Uruguay

... en Uruguay

Non prévu à l'origine, nous allons découvrir ce petit pays coincé entre le Brésil et l'Argentine. Et c'est par la cote que nous le ferons.
Du 13 au 23 décembre 2019
11 jours
1
13
déc

Aujourd’hui, nous devrions avoir un nouveau tampon sur notre passeport ! C’est un événement auquel nous tenons beaucoup avec Maman. Nous avons été, pour le moins, un peu frustrés de ne pas obtenir le tampon bolivien lors de notre dernier franchissement de frontières entre l’Argentine et la Bolivie, et nous ne voudrions pas que cela se reproduise.... Car, en effet, nous embarquons, en ce début de matinée, sur un bateau en direction de Carmelo, petite ville uruguayenne située de l’autre côté du Rio de la Plata.

Aussi, après un réveil à 7h et un rapide petit-déjeuner pris dans l’appartement avec les produits achetés la veille dans une épicerie, nous nous positionnons dans le local de la société Delta dans l’attente des procédures administratives de passage de la frontière. Celles-ci effectuées, assez rapidement d’ailleurs, nous montons à bord pour trois heures de trajet sur le Rio de la Plata.

Avec la marée haute, on perçoit bien l’importance de surélever les maisons par des pilotis...

Vers 11h30, nous foulons enfin le sol uruguayen, faisons les démarches administratives d’entrée avec la douane du pays et... obtenons le tampon tant attendu ! Nous en sommes très contents avec Maman. Nous voilà désormais livrés à nous mêmes ! Jusqu’à présent, nous nous appuyions beaucoup sur notre fidèle compagnon, « Le guide du Routard » mais, l’Uruguay, n’étant pas prévu dans notre parcours initial, nous n’en disposons pas cette fois-ci. Cependant, Papa ayant anticipé cette situation, nous avons déjà une petite idée de ce que nous allons faire sur Carmelo, le temps que nous devons y consacrer et le moyen d’en partir pour rejoindre un autre point d’intérêt uruguayen.

Du coup, nous commençons par longer l’Arroyo de las vacas, « bras » du Rio de la Plata, sur la Rambla de los Constituyentes pour arriver sur le pont tournant de Carmelo (le Puente Giratorio) qui permet de laisser passer de gros bateaux en s’ouvrant par un système de rotation.

Puis, nous montons vers le cœur de la ville et la Plaza de Independencia afin de prendre nos billets de bus pour Colonia del Sacramento où nous avons réservé un hôtel pour la nuit. Grâce au GPS du téléphone de Maman, nous trouvons - difficilement tout de même car l’enseigne est très petite - l’agence de transport et prenons nos tickets pour 15 heures. Cela nous laisse donc le temps de déjeuner tranquillement et de visiter Carmelo.

Après avoir retiré des pesos uruguayens et s’être renseignés auprès de l’Office du Tourisme sur les choses à voir dans la ville, nous prenons le chemin de la place Artigas, qui est aussi celle de la mairie et du temple del Carmen.

Puis, nous nous arrêtons dans un supermarché pour nous acheter de quoi pique-niquer sur la page de Sere dont nous prenons le direction. Nous l’atteignons après une 20aine de minutes de marche et nous posons au beau milieu d’arbres dont les racines plongent dans le Rio de la Plata. La plage est sympa - malgré la couleur de l’eau qui est, toutefois, baignable. Elle est bien aménagée avec des bancs, des tables et… des barbecues. Comme les canadiens, les uruguayens semblent savoir profiter des bons moments de la vie... On y trouve aussi des chevaux - peut être ceux chargés de pousser les charrettes de nettoiement de la ville ?... - et de beaux oiseaux. En tout cas, nous apprécions ce « déjeuner sur l’herbe », qui nous requinque pour l’après-midi.

D'ici nous effectuons notre petite vidéo d'anniversaire à Tatie PoussPouss (Charlotte) Maman ne réalisera que bien plus tard, qu'en plus de son anniversaire ce sont surtout ses 40 ans !

Joyeux anniversaire Tatie Charlotte

Nous continuons la visite de Carmelo par le casino - qui aurait connu de grandes heures de gloire - et par une sorte de zoo - ils appellent cela une « réserve de faune » - où nous retrouvons des lamas, des nandous, des paons…

Avec Papa, nous marquons un petit détour par le théâtre « Uamá » avant de retrouver Maman à l’agence de bus et d’embarquer, à 15h, pour Colonia del Sacramento. Nous ne mettrons qu’une heure pour rejoindre cette ville qui devrait constituer, demain matin, une belle visite. En effet, les Porteños, c’est-à-dire les habitants de Buenos Aires, aiment à s’y rendre le week-end pour s’y balader en raison de son cadre de vie, de son calme et de la richesse de son patrimoine historique.

D’ailleurs, une fois arrivés et installés dans notre hôtel, Papa et Maman iront s’y promener et y prendre un petit apéro à la tombée du jour. Pour ma part, je préfère me reposer et… téléphoner tranquillement à Maude. À leur retour, Maman nous préparera, dans la cuisine commune, le dîner avec les produits achetés dans un supermarché, dont un gros pot de glace au dulce de leche. Puis, nous serons tous dans le lit à 21h, Papa et moi sombrant dès 21h30, Maman un peu plus tard.

À noter que, tout au long de la journée, nous avons rencontré énormément de personnes avec un Thermos et une tasse (calebasse évidée), avec « paille » (ou bombilla) dans les bras. Il s’agit d’une tasse à yerba de mate dans laquelle les uruguayens mettent de l’herbe pour faire la boisson « mate », qu’ils boivent à l’aide d’une paille qui filtre l’eau chaude provenant du Thermos. Ainsi, les herbes restent bien dans la tasse et ne sont pas avalées. Il semblerait qu’ils en boivent de grandes quantités car on les voit à toute heure de la journée avec une tasse de mate dans les mains, la paille à la bouche. Nous en avions aussi vu en Argentine où il existe même des distributeurs gratuits d’eau chaude...

14
déc

La ville de Colonia n’étant pas bien grande et les rues à visiter étant toutes regroupées, nous avons pu dormir un peu plus ce matin. Il faut dire que nous nous sentons fatigués et il est bien, de temps en temps, de se reposer un peu plus. Aussi, si nous soulevons nos paupières à 8h30, nous sortons du lit à 9 heures pour aller prendre notre petit-déjeuner dans la salle commune. Puis, en accélérant un peu le rythme afin de se laisser le temps de parcourir le cœur de Colonia, nous faisons notre toilette dans une des salles de bains partagées.

