... En Equateur

A la découverte de ce petit pays grand comme la moitié de la France. Nous passerons entre autre par les iles Galapagos avec sa faune unique au monde, le fameux Cotopaxi, ainsi que par l'Amazonie.
Du 5 septembre au 14 octobre 2019
40 jours
1
5
sept

Nous avons d'abord commencé l'Equateur avec 10 jours aux Galapagos, où nous avons bien profité de ces beaux paysages et surtout de sa faune unique et magique.

C'est ici que vous trouverez nos aventures aux Galapagos.

16
sept

Avec Émilie, nous attaquons sur le même rythme que celui de nos visites de grandes villes, soit aux environs de 8h30. En effet, après un bon déjeuner dégusté à l'auberge de jeunesse, nous prenons la direction de la Basilica del Voto Nacional, de style néogothique et à la hauteur impressionnante (117 m). Nous avons d'ailleurs pu accéder au sommet des tours offrant ainsi, avec l'aide du soleil, des vues spectaculaires sur la ville de Quito.

Cette 1ère visite a été une formidable introduction à la découverte de la capitale équatorienne, ville de 2,7 millions d'habitants, située à 2.850 m d'altitude et cernée de nombreuses montagnes et volcans. Si elle s'étire tout en longueur sur plus de 40 kms pour 7 kms de large, c'est surtout son cœur historique, avec ses 5 siècles d'histoire coloniale, qui attire. Il a d'ailleurs été le 1er site classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO (avec Cracovie) en 1978.

Aussi, nous poursuivons logiquement notre visite par la Plaza Grande, épicentre de ce Quito colonial. Cette belle place arborée, disposant de fontaines, est bordée par la cathédrale, le Palais présidentiel et de l'Archevêché et, enfin, par l'hôtel de Ville.

Au centre, se dresse le Monument aux héros du 10 août 1809 qui se battirent pour l'indépendance du pays face à l'Espagne. C'est d'ailleurs dans le Palais présidentiel qu'en 1822 les espagnols signèrent la capitulation de leurs armées.

La cathédrale, quant à elle, n'est pas très impressionnante, étant très basse en raison des tremblements de terre. C'est cependant d'ici qu'est parti l'explorateur Francisco de Orellana pour découvrir l'Amazonie en 1541.

Juste à côté de la place se trouve l'ancienne chapelle de la cathédrale, la Sagrario, au style très « riche » et aux proportions harmonieuses.

Nous avons poursuivi notre randonnée urbaine en visitant le Centro cultural metropolitano qui occupe, aujourd’hui, les anciens bâtiments du puissant ordre des Jésuites. Nous avons notamment pris beaucoup de plaisir à traverser son magnifique cloître.

Si avec Émilie, nous avons préféré marquer un temps de pause, Papa et Maman se sont quant à eux rendus dans La Compania, église fondée en 1605 par la Compagnie des Jésuites, et achevée en… 1766 ! Ce serait l'église la plus couverte d'or du pays. Tout semble être à la feuille d'or et, il était donc impossible d'y faire des photos (mais impossible n'étant pas nîmois, Papa et Maman ont en fait 2 ou 3 à la volée pour le souvenir !)

Le centre historique de Quito étant très fourni en édifices coloniaux du XVIe siècle, nous avons pu admirer de nombreux bâtiments au style architectural baroque.

Après un déjeuner pris dans un restaurant typique et au milieu des équatoriens en pleine pause méridienne, nous sommes allés visiter le Couvento de San Francisco, situé sur une belle et immense place où se tenait probablement le palais du chef Inca Atahualpa.

À l'intérieur, on découvre un superbe cloître avec ses palmiers et ses quelques perroquets dont l'un s'amusait, lors de notre passage, à imiter les bruits d'un bébé en train de chouiner à côté de nous 😀.

En montant à l’étage, on a pu accéder au magnifique chœur de l'église puis à celle-ci qui constitue, avec la cathédrale, le plus ancien sanctuaire chrétien de Quito.

Ensuite, pour nous éviter une rude montée, nous avons pris un taxi afin de nous approcher de la Virgen del Panicillo, statue en aluminium, posée en 1976 au sommet du « petit pain » et offrant de très beaux points de vue sur Quito. Nous y sommes montés avec Papa, Maman et Émilie préférant s'assoir sur les bancs et nous attendre sagement.

Si Papa décidait de continuer seul le tour du centre colonial encore une petite heure pour aller notamment visiter l'Iglesia de la Merced, nous sommes, pour notre part, rentrés directement à l’auberge de jeunesse par le biais d'un taxi.

Nous y resterons toute la soirée profitant de l'Hamburger Party proposée et de l'ambiance décontractée autour de la grande table où tout le monde s'était installé. Une nouvelle occasion aussi de s'exprimer en… anglais !

17
sept

Après cette belle journée urbaine à sillonner les rues de Quito, l'objectif de la matinée est de nous rendre à Mindo, à 90 kms de route vers l(ouest de la capitale équatorienne. Ce déplacement nous demande une vraie organisation car il va falloir tout d’abord prendre un bus urbain en direction du Terminal Ofelia, avant de monter dans un autre faisant la liaison entre les deux villes.

Cela se fait pourtant sans encombre ni difficulté, et, après moins de 3 heures de trajet, nous voici arrivés à Mindo. C'est un village posé à 1.300 mètres d'altitude, au cœur d'une superbe réserve forestière riche de près de 500 espèces d'oiseaux, dont les fameux colibris, les toucans ou encore le quetzal.

Arrivés en fin de matinée, notre chambre n'est logiquement pas prête et nous décidons donc de laisser nos affaires à l'accueil pour nous rendre dans le village et déjeuner. Une fois celui-ci ingurgité, nous prenons un taxi afin qu’il nous dépose devant une « tarabita », une nacelle permettant de franchir un profond ravin et de passer de l'autre côté du versant. Un moment un peu stressant pour Maman mais sans trop non plus ! En tous cas, c'était original et sympa à faire.

Puis, nous avons emprunté le sentier des cascades à travers une forêt luxuriante, en choisissant celui où il y en avait le plus. Tout au long de la balade, qui comportait quelques belles montées, nous avons marqué quelques arrêts à des cascades, notamment à la première où, avec Papa, nous nous sommes baignés. L'eau était un peu fraîche, il y avait du courant mais c'était très agréable finalement.

Si avec Maman et Émilie, nous avons poursuivi un peu la randonnée sans pouvoir atteindre la fin en raison des délais - la dernière tarabita revenant à 16h30 -, Papa a, de son côté, et grâce à une marche sportive, pu voir l'ensemble des cascades qui s'enchaînaient les unes après les autres.

À son retour, on remonte enfin dans la nacelle puis dans le taxi pour faire le chemin inverse et rentrer à l'hôtel, juste au moment où la pluie se met à tomber assez fort.

Bien au chaud dans nos chambres, on a bien apprécié cet endroit au milieu d'un superbe jardin d'orchidées et de fleurs et plantes tropicales.

On a bon espoir d’ailleurs que, demain matin, on soit réveillé par les gazouillis des oiseaux...

18
sept

Comme prévu, c'est un oiseau qui nous a réveillé ce matin mais… plutôt un coq ! qu'un colibri ou un quetzal… Quoi qu'il en soit, au réveil, Maman ne se trouve pas vraiment bien et préfère rester allongée dans le lit quelques instants. De notre côté, avec Émilie et Papa, nous nous préparons et descendons prendre le petit-déjeuner qui se trouve sur la terrasse d'un magnifique jardin d'orchidées où prospèrent de très nombreux oiseaux, en grande majorité des colibris.

Si Maman y fait une petite apparition, elle décide malgré tout de rester tranquille cette matinée, rejoint en cela par Émilie qui n'est pas plus motivée que cela à l'idée de nous accompagner, Papa et moi, pour faire de la tyrolienne. Et quand j'écris tyrolienne, je ne dis pas une, pas deux, … mais 10 tyroliennes qui s'enchaînent dans le cadre agréable d'une forêt subtropicale.

