Carnet de voyage

ESI'oZ l'aventure !

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Par Esioz
ESI'oZ, c'est l'aventure de deux étudiantes à l'ESITech de Rouen qui ont décidé de parcourir l'Australie en van. Au programme: une année de road trip de 30 000 km à travers le pays d'oz !
Octobre 2016
330 jours
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Publié le 6 octobre 2016



C'est à Perth sur la côte ouest Australienne que l'une d'entre nous a fait ses premiers pas. Rapidement, l'exotisme ne s'est pas fait attendre, tant au niveau de la faune que de la flore.

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Publié le 6 octobre 2016

Clés du van en poche, l'aventure peut commencer ! En route pour la côte ouest !

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Rottnest Island est une petite île paisible, où vivent 18 000 quokkas (petits marsupiaux de la famille des kangourous). Ils sont très sociables et n'hésitent pas à venir à votre rencontre pour un petit selfie !

Le tour de cette île se fait facilement à vélo où l'on peut facilement s'arrêter pour faire trempette dans l'eau turquoise ou observer les baleines à bosses en migration au large de la côte. L'observation des baleines remontant à la surface de l'eau était extraordinaire !

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Publié le 6 octobre 2016

On continue la route en passant par le désert des Pinnacles, ces étranges rochers sortant du désert, dont l'explication est toujours un mystère...

Rencontre avec un echnidé (photo 8)
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Publié le 15 octobre 2016

La route continue le long de la côte en direction de Geraldton en empruntant la wildflowers road, où de nombreuses plantes endémiques nous révèlent leurs plus belles fleurs à travers de vastes parcs nationaux tels que le parc Lesueur ou Badgingarra. Ici, aucune trace de l’homme, c’est le paradis des kangourous, qui nous regardent plutôt bizarrement d’ailleurs …

Arrêtez -vous à n’importe quel endroit, faites un tour à 360°, et imaginez un paysage sans fin, dont on ne voit pas la limite !

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A 577 km de Perth, le long de la côte, se trouve le parc national de Kalbarri. On y découvre deux types de paysages totalement différents… Une partie constituée de gorges offrant une vue époustouflante à 700 mètres de hauteur sur la rivière , et une autre longeant la mer, laissant apparaitre d’anciens récifs, et toujours l’élégante baleine à bosse en quête pour l’antarctique. Passage obligatoire par le Pink Lake, ce lagon rose, qui doit sa couleur au beta carotène libéré par les algues.

Photo 1: Pink lake; photo 2: ancien récif 
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Publié le 19 octobre 2016

Shark bay renferme de nombreuses espèces de plantes et d’animaux menacés, ce qui en fait un sanctuaire pour leur conservation.

Photos 4 et 5: stromatolithes

Cette baie est également connue pour ses dauphins, qui ont pour rituel de se rendre au bord de la plage de Monkey Mia depuis 40 ans, pour savourer quelques poissons fraichement préparés par les responsables du parc de conservation, mais aussi avec précautions pour éviter qu’ils ne deviennent trop dépendants de l’homme. C’était donc l’occasion d’en apprendre plus au sujet des dauphins tout en pouvant les admirer à quelques centimètres de nos pieds !

On peut également y observer des crabes par centaines sortant de leurs trous de sables, ou des pélicans pas très photogéniques !

A quelques kilomètres de là, se trouve une plage où l’on peut observer de nombreux stromatolithes, qui sont des structures solides ressemblant à des choux fleurs, formées par des cyanobactéries. Ces structures représentent une étape majeure dans l’histoire de l’évolution de la terre et sont également utilisées comme marqueurs des changements environnementaux locaux. Bref, un peu de géologie ça ne fait pas de mal !

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Publié le 21 octobre 2016

Sur la route pour coral Bay, petite escale au niveau de Point Quoba pour admirer des geysers, laissant apparaitre des jets d’eau de mer de plusieurs mètres sous l’action de la force des vagues ! Attention, si peur d’être mouillé, s’abstenir !

Sur la route, encore un arrêt sur un point de vue à couper le souffle, après avoir franchis le Tropic du Capricorne !

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Publié le 1er novembre 2016

C'est dans cette petite baie que notre cher campervan stationnera plusieurs jours ! Après toute cette route, il a bien besoin de prendre quelques jours de repos! C'est ici que certains australiens viennent passer leurs vacances, en camping bien sûr ! Ce bel endroit renferme de nombreux coraux qui sont l'habitat de nombreuses espèces de poissons, requins, tortues .... Coral Bay fait partie de Ningaloo Reef qui est un sanctuaire pour la conservation de nombreuses espèces marines et qui s'étend sur de nombreux kilomètres. Alors c'est avec un masque et un tuba qu'il faut partir à la découverte de ce monde ! Les tortues de mer ainsi que le requin à pointe blanche et de nombreux autres poissons étaient au rendez-vous ! Lors d'une sortie en mer pour admirer les baleines de plus près, une raie manta a pointé le bout de son nez, laissant apparaître une silhouette de près de 3m d'envergure planer dans l'océan.

Photo 3: Pélican australien, Photo 4: Requin à pointe noire , Photo 7: Baleine à bosse, Photo 8: Raie Manta
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oct

La route continue en direction du Cape Range National Park, dont la côte fait partie de Ningaloo Reef. La chaleur commence à s'installer, et le mercure atteint 36°C . Encore un beau parc national en bordure de côte, des eaux turquoises d'un côté, des falaises et des gorges de l'autre, des kangourous sur les plages ... Et sur la route... Eh oui, dans cette zone, des dizaines de kangourous morts renversés par des voitures sur à peine quelques kilomètres... Les australiens ont même attribué le terme de "Road Kill" pour désigner tous les animaux tués sur les routes, c'est un véritable problème ici !

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Publié le 1er novembre 2016

Le Parc National de Karijini offre un tout autre paysage, avec ses falaises rouges en plein milieu du Bush, ses gorges menant à des piscines naturelles, ses cascades , difficile de résister à l’envie de se rafraichir un peu…

Photo 6: Famille d'émeus; Photo 9: Chauves souris 

Ici, comme de nombreuses routes du Western Australia, il arrive souvent de croiser seulement 1 voiture en 200km. On est seul sans vraiment l’être, car sur ces routes de sable rouge, on rencontre des vaches, des émeus et des kangourous bien évidemment !

Le temps est venu de quitter le Western Australia, direction le South Australia pour Adelaide à 3750 km, autant dire que la route va être longue !

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C’est en plein milieu du Bush que notre cher campervan a quitté la route … Heureusement aucun blessé, mis à part notre compagnon de route, bon pour la casse… Les galères se sont alors enchainées, puisqu’en plein milieu du Bush, aucune voiture ne passe, aucun réseau téléphonique… Rien, le néant !

Carte en main, il faut essayer de localiser où l’on est, verdict : ville la plus proche à 20 km… Pas le choix d’y aller après avoir récupéré le maximum d’affaires dans le van …

Il ne s’agissait pas d’une ville, mais d’une propriété privée de plus de 200km2. Keith, le propriétaire, a pu tirer le van à l’aide de son 4*4 jusqu’à chez lui … Enfin, jusqu’à sa propriété remplies de vieilles voitures et de caravanes délabrées.

Il nous invite chez lui (dans une sorte de grande cabane couverte de toiles d’araignées), un fusil était sur sa table, pas très rassurés, on lui demande ce qu’il fait dans la vie, il est chasseur de dingos (chiens sauvages).

Il nous invite gentiment à diner en nous proposant des saucisses de bœuf qu’il tue lui-même, et oui, Kaises est un vrai australien du western, qui vit en totale autonomie, à 2h de la ville la plus proche. Il élève ses animaux, va chercher son eau au puit et fabrique tout ce dont il a besoin !


Après avoir mangés, nous acceptons de prendre une douche (car couverts de terre) dans une autre de ses cabanes en tole, pour finalement passer la nuit dans une de ses caravanes délabrées. La nuit fut très fraiche. Le lendemain, Kaises nous a déposé dans la ville la plus proche, Kalgoorlie, à environ 2h de route, où nous avons pu profiter d’une connexion wifi pour rechercher un nouveau van.

Le soir même, nous avons pu en acheter un pour pas très cher grâce à l’aide de quelques australiens. Il faut dire que les australiens sont toujours prêts à vous rendre service ! Le van n’étant pas équipé, il faut retourner chez Kaises récupérer l’équipement de l’ancien van.

Le sort s’acharne encore contre nous, puisque nous tombons en panne de batterie… Heureusement, il y a toujours une voiture qui s’arrête pour nous dépanner ! Arrivés chez Kaises, le van peut enfin être équipé et reprendre la route. Si seulement…. Mais la batterie n’en a pas décidé ainsi… encore en panne, nous parvenons à rejoindre Kalgoorlie pour changer la batterie et faire quelques réparations, ce qui nous coince pour plusieurs jours dans cette ville en plein milieu du bush, où il n’y a pas grand-chose à faire...

Une fois les réparations faites, nous reprenons enfin la route direction Adelaide, à 3000 km d’ici.

A peine 100km de parcourus, la batterie recommence à nous jouer des tours : impossible de redémarrer après un arrêt. Une seule solution, rouler sans s’arrêter….

Après 2 jours de route pénible à avoir sollicité près de 6 personnes pour recharger notre batterie, nous sommes arrivés à Adelaide ! Enfin !

Première chose à faire : se débarrasser de ce van ! Il finira donc ses jours à la casse…

Donc retour à la case départ : achat d’un 3ième van qui peut enfin nous permettre de continuer le voyage !

Sortis d’affaire, direction Kangaroo Island !!

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Kangaroo Island fait partie du South Australia, dont les paysages sont très différents de ceux du Western Australia, vallonnés et beaucoup plus verts, c’est la principale région productrice de vin en Australie. Le choc thermique est également important, puisque de 36°C, nous passons à 16°C, c’est donc en pull que nous allons explorer cette île !

Cette île est réputée pour son miel, son élevage de moutons, mais aussi pour sa faune, qui encore une fois est très présente. Il est possible d’y apercevoir des lions de mer se dorer sur les rochers, des dauphins, des koalas, des kangourous, et tout cela dans un cadre tout à fait exceptionnel ! Le Flinders Chase national Park et ses beaux rochers aux formes étranges donnant sur la mer, la Stokes Bay dont on découvre une plage magnifique après un passage à travers les rochers, et tout ça pour le plus beau plaisir des yeux !

Photos 1et 3: Stokes Bay; Photo 4: Banc de dauphins; Photo 6: Lions de mer; Photos 7,8,9,10,11: Flinders Chase (Admiral Arch, Rema...
28
oct

Après Kangaroo Island, direction Melbourne avec passage obligatoire par la Great Ocean Road, l’une des routes les plus populaires d’Australie, construite en l'honneur des combattants australiens de la Première Guerre Mondiale. Elle longe la mer sur 243 km, avec des rochers rongés par l’érosion, laissant apparaitre de jolies masses en plein milieu de l’eau, dont les plus connues sont surnommées les 12 apôtres, mais aussi par des forêts humides bordées de cascades et de vallons au niveau du Cape Otway National Park. Une route qui a également une histoire puisqu'une centaine de navires se sont échoués le long de cette côte ! L'une des gorges les plus populaires a été baptisée après le naufrage du clipper Loch Ard, qui s'échoua en1878 à l'approche de la fin de son voyage de trois mois qui l'emmenait d'Angleterre à Melbourne. 52 personnes se noyèrent, mais deux survivants de 18 ans dérivèrent dans la gorge où ils trouvèrent un abri.