À noter que, depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous ne jetons pas le papier toilette dans les wc mais dans une poubelle spécialement prévue à cet effet.

Les sacs préparés et déposés à l’accueil pour libérer notre chambre avant le « check out », nous nous lançons, enfin, à la découverte de cette belle ville classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO en raison du métissage original entre les constructions portugaises du 1er temps et celles des espagnols des siècles suivants.

En effet, Colonia a été fondée en 1680 par les Portugais, sur une position stratégique du Rio de la Plata, à la grande irritation des espagnols situés juste en face… Plusieurs batailles ont donc lieu au cours des siècles, jusqu’en 1777 où la ville tombe définitivement dans les mains des espagnols. Avec le développement de Buenos Aires, Colonia périclite progressivement et se fait oublier, lui permettant ainsi d’être bien préservée aujourd’hui.

La promenade dans le Casco Antiguo, serré sur une petite presqu’île, est très agréable avec ses ruelles pavées bordées de vieilles demeures aux jardins riches en bougainvilliers fleuris.

Le lieu étant très touristique, et voyant 3 grands bus arrivés, nous nous précipitons avec Papa vers le phare tout blanc d’où nous jouissons d’un très beau point de vue à 360°.

Par la suite, nous nous baladons tous les 3 sur la paisible Plaza Mayor, avec ses palmiers et son petit marché artisanal. De celle-ci, très centrale, partent de nombreuses petites ruelles, dont la calle de los Supiros, qui offre un bel aperçu de ce qu’était Colonia à son âge d’or, il y a 250 ans.

Nous nous régalons à marcher tranquillement dans ce quartier historique, longeant par endroits le Rio de la Plata où nous apercevons de nombreux pêcheurs faire de très belles prises, à d’autres, les anciens remparts avec leurs canons et belle porte d’entrée.

Nous croiserons aussi de nombreuses petites voitures - mais avec des pneus adaptés aux ruelles pavées - circulant au milieu de voitures beaucoup plus anciennes.

Midi approchant, et le tour de la ville terminé, nous effectuons le chemin du retour en passant par le port moderne par lequel s’effectue une liaison avec Buenos Aires.

Nous prenons notre déjeuner à sein de l’auberge où nous avons passé la nuit dernière, utilisant, à l’invitation des propriétaires, la cuisine pour y préparer nos sandwichs avec les restes de la veille. Nous en profitons aussi pour user du wifi et réserver les billets pour le retour en bateau sur Buenos Aires, programmé dans une semaine. Puis, nous prenons le chemin du terminal des bus de Colonia pour nous rendre à Montevideo. Moins de 3 heures de bus sont devant nous, que nous mettons à profit pour dormir, écrire, réfléchir à la suite du voyage…

Alors que nous pensions que le terminal de Montevideo était à quelques minutes à pieds de notre auberge de jeunesse, arrivés sur place, toujours avec l’aide précieuse du GPS de Maman, nous nous sommes aperçus que l’auberge était, en fait, à une heure de marche.

Chargés de nos sacs à dos, nous avons assez rapidement opté pour faire le trajet en taxi. Non seulement nous avons mis 6 minutes pour moins de 5 euros mais, en plus, Papa s’est régalé à parler avec le chauffeur de Montevideo d’abord et de football tout de suite après… il connaissait vraiment très bien le football français et était riche d’anecdotes sur nos joueurs. Notamment sur le prénom du fils de notre Zizou national 😀

Installés dans notre chambre d’hôtel - qui possède 6 places mais où il n’a finalement que nous -, nous y finissons tranquillement le reste de la journée. Je m’accapare l’IPad pour échanger avec mes amis, suivre les résultats du championnat français (le Nîmes Olympique a de nouveau perdu aux Costières contre Nantes !) et l’actualité footballistique au sens large du terme. Maman, quant à elle, en lien avec Papa, poursuit l’organisation du voyage. Et Papa, de son côté, va faire les courses pour le dîner et retirer des pesos uruguayens. Bonne nouvelle : il a trouvé une banque où il est possible d’obtenir, sans aucun frais, une belle somme !

La soirée filera sereinement, entre le dîner dans la cuisine commune et nos activités du soir : lecture pour ma part, rédaction de nos journées écoulées et préparation de celles à venir pour Papa, choix des photos, mise en forme et validation du blog pour Maman.

Demain, nous passerons tout notre dimanche sur Montevideo. Espérons que le temps soit avec nous pour, notamment, en fouler les plages car, ce soir, ça semble un peu se gâter…

Monopoli uruguayen
15
déc

Disons le de suite : Montevideo est une ville assez triste, comme le temps que nous avons connu en ce dimanche ! Heureusement, nous ne nous sommes pas bousculés ce matin pour nous lever et pour prendre le frugal petit-déjeuner proposé par l’auberge. Papa ayant eu, hier, une mauvaise info de la part du responsable de l’hôtel, avait acheté des compléments (jus et pain de mie), qui m’ont bien servis ce matin. Bref, nous sortons donc nous balader aux alentours de 9h30 et, avec l’aide d’un plan de la ville récupéré à l’accueil de l’auberge, nous débutons notre circuit du centre-ville.

En ce dimanche matin, alors que Montevideo compte plus d’1,5 millions d’habitants, ses rues sont vraiment désertes - il n’y avait déjà quasi personne hier après-midi, les magasins étant fermés. La grisaille et l’absence de touristes ajoutent à cet étrange sentiment, pour une grande ville, de désert dominical.

Du coup, nous nous retrouvons seuls sur la place centrale, la place de l’Indépendance, où se trouvent : un bâtiment de la Présidence de la République uruguayenne, une porte d’entrée de l’ancienne citadelle, la statue d’Artiguas, le Héros et Libérateur national, la Maison du Gouvernement, ou, encore, le Palacio Salvo, colossal édifice Art Deco. Juste à côté, nous avons pu apercevoir la façade du théâtre Solis, dont le bâtiment principal a été réalisé au milieu du XIXe siècle.

Montevideo est riche de très nombreux bâtiments de cette époque et nous avons pu en voir plusieurs au cours de cette marche à travers la vieille ville. C’est d’ailleurs moi qui, avec le plan, me suis transformé en guide touristique…

Qui se souvient qu’au tournant des années 1900 les paquebots des Messageries Maritimes faisaient escale dans la capitale uruguayenne ? De cette époque dorée, qui vit débarquer du vieux continent d’innombrables immigrants italiens, espagnols, suisses et même français, est née une ville européenne.

