ! Et pour cause, n'ayant pas réussi à obtenir de ticket à la billetterie en ligne (les tickets étant sold-out dès les première minutes), j'ai dû me farcir des files d'attentes in-ter-mi-nables. Ma patience est néanmoins récompensée puisqu'après plus de 2h à être malmené entre les différentes files d'attente, me voilà en possession du prééé-ccccccieux (tu l'as lu avec la voix de Gollum ?): le ticket. Tout est en ordre à présent, ENVOYEZ LA MUSIQUE ! Et comme des photos valent mieux qu'un tas de discours assommants, en voici quelques-unes !

/ DAY 3 / Foire aux clubs, top départ ! Cet évènement est tout bonnement colossal en termes d'organisation puisque des centaines de stands pullulent dans tout le campus pour faire la promotion des différents clubs ! Et qui dit "centaines de stands" dit "centaines de photos" dont je vais t'asperger dès à présent !

Marée humaine ! 

Une ambiance et une énergie tout bonnement incroyables: wow, quelle réussite ! Impossible pour moi de t'énumérer tout ce qui est proposé tant l'offre est gigantesque: retiens qu'il y a plus de 1300 clubs au total. Oui, 1300: toujours dans la modération...! Il y a bien entendu des clubs "conventionnels" (ingénierie, chimie, finance, entreprenariat...) et des... "moins conventionnels", disons, tels que le club de tuning (oui...), de collectionneurs de cartes Yu-Gi-Oh, d'addicts de Smash Bross sur Nintendo Switch, d'amateurs de constructions Lego. Bref, il y a de T-O-U-T: tu trouveras forcément chaussure à ton pied ! Pour ma part, après avoir serpenté au travers des différents stands, je me suis laissé séduire par "Bruin Sport Business", un club que j'avais déjà dans le viseur avant d'arriver ici ! Celui-ci organise des conférences avec des grands noms du sport aux Etats-Unis (marques, groupes sportifs, ligues sportives universitaires ou nationales) et propose de discuter des différentes opportunités de stages et d'emplois sur le marché du sport actuel…. Fantastique, pas vrai ? Tu vois, il y en vraiment pour tous les goûts (même les plus douteux) et surtout pour tous les projets, du plus ambitieux au plus original !

Je pourrais encore t'assommer de pages entières avec d'autres évènements auxquels j'ai participé ces 3 derniers jours: la parade de la fanfare d'UCLA, le show de l'équipe de twirling bâton, la braderie géante du UCLA store (magasin du campus)… retiens simplement que c'était, tous comme les autres évènements, tout bonnement génial.

/BILAN/ Terminus, tout le monde descend: ainsi s'achève l'orientation. L'heure est au bilan ! Ben oui, après un plan en 3 parties, il faut bien une conclusion: c'est Sciences Po qui le dit....! PFIOU ! Un tas de choses se sont débloquées grâce à toi, orientation ! Tout d'abord, j'ai la sensation d'avoir passé 3 jours tout bonnement exceptionnels où tout s'est enchainé très vite et où j'ai vécu littéralement à 300%. Je suis passé par tout un panel d'émotions absolument incroyables: un enthousiasme sans limite face à toutes les possibilités qui s'offrent à moi cette année (académiques, sociales, sportives…), un sentiment d'être intégré à une vraie communauté et surtout une reconnaissance éternelle qu'on m'ait permis d'étudier ici… Je ne résiste pas à l'envie de t'exprimer ma joie puisque c'est précisément pour ressentir ce genre d'émotions que j'ai choisi de venir étudier aux Etats-Unis, et spécialement UCLA ! Rien ne pouvait me rendre plus heureux d'avoir (déjà) trouvé un bout de ce que j'étais venu chercher ici ! Encore une fois, il est très dur de mettre un mot sur des émotions aussi particulières et fugaces, mais tu as saisi l'idée ! Enfin, le coup-de-mou de la semaine dernière était, en grande partie, lié au fait que je plongeais dans la vie universitaire américaine: un univers complètement différent de ce à quoi je suis habitué en France. Tout est si immense, gigantesque et incroyable que j'aimerais participer à tout, être présent à 1000 endroits en même temps et saisir toutes les opportunités...mais ce n'est pas possible, malheureusement ! Et c'est frustrant, dans un sens, car je suis là pour "seulement" 1 an et j'aimerais vraiment repartir en ayant eu cette impression d'avoir touché à tout. En débarquant, dans ce campus incroyable, j'ai été quelques peu désorienté, comme une impression de se faire bouffer par cette immensité ! Heureusement, l'orientation est arrivée à temps, je l'ai vécue fond les ballons, et cela m'a prouvé que j'étais capable de dépasser ce trac et de m'investir dans des évènements dont je me souviendrai probablement toute ma vie. Bref, un grand merci à toi, orientation: tu es tout ce dont j'avais besoin pour me repulper avant la rentrée scolaire et me rappeler à quel point je suis inconditionnellement heureux d'être ici, tout simplement…!

Je papote mais cette chronique est déjà bien assez longue, et je pense en avoir suffisamment dit/montré pour te donner un aperçu de ce quoi à ressemble l'orientation à l'américaine. En tout cas, j'espère que toute cette attente en valait la peine, et on se retrouve très prochainement pour un compte-rendu de mes premiers jours de cours à UCLA ! D'ici là, je te fais plein de gros bisous et te laisse avec une petite photo qui, selon moi, témoigne d'une intégration parfaitement réussie…

Arborant fièrement les couleurs d'UCLA devant le Royce Hall ! L'année scolaire peut commencer…! 
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Comment vas-tu ?

Tu l'as sans doute remarqué: les chroniques ne sont plus aussi régulières qu'auparavant J'ai connu des débuts quelques peu "chaotiques" avec ma rentrée (rassure-toi, la situation s'est débloquée) et le quotidien est beaucoup moins palpitant, maintenant que les cours ont repris. Mais tout cela fera l'objet d'une prochaine chronique, c'est promis !

On commence, si tu le veux bien, par la petite anecdote du jour ! Alors, quelle anecdote je sors du chapeau magique pour aujourd'hui....? Ah oui ! Comme tu le sais (ou pas), ce sont mes hôtes qui me fournissent le petit-déjeuner (et le diner). Par un beau matin ensoleillé, je me lève, me dirige vers la cuisine, m'empare du butin et découvre ce qui me semble être…. un CROI-SSANT ! Geez ! Ne pouvant plus attendre, débordant d'impatience, je croque dedans à pleines dents: et là, je déchante immédiatement. Premièrement: où est passé le BEURRE, je ne sens pas le BEURRE, il manque le BEURRE, je veux mon BEURRE ! Deuxièmement: quelle idée de garnir le "croissant" avec une compotée à la CITROUILLE, expliquez-moi ? Eurk, j'ai des renvois. Désappointé, j'accepte mon "triste" sort et me résigne à manger ce qui s'apparente fortement à un blasphème: n'ayons pas peur des mots. Bref, vous me manquez terriblement, viennoiseries françaises. Profite-bien des ces petites merveilles beurrées, toi qui me lis depuis la France !

Sinon, que s'est-il passé ces 4 derniers jours ? J'ai eu la visite de très bonnes amies de Sciences Po Lyon: j'ai nommé Eva-Marie et Elisa, toutes deux affectées à UCSB (Université de Californie, Santa Barbara) pour leur année d'études à l'étranger. Je me suis donc donné pour mission de leur faire découvrir Los Angeles en 3 jours, sacré défi ! Etrange sensation que d'être le guide alors que je viens tout juste de débarquer dans cette ville… Mais je me prête au jeu: après tout, pourquoi pas !

Devine par où nous avons commencé ? Par mon quartier favori, pardi: l'incroyable Downtown ! Que ta grandeur et ton splendeur m'avait manqué, ô Downtown…! Inutile de te faire l'inventaire de tout ce que nous avons vu: globalement, c'était le même programme que lors de mon premier passage avec Laura (je te renvoie à la 6ème Calichronique, ma préférée) ! Petite nouveauté, cependant: j'ai tenu à faire un crochet par Grand Central Market, sorte de marché underground que nous n'avions eu le temps de faire la dernière fois ! Ambiance tamisée, éclairage aux néons: typiquement le genre de coin hipster dont je raffole. Quel plaisir de serpenter entre les différents stands et de se faire saliver un peu (beaucoup, même). Le charme opère également du côté d'Elisa et Eva-Marie puisqu'elles ne résistent pas à l'envie de manger là-bas ! Je choisis de rentrer diner à la maison pour ma part, exténué par cette longue de journée de cours, de marche et de transports. Encore une bien belle journée passée à Downtown, décidément !

Grand Central Market

Programme du lendemain: Venice Beach. Tu connais déjà mon histoire avec ce quartier… Et ayant déjà beaucoup de devoirs, je préfère rester travailler à la maison le matin et les rejoindre ensuite, une fois leur visite du quartier terminée. "Heureusement" pour moi, malheureusement pour elles: il a plu, elles n'ont donc pas eu le loisir d'explorer Venice… dans ses bons comme dans ses mauvais côtés ! La pluie finit par s'estomper et nous nous rejoignons en début d'après-midi à Santa Monica: l'occasion pour moi de leur faire découvrir Ocean Pacific Park (la fête foraine) et 3rd street (l'avenue commerçante), deux incontournables du quartier dont je t'ai déjà parlé ! Eva-Marie et Elisa s'autorisent d'ailleurs de petites folies (vêtements) sur 3rd street et sont animées, à raison, par une irrésistible envie de gauffres. Le "hasard" fait bien les choses puisqu'un shop, ma foi tout à fait charmant, se trouve juste à quelques pas. Non, ce n'est pas une légende: la tentation est bel et bien PAR-TOUT aux Etats-Unis (et crois-moi, je pèse mes mots) ! Eva, Elisa et moi-même sommes tous les trois d'accord sur le fait que notre appétit ne connait aucune limite ici: on peut sereinement s'enfiler une pizza à 12h, puis enchainer par une gaufre à 16h, digérer avec un hamburger à 19h et terminer en beauté par un sceau de glace-cookie (oui, on trouve des sceaux de glace dans les supermarchés: retenez-moi). Le plus grave, c'est qu'il n'y a plus aucune hiérarchie dans nos envies: notre estomac peut aussi bien ingurgiter du sucré comme du salé, et ce, à n'importe quelle heure… La pesée au retour risque de piquer, mais bon: si on était venu(e)s ici pour mincir, ça se saurait !

Oui. 

Dernier arrêt: Beverly Hills, de quoi finir en beauté ! Et qui dit Beverly Hills dit...? Aller, tu commences à avoir l'habitude, maintenant ? Bervely Hills rime avec fournée de bungalow, pardi ! J'éprouve toujours autant de plaisir à arpenter ces rues, au plus grand désespoir des mes accompagnatrices qui doivent subir mes exaltations à chaque coin de rue et attendre que je prenne chaque bungalow sous tous ses angles. La collection s'agrandit, mine de rien !

J'ai tenu à emmener Elisa et Eva-Marie explorer la zone "commerciale" de Beverly Hills. Sois le/la bienvenu(e) à Rodeo Drive, le temple du luxe et du faste californien. Gucci, Yves Saint Laurent, Louis Vuitton, Balenciaga […] : aucun ne manque à l'appel. Rassure-toi, il n'y a pas eu d'achats compulsifs: la carte Gold ne s'en serait pas relevée. C'était juste histoire de coller nos petits nez contre ces belles vitrines qui colorent les rues de Rodeo Drive. Comme je le disais à Eva et Elisa: "on touche avec les yeux les filles, d'accord"?

Fin des réjouissances, il est l'heure de retourner à Santa Barbara pour Elisa et Eva-Marie. J'ai passé un week-end des plus merveilleux en leur compagnie, un grand merci les filles ! Tant de simplicité et de jovialité en leur personne, c'est vraiment tout ce dont j'avais besoin pour me faire oublier les petits tracas liés à la rentrée ! Nous nous séparons en nous promettant de rééditer l'expérience: à 10$ le trajet aller-retour Los Angeles/Santa Barbara, pas de raison de se priver !

Quant à toi, si tout se passe bien, je devrais te retrouver en fin de semaine pour un bilan (mitigé, mais on s'en est sorti) de ma rentrée à UCLA avec une petite rubrique dédiée aux sélections pour l'équipe de tennis ! J'espère que tout se passe bien de ton côté, où que tu sois et quel que soit ton fuseau horaire! D'énormes bisous sur ta truffe humide, et à très vite !

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Me revoilà !

Avec le nez qui coule… Rassure-toi, le soleil est toujours au rendez-vous ici, outre-Atlantique ! La raison de ce léger rhume ? Je me suis (encore) fait surprendre par la CLIM, erreur de débutant. En effet, les américain(e)s s'évertuent à mettre la clim de partout, et ce, à plein régime… même quand il n'y en a pas besoin, bonjour l'emprunte carbone ! Prévoir des manches est donc un indispensable, surtout quand on est frileux. M'étant parfaitement habitué à la douceur du climat californien, je sors à moitié nu 2 fois sur 3. Mais à la seconde où j'entre dans le bus, la clim est là pour me rappeler de ne pas trop prendre mes aises... Je passe sur ce malencontreux évènement, c'était juste histoire d'entamer les hostilités par un petit point "culture" ! Au suivant !

DRINNNG ! Retour sur les bancs de l'école après plus de 4 mois de léthargie estivale: ça picote. Pas facile de troquer la casquette du touriste contre celle de l'étudiant, mais c'est pour les études que je suis venu ici, ne l'oublions pas (enfin si, on l'aurait presque oublié).

Alors, par où commencer ? Je ne vais pas y aller par 4 chemins: la rentrée a été assez éprouvante, autant physiquement que nerveusement. La première semaine de cours à UCLA est assez particulière puisqu'elle est connue sous le nom de "shopping-week". "C'est quoi ça encore" me demanderas-tu ? C'est tout simple, et plutôt "ingénieux" en réalité : il s'agit d'une semaine de "shopping" où nous pouvons assister et choisir librement nos cours pour ce trimetre. C'est l'occasion de tester les cours qui nous intéressent, d'en essayer d'autres plus "originaux", de jauger la charge de travail demandée ou encore de prendre la température avec les professeur(e)s. Alors oui, c'est très mignon tout ça. Mais crois-moi, c'est SPOR-TIF. Tu sais que je ne laisse jamais rien au hasard: j'ai tenu à essayer 8 cours différents, je dois en choisir 3 parmi ceux-là. Il faut donc être prêt à courir partout (le cours suivant pouvant être à l'autre bout du campus, et Dieu sait que les distances sont colossales à UCLA), savoir être à 2 endroits en même temps car certains cours se chevauchent (l'occasion de perfectionner mon art du clonage) et surtout avoir les intestins bien accrochés car c'est du stress, tout ce schmilblick ! Pourquoi ? Nous sommes plus de 45 000 étudiant(e)s à UCLA, les cours ont naturellement un nombre de places limitées et tout le monde se bat pour avoir sa place. Les profs ne pouvant pas accueillir tous les étudiant(e)s, ils doivent établir des "waitlists" (listes d'attente) et celles-ci peuvent être très, très, trèèès longues selon le cours... J'ai donc passé 3 jours dans le brouillard le plus total, l'estomac noué, placé sur liste d'attente de partout, attendant désespérément que des places se libèrent dans certains cours. Le fait est que chaque cours demande des lectures et devoirs à rendre pour la semaine suivante… et ne sachant toujours pas dans quel cours j'allais être accepté, je ne pouvais pas me plonger dans le travail: d'où le stress car hors de question de prendre du retard dès la première semaine.

Heureusement pour moi, la situation finit par se débloquer au bout du 3ème jour où j'ai (enfin) pu m'inscrire à mon 3ème cours (le fait d'être français m'ayant bien aidé... mais chuuut, pas un mot). Tout est bien qui finit bien, je peux enfin me plonger "sereinement" dans les lectures et différents travaux à réaliser pour la semaine suivante: fin du calvaire. "Fin", tout est relatif. Les "ennuis" ne font que commencer, j'en ai bien conscience. Mais à chaque jour suffit sa peine. Et pour l'heure, je suis soulagé d'être enfin fixé sur mes cours et de pouvoir passer à autre chose.

D'ailleurs, pendant que j'y suis: laisse-moi te montrer un petit aperçu des salles de classe et amphithéâtres ! Après tout, je ne ferais pas mon travail de reporter correctement si je ne te montrais à quoi cela ressemble vu de l'intérieur ! Je te prie d'apprécier ces quelques photos comme il se doit: j'ai remué ciel et terre pour trouver des salles vides !

Qui dit "rentrée des classes" dit également "rentrée des clubs" ! Tu te souviens du club de "Sport Business" sur lequel j'étais tombé à la foire des clubs pendant l'orientation, n'est-ce pas ? Je me me suis rendu à la première réunion et ce fut tout bonnement fa-bu-leux. C'est dingue de voir à quel point les étudiant(e)s s'investissent à 200% dans les clubs et se démènent pour nous concocter un programme de qualité: workshops (ateliers), guest-speaker (invités de marque dans le monde du sport américain), guided tours (visite de ligues et quartiers généraux de grands noms du sport aux Etats-Unis…). Au-delà d'être un véritable atout pour le CV, je vois également en ce club l'opportunité de rencontrer d'autres accros du sport... et pourquoi pas en faire des ami(e)s, soyons fous.

Oh, j'allais oublier ! Cette semaine s'est également tenue la "Senior Farewell Ceremony", soit la cérémonie d'adieux aux 4ème année (traduit très grossièrement). Ici, le diplôme s'obtient au bout de 4 ans: plusieurs cérémonies et festivités en tout genre sont donc organisées en l'honneur des futur(e)s diplômé(e)s (dont la fameuse cérémonie dans le gymnase, avec les speech des étudiant(e)s et le lancer de chapeaux, à laquelle je n'ai pas eu le plaisir d'assister...). Je me console comme je peux avec cette "modeste" cérémonie qui s'est tenue en plein air. Très sympa !

Enfin, dernier évènement marquant de cette première semaine : les sélections de tennis. Crois-moi, pour intégrer l'équipe officielle d'une grande université américaine, il faut en vouloir: Et pour cause, les sélections s'étendent sur 3 jours et nous étions plus de 250 à tenter notre chance pour seulement 20 places (oui, c'est relativement peu). Premier jour: tests de niveau, le but étant d'en "écrémer" un maximum dès le départ. Seulement 40 d'entre nous (sur 250) accèderont au deuxième jour: la dure loi du sélections. Dès le premier jour, le niveau est déjà très haut et je me demande sur quel critères ils se basent pour nous sélectionner... Je sors des tests peu satisfait de ma performance mais par je-ne-sais quel miracle, j'ai été retenu dans les 40 derniers et me suis qualifié pour le second jour ! Youhou ! Difficile de contenir ma joie, je suis vraiment surpris de m'être faufilé dans le 1/6ème restant. Deuxième jour: matches de qualifications pour intégrer le tournoi final qui aura lieu le troisième jour. Je remporte mon premier match, me fait laminer-piétiner-écraser lors du second et livre un dernier match solide mais que je finis par perdre. Fais tes comptes: 1 victoire, 2 défaites, pas suffisant pour se qualifier pour le troisième jour. Fin de l'aventure ! J'échoue "au pied du podium", certes, mais je sentais que j'avais atteint ma limite: mes adversaires étaient clairement un cran au-dessus ! Je suis néanmoins très content d'avoir tenté ma chance et surtout très fier de m'être glissé dans les 40 derniers…! Et une expérience de plus à ajouter au tableau ! Je te laisse admirer le terrain de jeux ces 3 derniers jours: le (UC)LA Tennis Center. Quel bonheur de pouvoir fouler ces courts !

Encore une semaine riche en émotions, en évènements… et en sport ! Mine de rien, cela fait maintenant 1 mois que l'aventure a démarré ! Ayant en permanence "la tête dans le guidon" et vivant chaque jour à 200%, je ne vois pas vraiment le temps défiler ! Fort heureusement, écrire ces chroniques me permet de figer des petites tranches de vie et de me rendre compte de tout le chemin parcouru jusqu'à maintenant...! Comme je le disais à mes parents, j'ai l'impression d'avoir fait plus de choses en 1 mois en Californie qu'en 2 ans à Lyon. Ce à quoi mon père a très justement répondu "En même temps, 3 semaines de tourisme ça aide!". Pertinent. Il y a eu des passages à vide, oui, mais pas la moindre petite larme en 1 mois: modeste victoire pour moi qui suis si attaché à mon quotidien en France ! Je pense qu'il n'y a pas mille interprétations possibles: je me sens vraiment bien ici, j'adore vraiment les Etats-Unis ! Plus les jours passent, et plus j'apprends à aimer et à apprivoiser le pays… dans ses bons comme dans ses mauvais côtés ! Mais pas de panique (surtout vous, Maman et Mamies), votre petit poulet rentre bien à la maison en juin 2020 !