Inutile de vous dire combien je me suis régalé et ai profité au maximum de ces moments !

De retour à l'hôtel, nous avons retrouvé une Maman en meilleure forme, prête à prendre le bus du retour sur Quito. C'est ce que nous ferons vers 14 heures après un rapide almuerzo pris au cœur du village de Mindo.

Arrivés sur Quito, nous avions prévu initialement de prendre le téléphérique afin de monter à près de 4.000 mètres d'altitude et profiter de superbes points de vue sur la capitale équatorienne. Malheureusement, la météo en décidera autrement. En effet, d'abord très nuageux, le temps va finalement bien se gâter jusqu’à se mettre à pleuvoir fortement au moment de notre installation dans la même auberge de jeunesse que l'avant veille. Nous y resterons donc sagement pour la soirée en prévision de notre journée du lendemain où nous prendrons la direction du nord du pays.

19
sept

Ce matin, nous quittons une nouvelle fois Quito pour nous rendre, cette fois-ci, dans le nord de l'Équateur, plus précisément, à Otavalo. Nous prenons à nouveau le bus pour le terminal La Ofelia - au milieu des nombreux habitants de la capitale qui partent travailler - puis, enchaînons avec un autre pour Otavalo.

Cette ville de 40.000 habitants doit sa renommée à son positionnement géographique qui lui permet, depuis des siècles, d'être une plaque tournante du commerce de la région. Pourtant entourée par deux volcans, la ville se situe à l'endroit où les montagnes s'affaissent ouvrant les passages d'est en ouest.

Mais, nos affaires déposées à l'hôtel, ce n'est pas la ville que nous allons arpenter dans un premier temps. Nous prenons, au contraire, un taxi - qui sont vraiment très peu chers et aussi très nombreux - en direction des lagunas de Mojanda situées à une 20aine de kilomètres d Otavalo.

Au fur et à mesure de notre avancée dans les terres, le ciel se met à se couvrir. C’est sous un temps menaçant que nous arrivons finalement au bord d'un des trois lacs qui marquent cette région. On décide cependant de poursuivre notre chemin et attaquons une marche le long du premier lac, qui est aussi le plus étendu, le Caricocha.

Il y a environ 200.000 ans, une gigantesque éruption eut lieu à cet endroit formant une caldeira de plusieurs kilomètres dans laquelle se formèrent, par la suite, ces trois lacs. Malheureusement, il ne nous sera possible de longer que le plus grand, les deux autres étant trop loin mais surtout invisibles au regard compte tenu du brouillard de plus en plus important.

Ainsi, si Papa a bien essayé de poursuivre la randonnée seul, il a dû cependant assez vite faire demi tour de peur de se perdre dans la nature, ne pouvant y voir à plus de 5 mètres !

C'est dans ce contexte que nous ferons notre petite vidéo pour souhaiter un très bel anniversaire à... Émilie ! 😀

Joyeux anniversaire Milou !

Le retour en taxi à Otavalo dans le brouillard est assez prenant entre la visibilité, l'état de la route et les nombreux chiens sur les côtés… mais tout se déroule sans problème.

Si je reste à l'hôtel avec Maman pour travailler un peu, Papa et Émilie vont, quant à eux, faire un petit tour en ville pour « se jeter » une petite bière mais aussi jeter un œil au parc Simon Bolivar, à la belle façade de l'Hôtel de Ville et aux églises baroques El Jordan et San Luis.

Après le dîner pris ensemble et une petite partie de rami - Papa nous en expliquant les règles -, nous nous couchons vers 22h.

20
sept

Après le coq de l'île d'Isabela aux Galápagos, voici le coq d'Otavalo ! Et il est encore plus matinal aux dires de Maman qui l'a entendu chanter dès… minuit !!! Pour autant, nous nous sommes levés à 8 heures du matin et nous sommes préparés pour aller prendre le petit-déjeuner sur la Plaza de los Ponchos où se tient, tous les jours, le marché artisanal. Si nous ne nous y arrêtons pas ce matin, c'est parce que nous nous le réservons pour demain où il est beaucoup plus important car lié au célèbre marché aux bestiaux.

Notre petit-déjeuner englouti, nous partons en direction du terminal des bus afin d'en attraper un pour nous rendre sur Cotacachi où nous poursuivons notre route en taxi vers notre destination finale : la laguna de Cuicocha. Les transports en commun fonctionnent vraiment bien et sont vraiment peu chers. Ainsi, nous sommes allés, sans aucun doute, aussi vite que si nous avions eu notre propre véhicule et cela ne nous a coûté que 6,4 $ à 4 pour faire une 15aine de kms.

Arrivés à la laguna de Cuicocha, qui doit son nom à une des 2 îles censée être en forme de cochon d'Inde (en quechua, « cuy » signifiant cochon d'Inde, et « cocha » lac), nous nous séparons, Papa partant seul faire une randonnée sur la caldeira alors que nous préférons faire de la barque.

Situé à plus de 3.000 mètres d'altitude, ce lac, qui se trouve dans un cratère, possède deux îles qui ont autrefois servi de prison aux Incas. Le tour en barque est très sympa et nous en profitons pleinement pour admirer, d'en bas, les paysages et de découvrir les remontées de gaz du volcan.

De son côté, Papa, d'en haut, bénéficie de superbes points de vue de la caldeira sur le lac et a même la chance de croiser, sur son chemin, nos premières vigognes du voyage, et "Toro" qui l'a accompagné tout le long de sa promenade.

Nous nous retrouvons enfin au bord de la laguna et attrapons immédiatement un taxi qui nous dépose, quelques instants plus tard, au bord d'une route afin de nous permettre d'attraper le bus en direction de la vallée de l'Intag. Celui-ci arrive 5 minutes après et nous embarque dans un voyage d'une bonne heure à travers la vallée de l'Intag et ses petits et authentiques villages. Bien que ce soit un peu couvert, les paysages sont vraiment magnifiques. Le vert de la forêt y prédomine largement, la région étant très humide.

C'est dans cette vallée que près de 300 familles cultivent, dans le total respect des écosystèmes, un excellent café bio - le café Rio Intag - qui s’exporte à travers le pays et au delà. Émilie et Papa se laisseront d'ailleurs tenter à goûter ce nectar... sans en être pour autant renversés. Mais ce ne sont pas des connaisseurs...

Arrivés à Apuela, et après y avoir déjeuné, et fait un petit tour de village, nous demandons à la patronne du restaurant où nous pouvons visiter une finca de production de café. Nous en prenons le chemin et, quelques minutes de marche après, nous arrivons dans un endroit totalement perdu, accessible uniquement par une passerelle au dessus d'une rivière.

Si, malheureusement, personne n'était présent pour nous accueillir et nous expliquer le mode de production du café, nous avons tout de même pu, par une rapide visite des lieux, en retirer quelques enseignements.

De retour à Apuela, nous avons pris un bus pour Otavalo, que nous atteindrons deux heures plus tard et après un changement de bus. Le chauffeur, comme nos voisins de couloir, nous ont bien épaulés car, non seulement il faisait nuit, mais il y avait un brouillard à couper au couteau. D'ailleurs, de manière générale, depuis notre arrivée en Équateur, nous n'avons vu que des personnes souriantes et disponibles pour nous aider.

Si avec Émilie, nous sommes rentrés à l'hôtel, Papa et Maman sont allés, quant à eux, faire un petit tour pour profiter d'Otavalo by night, et en particulier du parc Simon Bolivar dont deux des bâtiments sont éclairés : l'Hôtel de Ville et l'église de San Luis.

Après un rapide dîner au restaurant, nous rentrons nous coucher car demain, nous devons nous lever très tôt pour profiter pleinement des marchés artisanal et aux bestiaux.

21
sept

Le réveil a vraiment sonné très tôt ce matin (6h !) pour nous permettre de nous rendre sur le marché aux bestiaux au moment où celui-ci sera le plus animé. Aussi, sans petit déjeuner dans le ventre et sans Émilie, très sensible à la cause animale, nous prenons un bus qui nous dépose, quelques minutes plus tard, à Peguche, village où se tient aujourd’hui le fameux marché aux bestiaux d 'Otavalo.