Nous sommes aussi passés à proximité de la cathédrale dans laquelle nous sommes d’ailleurs entrés, avons traversé un certain nombre de places comme celle de la Constitution, la place Zabala, la Plaza Cagancha avec sa statue de la Liberté, où, encore, la Plaza Fabini, pour poursuivre le long de la mer avec les Ramblas Francia et des Nations Unies.

Non loin de là, se dressent les immenses grues du port, indispensables au chargement et déchargement des gros containers. Amarré à l’orée de l’immense Río de la Plata, le port de Montevideo a, en effet, été fondé au début du XVIIIe siècle par les Espagnols pour faire concurrence au bastion, alors portugais, de Colonia del Sacramento.

Au fur et à mesure de l’avancée de la matinée, nous nous sommes tout de même sentis un peu moins seuls, d’autant que nous nous approchions du Mercado del Puerto et de ses rues environnantes animées.

Pour autant, nous ne nous sommes pas arrêtés déjeuner dans ce lieu un peu trop touristique et avons préféré poursuivre notre balade qui nous amènera au restaurant Facal, connu pour être le plus ancien de la ville et, donc, une sorte d’institution. D’ailleurs, nous nous faisons assez facilement convaincre par le serveur venu à notre rencontre.

Celui-ci, habilement et à la vue de mon maillot de foot, nous aborde en nous apprenant la tenue, cet après-midi à 17h, du derby entre le Club national de Football, 1er au classement, et Poñerol, le 2ème. En plus d’opposer deux clubs rivaux de la capitale, si le 1er l’emporte, il sera sacré champion d’Uruguay !

Tous les éléments sont donc réunis pour que ce soit un gros match et, Papa et moi sommes « chaud patate » pour y aller. Du coup, nous entrons, commandons en vitesse pour nous permettre de partir en quête de places - le serveur nous a donné un « tuyau » - et mangeons rapidement.

Maman, de son côté, rentre à l’auberge. Nous la reverrons quelques minutes plus tard car nous n’avions pas pris nos passeports sur nous. Or, cela est vraiment indispensable pour acheter les billets - sur ceux-ci sont imprimés nos noms afin d’éviter la vente « sous le manteau » !

Après moults péripéties car « le plan » du serveur était finalement mauvais, diverses demandes à des supporters, un bar... nous trouvons, enfin, une agence Red Pago (située dans un supermarché !) qui vend les précieux sésames. Nous nous les procurons (environ 18€/la place) et prenons, tout joyeux, la direction du mythique stade du Centenaire, construit pour la 1ère coupe du Monde de 1930 qui s’est déroulée ici, et qui a d’ailleurs été remportée par l’Uruguay (contre l’Argentine 4-2).

Inauguré le 18 juillet 1930, devant compter au départ 100.000 places, il n’en contient finalement 60.000 pour être livré dans les temps, soit avant le début de la compétition. L'architecte a choisi de placer l'aire de jeu sous le niveau du sol naturel, les tribunes de béton sont donc semi-enterrées, ce qui atténue la monumentalité du bâtiment et favorise son intégration dans le site. Arrivés bien 2 heures avant le coup d’envoi, nous avons le temps, avec Papa, d’en faire le tour et de voir les supporters des 2 clubs se diriger tranquillement - et sous les yeux de forces de l’ordre en grand nombre - vers les tribunes.

Nous nous installerons dans la notre 1h30 avant le coup d’envoi, nous permettant de voir monter progressivement l’ambiance et... la pression. Si nous sommes bien fouillés, la sécurité étant prise bien au sérieux avec ce type de match, nous avons été surpris de voir les supporters entrer avec tout leur matériel de mate (Thermos, tasse et bombilla) qui ne manquerait pas de faire des dégâts lancés sur un joueur...

À noter que le placement dans les tribunes est libre. Du coup, celle-ci étant très grande, le fait d’arriver tôt nous a permis de très bien nous positionner et de se retrouver sur un côté latéral du stade.

À 17h, le coup d’envoi est donné dans une ambiance incroyable. Les 2 cops de supporters se répondent, se chambrent et chantent de véritables chansons (avec de longs couplets) dont les airs et les paroles nous sont inconnus mais où on parle beaucoup d’hijos de Puta… Pour notre part, nous nous retrouvons sous un tifo (des banderoles blanches et rouges) étendu sur toute la longueur de la tribune du National Club de Football (dont les couleurs sont le bleu, blanc, rouge!). Une chance d’ailleurs car la pluie s’est invitée à la partie et tombe de plus en plus fort.

Ma voisine, ayant pitié de moi qui suis habillé du simple maillot du Nimes Olympique, me tend son pull que je porterai tout le match. Il me sera bien utile car la 1ère mi temps se déroulera sous un vrai déluge. Aussi, la prestation des joueurs n’est pas des plus belles. La pelouse est vraiment gorgée d’eau et les glissades et tacles dangereux sont légions. En même temps, le football uruguayen n’est pas connu pour être très technique… Les cartons jaunes fusent.

Il faudra attendre finalement la fin du match - la 81e minute exactement - pour voir le Club National de Football marquer le but de la victoire et du titre de Champion ! Nous sommes au milieu des supporters de cette équipe et donc en plein cœur de la fête.

Le coup de sifflet final retenti, nous ne nous attardons tout de même pas - il pleut toujours et Papa est gelé - et n’assistons pas à la remise officielle de la coupe aux Champions. Mais, ce n’est pas pour autant que nous quitterons le stade car nous sommes bloqués à la sortie par la Police qui veut éviter la confrontation, dans les rues, avec les supporters de Poñerol sortis très rapidement du stade.

Après une petite demi-heure d’attente, nous sommes enfin libérés et pouvons regagner, en petites foulées, l’auberge et Maman. Après une bonne douche chaude et le dîner pris à la cuisine commune, nous nous coucherons vers 22h30.

16
déc

Notre bus pour Punta del Este ne partant qu’à 11h30, nous ne sommes pas vraiment bousculés ce matin et nous levons donc du lit qu’à 8h30. Après le petit-déjeuner, Papa part retirer de l’argent au guichet automatique - sans frais - qu’il avait déjà utilisé avant hier, afin de se constituer une petite réserve pour la semaine à venir.

Pendant ce temps, nous nous préparons tranquillement avec Maman, jusqu’au retour de Papa où nous montons dans un taxi en direction du terminal « Las 3 Cruces » puis, via un bus, vers Punta del Este que nous atteindrons 2 heures plus tard.