C'en est tout pour cette semaine, j'espère comme d'habitude t'avoir fait voyager un peu ! Je n'ai aucune idée de la date de parution de la prochaine chronique, je pense qu'il faudra être patient(e) car je suis bien occupé avec les cours ! En attendant, je te laisse avec ce doux message laissé par l'un de nos professeurs, à la fin du cours: "Have a great day, you got this"…! (Bonne journée, tu tiens le bon bout !)

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"Salut, ça farte" ? Plutôt risqué de faire mon come-back avec une réplique de Brice de Nice, la terreur des surfeurs, mais c'est pour te mettre dans l'ambiance ! Tu vas très vite comprendre: installe-toi, place au récit !

Week-end très excitant en perspective: première fois que j'ose m'aventurer hors de Los Angeles. Enfin, je devrais plutôt dire "nous" puisque je suis accompagné par Elsa et Aya, étudiantes lyonnaises que j'ai rencontrées avant mon arrivée aux Etats-Unis et avec qui le courant passe très bien ! J'imagine que tu as lu le titre: aujourd'hui, nous partons à la conquête de Malibu. Au delà du nombre incalculable de célébrités qu'elle accueille, Malibu est également réputée pour ses plages ravissantes très appréciées des surfeurs (d'où Brice de Nice…). En route, mauvaise troupe ! À lui seul, le trajet en bus vaut le détour: nous longeons la côte et ne pouvons contenir de petits cris d'extase, ébahis par la majesté du Pacifique et par la beauté des habitations camouflées par les hauteurs de Malibu…! En chemin, Elsa et Aya me confirment que nous retrouverons Justine, autre étudiante lyonnaise (décidément) qu'elles ont rencontrée sur le campus, à UCLA, et qui possède un appartement à Malibu ! Qu'à cela ne tienne, agrandissons mon cercle d'amies lyonnaises aux Etats-Unis ! Bref, nous débarquons à Malibu et Justine passe nous récupérer en voiture, comme convenu. Elle chevauche une Jeep, nous allons donc arpenter Malibu à bord de ce… monstre, y'a pas d'autres mots. Les bras m'en tombent, regarde:

Après tout, pourquoi pas ! Ce modèle est tellement haut qu'il y a un marchepied pour grimper jusqu'au siège… c'est te dire ! Justine nous conduit tout d'abord jusqu'à son appartement pour une petite visite guidée. Nous pénétrons dans un appartement somptueux, décoré avec goût, niché dans les hauteurs de Malibu, avec une vue imprenable sur l'immensité du Pacifique depuis le balcon… Ce n'est pas un bungalow, je te l'accorde. NONOBSTANT, la cuisine est vraiment fabuleuse, et j'aimerais y passer le restant de mes jours (oui, j'adore les cuisines (malgré mes prouesses en tant que cuistot, LOL).

A peine remis de mes émotions, Justine nous emmène déjeuner. Direction le Neptune's Net, "modeste" cantine située en bord de mer où des séquences de Fast and Furious et Gossip Girl ont été tournées ! Aussi, la légende raconte que le Neptune's Net aurait été fréquenté par un certain Johnny Hallyday et ses camarades bikers, ce qui explique la présence des énormes Harleys garées juste devant l'enseigne. Bref, il est l'heure de passer À TABLE !

La gloutonnerie fait son œuvre, nous optons chacun pour le combo hamburger/frites, simple mais efficace… Double ration de pickles dans mon hamburger, parce que j'en raffole !

Ma dose de gras quotidienne ingurgitée, nous enfourchons de nouveau la Jeep direction Point Dume : l'une des plages les plus populaires de Malibu pour ses coins "instagramables", je cite. L'océan est déchainé aujourd'hui, les vagues sont au rendez-vous pour le grand plaisir des surfeurs... et pour le notre également !

De gauche à droite: Elsa, Aya, Justine

Après s'être trempé les pieds dans l'océan, Elsa et Aya partent se promener le long de la rive: je me retrouve donc seul avec Justine, l'occasion de faire plus ample connaissance avec elle. D'une humilité et d'une douceur à toute épreuve, une très belle rencontre !

Nous ne nous éternisons pas, Justine a encore plein de choses à nous faire découvrir ! Encore et toujours à bord de notre Jeep favorite, nous serpentons parmi les quartiers richissimes (je suis en quête de bungalows, pour ma part), observons les ravages causés par les incendies qui ont frappé Malibu l'an dernier et terminons par une escale au Malibu Country Mart (sorte de centre commercial en plein air)…!

Nous terminons les emplettes à 17h 50, le soleil se couche à 18h 20. Autrement dit, il nous reste une demi-heure pour regagner l'appartement de Justine, notre objectif étant d'admirer le coucher de soleil depuis le balcon, en prenant l'apéro. Oui, nous avions de gros objectifs… je te le confirme. Oh j'oubliais, il fallait également faire un crochet par un supermarché pour acheter de quoi se sustenter ce soir, ce qui nous laissait encore moins de temps pour regagner l'appartement ! Je laisse les filles s'en occuper et me dérobe pour capturer les reflets rosés qui viennent colorer le ciel…. Contemplation de très courte durée puisque j'aperçois les filles sortir du magasin comme des furies: le temps nous est compté ! FAIS GRONDER LE MOTEUR JUSTINE !

Nous regagnons l'appartement tout à juste à temps ! Une dernière course effrénée jusqu'à la terrasse, le tire-bouchon bien en main, le ballet céleste peut commencer ! L'âge légal pour boire de l'alcool aux Etats-Unis étant de 21 ans, je dois m'arrêter au jus de pêche (excellent cela dit) pendant que Justine déguste son meilleur verre de vin rouge... Bref. Un véritable festival de couleurs qui vient ponctuer une journée haute en couleurs...et de loin la plus féérique que j'ai passée depuis mon arrivée en Californie… Je repars avec un léger pincement au cœur, déjà impatient de gouter à nouveau à cette vie de "luxe" ! Nostalgique, certes, mais infiniment reconnaissant de pouvoir vivre ce genre d'expériences fabuleuses… et qui plus est de pouvoir partager cela en aussi bonne compagnie…!

Merci pour tout Malibu, et à très bientôt...!

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Yo, prêt(e) pour une nouvelle chronique ? J'espère que ce rythme de publication hebdomadaire te convient, je trouve cela plus pratique de compacter ma semaine en une seule et même étape !

Pour l'anecdote de la semaine, il est temps qu'on aborde un sujet très sérieux, toi et moi. Je parle bien sûr des STICKERS collés à l'arrière des voitures et sur les plaques d'immatriculation: un vrai fléau aux Etats-Unis. En effet, depuis mon arrivée aux Etats-Unis, j'ai pu constater à quel point les américain(e)s a-dorent coller des stickers et customiser la carrosserie aux couleurs de l'université qu'ils ont fréquenté, de l'association/cause qu'ils soutiennent, des exploits de leurs enfants, de leur régime alimentaire (j'exagère légèrement)… Tu peux vraiment tout deviner de la vie d'un(e) américain(e) en te basant uniquement sur l'arrière de la carrosserie (j'exagère légèrement bis). Plus de besoin de CV en somme, suffit de montrer l'arrière de ta caisse à ton recruteur et le tour est joué ! Pour te dire, l'autre jour, alors que je rentrais à la maison, j'ai repéré un sticker avec l'inscription suivante: "Proud parents of Belmont High School student of the month" ("Fiers parents de l'étudiant du mois du Lycée Belmont). J'exagère pas tant que ça, finalement…!

Place aux temps forts de la semaine !

Jeudi soir, Elsa, Aya, Justine et moi-même (le gang Malibu) nous sommes retrouvé(e)s autour d'un match de "soccer" (football "européen") opposant UCLA à San Diego State University. Bien que nous recevions à domicile, les gradins étaient relativement vides, les américain(e)s étant beaucoup plus intéressé(e)s par le football américain. Nous avons néanmoins passé un agréable moment, malgré la sévère défaite infligée par nos adversaires (j'avais pourtant fait l'effort de porter mon beau pull UCLA pour l'occasion… quelle réussite !). Cerise sur le gâteau: les cookies du "Diddy Riese" (tu commences à le connaitre, maintenant) étaient distribués gratuitement à l'entrée du stade, pour le plus grand plaisir des supporters ! Comme tu peux le voir à mes joues déjà bien boursoufflées, j'en ai bien profité. Seul petit problème, néanmoins: l'usage de l'appareil photo était interdit… Et comme je suis avant tout quelqu'un d'intègre et de respectueux des règles, je n'ai pas pris de photos…. Non, je rigole ! Voilà la came !

Au suivant !

Dimanche soir, toujours en compagnie d'Aya et Elsa (petite pensée à Justine qui n'était pas disponible), je me suis rendu à l'Observatoire Griffith. Un vrai parcours du combattant pour y accéder, à raison de 2h 30 de transports et commun et plus de 5 correspondances. TCL, reviens-moi. Le jeu en valait nettement la chandelle, cependant ! Situé dans les hauteurs de Los Angeles, l'Observatoire Griffith un lieu mythtique où des scènes du non-moins mythique "La La Land" ont été tournées... et où la vue sur Los Angeles est vraiment inégalable ! Contemplation garantie ! Le seul hic, c'est que... J'ai tellement été absorbé par le coucher de soleil que je n'ai quasiment aucune photo de l'observatoire en lui-même…

Une vraie tête en l'air, un "rien" me distrait ! C'est une bonne excuse pour y retourner, cela dit…! Je t'invite d'ores et déjà à googler "Observatoire Griffith" pour admirer ce bâtiment à l'architecture peu orthodoxe… D'ici là, en guise de consolation, je te propose d'admirer ce merveilleux dégradé de couleurs auquel nous avons eu le plaisir d'assister, perché(e)s du haut de l'Observatoire…

Première phase: le crépuscule. De magnifiques teintes dorées viennent colorer le ciel, alors que le soleil tire sa révérence.

Deuxième phase: une fois le soleil couché, les éclats dorés laissent place à de légers reflets rosées. Définitivement le moment que je préfère !

Dernière phase: à défaut d'être éclairée par le Soleil, Los Angeles s'éclaire à la force des néons, des réverbères et surtout des innombrables lueurs qui scintillent du haut des buildings de Downtown…

Ma foi… Pas grand chose de plus à ajouter pour cette chronique, relativement peu de choses à te dire mais beaucoup à te montrer !

A la semaine prochaine, l'Internet !

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HAPPY HALLOWEEN (pas trop tôt, Evan) !

Chose promise, chose due: je suis très heureux de te proposer cette édition spéciale "Halloween USA" ! Tu t'en doutes, j'étais vraiment tout excité de vivre mon premier Halloween sur le sol américain... et ç'a vraiment été une réussite, en grande partie grâce à mes hôtes. Laisse-moi te raconter tout ça !

/ Petite anecdote pas-très-marrante / Devine quoi ? Cette semaine, j'ai malencontreusement fait tomber mon appareil photo…. Autant te dire que l'objectif de l'appareil n'a pas spécialement apprécié le goudron: après plus de 7 ans de bons et loyaux services, il a succombé à ses blessures et a obtenu le repos auquel il a droit ! Tout ça pour te dire que 1/ je suis irrécupérable (comme mon objectif LOL) 2/ je n'ai pas pu prendre autant de photos d'Halloween que je l'aurais souhaité... Il me restait encore pas mal de choses à te montrer, notamment les décorations au supermarché et sur le campus d'UCLA, les costumes des enfants de mon quartier, les illuminations de nuits… Enfin pas de panique, j'ai tout de même de quoi faire !

On commence par ces quelques clichés digne d'une youtubeuse lifetsyle, je voulais te montrer que Los Angeles a revêtu son pelage d'autonome ! De belles couleurs orangées/écarlate parsèment les rues de la cité des anges, mais pas la moindre petite goutte de pluie ou grisaille à l'horizon (youhou) ! On profite des délices de l'automne loin des bourrasques de vent et autres pluies diluviennes françaises ! Enfin… C'était sans compter sur les multiples incendies qui se sont déclarées en Californie et qui ont rendu l'air irrespirable cette dernière quinzaine…

Même nos amis les bungalows ont revêtu leur plus beau plumage automnal… Ben quoi ? Tu croyais tout de même pas qu'après 2 semaines d'absence, j'allais me repointer sans photo de bungalow ? Un peu de bons sens, voyons !

Comme je te l'ai annoncé plus haut, j'ai relativement "peu" de photos d'Halloween à te mettre sous la dent... Ce qu'il faut retenir, c'est que (presque) tous les foyers se prêtent au jeu ! Alors que certains redoublent d'ingéniosité et de créativité pour décorer leur maison, d'autres préfèrent s'offrir les services de décorateurs pour habiller leur extérieur aux couleurs d'Halloween (oui, ça existe apparemment)… Quoiqu'il en soit, c'est vraiment chouette de voir à quel point tout le monde se démène pour qu'Halloween soit une réussite, adultes comme enfants ! D'ailleurs, à ce sujet…! J'ai pu constater que les Américain(e)s n'ont pas nécessairement de "règles" en ce qui concerne les costumes, ils se déguisent en tout et n'importe quoi (vampire, personnage de dessin-animé, ninja, cow-boy, princesse... mais aussi cornichon (comme ce fut le cas pour ma voisine en cours de chinois…!).

Alors, venons-en au fait: comment ai-je fêté Halloween ? Le plus simplement du monde, "en famille" avec mes hôtes ! Toute la famille était réunie et nous avons passé une soirée des plus agréables tous ensemble ! Nous avons creusé les citrouilles, décoré la maison, pâtissé des cupcakes d'Halloween et partagé un bon repas ensemble… Simple mais terriblement efficace ! J'ai été incroyablement touché de voir à quel point mes hôtes (et leur famille) m'ont "naturellement" intégré parmi eux…! C'est avant tout pour l'immersion culturelle que j'avais opté pour une famille d'accueil et jusque-là, je suis vraiment "récompensé" au centuple ! Grâce à eux, je peux profiter à 200% de l'aventure américaine et j'en suis très reconnaissant ! Oh, j'allais oublier le plus important ! Peut-être as-tu déjà entendu la fameuse formule "Trick or Treat" ? Il s'agit de la version anglaise de "des bonbons ou un sort" que les mômes ont scandé à vos portes pendant leur collecte du quartier ! Cette tradition ne fait pas exception aux Etats-Unis, mes hôtes m'avaient d'ailleurs confié la tâche d'accueillir les enfants et leur distribuer les précieuses sucreries…!

Quelques-une des décoratios que nous avons suspendues
Margo (ma mère d'accueil) et Luci (ma grand-mère d'accueil)
Atelier "pumpkin-carving" (creusage de citrouilles)

Le clou du spectacle: le GÂ-TEAU ! Qu'est-ce qui se cache à l'intérieur ? Un épais biscuit à la cuillère et une mixture de fruits rouges recouverts d'une épaisse mousse dont je n'ai pas réussi à identifier le gout…! Verdict Mercotte ? Ultra sucré mais bordel que c'est bon… !

Aussi, UCLA n'était pas en reste question décoration ! Par chance, avant que mon appareil ne clamse, j'ai eu le temps de capturer l'énorme Frankenstein gonflable que UCLA avait exposé sur le campus ! 110% fan !

La semaine d'Halloween se termine en beauté par un brunch dominical chez Aya ! Elle loue une chambre dans un bungalow (<3) niché dans les profondeurs de Westwood, le quartier de Los Angeles où se situe UCLA. La bâtisse est tout à fait charmante, typiquement américaine avec, comme toujours, cette audacieux mélange entre modernité et kitsch (assiettes en porcelaine tapissées sur les murs...) : tout ce qu'on aime ! Au programme des réjouissances: toasts avocats/saumon, œufs brouillés, tartines grillées, gaufres, pâte à tartiner, ribambelle de fruits, fromage blanc... Le tout 100% homemade ou organique parce qu'on reste en territoire hipster et qu'un brunch digne de ce nom se doit de transpirer le healthy ! Pensée toute particulière à mes sciencespotes qui me lisent depuis le continent asiatique: mea-culpa les gars, je ne pouvais pas passer sous silence cet instant de pur bonheur gustatif…

Sur le chemin du retour, je fais des détours à n'en plus finir et papillonne dans ces rues si paisibles et tranquilles, quitte à rater le prochain bus.Attends, quoi ? J'ai bien dit "quitte à rater le prochain bus" ? MOI ? L'homme qui passait SA VIE à courir après les tramways à Lyon… (les sciencespotes en attesteront) ? Mon amour des bungalows aurait donc eu raison de ma peur irrationnelle de "perdre du temps"…?! Quel exploit, on progresse ! Plus sérieusement… Je prends ça à la rigolade, mais cette obsession d'optimiser du temps pour travailler est vraiment un "gros" défaut sur lequel je… "travaille" beaucoup, justement ! Et je sens que cette année, où mon emploi du temps est bien plus léger, m'aide déjà à débloquer quelques verrous… Je réussis à me ménager beaucoup de temps en dehors des livres, que ce soit un brunch avec mes copines ou une simple petite (grande) promenade en solo pour admirer (baver devant) les bungalows… J'ai l'impression de savourer pleinement et tirer le "meilleur" de chaque sortie ici, sans avoir l'esprit happé par les devoirs et "chercher" à m'éclipser le plus vite possible pour vite-vite-vite retourner travailler à la maison… comme j'avais trop souvent tendance à le faire à Lyon…! Je progresse à mon rythme… "step by step" comme dit mon super-manager (ma maman <3) !

Parenthèse introspection terminée, je m'excuse encore une fois de t'avoir laissé(e) sans nouvelles aussi "longtemps" ! J'ai été très occupé par les midterms (examens de mi-trimestre) et voulais surtout attendre que les festivités d'Halloween soient terminées pour te concocter une chronique spécialement dédiée à ce sujet…! J'espère que le pari est relevé et que ce numéro spécial Halloween aura été à la hauteur de tes attentes… malgré le "maigre" contenu en photos (au vu de toute ce que j'aurais pu prendre) !

Hâte de te faire part de mes petits projets pour Novembre… d'ici là, je vais tâcher de remplacer l'objectif de mon appareil au plus vite pour revenir avec des chroniques encore meilleures, je l'espère !

Plein de bisous, à la prochaine l'équipe !

16

2 mois aux Etats-Unis, déjà ? Tu les as vus passer, toi ?

BONNE NOUVELLE: j'ai reçu le nouvel objectif de mon appareil photo... et est naturellement fait chauffer le moteur à plein régime pour tartiner cette chronique de photos ! Je me suis notamment permis quelques zooms artistiques (tu verras), juste pour m'assurer que l'objectif fonctionnait bien… Pas parce que je suis dangereusement en train de me transformer en blogueur-post-bad-tumblro-instragram. Pas du tout.

Anecdote très peu appétissante pour aujourd'hui, ton estomac est-il bien accroché ? Parfait, car je t'emmène avec moi dans les fins fonds du mauvais goût, dans le dark-net de la gastronomie. Cette semaine, mes hôtes ont préparé un plat très apprécié ici, j'ai nommé la purée de patate douce. Alors jusqu'ici, tout va bien… d'autant plus que j'adore la patate douce, vraiment ! C'est là que les choses se corsent, tiens toi bien…. Ladite purée de patate douce est ornée de… marshmallows (bonbons à la guimauve)… Oui, ne me demande pas pourquoi. Margo (ma mère d'accueil) me confirme que la purée de patate douce aux marshmallow est un plat traditionnellement servi à Thanksgiving (ça promet !) et qu'il est très populaire dans le Sud des Etats-Unis. Un audacieux mélange sucré-salé dont seuls les américain(e)s ont le secret (qu'ils le gardent, leur secret!)… Un aller-simple pour les toilettes, un ! Gustativement, c'était abominable. Néanmoins, bien que mes intestins aient sévèrement encaissé, je suis très heureux d'avoir pu expérimenter ce plat (malheureusement) typiquement américain ! Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, toutes ces découvertes ne font que rendre mon séjour plus amusant et authentique !

J'espère que ton gros intestin a tenu le choc. Laisse moi te faire un lavage d'estomac en te contant notre petite escapade du week-end. Aya, Elsa et moi-même nous sommes évadé(e)s au nord de Los Angeles, dans la charmante contrée de Santa Barbara, ville natale de la non-moins charmante Katy Perry ! Pour le logement, Elsa avait dégoté un petit bijou avec un rapport qualité/prix défiant toute concurrence ! Nous résidions au 1211 Carpinteria Street dans une petite demeure située à une demi-heure de marche du centre-ville ! L'intérieur était beaucoup plus douillet et coquet que ne le laissaient présager les toiles d'araignées à l'extérieur, rassure-toi !

Les rues et décors de Santa Barbara sont sensiblement les mêmes qu'à Los Angeles. Néanmoins, l'atmosphère y est beaucoup plus paisible, plus tranquille, bien moins "oppressante" qu'à Los Angeles. Ce climat de "petite ville" (90 000 habitants, c'est peu comparé à L.A) est est très reposant pour l'esprit, on se sent à l'abri de la perpétuelle agitation qui règne à Los Angeles.

C'est déjà l'heure de la pause déjeuner ! Pour un voyage réussi, y'a pas de secret, il faut avant tout savoir s'imprégner de la "culture locale". N'ai-je pas raison ? Alors restons curieux et ouvrons nos palais à la cuisine du pays. Dépaysement garanti, lol.