C'est assez impressionnant, mais surtout très pittoresque, de voir que, tous les samedis, se réunissent toutes les communautés des villages alentours pour échanger, vendre, négocier et acheter des animaux (cochons, vaches, volailles, cuy, lamas,… mais plus de chat ni de chien !).

Ce marché est d'autant plus typique que les habitants viennent souvent habillés en costume traditionnel, lui conférant encore plus d authenticité. Les femmes sont souvent vêtues d'une longue jupe bleu marine fendue sur le côté laissant apparaître une autre jupe blanche. Un corsage de dentelle brodée couvre le buste, tandis que le cou porte un long collier aux perles dorées. Elles sont chaussées par une sorte d'espadrilles en feutre noir sur le dessus. Les hommes portent un pantalon blanc, un poncho bleu marine et les cheveux longs. Leurs « espadrilles » sont, quant à elles, en coton blanc sur le dessus.

On trouve aussi sur le marché des étals où il est possible de s'attabler pour déguster des plats cuisinés avec les produits du coin, ce que ne manquera pas de faire Papa qui, en guise de petit-déjeuner, dégustera une portion de cochon de lait !

De retour par le bus, nous nous dirigeons vers le grand marché artisanal situé sur la plaza de los Ponchos et dans les rues avoisinantes. Nous n'y trouvons finalement pas grand chose d'exceptionnel, une très large majorité des produits se retrouvant assez facilement en France.

Après avoir retrouvé Emilie à l'hôtel, nous prenons tout d'abord un bus pour Quito, puis un second pour traverser la capitale équatorienne du nord au sud, avant, enfin, de monter dans celui qui nous conduira sur Latacunga, qui sera notre point de chute pour les 2 prochains jours.

Entourée par 6 volcans mais détruite par deux gros séismes, Latacunga n'est pas vraiment une belle ville. Elle est cependant une base intéressante pour rayonner dans la région.

Malgré ce, une fois les affaires posées dans notre chambre de 4 - le dortoir dans lequel devait dormir Maman et Émilie étant en sous sol et, donc, non aérée et éclairée -, nous partons faire un petit tour de son cœur de ville avec, entre autres, les parcs Simon Bolivar et Léon Vicente, l'Hôtel de Ville construit en pierres volcaniques et sa cathédrale toute blanche.

Nous pensions profiter en soirée des fiestas de la Mama Negra, sorte de carnaval avec de nombreuses animations traditionnelles qui se déroulent à cette période de l'année. Malheureusement, celles-ci se tiennent surtout à partir de lundi matin, le week-end étant réservé à la bringue… Nous terminerons donc très sagement notre journée dans un restaurant et rentrerons nous coucher assez tôt en prévision du lendemain.

Avec un petit jour de retard nous souhaitons un très joyeux anniversaire à Leopold E.

Joyeux anniversaire Leopold. 

22
sept

Latacunga constitue une bonne base de départ pour partir à la découverte de la lagune de Quilotoa. Étant un peu plus difficile d'accès en bus que nos anciennes destinations, et afin de se simplifier la vie de temps en temps, nous avons opté pour une excursion organisée au départ de notre hôtel. En plus, luxe absolu, nous aurons notre guide et notre véhicule privatifs !...

Celui-ci vient nous chercher à 8h30 à l'auberge et nous partons immédiatement en direction de la lagune de Quilotoa. Au cours du trajet, nous marquerons cependant un certain nombre d'arrêts.

Le premier est pour le marché dominical de Pujili qui se déroule sous une halle couverte. Nous nous y attarderons une demi-heure profitant des couleurs et des senteurs des produits alimentaires et des petites échoppes faisant office de restaurants. Certains ambulants ou clients équatoriens, voyant nos têtes interrogatives devant quelques produits, ont été très sympas en nous les faisant goûter. Papa a même dégusté des tripes…

La route menant à la laguna de Quilotoa est vraiment très belle. On y longe des paysages verdoyants et des collines fertiles où les champs s’étagent en terrasses.

On marque un second arrêt au mirador du canyon del Rio Toachi produit par l'activité du volcan Quilotoa.

Nous arrivons à la lagune de Quilotoa à 11h15, plus précisément au niveau du rebord du cratère, à 3.920mètres d'altitude. Nous n'avons jamais été aussi près du soleil ! Du haut des falaises, on peut admirer, à 400 mètres en dessous, un magnifique lac d'un diamètre de 3 kms et à la belle couleur vert émeraude.

Émilie ayant très mal dormi et ressentant aussi le mal de l'altitude, reste dans la voiture sous la surveillance du guide pendant que nous entreprenons tous les 3 la descente vers le lac. Celle-ci se fait sur un sentier bien balisé mais très poussiéreux en raison de la présence de mules aidant les touristes à remonter. Car, en effet, si elle est aisée, la remontée est rude… Mais, avant d'y penser, nous poursuivons la descente qui nous offre de somptueux points de vue.

Papa et moi, qui sommes arrivés jusqu'aux rives du lac, en profitons pour prendre des forces mais, aussi, immortaliser ces instants dans ce cadre enchanteur.

La remontée est effectivement « chaude » et nous dépassons Maman qui avait bien anticipé la difficulté en n'étant pas descendue jusqu’au lac.

Nous retrouvons Émilie qui, après s'être reposée quelques temps dans la voiture, va beaucoup mieux. Nous retournons donc faire quelques photos tous les 4 sur le mirador pour lui permettre aussi d'apprécier les lieux.

Nous enchaînons ensuite par un bon déjeuner - l'incontournable almuerzo - et prenons le chemin du retour vers Latacunga durant lequel nous profiterons de magnifiques vues sur le Cotopaxi, volcan que nous approcherons demain dans le cadre d une nouvelle excursion...

23
sept

Nous attaquons notre deuxième journée sur Latacunga mais, surtout, notre seconde excursion, cette fois-ci, en direction du volcan Cotopaxi. 2ème sommet d'Équateur, à 5.897 mètres d'altitude, c'est un des plus hauts volcans encore en activité au monde ! C'est sans aucun doute un des plus beaux volcans sur terre, son cône enneigé ressemblant fortement au cône parfait du Fuji Yama japonais…

Nous avons eu la chance, hier soir, de pouvoir l'admirer, de la terrasse de notre hôtel, sans aucun nuage et avec un beau ciel bleu de fin de journée.

Cependant, malgré l'attraction qu'il peut exercer, il faut terriblement s'en méfier. La dernière éruption, en août 2015, provoqua une évacuation de la région entière et Quito, pourtant située à une 100aine de kms, fut touchée par une pluie de cendres… L’ascension du volcan a d'ailleurs été interdite jusqu’en octobre 2017 !

Pour notre part, plus raisonnablement, l'objectif de la journée est d'atteindre le refuge perché à 4.864 mètres et en partant de 300 mètres plus bas. Si, au cours du trajet matinal, le volcan est recouvert d'un épais brouillard à son sommet, on longe cependant un magnifique paysage de páramo, plaine d'altitude froide et herbeuse, s'étalant de 3.500 mètres à 4.200 mètres d'altitude.

Le 4x4 du guide nous dépose enfin au parking situé à près de 4.500 mètres et nous permet de nous lancer dans la montée jusqu’au refuge José Rivas, plus de 300 mètres plus haut. Le chemin se fait en zigzaguant afin de diminuer le dénivelé. Nous l'effectuons à pas doux en raison du manque d'oxygène dû à l'altitude. Si nos corps ressentent clairement que la situation n'est pas habituelle - difficulté à respirer et très léger mal de tête -, la montée se passe sereinement, chacun prenant son rythme.

Maman et Émilie, étant tout de même un peu derrière, elles ne poursuivront pas la randonnée jusqu’au glacier et s'arrêteront au refuge. Elles peuvent cependant être extrêmement fières d'elles car elles ont dépassé le sommet du Mont-Blanc, le toit de l'Europe !