Photo 3: The Grotto; Photo 4: The Arch; Photo 5: Bay of Islands; Photo 7: Loch Ard; Photo 8: Twelves apostles

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Publié le 27 novembre 2016

Après 1 mois de road trip à travers le pays, il est temps de faire une petite escale à Melbourne, pour faire la révision du van et régler toutes les autres formalités... Mais aussi commencer à chercher du travail, eh oui... c'est bien de voyager, mais il faut renflouer les caisses avant de poursuivre l'aventure ! Donc pas de temps à perdre, recherche d'un job dans les petites annonces, principalement dans le travail en ferme qui permettrait d'économiser les frais liés à la vie en ville (mais aussi parce-que c'est quand même bien plus sympathique de dormir dans le van=)).

Melbourne est une ville plutôt classique avec son quartier des affaires et ses nombreux immeubles. C'est la deuxième plus grande ville d'Australie et elle est réputée pour son côté artistique moderne. L'ambiance y est agréable.

Rencontre de Maud à l'auberge, une belge cherchant également du travail mais qui n'a pas de moyen de locomotion. Nous décidons donc de faire un bout de chemin ensemble après avoir tracé notre itinéraire de fermes chez qui frapper. Direction Griffith, dans le New South Wales, où une annonce recrutant 30 cueilleurs de cerises a été publiée sur internet ! C'est parti pour 500km de routes !

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Publié le 27 novembre 2016

Une fois arrivée à Griffith, nous avons rendez-vous dans une agence de recrutement spécialisée dans le travail en ferme. Nous avons assisté à une petite présentation du « cherry picking » avec d’autres backpackers, qui commencera dans les deux prochains jours, pour une saison de 3 semaines.

Photo 1: Cerisiers, Photo 3: Bin

Il nous aura donc fallu à peine 2 jours pour trouver notre premier job en ferme !

Direction le freecamp le plus proche pour passer la nuit, grâce à notre super application wikicamp. Ce camping est un petit terrain sur lequel on peut se garer au bord d'une rivière, avec accès aux toilettes, d'ailleurs on y remarque vite la rangée de campervans stationnés. Nous sommes donc loin d'êtres seules. Nous faisons la rencontre d’un groupe de français, et quelques québécois, dont la majorité travailleront avec nous. Plutôt bonne ambiance dans le camping, avec tous le même mode de vie, nous partageons nos aventures à bord de nos compagnons de routes. L'histoire d'un binôme nous a d'ailleurs bien fait rire, car ils n'avaient pas d'autres choix que de traverser un marais avec leur van pour venir à Griffith, et ils se sont presque vus dormir sur le toit tellement le niveau de l'eau était haut, tandis qu'un autre couple s'est réveillé les pieds dans l'eau après avoir passé la nuit dans un freecamp près d'une rivière, où ils ont bien crus qu'ils l'abandonneraient sur place... Quant à eux, ils trouvaient drôle le fait que nous en soyons à notre 3ième van en à peine 1 mois. C'était une soirée très agréable malgré les centaines de boutons de moustiques que nous avons découvert sur tout notre corps le lendemain…

Le lendemain, nous décidons d’aller visiter les alentours de Griffith, qui est une ville où il n’y a a priori pas grand-chose à faire, ce qui est plutôt une bonne chose pour faire des économies !

Découverte d’un lac assez sympathique, dommage qu’il ne soit pas autorisé à la baignade avec une telle chaleur… Heureusement, nous avons fait la rencontre de Paul, un père de famille australien qui nous a gentiment proposé de faire un tour de jet ski sur le lac, ce qui nous a bien rafraichit ! Paul nous a même déconseillé de rester dormir près du lac, car les moustiques y sont très nombreux ! Il faut croire qu’ils sont partout dans cette ville les moustiques ! Il nous a donc proposé de garer le van dans son jardin et de profiter de sa maison pour prendre une douche ! Et une douche, quand on est backpacker, ça ne se refuse pas ! C’est avec joie que nous avons acceptée ! Décidément, vraiment sympa ce Paul !

-Premier jour de travail : Rendez-vous 6h30 à la ferme, où nous découvrons que comme annoncé, la saison des cerises est pourrie cette année… Le contractor nous propose même la bin (panier de 15 kg) à 20$, alors qu’elle est d’habitude aux environs de 11$. Eh oui.. le picking est principalement payé au rendement, ce qui peut être un avantage lors des bonnes saisons, ou un inconvénient si il y a trop peu de fruits dans les arbres.

Le picking de cerises est réputé pour être un travail plutôt bien rémunéré lorsque la saison le permet, puisque la cerise est un fruit assez facile à cueillir, et pas trop épuisant puisque les cerisiers sont suffisamment grands pour nous maintenir à l’ombre, ce qui n’est pas un luxe avec plus de 30° au thermomètre !

La journée fut difficile, avec 9h de travail à essayer de remplir le plus possible de bin. Le peu de cerises dans les arbres nous a permis en moyenne de remplir une bin en 2h environ, soit 10$ de l’heure… Ce qui est plutôt peu pour un salaire australien ! Et si par malchance le contractor se rendait compte que trop de cerises étaient dépourvues de queues, la bin n’était pas comptée, soit 2h30 de travail pour rien. De plus, selon les personnes qui venaient ramasser nos bin pour nous les comptabiliser, la quantité de cerises n’était pas suffisante, alors il fallait continuer de cueillir des cerises pour l’ancienne bin, qui pour nous semblait pleine… Résultat : 5 bin en 9h de travail… Soit 100$ la journée.

Le soir, nous découvrons les douches publiques chaudes et gratuites dont nous avaient parlés d’autres backpackers. D’ailleurs, après le travail, une petite file d’attente se crée autour des douches, au niveau desquelles nous nous retrouvons tous, plus sales et épuisés les uns que les autres.

Après ça, petit passage par le centre commercial, que nous remercions pour sa wifi gratuite, ses prises électriques et ses fauteuils en cuirs sur lesquels nous nous installons comme si nous étions dans notre canapé.

Puis retour au freecamp et repas avec le groupe de français où l’on partage notre première journée éprouvante, tous un peu déçus du rendement.

-Deuxième jour de travail : Catastrophique, l’allée ne possède que 2 à 3 cerises par arbre, ce qui donne 2 bin remplies en 5h de travail, soit à peine 5$ de l’heure (environ 3€50), plutôt désespérant !

On ne se laisse pas abattre, pas le temps pour la pause déjeuner, car une journée à 40$, c’est hors de question ! Finalement, l’allée suivante est plus gourmande, puisque 2 bin sont remplies en 2h30 ! Donc résultat de la journée : 4 bin pour 9h de travail…

Cette journée nous a permis de nous rendre compte que certaines allées possèdaient plus ou moins de cerises, et que sachant ça, certains pickers arrivaient 30 min à l’avance pour choisir leur allée de cerises… Bien que découragées par la journée peu productive, nous décidons donc de faire pareil en nous levant à 4h30 pour les 3 prochains jours.

En effet, lorsque les allées possèdent plus de cerises, il est possible de faire 6 bin dans la journée, ce qui est plutôt encourageant ! Nous apprenons par la suite que le travail se termine le vendredi, soit au bout de 5 jours de travail ! Donc nous sommes attirées par une annonce recherchant 30 pickers pour une durée de 4 semaines, puis on nous dit que la saison durera certainement 2 à 3 semaines, pour au final travailler 5 jours… Comme quoi, comme le disent certaines mauvaises langues, il faut diviser par 2 ou 3 ce que les australiens nous disent !

Le dernier jour était le plus chaud, avec plus de 36°C, difficile d’être autant dynamique que les autres jours, surtout qu’il s’agissait d’une journée de « cleaning » qui consiste à vérifier qu’il ne reste plus aucune cerise dans les arbres.

Ce premier job terminé, nous n’avons plus qu’à attendre notre salaire, qui est hebdomadaire en Australie, et se remettre à la recherche d’un nouveau travail !

Durant cette semaine, nous avons fait la rencontre de plusieurs fermiers à la recherche de backpackers, qui se sont rendus sur notre camping afin de nous proposer du travail dans le picking et le packing d’ail pour fin novembre. Une autre rencontre improbable d’un fermier, qui nous a renseigné pour trouver des machines à laver, et qui recherchait également des backpackers pour travailler chez lui. Nous finissons donc cette semaine avec quelques adresses et numéros en poches !

Petit imprévu avec les papiers concernant le transfert de nom du véhicule qui n’a pas encore été effectué…

Petite formation concernant l’incompréhensible fonctionnement de la paperasse des véhicules lors de l‘achat : L’Australie est constituée de 6 états, et par conséquent de 6 modalités différentes pour l’achat d’une voiture. Notre van étant acheté et immatriculé dans l’état du South Australia, le document officiel de vente et d’achat à remplir doit provenir de cet état. Chose faite, il est écrit noir sur blanc que l’on peut envoyer à une adresse jointe, les documents de vente, ainsi qu’un justificatif de domicile dans l’état en question (chose difficile quand on vit dans un van) et les frais de transfert de noms associés. Malheureusement, pour une raison que nous ignorons encore, la lettre nous a été renvoyée (à Melbourne, où nous ne sommes pas du tout). Deux solutions s’offrent alors à nous après 30 min d’entretien téléphonique quasi-incompréhensible : retourner dans la ville la plus proche dans le South Australia (à plus de 600km de Griffith) pour se rendre en personne dans un bureau des transports, ou immatriculer le véhicule dans l’état où nous nous trouvons, c’est-à-dire débourser des frais pour changer la plaque, la rego (équivalent de la carte grise) qui est bien plus chère dans l’état du New South Wales que dans celui du South Australia… De plus, à la revente, un véhicule immatriculé dans le South Australia comporte des avantages pour l’acheteur puisque la rego (qui doit être renouvelée tous les 3 à 6 mois) est bien moins chère que celle du New South Wales par exemple. Enfin bref, cela promet de nombreux casses-têtes, et cette affaire doit être réglée au plus vite puisque la loi demande à ne pas dépasser 14 jours pour le transfert de nom, ce qui est déjà passé.

Nous décidons donc d’aller en personne dans la ville la plus proche dans le South Australia, qui est Renmark. Petit problème, la lettre étant en transfert vers l’ancienne adresse d’auberge de jeunesse de Melbourne, il faut ensuite qu’elle nous soit transférée à la poste de Renmark, en espérant que ce ne soit pas trop long…

Cette petite excursion de dernière minute tombe parfaitement bien, puisque l’arrivée de Mathilde en Australie (le second membre du binôme de l’ESI’oZ), et plus particulièrement à Griffith, nous permet de reprendre la route vers un nouvel horizon, à 3 à bord de notre compagnon de route qui nous donne bien du fil à retordre ! Alors on dit au revoir à tout le monde et c’est reparti pour 600km dans le sud !

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Publié le 5 décembre 2016

Nous voilà à Renmark, de retour dans le South Australia, où nous décidons d’aller à Madec (la même agence qui nous avait recrutée pour le picking de cerises à Griffith, spécialisée dans le travail en ferme) afin de trouver du travail au plus vite, en attendant l’arrivée de la lettre. A l’agence, on nous explique que la saison des fruits n’a pas encore commencée, et que les forts orages ont détruits la plupart des cultures, et qu’il n’y a donc pas de travail pour nous pour le moment.

Heureusement, chanceuses comme nous sommes, un homme qui se trouve à l’agence et qui a suivi notre conversation, nous indique qu’il y a une ferme pas très loin qui met des fruits en barquettes (packing) et que nous pourrions toujours essayer d’aller voir.

Nous trouvons cette fameuse ferme 15 min plus tard, appelée PALVOS FRUITS.