Grâce au GPS de Maman, nous nous arrêtons à l’arrêt situé juste avant le terminal de Punta del Este, ce qui nous permet de raccourcir notre marche - avec nos sacs à dos ! - d’une vingtaine de minutes. Ce qui n’est pas négligeable…

Notre arrivée sur le lieu de notre hébergement nous laisse pantois. Si Maman s’en doutait un peu puisqu’elle l’avait choisi en raison de son originalité, pour notre part, avec Papa, nous sommes très agréablement surpris. Cela ressemble en rien à ce que nous avons connu tout au long de notre tour du monde. Jugez plutôt par ces quelques photos.

Nous nous y installons donc avec un plaisir non dissimulé mais ne tardons pas à en ressortir car il est déjà 13h30. La plage étant à quelques dizaines de mètres, nous décidons de la longer pour nous rapprocher du cœur de Punta del Este.

Cette station balnéaire est l’une des plus prisées d’Amérique du Sud car elle se trouve dans une zone géographique très privilégiée, à seulement 134 km de la capitale de Montevideo, à l’extrême pointe du département de Maldonado, et, finalement, pas si loin de Buenos Aires et du Brésil. La jet-set venue du monde entier vient d’ailleurs s’y exhiber et profiter du temps et d’un paysage paradisiaque lors de l’été australe - de décembre à mars.

Notre marche nous permet de découvrir, entre autres, le petit port de pêche, le phare, l’église, et diverses plages de la ville.

D’un côté de la presqu’île, face à l’île de Gorriti, il est possible de se baigner à la Playa Mansa, dans une eau calme (où nous avons tristement vu plusieurs cadavres de petites et jeunes otaries), de l’autre, la Playa Brava est plutôt réservée aux surfeurs car beaucoup plus mouvementée. Cependant, certains s’y risquent sous le regard de sauveteurs bodybuildés aux maillots rouges façon « Alerte à Malibu ».

Elle fait face à la Isla de los Lobos. C’est ici que se trouve l’une des attractions phares de la ville, « Los Dedalos » (les doigts de la main), œuvre de l’artiste chilien Mario Irrarazabal qui l’a conçue pour la « première conférence internationale de sculpture en plein air » de 1981. Cette œuvre symbolise très modestement l’émergence de l’Homme.

Le terminal de Punta del Este étant juste à côté, nous en profitons pour y déjeuner (il est tout de même 16h30 passées !) et pour y prendre nos billets de bus du lendemain en direction de La Paloma où nous passerons la nuit. Les tickets en poche, nous décidons de rentrer tranquillement dans notre maison d’hôtes, tout en passant par un supermarché afin d’y acheter de quoi dîner ce soir et pique-niquer demain midi.

Si avec Papa, nous enchaînerons les parties de UNO et de ping-pong, Maman restera tranquillement dans la chambre, avant de nous retrouver pour préparer le repas que nous dégusterons dans la belle pièce à vivre de la maison.

De retour dans notre chambre, nous nous coucherons dans nos lits avec la série « Friends » en fond visuel (et en Version Originale) grâce à Netflix !... J’adore décidément cet endroit !

17
déc

Ce qu’il y a de bien avec cette incursion en Uruguay, c’est que nous allons nous consacrer exclusivement au littoral et, donc, aux plages ! Du coup, nous pouvons prendre notre temps, sans trop nous presser. Nous avons tout de même (mais, uniquement) la « contrainte » du check out de la maison d’hôtes.

Le petit-déjeuner étant inclus avec la nuit, nous le prenons tranquillement dans la pièce commune puis, après un temps consacré à la préparation des prochaines étapes, nous utilisons UBER pour nous dégoter une voiture et faire une visite de deux points d’interêt de Punta del Este, situés, chacun, à 12 kms de notre chambre.

La première visite est pour la Casapueblo, un hôtel-musée, œuvre de l’artiste-peintre uruguayen Paez Villaro. Il a voulu recréer les paysages méditerranéens avec le blanc des maisons, construites en terrasses, et surplombant le bleu de la mer.

Si nous n’avons pas visité les lieux - où l’artiste vit encore et y possède son atelier -, nous y avons marqué une belle petite pause pour admirer les vues offertes par cette presqu’île. D’un côté, la superbe baie de Punta del Este, avec la Playa mansa donnant sur le Rio de la Plata, de l’autre, toujours sur le Rio de la Plata, la blanche Casapueblo, tranchant avec le bleu de l’océan, le vert et le marron des collines.

Puis, le chauffeur du UBER, avec qui Papa a énormément parlé d’ailleurs (de Punta del Este, de la vie en Uruguay... et de football), nous a amené vers l’autre « étrangeté » touristique du coin : le pont « biscornu » situé dans le paisible quartier de Barra. Nous avons roulé dessus à plusieurs reprises et, à chaque fois, cela m’a provoqué des sensations dans le ventre, comme si j’étais sur les « montagnes russes » des fêtes foraines.

Le chauffeur, comme tout uruguayen qui se respecte, dispose, bien entendu, de son Thermos et de son chimarrão avec bomba (tasse et paille). Pendant le trajet, il nous a gentiment proposés de déguster son mate qu’il boit légèrement plus amer que les argentins (et que certains uruguayens aussi… chacun ses goûts !) Pour notre part, nous l’avons bien apprécié même si cela n’a rien d’exceptionnel. Cela ressemble à une sorte de thé, comme toute boisson à base d’eau chaude et d’herbes.

Nous avons bien aimé cette sortie qui nous a aussi permis de longer les belles plages de sable fin de Punta del Este et d’admirer les grands immeubles construits ou en cours de construction, comme la Trump Tower...

De retour à la maison d’hôtes, ne disposant plus de la chambre, Maman s’installe dans le salon commun afin de réserver les hôtels et les bus pour la Patagonie, pendant que nous allons, avec Papa, en direction de la plage située à quelques dizaines de mètres.

Après avoir pique-niquer et nous être enduits de crème solaire car le soleil cogne malgré le léger vent, nous entamons un match de football sur le terrain que j’ai tracé sur le sable. Je me suis régalé même si j’ai, une nouvelle fois, connu la défaite et que Papa a, une nouvelle fois, fait le fanfaron pour me chambrer ! Ayant bien transpiré, nous rentrons sans trop de souci dans l’eau qui n’est, finalement, pas si froide. En tous les cas, elle rafraîchit et nous requinque bien au point que nous enchaînons avec un second match (en trois buts cependant) et... que je perds à nouveau !