Papa et moi continuons jusqu’au glacier situé à près de 5.000 mètres avant de les retrouver au refuge.

Après une petite pause bien méritée et un chocolat chaud, nous entamons la descente afin de regagner notre véhicule, partagé, cette fois-ci, avec un jeune et sympathique couple d'allemands.

Sur le retour, nous faisons un court arrêt à la laguna Limpiopungo, à plus de 3.800 mètres d'altitude, mais le temps se couvrant, nous n'y restons pas bien longtemps.

Le déjeuner pris ensemble dans un bon restaurant, le guide nous dépose en milieu d’après-midi en bord d’autoroute afin de nous permettre de prendre un bus nous menant directement sur Banos, lieu de nos 2 prochaines soirées. Si nous l'attendrons beaucoup plus longtemps que d'habitude, il nous permettra de rejoindre Banos et notre hôtel moins de deux heures plus tard.

Tout de même un peu fatigués par cette belle journée, nous sortons rapidement dîner avant de regagner nos chambres et... sombrer.

24
sept

Début de journée « on ne peut plus classique » : réveil à 7 heures, petit déjeuner pris à l'hôtel avec ce que nous avons acheté dans les commerces alentours… Mais, pourtant, ce matin, nous avons rencontré notre premier « hic » du tour du monde. Depuis quelques jours en effet, nous ne pouvions plus retirer au guichet pour avoir du cash, quasi seul moyen de paiement en Équateur. Si nous pensions que ça allait s'arranger avec le temps - les fameux 7 jours pour remettre à zéro le plafond maximum des retraits bancaires -, Papa n'a finalement pas encore pu retirer ce matin. Branle bas de combat, nombreux contacts avec notre correspondant à la banque, retours d'infos rapides et la sanction tombe ! : il faut faire opposition et commander une autre carte bancaire ! Celle-ci nous sera livrée dans une petite semaine dans les hôtels que nous avons dus réserver à Riobamba et Cuenca. Comme nous serons en Amazonie pendant les 5 prochaines journées et que nous n'aurons pas de dépenses autres que celles que nous avons anticipées, ça devrait donc bien se dérouler… À suivre…

En milieu de matinée, nous allons louer des vélos pour nous lancer sur la Ruta de las cascadas, descente de 18 kms reliant Baños à Rio Verde. Longeant le Rio Pastaza, elle offre un incroyable enchaînement de cascades dans un paysage tropical d'un vert éclatant. Tout au long du parcours, il est aussi possible de faire de la tarabita, nacelle que nous avons déjà testée à Mindo, mais, aussi, de la tyrolienne et encore d'autres activités à sensation.

Si pour Papa et moi, la balade en VTT est aisée et fort agréable, pour Maman et Émilie, ce n’est pas la même limonade. Il est vrai que cela grimpe de temps en temps mais, surtout, que nous pédalons sur une bonne partie de la route, au beau milieu des bus et véhicules, et de leurs pots d'échappement...

Après 2h30 de vélo, nous arrivons devant l’entrée du « chaudron du Diable », impressionnante chute d'eau de 80 mètres, accessibles par des passerelles surplombant le Rio Verde.

Après avoir bien apprécié ce spectacle naturel et pris un succinct déjeuner, nous enfourchons une dernière fois nos bicicletas pour les faire embarquer, avec nous, dans une navette nous ramenant sur Baños.

Papa souhaitant faire une randonnée afin d'accéder au Mirador de Bellavista, nous l’abandonnons pour aller nous reposer quelques instants à l'hôtel. De là haut, il profite d'une superbe vue sur la ville de Baños et ses environs et refait un petit tour en ville.

À son retour, nous laissons Maman qui n'est pas motivée par cette sortie, pour nous rendre, à la nuit tombée, à las piscinas de la Virgen, 5 petites piscines - en plein air et au pied d une cascade - où alternent le chaud et le froid (la plus chaude est à 42° !). Cette eau provient des fonds du volcan Tungurahua, un des plus actifs des Andes, qui domine Baños.

Avec Émilie, nous apprécions particulièrement ces moments de détente au milieu des équatoriens - et de quelques touristes. Malheureusement, il faut mettre un terme à ces instants de relaxation pour rentrer à l hôtel puis aller dîner.

Nous ne tardons pas toutefois à rentrer dans nos chambres pour faire nos sacs et nous préparer pour les 5 prochaines journées en Amazonie.

25
sept

Nous avons passé 5 jours chez Carlos et sa famille dans une communauté Kechwa en Amazonie à 25km au sud de Puyo.

Pour nous suivre en Amazonie c'est par ici.

30
sept

Du terminal terrestre de Puyo où nous avons pu prendre un bon petit-déjeuner, nous mettons 3h30 pour rejoindre la ville de Riobamba qui se situe à près de 200 kms plus au sud.

Capitale de la province de Chimborazo, peuplée de 130.000 habitants et située à 2.750 mètres d’altitude, Riobamba n’est pas vraiment une ville charmante et, lors de notre traversée de la ville pour retrouver notre hôtel, on constate surtout qu’elle est très polluée...

Pour autant, arrivés aux alentours de 14 heures, et une fois les sacs à dos posés, nous prenons la direction de son centre-ville afin de déjeuner au Mercado de la Merced et y déguster la spécialité de la ville : le cochon rôti entier (Hornado) accompagné du mote, gros grain de maïs blanc. Un régal !

Puis, nous nous rendons sur la seule belle place de la ville, le Parque Maldonado où se trouvent les bâtiments coloniaux qui ont « survécu » au terrible séisme de la fin du XVIIIeme siècle. S’y trouve aussi la belle cathédrale rebâtie en 1835 après qu’un autre puissant séisme - en 1797 celui-ci - l’ait détruite.

Depuis notre arrivée en Équateur, nous sommes saisis par la ferveur religieuse de ses habitants. Les églises catholiques, religion très majoritaire dans le pays (80% de la population la pratique), sont bondées. Il n’est pas rare de voir des gens pleurés en faisant leurs prières à genou devant la représentation du Christ ou d’un Saint.

A Riobamba comme ailleurs, on trouve, sur notre chemin, de très nombreux lieux de culte comme cette belle église en brique rouge.

Enfin, nous sommes allés jeter un œil au Parque Sucre pour y voir le Colegio National Maldonado où fut rédigée la 1ère Constitution de l’Equateur en 1830. C’est aujourd’hui une université à la façade d’un vert douteux...

La journée se terminant, nous regagnons nos chambres, non sans laisser notre linge à nettoyer à l’accueil de l’hôtel afin de les « karsheriser » après notre séjour en Amazonie… et nous d'en faire de même !

1
oct

Aujourd’hui, chacun fait ce qu’il lui plaît. Il faut dire que c’est le début du printemps en Amérique du Sud...

Si Papa part faire une randonnée en altitude, avec Maman et Émilie, nous préférons rester tranquille en ville et nous reposer un peu.

Papa s’est, en effet, levé à 6h45 pour effectuer un trek d’une journée sur le Chimborazo, plus haut volcan d’Equateur culminant à 6.310 mètres d’altitude. Un peu endormi, sa dernière éruption date d’il y a 1.500 ans, le toit du Chimborazo est aussi le sommet le plus proche du soleil (et, donc, le plus éloigné du centre de la Terre) puisque la Terre est renflée au niveau de l’Equateur.

Visiblement, il a rencontré de nombreuses difficultés pour se rendre au point de départ de la randonnée, le chauffeur de bus ne l’ayant pas posé au bon endroit (à 10 kms près tout de même !), mais, grâce à un jeune et sympathique couple véhiculé, il a finalement pu se rendre à l’entrée de la Réserve et débuter son trek à 4.300 mètres.

Sur son chemin, à travers le páramo, il a eu la chance de croiser de nombreuses vigognes, réintroduites dans la Réserve en 1988 et qui se sont bien reproduits depuis.