Anna (la responsable du packing) nous accueille très chaleureusement. Après avoir expliqué que nous étions à la recherche d’un travail, elle nous prend immédiatement à l’essai durant deux heures. Le job consiste donc à trier et ranger les abricots dans des barquettes, en respectant un certain poids. Anna décide alors de nous garder et de revenir le lendemain, et nous propose 16$ de l’heure non déclaré (donc non taxé). Ce salaire n’est pas très élevé, mais il est à l’heure et puis comme nous devons de toute façon rester là jusqu’à ce que la lettre arrive, nous acceptons. Cependant, deux d’entre nous désirant obtenir le 2nd visa sont obligées de déclarer le travail (qui exige les fiches de paie en justificatif des 88 jours de travail en ferme), ce qui embête un peu Anna, qui est obligée de nous payer 21,40$/h taxé à 35%.

Contentes de notre première journée qui nous a permis de décrocher un job rapidement, il nous reste à trouver un free camp pour dormir. Après être allées à l’office de tourisme, nous nous rendons au free camp qui a l’air le plus sympa. Lorsque nous arrivons la nuit tombée, nous nous retrouvons en face d’une route barrée infranchissable due à la montée des eaux. La Murray River, qui passe à Renmark, déborde chaque année durant une assez longue période, provoquant alors de nombreuses inondations. Il n’est pas rare de voir des routes complètements inondées ainsi que des prairies semblables à des marais. Cette région, nommée Riverland, constitue un habitat pour de nombreuses espèces d’oiseaux.

Après cette fausse route et la visite de plus de trois free camps, nous nous installons sur un camping proche de la route mais avec toilettes, barbecue et tables, où nous avons fait la rencontre d'une araignée bien sympathique...

Retour à la ferme le lendemain à 7h où notre première vraie journée de travail se passe très bien. Toutes les journées sont assez semblables, nous travaillons de 7h30 à 14h la première semaine, puis les journées deviennent plus longues (7h00-14h30). Les journées sont assez courtes, et généralement, nous ne travaillons pas le vendredi, ce qui nous fait une semaine à 400$, bien loin de nos espérances….

Nous travaillons toutes les 3 avec Anna au packing, tandis que son mari apporte les palettes de fruits qui viennent d’être cueillis.

Le rythme de travail y est agréable, puisque nous avons une pause à 10h00 où l’on peut déguster un café grec avec des gâteaux dans le jardin. Le midi, nous avons une pause de 30 minutes pour manger. Toutes les pauses se font en compagnie des 3-4 cueilleurs, des fermiers, des deux chiens de la ferme (Simba et Lulu) et même du chat quand son humeur l’a décidé. L’ambiance à la ferme est très sympathique, nous apprenons à mieux connaitre cette famille grecque née en Australie. De plus, tous les jours, nous avons la possibilité d’emporter quelques fruits prêts à déguster. A nous les guacamoles avec les bons avocats de la ferme !

La majorité des fruits que l’on met en barquettes sont des abricots, mais il nous arrive de trier des prunes, des nectarines et des avocats issus de la ferme. Lors d’une journée qui atteignait les 36°C, nous avons été réquisitionnées pour la cueillette des abricots en raison de l’annonce de pluies et de vent. La journée est passée vite et nous avons certainement bu 3 litres d’eau chacune.

Après le travail, rendez-vous à notre emplacement favori avec la WIFI et la vue sur la Murray River. Lorsque les températures frôlent les 30°C, on a la possibilité d’aller faire un tour à la piscine de Renmark, qui nous permet également de prendre une petite douche ou de se baigner dans la rivière.

Renmark est une petite ville très sympathique et même touristique. Tous les soirs à la nuit tombée, on peut assister à la parade des possums, ces petits marsupiaux ressemblant à des écureuils qui sortent des palmiers, pour déguster des morceaux de carottes soigneusement accrochés par une habitante de la ville, qui vient les déposer tous les jours accompagnée de ses 3 chiens, dont Ruby, un chihuahua qui vient s'installer tous les jours avec nous .

La Murray River est bordée de nombreux parcs nationaux dans lesquels nous avons pu nous promener et croiser des kangourous et des koalas. Elle est également réputée pour être une région de vignobles, où nous avons pu faire une dégustation de vins chez une famille grecque.

Après 1 semaine passée sur le free camp qui ressemble plus à une aire d’autoroute, nous en avons découvert un autre, très rustique, au bord de la Murray river où nous pouvons admirer le coucher de soleil lors du diner.

Après deux semaines passées à Renmark, Maud est parti en direction d’Adelaïde pour de nouvelles aventures. C’est donc Carmen qui nous rejoint, une grenobloise rencontrée sur le camping de Griffith qui est également à la recherche d’un travail. Malheureusement, Anna n’a pas besoin d’une personne supplémentaire…

A peine deux jours après son arrivée, nous apprenons que notre job se termine, du fait qu’il y a suffisamment de personnes pour la semaine suivante. Cela tombe plutôt bien, puisque la lettre vient enfin d’arriver, ce qui nous permet de chercher autre chose de plus rentable.

Direction le département des transports pour régler les papiers de la voiture qui nous appartient enfin !

Voilà une bonne chose de faite, il est temps de reprendre les recherches pour un nouveau travail ! Nous avons également quelques contacts en poche, grâce à des personnes rencontrées plus tôt qui nous ont donné le numéro d’un contractor travaillant pour une ferme de tomates à 3h de Renmark. Après l’avoir appelé, il nous donne rendez-vous le lendemain à l’agence Madec, qui nous avait dit la veille qu’il n’y avait toujours aucun travail dans la région du fait du mauvais temps. Nous avons donc rendez-vous 3 jours plus tard pour une petite présentation du travail, qui commencera certainement que dans 15 jours… Il nous faut alors trouver un autre travail en attendant… Nous passons ainsi tout un week-end à faire les annonces, appeler les différents contacts que nous avons, mais il n’y a pas de travail pour tout de suite …

Nous attendons donc la fameuse présentation qui n’a finalement lieu que le lendemain du jour prévu. Nous décidons d’appeler une ferme de packing de cerises, trouvées la veille, qui recherche alors 40 packers. L’appel porte tout de suite ses fruits puisqu’on nous demande de commencer d’ici 2 jours.

Nous voilà donc de retour sur la route après 3 semaines de packing à Renmark pour …. Wandin East dans le Victoria, à 8h d’ici. Nous décidons de partir dès la fin de la présentation du job des tomates.

7
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Nous voilà bien arrivées à Wandin , dans la Yarra Valley, où démarre la saison des cerises. La Yarra Valley est une région agricole vallonnée, parsemée de petites routes escarpées entre les prairies vertes. On y croise de nombreuses fermes de fruits.

Nous passons notre première nuit sur un petit terrain d’herbe, en plein milieu d’un village lors de notre arrivée.

Le lendemain, nous avons rendez-vous à 7h45 à la ferme pour débuter une nouvelle expérience dans le packing de cerises. Ici, rien à voir avec la ferme familiale de Renmark, il y a déjà une vingtaine de backpackers travaillant à la chaine. Le travail consiste à trier chaque cerise qui arrive sur le tapis. Nous sommes plusieurs par tapis et le dernier les range dans des boîtes, direction la Thaïlande ! Le travail est assez simple, mais il est très répétitif et statique, puisque seuls nos bras travaillent, et nous devons garder la tête baissée afin de ne pas oublier quelques cerises. Il nécessite donc quelques étirements. Il fait également extrêmement froid pour la conservation des fruits, nos mains sont gelées et rongées par les cerises qui arrivent trempées d’eau de javel. Après 4h de travail et une pause, le fermier nous dit « à dimanche », c’est-à-dire 4 jours plus tard. Ravies de découvrir que la saison n’est pas meilleure ici qu’ailleurs après plus de 800 km de route, nous décidons d’aller nous consoler 3 jours au Wilson Promontory National Park, à 2h30 de Wandin.

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Le Wilson Promontory National Park est un parc national côtier du Victoria, alliant montagnes et mer, dont les vastes paysages laissent souvent apparaître une rivière se jetant dans la mer. C’est la pointe la plus au sud du pays, et les températures avoisinent les 12 degrés en cette fin de printemps.

Photo 16: Mathilde qui fait des acrobaties;  Photo 17:  Vue du au sommet du Mont Obéron; Photo 18: Wallaby; Photo 19: Wombat

C’est à pieds que nous partons à la découverte de ce parc, à travers des sentiers de randonnées traversant les forêts d’Eucalyptus et débouchant sur des plages.

C’est dans ce parc que nous avons fait notre première rencontre avec un wombat, encore un étrange animal à poche, un peu pataud mais tellement mignon ! Le deuxième jour, nous en avons croisé un autre en train de brouter tranquillement l’herbe d’un camping. Nous avons pu l’approcher et même le caresser !

La deuxième journée était éprouvante, avec plus de 20km de marche, dont une randonnée menant au sommet du Mont Obéron à 600m d’altitude, donnant une vue époustouflante sur le parc.

11
déc
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Publié le 7 janvier 2017

Retour à Wandin, où après nous être perdues plusieurs fois, nous finissons par arriver à la ferme avec 10 minutes de retard.

Ibis

Journée assez difficile avec les nombreuses courbatures dues à nos randonnées, mais nous repartons après 8h de travail ! Et rendez-vous pour la prochaine journée de travail …….. MERCREDI ! Donc 3 jours sans travailler une nouvelle fois…

Nous avons fait la rencontre d’autres backpackers qui cumulaient plusieurs jobs pour travailler une semaine complète. Encore une fois, on nous dit que la saison précédente, les journées de travail étaient entre 8h et 10h et 7j/7, contre 2 jours cette année.

Dans le même temps, nous recevons un appel de MADEC, l’agence de recrutement où nous avions passé différents tests avant de quitter Renmark, pour le fameux job des tomates. On nous demande d’être présentes d’ici 4 jours pour une autre présentation du job, censé débuter la semaine suivante. Devant travailler la veille dans notre job actuel, il est impossible pour nous de nous rendre à cette réunion dès le lendemain matin, à 800km d’ici.

C’est à Lilydale, près d’un lac, que nous campons le soir, où nous avons accès au centre commercial à quelques pas de là, afin de recharger nos téléphones et avoir accès à internet. Nous pouvons également profiter de la piscine municipale pour nous rafraichir et prendre une douche. Nous sommes en bonne compagnie, avec de drôles d'oiseaux à long bec qui viennent picorer l'herbe, les ibis.

De retour à la ferme pour une troisième journée, le GPS nous perd à nouveau, et c’est en stress que nous arrivons avec quelques minutes de retard, encore une fois…

Pensant que nous allons nous faire virer de suite, nous réussissons finalement à nous glisser dans la chaîne. Il est 12h10, le fermier nous annonce la fin de la journée et rendez-vous dimanche.

Il nous parait donc nécessaire de partir et de prioriser le job des tomates dont la réunion a lieu le lendemain et qui nous assurerai un travail de plus d’un mois avec de nombreuses heures.

C’est en vitesse que nous réglons toute les formalités pour nous empresser de prendre la route, direction le South Australia une nouvelle fois. Notre superviseuse, désolée que nous partions déjà, nous assure que la semaine suivante sera plus généreuse en travail, mais nous décidons tout de même de partir, sans avoir pu prévenir l’agence de notre changement de décision puisque celle-ci reste injoignable toute la journée.