Pantalons déboutonnés, nous mettons le cap pour Downtown Santa Barbara (le centre-ville), là où l'architecture tranche radicalement avec le reste de la ville .Je te laisse admirer ces charmantes bâtisses blanches aux toitures rouges qui font la renommée et la singularité de Santa Barbara ! Très honnêtement, ce n'est pas un style architectural auquel je suis "sensible": je reste inconditionnellement fidèle aux bungalows de Los Angeles… mais c'est vraiment "dépaysant" cette fois-ci !

Notre périple nous conduit ensuite jusqu'à la jetée de Santa Barbara, plus connue sous le nom de Stearns Wharf. L'occasion d'apprécier la promenade le long de la digue, de buller tranquillement face à l'océan... mais aussi de me confier sur la ravissante demoiselle que j'ai rencontrée en cours de géographie et qui fait chavirer mon cœur dès que nos regards se croisent (c'est totalement faux, elle ne m'a jamais adressé la parole et ignore probablement tout de mon existence). Et non, les sciencespotes, ça n'est pas une chinoise: je change mon fusil d'épaule, peut être aurai-je plus de chance avec les américaines…?

Affalé(e)s sur un banc, nous contemplons paisiblement le coucher de soleil: ce panache de couleurs est toujours aussi apprécié, le temps n'altère pas sa beauté. Seul petit bémol, les journées sont vraiment très courtes, ici. Pour cause, les premiers reflets du crépuscule sont déjà perceptibles à 16h, extinction des feux à 17h dernier carat ! Exténué(e)s par cette première journée, nous n'arrivons pas à nous décider sur le choix d'un restaurant et finissons par commander chinois. Rien de mieux qu'une bonne plâtrée de nouilles à la maison (devant Netflix, culture locale oblige) pour se remettre des 16km de marche parcourus aujourd'hui !

Jour 2, here we go ! Nous nous trainons péniblement hors du lit, direction le brunch (culture loca... j'arrête) . Comme tu peux le constater, mon amitié avec Aya et Elsa repose essentiellement sur l'amour du brunch. Et quelque chose me dit que tu n'as pas fini d'en entendre parler, des brunchs..! Pour le coup, le brunch de ce midi était particulièrement puissant: une explosion de saveurs et un cadre tout simplement exceptionnel (vue sur le Pacifique, très docile aujourd'hui). Je t'invite chaudement à consulter les légendes, sous les photos, pour découvrir ce qui se cache derrière ce festin... à marquer d'une pierre d'or !

Mise en bouche: malasadas (beignets), muffins citron et myrtille
Pour Evan: omelette végé (épinards, poivrons, champignons), pommes de terre
Pour Aya: oeufs brouillés, crique, toasts, fruits
Pour Elsa: pancakes citron/panacotta, fruits rouges

Le gosier bien rempli, nous roulons-boulons jusqu'au bout de la jetée: Aya et Elsa ont envie de canoter et louent un kayak pour une heure…. Perché du haut de mon rocher, je les observe et peaufine ma collection de photos du Pacifique. Je rencontre un pêcheur avec qui j'ai un échange très intéressant pendant plus d'une heure: il me parle de "l'invasion" touristique (russe notamment) de Santa Barbara au cours de ces dernières années, de son envie de quitter le pays et de sillonner l'Amérique du Sud à la voile, avec ses filles… Très belle rencontre, très content que l'anglais ne soit pas un obstacle et me permettre d'avoir un échange construit, qui aille au-delà de simples banalités !

Le clap de fin retentit, il est l'heure de rentrer au bercail ! Je suis vraiment très satisfait de ce week-end : le transport était donné ($10 aller-retour en bus), le prix du logement était relativement honnête (et bien amorti à 3), Santa Barbara était très agréable à visiter, la bouffe était de qualité… Nous attrapons le bus juste à temps et décollons pour Los Angeles. Sur le trajet, nous constatons avec effarement que de nouveaux incendies se sont déclarés, de grosses flaques de fumées salissent le ciel… Bref. Sensation très agréable de retrouver Los Angeles dans laquelle je me sens presque (j'ai bien dit presque) "chez moi" désormais... Embrassades avec Aya et Elsa puis je fonce chez moi pour décharger mon sac et attraper mes affaires de tennis: mon ami de Sciences Po Paris (avec qui je joue 1 à 2 fois par semaine) m'attend sur les courts à UCLA pour transpirer... de quoi évacuer la quantité astronomique de nourriture que j'ai ingurgitée en 2 jours !

C'en est tout pour moi, ça t'a plu ? Je n'ai aucune idée de notre prochain rendez-vous, je n'ai pas encore de plans pour le week-end prochain et le travail revient à la charge (on l'avait presque oublié, celui-là)… ! D'ici là, portez-vous bien et à très vite les internautes !

17

Salut Internet, tu te souviens de moi ?

Petit passage à vide ces dernières semaines ! Rien de très grave, rassure-toi: juste une petite intoxication alimentaire m'a tordu les intestins et cloué au lit pendant 4 jours ! Je n'ai pas jugé utile de t'écrire une chronique sur mes aller-retour aux toilettes… Tu ne m'en tiendras pas rigueur, j'espère ? Il m'a fallu un certain temps avant de remettre ma flore intestinale en marche, faut dire qu'elle était coriace, cette intoxication ! Je plaide coupable cependant: je n'ai pas pris ma convalescence très au sérieux et ai enchainé les brunchs gargantuesques à la queue-leu-leu... Que veux tu, même diminué intestinalement, interdiction de refuser un brunch ! M'enfin, me revoilà retapé et prêt à te conter quelques tranches de vie américaines: à l'attaque !

Premier arrêt: le brunch chez Aya ! On ne change pas une recette qui gagne, après tout. Toujours un plaisir de se rendre dans ce quartier de rêve et dans ce splendide bungalow pour partager un bon repas. Au menu du jour: un assortiment de pancakes concocté par notre Meilleure Ouvrière de France, Aya ! C'était divin, et je m'en suis enfourné bien plus que mes pauvres intestins ne pouvaient le supporter ! Oups ? Bref. Je ne m'attarde pas plus sur le brunch, tu commences à bien connaitre maintenant ! Ça te surprend si je te dis que les hôtes d'Aya commencent déjà à dresser la table pour Thanksgiving, deux semaines à l'avance ? Pas vraiment, hein ? (Hey, ici le Evan du futur: j'ai écrit ce passage il y a 2 semaines, Thanksgiving c'est demain (28 novembre !)

Chez Aya
Décoration de table pour Thanksgiving

Jamais 1 brunch sans 2 (ça n'existe pas, pas grave): on fonce retrouver Charlotte, une amie Suisse rencontrée en début d'année. Charlotte est membre d'une sororité (appelée "Delta Kappa") et m'a justement invité à sa sororité pour un brunch à volonté

J'en entends certain(e)s marmonner "la sororité, c'est quoi ce truc" ? Je me frotte les mains, il était temps que l'on aborde ensemble le sujet des fraternités et des sororités, véritable IN-CON-TOUR-NABLE des universités américaines ! Prépare-toi à pénétrer dans cet univers qui me fascine autant qu'il me terrifie, que la fête commence ! Grossièrement, les fraternités/sororités sont des communautés (non-mixtes) de garçons (fraternités) et de filles (sororités) qui vivent et partagent beaucoup de choses ensemble, aussi bien dans le cadre de l'université qu'en dehors. Chaque fraternité/sororité est appelée par une combinaison de lettres grecques, la sororité de Charlotte s'appelle ΔΓ (delta gamma) par exemple. Les fraternités/sororités existent dans la plupart des grandes universités américaines et sont chapotées/financées par une institution centrale appelée "Panhellenic", preuve qu'il s'agit bien d'un phénomène de grande envergure !

Comme je te l'ai dit, les membres de fraternités/sororités vivent ensemble dans d'immenses maisons situées à 2 pas de l'université, une rue pour les fraternités et une autre pour les sororités. L'intérieur des maisons est tout aussi immense: les pièces à vivre sont très spacieuses et bien adaptées à la vie en communauté. Chaque maison possède d'ailleurs ses propres chefs cuisiniers chargés de concocter de bon petits plats à chaque repas. Jalousie légèrement présente. Les membres de fraternité/sororités sont bien choyé(e)s par ailleurs: ils reçoivent régulièrement des paniers de cadeaux (provisions, goodies...) et ont très régulièrement des soirées organisées entre eux! De plus, chaque maison possède son propre règlement: les membres doivent le connaitre par cœur et l'appliquer à la lettre. Le degré de bizarrerie varie selon la fraternité/sororité… Par exemple, dans la sororité de Charlotte, les garçons doivent impérativement débarrasser le plancher avant 15h, seules les filles sont autorisées à rester... De plus, lors de ma visite guidée de la sororité, Charlotte devait hurler "boy upstairs" (garçon à l'étage !) pour avertir les filles de la présence d'un garçon dans les lieux: les joies de la non-mixité…!

Sororité de Charlotte, ΔΓ (Delta Gamma)

La sélection est rude pour intégrer une fraternité/sororité tant celles-ci sont plébiscitées par les étudiant(e)s. Dans le cas des sororités, plus de 1000 candidates pour une centaine de places, tout au plus: on en revient toujours à la sélection dans ces universités…! Les candidat(e)s doivent braver une rude semaine de sélection plus communément appelée "Rush ". Visites de maison, entretiens de personnalité, dress-code imposé…. et j'en passe : le processus de sélection est plus ou moins farfelu selon la fraternité/sororité visée. L'aventure ne s'arrête pas là, oh non ! Une fois sélectionné, le nouveau membre doit se frotter aux rituels d'initiations, un passage obligatoire pour faire pleinement partie de la fraternité/sororité. Enorme boite noire concernant l'initiation, j'ignore à quelle sauce sont cuisinés les nouveaux arrivants. Enfin, une fois initié, le nouveau membre est confié à un "big brother" (grand-frère) et une "big sister" (grande-sœur) qui seront ses guides spirituels le temps de son séjour dans la fraternité/sororité.

Pour être honnête, j'avais moi-même songé à m'inscrire aux sélections pour intégrer une fraternité. Encore une fois, il s'agit vraiment d'une expérience typique des universités américaines qui donnent un tout autre sens à une année universitaire et donnent accès à un tas d'avantages (prix du loyer, réseau professionnel…) Cependant, les dérives sectaires des fraternités/sororités me font quelque peu reculer, pas sûr d'adhérer à toutes leurs pratiques. Par ailleurs, certaines fraternités sont réputées pour ne pas user de méthodes très…. "réglos" en soirée, notamment avec les filles: je ne souhaite pas être associé à cela.

Je suis cependant très reconnaissant "d'avoir un pied" dans ce milieu grâce à Charlotte qui est toujours partante pour nous parler de cet univers et nous inviter à bruncher à sa sororité. Un grand merci à elle, d'ailleurs: c'est grâce à tout ce qu'elle nous a raconté que j'ai pu documenter cette chronique ! Je clôture le chapitre fraternité/sororité, enfin pour l'instant ! Je te laisse digérer tout cela avec quelques photos de la dernière soirée organisée à la fraternité ΘΔΧ (Theta Delta Chi) à laquelle j'ai bien évidement participée ! Ben oui, le thème de la soirée n'était autre que "les années 2000", AKA la meilleure décennie de l'univers musicalement parlant ! Tu connais mon faible pour Britney, Lady Gaga, Miley Cirus (+ insérer le nom de 1000 autres artistes): impossible de se dérober !

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Au suivant ! Le second évènement ayant marqué cette semaine est le derby de football américain opposant UCLA à USC (University of Southern California). En effet, une rivalité de longue date oppose à UCLA à USC, c'est la traditionnelle "guéguerre" entre les universités publiques et privées (UCLA étant la publique). Pour la petite histoire, l'un des mantras les plus connus à UCLA est "I have worked my way into UCLA, you have paid your way into USC" (j'ai travaillé pour intégrer UCLA, tu as payé pour intégrer USC). Crois-moi, la rivalité entre UCLA et USC est vraiment exacerbée. Tellement exacerbée que de nombreuses mesures de sécurité sont prises à l'approche du derby: comme la protection de notre mascotte, par exemple. En effet, j'ai constaté avec amusement que notre mascotte, l'ours brun, avait été recouverte toute la semaine (précédent le derby) d'une énorme boite afin d'éviter toute dégradation de la part d'hooligans d'USC. Comme tu peux le constater, au vu des nombreux tags, cette protection était plus que nécessaire: tout le monde s'est donné à cœur joie de laisser sa petite empreinte !

Avant / Après 

La tradition à UCLA oblige qu'une énorme fête soit organisée sur le campus avant le derby: cette fête, on l'appelle le "rally". Show de l'équipe de pom-pom girls, des cheerleaders et de la fanfare à la clé afin d'encourager nos joueurs pour le match qui les attend ce samedi ! Enfin, un bonfire (feu de camp) aurait dû être allumé pour ponctuer la soirée... Cependant, au vu des incendies qui ont récemment ravagé l'état de Californie , les organisateurs ont renoncé au bonfire : question de respect pour les victimes (et familles des victimes) des incendies.

Je ne pourrai malheureusement pas assister au derby: le prix des billets étant exorbitant... $90 minimum pour des places en haut du stade, je vais devoir passer mon tour ! Pas de panique, je me consolerai avec le match de la semaine prochaine pour lequel j'ai obtenu des tickets gratuits ! Ainsi, à défaut de pouvoir assister au match, je suis allé visiter le campus d'USC, histoire de jauger la concurrence. J'ai adoré me balader en terres ennemies, passant complètement incognito ! Il faut admettre que le campus est splendide, bien que très similaire à celui d'UCLA avec ces fameuses briques rouges (copieurs, bouuuh) ! Comme tu peux le constater, tout comme notre ours brun, la mascotte d'USC (le "traveler") était elle-aussi protégée pour éviter toute dégradation ! Alors, UCLA ou USC ? Choisis ton camp (enfin, choisis-bien hein) !

Pas mal. 

CEPENDANT, tu me connais… J'aime bien te montrer l'envers du décor; dans la mesure du possible… Et laisse-moi te dire que le campus d'USC était une véritable POUBELLE géante lors de ma venue ! Il semblerait que le rally pré-derby à USC ait sérieusement dégénéré, il y en avait de PAR-TOUT. Prendre en photo des déchets n'étant pas mon hobby, je ne t'en montre qu'une petite partie… mais sache que le reste est du même acabit !

Bon, on a perdu. 35 à 52, victoire éclatante de nos adversaires ! En espérant que l'on redore la blason la semaine prochaine, lors du match qui nous opposera à Berkeley ! C'est la fin de cette chronique, j'espère qu'elle a été instructive et divertissante ! Prochaine étape: Thanksgiving, une fête que j'attends avec grande impatience notamment parce qu'il y a beaucoup (énormément) à manger ! En espérant que mes hôtes feront l'impasse sur la maudite purée de patates douce aux marshmallows dont je t'ai parlé précédemment... Thanksgiving tombant un jeudi, nous faisons le "pont": c'est donc un beau week-end de 4 jours qui s'annonce !

Seras-tu au rendez-vous la semaine prochaine ?

18

Qu'il est doux de se réveiller, en ce jeudi 28 novembre, et d'être gratifié d'un "Happy Thanksgiving Evan!". Chaleur humaine et esprit de partage qui mettent du baume au cœur dès le matin, une aura particulière émane de ce jour où la gratitude et la reconnaissance sont mises à l'honneur. Aujourd'hui, je te propose de décortiquer ensemble cette fête typiquement nord-américaine qu'est Thanksgiving. Sacré morceau, il y en a des choses à dire !

Tout d'abord, Thanksgiving est célébré le quatrième jeudi de novembre. Ce jour a été proclamé "férié" (ce qui est rare aux Etats-Unis) sous la présidence de l'illustre Abraham Lincoln: certain(e)s américain(e)s ponte le vendredi afin de de bénéficier d'un week-end de 4 jours, ce qui fut mon cas. Comme mentionné plus haut, Thanksgiving est une fête nord-américaine, ce qui signifie que le Canada célèbre également Thanksgiving (le deuxième lundi d'octobre, cela dit). L'effervescence autour de cette fête reste cependant bien plus forte aux Etats-Unis.

Bien que Thanksgiving soit célébré par la majorité des américain(e)s, il s'agit d'une fête extrêmement controversée aux Etats-Unis pour des raisons qu'on peut aisément comprendre. En effet, dès l'école primaire, les jeunes écolier(e)s sont abreuvé(e)s de récits totalement faussés et enjolivés concernant les origines de Thanksgiving. Les "contes pour enfants" racontent que les colons européens, fraichement débarqués en Amérique, auraient chaleureusement été accueillis par les peuples amérindiens et auraient partagé un festin ensemble afin de célébrer une année de récolte fructueuse. Mouais. En réalité, l'histoire qui entoure cette fête bien plus sombre. Et pour cause, les colons européens n'ont jamais gaiment festoyé avec les peuples amérindiens: ces derniers ayant été chassés de leurs terres et massacrés, pour la plupart, par les colons…! D'où le mécontentement des communautés amérindiennes qui, de nos jours, ne reconnaissent ni l'utilité ni la légitimité de cette fête nationale qui marque le début de l'extinction de leur peuple…

Depuis, Thanksgiving s'est relativement "laïcisé" et émancipé de ce récit erroné. Aujourd'hui, Thanksgiving est une fête familiale vidée de toute connotation négative, une occasion de se retrouver en famille autour d'un bon repas et d'exprimer sa gratitude. D'ailleurs, lorsque je demande à mes ami(e)s américain(e)s s'ils célèbrent Thanksgiving, j'obtiens souvent la même réponse: "We celebrate the food, not Thanksgiving" (on célèbre la bouffe, pas Thanksgiving). Chez mes hôtes, c'est la cuisine du sud des Etats-Unis qui était mise à l'honneur ! Pour la petite histoire, avant d'entamer les hostilités, toute la famille s'est rassemblée en cercle autour de la table et a "incanté" le bénédicité (prière à l'heure du repas). En somme, malgré les controverses, Thanksgiving reste un évènement majeur célébré dans tout le pays: en témoigne le prix du billet d'avion qui flambe de manière exponentielle à cette période car la demande afflue considérablement (les américain(e)s rejoignant leur famille aux quatre coins du pays).

Aussi, je ne pouvais pas évoquer Thanksgiving sans te parler cette tradition pour le moins… délirante. Prêt(e) pour un peu de folklore ? Chaque année, le président des Etats-Unis gracie une dinde (vivante),,en direct, à la Maison Blanche. Eh oui. Cette dinde est sélectionnée parmi une poignée d'autres pour sa beauté et son aptitude à rester calme en public et face à la caméra (car cette grâce présidentielle est retransmise à la télé). La dinde graciée part ensuite pour une véritable tournée de Miss America, elle sillonnera la côte est des Etats-Unis en enchainant les nuits dans hôtels de luxe (oui) où elle sera choyée... avant de terminer sa vie dans un élevage au terme de cette année de pacha… Je t'avais promis du folklore, après tout ! Quant aux autres dindes qui n'ont été pas sélectionnées, elles seront servies au diner de Thanksgiving à la Maison Blanche et finiront dans le gosier du Président ou de la First Lady (première dame). Quelle dinde ne rêverait pas d'être broyée par les crocs acérés de la """délicieuse""" Mélania Trump, sérieusement ?

Parenthèse dinde refermée. Côté décoration, c'est beaucoup plus sobre. Pas de décorations extérieures extravagantes, seuls des épis de blé et autres couronnes ornent les portes d'entrée.

Mon premier Thanksgiving fut une véritable réussite, remerciements à mes hôtes ! Toute la famille était conviée à diner: ce fut un très beau moment de partage auquel j'ai, une nouvelle fois, été très bien intégré. Les convives se sont d'ailleurs beaucoup intéressés à moi, la "French touch" fait son effet j'imagine ! Pour la décoration de table, mes hôtes ont misé sur quelque chose de sobre mais néanmoins très coquet, je trouve: la vaisselle en argent et les pumpkins (citrouilles) étaient de sortie ! De plus, tradition oblige, le fond sonore de notre repas de Thanksgiving était un match de football américain.

A l'instar d'Halloween, mes hôtes m'ont permis de vivre un authentique Thanksgiving jusque dans l'assiette, un véritable festin était proposé. En effet, mes hôtes étaient affairés aux fourneaux toute la journée et nous ont concocté un repas gargantuesque, avec de bons vieux plats traditionnels. La dinde de Thanksgiving (qu'on ne présente plus), le gratin de patates douce/marshmallows a récidivé (pour mon plus grand plaisir…), maïs à la crème, purée aux champignons, velouté de citrouille, gelée de fruits rouges… Il fallait échantillonner pour pouvoir espérer goûter à tout, ce que j'ai fait ! La palme d'or revient à la purée aux champignons: un mélange plutôt inattendu mais très audacieux ! Mis à part le gratin de patate douce/marshmallow qui était éliminé d'office, le plat recalé est, sans surprise, le maïs à la crème… beurk.