Si l’altitude se fait sentir l’obligeant à diminuer le pas et à marquer régulièrement de courtes pauses pour s’hydrater, son rythme reste tout de même élevé et il ne met finalement qu’1h45 - au lieu de 3h - pour arriver au refuge Edward Whymper, du nom du 1er européen à en avoir fait l’ascension et situé à 5.000 mètres.

Il poursuivra sa marche jusqu’à atteindre les 5.100 mètres où se trouve une petite laguna, qui marque la fin de la balade, la suite étant trop dangereuse en raison des risques d’éboulement de rochers (ça lui rappelle un peu son ascension avortée du Mont-Blanc l’été dernier…).

Entamant sa descente, il croise un groupe de touristes français et profite de leur bus pour se faire ramener le plus près possible de Riobamba, qu’il atteindra en prenant un dernier bus collectif.

Arrivé finalement beaucoup plus tôt que prévu, il trouve porte close devant nos chambres d’hôtel et décide donc de se rendre en centre-ville pour visiter le Musée d’Art religieux du Monastère de la Conception - qui était fermé hier - et l’intérieur de la Cathédrale.

Il me retrouvera vers 17h à l’hôtel où ne tarderons pas à nous rejoindre Maman et Émilie de retour de leur « spa ». Car, si de mon côté, je suis plutôt resté toute la journée dans la chambre pour travailler, faire de l’IPad et... regarder les matchs de la Champions League, Maman et Émilie sont allés, dans l’après-midi, se faire une petite séance de massage. Celle-ci s’est révélée très folklorique, l’endroit étant assez glauque, limite "maison close", la masseuse assez étrange mais la prestation - d’une heure - assez sympa tout de même. Visiblement un grand moment dont elles se souviendront !

Demain, la journée s’annonce aussi assez cool puisque nous prenons la direction de Cuenca située à 6-7 heures de bus de Riobamba.

2
oct

En Équateur, le réveil ne sert vraiment quasi à rien… En effet, entre le chant du coq ou l’animation très matinale de la ville, on est réveillé très tôt. Il faut dire que les équatoriens vivent avec le rythme du soleil et essaient logiquement de travailler au moment où il ne fait pas trop chaud. Aussi, leur journée débute vers les 6 heures du matin et ils se couchent aux alentours de 21h - 22h. Pour les élèves, l’école débute à 7h pour se terminer à 13h avec une récréation d’1/2 heure.

Pour notre part, aujourd’hui, nous émergerons à 7h30 bien que réveillés depuis quelques temps...Et c’est à 9h30 que nous embarquons dans le bus pour 7 heures de trajet en direction de Cuenca. La route est bonne et se déroule normalement, avec ses traditionnels vendeurs y montant pour nous faire acheter toute sorte de produits, ses films et sa musique (parfois la même tournant en boucle) très forts…

Nous arrivons finalement à Cuenca aux alentours de 16 heures et prenons immédiatement un taxi pour nous rendre en centre-ville et à notre hôtel. Les affaires déposées, nous décidons de sortir rapidement afin de nous dégourdir les jambes et profiter des deux dernières heures avant le coucher du soleil.

Ville de 500.000 habitants, la 3ème d’Equateur par sa population, Cuenca se situe à 2.500 mètres d’altitude. Riche d’un centre historique qui lui a valu son classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1999, elle s’étend des deux cotés du rio Tomebamba que nous décidons de longer en cette fin d’après-midi. Cette sympathique balade nous amène du pont Roto à celui del Vado et nous permet d’admirer de très belles façades à hautes fenêtres et balcons en bois.

Nous percevons immédiatement que Cuenca, comme nous nous y attendions, est une ville bien différente de celles déjà traversées en ce qu’elle semble porter beaucoup plus d’attention à son aménagement urbain et à son embellissement. Ainsi, la promenade que nous effectuons est clairement aménagée pour le plaisir des piétons et… des cyclistes. Il est vrai que, jusqu’à présent, les villes équatoriennes ne nous ont pas frappées par leur charme…

Au fur et à mesure de notre marche, nous remontons vers le centre-ville et constatons là encore, par les belles vitrines des commerces où, encore, les superbes demeures transformées en hôtels que la ville est bien plus riche et très tournée vers le tourisme.

Nous en profitons aussi pour faire de belles photos de nuit de quelques bâtiments et places emblématiques de Cuenca que nous visiterons mieux demain.

Après un dîner pris dans un restaurant colombien, nous regagnons notre chambre où nous dormirons les 3 prochaines nuits.

3
oct

Nous venons de vivre une journée bien particulière pour ce premier jour sur Cuenca.

Cela a commencé avec une nuit difficile où, souffrant du ventre, j’ai vomi à deux reprises. Rien de bien grave puisque j’ai pu prendre et apprécier mon petit-déjeuner mais il s’agit de mon 1er petit souci depuis notre départ de France. De plus, la météo n’est pas bonne ce matin. La pluie tombe sur Cuenca depuis le milieu de la nuit et ne semble pas vouloir s’arrêter.

Du coup, alors que nous avions envisagé un moment de randonner dans le parc El Cajas, à quelques kilomètres de Cuenca, notre décision est définitivement prise de rester sur la ville pour en visiter, à pieds, le centre historique classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Au regard du temps, nous entamons logiquement cette découverte par un musée, en l’occurrence celui des cultures aborigènes qui recèle de magnifiques objets (plus de 5.000 !) de toutes les cultures amérindiennes et issus de diverses tribus, de 3.000 ans avant JC à 1.530 après JC. Ce fut d’autant plus intéressant que nous sommes très éloignés de cette Histoire et de ces cultures. On en a appris que davantage !

Instruments de musique

Nous poursuivons notre chemin en direction de la proche église de tous les Saints… mais celle-ci est malheureusement fermée et nous ne pouvons la visiter. Papa, parti se renseigner pour savoir si elle allait ouvrir dans la journée, s’est vu répondre que, au regard des événements dans la ville, cela semblait compromis...

Sans bien comprendre, nous décidons de poursuivre notre visite en nous rendant sur la place centrale de Cuenca, le Parque Calderón.

Et c’est en chemin que nous comprendrons enfin la situation : une importante manifestation se tient en cœur de ville afin de protester contre la hausse du prix des carburants. Pas de gilets jaunes en vue mais une forte présence policière et une « bonne » odeur de gaz lacrymogène qui nous oblige d’ailleurs à nous calfeutrer dans une banque !

Aussi, à l’image de certaines villes en France lors des grandes manifestations des Gilets Jaunes, le centre-ville de Cuenca est fermé par des escadrons de gendarmes tout comme les sites touristiques.

Pour en sortir, on essaie bien de trouver un taxi afin de nous rendre à un mirador offrant une superbe vue sur la ville, mais en vain puisque l’ensemble des chauffeurs est en grève… On poursuit donc, contraints et forcés, notre « errance » à travers le centre-ville et nous dirigeons vers le mercado 10 de Agosto où nous y mangerons.

Puis, en sortant nous dénichons deux commerces traditionnels de confection de chapeaux Panama. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces élégants chapeaux sont réalisés en Équateur et non pas dans ce pays d’Amérique centrale. En fait, ce nom leur a été donné en 1881, lors de la construction du fameux canal de Panama, car les ouvriers portaient ce chapeau afin de se protéger du soleil.

En attendant, et espérant, que la situation se calme, on prend la décision de partir s’installer à la terrasse d’un café situé à côté de l’hôtel mais celui-ci, toujours en raison du mouvement social, est… fermé à son tour ! Du coup, de guerre lasse, et un poil dépités, nous sommes directement rentrés à l’hôtel… pour retenter une sortie 2 heures plus tard, mais cette tentative a malheureusement échoué quelques mètres plus loin car les manifestants ne semblaient pas se disperser. Bien au contraire, on a eu le sentiment que le mouvement allait monter en puissance dans la nuit.

Du coup retour rapide à l’hôtel, sans perspective pour la soirée mais surtout le doute quant à l’organisation de la journée du lendemain car, entre temps, nous avons appris que le Président équatorien avait décrété l’état d’urgence dans tout le pays et qu’aujourd’hui, les écoles avaient été fermées !