15
déc

Nous voilà arrivées à Renmark, direction MADEC pour notre "plan tomates", où nous avons la surprise d’apprendre que la présentation a lieu dans 30 min mais à Adelaïde, à plus de 2h de Renmark. Nous essayons d’insister en expliquant que nous venons de loin et que nous avons quitté notre ancien job exprès et que nous n’avons pas réussi à les contacter. Rien à faire, il est impossible de commencer le job sans avoir assisté à la réunion, et la prochaine a lieu certainement en janvier. Nous apprenons qu’il commencera plus tard que prévu du fait du manque de soleil. L’agence n’a rien d’autre à nous proposer…

C’est ainsi que nous nous retrouvons à Renmark, à notre endroit favori, au bord de la rivière, à passer nos journées à faire les annonces, à appeler une cinquantaine de fermes par jour, à aller directement voir les fermes du coin… Malheureusement, la saison redémarre début janvier dans la plupart des fermes. Il nous faut donc continuer les recherches désespérément, alors que les fêtes de fin d’année approchent à grands pas…

Heureusement, nous pouvons compter sur la gentillesse des gens, quelques personnes tentent de nous donner quelques adresses à aller voir, où nous avons pu laisser nos numéros de téléphone à quelques intéressés. Nous avons recroisé l’un des fermiers chez qui nous étions allées frapper deux semaines auparavant, et qui nous avez presque menacé d’appeler la police, du fait que nous nous soyons introduites chez lui. Il avait finalement pris notre numéro mais ne nous avait jamais rappelé. Cette fois-ci, plus aimable, il nous a proposé de repasser chez lui, encore un taudis avec plein de caravanes délabrées, afin de voir ce qu’il pouvait faire. Une fois de plus, c’est le néant jusqu’en janvier...


Après une énième matinée de recherche de travail, notre moral est à zéro, nous n’avons plus aucune piste et ça fait plus d’une semaine que nous ne travaillons pas. Nous sommes situées devant la Murray River comme tous les jours, lorsque le capitaine du bateau mythique de Renmark, qui est quasiment tous les jours amarré près de notre lieu favoris à passer des chansons en boucle, vient nous proposer de faire un tour de bateau avec lui, qui est d’une architecture plutôt originale.

Sans hésiter, nous sautons à bord de cet étrange bateau en compagnie de 5 poules, de soutiens gorges et de tasses accrochées au mur. C’est un univers complétement dingue, il nous explique qu’il vit 90% de l’année sur ce bateau qu’il a construit de ses propres mains et surtout aménagé de manière étonnante et avec goût.

Nous voilà sur la Murray River, nous ne savons pas où nous allons mais nous y allons. Les gens sur la rive nous prennent en photos, nous sommes les VIP et super heureuses de pouvoir nous changer les idées. Après une heure de balade, nous arrivons à destination, déjà fini …. et nous voilà reparties dans la recherche de travail.

Alors que notre situation professionnelle ne s’améliore pas, nous décidons de quitter Renmark (définitivement nous l'espérons...) pour tenter notre chance à Mildura, à une centaine de kilomètres de là, la veille du réveillon de noël.

Photo 3: les nuits étoilées australiennes comme on les aime ! Photo 1,2,4-13: Croisière sur la Murray River



23
déc
23
déc
Publié le 18 janvier 2017

Mildura est une ville un peu plus grande que Renmark, qui possède des Working Hostels, qui sont des auberges ayant des contacts avec les fermiers proposant du travail à ceux qui y résident. En compensation, on doit payer une chambre 160 dollars par semaine. Etant donné que nous avions trouvé plusieurs annonces de ce genre, dont une qui nous intéressait plus particulièrement puisque c’était du packing d’asperges payé à l’heure, nous nous sommes donc décidées à nous y rendre, bien qu’il ne nous soit pas nécessaire de payer un logement. Nous sommes bien mieux en compagnie de notre super compagnon de voyage !

Arrivées à l’auberge, nous demandons plus d’informations à propos de l’annonce, et la propriétaire nous explique que le travail commence seulement dans 3 jours, qu’il faut payer un teeshirt de travail 15 dollars, ainsi qu’un bus qui nous emmène tous les jours au travail, obligatoire à payer... Nous sommes alors sceptiques puisque qu’il y a plein de choses à payer en plus des 160 dollars et nous nous demandons si ce travail sera vraiment rentable. Nous leur expliquons alors que nous allons réfléchir et que nous reviendrons dans la journée. Toute la journée, nous allons d’auberges en auberges pour dénicher un meilleur plan. Malheureusement, nous ne trouvons rien, nous sommes dans la période creuse, tous les boulots commencent dans plus d’une semaine.

Après concertation, nous revoilà à la première auberge, que nous avons finalement choisi en attendant de trouver mieux. Nous essayons alors de négocier pour dormir à l’auberge seulement lorsque nous commencerons à travailler, mais à peine avoir fini notre phrase, on nous demande si nous sommes les filles passées ce matin et nous annonce qu’il n’y a plus de place. A ce moment nous comprenons qu’ils n’ont pas apprécié toutes nos questions et nous vire avec une excuse bidon.

Retour à la case départ, nous sommes déçues d’avoir été jetées de l’auberge. C’est à ce moment que nous avons réalisé qu’il nous fallait ce boulot de toute façon. Mais trop méfiantes, il nous est passé sous le nez !

Nous sommes donc à Mildura, sans travail et à un jour de noël. Nous décidons donc de passer la nuit dans un free camp et de reprendre la route le lendemain, pour fêter noël dans le parc national des Grampians à 4 heures de route.

La journée pourrie n’étant pas terminée, arrivées au free camp près de la Murray River (qui passe également à Mildura) nous nous installons pour manger, la nuit tombe vite, nous sommes envahies de moustiques, il fait super chaud et d’énormes araignées sortent pour tisser leur toiles juste à côté de nous et d’autres se baladent par terre. On se rend compte qu’on ne pourra pas dormir ici avec la porte du van ouverte. On commence à ranger toutes nos affaires lorsque qu’une bestiole est trouvée sous nos affaires, sans même l’avoir identifiée, tout le monde cri et finalement ce n’était qu’une petite grenouille. Nous sommes toutes à cran et allons chercher un endroit loin de la rivière et des arbres.

Le lendemain, direction le parc national des Grampians.

24
déc
24
déc
Publié le 18 janvier 2017

En route pour Les Grampians, nous ne perdons pas de temps, nous nous arrêtons prendre une douche fraîche à un endroit que nous connaissons déjà, aménagé pour les routiers, au bord d'une route dans un petit village. Nous nous arrêtons également faire quelques courses pour notre repas de noël.

Arrivées aux Grampians, nous essayons d’atteindre un mont pour avoir une belle vue du coucher de soleil sur le parc pour le réveillon de Noël, mais la route est barrée et la nuit va bientôt tomber. On se pose donc sur un autre point de vue un peu plus bas pour manger et cuisiner nos délicieux toasts (guacamole, saumons crème sur des blinis) au coin d'un feu de camps, face à la vallée, sans oublier la sangria, et en dessert un gâteau au chocolat ainsi qu'une bonne salade de fruits !!!! C’est un grand repas pour nous mais tellement diffèrent de nos repas de noël en France.

La soirée de noël ne pouvait pas se passer sans problème… lorsque la nuit tombe, Carmen réalise l’inspection journalière de l’extérieur du van pour détecter tout insecte étranger, lorsqu’on découvre une grosse araignée sur le van alors que les portes du van sont ouvertes. Fermetures immédiates du van, au bout de 20 min, l’individu est neutralisé et est retourné dans la nature.

Le lendemain c’est noël, il fait 37 degrés, on part donc pour les cascades afin de rester dans l’eau tout l’après-midi. Les cascades sont splendides, il y a pas mal de monde, mais on ne pouvait pas trouver un meilleur endroit pour passer noël, bien qu’il soit légèrement différent de celui dont on a l’habitude, bien au chaud au coin d’un feu. Au passage, nous nous arrêtons à différents points de vue, célèbres par leurs masses rocheuses s’avançant au- dessus du vide, nous rendant minuscules face à ce vaste paysage.

Maintenant que le weekend est terminé, on doit se remettre à la recherche de travail, et partir du parc afin de capter internet.

Arrivées à Horsham, la ville la plus proche du parc, nous faisons toutes les annonces. Nous décidons alors de partir à Shepparton dans le Victoria, car la saison des fruits débute prochainement, d’après les habitants de Renmark. Nous voilà reparties pour 5 heures de route.

27
déc
27
déc
Publié le 18 janvier 2017

Lorsque nous arrivons dans les environs de Shepparton, nous nous arrêtons à tous les vergers que nous croisons dans l’espoir de trouver du boulot. Après avoir analysé les champs, on se rend compte que les fruits ne sont pas mûrs et même le working Hostel de Shepparton n’a pas de travail pour nous. La récolte des pommes et des poires aura 3 semaines de retard …

Après une longue réflexion, nous nous décidons à rejoindre Orange, à une journée de route, pour du picking de cerises, proposé deux semaines plus tôt par Karl (le premier contractor de Marie- Camille, peu fiable car un peu escroc sur les bords…).

C’est donc avec dernier recours que nous partons travailler pour Karl dans les cerises, un job payé au rendement…

Nous nous arrêtons à mi-chemin pour manger et découvrons des douches gratuites ! Nous décidons donc de rester dormir à cet endroit !

29
déc
29
déc
Publié le 18 janvier 2017

Dès notre arrivée, nous nous installons sur une aire de repos près d’une grande route, située à quelques minutes de la ville. Un endroit plutôt sympa, avec un petit coin en herbe avec vue sur les collines car Orange est assez vallonnée. On y fait la rencontre de plusieurs backpackers avec une proportion de 100% de français. Nous sommes donc à la fois heureuses de voir des compatriotes, mais aussi déçues puisque nous comprenons que notre anglais ne va pas s’améliorer ici.

Le lendemain, nous sommes déjà en train de grimper dans les cerisiers à 7h, afin de remplir au plus vite nos paniers. Les arbres sont grands et bien garnis, bien mieux qu’à Griffith, bien que la bucket (petit panier d’environ 8kg) soit payé 8$. Nous sommes donc payés environ 1$ le kg hors taxe, et le prix du kilo de cerises en supermarché est de 20$ …

Nous gagnons entre 100 et 150$ la journée pour 9 à 10 heures de travail, tandis que certains pickers, comme les québécois (les professionnels du picking de cerises car entrainés dans leur pays) ou les asiatiques peuvent atteindre les 300 à 600$ la journée ! Les conditions ne sont pas trop difficiles car la chaleur est supportable, nous faisons pleins de rencontres, notamment encore des français , mais les journées sont fatigantes, puisqu’il faut tout donner de soi-même pour gagner un maximum d’argent !

Le 31 décembre approchant à grands pas, nous décidons d’aller fêter le nouvel an à Sydney, à 3h30 d’Orange. Pas question de louper le deuxième plus beau feu d’artifice du monde !

31
déc
31
déc
Publié le 18 janvier 2017

Arrivées à Sydney en compagnie de … Sidney, un français rencontré sur notre aire de camping, nous avons la chance de trouver une place gratuite pour stationner, où il est toléré de dormir dans son véhicule, grâce aux conseils de backpackers rencontrés également à Orange. En effet, il n’est pas de refus de pouvoir dormir gratuitement à Sydney, dans la période où tous les prix explosent !

Nous essayons de nous faire une place parmi la foule immense venue du monde entier pour admirer le feu. Cependant, nous arrivons vers 18h, un peu tard pour avoir la vue sur l’opéra ainsi que Harbour Bridge en fond, sachant que la plupart des gens sont installés depuis près de 2 jours pour avoir la meilleure place. Nous avons donc peu de visibilité sur l’opéra. Il nous faut donc attendre minuit. En attendant, des avions distraient la foule en faisant des loopings dans le ciel. Minuit est enfin là et on en prend plein les yeux, le feu est splendide. La soirée ne fait que commencer, nous rencontrons des gens de différentes nationalités, nous partons à la recherche d’un endroit pour sortir mais il est tard pour l’Australie, tous les bars ferment à 2h, même le 31 décembre ! Bonne soirée tout de même !!!