La dinde !
Maïs à la crème
Gratin de patate douce/marshmallows

L'heure du désert, celle que j'affectionne tant. Là-aussi, tradition oblige, les pumpkin pies (tartes à la citrouille), apple pies (tartes à la pomme), pecan pies (tartes aux noix de pécan), pièces montées (en forme de dinde, s'il te plait), cheesecakes et autres douceurs sucrées étaient proposées. L'imposant bac de glace et la chantilly ont également bien senti la tornade "Evan" passer. La bonne surprise vient du cheesecake à la citrouille qui était étonnamment excellent ! Pas de déception coté dessert: tant qu'on parle de gâteaux, Evan est content.

Pecan pie
Pumpkin cheescake (premier plan) et apple pie (second plan)
Pièce montée de choux fourrés à la ganache chocolat
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Quoi de mieux qu'une page sport pour bien digérer tout cela ? Ça tombe à pic, puisque je t'emmène avec moi au dernier match de foot américain de la saison 2019 opposant UCLA à UCB (Berkeley), nos grands rivaux de Californie du Nord. Il s'agit du second match auquel j'assiste cette saison, celui-ci a également tenu toutes ses promesses ! Le stade de football américain de UCLA s'appelle "Rose Bowl" et se situe en banlieue de Los Angeles, dans la charmante ville de Pasadena. Une bonne heure de route est nécessaire pour s'y rendre, UCLA met donc des bus à disposition pour celles et ceux qui le désirent (à condition de payer, bien évidemment…) Lors de mon premier match, j'ai eu le droit au fameux bus jaunes qu'on voit si souvent dans les films/séries, it doesn't get more American than this ! (ça ne pouvait pas être plus américain). Moyen de locomotion validé: les banquettes des bus jaunes, qui pourtant ont si mauvaise réputation, étaient étonnamment confortables.

Le kickoff (coup d'envoi) est donné à 19h30, le temps pour la fanfare de performer, pour les feux d'artifices d'être allumés et pour l'hymne américain d'être retenti dans tout le stade. Les joueurs de l'équipe de foot sont quant à eux triés sur le volets. En effet, ce ne sont pas n'importe quel étudiants ayant participé à d'hasardeuses sélections. Les joueurs de l'équipe universitaire reçoivent expressément des bourses pour venir étudier à l'université car ils ont été remarqués par des coachs pour leurs prouesses athlétiques (au lycée ou dans un cadre extrascolaire). Malgré leur "jeune âge", ces étudiants sont déjà en train de tracer (ou pas) leur avenir professionnel dans cette discipline. Le sport universitaire est extrêmement plébiscité aux Etats-Unis, et notamment le foot américain: il existe même des chaines TV qui retransmettent les matchs (de niveau universitaire, je le rappelle) ! Il est cependant intéressant de remarquer qu'il n'existe pas d'équipe de foot américain féminine, du moins pas à ma connaissance ! Il y en aurait des choses à dire sur le sexisme dans le sport, et c'est un fan absolu de tennis féminin qui te parle ! Pour en revenir au match, les règles du foot américain sont loin d'être évidentes à assimiler, le tout saupoudré d'un vocabulaire technique et encore très obscur pour moi. J'essaierai de t'initier à cet art quand je serai moi-même plus au point, retiens simplement qu'il s'agit d'une forme de rugby 2.0. Admire ces beaux bébés:

Ce que j'aimerais te faire comprendre, c'est que le "spectacle" va bien au delà du terrain. En effet, si le match en lui-seul est déjà impressionnant, tout ce qui vient autour l'est tout autant. Que ce soit le rythme infernal imprimé par la fanfare, les chants scandés par les supporters, les "ambianceurs" qui motivent les supporters à (re)donner de la voix, les pom-pom girls (pour qui j'ai une fascination sans borne, je l'admets), les mascottes, les annonceurs et jeux-concours pendant les temps morts : tout y est pour créer une atmosphère à nulle autre part et susciter l'excitation, la ferveur, la passion… "Too much" ? Absolument pas, juste ce qu'il faut !

L'atmosphère dans le stade était, elle aussi, exceptionnelle, bien que les tribunes étaient plus vides que d'habitude ("à cause de" Thanksgiving). Le public est tout autant sollicité que les joueurs, donne sans arrêt de la voix (encourager nos joueurs, déconcentrer nos adversaires) et passe la majorité du match debout s'il joue le jeu ! Comme tu peux le constater, la majeure partie des supporters arbore un vêtement/accessoire à l'effigie d'UCLA ou, à défaut, une touche de bleu ou de doré (nos couleurs). Je ne déroge pas à la règle, toujours vêtu de mon intemporel sweat UCLA (bon investissement, j'amortis bien le prix) ! Cette fidélité/fierté sans faille des américain(e)s pour leurs équipes, qu'elles soient universitaires ou professionnelles, est un aspect de leur culture qui me plait énormément !

Autre aspect extrêmement important: les snacks (casse-croûte). Tout le monde, je dis bien tout le monde, mange pendant le match. Au-delà des stands qui pullulent à l'extérieur du stade (qui sont excessivement chers), les vendeurs de snacks défilent également dans les gradins et s'assurent que tu ne manques jamais de rien… Ils te refourguent leur marchandise à un prix tout à fait exorbitant, s'en mettant plein les poches à mesure que tu deviens plus pauvre et plus gras. Le revers de la médaille, c'est que les tribunes ressemblent à une déchetterie géante à la fin du match..!

Je t'ai éclaboussé(e) de photos ? C'était nécessaire ! Je voulais te faire sentir toutes les vibrations qui émanent de ce stade. Assister à un match de foot américain, c'est assister à un show qui va bien au-delà du sport et qui encapsule bien d'autres aspects de la culture nord-américaine à laquelle je me suis beaucoup attaché. Le mordu de sport que je suis trouve nettement son compte et repart satisfait amplement de cette deuxième expérience qui marque le début d'une longue série, je l'espère !

Terminus, tout le monde descend ! Comme toujours, j'espère que cette chronique aura été divertissante et pourquoi pas informative ! Petite pause pour cause d'examens finaux, pas de chroniques ces prochaines semaines. Néanmoins, je reviens en force courant décembre où je te conterai mes premières aventures du winter break (vacances de noël) ! Sur ce, porte-toi bien et à la prochaine !

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Hello la troupe ! En forme ?

De mon côté, je pète le feu ! Et pour cause, les examens sont terminés: je déclare le winter break (vacances d'hiver) officiellement OU-VERT ! Me voilà libre comme l'air pendant 3 semaine et bien déterminé à en tirer le meilleur !

En ces périodes de Noël, la plupart de mes amis français sont rentrés en France ou reçoivent la visite de leur famille aux Etats-Unis. Par ricochet, la question s'est posée de mon côté… Fêter Noël avec ma famille, dans la mère-patrie, rechargerait les batteries: c'est indéniable. Néanmoins, malgré le manque de la famille, je tenais vraiment à profiter des vacances pour vagabonder aux Etats-Unis. Ajoutons à cela que je me sens toujours aussi bien ici, donc pas de raison de me couper dans mon élan ! Je me donc suis ficelé un programme ma foi fort sympathique pour ces 3 semaines de vacances, je bouillonne d'impatience ! En revanche, quitte à ne pas revenir en France, je te serais gré de me faire parvenir un coursier (ou un Fedex, au choix) avec fraisiers, religieuses, forêt-noire, mille-feuilles et macarons… question de survie ! Les "pâtisseries" aux Etats-Unis sont tout à fait correctes, certes, mais courbent facilement l'échine devant une simple bouchée d'éclair à la vanille ou de Paris-Brest…

Revenons un instant sur les examens, veux-tu ? La finals week (semaine d'examen) fut particulièrement riche en émotions. Stress, dur labeur, procrastination, plats tout préparés, nuits à rallonge et frimousse cernée étaient au rendez-vous, un classique. UCLA a d'ailleurs mis au point plusieurs dispositifs pour détendre les étudiants gagnés par la panique, dont un atelier de zoothérapie (soit la thérapie par les animaux). Ainsi, nous pouvions consulter le profil d'un vaste panel de chiens et en louer un pour 1h afin de le chouchouter, le malaxer, lui confier nos secrets les plus intimes et ainsi évacuer le stress d'une manière "ludique" et pleine de tendresse. Du grand art. Par ailleurs, nous n'étions pas les seuls à être notés pendant cette semaine: les profs l'étaient aussi…. par nous, qui plus est ! Eh oui ! Comme je te l'ai dit en début d'année: au-delà d'être étudiants, nous sommes avant tout des clients ici. Notre satisfaction est donc très importante aux yeux de l'administration qui n'hésite pas à rappeler à l'ordre (voire licencier) les profs ayant recueilli de mauvaises notes. Aussi, la finals week fut éprouvante principalement parce que mon cerveau fonctionne au ralenti cette année, disons que le cadre n'est pas vraiment propice à avoir la tête dans les livres…! Je souffre d'un sérieux manque d'efficacité avec les cours, par moments, ce qui est dur à encaisser quand on sait à quel point j'étais à fond dans le travail, à Lyon ! Bref, c'est passé ! Et je reste tolérant avec moi-même: après tout, c'est justement CETTE année où il faut savoir mettre la pédale douce avec les cours et privilégier les moments passés en dehors des bancs de l'école. Enfin, cette semaine d'examen a été ponctuée par la perte d'une sacoche dans laquelle se trouvait tous mes chargeurs (ordinateur, téléphone, appareil photo, adaptateur…). Résultat des courses: toute une journée de travail perdue à fouiller ma chambre sans dessus-dessous, à défaire encore et encore mes valises, appeler (harceler) la compagnie de bus que j'emprunte régulièrement... Rien, aucune trace de ladite sacoche: ce qui m'a valu de craquer nerveusement pour la première fois depuis mon arrivée (ma foi, il fallait bien que ça sorte!). Car qui dit "plus de chargeur" dit "plus d'ordinateur", et qui dit "plus d'ordinateur" dit "perte de mon principal outil de travail". Nous étions à J-3 de la date de rendu des essays (dissertations), rien n'était prêt, rien n'avançait comme je le souhaitais.. SOS ! Ma maladresse repousse sans cesse les limites de l'impossible… Le mois dernier, je casse l'objectif de mon appareil photo. Ce mois-ci, je perds mes chargeurs… Ligotez-moi, non ? Bref. Après avoir écumé tous les magasins possibles et imaginables pour trouver un chargeur compatible avec mon ordinateur: mission accomplie ! Chargeur d'ordinateur, chargeur de téléphone (Apple, trop facile ici) et même un câble pour faire charger mon appareil photo et mon casque depuis mon ordinateur. Hallelujah ! Cependant, les nouveaux chargeurs sont uniquement compatibles avec les prises américaines Je vais donc devoir investir dans un adapteur afin de pouvoir continuer à utiliser ces chargeurs américains de retour en France (champion). Bref, un vrai schmilblick, mais c'est une happy end. Au pied du mur, cette journée de travail perdue m'a (re)motivé à mettre les bouchées double les jours suivants pour rattraper mon retard et boucler ces maudits essays.

Autre évènement important: j'ai quitté ma famille d'accueil. Eh oui ! Après plus de 3 mois passés en leur compagnie, j'avais besoin de changement. J'ai passé un séjour des plus agréables au 2824 Colby Avenue, ai noué des liens précieux (avec le père, notamment) et ai pu vivre l'effervescence des fêtes à l'américaine.Tout ce dont je rêvais ! Cependant, les inconvénients (oui, il y en avait) ont commencé à prendre le dessus ces dernières semaines. À commencer par la maman: extrêmement lunatique et franchement pas très sympathique, autant avec moi qu'avec son mère et sa belle-mère sur lesquels elle hurlait en permanence. Ce qui m'amène à mon second point: le bruit, mon dieu qu'ils étaient bruyants. C'en devenait réellement gênant pour travailler et se concentrer. Globalement, les américain(e)s sont très expressifs, démonstratifs et donc très bruyants par extension. Néanmoins, chez mes hôtes, ce "défaut" était décuplé par mille. Ajoutons à cela leurs 3 petits chiens de salon (j'ai nommé Tokyo, Paris et London…alerte cliché) qui aboyaient 30h/24 à s'en arracher le gosier… me donnant fortement envie de les piétiner par moments (je rigole). Cette pollution sonore permanente devenait usante, à la longue ! Le changement de trimestre est donc l'occasion idéale pour recommencer une nouvelle toile à zéro, avec une nouvelle famille… en espérant que la chance soit de mon côté !

J'en ai fini avec les nouvelles assommantes, retrouvons un peu de légèreté et de positivité: plongeons, dès à présent, dans le winter break !

Les vacances débutent dès la sortie de mon dernier examen ! Je bondis chez moi pour attraper en vitesse quelques vêtements de rechange, puis en route pour Pasadena ! J'ai été invité à passer 3 jours chez Eugenah, une amie américaine rencontrée en cours de chinois et de loin la plus belle rencontre de mon année jusqu'à maintenant ! Eugenah habitant dans une communauté de filles ("girls only"), en tant que garçon, je n'étais pas autorisé à dormir dans le même endroit qu'elles. J'ai donc créché dans le garage: la température ambiante était légèrement en dessous de 0 et le matelas n'était pas des plus confortables, mais rien ne peut ébranler ma joie de passer ce week-end avec mes copines !

La nuit a été courte et agitée. Réveil à 7h du matin, en fanfare, direction Joshua Tree National Park ! YOUPI, mon premier parc national ! Les parcs nationaux sont un véritable incontournable de la côté ouest des Etats-Unis: il s'agit de vastes espaces naturels protégés et administrés par le gouvernement fédéral dans lesquels il est possible de camper, bivouaquer, randonner, escalader, canoter… Bref, l'aventure ! Le parc national de Joshua Tree se situe à 2h (en voiture) de Pasadena, sans trafic ! Nous sommes donc partis de bonne heure, Eugenah, Larissa (une amie de Eugenah) et moi-même, afin d'esquiver les bouchons. Arrêt furtif sur aire d'autoroute pour acheter le lunch puis arrivée imminente à Joshua Tree vers 10h30. Les premiers panoramas ne déçoivent pas, oh que non ! Nous naviguons dans Joshua Tree afin d'atteindre Hidden valley trail, le départ de notre première randonnée. Le parcours est vraiment très agréable, sauvage et vallonné: le petit Evan, 8 ans et demi, adore vagabonder parmi les rochers ! Un bon bol d'air frais, voilà de quoi j'avais cruellement besoin ! La première rando dure une bonne heure et est entre-coupée de pauses photos, de moments de contemplation et de discussions très intéressantes… Puis, c'est le drame. Larissa me dit d'un air assuré que sa pâtisserie favorite est le croissant. Alors non, Larissa. Mettons les choses au clair. Que vous, américains, ne beurriez pas les croissants ou que vous osiez les fourrer à la citrouille, c'est une chose (et encore). Mais que vous ne distinguiez pas "viennoiserie" et "pâtisserie", je ne peux tout simplement pas rester indifférent face à cet affront. J'essaie désespérément de leur expliquer la nuance entre viennoiserie et pâtisserie, mais rien n'y fait. Et mon désespoir les fait hurler de rire. On rigole comme des baleines, bien évidemment, car elles se rendent compte qu'elles "insultent" ouvertement le patrimoine de mon pays (je rigole, hein). Bien que mes prouesses en cuisine soient plus que limitées, je défendrais le savoir-faire français à l'international jusqu'à mon dernier souffle, compris Larissa (je rigole, encore une fois)? Bref, ?km à pied, ça use, ça use, ?km à pied, ça use les souliers ! Nous regagnons notre bolide pour une pause déjeuner bien méritée, puis nous nous enfonçons dans le parc à la recherche de la rando suivante !

"High valley trail"

Ryan Ranch sera donc notre prochaine destination. Les décors digne du Roi Lion ont particulièrement attiré notre attention, comme un légère (et pas désagréable) impression de fouler la Terre des Lions ! La savane, ça vous gagne… Bien que le "ranch" en lui-même était décevant (car en ruines), le parcours était vraiment une énorme claque visuelle. Arrivés au ranch, nous ne résistons d'ailleurs pas à l'envie de nous allonger sur le sol et contempler le ciel, l'horizon. Je le répète, quel plaisir d'être ici !

"Ryan ranch"

La troisième et dernière rando, Hall of horrors, s'avère bien plus excitante que les précédentes ! Le parcours est semé d'embuches, de "cavernes" et autres endroits exigus dans lesquels ils faut se faufiler: l'occasion parfaite pour exercer mes talents de spéléologue (totalement inexistants). Enormément d'escalde et de rock-climbing également, un vrai terrain de jeu sur lequel nous nous sommes défoulés un bon moment ! Aussi, je ne pouvais pas envisager cette chronique sans te présenter la fameuse Eugenah: c'est l'aventurière au bonnet jaune !

"Hall of horrors"

16h, le soleil tire sa révérence. Après avoir arpenté une bonne partie du parc, il est temps de nous remettre en route. Je suis épuisé, lessivé, mais empli d'une immense satisfaction. Je ne saurais te décrire l'effet tranquillisant et apaisant qu'une telle journée procure ! Quel bonheur de sortir de l'atmosphère, parfois très étouffante, de Los Angeles et de pouvoir apprécier la fraicheur, la pureté et l'authenticité de ces vastes réserves naturelles ! Je me prosterne mille et une fois devant notre pilote d'élite, j'ai nommé Eugenah, qui s'est farci à elle-seule les 430km parcourus en ce jour. Petite trotte quand même, hein ?

Après plus de 4h30 de trajet-retour (donc 2h passées dans les bouchons), nous regagnons Pasadena, exténués mais la tête pleine de paysages incroyables ! Et pour prolonger la magie jusqu'au bout de la nuit, les filles me préparent des pancakes (j'avais "malencontreusement" laissé échapper dans une conversation que j'en raffolais par dessus tout). Mignonnerie x1000, je fonds (autant que les pancakes).

Il est l'heure d'aller se coucher. Je quitte mon garage (non sans émotion, lol) et m'en vais passer la nuit dans une communauté de garçons gérée par un ami d'Eugenah. Cette fois-ci, en tant que garçon, je suis logiquement autorisé à dormir dans la pièce commune: hallelujah ! Je suis chaleureusement accueilli par David, ledit "gérant", avec qui j'ai une conversation très intéressante avant d'aller dormir. Il me parle de l'immigration de ses parents depuis la Corée du Sud jusqu'aux Etats-Unis et de son rapport à la Foi. Ce qui marque une transition parfaite avec le programme du lendemain.

En effet, Eugenah est très pieuse (comme un grand nombre d'américains) et m'a proposé de passer la journée, avec elle, au sein de sa communauté religieuse. Une expérience inédite, moi qui suis totalement étranger à cet "univers" ! Je l'ai donc accompagnée à l'Eglise, le dimanche matin ! Eugenah me présente à de nombreux paroissiens et très vite un dialogue s'installe avec certain d'entre eux. Je suis extrêmement touché par la spiritualité et la bienveillance de ces gens qui m'ont accueilli à bras ouverts, bien que je ne sois pas membre de leur paroisse ! Eugenah m'explique plus en détails les différents passages de la Bible qui sont à l'ordre du jour, pendant la messe. Aussi, à la fin du service, elle pose sa main sur mon épaule et prononce une prière dans laquelle elle remercie Dieu de m'avoir mis sur sa route (je fonds), prie pour que la suite de mon voyage se déroule sans encombre (je fonds x2) et me demande de "faire de la place à Dieu dans mon cœur". J'accueille ce geste avec énormément de sympathie, bien qu'encore une fois, je me sens comme un "imposteur" dans cet endroit où je suis entouré de fervents croyants… En effet, j'ai été stupéfait par la ferveur avec laquelle ils "invoquait" Dieu, pendant la messe: les paroissiens ont l'air de puiser une immense source de réconfort dans leur Foi. Bref, le service se termine et Eugenah me présente a l'un de ses amis français avec lequel je discute longuement (Il s'appelle Romain, a 35 ans, et est venu s'installer aux Etats-Unis par amour) ! Toujours un vrai plaisir de converser dans sa langue natale !

La week-end ne s'arrête pas là, oh non: le meilleur reste à venir ! Eugenah a convié une vingtaine de paroissiens à une Christmas Party (fête de Noël) chez elle, en ce dimanche après-midi. Au programme des réjouissances: chanter des chants de noël jusqu'à s'époumoner et festoyer autour d'un bon repas. Forcément, qui dit Christmas party dit repas de géant ! Pas de quoi épiloguer sur les plats, pas grand chose de nouveau HORMIS les pâtes Hello Kitty et les gaufres Mickey (parfumées au thé vert) qui sortent clairement du lot en termes de kawaii. Félicitations du conseil de classe à de petites brioches sucrées, saveur ananas, appelées melon pan (qui nous viennent tout droit du Japon), saveur. Je me souviendrai longtemps de la douceur de votre mie en bouche, petites brioches.