De quoi boire quelques verres au bar de l’hôtel, ce à quoi s’attèle Emilie avec application, rejoint en cela par Papa un verre plus tard. Compte tenu des événements, le choix du restaurant est finalement assez simple et nous restons donc dans l’hôtel pour le reste de la soirée.

Seule bonne nouvelle dans cette sombre journée : notre carte bancaire a bien été livrée ce matin à l’hôtel et nous avons pu l’utiliser pour rembourser totalement Émilie !

4
oct

Par facilité, je dirai RAS, rien à signaler, tant cette journée a été calme, contraints et forcés que nous avons été de rester dans l’hôtel une bonne partie du temps… En effet, un bras de fer s’est engagé entre le Gouvernement et les manifestants, le premier ne souhaitant pas perdre la face et son autorité, les seconds ne pouvant se résoudre à cette forte augmentation du prix de l’essence, dans un pays si dépendant des transports en commun.

Bref, ce matin encore, les bus et les taxis ne fonctionnent pas, les gendarmes ont bloqué le centre-ville de Cuenca, où se trouvent les principaux lieux touristiques, les musées publics, églises… sont fermés… et les manifestants sont dans les rues… et nous, donc, dans notre chambre !

Taxis à l'arrêt

Du coup, Émilie ne va plus sur la côte Pacifique et reste quelques jours supplémentaires avec nous. 😀 Quant à nous, on ne sait pas encore ce que nous ferons demain et on improvisera sur le moment.

Dès lors, la journée peut se résumer à des coups de fils pour prendre des news de nos familles et amis en France, à l’organisation du périple péruvien pour Papa, à l’avancée du blog pour Maman malgré (encore) des problèmes de connexion...

On a toutefois fait une sortie avec Papa et Émilie en matinée afin de bien s’assurer que le cœur de ville était inaccessible et pour, ensuite, nous rendre au marché couvert artisanal où quelques échoppes étaient ouvertes.

Voilà, c’est tout pour cette seconde journée à Cuenca...

5
oct

Finalement, la journée a été plus dense que prévue...

Le Président équatorien a trouvé une solution pour mettre fin aux manifestations : mettre en prison le leader de la grève ! Du coup, les bus et les taxis refonctionnent ce matin comme a pu le constater Papa qui, une fois levé, est allé sur la place Calderon. Celle-ci était en effet accessible, tout comme la Cathédrale et les bâtiments alentours. Du coup, il en a profité pour y jeter un œil en se disant que c’était toujours cela de pris…

Papa de retour à l’hôtel, nous avons pris ensemble le petit-déjeuner, puis nous sommes rendus sur la place afin de visiter la cathédrale mais, aussi, accéder à l’étage supérieur de celle-ci pour jouir d’une belle vue sur le centre-ville de Cuenca.

Émilie souhaitant absolument assouvir son besoin d’achat, nous avons fait un petit tour au H&M mais sans résoudre pour autant le problème, n’ayant pas trouvé ce qu’elle cherchait.

Nous avons donc poursuivi nos pérégrinations en ville, passant par une belle cour intérieure située à proximité immédiate de la cathédrale.

Nous avons ensuite retenté notre chance pour entrer dans l’église de Tous les Saints, la Casa de la Posada et le Musée municipal mais en vain… étant « publiques », ces trois institutions sont fermées le samedi…

Nous avons trouvé un taxi (4$ la montée au lieu de 3$ - hausse du carburant oblige…) afin de nous mener du coté du mirador de Turi afin d'avoir une vue fabuleuse sur la ville et ses environs.

L’heure du déjeuner approchant, et après un petit détour au Marché artisanal, nous sommes retournés dans cette belle cour intérieure où j’avais localisé un restaurant français. On a en effet un peu marre de la nourriture équatorienne et de l’almuerzo. Aussi, rien de mieux pour nous requinquer qu’une bonne tartiflette pour Papa, un camembert pané pour Maman, une tartine au brie pour Émilie et un hachi parmentier pour moi. Même si ce ne sont pas les meilleurs que nous ayons mangé, je peux affirmer que c’est bien passé pour tout le monde !

Retour à l’hôtel où nous nous sommes tous octroyés une petite pause avant que Maman ne se remette au blog, avec une connexion balbutiante, et Émilie à son téléphone portable. Quant à Papa et moi, nous avons pris la direction d’un parc pour s’essayer au football. Séances de penalty et match en individuel. À 2.500 mètres d’altitude, on se sent fatigués beaucoup plus rapidement mais je me suis bien amusé malgré une double défaite… et donc une glace offerte au vainqueur !

Par la suite, Émilie, Maman et Papa sont allés boire un verre dans un endroit étrange appelé Centre culturel Prohibido. Lieu alternatif et bizarre car rempli d’objets mortuaires, mais qui semble leur avoir plu,… d’autant plus qu’ils ont pu essayer des costumes divers et variés et goûter au Canelazo, alcool équatorien, servi chaud et assez fort, citronné et à base de cannelle et sucre de canne. (Défi alcool local de Renée C.)

Ils sont venus me récupérer à l’hôtel où nous sommes partis vers le restaurant que nous avions préalablement réservé afin d’y déguster un plat typique de ce pays - mais pas si simple à trouver : le cuy (prononcer « couille !). C’est un cochon d’Inde souvent servi avec des pommes de terre et du maïs blanc (mote). Seule Emilie ne s’est pas hasardée à tester ce plat de fête équatorien qui possède une valeur symbolique pour les Indiens. Pour ma part, j’ai aussi gouté la tête mais ne me suis tout de même pas hasardé à respecter la tradition qui veut, qu’après avoir mangé du cuy, on prend un petit os du crâne de l’animal pour le mettre dans un verre d’eau avant de l’avaler tout sec.

De retour à l’hôtel, Papa et Émilie se sont lancés un défi à la belote - défaite sur le fil de Papa mais défaite quand même ! - avant de nous rejoindre pour se coucher.

Demain, nous devrions nous lever assez tôt pour prendre le bus en direction de Loja avec un arrêt sur le marché de Saraguro.

6
oct

Cette journée sera finalement (et malheureusement) assez facile à résumer.

Ce matin, après avoir englouti notre petit déjeuner, nous espérions, en effet, monter dans un bus pour prendre enfin la direction de Loja, pensant que les soubresauts sociaux de ces derniers jours étaient désormais derrière nous. C’était sans compter sur les habitants des montagnes et les indigènes - comme ils les nomment ici. Car si les chauffeurs de taxis et de bus ont repris le travail, les grands réseaux routiers sont maintenant occupés et bloqués par ceux-ci. Du coup, il n’est plus possible de se déplacer dans le pays, le réseau ferroviaire étant inexistant. Seuls les transports aériens semblent encore fonctionner. Mais jusqu’à quand ? ...

Demain est annoncé une importante mobilisation dans le centre-ville de Cuenca et mercredi serait la grosse journée de mobilisation nationale, mercredi, jour de départ d’Emilie de Guayaquil vers Marseille...

Car, si la situation est ennuyeuse pour nous, elle est tout de même bien plus préoccupante pour elle. Il lui faut absolument être à Guayaquil avant mercredi soir pour prendre son avion. Or, la route entre Cuenca et Guayaquil est bloquée à plusieurs endroits...

Deux solutions s’offrent à elle à cette heure : prendre un avion de Cuenca à Guayaquil (avec escale à Quito) mais le coût est élevé (150€ environ). Ou bien monter dans un bus puis en descendre lors du 1er blocage pour en prendre un second, puis en redescendre lors du deuxième blocage pour en prendre un 3ème… jusqu’à arriver à destination. Il paraît que ça se fait sans trop de difficulté… Demain, un français avec lequel on a sympathisé dans l’hôtel, et qui a quelques relations, nous en dira plus sur cette deuxième solution car, pour l’instant, nous sommes dubitatifs.