Le lendemain, nous avons fêté le nouvel an avec un français, deux australiens et un argentin, qui nous ont offert une coupe de champagne, avant de reprendre la route en direction d’Orange, après 4h de sommeil, car le picking reprend le lendemain à 5h30, bien que le 2 décembre soit également férié en Australie. C’est à Sydney que Carmen nous quitte pour de nouvelles aventures.

2
janv
2
janv
Publié le 18 janvier 2017

Après 3 jours de picking sous haute tension entre les bagarres et les insultes sous les cerisiers, Karl nous propose du packing de cerises payé à l’heure (22,13$) pour 8 heures de travail par jour et 6 jours par semaine. Cela nous fait donc 150$ la journée et nous travaillons environ 48h par semaine.

Sans hésiter, nous acceptons et arrivons dans une petite ferme tenue par un couple d’australiens d’une soixantaine d’année. L’ambiance de travail y est complètement différente, plus aucune pression, tous les employés s’entraident et Sue, la fermière, nous impressionne avec son énergie, elle court partout toute la journée comme si elle avait 20 ans, soulève des palettes lourdes, conduit les machines ! Sue et son mari Graham sont des personnes adorables, souriantes, toujours de bonne humeur, qui nous remercie de notre travail à la fin de chaque journée. Le packing est plus sympa ici qu’à Wandin, où il était plus « industriel ».

Le soir nous retrouvons tout le monde au camping, notamment Coralie, qui voyage seule à bord de son van, et qui a également eu un accident avec dans la forêt tropicale de Daintree dans le Queensland. Son van s’est retourné dans la descente d’une piste 4*4 avec ses 3 amies, et elles ont dû attendre le lendemain pour que quelqu’un vienne les sortir de là. Elles ont également vu leur vie défiler, car obligées de dormir dehors en tente, alors que cette forêt est connue pour renfermer de nombreux animaux dangereux tels que des serpents et des crocodiles. Cependant, ce moment reste l’un de ses préférés, car en voyage, les meilleurs moments restent les imprévus ! Tant d’histoires que l’on apprend à chaque rencontre ! La pauvre Coralie n’est pas au bout de ses peines, car phobiques des araignées (comme nous d’ailleurs) a eu la mauvaise surprise d’en découvrir deux en 3 jours dans son van !

Après le départ de nombreux backpackers ayant arrêtés de travailler pour Karl, nous sommes seules sur l’aire de repos. Nous décidons alors d’en rejoindre d’autres dans un free-camp au niveau du Mont Canabolas, à plus de 1000m d’altitude. Cet endroit est très agréable, en plein milieu de la forêt, les campeurs y sont installés avec leur tente. Le soir et le matin, on peut y apercevoir quelques kangourous curieux qui viennent manger sur le camp, ainsi que des perroquets. Nous nous retrouvons là-bas tous les soirs, après avoir passées l’après-midi au bord d’un lac aménagé pas très loin. Nous avons également fait une petite randonnée au départ du camping et menant à une cascade avec très peu d'eau et le soir, soirée crêpes !

Concernant le travail, nous avons quelques problèmes avec Karl, qui paye en retard, qui ne remplit pas correctement les fiches de paies où qui oubli de l’argent.... Tant de problèmes qui nous soucient chaque semaine, mais qui finissent par s’arranger en insistant un peu… enfin beaucoup !

Après 1 semaine et demie de packing en compagnie de Sue et Graham, ils nous offrent des boissons fraîches et nous annoncent que la saison des cerises se termine le lendemain. Nous leur disons au revoir, car ils aimeraient qu’on revienne l’année prochaine ! La période de travail s’achève pour nous après 3 mois à tenter tant bien que mal à remplir les caisses, et il est temps de reprendre la route pour de nouveaux horizons. Direction les Blues Mountains pour une journée canyoning, puis Jervis Bay pour prendre un peu de repos sur l’une des plages les plus blanches du monde, en attendant de rejoindre Sydney pour l’arrivée de Gauthier !

Photo 5: Photo avec Sue et Graham pour notre départ; Photos 6 et 7: Free camp; Photos  8,9,10: Randonnée au Mont Canabolas
20
janv



Visite surprise durant la nuit

Nous voilà à jervis bay, sur la côte est, après un bref arrêt aux Blue mountains, où nous avons suivis nos amis depuis Orange.

Malheureusement, le temps n'était pas favorable à nos petites excursions en montagne, notamment à cause de la pluie. Un autre petit imprévu a fait que nous nous sommes retrouvées à passer la nuit au bord d'une route en montagne. Notre ami Jules, qui voyageait avec Miredo, une espagnole rencontrée également à Orange au camping, arrivée à l'improviste en Australie après avoir suivi des français rencontrés en Californie, est tombé en panne de batterie. Nous avons donc décidée de leur tenir compagnie sur le bord de la route, en attendant le lendemain qu'il répare son van.

Nous nous retrouvons donc à deux van et une voiture, un autre ami nous ayant rejoint, sur le bord d'une route, nous n'avions pas eu aussi froid depuis longtemps, puisque la pluie et le vent étaient au rendez-vous, avec une température avoisinant les 12 degrés. Nous avons alors installé notre petit campement à l'abri de la pluie pour pouvoir manger et discuter au sec.

Le lendemain, il est temps cette fois-ci de dire au revoir et c'est avec Miredo que nous prenons la route pour Jervis Bay, qui sera notre nouvelle travel mate pour les quatre prochains jours en attendant de rejoindre Sydney.

Jervis Bay est un petit coin de paradis, avec ses nombreuses petites creeks et son sable blanc, bordé par le parc national de boodaree. L'une de ses plages, Hyams Beach, détient même le record de sable le plus blanc du monde, tout cela avec une eau cristalline ! Presque sur la plage, on croise beaucoup de kangourous que l'on peut quasiment caresser, et de nombreuses perruches multicolores. Côté plage, il y a de grosses vagues et un grand soleil !

De quoi se relaxer un peu après le travail !

Lors d'une petite excursion à l'une des creeks, nous avons rencontré deux australiens accompagnés de leurs planches de surf, qui se sont joints à nous et nous ont prêté un peu de matériel pour surfer et faire du bodyboard. Nous avons donc pu profiter de la mer un peu agitée, et passer une très bonne journée à l'australienne.

Le soir, nous sommes obligées de sortir du parc national afin de dormir gratuitement, et après une première nuit passée au bord de la route, nous avons décidées de passer la suivante dans un petit chemin, près d'un bois, assez éloigné des habitations. Cette nuit était certainement la pire de toutes ....

Aux environs de 1h du matin, nous sommes réveillées par un bruit de vaisselle, de notre vaisselle puisque nous avons l'habitude de la laisser dehors au bord du van avec notre glacière ... Pensant que c'est un animal, nous tentons de nous rendormir, mais nous apercevons la lumière d'une torche et un chien qui aboie juste à côté du van. Effrayées, nous restons dans le van sans bouger, tandis que nous n'arrivons pas à joindre Miredo qui est dans sa tente pas très loin, et cette personne reste près du van durant près de deux heures, à faire des aller-retour, nous ne savons absolument pas ce qu'elle peut bien faire, à fouiller dans nos à faire à cette heure la près d'un bois...

Nous finissons par nous rendormir lorsque le silence revient, mais le lendemain, à 6h, nous sommes réveillées à nouveau par le bruit du cooker. Pensant que Miredo était déjà levée, nous apprenons deux heures après que ce n'était pas elle, mais encore cette mystérieuse personne qui était revenue le matin et qui nous a laissé un chantier pas possible devant le van... Comme un animal l'aurai fait, notre poubelle était déchiquetée et les détritus tous éparpillés... La pauvre Miredo toute seule dans sa tente a elle aussi passée une nuit agitée ! Une question reste tout de même sans réponse ... si cette personne était sans abris, pourquoi n'a-t-elle pas fouillée dans la glacière qui était pleine de nourriture ?...

Nous n'aurons jamais la réponse, mais une chose est sur, la prochaine nuit ne sera pas dans un endroit isolé !

Le lendemain, après une journée passée sur la belle plage blanche de hyams Beach, nous passons la nuit sur une aire d'autoroute, avec plein d'autres vans, bien plus rassurant ...

24
janv


La route continue en direction de Sydney, pour l'arrivée de Gauthier dans la soirée, avec un petit arrêt au Royal National Park, qui se trouve juste en dessous.

Ce parc national est l'un des plus anciens d'Australie.

Nous partons pour une marche de plusieurs kilomètres qui doit nous mener à figure 8 pool, un des endroits réputé du parc, où l'on peut admirer des piscines naturelles creusées dans les rochers. Malheureusement, nous ne verrons jamais cet endroit car un ranger nous prévient qu'il est dangereux d'y aller à cause des grosses vagues et que plusieurs personnes s'étaient blessées la veille...

Tant pis, nous suivons alors son conseil et nous dirigeons vers un autre point de vue, une petite randonnée de 8km menant à une cascade se jetant dans la mer !

La chaleur est insupportable, ce qui rend la marche assez fatigante.

Une fois arrivées sur notre lieu, nous découvrons un ruisseau asséché, et pas l'ombre d'une cascade ...

Nous sommes un peu déçues d'avoir raté ça, mais cela nous passe vite lorsque nous apercevons un groupe de dauphins au large, ainsi qu'un gros lézard !

Nous nous empressons ensuite de prendre le chemin du retour car le temps se couvre.

Malheureusement, nous arrivons juste au moment où l'orage éclate, ce qui nous empêche de continuer la visite du parc.

Nous prenons alors la route pour Sydney, où nous devons déposer Miredo chez un couchsurfeur australien (concept qui permet de loger quelques jours gratuitement chez quelqu'un).

26
janv
26
janv
Publié le 23 mars 2017

Nous voilà arrivées, juste un petit au revoir à Miredo, car nous la revoyons le soir, son ami australien nous propose de venir faire une petite soirée chez des amis à lui, l'occasion pour nous de rencontrer de nouveaux australiens !

Avant ça, nous devons trouver notre auberge de jeunesse où nous allons passer les trois prochaines nuits.

Après avoir fait plusieurs tours dans Sydney, nous voilà installées !

Un vrai lit, une vraie cuisine, une douche chaude, enfin en principe... ça fait quand même du bien de temps en temps !

Une fois prêtes, nous repartons chez les australiens, qui habitent un appartement dans le quartier de Bondi Beach, réputé pour son surf.

Nous discutons un peu et repartons rapidement pour aller chercher Gauthier à l'aéroport, qui est content d'arriver enfin, après plus de 20h d'avion !

Le lendemain, petite visite de Sydney, en passant par le jardin botanique, le harbour bridge et bien sûr le fameux Opéra !

Le temps n'est pas fameux, mais la température est agréable pour se promener en ville !

Le soir, rendez-vous dans l'appartement où Miredo loge pour une petite soirée tortillas, sans son colocataire, car celui-ci est parti et lui a laissé les clés !

Nous en profitons donc pour inviter Jules qui ne se trouvait pas très loin.


Aujourd'hui, c'est le 26 janvier, fête nationale pour l'Australie.

Lors de cette journée, tout le monde porte un signe du pays, principalement un drapeau afin de célébrer l'arrivée de la première flotte européenne à Sydney.

La ville organise à cette occasion de nombreuses petites festivités, des concerts, des parades de voiliers, des barbecues, des danses aborigènes et un feu d'artifice !

Lors de cette journée, nous avons pu revoir Carmen, qui travaille à Sydney maintenant.