'offrir des cadeaux (en avance!). Nous avons joué au white elephant (éléphant blanc) ! Le principe est très simple: chacun achète un cadeau avec un budget imposé (ici, entre 5 et 10$), le dépose sous le "sapin" et reçois un cadeau selon un numéro attribué au début du jeu ! Mon cadeau était mignon tout plein (réponse en images), ce fut un excellent moment ! S'en suit des discussions très inspirantes avec les invités que j'apprends à connaitre, que ce soit leur parcours de vie ou leur rapport personnel et intime à la religion ! Enorme surprise: en tout juste 2h, je dégote 2 invitations pour le jour de Noël, sans même le chercher ! Waouh ! Je suis incroyablement touché par la vitesse à laquelle ces gens se sont ouverts à moi et surtout avec quelle facilité ils donnent aux autres…! L'une des 2 femmes, m'ayant invité, a même proposé de venir me chercher à Los Angeles (à 1h de chez elle), le jour de la réception ! Je fonds x3 ! Au moins, tu sais où me trouver le jour de Noël: Pasadena ! Fin du parcours… Bien évidemment, je ne comptais pas refermer cette chronique sans faire fuiter une photo d'Eugenah et moi !

Un million de mercis à cette belle âme qui a rendu ce week-end possible et qui rend mon année encore plus formidable qu'elle ne l'est déjà ! Quant à toi, je te retrouve dès la semaine prochaine pour le round 2 du winter break, en espérant que le round 1 ait été à la hauteur de tes attentes…! Te fais de gros bisous, merci de m'avoir lu, à très vite !

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Winter break, partie 2, action !

Prends tes billets et cramponne-toi, départ imminent pour la baie de San Francisco ! Nous voyageons en bus: trajet de 8h, de nuit. Soyons honnêtes: le confort est plutôt "rudimentaire" et la nuit n'est pas des plus agréables: qu'importe, je suis ultra-excité à l'idée de découvrir San Francisco !

Jour 1 - 

Samedi 21 décembre

C'est le jour 1, celui qu'on retient... (inutile de lutter, Louane sera dans ta tête pour les prochaines 48h). 5h 20, arrivée à San Francisco. Je me pèle les miches, je claque des dents: l'air est d'une fraicheur affolante ! Le bon sudiste, que je suis devenu, n'était absolument pas préparé à affronter une telle glaciation. Logiquement, à 5h du matin, il fait encore nuit noire: je me réfugie donc dans le premier coffee shop se trouvant sur mon chemin afin de me réchauffer et petit-déjeuner. Un grand merci aux enseignes ouvertes 24h/24 (ça a du bon, parfois) ! Le jour se lève péniblement (autour de 7h30) et San Francisco se dévoile enfin: en route ! Le programme du jour est très chargé, je fais tout à pied, donc pas une minutes à perde ! Commençons en douceur par un peu de "géologie". Ce qui frappe dès le premier coup d'œil, c'est que San Francisco est pentue ! L'ensemble de la ville est jalonnée par des pentes qui relient les différents quartiers de la ville, lui donnant une allure tout à fait singulière !

L'architecture, quant à elle, est de toute beauté: beaucoup plus uniforme et "cohérente" qu'à Los Angeles ! Une ribambelle de buildings, ponts, collines et fresques murales parsèment cette ville aussi fabuleuse que facétieuse. Pas besoin d'être un expert pour comprendre que San Francisco est incroyablement gentrifiée, reste qu'elle est absolument magnifique et que j'en suis follement tombé amoureux au premier regard. Vraiment regrettable que le prix du m2 à San Francisco soit plus onéreux qu'un prêt étudiant, moi qui m'imaginait si bien vivre au 2ème étage d'une maison victorienne avec vue sur le Golden Gate… Mention particulière auxdites maisons victoriennes, avec ces vitres bossues et incurvées, qu'on retrouve çà et là dans San Francisco et qui façonnent son identité. Absolument de toute beauté, absolument rien à jeter: de partout où le regard se pose, je suis transporté !

Comme annoncé plus haut: San Francisco est pentue. La ville a donc été aménagée autour d'un vaste réseau de cable cars (wagons) permettant de gagner facilement les hauteurs de la ville. Inutile de préciser que j'ai été hypnotisé pendant un long moment par ces petits wagons, autre élément signature de San Francisco. Aujourd'hui, disons-le franchement, les cable cars sont plus une attraction touristique qu'un véritable moyen de locomotion emprunté par les résident(e)s.

Que serait San Francisco sans Chinatown ? Pas grand chose, finalement ? Chinatown s'impose en effet comme un passage obligatoire, difficile de le manquer tant l'architecture et l'ambiance tranchent radicalement avec le reste de la ville. Fondé mi-XIXème siècle, il s'agit du quartier chinois le plus ancien et le plus peuplé d'Amérique du Nord, la plus grande diaspora chinoise des Etats-Unis y a élu domicile. Je suis vraiment charmé par cette "enclave" qui ne s'est pas dénaturée et a su conserver authenticité et "simplicité" malgré "l'invasion touristique" dont elle est "victime" aujourd'hui. Scotchant de voir à quel point cultures chinoises et américaines cohabitent ensemble sous l'effort des habitant(e)s qui ont aménagé ce lieu pour retrouver une parcelle de "chez-soi" aux Etats-Unis.

Sears Fine Food -

439 Powell Street, San Francisco, CA 94102

Toutes ces péripéties, ça ouvre l'appétit ! Je suis d'humeur gourmande et choisis de déjeuner dans un "bistrot" américain, très réputé à San Francisco. J'apprends que Sears fine food est une enseigne établie à San Francisco depuis 1938: il faut tester, pas le choix ! Hyper heureux de pouvoir "encourager" (même s'ils n'en ont pas besoin) des enseignes aussi "authentiques", voilà qui change des chaines ! Place au festin dans ambiance kitsho-rétro juste comme je les aime, très bien dosée !

Les plats me donnent décidément raison et me déculpabilisent d'endommager légèrement le budget du déjeuner ! Attention, je préfère te prévenir, la prise de risque pour le déssert est maximale… Ben quoi ? Un Evan n'a jamais assez de pancakes dans sa vie, jamais (confession honteuse: il m'arrive parfois d'en acheter des surgelés tant je suis accro… huez-moi) ! D'autant plus que ceux-ci étaient d'une douceur absolue, le palais s'en souvient encore. Le petit soupçon d'érable qui vient saupoudrer le pancake était très apprécié également…

Petit marché de Noël à Union square en guide de digestif. Union Square est une destination très prisée pour tout touriste qui se respecte, ce n'est autre que le cœur commerçant, hôtelier et théâtral de San Francisco. De grandes rues piétonnes jalonnent cette place centrale sur laquelle une patinoire et un gigantesque sapin de Noël ont été aménagés pendant les fêtes de fin d'année. J'assite à un audacieux tandem entre un trompettiste et un danseur de claquettes, puis me faufile dans un marché de Noël ambulant aménagé près de Ferry Building (le port de San Francisco).

Après une dernière excursion dans les hauteurs de San Francisco, du côté de Coit Tower (un fort donnant une vue panoramique sur la ville), cette première journée s'achève ! Siri m'indique que j'ai parcouru 22km, j'ai donc marché un semi-marathon: un vrai Yohann Diniz. Je regagne la station de métro la plus proche, il est l'heure de rentrer à la "maison". Oui, il existe bel et bien un réseau de métro dans la baie de San Francisco: performant, certes, mais ridiculement cher, sale et difficile à apprivoiser.

Berkeley Student Cooperative - 

Afro-American Theme House


Bref. L'objectif est de se rendre à Berkeley, là où je suis hébergé à l'œil par Perrine, une copine de Sciences Po Lyon effectuant sa mobilité universitaire à UCB (University of California, Berkeley). Je suis donc en terres rivales, étant de UCLA: autant dire que j'ai très vite renoncé à porter mon sweat UCLA par peur de me faire lapider. Cependant, bien que nous soyons ennemis (je rigole), impossible pour moi de refuser un logement gratuit, pour 2 nuits, quand on sait à quel point le logement est hors de prix dans la baie. Je retrouve donc Perrine à la station de métro, hyper heureux de revoir une frimousse familière ! Elle réside sur le campus de son université, dans une coopérative étudiante. Quelques explications? Les coopératives étudiantes sont un ensemble de maisons (à thème, généralement) gérées par une association-mère. Cette dernière alloue un budget mensuel (courses...) aux étudiants résidant dans ces maisons, le loyer des coopératives est donc extrêmement attractif pour les étudiants, à côté dortoirs du campus (souvent hors de prix)… En échange d'un loyer aussi bas, les résidents doivent effectuer, à tour de rôle, des tâches ménagères hebdomadaires dans la maison (5h/semaine, en moyenne). Ainsi, Perrine vit dans une coopérative sur le thème "afro-américains", la maison est donc majoritairement fréquentée par des afro-américains. Une chouette expérience pour moi, les résidents m'ayant accueilli avec une extrême bienveillance, bien que je ne sois "pas dans le thème" (comme dirait notre légendaire Christina Cordula).

Jour 2 - 

Dimanche 22 décembre

Jour deux, il pleut. Perrine et moi attendons patiemment que la pluie se dissipe et passons entre les gouttelettes pour rejoindre le métro, direction San Francisco. Premier arrêt: Fisherman's wharf, un port commerçant où stands de crabes et échoppes attrape-touristes se côtoient. Note à part: la spécialité du coin n'est autre que les pâtés de crabes, comme dans Bob l'Eponge (merveilleux, pas vrai) ! Tout proche se trouve également Pier 39 (jetée 39), là où des lions de mer (ascendant otaries) viennent régulièrement s'échouer.

Le poil est soyeux. 

Hors, Pier 39 ne se résume pas qu'à une meute de sealions (lions de mer) se faisant dorer la pilule. Pier 39 offre également une vue imprenable sur l'ile Alcatraz, là où se trouve la prison fédérale la plus (tristement) célèbre d'Amérique. Mise en service en 1934, Alcatraz est une prison de haute sécurité ayant hébergé les prisonniers les plus dangereux d'Amérique: mafieux, parrains de la drogue, tueurs en série, éventreurs… tous ont foulé ces lieux. Aujourd'hui hors service, Alcatraz reste dans toutes les mémoires comme la prison la plus emblématique de toute une époque. Si je m'étais écouté, j'aurais fait la visite. Néanmoins, faute de temps et de moyens ($38 la visite (à cause du trajet en bateau, notamment)), je passe mon chemin et me contente d'avoir toisé de loin cet endroit qui me fascine autant qu'il me terrifie.

Prochain arrêt: Lombard Street. Rien d'exceptionnel, encore une rue de riches héritiers millionnaires comme en pullulent des centaines dans l'état de Californie. HORS, la particularité de Lombard Street est qu'elle est serpentée, les voitures doivent zigzager pour la descendre… Bon, même moi, j'ai du mal à vendre mon concept… Un peu déçu en arrivant devant cette rue pourtant "mythique": infestée de touristes chinois et pas si impressionnante ! Disons que Lombard Street ne valait pas l'heure de marche parcourue et toutes les pentes gravies pour l'atteindre. Frustré, je reprends le cap de mon périple et me dirige vers le dernier lieu soigneusement gardé pour la fin, persuadé de ne pas me tromper.

Painted ladies -

Steiner St &, Hayes St, San Francisco, CA 94117

Quoi de mieux qu'un coup de coeur pour boucler le jour 2? Les reconnais-tu, ces maisons victoriennes qui font la renommée de San Francisco ? Dans le milieu, elles sont surnommées painted ladies (dames peintes), du fait des couleurs vives et éclatantes qu'elles arborent. Si plus de 48 000 maisons victoriennes colorent San Francisco de nos jours, c'est bien l'allée au croisement de Steiner Street et d'Hayes Street qui retient l'attention de tous les visiteurs; moi le premier ! D'ailleurs, je ne résiste pas à l'envie de faire fuiter une photo de moi en compagnie de mes charmantes copines, les gentes dames victoriennes… Un grand merci aux 54 personnes différentes que j'ai sollicitées pour obtenir LA photo iconique, cadrer une photo n'étant visiblement pas le fort des franciscanais ! (je plaisante, merci à eux) ! Bref, de quoi ponctuer en beauté une nouvelle journée transpirant le tourisme, où 22km de marche ont a nouveau été parcourus, si on en croit l'incollable Siri !

Jour 3 - 

Lundi 23 décembre 2019

Jour trois, il fait froid. Etant logé à Berkeley, la visite du campus d'UCB (University of California, Berkeley) était inévitable. Berkeley est le premier campus de l'Université de Californie à avoir ouvert ses portes (1868), l'ancienneté est donc un privilège dont ses étudiants se targuent (en permanence). Je plaisante ! Plus sérieusement, le campus est de toute beauté et est traversé par ces somptueuses bâtisses aux colonnes imposantes. Quant à la bibliothèque universitaire, je n'ai qu'une modeste photo de l'extérieur à te mettre sous la dent, ce qui est regrettable car l'intérieur réserve son lot de surprises, parait-il.

Parlons fraternités et sororités. Les maisons de fraternités et sororités sont littéralement adjacentes au campus de Berkeley, contrairement à UCLA où ces dernières sont ségréguées du reste du campus. Tout est mélangé à Berkeley: fraternités, sororités et coopératives étudiantes se côtoient, là où ces entités sont strictement séparées à UCLA (fraternités, sororités et coopératives ayant chacune une rue différente assignée). En revanche, la taille des maisons de fraternité, sororités et coopératives de Berkeley impressionne: de véritables manoirs ! à priori, les étudiants sont bien lotis: rien à signaler !

Fin de la visite guidée, au revoir Berkeley, merci pour ton hospitalité ! Retournons jouer les touristes à San Francisco, ville qui fait battre mon cœur. D'autant plus qu'en ce dernier jour de visite, du très (très) lourd est annoncé au programme ! Enfile tes meilleures chaussures de rando, deux bonnes heures de marche nous séparent de cette petite pépite. Petite parenthèse tourisme: en chemin vers ladite pépite, je longe (sans l'avoir prévu) le cimetière national de San Francisco où reposent près de 27 000 personnes… Très impressionnant.

Nous y voilà, enfin ! Pas peu fier de te présenter le fameux Golden Gate, l'un des ponts suspendus les plus célèbres au monde. Faisant la jonction entre le Nord et le Sud de la péninsule franciscanaise, cet imposant ouvrage d'art, haut de 230m, reste indéniablement le lieu le plus emblématique de San Francisco. Ce prodige d'architecture fut érigé en 1937 et figure aujourd'hui dans le classement des "7 merveilles du monde moderne". Je n'arrive pas à le quitter des yeux, le mode rafale de l'appareil photo subit la dure loi du mode "touriste". J'hésite longuement à prolonger la rando et traverser le pont à pied. En effet, il est "déjà" 14h 30 et je tiens à passer dire "au revoir" au painted ladies (située à 1h30 de marche) avant de quitter San Francisco. L'heure à laquelle le soleil se couche est un critère important à prendre en compte (surtout ici, où il tire sa révérence à 16h 30) car plus moyen de prendre des photos une fois ce Monsieur couché... J'hésite donc un grand moment à prolonger mon passage au Golden Gate, puis pris d'un élan de témérité, je me lance et décide de le traverser. You only live once (on n'a qu'une seule vie), comme on dit par ici ! Pour l'heure, je te laisse apprécier les photos: mon sourire béat en disant long sur l'état de légèreté et de sérénité dans lequel je me trouvais à cet instant…

Le cœur lourd, je quitte le Golden Gate. J'allume mon téléphone, pour m'assurer que je n'ai pas reçu de message important. Suprise. Mon bus pour rentrer à Los Angeles (prévu en fin de soirée) est annulé et reporté au lendemain matin. Fabuleux. Perrine étant en route pour l'aéroport (retour en France) et ayant donc quitté son logement, je n'avais potentiellement nulle part où crécher cette nuit (à part l'hôtel, hors de prix): grosse frayeur. Je réagis immédiatement et tente de joindre Perrine, en espérant qu'elle ne soit pas déjà dans l'avion. Miracle, elle répond et m'assure qu'il y a aura quelqu'un à la coopérative afro-américaine, ce soir, pour m'accueillir et m'héberger (pourtant pas gagné en ces périodes de Noël où tout le monde rentre chez soi). Enorme soulagement, je me voyais déjà passer une nuit blanche dans San Francisco... Je peux sereinement reprendre ma route vers les painted ladies et ainsi ajouter une journée fabuleuse de plus au tableau ! 27km pour aujourd'hui, pas trop essoufflé ?

Bref. San Francisco, je t'aime. C'est une ville qui sait surprendre par son immense richesse architecturale (malgré sa jeunesse) et par la majesté des monuments qu'elle abrite… J'écris ces quelques lignes depuis le trajet-retour où je pleure à chaudes larmes, l'envie de retourner immédiatement à San Francisco et d'y passer le reste de mes jours étant plus que présente… En espérant que cette LONGUE chronique t'ait transmis mon enthousiasme sans borne pour cette ville exceptionnelle... À très (très) vite, quelque chose me dit qu'une chronique spéciale Noël arrive incesemment sous peu...

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Merry Christmas, mes petits lutins !

Minute… Trois chroniques en l'espace d'une semaine ? Décidément, le moteur chauffe à plein régime pendant ces périodes de fêtes (et ce n'est pas fini) ! Avant toute chose, j'espère sincèrement que tu as passé de joyeuses fêtes de Noël: bien entouré, bien gâté et bien engraissé ! As-tu bien digéré le festin gargantuesque de Noël, pas trop écœuré par la nourriture ? Parfait, car je compte en rajouter une couche, à la sauce américaine ! Rassure-toi, Noël fut bien plus light que Thanksgiving question quantité, mais cette sobriété n'a en rien enlevé à la magie de l'instant ! à l'ordre du jour, donc, une chronique très courte et sans extravagance pour te conter Noël 2019.

Retour à Pasadena, ma "ville d'adoption" ! Je suis invité à fêter Noël avec une famille américaine, rencontrée à la Christmas Party d'Eugenah, avec qui j'ai gardé un excellent contact. Bien que l'annulation de dernière minute du bus San Francisco-Los Angeles ait chamboulé notre organisation de départ, les parents ont tout mis en œuvre pour venir me récupérer à Los Angeles, au pied du bus, pour me conduire jusque chez eux, à Pasadena, dans leur merveilleux petit bungalow décoré aux couleurs de Noël que voici.

Les 8h de bus m'ayant totalement dégonflé, je remercie chaleureusement les parents pour leur hospitalité et monte directement pioncer. Réveil à 8h, après une bonne nuit de sommeil réparatrice, toute la maisonnée se réunit autour du petit-déjeuner, en pyjama of course ! Œufs brouillés, bacon, hashbrown (sorte de crique), un déjeuner typique en somme. Généralement, les américains mangent salé le matin : une habitude à laquelle je n'ai pas encore totalement adhérée mais qui ne se refuse pas de temps à autre ! Les christmas lights sont allumées, Tchaïkovski assure le fond sonore… une ambiance chaleureuse et cotonneuse typique des fêtes de Noël… rien de tel pour se ressourcer après un périple magique mais ô combien épuisant à San Francisco !

La matinée suit son cours dans une ambiance propice à l’euphorie et à la gratitude. Chants de Noël, film d’animation de Noël, prières (une version française de la Bible ayant été téléchargée pour que je puisse suivre avec eux), ouverture de cadeaux (écharpe et chocolats, pour ma part) et JEUX DE SOCIETE. Oui, les américains sont extrêmement friands de jeux de sociétés et n’hésitent pas à les dépoussiérer pour toute sorte d’occasion. Noël ne faisant pas exception à la règle, une bonne partie de la matinée fut consacrée au Pictionary, Two truths one lie, Bataille Navale… Que penses-tu du feu artificiel made-in YouTube, par ailleurs ? (qui produisait un agréable son de crépitement). Beaucoup plus écolo, quand même ?

Une fois les jeux terminés, nous avons tous mis la main à la patte en cuisine ! Tous aux fourneaux ! Nous avons préparé les plats le matin-même et dressé la table juste avant de déjeuner, là où Maman teste ses recettes 10 mois à l'avance et dresse la table 3 semaines avant le jour-J (<3). Salade composée, barbecue coréen, choux, pommes de terre… De quoi se faire péter le bide tout en restant healthy… Enfin, c'était sans compter sur l'intervention du dessert ! Bûche décongelée (ni glacée ni roulée, snif) qui remplit plutôt bien le contrat, le tout agrémenté d'une boule de glace vanille/noix de pécan pour une digestion optimale !

Digestion post-festin bien méritée, je pars m’échouer sur le canapé et n’en bouge plus. Une bonne heure d’oisiveté nous tend les bras, nous en profitons pour planifier le repas de Pâques auquel je suis de nouveau convié. Tellement touchant et surtout impressionnant de voir avec quelle facilité ils se livrent et partagent avec des « inconnus »… Ces expériences inédites laisseront une marque indélébile et adoucissent nettement le « cafard » de ne pas être en France pour célébrer Noël avec ma fratrie ! Je suis extrêmement reconnaissant d’avoir pu créer des liens avec cette famille et surtout d’avoir pu « transformer l’essai » en passant Noël à leurs côtés. Bref, j'espère que cette chronique t’aura enrobé de coton, tout comme je l’ai été durant cette journée. Je te souhaite, à nouveau, un très joyeux Noël (légèrement en retard) et te retrouve très prochainement pour la dernière chronique de 2019 qui, je pense, ponctuera cette année en beauté !