Pour le reste, si on exclut donc ces multiples réflexions sur la situation du pays et, plus égoïstement, la nôtre, la journée s’est résumée à chercher un restaurant où manger des ceviches, plat composé de poisson cru mariné dans une sorte de citronnade, à jouer aux cartes pour Papa et Émilie, à faire le blog pour Maman (avec toujours les mêmes difficultés de connexion...) et à m’amuser au foot et à l’IPad pour ce qui me concerne.

Bref, ce ne fut pas la journée la plus excitante et on espère que demain sera un autre jour.

7
oct

Nous devrions être plus au sud du pays et à quelques kilomètres de la frontière avec le Pérou, mais les événements politiques en Équateur auront donc décidé de nous garder quelques jours supplémentaires à Cuenca… Il s’agit certes d’une ville agréable - la plus belle du pays d’ailleurs - mais on en fait tout de même le tour sur une journée.

Et comme il ne nous est pas possible d’utiliser les transports en commun pour explorer les environs, nous sommes vraiment coincés, et donc obligés de tourner en rond autour de son centre-ville… Du coup, on essaie de se trouver des occupations.

Ce matin, nous sommes ainsi partis « visiter » El Museo del Sombrero, qui est, finalement, plus une boutique améliorée qu’un musée portant sur le Panama. Nous avons tout de même pu bénéficier d’une visite guidée des lieux et d’une explication en anglais du processus d’élaboration de ce célèbre chapeau.

La guide nous a ainsi présenté les diverses machines et techniques utilisées, ces dernières étant bien entendu différentes selon les périodes et l’amélioration de l’outillage.

L’heure du déjeuner approchant, nous avons poursuivi notre errance dans les rues du centre-ville pour dénicher un restaurant avant de regagner notre hôtel.

L’après-midi s’est écoulé très (trop !) tranquillement, Papa et Émilie « tapant le carton », Maman essayant d’avancer tant bien que mal le blog et, moi, m’occupant « comme je peux » entre l’IPad, les réussites aux cartes et une partie de football en extérieur avec un membre de la sélection équatorienne de foot free style.

Bref, une journée guère palpitante… mais stressante pour Émilie qui s’est inquiétée toute la journée de trouver un vol décollant de Cuenca et à destination de Guayaquil (escale obligatoire à Quito) afin de lui permettre de prendre son avion mercredi soir pour un retour en France… Le succès ne sera malheureusement pas au rendez-vous - impossible de réserver en ligne - et décision est donc prise de se lever tôt demain matin pour lui permettre d’acheter son billet directement à l’aéroport…

8
oct

Voilà bientôt une semaine que nous sommes à Cuenca.

Si nous ne savons pas encore quand nous en serons « libérés », pour Émilie, la délivrance est proche… En effet, contrairement à nous, elle ne peut attendre le règlement du conflit social équatorien car elle doit absolument être sur Guayaquil avant demain soir pour lui permettre d’espérer attraper son vol retour vers la France. J’écris volontairement « espérer » car une grosse mobilisation nationale est annoncée pour demain et on ne sait pas encore, à cette heure, comment celle-ci va se passer et si elle va fortement mobiliser, notamment dans les aéroports…

Quoiqu’il en soit, avec Papa, ils se sont réveillés à 4h30 du matin afin de se donner les moyens d’être les premiers à l’aéroport et pouvoir ainsi acheter l’éventuel dernier billet d’un vol Cuenca - Guayaquil. Sur place à 5 heures, ils sont en effet les seuls avec un autre couple. Le premier avion étant à 7h, ils ont le temps d’attendre l’ouverture du premier point de vente… Heureusement, ils en sont récompensés en apprenant qu’il reste bien quelques places sur le vol de 7h, ce qui permet donc à Émilie de quitter Cuenca et d’être, en fin de matinée, sur Guayaquil - fin de matinée car son vol aura du retard en raison de la météo…

Espérons que, demain, elle puisse bien prendre son vol pour la France et quitter le continent sud-américain. À suivre...

Bon vol Milou.

Au retour de Papa, et après une matinée tranquille, nous avons, de notre côté, changé d’hôtel afin de faire quelques économies sur le prix de la chambre (d’autant plus que nous pressentons bien que nous allons y rester quelques temps encore…) Mais, le nouvel établissement n’est pas vraiment terrible et nous devrions, demain, retourner dans l’ancien qui, bien que légèrement plus cher, nous convient tout de même beaucoup mieux.

Avant que Papa et moi ne nous fassions "séquestrés" dans un restaurant juste en dessous de l'hôtel du fait des manifestants, nous sommes allés déguster tous les trois un café de la région de Loja, dans une petite cour bien agréable.

Nous passerons le reste de la journée dans la chambre, chacun à ses occupations, à attendre que le temps passe…

9
oct

Ce matin, comme prévu la veille, nous revenons à l'hôtel de la Cigale, certes quelques euros plus cher que celui que nous occupions cette nuit, mais tellement mieux à tout point de vue.

Aujourd'hui c'est une journée de grosse manifestation. La population est de nouveau dans les rues et les gaz lacrymogènes se font ressentir même jusque dans nos chambres.

C'est donc cloitrés dans l'hôtel que nous passerons notre journée. Papa en profite même pour m'apprendre à jouer aux échecs.

Et Milou de son coté aura pu prendre son avion au départ de Guayaquil pour la France.

10
oct

Après plus d’une semaine passée sur Cuenca, encore bloqués par les manifestants, on en peut vraiment plus ! ...

Aussi, ayant appris - par Facebook et Alexandre, notre compagnon d’infortune lui aussi coincé à l’hôtel - que 4 touristes avaient réussi à sortir de Cuenca par un bus de nuit, nous avons décidé de tenter notre chance en nous rendant, Papa et moi, à l’auberge où ils étaient logés pour avoir les coordonnées de cette mystérieuse agence.

De retour, et après un temps de réflexion, il nous a finalement semblé plus sage de prendre notre mal en patience - comme recommandé d’ailleurs par l’Ambassade de France en Équateur - car le bus était un mini-bus pour 4 personnes, allait emprunter de petites routes de montagnes afin d’éviter les nombreux barrages, et ce de nuit… sans parler du coût du trajet...

Dès lors, nous nous sommes rabattus sur l’avion ayant entendu, de manière sûre cette fois-ci, qu’il était beaucoup plus simple de prendre un transport en commun de Guayaquil que de Cuenca, les environs de cette ville étant laissés libres de toute circulation par les indigènes.

Aussi, nous avons bloqué un vol de Cuenca pour Quito puis un autre de Quito à Guayaquil (aucune liaison n’existant entre ces deux villes de province !) pour mercredi prochain considérant que la situation politique dans le pays est vraiment bloquée et que nous ne souhaitons pas non plus rester éternellement à Cuenca...

Donc, au plus tard mercredi, nous serons partis d’Equateur !

Et voilà ! Nous sommes à 100 jours de notre beau voyage ! Il nous en reste encore un peu moins de 310 avant que Maman ne reprenne la direction de son boulot…

12
oct

Comme évoqué depuis plusieurs jours avec Alexandre et Brenda, sa petite copine argentine qu’il a connue à l’hôtel où elle travaille en soirée, nous avons décidé de nous rendre aujourd’hui à Baños, situé à 8 kms de Cuenca, nous permettant donc d’utiliser les transports urbains de la ville.

Pour ce faire, nous rechargerons la carte de transport de Brenda et emprunterons une ligne qui nous y conduira au bout de 3/4 heure de route. Le trajet s’est fait tout naturellement et nous n’avons pas ressenti la moindre gêne liée aux manifestations.

Arrivés sur place, nous avons tout d’abord cherché à entrer dans de premiers bains mais les tarifs proposés étaient vraiment trop importants pour le budget de tourdumondistes et le lieu, du coup, moins populaire.