L’après-midi étant bien engagé, nous rentrons retrouver Maman, nous changeons dans les toilettes communes puis, prenons, enfin, la direction du terminal de Punta del Este en longeant la plage.

Nous l’atteindrons une demi-heure plus tard et embarquerons dans le bus pour Rocha qui nous y déposera une bonne heure et demi plus tard. Rocha n’étant pas notre destination finale, nous enchaînons immédiatement avec un autre bus pour La Paloma, Papa ayant acheté très rapidement les billets à un guichet du terminal.

Nous atteignons donc le petit port de La Paloma une demi-heure plus tard, soit aux environs de 19h30, et gagnons à pieds l’auberge de jeunesse où nous avons réservé 3 lits dans un dortoir de 12. Nous nous y installons puis, avec Papa, nous partons faire des courses pour le dîner du soir. Une fois encore, nous nous laisserons tenter par un pot de glace au dulce de leche en guise de dessert…

Pendant qu’avec Maman, nous passons notre temps sur nos « écrans » respectifs, Papa préparera le dîner dans la cuisine commune. 22h passées, nous allons enfin prendre nos douches et nous couchons paisiblement.

18
déc

Malgré une attaque en règle de quelques moustiques, et grâce à un bon répulsif, nous avons finalement passé une bonne nuit. Nous émergeons donc de nos lits un peu avant 9 heures et prenons tranquillement notre petit-déjeuner, totalement seuls dans le salon commun. À l’issue, nous nous accordons du temps pour consulter nos mails, internet, l’actualité du « ballon rond », poursuivre les réservations des hôtels de nos prochaines étapes, câliner les 2 chats... jusqu’à 11 heures où il nous faut « rendre » la chambre.

Aussi, nous déposons nos sacs à dos à l’accueil pour entamer immédiatement une marche le long de la longue plage de La Paloma, tout d’abord, en direction du phare, puis, vers le port où nous apercevrons, mais de loin, les bateaux des pêcheurs car il s’agit surtout d’un port militaire qui est, donc, bien sécurisé.

De retour à l’auberge de jeunesse, un peu avant 13h, nous prenons nos sacs à dos et nous séparons quelques instants : Papa prenant, en effet, le chemin du terminal pour être certain d’obtenir les billets du bus de 14h pour Cabo Polonio où nous avons réservé notre prochaine nuit. Avec Maman, nous marquons un arrêt pour le supermarché afin d’y acheter le pique-nique du midi (... bien passé car il est déjà 13h30 !). Nous nous retrouvons ainsi un peu avant 14 heures et grimpons dans le bus qui nous conduira, une demi-heure plus tard, au terminal de Cabo Polonio.

Arrivés sur place, il nous faudra acheter de nouveaux billets afin de traverser le parc naturel de Cabo Polonio. En effet, seuls des bus adaptés et bien équipés peuvent emprunter les routes vraiment très sableuses du parc pour accéder à ce véritable « bout du monde » qu’est Cabo Polonio. Du coup, nous en profitons pour manger tranquillement notre pique-nique.

Nous sommes très nombreux, en cet après-midi, à vouloir nous rendre à Cabo Polonio, en tout cas suffisamment pour qu’il soit décidé d’affréter deux bus. Si nous ne pourrons monter dans le premier, qui est rapidement rempli, nous rentrerons bien dans le second qui part 5 minutes plus tard. Cela nous convient parfaitement car nous avons, ainsi, la chance de nous retrouver sur 3 des 5 places situées à l’avant du véhicule et en hauteur. Cela va nous offrir de belles perspectives sur le parc et lors de notre approche du village.

Après plus de trois mois passés à sillonner les routes d’Amérique du Sud en bus, nous avons connu un très grand nombre de terminaux. Celui de Cabo Polonio est indiscutablement le plus petit et, sûrement, le plus sympa ! Une fois descendus du "camion-bus", il nous a bien fallu une petite demi-heure, et surtout l’aide d’un jeune uruguayen, pour trouver notre hôtel pourtant situé sur « la calle » principale.

Si le cadre est magnifique puisqu’en plein cœur du village, l’hôtel, pour son coût (45€ la nuit), est un peu trop basique. Bien entendu, au regard de l’environnement, on ne s’attendait pas à un grand luxe, mais, au moins que les couvertures ne soient pas trouées et qu’il n’y ait pas de toile d’araignées au dessus des lits… Nous avons cependant eu la chance d’avoir de l’eau chaude et une fine lumière électrique, ce qui est très rare sur Cabo Polonio. On ne peut, en effet et heureusement, plus y construire pour préserver le côté naturel du parc et les maisons existantes - qui se transmettent très souvent de père en fils - ne sont pas équipées d’électricité et ne s’éclairent qu’avec des panneaux solaires.

En tous les cas, une fois les affaires déposées, si Maman préfère se reposer dans l’hôtel où il n’y a pourtant aucun connexion, avec Papa, nous prenons immédiatement le chemin de la plage sud située, comme celle au nord d’ailleurs, à moins de 50 mètres de notre chambre !

Nous y enchaînerons, sur le sable blanc, deux mi-temps d’un match de foot endiablé, sans qu’à aucun moment, je ne puisse envisager de l’emporter. Une nouvelle défaite (10-3) ! Bien entendu, nous irons goûter l’eau de l’océan qui est vraiment très agréable malgré les grosses vagues et les forts courants. De plus, phénomène étrange dans la mer, nous nous sentons réellement aspirés par le sable comme si nous étions sur des sables mouvants… D’ailleurs, la plage est bien surveillée par des sauveteurs en mer, à l’affût des baigneurs et des surfeurs. Ils doivent, aussi, se régaler à « mater » les jolis derrières des filles qui, en Uruguay, portent des strings en guise de bas de maillots…

La soirée approchant, nous retrouvons Maman à l’hôtel, y prenons une bonne douche et préparons, dans la petite cuisine, le dîner avec les courses que viennent de faire Papa et Maman dans la petite épicerie de Cabo Polonio.

Juste avant, nous serons tout de même allés admirer le superbe coucher du soleil sur la plage sud. C’est finalement vers 22h que nous nous mettrons au lit. Je suis particulièrement heureux ce soir car je trouve cet endroit vraiment magique. De plus, nous y passerons toute la journée de demain, notre bus de retour n’étant qu’à 18 heures. Top !