Nous avons passé la journée à nous promener dans la ville, accompagnés de Miredo, d'autres backpackers espagnoles et argentins, ainsi que nos drapeaux australiens sur les joues et dans les mains !

C'était aussi l'occasion de faire une petite photo devant l'opéra et le pont avec le teeshirt de l'école !

Une petite journée bien sympathique, parmi une foule immense, qui s'est terminée par le feu d'artifice qui était plutôt joli, bien que moins impressionnant que celui du nouvel an !

Le lendemain, dernier jour à Sydney, nous faisons une heure de queue pour aller nous amuser à la Beach Balls, une plage aménagée avec des millions de boules en plastiques à l'occasion de la fête nationale.

Retour en enfance l'instant d'une demie heure, nous voilà à sauter partout !

L'après- midi, relaxation sur la plage de Bondi Beach, ou nous avons essayés de tenir debout sur une planche de surf malgré la force des vagues...

Le soir, après avoir dit au revoir à Miredo, nous quittons la ville pour commencer notre road trip en direction de Brisbane!

27
janv

Nous arrivons la nuit dans un freecamp, après 10km de route à travers un chemin accidenté, ou nous plantons la tente pour la première fois.Mathilde peut enfin s'étaler tranquillement dans le van qu'elle a pour elle toute seule !

Le camping est rempli, nous n'avons encore jamais vu ça !

Le lendemain, à notre réveil, nous découvrons le charme de ce freecamp, avec un petit lac où l'on peut se baigner, en pleine nature, certains viennent même juste pour l'endroit !

Lors de cette journée, nous visitons le parc national à travers une petite randonnée bien sympathique, ou nous pouvons distinguer un paysage légèrement bleuté, d'où le nom de ce parc, nous avons aussi eu la chance de voir le lyrebird, ce grand oiseau ressemblant à un faisan, capable d'imiter de nombreux sons ! Nous avons également eu l'occasion de faire la descente la plus raide du monde dans un petit train menant dans une gorge, et ce au premier rang !

Le soir, nous retournons à notre freecamp favoris, où nous avons pu gonfler nos "air sofa" avec un peu de difficulté comme toujours, et nous baigner dans le petit lac.

Le lendemain, nous repartons pour l'une des randonnées les plus célèbres du parc, d'une dizaine de kilomètres, passant par de petites cascades en forêt, débouchant le long des parois rocheuses dont on peut admirer la vue époustouflante sur le paysage, notamment sur les three sisters, qui sont trois rochers célèbres, et la fameuse Wenworth falls de plus de 300m de hauteur, qui peut s'admirer du haut comme du bas après avoir descendu les 800 marches menant à la gorge.

Comme la sécheresse était au rendez-vous, nous avons juste pu voir quelques filets d'eau, mais la hauteur est tout de même impressionnante !

Pas plus que la descente, parsemées d'échelles, à quelques mètres du vide, tandis que la remontée quasi verticale des 300 mètres nous a complètement achevés...

Après une bonne journée à la montagne, direction la mer, du côté de Palm Beach.

30
janv
30
janv
Publié le 4 mai 2017


Une fois arrivés à Palm Beach, nous découvrons un charmant petit port bordé de collines. Il fait beau, l'eau est scintillante.Nous nous dirigeons vers la plage principale, une plage à surf, où nous avons le plaisir de nous baigner dans les grosses vagues.

Rien de mieux qu'un petit rafraîchissement avant de monter jusqu'au phare de la ville pour admirer la vue.

Sur la route, passage par une petite plage entourée de vallons et de végétation avant d'atteindre notre point de vue. Et là, nous étions loin de nous attendre à voir un tel paysage !

Nous découvrons une presqu'île séparant d'un côté l'océan agité et la plage à surf, et de l'autre, la petite baie claire et sa végétation verdoyante.

La vue est époustouflante !

Nous profitons donc de la chaleur pour nous tremper, cette fois-ci dans la petite baie.

De retour sur la route, direction Bouddi national park, où nous nous arrêtons sur l'une des plages pour nous baigner. Pas plus attirés que ça par ce coin, nous décidons d'aller à notre prochaine étape, Avoca beach. Voilà encore une plage à surf où les vagues se cassent avec force, ce qui ne nous empêche pas de nous baigner.

Nous avons également pu voir à travers la vitre du poste de secours un bouton d'alerte relié à une alarme destinée à avertir de la présence de requins. Ça ne rigole pas en Australie !

31
janv
31
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Publié le 4 mai 2017

Le lendemain, direction Newcastle, où nous sommes restés à peine 2h à nous baigner. Cette ville portuaire ne nous vend pas vraiment de rêve, les plages ont vue sur le port très industrialisé. Nous avons donc décidé de passer notre chemin et de nous rendre à Port Stephen, un petit port de plaisance au niveau de Nelson Bay. Sur la route, nous nous arrêtons à Stockton Beach, qui cette fois est entourée par la nature et de vastes dunes de sables. Attirés par l'envie de manger au restaurant, nous prenons la route pour Foster, après avoir bu un petit verre à Port Stephen.

Nous voilà à Foster, il est 20h, et il n'y a plus beaucoup de choix pour dinner, car la plupart des restaurants terminent leur service...

Il faut dire qu'en Australie, tout ferme très tôt !

Un peu déçus, nous finissons par trouver un restaurant italien prêt à nous faire à manger, mais à condition d'emporter notre dinner !

Ce qui était prévu comme un restaurant ne l'a finalement pas vraiment été, tant pis, la prochaine fois, se sera plus tôt !

1
fév

On continue la route à travers le Barrington Tops national park, où nous roulons des dizaines de kilomètres à travers des vallons d'un vert éblouissant !

Ici, seulement deux ou trois habitations, nous sommes seuls à arpenter ce vaste paysage bordé de prairies vertes.

Lors de cette petite escapade, nous avons dû traverser des portions de ruisseaux avec le van, où se baigner des vaches en totale liberté, tout à fait normal dans ce pays !

Nous avons également pu profiter d'une petite cascade pour nous rafraîchir, bien qu'un peu déçus de la forêt qui devait être subtropicale, et qui ne l'était pas vraiment ...

2
fév
2
fév

On continue la route, direction Ellenborough falls, une cascade impressionnante d'une centaine de mètres, que l'on peut observer du haut et du bas, après avoir descendu et remonté plusieurs centaines de marches, il ne faut surtout pas avoir peur du vide !

Après ces quelques jours passés dans différents parcs nationaux, il est temps de se rapprocher de la côte et d'aller voir ce qui se passe du côté de la mer !


C'est à South West Rocks que nous posons nos serviettes, bien que le ciel soit couvert, cela ne nous empêche pas de nous baigner dans la mer agitée avec une eau de plus en plus chaude, enfin l'occasion pour Mathilde de tester sa tongue gonflable pour notre nouveau sport breveté le "body-tongue" ... Après cette après-midi rigolade dans les vagues, petit arrêt à Bellingen pour le dinner, un petit village hippie bordé par une forêt tropicale, avant de nous rendre le lendemain au Dorrigo National Park.

3
fév

Au programme de cette journée, une forêt tropicale, et une vraie !

Nous y croisons de nombreuses plantes tropicales, des grosses lianes, mais rien ne nous impressionne plus que l'immensité des arbres ainsi que leurs formes étonnantes !

Un environnement nouveau pour nous, l'Australie n'a pas fini de nous dévoiler toutes ses merveilles !

Nous voilà dans la jungle, bien au frais, à l'abris de la chaleur habituelle, comme d'habitude, le calme, les oiseaux qui chantent, l'eau qui s'écoule des cascades et des ruisseaux ...

Après cette matinée plus que dépaysante, retour du côté mer, à Coffs Harbour, une ville portuaire de la côte est, pour nous relaxer un peu après notre petite matinée de marche. Les vagues ne sont pas vraiment au rendez-vous mais il fait beau et chaud ! Le soir, nous profitons des barbecues mis à disposition par la ville pour nous faire des petits burgers maison.

7
fév


Lamington National Park est principalement constitué d'une forêt dense recouvrant un petit massif, où s'écoulent de nombreuses cascades.

Nous choisissons alors un parcours de 9km nous emmenant à la découverte de ces différentes cascades.

Après 10 minutes de marche, nous avons la surprise de croiser un python sur le chemin ! Celui-ci avait sa grosse queue colorée qui dépassait sur notre route, nous avons donc pu l'observer de très près, avec méfiance bien sur... Plutôt impressionnant !

Très contents de cette petite découverte, nous continuons notre route en direction des différentes cascades. Celles-ci sont encore bien différentes de celles que nous avons déjà vu, plus petites, mais toutes aussi belles car elles plongent dans un décor magnifique, à travers une végétation tropicale et verdoyante !

Dans ce parc national, nous avons également pu observer le dindon des broussailles, qui est un oiseau bien rigolo.

8
fév

Dernier parc national avant Brisbane, Springbrook National Park, célèbre pour son "natural bridge", une cascade se jetant dans une grotte.

On peut également admirer différents points de vue, donnant sur de grandes cascades ou sur la mer, visible au loin au niveau de Gold Coast.

9
fév

Dernière étape avant Brisbane: Gold Coast, le "Miami de l'Australie".

Les livres n'en font pas l'éloge, mais nous avons tout de même appréciés cette ville, car elle est l'une des premières stations balnéaires d'Australie que nous avons croisé.

Son principal quartier: surfer paradise, constitué d'une plage, la plage principale de la ville, bordée d'immenses immeubles qui font de l'ombre sur quasiment la totalité de la plage à partir de 16h... plutôt pas mal avec ce soleil qui brûle la peau, mais tout de même pas très vendeur pour ceux qui voudraient se faire une petite séance de bronzage ...

À l'arrière de la plage, une rue très vivante avec de nombreux restaurants et snacks, de quoi nous mettre vite en appétit sur les heures de repas !

Quand à la mer, nous ne l'avions jamais vue aussi agitée !

Les vagues éclatent avec force, et le courant nous emporte facilement ...

Du coup, il est interdit de nous baigner au delà des cuisses, au risque que les sauveteurs montent sur leur planches et viennent jusqu'à nous juste pour nous gronder !

Malgré ça, nous nous éclatons, comme toujours dans les vagues.

Le soir, nous décidons de sortir faire un peu la fête dans cette ville justement réputée pour ça.

Nous faisons la rencontre de deux Françaises qui passent la soirée avec nous. Ce qui est bien ici à Gold Coast, c'est que les bars et discothèques ferment très tard, c'est bien la première ville ou nous pouvons rester éveillés jusqu'à l'aube !

Après une courte nuit passée dans le van, en pleine ville, et quelques amendes de stationnement, repos sur la plage toute la journée !

Le soir, dernier petit restaurant en ville avant de rejoindre Brisbane le lendemain pour que Gauthier reprenne l'avion, retour en France, direction l'hiver...

11
fév
11
fév


La température avoisine les 34 degrés à Brisbane, nous partons donc à la recherche de la plage la plus proche après avoir déposé Gauthier à l’aéroport. Brisbane ne se trouvant pas le long de la mer, nous arrivons à Redcliffe. Cette petite ville nous offre la possibilité de dormir au bord de la mer sur un parking, et de profiter d'un lagon aménagé ouvert 24/24, plutôt agréable lorsqu'il fait plus de 30 degrés la nuit...

Nous pouvons également prendre des douches tous les soirs, utiliser des barbecues et des tables à deux pas de notre van.

La mer n'a jamais était aussi chaude, elle avoisine les 30 degrés, ce qui reste à la fois rafraîchissant et agréable, de quoi rester plusieurs heures dans l'eau ! Autant dire que nous optons pour rester là le temps de regarder les annonces afin de savoir où nous allons travailler. Et oui... la partie nord de la côte est demande un budget assez conséquent avec les différentes excursions dans la grande barrière de corail, il faut donc remplir un peu notre porte-monnaie !