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Excellente année 2020 à toi, lecteur, lectrice !

Quoi de mieux pour entamer cette nouvelle décennie qu'une chronique hors-série ! Te souviens-tu du fameux cadeau que je m'étais offert le jour de mes 20 ans ? Il est enfin l'heure de déballer ledit cadeau ! Une virée de 5 jours à New-York, pendant la semaine du nouvel an ! Je ne suis pas seul pour cette escapade: je retrouve la fratrie Vallon comprenant Camille (l'une de mes meilleures amies en France), Adèle (sa cadette) et Chrystel (leur maman). Soyons honnête, jamais je ne me serais offert ce voyage si les Vallon ne m'avait pas gracieusement hébergé dans leur chambre d'hôtel (le papa Vallon ne les ayant pas accompagnées, une place s'est libérée) ! Extrêmement reconnaissant pour cette opportunité, je suis… Faute de revenir en France à Noël, cette semaine à New-York est l'occasion pour moi de retrouver une bulle française aux Etats-Unis: aussi fabuleux que ressourçant ! Sans plus tarder, je te présente lesdites protagonistes des New-Yorkroniques (oui, j'ai bien dit "des"...) !

La pétillante Adèle
La douce Camille

Reprenons depuis le début. Chemin périlleux pour me rendre dans l'état de New-York: littéralement à l'autre bout du pays, sur la côte est. Premier vol entre Los Angeles et Phoenix, à 8h du matin. L'idéal aurait été de commander un taxi à 5h du matin pour être à l'aéroport 2h en avance… La radinerie prend cependant le dessus. Je ne souhaite pas débourser $30 pour le taxi et choisis de me rendre à l'aéroport en transports en commun, la veille (les bus ne circulant pas la nuit). Deux fois plus long et casse-tête, mais bien plus économe ! Etant arrivé bien trop en avance, je ne suis pas encore autorisé à m'enregistrer pour entrer dans l'aéroport: une douce nuit sur le sol, au pas de la porte, s'annonce… Mister bon plan, c'est moi ! Bref, 4h du matin sonne et je suis enfin autorisé à m'enregistrer. Je somnole encore quelques instants devant la porte d'embarquement puis décollage ! Vol d'1h jusqu'à Phoenix, escale de 4h, puis vol de 6h jusqu'à New-York où je m'accorde un profond sommeil bien mérité.

Bien arrivé à JFK (John Fitzgerald Kennedy, hommage au 35è Président des Etats-Unis), le plus grand aéroport de New-York. Un audacieux combo "signalétique de l'aéroport + Google Map" m'aide à trouver la navette me permettant de rejoindre le métro. Le métro new-yorkais, parlons-en. Le système de transports en commun à New-York est immensément plus performant et fiable qu'à Los Angeles, à condition d'y mettre le prix! $3 pour tout trajet pendant 2h, bon. Le trajet se passe sereinement et je regagne enfin l'hôtel où ma bien-aimée m'attend au 18ème de la plus haute tour… euh, de l'hôtel ! Les retrouvailles font beaucoup de bien, malgré l'exténuement ! Gros câlins, gros sommeil…

Jour 1 - 

Samedi 28 décembre

Fraichement réveillés et retapés, nous décollons en direction de notre première destination: Manhattan ! Premiers pas dans New-York, la magie opère instantanément. La beauté de New-York est saisissante, bien plus riche historiquement, culturellement et architecturalement que Los Angeles. Les rues sont extrêmement profondes, la taille des buildings est vertigineuse, les taxis jaunes pullulent: New-York est aussi majestueuse et vivante qu'on le dit ! Ci-joint quelques photos de la 5th Avenue, là où les plus grandes marques se sont donné rendez-vous. J'ajoute, au passage, que se repérer dans New-York est extrêmement intuitif: ce n'est, ni plus ni moins, qu'une série d'avenues qui se croisent.

Premier arrêt: Columbia University (à ma demande, bien sûr) ! L'université de Columbia, au même titre qu'Harvard, Yale, Cornell, Princeton, UPenn, Brown et Dartmouth, fait partie de l'Ivy League: une organisation informelle regroupant les sept universités privées les plus prestigieuses des Etats-Unis. Impossible d'éplucher tout le campus, nous nous contentons du l'allée centrale où trône l'imposante bibliothèque universitaire (fermée, en ce jour). Hyper satisfait de ce crochet par Columbia, visiter les universités devient décidément un véritable hobby ! Il faut dire qu'elles s'enchainent à la queue leu-leu, les visites d'universités, chez Calichronique: entre UCLA, USC, Berkeley, Columbia… te voilà servi(e) !

Nous atteignons ensuite Central Park, mythique espace vert qui fait la fierté et la réputation de Manhattan. Enfin, j'y suis ! La saison n'est certes pas la mieux choisie pour apprécier la beauté de Central Park, reste que notre balade était des plus fabuleuses et qu'un véritable rêve s'est réalisé pour ma part ! J'ai la sensation que New-York offre quelque chose de différent à chaque saison et donne sans arrêt lieu à la redécouverte... Une bonne excuse pour revenir ? Au delà d'être un spot extrêmement apprécié des joggeurs, Central Park est également une véritable animalerie où toute sorte de petites créatures se retrouvent… à commencer par les fameux écureuils (Léa et Marie, je vous vois) qu'on aperçoit absolument partout, aussi bien à New-York qu'à Los Angeles. Un régal ! Petite découverte insolite: il est possible d'acheter des plaques à graver sur les bancs de Central Park, pourquoi pas !

Enfin, Central Park offre une vue imprenable sur l'une des inombrables skylines qui traversent New-York. Une longue promenade nous permet de longer Jacqueline Kennedy-Onassis Resevoir, la plus vaste étendue d'eau de Central Park. Agréable, très agréable. Vrai coup de cœur pour cet endroit absolument merveilleux.

Pause déjeuner franco-belge à l'enseigne "Le pain quotidien": rafraichissante mais très chère payée. Le coût de la vie à New-York City est désolant, à s'en mordre les doigts. Moi qui croyais Los Angeles imbattable en la matière, voilà de quoi me faire relativiser à mon retour ! Enfin… Au moins, c'était appétissant !

Sortie de Central Park qui débouche sur la 5th Avenue, les filles font quelques emplettes. Nous nous écartons légèrement de Manhattan et progressons dans Midtown, le quartier abritant Grand Central Station (gare ferroviaire de New-York). Même constat que pour la gare d'Union Station à Los Angeles, notre brave Perrache n'a vraiment rien à envier à la gare de New-York qui fait bien pâle figu… Ah, non. RO-YAL.

Dernier arrêt: The Morgan Library and Museum, une bibliothèque fondée en 1906 par J.P Morgan, Jr en l'honneur de son père. La visite ne vaut pas les $13 (tarif étudiant) déboursés, selon moi. Petite déception en pénétrant dans la salle principale que j'imaginais bien plus grande et profonde, bien que très belle !

S'engage enfin une véritable chasse au buildings: Rockefeller center, Trump tower, Flatiron building, Empire state building, World trade center (à côté duquel nous logeons), ils sont tous passés au crible. Démesurée, cette farandole de building donne réellement des torticolis à qui les toise trop longtemps. Après cette première journée effrenée où déambulations et contemplentations se sont entremelées, nous regagnons l'hôtel. 22km de marche parcourus, l'impression d'avoir des clous sous les pieds mais infiniment reconnaissant d'être dans cette ville d'exception et d'avoir coché tant de cases en ce premier jour ! Hâte de t'en dire plus, en espérant que cet avant-goût t'ait plu ! Enormes bisous congelés (chaleur californienne, reviens-moi) !

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Jour 2 - 

Dimanche 29 décembre 2019

Joyeux anniversaire Camille !

Histoire d'arroser la vingtaine comme il se doit, nous partons aujourd'hui à la conquête de Brooklyn: un arrondissement excentré à l'est de New-York connu notamment pour le pont suspendu qui le traverse. Un véritable incontournable de l'écosystème new-yorkais ! Bâti entre 1869 et 1883, ce pont "aux mille fils" tisse sa toile le long d'East River et relie les arrondissements de Brooklyn (obviously) et Manhattan sur lesquels il offre une vue imprenable. De toute beauté, sincèrement (bien que mon coeur appartienne toujours au Golden Gate...) ! La traversée fut des plus agréables, malgré la quantité pharamineuse de touristes déjà présents sur les lieux de bon matin. Pas suffisant pour faire courber l'échine à Brooklyn qui a tenu d'une main de fer… Admirons !

Une telle traversée ouvre l'appétit. Le tandem Vallon s'autorise une pause gourmande dans un salon de thé décoré sur le thème d'Alice au pays des merveilles: un endroit délicieux proposant des viennoiseries tout aussi délicieuses, à en juger par le visuel ! Pendant ce temps, Chrystel essaie désespérément de m'initier au thé: cuisant échec. Rien n'y fait, le goût me laisse totalement de marbre… Fallait tenter, cela dit !

Le pont traversé, nous nous enfonçons dans les profondeurs de Brooklyn et arpentons les rues de cet arrondissement aux allures dandy. Les briques rouges dominent, donnant à Brooklyn ce côté raffiné et témoignant de sa longévité et richesse architecturale. Nous frôlons d'ailleurs Dumbo, un quartier très prisé de l'arrondissement depuis lequel nous toisons l'épatant pont de Manhattan (photo 2), voisin du pont de Brooklyn.

Brooklyn passé au peigne fin, nous longeons ensuite la fameuse East River, laquelle donne une vue sur la skyline dont nous sommes à la recherche perpétuelle lors de ce séjour. En chemin, nous causons astrologie. Pourquoi ? Aucune idée ! D'ailleurs, je serais curieux de savoir connaitre l'avis de la communauté myatlas sur la question ! On en pense quoi, de l'astrologie ? Réalité, pure spéculation ou entre-les-deux ?

Retour à nos moutons ! Le déjeuner englouti, cap sur Williamsburg: un énième quartier Brooklyn concentrant une importante communauté juive. Le quartier parait assez simple, voire délabré par moments. Ne te laisse pas berner par l'apparence plutôt modeste de Williamsburg, cependant ! S'il n'est pas aussi étincelant qu'un Manhattan, un important processus de gentrification est actuellement à l'œuvre dans ce quartier qui attire toujours plus de fiers représentants hipsters. Nous n'avons cependant pas eu le "loisir" d'explorer les zones dites gentrifiées et, de fait, plus luxuriantes.

Voilà qui conclue une nouvelle journée, ma foi fort agréable, de nouveau placée sous le signe de la marche: 19,5km au compteur ! Les cuisses brûlent intensément et accusent encore le coup des 22km de la veille, mais chaque kilomètre parcouru vaut son pesant d'or et réserve son lot de curiosités !

Jour 3 - 

Lundi 30 décembre

DRING, DRING ! Dilemme du matin: quel musée visiter ? Le musée d'Histoire naturelle (décor du film "La nuit au musée") ou le MoMA (musée d'arts modernes abritant des Picasso, Van Gogh, Wahrol...). Après mure réflexion, je penche pour le musée d'Histoire naturelle ! Los Angeles possédant déjà son propre MoMA, je préfère tenter la nouveauté quitte à rater de belles toiles...! En route, donc, pour le musée d'Histoire naturelle se trouvant à quelques pas de Central Park.

Le musée est particulièrement qualitatif, retraçant l'histoire, les pratiques et les croyances de différentes civilisations et répertoriant d'innombrables espèces animales dans leur habitat naturel à travers le globe. Le réalisme des animaux est tout bonnement stupéfiant, il en va de même pour les décors qui impressionnent de par le soin accordé à chaque détail. Le hall d'entrée fait également forte impression de par l'immensité de ses plafonds et de par les imposantes reproductions de squelettes de dinosaures dont je suis particulièrement fan... La circulation entre les salles n'est pas des plus intuitives mais ce manque de fluidité est nettement compensé par la qualité des expositions proposées. Félicitations du conseil de classe accordées à la reproduction d'une statue de l'ile de Pâques, du squelette de Lucy et surtout à l'émérite squelette de dinosaure aparaissant de la film "La nuit au musée"...

Une petite pause, ça te dit ? Soufflons un peu et retrouvons très prochainement pour la troisième New-Yorkronique (spoiler, ma préférée), en espérant que la deuxième ait été divertissante… Je t'embrasse !

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New-York, Acte III, Jour 3 : action ! Reprenons là où je t'ai laissé(e) !

Météo peu clémente en ce début d'après-midi: fine pluie et épais brouillard s'installent confortablement et viennent contrarier nos plans. La fratrie Vallon se réfugie au MoMA (musée d'art moderne), une visite à laquelle je renonce à contre-cœur: budget serré ! Quant à moi, je m'en vais vagabonder à Times Square ! Ah, Times Square... Zone incontournable de l'arrondissement de Manhattan, Times Square en a vu de toutes les couleurs. Ancien siège du New-York Times, puis temple des sex-shops dans les années 1980-90 et enfin temple de la démesure de nos jours... Bien que le parapluie peine à résister à la tempête, je parviens tout de même à naviguer et dégainer l'appareil ! Enorme claque visuelle. Les néons qui clignotent, les égouts qui fument, les taxis qui pullulent, la brume qui s'épaissit, la pluie qui s'intensifie, la foule qui se presse : tout concourt à créer une ambiance hors norme qui émerveille et pétrifie à la fois. Ajoutons à cela le mode "nuit" de mon appareil photo qui vient sublimer ces scènes, très satisfait de cette découverte ! Hop, inondation de Times Square.

Un moment hors du temps qui gagne encore en intensité une fois la nuit tombée (comprenez 16h 30). La tribu Vallon, époustouflée par le MoMA, finit par me rejoindre et nous déambulons sur Times Square, gagnés par un profond sentiment d'émerveillement. "Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne, écrasés l'un contre l'autre", nous décidons de ne pas éterniser la promenade sur Times Square ! Un moment tout bonnement magique qui laisse derrière lui de merveilleux souvenirs !

Les mollets accusent sévèrement le coup des derniers jours de marche mais il en reste encore sous la pédale pour se trainer jusqu'à Corner Bistro, un restaurant de burgers à l'ambiance tamisée. De quoi boucler en beauté une journée encore riche en découvertes… et en kilomètres !

Jour 4 - 

Lundi 30 décembre

Ce matin, je suis en mission. Objectif: pister la Statue de la Liberté ! De leur côté, les Vallon s'en vont gravir le sommet de l'Empire State Building du haut duquel la vue sur New-York est à couper le souffle ! Je me désolidarise du groupe et pars seul, de mon côté, en direction de Battery Park, endroit depuis lequel il est possible de contempler la dite statue ! Vraiment impatient de pouvoir enfin toiser cette beauté qui fait la renommée et la fierté de New-York… Perché sur les berges du quai, j'aperçois également Ellis Island, centre "d'accueil" des immigrants fraichement débarqués à New-York fin XIXème - milieu XXème. "Accueil" étant mis entre énormes guillemets puisque les immigrants étaient détenus dans des conditions véritablement déplorables (insalubrité, promiscuité…).

Après mon long tête-à-tête avec Lady Liberty, je pousse le parcours jusqu'à Chinatown: un quartier qui me tenait à cœur d'explorer ! Carton plein: des visuels, odeurs et ambiances qui me remémorent de doux souvenirs de mon voyage en Chine (énorme cœur sur les copines de la Team Shanghai) ! Un quartier très authentique, en somme, même jusque dans les boui-boui qui ne déçoivent pas !

Chinatown débouche sur Little Italy, l'enclave "italienne" de New-York ! Bof. Honnêtement, rien d'exceptionnel sur ce quartier, excepté le portique plutôt sexy ! Little Italy est beaucoup plus pompeux et bling-bling que Chinatown, je trouve ? Juste une poignée de serveurs qui déblattèrent le seul mot d'italien qu'ils connaissent avec un grossier accent, devant leur restaurant, dans l'espoir d'attirer des clients…! à noter d'ailleurs que la moitié de Little Italy est "grignoté" par Chinatown.

Je ne m'attarde pas et fonce retrouver les Vallon au Chelsea Market où une pause déjeuner bien méritée s'impose ! En chemin vers Chelsea Market, je fais un crochet afin d'admirer Flatiron Building, mon building favori de New-York notamment pour sa forme de fer à repasser (google-le !) ! Malheureusement, celui est en travaux mais on devine ses contours derrière l'horloge dorée !

Sur ce, marquons une nouvelle pause avant de plonger dans la dernière New-Yorkronique ! Toutes mes excuses, je ne suis pas très violent pour publier les chroniques… Les cours ont repris (les cours, concept bien douloureux après 1 mois passé à voyager) et la semaine de rentrée fut de nouveau particulièrement éprouvante, shopping-week oblige (tu t'en souviens?) ! J'espère cependant que l'attente en vaut la peine et que la lecture est plaisante ! à la prochaine, compagnon !

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Levée de rideau pour la dernière New-Yorkronique, en avant… Hein ? Comment ça, 20 jours de retard ?

Mettons de côté cet impair et jetons l'ancre sur le Harlem, un quartier coloré situé au nord de Central Park. Initialement, mon plan était de monter en solitaire dans le Bronx, quartier "sensible" niché dans les hauteurs de New-York (+ quartier de naissance de Cardi B, s'il vous plait). Faute de batterie sur mon téléphone (ô combien nécessaire pour naviguer dans le métro et le quartier), je préfère ne pas m'y aventurer seul et prendre le risque de me perdre. Pas de frayeur le jour du réveillon, évitons les dégâts ! Je ravale donc ma frustration et accompagne les Vallon dans le Harlem, impatient de découvrir ce quartier également ! Malgré les belles façades arborées par le Harlem, le décalage avec Central Park ou Brooklyn se fait tout de même fortement ressentir (en témoigne la "douce" odeur de weed qui émane de certaines ruelles et les premières personnes sans-abris que je croise depuis le début séjour). Aussi, le Harlem est apparemment connu pour les œuvres de street-art (péché-mignon de Chrystel) qu'il abrite et après lesquelles nous partons en chasse… Au passage, j'initie Adèle à l'art du Dunkin Donut: impossible de la laisser repartir en France sans goûter à ces petites merveilles grassouillettes.

La journée se termine en douceur et en légèreté à Dykers Street, un coin résidentiel réputé pour ses imposantes et extravagantes décorations de Noël. Extravagant, c'est le mot. Horriblement kitsch, ça fonctionne aussi ! Je suis néanmoins ravi de constater que nos voisins de la côte-est sont également (beaucoup) trop à fond en ces périodes de fêtes, malgré le too-much évident (hilarant) de certaines décorations à base de père noël/ bonhomme de neige/ rennes gonflables tout bonnement effrayants !

Les jambes sont lourdes, nous nous trainons péniblement jusqu'à l'hôtel ! Nous avons commandé des pizzas que nous engloutissons, affalés sur le lit, devant Klaus: un film de Noël dont la qualité hors-norme de l'animation et la singularité du scénario en font un film que je ne peux que recommander chaudement. Arrive enfin le décompte: 5,4,3,2,1 BONNE ANNEE ! Embrassades, câlins, vœux viennent ponctuer cette magnifique journée et me remémorent une nouvelle fois à quel point je suis reconnaissant de pouvoir vivre cette expérience !

Dodo…! C'est totalement faux, Camille m'entraine dans le sombre univers des dramas coréens (comédies romantiques coréennes), perdus nous sommes. Love Alarm (le titre du drama) nous maintient éveillés jusqu'à point d'heure, qui du sensible Hye-yong ou du tombeur Sun-noh enlèvera le cœur de la délicieuse Kim-Jojo ? Qui, je VEUX SAVOIR ? Fort heureusement, Chrystel nous ramène à la raison et parvient à nous décrocher de l'écran… Réponse dans la saison 2 puisque la saison 1 laisse volontairement durer le suspense (par pitié Netflix, mettez un terme à cette attente interminable)… 2020 s'annonce décidément EX-PLOSIVE !

Jour 5 - 

Mercredi 1 janvier 2020

Dernier jour, snif. Nous décollons respectivement à 17h et 20h, le quartier libre du jour est donc relativement court ! Wall Street, situé à deux pas de l'hôtel, met tout le monde d'accord ! Le quartier est resplendissant et est dominé par d'imposants gratte-ciel du haut desquels nous, touristes, devons ressembler à de minuscules fourmis. Nous frôlons lesdits gratte-ciel puis attendons patiemment de pouvoir approcher le taureau de Wall Street. Là, je dois m'arrêter. Une pause folklore s'impose. Ce taureau, censé symboliser la "force du peuple américain", n'est pas n'importe quel taureau, oh non. En effet, la légende raconte que.... tâter les testicules du taureau de Wall Street porterait chance ! Les plus superstitieux d'entre nous n'hésitent donc pas à plier le genoux et palper l'imposante paire de couilles du taureau, histoire de quoi bien commencer 2020. Impeccable.