19
déc

N’ayant aucun programme aujourd’hui, nous laissons tranquillement se dérouler la matinée, entre petit-déjeuner pris sur la terrasse de l’hôtel, avec la nourriture achetée à la supérette d’à-côté, et balades.

Maman tôt ce matin, puis Papa et moi plus tard, sommes allés nous promener en direction du phare, empruntant, tout d’abord, la rue principale de Cabo Polonio, avec ses maisons originales et très colorées, puis, longeant l’océan et la côte, observant ainsi le magnifique spectacle offert par les lions de mer, et d’arriver, enfin, au pied du phare de Cabo Polonio. Celui-ci a une vraie utilité tant ont été nombreux les naufrages sur cette mer mouvementée aux courants extrêmement forts.

Pendant ce temps, Maman poursuit son tri des photos et s’est même lancée dans l’organisation de nos prochaines (et lointaines) étapes autour du monde, la Polynésie en particulier. Nous avons, il est vrai, encore pas mal de temps avant de fouler ses terres françaises perdues en plein océan. Pour autant, il ne nous faut pas tarder à réserver nos hôtels afin de ne pas avoir à les payer « un bras ». Je décide de me lancer, avec elle, dans cette préparation, relevant les visites et autres excursions que je souhaiterais faire dans ces îles paradisiaques.

De son côté, Papa part faire une nouvelle balade, de l’autre côté, sur la plage de la Calavera, afin de s’approcher des dunes de sable blanc qui offrent de belles vues sur l’océan, les îles de Torres et Cabo Polonio. Malheureusement, tout au long de cette marche, il tombera sur des nombreux lions de mer échoués sur le rivage (en majorité des bébés).

A son retour, Maman ira faire quelques courses et nous préparera le déjeuner que nous prendrons, à nouveau, sur la terrasse de l’hôtel.

Nous passerons le début d’après-midi sereinement installés dans les hamacs ou sur les chaises longues, occupés à organiser la suite de nos aventures à travers le monde.

Puis, Papa consentira enfin - non sans une certaine insistance de ma part… - la revanche de la revanche, elle-même revanche d’une revanche au football… Et, bien entendu, il faudra qu’il m’accorde une autre… revanche ! On a tout de même passé un très bon moment à jouer sur la plage et à se baigner dans une mer bien plus calme que la veille.

De retour à l’hôtel, nous prendrons une bonne douche et attendrons sagement le 1er des bus - nous monterons, en effet, dans plusieurs d’entre eux avant d’atteindre notre destination finale - annoncé pour 18h, au départ du "croquignolet" terminal de Puertas Cabo Polonio.

Arrivés au terminal de Cabo Polonio, nous attendrons une demi-heure de plus pour prendre le 2ème bus en direction de Castillos. Papa, s’étant renseigné au préalable auprès d’une personne au guichet, demandera au chauffeur de nous déposer à l’arrêt le plus proche de la compagnie de transport avec laquelle, les billets achetés, nous prendrons, immédiatement, notre 3ème et dernier bus pour Punta del Diablo, notre destination finale.

C’est donc tardivement, et en pleine nuit, que nous descendrons du bus pour gagner, en 5 minutes de marche, notre agréable hôtel. Pendant que Maman s’installe dans la chambre, Papa et moi allons faire les courses pour le dîner du soir que nous dégusterons dans la salle commune. Vers 22h, nous retournerons dans la chambre profitant de l’accès internet pour nous « mettre à jour » car, sur Cabo Polonio, il n’y avait pas de wifi, ce dont nous nous sommes d’ailleurs passés sans difficulté. Mais si un jour, ça va, deux jours… c’est trop long !

20
déc

Papa a tenu sa promesse ! Il nous avait dit que « le rythme » serait moins soutenu et beaucoup plus calme en Uruguay... et il s’y tient ! En effet, ce matin encore, nous n’avons pas entendu résonner la moindre alarme et nous sommes donc levés tranquillement, sans tambour ni trompette ! Du coup, c’est vers 9h que nous sommes allés prendre le petit-déjeuner dans la pièce commune de notre chambre d'hôte.

Celui-ci était vraiment succulent, à base de nombreux produits « fait maison », à l’instar de la confiture de courge/noix de coco et du jus de fruits. La nuit s’étant très bien déroulée, la chambre étant elle-même très agréable, nous avons demandé à y passer une nuit supplémentaire. Malheureusement, il n’y avait plus de place disponible. Il faut dire que nous sommes à la fois le week-end et, en plus, c’est aussi le début des grandes vacances uruguayennes... Difficile de faire pire en terme de timing !... Toutefois, malgré le coup de main de Leonardo, le patron de l’établissement, c’est, une nouvelle fois, via Booking que nous trouverons une nouvelle chambre à Punta del Diablo pour y passer la prochaine nuit. L’hôtel se trouve, en plus, à quelques mètres de là où nous sommes...

Après avoir rangé nos sacs et libérer la chambre, Papa part en stop bloquer les billets de bus de demain soir pour Punta del Este. En stop car le terminal de bus se situe à une vingtaine de minutes à pieds. Il reviendra cependant en marchant…

Pendant ce temps, avec Maman, nous nous installons dans la pièce à vivre, dans l’attente de la personne qui vient récupérer notre linge à laver, qu’elle nous rapportera demain dans notre nouvel hôtel. Nous en profitons aussi, et notamment, pour adresser quelques cartes postales pour la nouvelle année. De mon côté, je ferai une nouvelle tentative de travail avec le CNED. À voir si cela se poursuit sur le long terme…

Vers 13h, Papa part faire des courses, à la fois pour compléter le déjeuner mais, surtout, pour constituer le repas du soir. À son retour, nous quittons l’hôtel et nous dirigeons, une centaine de mètres plus loin, vers une « cabane » et son toit en chaume, dans laquelle nous passerons la prochaine nuit. Ce type d’habitation semble typique de Punta del Diablo et nous en verrons beaucoup tout au long de l’après-midi.

Une fois installés, et le déjeuner pris, nous sortons nous balader le long des diverses plages du village, en commençant par celle située juste en face. Punta del Diablo doit son nom aux très nombreux naufrages qui ont, malheureusement, émaillés son histoire. À tel point que certains y auraient vu la patte du Diable en personne ! En tout cas, aujourd’hui encore, les vagues sont impressionnantes, d’autant plus, qu’au fur et à mesure de notre promenade côtière, le temps se couvre et en devient presque menaçant.