Sur notre parking, nous faisons la rencontre d’un habitant de Redcliffe qui nous propose de faire du ménage dans sa maison pour 500 dollars chacune par semaine. Le travail rêvé pour tout backpacker, il nous faut cependant attendre quelques jours avant de commencer...

Le soir même, nous retrouvons sa voiture encore garée à coté de notre van mais caché derrière ses vitres fumées, nous ne pouvons l’apercevoir. Le lendemain matin, en retrouvant sa voiture au même endroit, nous comprenons qu’il a passé la nuit sur le parking et dans sa voiture juste à côté de nous. Il réitère ça la nuit suivante toujours sans nous parler ou même sortir de sa voiture. Nous commençons à nous poser des questions à propos de lui et de ses intentions… Pourquoi ne dort –il pas chez lui ? Pourquoi reste t-il dans sa voiture sans nous parler ?

Nous décidons de mettre au clair sa proposition de job, en lui donnant rendez-vous. Ainsi, il nous explique qu’il possède une grande maison mais qu’il doit attendre le départ de sa femme car il s’avère qu’ils divorcent. A ce moment tout devient plus clair , ils ne peuvent plus vivre sous le même toit d’où ces nuits passées sur le parking. Malheureusement, il ne sait pas quand sa femme va partir et quand on pourra commencer.

Le plan étant très bancale nous préférons partir en direction de Guyra, à 500 km d'ici, où se trouve de grosses serres à tomates qui emploient toute l'année !

Comme ça fait déjà plus d'une semaine que nous contactons des fermes sans rien obtenir de positif, il est maintenant temps de nous rendre sur place pour le porte à porte !

Sur notre trajet, nous avons prévu de nous arrêter à Stanthorpe car la saison des pommes et des poires débute !

Alors en route, pas de temps à perdre !

18
fév
18
fév

Une fois arrivées à Stanthorpe, nous nous rendons dans plusieurs fermes, mais les fermiers n'ont besoin de personne ou alors ils passent par une agence de recrutement. Nous nous rendons donc à cette agence qui nous explique qu’il y a du travail et qu’elle est susceptible de nous appeler dès ce weekend car les fruits ne vont pas tarder à mûrir.

Bonne nouvelle car apparemment, nous avons des chances de travailler bientôt !

N’étant jamais trop prudentes et ayant toujours notre plan tomates en tête, nous partons en direction des fameuses serres à tomates. Nous voilà arrivées à Guyra où une immense serre à tomates se dresse devant nous.

L’ administration nous redirige vers une agence spécialisée qui nous fait remplir le formulaire de recrutement, puis seulement à la fin, on nous explique que nous aurons une réponse d'ici deux semaines à six mois… Comment perdre son temps puisque dans un mois nous devons reprendre le road trip …

C'est à Armidale, la grande ville la plus proche, que nous allons passer la nuit, avant de nous diriger vers la côte, la chaleur étant la, nous serons mieux au bord de la mer pour passer le week end.

Ça tombe bien, puisque la ville la plus proche du côté de la mer est réputée pour être un coin très sympa !

19
fév

En attendant l'appel de l'agence, nous partons au plus proche, Nambucca Heads, étape que nous avions zappé lors de notre trip. Pour nous y rendre, nous prenons "la route des cascades", où nous avons croisé des vaches en plein milieu de la route, et admiré des cascades plus ou moins dépourvues d’eau.

Nous avons également franchis la barrière construite afin d'empêcher le passage des dingos.

Pour la petite histoire, cette barrière qui s'étend sur plusieurs milliers de kilometres à travers l'Australie, a été construite il y a bien longtemps, pour protéger le bétail de l'attaque des dingos ou chiens sauvages !

Malins ces australiens !

Une fois arrivées à Nambucca Heads, nous découvrons une mer fragmentées par des bancs de sables, rendant le paysage assez unique ! D'un côté du sable, une mer agitée, tandis que de l'autre une mer calme avec un peu de courant.

C'est un estuaire, l'eau y est donc sous différentes couleurs, verte, bleue, transparente !

C’est ici que nous voyons le premier panneau indiquant la présence de requins et aussi de créatures marines… Heureusement, nous avons seulement observé la présence d’une grosse méduse et de dauphins dans la baie !

Aucun appel de l’agence durant le weekend. Nous l'appelons alors dès le lundi, mais elle n’a toujours rien pour nous puisqu’elle attend les appels des fermiers. Nous épluchons de nouveau toutes les annonces sur internet, mais aucune n'est à pourvoir maintenant, pas avant les deux prochaines semaines...

Après quelques jours passés à Numbucca Heads, à s'être baignées entre les bancs de sable entre deux appels, nous repartons pour de nouvelles fermes, en remontant la côte.


22
fév
22
fév
Publié le 4 mai 2017

Nous nous rendons à différentes fermes au niveau de Coff harbour, mais à chaque fois c’est la même réponse "nous n’avons rien pour le moment".

Arrivées dans une ferme d’avocats près de Byron Bay, nous avons une lueur d’espoir car la personne qui s’occupe du recrutement de cette ferme est très intéressée par notre profil pour du packing, juste à côté de Byron Bay. Elle prend nos coordonnées et doit nous recontacter prochainement.

Super ! Du packing payé à l'heure près de notre ville fétiche, que demander de plus !!

Nous continuons donc de faire les fermes jusqu’à notre arrivée à Byron Bay, où nous décidons de nous arrêter pour quelques jours en attendant l'appel, afin de rester à proximité.

Nous continuons également à faire toutes les annonces sur internet en profitant de la plage et de cette super ambiance typique de Byron Bay que l'on adore. A nous les vagues, qui nous avaient bien manquées ainsi que les barbecues face à la mer !

Lors de nos recherches, qui restent tout de même acharnées, nous découvrons une annonce pour un job dans le picking de tomates, payé à l’heure, à 9 heures de là où nous sommes, mais nous sommes prêtes à faire la route afin d’avoir enfin un job. Nous appellons au plus tôt le numéro laissé sur l’annonce. Ce n’est pas le job de nos rêves car ils proposent trois jours de travail par semaine, mais c’est mieux que rien. Nous acceptons donc le job qui doit commencer dans quelques jours. Nous voilà heureuses d’avoir un job, mais ça n’a duré qu’un temps … Quelques heures après nous recevons un message de notre futur employeur qui nous explique que son frère a besoin de travail en ce moment et que le job qui nous était destiné lui revient … C’est la cerise sur le gâteau !!!! Notre morale est à zero..

Heureusement nous faisons la rencontre d'un groupe de belges et de français. Nous passons une après-midi dans l'eau à faire du bodyboard tous ensemble, jouons au cartes dans leur camping et passons deux soirées ensemble au bord de la plage. Le soir, nous dormons sur une aire de repos, où une dizaine de backpackers campent également ! Un vrai chantier ce parking !

Nous profitons également de notre temps dans cette ville touristique pour réserver notre séjour sur les whitsundays Islands, prochaine étape de notre road trip, ce qui nous donne le droit à un repas gratuit tous les soirs pendant une semaine dans un pub, dont nous profitons quelques jours ! Quand on peut faire quelques économies ...

C'est ici que nous découvrons notre première Redback (le fameux emblème des araignées dangereuses, bien que minuscule) qui était logée dans sa toile dans les poignées de notre bac à vaisselle ... Autant dire que nous avons eu de la chance, pour une fois...

Après avoir bien profité de Byron Bay, tout le monde repart de son côté pour reprendre le voyage sauf nous…

Nous appelons des fermes du coté de Toowoomba, à 3 heures de Brisbane dans les terres, dont une ferme équestre afin d’élargir nos chances, mais ils ne prennent que des wwoofing (travailler bénévolement en échange d'un logement et de la nourriture gratuite). Notre prochaine destination étant Toowoomba, ce woofing peut être un plan de secours si l’on ne trouve rien dans cette région, histoire de nous occuper un peu aussi ...

Nous nous dirigeons donc en direction de Toowoomba, une ville également réputée pour le travail en fermes, en espérant avoir un peu plus de chance cette fois-ci...

Et nous sommes réparties pour 300 km, après 800km de promenade à la recherche d'un travail.

Redescendre pour mieux remonter ...

28
fév
28
fév
Publié le 4 mai 2017

Avant d’arriver à Toowoomba, nous passons deux jours à Gatton, la ville juste à côté, afin de parcourir toutes les fermes alentours mais aucune réponse positive.

Grâce à internet, nous nous rendons dans une nursery de plantes. Le manager est intéressé par notre profil, il nous faut revenir tôt le lendemain avec les formulaires remplis. Nous continuons en direction de l'adresse du wwoofing, et nous nous arrêtons à toutes les fermes que nous croisons sur la route. Lorsque nous arrivons dans une ferme de salades, le fermier nous explique qu’il travaille avec un contractor et nous donne ce contact. De suite nous l’appelons, et celui-ci nous propose un job commençant dans deux jours, que nous acceptons avec joie. Avant de commencer à travailler avec le conctractor, le fermier nous propose de travailler pour lui au black, pour 22,13$. C’est ainsi que nous avons trouvé notre premier travail au bout d’un mois de recherche. Le job consiste à retirer les mauvaises herbes entre les salades ; c’est simple mais tellement pénible car il n’y a aucune ombre et le geste est répétitif. Nous faisons ça 4h durant deux jours.

Le fermier accepte que l'on reste dans son jardin, nous pouvons utiliser la salle de bain, et ils (le fermier et sa copine) nous invitent à manger avec eux un barbecue accompagné d’une salade issue de la ferme. A la fin du repas, Simon, le fermier nous emmène faire une petite balade en quad entre les champs de salades afin de fermer tous les tuyaux d’arrosage. C'est accompagnées de ses deux chiens que nous grimpons derrière lui.

Une petite balade bien sympa entre les champs de salades la nuit !

Après cette promenade, nous nous remettons à table afin de commencer à déguster l’alcool fort produit en Australie que nous fait découvrir Simon. Nous passons du Baileys aromatisé au café, à la liqueur d’ananas, en finissant par le rhum de bundaberg. Journée de travail, barbecue, balade en quad et dégustation d’alcool, nous ne pouvions pas l'imaginer le matin même! Nous sommes ravies et prêtes à faire une bonne nuit.

Avant de commencer le travail le deuxième jour, nous passons déposer nos formulaires à la nusery, et le manager nous propose de travailler dans un poulailler. Ne voulant pas travailler avec les animaux, nous refusons le job mais il nous assure qu’il y a d’autres postes disponibles et qu’il nous rappellera.

Nous partons bécher les mauvaises herbes sans avoir de nouvelles du contractor alors que nous devons commencer le lendemain … Le soir même, nous partons de la ferme des salades après avoir pris une dernière douche chaude, Simon n'ayant plus de travail pour nous, sans savoir si nous allons finir par travailler pour ce fameux contractor.

Le lendemain, nous partons à la recherche des fermes au niveau de Toowoomba puisque nous sommes déjà vendredi… Malheureusement, à la fin de la journée, nous ne sommes pas plus avancées, nous décidons alors en dernier recours de déposer des CV dans les hôtels. Nous passons notre samedi à Toowoomba city, puis après avoir regardé toutes les annonces sur internet nous partons en direction du wwoofing pour passer notre weekend avec les chevaux.

5
mars
5
mars

Arrivées à l’adresse de notre wwoofing, nous voyons des juments et leurs petits dans des prairies dépourvues d’herbe. Le site internet de l’élevage nous avait laissé espérer de découvrir un superbe élevage de chevaux, mais nous sommes très loin du compte....