Wall Street n'aurait pas lieu d'être sans la fameuse bourse de New-York, une batisse aussi classieuse qu'impressionnante qui a vu la crise de 1929 germer en son sein ! J'aperçois également la statuette de la fillette faisant face avec témérité à la Bourse ! Pour la petite histoire, cette statuette est "trimballée" ici et là, de partout dans New-York et est positionnée face aux monuments/buildings les plus reconnaissables de la ville. Visiblement, c'est au tour de la Bourse aujourd'hui !

En quête d'un coin sympa où déjeuner, nous croisons "The Oculus": la gare futuriste (et la plus chère au monde) de New-York. Ce bâtiment à l'architecture ovale et peu-orthodoxe tranche radicalement (trop) avec son entourage, à l'instar d'un certain musée Confluence à Lyon (mon petit quartier, ta douceur me manque). M'enfin, je reste inconditionnellement acquis à la cause de Grand Central Station (la gare que je t'ai présenté dans la première New-Yorkronique), intensément plus classe que ce gros bloc de "verre" informe qui peine à trouver sa place dans le cosmos new-yorkais...

Dernier arrêt, et pas des moindres: le mémorial du 11 septembre 2001. Effrayant de s'imaginer qu'il y a 19 ans, les tours jumelles se tenaient là, à cet endroit, à cet exact emplacement… Enorme claque pour Chrystel qui réalise que n'avions que 2 ans (Camille et moi) lorsque les évènements ont eu lieu, cela lui paraissait pourtant plus "récent"... De profondes "fosses" sont visibles à l'endroit même où les deux tours se sont effondrées, le nom des victimes (gravés sur des plaques) en dessinent les contours. Pétrifiant de fouler ces lieux où un telle horreur s'est produite.

Fin du périple. Fin de ma vie de Blaire Waldorf à laquelle je renonce avec tristesse: ce fut court mais intense (en témoigne le piteux état dans lequel se trouve mes baskets noircies) ! Cette escale sur la côte-est fut magique en tout point, ce fut un vrai "dépaysement" tant l'ambiance à laquelle je suis habitué sur la côte-ouest est différente ! New-York est une ville tout bonnement majestueuse, au charisme monstrueux et à la richesse historique, culturelle, ethnique et architecturale épatante malgré sa "jeunesse". "Big apple" (surnom de New-York) regorge encore de nombreuses curiosités et de lieux insolites et inexplorés à découvrir: excellente excuse pour revenir, n'est-ce pas les Simon ?

Bref. Personne n'aime les "au-revoir", encore moins à l'aéroport qui plus est... Un sentiment très étrange de laisser les Vallon décoller dans la direction opposée, vers la France, sans pouvoir rentrer avec elles…. assez vite effacé par la joie de rester aux Etats-Unis et de rentrer en Californie que je considère à présent comme une "seconde maison" !

Evidemment, tant qu'on est dans la rubrique émotions, je ne pouvais pas refermer cette page sans remercier les sponsors de cette escale new-yorkaise sans lesquels rien n'eut été possible ! Merci, hôtel ! La mollesse des matelas était fortement appréciée après de longues journées de marche harassantes, mention honorable à l'énorme sapin de noël qui trônait dans le hall et qui rendait chaque retour à l'hôtel encore plus appréciable ! Loger au 18ème étage d'un building dans l'arrondissement de Manhattan fut une chouette expérience, confort absolument royal ! Merci, métro New-Yorkais ! Tes services ont été bien appréciés après des journées passées à sillonner la ville à pied, tu nous as remarquablement facilité la tâche (malgré ton prix exorbitant, grrr). Enfin, cela va de soi, un IMMENSE merci à mes claudettes, mes sponsorettes…. le tryptique Vallon ! Reconnaissance éternelle de m'avoir gracieusement offert un bout de lit et de m'avoir, de ce fait, permis de vous rejoindre sur la côte-est, dans ce décor d'exception ! Je ne pouvais imaginer meilleur endroit pour célébrer le nouvel an en votre compagnie, je referme cette page avec d'incroyables souvenirs et avec énormément de gratitude !

New-York, it's been real.

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De retour pour une nouvelle étape, on ne chaume pas dans les bureaux de Calichronique (dit-il avec 20 jours de retard, oups) ! Alors, content(e) d'être de retour avec moi dans l'Etat de Californie?

Aujourd'hui je te catapulte en enfance: direction Disneyland ! Petite remise en contexte avant de te faire pénétrer dans le parc ! Je précise avant toute chose que cette sortie scolaire était à vertu PUREMENT pédagogique et qu'elle s'inscrit réellement dans la construction de mon projet profess…. MDR. En réalité, cette excursion à Disney est organisée par UCLA uniquement pour les étudiants d'échange (dont je fais partie) ! N'étant jamais allé à Disneyland, j'ai naturellement bondi sur l'occasion et ai commandé mon ticket dès l'ouverture du guichet par peur de me faire devancer par l'avalanche d'étudiants d'échange présents à UCLA. (Pour cette excursion, je serai accompagné par Elsa et Aya, les lyonnaises!).

La Floride n'est pas le seul Etat des Etats-Unis à posséder un parc Disneyland, la Californie abrite également le sien ! Pratique hein, ça évite juste le déplacement à l'autre bout du pays ! Le Disneyland Californie est situé à Anaheim, petite ville en proche banlieue de Los Angeles. 1h15 de trajet en bus jaune et le tour est joué: nous voilà à l'entrée du parc ! Une journée merveilleuse s'annonce, une journée où je dépose soigneusement mon cerveau à l'entrée du parc et où je replonge dans les délices de mon enfance bercée par Disney… idéal pour faire redescendre la pression accumulée par la semaine de rentrée !

Le parc Disneyland se compose de 7 mondes à explorer, chacun ayant son propre thème et les décors allant avec, bien évidemment ! Sans nous faire prier, nous filons au premier monde: Fantasyland, le monde des princesses ! Nous pénétrons tout d'abord dans le château de "La Belle au bois dormant", soit le Disney de princesse que j'ai certainement le plus regardé quand j'étais petit jusqu'à en rayer complètement le DVD . De doux souvenirs qui remontent alors que je m'époumone à chanter "J'en ai rêvé" (la chanson d'Aurore) ! Gaminerie et niaiserie totalement assumées aujourd'hui, te voilà prévenu(e) ! Sorti(e)s du château, à peine remis de cette crise de nostalgie, nous découvrons une réplique du village dans la Belle et la Bête… avec ces fameuses maisons en colombage absolument sublimes ! Je ne cesserai de le répéter lors de cette chronique, mais c'est véritablement cette perfection et cette exactitude des décors qui rend l'expérience encore plus magique et qui décuple par mille la nostalgie ! Bref, je sautille de partout et me remémore avec tendresse et les répliques des films qui ont rythmé mon enfance et que je peux réciter à l'intonation et à la virgule près pour certains (je plaisante pas !).

Prochain arrêt: Frontierland, le Far West américain ! De taille assez modeste, Frontierland reproduit une petite ville de l'ouest américain au XIXème siècle, avec cow-boys et saloons à volonté (alerte stéréotype) ! L'attraction-reine de ce monde se prénomme "big thunder moutain railroad": une montagne russe plutôt gentillette, histoire de se mettre en jambe disons ! 45 minutes d'attente plus tard (oui, Disney c'est avant tout d'interminables files d'attente), c'est notre tour et le manège nous fait serpenter entre plusieurs squelettes de dinosaures, ce qui n'est pas pour me déplaire !

Là, on entre dans le dur ! Le monde STAR WARS, chers abonnés, j'ai bien dit le MONDE STAR WARS ! Je flotte sur un petit nuage, abasourdi par la beauté des décors de la planète Tatooine ! Là, c'est le fan de star wars qui saute, gesticule, tourbillonne, hurle et s'émerveille (devant la majesté des décors) qui resurgit ! Le soin accordé à chaque détail est tout simplement ébouriffant et rend l'immersion toujours plus réelle et excitante ! Bonheur palpable à 1000%: le monde Star Wars est sans l'ombre d'un doute le coup de cœur du parc ! Devine quoi: des stormtroopers (clones) et Kylo Ren ont même fait leur apparition pour le plus grand plaisir de la foule endiablée (chapeau bas pour les costumes, encore une fois ultra fidèles aux films).

L'émotion ne s'arrête pas là, nous nous enfonçons dans le monde Star Wars et découvrons de nouveaux décors inspirés de l'univers de la post-logie. Bien que je ne sois pas un grand fan de la post-logie, je m'incline encore une fois devant tant de précision et de minutie au niveau des décors. Aucune parcelle du parc n'est décidément laissée au hasard, chaque détail étant minutieusement pensé, des tâches de rouille sur les vaisseaux jusqu'au mille et un câbles suspendus au dessus de nos petites caboches. Mention honorable aux costumes des employé(e)s qui font également très bonne figure et qui apportent toujours plus de réalisme à l'univers. Je suis comme un gamin qui décolle pour l'aventure de sa vie, je te jure !

Là où c'est moins drôle, c'est qu'il y a une BONNE heure d'attente pour l'attraction ! Le jeu en vaut cependant nettement la chandelle, je suis prêt à tout pour monter à bord d'un cousin du Faucon Millenium ! Seul "avantage" de ces longues files d'attentes: nous sommes déjà immergé(e)s dans les décors de l'attraction, ce qui rend généralement l'attente beaucoup moins longue et plus ludique ! L'attraction phare du monde Star Wars est participative ! Par groupe de 6, nous devons prendre place à bord du cockpit du vaisseau et le piloter virtuellement jusqu'au point de ralliement. Le parcours est semé d'embûches et de vaisseaux ennemis qui nous percutent et bombardent, chacun a donc son rôle à jouer à bord du vaisseau pour nous mener à bon port et éviter les obstacles. Personnellement, j'étais ingénieur (typiquement mon domaine d'expertise, n'est-ce pas?), je devais donc bidouiller des fils pour approvisionner notre vaisseau en laser ! Après avoir manqué de mourir bien 43 fois sous les assauts répétés des ennemis, nous atteignons finalement notre destination et ressortons sonnés par cette épopée spatiale ! Les rotations à 180 degrés, ça donne le tournis ! Nous gambadons dans le vaisseau avant de le quitter et repartir pour un autre monde: je m'imprègne une dernière fois des lieux, des étoiles (jeu de mot avec Star Wars, lol ou pas ?) plein les yeux.

Changement TOTAL d'ambiance. Après avoir évolué dans l'univers "violent" de Star Wars, place à la douceur Winnie l'Ourson. T'étais prévenu(e): aucune transition ! Le monde s'appelle "Critter Country" et est un véritable hommage à la mignonnerie: nous sommes englobés de miel ! Pas grand chose de plus à ajouter, ambiance cotonneuse ma foi fort appréciable ! Une petit sourire d'Aya et Elsa sous l'écriteau archi-mimi ("les amis sont aussi doux que du miel") et nous voilà en route pour le prochain monde !

Damoiselles, Damoiseaux, je vous ouvre à présent les portes de la Nouvelle-Orléans (ou presque) ! Un nouveau monde hyper fancy (chic) faisant directement référence à l'univers de "Lla Princesse et la Grenouille", avec ces habitations de style colonial, ces charmantes petites terrasses et ces décorations carnavalesques qui confèrent à la Nouvelle-Orléans son allure aussi singulière que charismatique ! L'attraction principale de ce monde n'est autre qu'une maison hantée, l'interminable file d'attente nous pousse cependant à faire l'impasse dessus Le temps joue malheureusement contre nous, il reste encore de nombreuses endroits inexplorés à voir aboslument ! Je ne désespère pas de pouvoir, un jour, me rendre dans l'Etat de Louisiane et visiter la VRAI Nouvelle-Orléans, une ville qui m'a longtemps "rebuté" et qui, depuis peu, me démange méchamment d'aller visiter.

Next: la jungle ! Faites place à Adventuraland ! Nous nous improvisons grimpeur d'arbres et explorons la cabane perchée de "Tarzan", plutôt sympa ! Aucune sensations fortes car ça n'est pas une montagne russe, reste que les décors sont de nouveau à couper le souffle !

à nous deux, Indiana Jones ! Si le vaisseau de Star Wars reste indéniablement mon attraction favorite du parc question décors, les souterrains d'Indiana Jones dégomment la catégorie "sensations fortes" ! Aya, Elsa et moi avons a-do-ré cette attraction qui valait nettement les 55 minutes passées à serpenter dans la file d'attente (d'autant plus que nous imitons les américain(e)s autour de nous et jouons à la version mobile du "Qui suis-je?" pour passer le temps). Vient enfin notre tour, voyons voir ce que cette attraction réserve ! Pour faire court, nous étions assis à bord d'un wagon dévalant à toute à l'allure les rails d'une mine souterraine, dans le noir le plus total, poursuivi(e)s par toute sorte de créatures caverneuses de type chauve-souris. Carton plein aussi bien pour l'ambiance aventurière que pour les sensations procurées par l'attraction (et pour le costume de la charmante hôtesse) !

à présent, cap sur Tomorrowland: le parc dit "futuriste" où de multiples tours à l'architecture conceptuelle (je te laisse en juger) et attractions bizarroïdes se rejoignent. Les ventres grondent cependant, les kilomètres parcoururs à pied usent aussi bien les souliers que les estomacs ! C'est donc l'heure de s'autoriser une pause gourmande: Aya et moi nous décidons pour un cookie-sandwich (de bien piètre qualité comparé à ceux de Diddy Riese, mais ça fait le job !) quand Elsa craque pour un macaron alien de Toy Story !

En parlant d'attractions bizarroïdes, voici justement "Space Moutains". Après 1h15 d'attente (eh oui, la montagne russe la plus "rapide" du parc se fait désirer) et d'immersion dans d'envoutants décors futuristes, nous attachons enfin nos ceintures et sommes prêt(e)s à décoller ! Nous roulions à bord d'un énorme tube diffusant des lumières psychédéliques entre deux instants de pénombre: tout s'est enchainé très vite, c'est l'expression adéquate !

C'est sur cette note supersonique que nous nous quittons ! Tu as de quoi t'abreuver de Disney pour les 23 prochaines années à venir avec cette cascade de photos ! Quant à moi, il est temps de tourner la page sur cette journée absolument féerique où l'enfant intérieur s'est bien occupé de lui… Merci d'avoir lu toutes mes bêtises, et à très vite pour une chronique un peu plus mature, espérons-le (à voir) !

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Calichronique reprend du service, aller au galop !

Lecteur, lectrice, parce que j'avais mauvaise conscience de te laisser dans la tourmente, dans l'attente perpétuelle d'une notification mail "myatlas", voici une très courte chronique histoire d'apaiser ton chagrin (rien que ça) ! Au programme du jour: tranches de vie ! Pas de voyage, pas de bungalows (oui, c'est possible), juste une modeste petite étape où je te donne à voir à quoi ressemble la routine de ce trimestre ! Sans plus tarder, attaquons !

Comme dit dans une chronique précédente, j'ai quitté ma famille d'accueil ! Mais où ai-je donc atterri (l'effet de suspense est relativement faible car une bonne poignée d'entre vous le sait déjà) ! La réponse est: dans une colocation ! Oui, bien que je sois une nouvelle fois passé par mon agence de famille d'accueil, j'ai été affecté dans une colocation ! Pourquoi pas après tout, essayons ! Je réside désormais dans une charmante petite chaumière située à une dizaine de minute en bus du campus, je vis en colocation avec 7 garçons (alerte saleté déclenchée): 2 américains, 2 coréens, 1 chinois, 1 japonais et 1 turque. La maison a le mérité d'être très charmante, fonctionnelle, proche de tout… La cohabitation se passe parfaitement bien, la propriétaire cuisine formidablement bien : seule l'hygiène (dans la salle de bain, notamment) reste fortement à désirer, c'est peu de le dire. Flexibilité Evan, flexibilité...!

COVEL, il est temps de te parler de CO-VEL chèr-e ami-e (si tant est que je ne t'ai pas déjà assommé-e avec) ! De quoi s'agit-il Jamy ? A vrai dire, UCLA met à notre disposition plus de 7 restaurants universitaires, chacun ayant un "thème" (américain, asiatique...). Mon coup de cœur revient naturellement à Covel, le plus "européen" des restau-universitaires du campus. Oui, bien que je n'aie absolument AU-CUNE envie de rentrer (désolé les gars), j'admets sans honte que la bonne bouffe française / européenne me manque follement. Covel n'est autre que le temple de la comfort-food (nourriture grasse et réconfortante) avec bars à salades, bars à pâtes, bars à tortillas, stands de burgers, fours à pizza, machines à glace et j'en passe. Je reconnais volontiers que Covel est largement responsable d'un bon 60% de ma prise de poids (les 40% restant sont directement attribués au shop de cookie-sandwich), j'essaie néanmoins de profiter de ces mets à volonté sans culpabilité ! Le meilleur dans toute cette histoire? Brunch royal chaque samedi et dimanche (faute d'inclure des bungalows, fallait bien que j'assaisonne cette chronique à grand coup de brunch). Retour en force du bloggeur-cuisine car je sais que tu l'aimes tout particulièrement celui-là! Prière d'apprécier comme il se doit les photos, imagines-tu la gêne intense que j'ai ressentie en photographiant mon déjeuner au restaurant universitaire ? M'enfin, je prends sur moi et n'oublie pas que j'ai un rôle de bloggeur à assumer, alors assumons-le pleinement ! Envoie les photos maestro !

"Attends mais tu manges vraiment tout ça ?". La réponse est oui chèr-e collègue. Profitons-en tant que cela dure, Covel ferme malheureusement ses portes au prochain trimestre pour rénovations (une véritable tragédie)… Bref, il me tenait particulièrement à cœur de mentionner Covel tant cet Eldorado fait partie intégrante de mon quotidien… Parenthèse Gaston-Glouton à présent refermée !

La suite ! Souviens-toi, j'avais rejoint en début d'année un club de "sport business" répondant au nom imprononçable de BSBA (Bruin Sports Business Association) ! BSBA organise chaque année un "field trip" (une sortie), à la fin du programme, auquel les membres les plus assidus du trimestre peuvent participer. Cette année, le club nous emmène visiter LA84: une fondation créée après les Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984 à laquelle les fonds inutilisés pour les JO ont été reversés. Pour la faire courte, le but de cette fondation est de fournir un capital de départ aux jeunes ligues sportives (niveau collège, lycée, université) qui manquent de fonds pour se lancer ! La bâtisse de LA84, de style colonial, est des plus charmantes et abrite en son sein un "musée" répertoriant les exploits de sportifs américains ayant démarré leur carrière dans une des ligues financées par LA84. La visite est des plus agréables, rythmée par les commentaires éclairants de notre guide qui n'est autre qu'un ancien élève de UCLA (oui, je suis devenu adepte du UCLA-chauvinisme). Notre état des lieux se ponctue par un instant "networking" autour de la flamme qui trône fièrement dans le court intérieure, de quoi conclure une journée ma foi fort sympathique !

Calichronique commence à manquer cruellement de basket, non ? Laisse-moi rafraichir tout cela ! J'ai récemment appris que chaque étudiant d'UCLA avait accès gratuitement aux matchs de l'équipe féminine (mais pas de l'équipe masculine, allez comprendre pourquoi), je ne me fais donc pas prier pour aller régulièrement voir jouer les filles et donner de la voix ! Même principe que pour les matchs de football américain, tout l'attirail est de sortie (fanfare, pom-pom girls, cheerleaders): tu commences à connaitre !

Rassure toi, entre deux moments de show, ça joue !

Voilà la came ! Pas de paillettes pour cette étape Kévin mais ce sont aussi de "petits" moments tels que ceux-ci qui rythment mon année et qui font que je suis tant épanoui et heureux ici ! Petit indice sur la chronique suivante (car maintenir son lectorat en haleine est une véritable priorité): là prochaine fois, cap sur un nouvel état des Etats-Unis ! Alors, tu seras là?

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Halte là !

Faut que je m'explique sur le titre, n'est-ce pas ? Faute d'avoir trouvé un jeu de mot douteux en rapport avec la destination du jour, je prends le taureau par les cornes et crée une nouvelle catégorie de chroniques "hors-série" spécialement dédiée aux expéditions hors Californie (oui, je t'annonce qu'il y en d'autres de prévues!). Convaincant ou pas ? Le concept est vendeur ?