Nous ne verrons que peu de surfeurs dans ces eaux mouvementées mais, ils doivent être nombreux l’été car nous apercevons beaucoup d’écoles de surf dans le village. Celui-ci est très sympa avec ses maisons colorées, ses barques amarrées sur la bien-nommée « playa de los Pescadores » ou, encore, ses petites échoppes d’artisans. Nous céderons d’ailleurs aux sirènes du capitalisme consumériste en achetant notre traditionnel magnet-souvenir (une cabane avec son toit en chaume !) et, pour ma part, un bracelet.

De retour à la cabane, nous passerons quelques appels en France (et en Suisse… pour souhaiter l’anniversaire de Marine !) enverrons de nouvelles cartes pour adresser nos vœux…

Bon il vrai que lorsque nous avons appelé Benoit et Marine c'était pour les avoir au téléphone et prendre des nouvelles. Tout simplement. Nous avions un peu oublié l'anniversaire de Marine ! Oups !!! De plus pour Maman, qui est une machine de guerre pour les dates d'anniversaires, c'était le 21 et non le 20.

Ni une ni deux, dès le lendemain matin nous avons rectifié le tir avec une petite vidéo à son intention. 😀

La nuit tombant, et la pluie aussi..., Maman nous prépare le dîner que nous prenons à l’abri des éclairs et du tonnerre. Le reste de la soirée glissera doucement jusqu’à ce que nous regagnons nos lits respectifs disposés à l’étage.

21
déc

À l’heure de la sortie d’un nouvel opus de Star Wars, nous avons vécu, nous aussi, cette nuit, une véritable guerre contre… les moustiques. Un temps pluvieux, la proximité de lagunes et de la mer, autant de facteurs favorables à ces bestioles qui t’empêchent de dormir ! Du coup, on a du mal à s’endormir malgré l’aide de boules Quilès…Pour autant, nous nous sommes levés à 8h, véritablement réglés comme des métronomes.

Nous avons petit-déjeuné dans la cuisine avec ce qu’avait acheté la veille Papa puis, avons tranquillement laissé filer le temps une bonne partie de la matinée avant de ranger nos affaires et libérer la cabane. Au moment où nous quittions les lieux, la société de nettoyage du linge arrive finalement avec notre linge propre, nous permettant ainsi de le ranger correctement dans nos petits sacs prévus à cet effet. Car, en effet, Maman, avant le départ, a eu la bonne idée d’acheter des petits sacs afin de compartimenter les affaires de chacun : les chaussettes avec les chaussettes, les T-shirts avec les T-shirts, les pantalons et les shorts entre eux... Du coup, nous les retrouvons plus facilement dans notre sac à dos et savons parfaitement où nous en sommes quant à la quantité qu’il nous reste à porter avant de les nettoyer. Et, cette fois-ci, il était vraiment nécessaire de faire une lessive. Nous n’avions plus rien à nous mettre !

En général, et jusqu’à aujourd’hui, nous faisons une machine tous les 10 jours, confiant notre linge soit à l’auberge, soit directement à une laverie. Si bien que nous avons toujours eu des vêtements propres. Certes, un tour du monde n’est pas un simple voyage de 15 jours ou 3 semaines mais il faut respecter les bases (et se respecter aussi) en étant toujours propre sur soi !

C’est aussi toujours un plaisir que de récupérer son linge nettoyé et une « fête » que de savoir notre valise remplie de vêtements nickel ! Bref, ce sont des sacs à dos bien faits que nous déposons dans une petite salle derrière notre cabane afin d’être libre de nos mouvements pour profiter de cette deuxième journée sur Punta del Diablo.

Après être passé au supermarché afin d’acheter de quoi pique-niquer sur la plage, nous en prenons le chemin et nous installons sur les rochers avec vue sur la plage de los Pescadores.

Puis, nous longeons celle-ci, ainsi que la suivante où j’aperçois un jeune uruguayen en train de jouer seul au foot. Cette situation me fait mal au cœur 😦 et je décide de lui prêter compagnie en lui proposant un match France-Uruguay, remake du quart de finale de la dernière Coupe du Monde. Le résultat sera somme toute le même puisque le score marquera, là aussi, un différentiel de 2 buts en faveur de la France ! Bref, je me suis bien régalé et, en plus, j’ai gagné !

Dans notre courte discussion, lorsqu’il a su que j’étais français, il m’a de suite parlé de Benjamin Pavard, l’auteur d’une incroyable reprise de volée contre les Argentins en 1/8ème de finale.

Pendant ce temps, Papa et Maman ont poursuivi leur balade le long de la plage, longeant les belles dunes puis une superbe plage du Parc national Santa Teresa. Si, hier, les surfeurs se faisaient désirer, aujourd’hui, ils « mouillent bien le maillot ». Les vagues sont elles aussi présentes offrant ainsi, parfois, un beau spectacle que mes parents ont pris plaisir à observer. Mais, la pluie va les interrompre et, contraints et forcés, ils doivent rebrousser chemin en direction du village.

Sur le retour, Maman va, malencontreusement, marcher sur une abeille qui la piquera douloureusement sur un orteil. Pour lui permettre de se remettre de cette « agression », nous marquerons une pause dans un restaurant afin de goûter la spécialité locale : des beignets d’algues (los bunuelos de algas). Pas mal avec du citron mais sans excès !

Puis, toujours sous un temps très fluctuant, alternant pluie et soleil, nous allons récupérer nos sacs pour entamer, ensuite, une marche d’une petite 30aine de minutes en direction du terminal situé à l’extérieur du village. Nous essaierons bien de faire du stop - comme Papa la veille - mais sans succès !...

Nous attendrons quelques temps notre bus qui nous conduira, finalement, en trois heures à Punta del Este. 20 heures passées, nous prenons immédiatement le chemin de notre auberge de jeunesse où nous passerons les 2 prochaines nuits. Heureusement, elle ne se situe pas bien loin car une pluie fine se met à tomber. Nous nous installons rapidement dans notre chambre privative de trois lits (en mode dortoir), allons prendre une bonne douche dans la salle de bains commune et nous affalons sur nos lits avant de sombrer (pas de moustiques ce soir !).

22
déc

Aujourd’hui, je n’ai finalement pas grand chose à raconter car nous sommes déjà venus sur Punta del Este et l’avons en bonne partie visitée. Du coup, on prend vraiment notre temps.

Nous ne nous levons qu’à 9 heures du matin, allons prendre notre petit-déjeuner dans le salon de l’auberge de jeunesse qui a bien fait la fête cette nuit et qui se remplit donc au fur et à mesure... Ici, c’est vraiment ambiance « surfeur », très cool et détendu. D’ailleurs, on y trouve de multiples possibilités pour s’initier aux joies de la glisse sur les belles vagues uruguayennes.