Après avoir fait la rencontre de l'un des éleveurs, une femme nous montre la maison dans laquelle nous allons dormir, celle-ci ressemble de très près à un todi, la vaisselle n’est pas faite dans la cuisine, dans le salon nous découvrons des croûtes de pizzas dispatchées sur le sol, les murs des chambres sont troués…

Après avoir fait l’état des lieux, Marie- Camille décide de dormir dans le van.

Le lendemain matin à 6h, nous commençons à nourrir les 200 chevaux, qui n'ont que des cactus dans leur près. A trois, il nous aura fallu 3h afin de tous les nourrir, puis seulement 1 heure en fin d’après-midi.

Le lundi matin, nous quittons la ferme et décidons de partir en direction de Ravenrsbourne, là ou nous avons potentiellement la chance de trouver un job car la fermière que nous avions appelé il y quelques semaines déjà, nous avait dit que la saison commencerai dans quelques semaines et que nos noms étaient inscrits. N'ayant aucune nouvelle, nous préférons nous rendre directement sur place, n’étant qu’à seulement 40 minutes de route.

Une fois arrivées, nous entrons dans une usine de packing d’avocats qui a plus l’allure d’une grosse industrie. Nous sommes accueillies par la manager qui nous explique que c’est une nouvelle machine qui permet de packer les avocats, et que par conséquent, elle ne sait pas encore de combien de personnes elle aura besoin. Nous lui expliquons donc que nous avons déjà appelé deux fois et que nos noms ont été transmis à la manager comme on nous l’avait dit. Après avoir feuilleté son carnet, nous réalisons que nos noms n’apparaissent nul part sur sa liste. Elle s’en excuse et les inscrit. Nous serons certainement les prochaines sur la liste, mais rien n'est encore fait !

Décidément, la chance n'est pas de notre côté, et nous attendons toujours les appels des agences de recrutement...

On ne perd pas de temps, on continue la route des fermes, en allant cette fois-ci du côté de la mer, à Caboolture, pour tenter notre chance dans cette région réputée pour ses fraises et ses ananas, qui ne devraient pas tarder à arriver !

Pour nous, cette destination est notre dernière chance, surtout que Jules et Mau, un allemand rencontré à Orange, travaillent dans une ferme d'ananas et nous comptons sur eux pour nous pistonner !

6
mars
6
mars

Nous sommes déjà le premier jour de la semaine et toujours sans travail… Après 3 semaines de recherches actives ...

Nous arrivons donc à Caboolture dans l'après-mid, situé à 150km de Toowoomba, au nord de Brisbane. Cette ville est réputée pour la culture des ananas et des fraises. Durant deux jours, nous allons dans toutes les fermes d’ananas et les fermiers prennent nos numéros en nous disant qu’ils seront intéressés dans quelques jours.

Nous avons aussi quelques plans pour le planting de fraises, un job très mal payé... Mais si il n'y a que ça !

Le soir, nous allons rendre visite à Jules et Mau, qui vivent avec leur collègue néo-zélandais dans une maison au milieu des champs d'ananas. Ils nous invitent à une petite soirée crêpes, suivie d'un petit verre autour d'un feu dans le jardin.

Le propriétaire nous propose même d'utiliser sa douche et de garer le van dans son jardin !

Le lendemain, nous continuons nos recherches ...

Après être allées dans une quinzaine de fermes dans les environs de Caboolture et des Glass House Moutains, nous arrêtons. Nous avons tout de même réussi à récupérer le numéro d’un contractor grâce à un fermier, qui nous propose de travailler d'ici 3 jours dans le planting de fraises, payé au rendement, environ 4 centimes le plant de fraises planté… Nous acceptons en espérant l'appel rapide des fermes d’ananas, car nous savons que nous n'allons pas faire fortune avec ce job ! Le soir, retour chez Jules et Mau et c'est nous qui leur cuisinons des lasagnes !

Le lendemain arrive et toujours aucun appel des fermiers, nous allons donc commencer le planting de fraises le jour suivant, un peu déprimées de ne pas avoir eu d'autres nouvelles.

Soudain, le téléphone retentit vers 19h ! C’est la manager du packing shed d'avocats qui nous demande si l’on cherche toujours du travail, car elle a besoin de monde pour lundi, soit d'ici 3 jours.

Sans hésiter, nous acceptons sa proposition !!!! Nous sommes super heureuses, le packing étant le job de rêve pour tout backpackers, car payé à l'heure !!

En attendant, au lit car le lendemain, le planting de fraises nous attend, et il va falloir être performantes !

Le jour J du planting de fraises est arrivé, nous pensions arriver dans des champs,mais nous nous retrouvons en Asie en l’espace de quelques minutes. Nous sommes les deux seules non asiatiques, autant dire que l'on fait très intrus dans le champs au milieu d'une cinquantaine d'asiatiques !

Après avoir été observées par tout le monde, nous commençons à planter nos fraises, toutes les deux, en équipe.

C'est finalement moins pénible que ce que l'on pensait, puisque les jets d’eau nous rafraichissent et que l’on travaille à deux. Après 7h de travail intensif, nous avons planté environ 4500 plants à deux, notre dos et nos mains le ressentent mais pas notre portefeuille, puisque cela correspond à 80 dollars... Ainsi, nous avons gagné environ 11 dollars de l’heure contre 22 dollars pour un job payé à l’heure. C’est un travail d’acharné payé une misère, on n’a jamais été autant sous payé. Le planting ne reprenant pas le lendemain, nous décidons d’arrêter le job et de partir en direction de Ravensbourne pour la présentation du job du packing d'avocats qui commence le dimanche.

A l’emplacement où nous avons dormi la veille, nous rencontrons des français qui sont dans la même situation que nous. Ils cherchent du travail depuis un mois, ils ont fait les fermes d’ananas aux alentours de Caboolture, et en dernier recourt ils commencent le planting de fraises prochainement. Ils vont comprendre leur douleur !

Comme quoi, nous sommes loin d'être les seules à galèrer !

11
mars
11
mars
Publié le 4 mai 2017

Enfin en route pour un job sûr, nous cherchons un éventuel wwoofing, ce qui nous permettrait d'économiser un peu d'argent sur la nourriture, vivre chez l'habitant afin de perfectionner notre anglais, et surtout nous occuper un peu lorsque nous ne travaillerons pas !

C'est avec chance que nous avons une réponse positive, un wwoofing consistant à aider à l'entretien d'un jardin.

Why not ? Après avoir cueilli et trié des fruits, désherbé des champs de salades et planté des fraisiers, nous commençons à avoir la main verte !

La chance serait- elle de notre côté ?! Un job payé à l'heure cumulé à un logement et de la nourriture gratuite, tout ça le même jour !

C'est donc toutes contentes que nous nous dirigeons le jour même chez Brett, à Ravensbourne, à moins de 10 minutes de notre futur lieu de travail ! Nous arrivons dans une grande propriété avec une grande maison. Brett nous guide alors vers sa demeure et la... stupéfaction !

La vue de sa maison sur le paysage est époustouflante ! La maison est entièrement vitrée, et lorsqu'il nous accompagne jusqu'à nos chambre à l'étage, nous découvrons une vue panoramique sur le paysage et sur la propriété !

Une heure après notre arrivée, il nous propose d'aller faire des courses dans la ville la plus proche (environ 20 minutes).

Une fois au supermarché, il nous donne un cadi et nous demande de prendre ce que l'on veut ... Très gênées évidemment, nous essayons de prendre le minimum et le moins cher comme à nos habitudes. Nous comprenons qu'il ne s'agira pas de repas communs, et que nous aurons notre indépendance dans la maison. Après ça, nous rentrons dans notre nouvelle demeure, installées dans le canapé avec Brett. Discussions après discussions, nous apprenons qu'il n'est pas simplement aisé mais multi millionnaire ! Il y a quelques années de ça, il vivait sur une île privée dans les eaux turquoises du Queensland, possédait un hélicoptère et un hôtel en Afrique ! Il nous explique qu'il est un fournisseur, quasi sans concurrent, en eau minéral dans la plupart des grosses distributions d'Australie. Il puise son eau depuis son sol, et possède une très large surface de terres. Environs toutes les deux heures, des camions citernes viennent récupérer l'eau pour l'emmener dans des usines de traitement. Il nous apprend aussi qu'avant ça, il était propriétaire de la plus grande surface de champs de fleurs exotiques du monde.

Le lendemain, c'est notre première journée de jardinage, et nous avons pour mission de ramasser toutes les branches de palmiers ainsi que les grosses feuilles qui se trouvent un peu partout autour de la maison. C'est parti pour plusieurs aller retour de brouette et ce toute la matinée.

En nettoyant, nous avons même découvert une mue de python, certainement celui que Brett voit tous les jours se balader dans son jardin ! Plutôt sympa comme visite...

En début d'après-midi, nous avons rendez-vous à l'usine de packing pour une petite présentation du travail mais surtout pour régler toutes les formalités. La présentation se passe plutôt bien, mais nous avons l'impression d'être très encadrées contrairement aux autres fermes où nous avons pu travailler... Les règles sont assez strictes car il s'agit d'une grosse entreprise. On nous dit que nous ne travaillerons pas tous les jours et que les heures de travail pourront varier entre 6h et 10h par jour et que notre salaire sera de 21,76$ de l'heure. Nous commençons dès le lendemain matin à 7h30, enfin !

De retour à la maison, nous continuons un peu à travailler dans le jardin avant le dinner où nous profitons de la cuisine pour faire des crêpes. A notre grande surprise, nous découvrons qu'elle est quasi vide, comme la maison, car elle n'est presque jamais utilisée... Il n'y a même pas de plaques de cuisson, mais un cooker de camping, comme celui que nous possédons dans le van. En effet, nous apprenons que Brett n'a pas vraiment besoin d'une cuisine car il mange tous les soirs chez son ex-femme, qui continue de cuisiner pour lui, une sorte d'accord entre eux.. un peu étrange, mais pourquoi pas !

Le lendemain, premier jour de travail, nous sommes présentées à toute l'équipe, d'environ 12 personnes, dont seulement deux backpackers, les autres étant australiens. La journée se passe plutôt bien, seulement 6h30 de travail, mais le rythme est assez soutenu car les avocats arrivent dans tous les sens et il faut courir partout. Contrairement au packing de cerises, les fruits arrivent déjà triés selon leur qualité, grâce à la nouvelle machine capable de scanner l'intérieur des fruits. Ils sont donc envoyés sur différents tapis et notre travail consiste à les ranger correctement alignés dans des cartons, et comme il y a plus de tapis que de personnes, c'est un peu la course !

Lorsque la journée de travail se termine, on ne perd pas de temps, car nous devons faire un peu de jardinage à la maison.

Le deuxième jour, il n'y a pas de travail à l'usine, nous nous mettons donc au balayage de l'entrepôt de Brett, mais pas pour longtemps car le vent commence à se lever et un orage violent éclate... Des cascades d'eau se mettent à couler dans l'entrepôt, des glaçons tombent du ciel et claquent contre la taule, nous n'avions jamais vu un orage pareil... Une partie de la maison est inondée, le jardin et la terrasse sont tapissés de feuilles, les branches sont déchiquetées et une couche épaisse de glaçons entoure les arbres. Le jardin est dans un état pitoyable, c'est une catastrophe, tout est à refaire... Le pare-brise de Brett a été cassé par la glace, il a rarement vu un orage pareil à cette époque de l'année. Heureusement, le van s'en sort seulement avec un petit manteau de feuilles !

Une heure après le passage de l'orage, qui a dévasté