Au programme du jour, nous quittons ma Californie chérie le temps d'un weekend et partons à la conquête de l'Arizona: 48ème Etat des Etats-Unis à avoir ratifié la Constitution américaine et voisin de l'Etat de la Californie. 7h de bus séparent Los Angeles et Phoenix, $30 trajet aller-retour: pourquoi s'en priver ? Même refrain habituel: dormir dans le bus n'est pas ce que j'affectionne le plus (inconfort, odeurs corporelles (comprenez sudation)) mais votre bloggeur est prêt à tout pour économiser le moindre centime et ne pas payer une nuit d'hébergement. Pourquoi Phoenix, pourquoi aller se terrer là bas ? Pour moi, le simple fait que Phoenix soit la ville d'origine de Bella dans Twilight méritait le détour (Coline je pense à toi, les autres huez moi!) ! Phoenix est par ailleurs la 5ème ville la plus peuplée des Etats-Unis et capitale de l'Etat d'Arizona, allons donc voir de quel bois elle se chauffe ! Plus sérieusement, ayant exceptionnellement un week-end plutôt calme au niveau des devoirs, je tenais absolument à saisir l'opportunité pour m'évader de Los Angeles et "voyager". Mon choix s'est donc naturellement porté sur l'Arizona, un Etat situé à proximité et que j'avais dans le viseur depuis un certain temps…

Hop, nous y voilà ! Sans surprise, la nuit fut relativement agitée et peu reposante, reste que je suis ultra-excité d'être à Phoenix ! Le bus me catapulte à l'aéroport, je dois donc tracer mon itinéraire du jour à partir de ce point. "L'attraction" la plus proche semble être Tovrea Castle, un "château" érigé début des années 30. L'entrée de la bâtisse est affublée d'un étrange panneau "fierté de Phoenix": à la bonne heure ! Dommage que l'on distingue très peu le château, reclus derrière cette épaisse végétation ! Pas convaincu(e) ? Moi non plus, mise à part la forme de "wedding-cake" (gâteau de mariage) du château qui assez est amusante… M'enfin, j'aurais vu de beaux cactus au moins ! Note à part: le drapeau de l'Etat d'Arizona (sur le panneau coloré, photo 1) ressemble étrangement au drapeau de la Macédoine (le pays, pas le plat), non ?

M'étant aventuré dans le secteur ouest de la ville, je décide de prolonger le parcours jusqu'à Papago Park, une vaste réserve naturelle jalonnée par de nombreux parcours de randonnée ! Vraiment hyper agréable, moi qui adore escalader les rochers (je ne plaisante pas), la version chimpanzé d'Evan s'éclate. Sans avoir la moindre notion du temps qui défile, je passe une bonne partie de la journée à crapahuter dans le parc et escalader les différents sommets…. si bien que je finis par rejoindre Scottsdale, la ville voisine ! Me rendant compte de ma connerie, je rebrousse chemin jusqu'à Phoenix et longe en chemin le zoo de Phoenix ainsi que le jardin botanique (qui me tentait bien, mais trop cher) !

Perché du haut de mes rochers, Papago Park offre une vue imprenable sur l'étendue de Phoenix, ville très horizontale à l'instar de Los Angeles. La skyline (regroupement de gratte-ciel) pointe également le bout de son nez: mission accomplie, je peux désormais redescendre de mon trône de granite. à certains égards, Phoenix me rappelle curieusement Grenoble: grande ville relativement "éteinte", encerclée par une vaste chaine de montagnes qui retiennent les particules de pollution… Crois-le ou non, j'ai appris quelques jours plus tard que Grenoble et Phoenix étaient ACTUELLEMENT jumelées ! Mon parallèle tenait donc la route, je ne suis pas fou !

CACTUS !!! LA signature de Phoenix !!! Admire ces grands gaillards, ça donne moyennement envie de les câliner, pas vrai ? "Qui s'y frotte s'y pique" dit-on, nous testerons la véracité de cette expression sur des sujets moins dangereusement, si tu permets ! Phoenix est une ville où le climat est particulièrement sec et aride: un environnement propice au développement de nos amies les plantes grasses ! Le soleil cogne également, les ravissants (monstrueux) coups de soleil que je ramène avec moi en Californie ne diront pas le contraire !

En route vers mon logement, je tombe nez-à-nez avec le stade baseball des Sun Devil de Phoenix. Hyper sympa, petit rappel de l'univers pour me dire de ME HÂTER d'aller voir jouer les Dodgers de Los Angeles (l'équipe de baseball). C'est prévu l'univers, pas de panique !

Enfin arrivé à mon hébergement: me voilà dans le secteur-est de Phoenix. Ma maisonnette est particulièrement charmante et accueillante… ce qui tranche radicalement avec l'ambiance relativement craignos du quartier dans lequel je séjourne. Je partage ma chambre avec une Américaine de 35 ans aux cuisses visiblement sculptées dans la roche volcanique, j'ai rarement vu une telle musculature !!! Alyssa (c'est son nom) est plutôt taciturne, qu'à cela ne tienne je fais connaissance avec les pensionnaires de la chambre voisine. Je rencontre un bonhomme hyper jovial venant tout droit de l'Etat du Massachussetts, il visite de la famille en Arizona. Nous échangeons un bon moment à propos des primaires du parti démocrate ayant lieu aujourd'hui dans l'Etat de Caroline du Sud (victoire écrasante de Joe Biden qui rafle la majorité des voix dans cet Etat).

Hop, transition totalement hors-sujet avec un beau panorama d'Encanto, quartier huppé de Phoenix dans lequel nous nous rendrons demain ! Pour l'heure, je file sous la couette et plonge dans un sommeil profond que même les ronflements de ma colocataire bodybuildeuse ne saurait perturber !

DEBOUT là-dedans, je suis brusquement réveillé par le craquement du sol qui tremble sous les pas de ma colocataire ! Je t'assure qu'elle pourrait littéralement scier un chêne avec ses quadriceps, suis encore sonné par cette carrure ! Légèrement émoussé par les 16km parcourus hier sous une chaleur écrasante, je me traine péniblement hors du lit et me motive à aller explorer Encanto.

Situé dans le secteur nord de Phoenix, ce quartier abrite de belles allées de bungalows comme je les aime. Bizarrement, je n'ai pas eu le reflexe de prendre des photos… m'enfin tu connais déjà la chanson ! En ce matin paresseux, mon (énorme) objectif est de rallier Encanto Park: un magnifique parc en plein air pour buller, essentiellement ! Tiens, encore un de ces panneaux "fierté de Phoenix" placardé à l'entrée. Le parcours tourisme est tout tracé finalement, suffit de suivre ces curieux panneaux "fierté de Phoenix" et le tour est joué ! Bref, je me familiarise avec le parc, toise les canards, m'étend de tout mon long sur le gazon puis laisse tranquillement le soleil venir dorer (cramer) ma peau: pur plaisir. Après une bonne heure de paresse à se prélasser au soleil, sous les palmiers, il est temps de se remettre en route !

Hmmm. Gagné par la flemme, le bloggeur a posé un RTT pour le reste du périple et a rangé l'appareil photo… Retiens que j'ai longé un jardin japonais (à Phoenix, oui tout est possible), arpenté l'Arizona Center (centre commercial), visité une partie du campus d'Arizona State University et déambulé dans les rues de Downtown Phoenix (centre-ville). Je suis lessivé, je réagis assez mal à la chaleur et décide de me contenter des 15km parcourus aujourd'hui! C'est sur cette note de paresse que se clôture ce week-end en Arizona, un week-end à base de randonnées, de canyons, de cactus… et d'oisiveté accessoirement ! De quoi bien recharger les batteries après un mois de février corsé au niveau du travail… et encore une nouvelle aventure à ajouter au carnet qui grossit pour mon plus grand plaisir !

Moi et mes pelures sur le visage te souhaitons une agréable semaine, te remercions chaleureusement (chaleur, lol) de nous avoir lu… et te disons à très vite !

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Bonjour à toutes et à tous (sauf à toi, coronavirus). Quelques mises à jour s'imposent, j'imagine ?

DISCLAIMER / Attrape une tisane, roule toi en boule sous la couette... cette (dernière, snif) chronique est tout bonnement interminable. Ben quoi ? Tu n'imaginais tout de même pas que j'allais te laisser filer aussi facilement sans t'éclabousser une dernière fois de ces longues phrases alambiquées dont seul moi ai le secret ? /

Ici Evan, votre reporter USA fétiche pour vous servir. Je t'écris ces quelques lignes en direct depuis la mère-patrie: la France. Mister Fucking Coronavirus n'aura décidément épargné aucun continent sur son passage et s'est propagé de manière suffisamment inquiétante en Amérique du Nord pour me forcer à plier bagages et rentrer chez Maman et Papa. Fin de l'aventure !

Loin de moi l'envie de t'assommer de détails inutiles et barbants sur le départ: retiens simplement que la décision de quitter les Etats-Unis s'est prise dans le stress et la précipitation et qu'il a fallu trouver un vol retour, faire les valises, résilier le bail, fermer mon compte bancaire et tamponner mon visa et foncer à l'aéroport en 12h top chrono. Splendide. Ce fut un départ en trombe, je prie pour ne rien avoir oublié d'important !

Passons. L'objectif du jour n'est ni de ruminer ni de te parler du coronavirus (je pense que les chaines d'information en continu s'en chargent très bien et qu'elles sont suffisamment anxiogènes pour que j'en rajoute une couche). Bien au contraire. En ces jours de confinement, bien installé sous la couette, j'ai tout le loisir de réfléchir sur ces 7 derniers mois absolument formidables... et bien que l'aventure ait été brutalement écourtée, QEULLE (demi)-ANNEE PUTAIN ! Que dirais-tu d'un petit (très long) retour sur cette année qui s'est écoulée pour refermer Calichronique comme il se doit ? Qui sait, peut-être que cette rétrospective te donnera du baume au cœur, à toi-aussi, en ces temps moroses où la positivité est plus que jamais nécessaire ! Puis, comme je suis avant tout quelqu'un de généreux qui pense avant tout au confort visuel de sa communauté, le best-of des images de cette année accompagnera ces quelques lignes imbibées de nostalgie !

Par où commencer ?

Le premier trimestre, prenons les choses dans l'ordre. 8 septembre 2019, top à la vachette ! Je me revois encore fraichement débarquer aux Etats-Unis, poussant les portes du gigantesque aéroport de Los Angeles, avec la juste impression qu'une sacrée année s'annonçait... (Je me revois également être malmené à la douane et me faire brutalement confisquer le saucisson que je comptais offrir à ma famille d'accueil (personne ne t'oubliera petit soldat), passons).

Qu'est-ce que je retiens de ce premier trimestre ?

Je retiens l'expérience en famille d'accueil, premièrement. Vivre chez un couple d'Américains a indéniablement facilité ma transition de la France vers les Etats-Unis. Malgré tout ce que je pouvais reprocher à ce couple (à commencer par leur admiration sans borne et totalement incompréhensible pour ce cher Donald Trump, grrrr), cette expérience m'aura beaucoup apporté. Au delà d'avoir pu vivre dans un quartier de rêve, typiquement américain, aux allures de Wisteria Lane (Desperate Housewives pour celles et ceux qui ont du mal à tenir la cadence), cette expérience en famille d'accueil m'a également permis de vivre l'effervescence des fêtes à la sauce américaine (Halloween, Thanksgiving)... Le ventre commençait déjà à bien gonfler à mesure que les festins de famille s'enchainaient à la queue-leu-leu (je révèlerai en fin de chronique le nombre de kilos que j'ai pris, ça vaut le détour LOL).

Je retiens mes premiers émois à UCLA, mes premiers pas sur le plus beau campus universitaire que la Terre ait jamais porté (rien que ça)... Je me revois encore subjugué (la bouche grande ouverte, bave au coin des lèvres) par la splendeur de ces bâtisses en briques rouges, mangé par cet océan de possibilités académiques, sociales et sportives qui s'offrait à moi. Je retiens cette folie furieuse que fut l'orientation, ces 3 jours ayant parfaitement donné le ton pour cette année qui s'annonçait aussi grandiose qu'exceptionnelle. Je remercie de tout cœur UCLA pour le confort et le cadre de vie tout bonnement incroyables qu'elle m'a offert pendant deux trimestre et surtout pour les rencontres absolument fabuleuses avec mes ami-es américain-es (Eugenah, Susan, Alex, Gab, Liz... énorme cœur) qu'elle a entrainées. Je remercie UCLA de m'avoir fait vibré à grands coups de match de football américain, de basket, de tennis, de tours de piste d'athlé, de 100m crawl à la piscine, de clubs, de foires, de rallies, de fraternités, de sororités... Tout ce que j'étais venu chercher, je l'ai trouvé... Alors un immense MERCI de m'avoir permis d'expérimenter la vie sur le campus américain à 120% !

Je retiens la découverte de l'année, que dis-je la découverte du siècle: le cookie-sandwich. Immense merci aux gérants de ce cookie-shop, surtout ne lâchez rien le gars ! Au-delà de tenir un concept complètement incroyable, vous égayez les papilles de chaque étudiant d'échange, comme moi, et rendez leur année encore plus fabuleuse !

Je retiens mes vadrouilles en solo à la découverte Los Angeles (Santa Monica, Venice, Beverly Hills, Downtown, Westwood....): j'ai appris à découvrir une ville aussi merveilleuse que facétieuse, pour le meilleur et pour le pire !Disons-le franchement, je ne me verrais absolument pas vivre là-bas éternellement. Reste que Los Angeles occupera toujours une place particulière dans mon cœur bien que tout nous opposait au départ !

Venice
Santa Monica
Downtown LA
Beverly Hills
Mosaïque des quartiers de Los Angeles

Je retiens les premiers voyages en bande à Santa Barbara et Malibu qui laissent d'incroyables panoramas en tête... et de belles rencontres à la clef (Elsa, Aya, Justine...) !

Santa Barbara, CA
Malibu, CA

Winter Break, quelle pure folie aussi ! Entre le parc national de Joshua Tree en compagnie de mon acolyte Eugenah, San Francisco en solo, Noël avec ma "deuxième famille" à Pasadena et New-York avec la tribu Vallon: ce fut sans hésiter la quinzaine la plus palpitante de cette année !

Joshua Tree National Park, CA
San Francisco, CA
New York City, NY
Pasadena, CA

Au suivant ! Qu'est-ce que je garde du second trimestre ?

Les voyages, bien évidemment ! Je garde ma toute première virée à Disney, en compagnie des comparses lyonnaises Aya et Elsa, là où l'enfant intérieur à pu se déchainer le temps d'une journée ! Prochaine destination: Marne-La-Vallée, histoire de voir de quel bois Disneyland Paris se chauffe !

Je garde un week-end particulièrement flemmard mais si ressourçant passé en Arizona, à Phoenix, au milieu des cactus, des canyons et des quelques coyottes qui devaient sûrement se balader dans le coin !

Anaheim, CA
Phoenix, AZ

Je garde les brunchs gargantuesques du week-end à Covel qui augmentaient considérablement la circonférence de mes hanches et de mon ventre à mesure que les assiettes de hashbrowns et de pancakes s'empilaient... (Encore un peu de patience, la grande annonce sur le poids arrive bientôt). Je garde ma toute première expérience à un talk-show américain, celui de Jimmy Kimmel en l'occurrence. Je rumine forcément car j'étais également placé en liste d'attente pour le talk-show d'Ellen et de James Corden... Pas grave, au moins j'aurais eu la chance de mesurer la température chez Jimmy ! Je garde des journées entières passées à étudier à la bibliothèque universitaire de UCLA, ayant eu considérablement plus de travail lors du second trimestre. Etrangement, même le travail paraissait moins pénible là-bas tant le cadre d'études incroyable venait contrebalancer la charge de travail. Je garde les matchs de tennis hebdomadaires à UCLA avec mes partenaires (César, Long, Zhen...), quel honneur ce fut de pouvoir fouler ces courts luxuriants !

Au-delà des voyages (oui, Evan ne faisait pas le fanfaron sur la côte ouest H24), je garde véritablement ces petits bonheurs quotidiens que je ne saurais tous énumérer ici par souci de temps, d'encre et de concision (lol, concept bien étrange pour moi) !

L'heure est au bilan, à présent !

Hmmm... Pas sûr de réaliser que l'aventure se soit réellement terminée, c'est comme si je redescendais de mon vaisseau spatial ? Je confesse: ça ne m'avait absolument JAMAIS effleuré l'esprit qu'une pandémie puisse écourter mon année... une pandémie quoi ! Mea culpa, j'aurais du mieux me préparer. Plus sérieusement, à ma gratitude vient forcément se mêler une pointe de frustration car j'avais encore tellement de projets en tête et de choses excitantes à venir... à commencer par le Spring Break (vacances de printemps) où j'avais soigneusement planifié mes visites de Portland, Seattle et un crochet par le parc national de la Vallée de la mort ! Forcément, quand un virus vous prive d'une quinzaine aussi merveilleuse, ça fait ruminer (légèrement) ! S'ajoutent à cela mes voyages à Philadelphie, Washington DC, Las Vegas et Salt Lake City (oui, tout cela était au programme), le match de Lakers (basket), des Dodgers (baseball), le parc national Yosemite ou encore Universal Studios sur lesquels je peux faire une croix... Argh, forcément je rumine... Puis je relativise rapidement et me rappelle qu'il est interdit se plaindre tant je suis privilégié d'avoir déjà vécu tant de choses ! Rentrer en France et écourter mon séjour aux Etats-Unis était certes une décision crève-cœur mais définitivement la meilleure chose à faire tant la situation a totalement dégénéré aux USA, aucun regret à avoir...!

Le retour en France fut moins compliqué que je l'avais imaginé, d'ailleurs ! Paradoxalement, les quelques 9455km qui séparent Lyon et Los Angeles m'ont permis d'encore plus m'ouvrir et me rapprocher de ma famille ! Moi qui pensait avoir terminé le jeu, pourtant il restait encore des niveaux de "fusionnalité" à débloquer...! Cela mérite d'être crié hurlé scandé et tapissé sur tous les murs de France et de Navarre: MERCI Papa et Maman...! Merci de m'avoir permis de vivre cette dinguerie, merci de n'avoir jamais hésité une seule seconde à m'envoyer aux Etats-Unis malgré le cout financier que cela représente... Cette année, c'était cool. Vraiment cool. Assurément extrêmement cool. Possiblement la plus belle année de ma vie jusqu'à présent ! Rien que pour cela, j'imagine que l'aventure est nettement rentabilisée, non ?

Aussi, impossible pour moi de refermer Calichronique sans VOUS remercier: fidèles lecteurs et lectrices ! Votre enthousiasme débordant pendant ces 7 mois était une vraie source de motivation pour vous en raconter toujours plus ! J'espère sincèrement que vous vous êtes régalé-es à me lire autant que je me suis régalé à vous conter/mettre en images cette odyssée (allons-y carrément, odyssée) ! J'espère que cette fenêtre sur l'Amérique du Nord était rafraichissante et que la notification "myAtlas" (presque) hebdomadaire n'était pas un supplice mais un plaisir à ouvrir LOL ! J'espère avoir réussi à susciter votre intérêt pour les Etats-Unis ou vous les faire un peu moins détester malgré les problèmes de fond évidents qui gangrènent le pays, disons-le !

(J'arrête le monologue ici, cela prend dangereusement des allures de discours de remerciements aux Oscars. Faut que je calme la Marion Cotillard qui sommeille en moi).

Parenthèse larmoyante terminée, REPRENONS ! Retrouver la famille (et le CHIEN) après 7 mois... Bonheur indescriptible... bien que nous devons maintenir une distance de sécurité car je reviens d'une zone des Etats-Unis particulièrement contaminée et me suis trainé dans 3 aéroports différents (vive les nids à microbes) pour regagner Lyon ! Frustrant de ne pas pouvoir se couvrir de câlins, mais il faut jouer le jeu: le plus tôt nous prendrons le situation au sérieux et appliquerons les consignes, le plus vite nous endiguerons cette saloperie et retrouverons une vie normale ! BREF, je ramène à Maman 8 KILOS tout frais avec en prime des belles joues boursoufflées et rebondies et une ceinture abdominale parfaitement dessinée par le gras. Rien à regretter, chacun de ces kilos étaient nécessaires (peut-être pas). Se sont également glissées dans la valise 9 HEURES de décalage horaire indésirables dont je ne suis toujours pas sûr de m'être complètement remis, même une semaine après ? Mon corps comme mon esprit sont restés aux Etats-Unis, eux-aussi n'ont visiblement pas eu le temps de comprendre ce qui arrivait ! Bref.

Certes, Mister Corona aura eu raison de mon dernier trimestre. Or, je suis infiniment reconnaissant d'avoir eu l'opportunité de profiter des Etats-Unis pendant ces deux trimestres endiablés. Ces cookie-sandwich / pancakes / layer-cakes / que j'ai dévorés, ces croissants fourrés à la citrouille et/ou à la viande que j'ai détestés (et ces indigestions que j'ai contractées), ces précieuses amitiés que j'ai nouées, ces souvenirs impérissables que j'ai crées, ces instants à UCLA que j'ai passés, cette expérience que j'ai emmagasinée... Toutes ces choses et bien plus encore: personne ne pourra jamais me l'enlever, même pas toi Corona !

Quant à vous, Etats-Unis, je suis loin d'avoir dit mon dernier mot ! Vous resterez indéniablement un second pays de cœur pour moi... et le temps me dure déjà de revenir vous voir, plus impatient et affamé que jamais ! Alors à très bientôt les gars...!

Until next time, United States of America !