En plus, aujourd’hui, le vent souffle fort et, le temps est un peu maussade, ce qui ne nous incite guère à se poser sur une plage.

Punta del Este est pourtant bien animée, en ce dimanche, pour une ville sud américaine. Il faut dire que nous sommes au début de la saison et que les vacanciers (pas en masse cependant !) sont arrivés pour y passer les fêtes de fin d’année.

Papa prend le chemin du terminal des bus pour bloquer les billets du lendemain pour Montevideo, où nous attendra, ensuite, un autre bus pour Colonia del Sacramento d’où nous prendrons, enfin, un bateau pour traverser le Rio de la Plata et retourner sur Buenos Aires (Argentine). Il en profite aussi pour vérifier, avec l’agence de ce dernier trajet, si tout est bien en ordre nous concernant. Puis, il s’arrête quelques instants dans des sociétés de location de voitures afin de voir si elles disposent bien d’agences sur la péninsule de Valdès (Argentine) où nous avons bien l’intention d’en louer une pour 2 journées. Il termine, enfin, sa matinée en se renseignant sur le coût du change entre les monnaies uruguayenne et argentine car il nous en reste pas mal. Mais, apparemment, nous y perdons trop au change…

Midi passé, nous décidons de sortir déjeuner dans un bon restaurant afin de se faire une parrilla, plusieurs morceaux de viande préparés façon barbecue.

L’Uruguay est, tout comme l’Argentine, indéniablement un pays de viande. On a eu l’occasion de nous en apercevoir lors de nos trajets en bus. L’intérieur du pays est très vert et on y élève de nombreuses vaches et autres moutons.

Au restaurant, la viande est très bonne effectivement même si nous aurions souhaité qu’elle soit un peu plus rouge. On a eu beau leur demander « vuelta y vuelta » (tourne et retourne), elle était malgré tout trop cuite. Il est vrai que les uruguayens, comme les argentins, aiment à la manger ainsi !

Nous commandons aussi un pichet de « clerico », spécialité du pays et sorte de sangria avec du vin blanc. Pour ma part, je prendrai un Pepsi mais, Papa et Maman me feront tout de même goûter cette délicieuse et très fraîche boisson légèrement alcoolisée et pleine de fruits.

Si Maman rentre à l’auberge pour avancer le blog et publier une ou deux journées, avec Papa, nous prenons la direction de la pointe de la péninsule de Punta del Este - dite des Anglais.

À l’issue, nous retrouvons Maman et nous posons dans le salon de l’auberge où je profite de la TV pour regarder Tottenham / Chelsea et d’autres matchs de football européen.

Papa, de son côté, se débat avec les papiers demandés par l’assurance de la carte bleue avec laquelle il essaie de se faire rembourser les frais du pneu crevé sur la ruta 40 argentine. Il envoie finalement un dossier mais sans grand espoir tant les informations demandées sont nombreuses. Nous ne disposons pas, en effet, de tous les éléments. À suivre...

Papa ayant vu que l’agence de la compagnie aérienne avec laquelle nous pourrions faire le trajet Péninsule de Valdes / Ushuaia ouvrait à 19h à l’aéroport de Punta del Este, Maman commande, un peu avant 19h, un UBER pour s’y rendre. Malheureusement, sur place, l’agence facture en plus du prix du billet 25$ par personne, le renchérissant d’autant… Forcément, dans ces conditions, ils ne les prennent pas et préfèrent le faire, au retour à l’auberge, sur internet malgré le paiement d’intérêts supplémentaires. Cela représente certes un effort budgétaire mais cela nous permet aussi de gagner 3 jours de plus en Patagonie et de s’éviter, aussi, 3 fastidieuses journées de transport.

Le dîner pris, je profiterai de mon « droit d’usage » de l’IPad pendant que Papa et Maman peaufineront les détails de la suite du voyage.

Nous nous coucherons finalement vers 23h dans une auberge bien vide (et calme !) en ce dimanche soir.

23
déc

Voilà bien longtemps que nous n’avions pas entendu un réveil le matin ! Au regard de la journée qui nous attend, il fallait pourtant bien s’y résoudre. En effet, nous sommes sur « une journée de transition ». Nous quittons aujourd’hui l’Uruguay pour revenir en Argentine et passer la nuit à Buenos Aires. Pour cela, nous devons enchaîner les bus et prendre un bateau à Colonia del Sacramento.

Du coup, nous nous levons à 8 heures (ce qui reste tout de même très correct), prenons le petit-déjeuner à 8h30 et montons, enfin, à 9h45, dans le 1er bus nous menant de Punta del Este à Montevideo.

Si la personne qui a vendu, hier, les billets à Papa lui a annoncé 2h15 de trajet pour se rendre au terminal « Tres Cruces » de Montevideo, ce matin, le chauffeur lui annonce 2h45... Il faut dire, aussi, que le bus n’est pas direct mais semi-direct, ce qui signifie qu’il s’arrête très souvent… Du coup, cela nous met un peu dans le stress car cela réduit le temps de la correspondance entre les deux bus…

Pour autant, l’arrivée sur Montevideo, par beau temps, et en longeant les rives du Rio de la Plata, est très sympa. Cela atténue un peu le jugement que nous avions de cette capitale qui nous était parue bien terne lors de notre 1er passage.

Finalement, le bus arrive bien à temps à Tres Cruces et, sans se presser, nous gagnons le quai où se trouve le bus suivant, qui nous mènera, en 3 heures de temps, à Colonia del Sacramento.

Arrivés au port, nous descendons du bus, récupérons nos sacs à dos dans les soutes et nous dirigeons vers la queue pour faire toutes les démarches administratives liées au passage de la douane. Papa fera aussi le change pour écouler ses derniers pesos uruguayens et obtenir quelques pesos argentins, en y perdant, d’ailleurs, énormément (mais toujours moins que si nous avions conservé les pesos uruguayens).

Les formalités passées, nous embarquons sur le bateau et prenons la direction de Buenos Aires, longeant, notamment, la vieille ville et le phare de Colonia del Sacramento que nous avions visités il y a quelques jours.

Nous mettrons une bonne heure à traverser le Rio de la Plata, s’approchant au fur et à mesure de la capitale argentine, de ses gratte-ciel et de son port.

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Bilan de l'Uruguay

bilan Uruguay