Aussi, nous nous sommes rendus à de seconds bains - la ville, comme son nom l’indique, est bien pourvue de « baños » - et avons acheté chacun un bonnet de bain pour des raisons légitimes d’hygiène. Pour autant, nous apercevrons une jeune fille, fort dénudée- au plus grand plaisir de la gente masculine et sous les yeux réprobateurs des dames - qui n’en portait pas (le gardien étant trop occupé à regarder d’autres parties de son anatomie...) et, surtout, de nombreuses femmes qui, sous leurs maillots, portaient des culottes ou, encore, des soutien-gorge…

Les bains sont divisés en plusieurs parties : une piscine d’eau chaude à une 30aine de degrés, des espaces sauna/hammam (pour les femmes, pour les hommes et un autre mixte) et, enfin, un lieu regroupant deux petits bassins, l’un d’eau très froide et l’autre d’eau très chaude où il est recommandé d’alterner entre les deux...

Si Maman sera la seule à entrer dans le bassin d’eau… froide, pour notre part, avec Papa, on se contentera surtout de la plus grande piscine à 30°. D’ailleurs, sans grande surprise, c’est la plus bondée… certains en profitant aussi pour faire des longueurs.

Nous resterons dans ce lieu sympa et qui nous sort de notre hôtel une bonne partie de la journée. Nous y déjeunerons même avant de reprendre le bus à proximité de l’église de Baños.

Le retour à l’hôtel sera un peu plus compliqué, les bus ne pouvant passer dans l’hyper-centre de Cuenca en raison des manifestations et sont donc logiquement déviés. Dès lors, nous mettrons un peu plus de temps et regagnerons l’auberge en marchant un peu plus.

Si cela n’était pas l’ « excursion du siècle », cela nous a tout de même permis de sortir un peu et de nous occuper autrement que par la lecture, l’IPad ou, encore, l’ordinateur.

Si le conflit s’éternise, on espère se rendre demain au parc El Cajas afin de pouvoir y randonner un peu et profiter de ses paysages.

Mais, pour cela, il nous faut l’aide d’un équatorien, en l’occurrence de Carlos, qui vit lui aussi actuellement à l’hôtel, sa maison à Cuenca étant en plein travaux. A voir car il semble partant, ayant besoin, tout comme nous, de se dégourdir les jambes...

13
oct

Ce dimanche, c'est l'anniversaire de Maman. Et pour son anniversaire nous lui offrons une petite sortie ! 😀

Carlos, ne travaillant pas, est donc disponible pour nous emmener faire une randonnée dans le parc El Cajas. Aussi, avec Alexandre et Brenda, nous marchons dans ses pas pour, dans un premier temps, prendre un bus urbain et nous approcher le plus possible de l’entrée du parc.

Arrivés en bout de ligne, nous prenons conscience et constatons de nos yeux les formes de la manifestation car nous sommes tenus, en poursuivant notre route en marchant, d’enjamber des morceaux de bois, des pneus, des pierres... qui sont entreposés au beau milieu de la route.

Les indigènes - les gens de la Sierra étant dénommés ainsi - sont regroupés autour de ces barrages de fortune qu’il serait donc risqué de lever. D’ailleurs, une voiture de police garée non loin de là ne s’y amuse pas...

Nous continuons donc à marcher quelques temps en longeant la route jusqu’à ce que Carlos demande à un habitant du secteur de nous emmener en voiture jusqu’à une des deux entrées du parc. Contre un peu de monnaie, celui-ci nous conduit au début d’un chemin qui débouchera, une demi-heure plus tard, à l’entrée du parc El Cajas,

Les paysages sont très agréables et nous font, à tous les 6, un bien immense après plusieurs jours passés dans Cuenca. Qu’il est en effet bon de se retrouver en pleine nature au milieu des vaches, de montagnes et autres rivières. Le seul bémol est la présence de chiens en liberté qui peuvent, à tout moment, se montrer agressifs, ce que ne manquera pas de faire l’un d’eux avec Alexandre, qui réussira à le repousser avec son bâton de marche.

Arrivés à l’entrée, les gardes du parc, sympas, nous laissent passer malgré sa fermeture - l’aide de Carlos a dû être précieuse. El Cajas constituant la réserve d’eau de la région et de Cuenca, 3ème ville d’Equateur, les autorités ont en effet peur d’une malveillance des indigènes qui pourraient « s’amuser » à polluer l’eau.

Le parc, situé sur les hauteurs de Cuenca, est une zone humide, où il pleut énormément tout au long de l’année. La région est donc riche en lacs et rivières.

Pour notre part, une fois la guérite des gardiens franchie, nous longeons rapidement les rives du lac …

Nous en ferons le tour en une petite heure mais marquerons un long arrêt déjeuner à base de boîtes de thon, chips et autres biscuits Oreo en guise de desserts. Ce repas fut d’ailleurs difficile à apprécier totalement en l’absence d’ouvre-boîtes (on utilisera le couteau suisse d’Alexandre !) et de couverts pour manger le thon...

Le temps nous manquant pour monter un peu plus haut afin d’avoir une autre vue sur la laguna et le parc, nous faisons demi-tour pour tenir notre engagement auprès des gardiens de redescendre avant 16h, et récupérer la même voiture qu’à l’aller pour aller au plus près de l’arrêt de bus.

Me voici donc de nouveau à l'arrière du pick-up !

Le retour à l’hôtel se fait sans difficulté et nous y arrivons vers 18 heures.

Désormais, nous attendons les résultats du dialogue qui a été engagé ce dimanche après-midi entre le Gouvernement et les représentants des manifestants...

• • •

Joyeux anniversaire Maman !

Joyeux anniversaire maman
14
oct

Bonne nouvelle ce lundi matin ! Les autorités gouvernementales et les représentants des manifestants se sont enfin parlés hier et ont trouvé un accord… enfin, le Président Lenin Moreno a retiré son décret controversé prévoyant la fin des subventions nécessaires à la baisse du prix de l’essence. Du coup, ils vont se mettre autour d’une table pour en rédiger un autre, ensemble, afin de faire face aux demandes du FMI de réduire les dépenses, en échange des 4 milliards consentis par l’institution internationale.

Et nous, plus égoïstement, on va pouvoir partir ce soir pour le Pérou car les transports ont été rétablis sur l’ensemble du territoire et les barrages levés ! Du coup, grosse organisation aujourd’hui pour nous permettre d’avancer dans notre tour du monde !

Avec Papa, nous partons au terminal des bus pour acheter des billets afin de prendre le premier bus de nuit entre Cuenca et Chiclayo (au Pérou). Puis, nous nous rendons à l’aéroport pour essayer de nous faire rembourser le mieux possible les billets d’avion, que nous avions pris pour mercredi, reliant Cuenca à Quito puis Quito à Guayaquil, cette dernière permettant, lors des manifestations, de rejoindre plus facilement en bus le Pérou.

Si à l’aéroport, l’agence ne fait pas les remboursements, nous nous rendons ensuite au guichet de la société LATAM en cœur de ville pour effectuer les démarches. Bien entendu, il y a beaucoup de monde dans la même situation et Papa fera longtemps la queue pour, finalement, ne rien faire car on se faisait très mal rembourser…

Puis, une autre idée nous est venue : changer les billets en un vol Buenos Aires - Iguazú puisque nous comptons nous y rendre aux alentours de Noël. Papa et Maman retournent donc, ensemble, pour effectuer ce changement qui nous coûtera tout de même très cher !!! Toutefois, c’est désormais officiel : nous passerons Noël aux chutes d’Iguazú !!!

De retour à l’hôtel, nous patientons quelques temps avant de nous rendre, vers 20h, au terminal des compagnies de transport pour emprunter ce qui est donc notre premier bus de nuit durant ce tour du monde. Une nouvelle expérience en perspective !

D’autant qu'il y aura aussi un passage de frontière entre l’Equateur et le Pérou, à l’instar de ce que nous avions fait entre le Canada et les États Unis en octobre 2018.

Nous sommes très heureux de quitter ce pays que nous avons pourtant beaucoup apprécié et nous garderons, malgré les circonstances, un excellent souvenir de cet hôtel de Cuenca où nous aurons finalement passé 10 jours au lieu des 3 prévus initialement…



Il est temps de passer au bilan de notre séjour en Equateur.

Bilan Equatorien