Un mois en Bolivie en mode Backpacker

Tour de la Bolivie en sac à dos
Du 20 septembre au 22 octobre 2019
33 jours
1
20
sept

Et voilà, départ pour 1 mois en Bolivie avec ma fille cadette, Mathilde.

Notre voyage débute par le train Lille / Aéroport Charles de Gaulle afin de prendre un vol pour Santa Cruz de la Sierra.

- 09:25 Paris - Charles De Gaulle (CDG)

- 10:40 Aéroport international de Francfort-sur-le-Main

Escale : 1h30

- 12:10 Aéroport international de Francfort-sur-le-Main

- 16:40 Panama City - Tocumen International

Escale : 4h54

- 21:34 Panama City - Tocumen International

- 03:27+1 jour Aéroport international de Viru Viru (Santa Cruz de la Sierra)

Hall d'embarquement CDG T1
20
sept

Nous sommes arrivés à Francfort à l'heure.

Aéroport de Francfort

Nous sommes dans le bus navette pour rejoindre notre avion (A340) qui doit décoller à 12h10.


Nous voilà installés dans l'avion. Prochaine étape : Panama City.

Après quelques heures de vol

Arrivés à l'aéroport de Panama City sans retard mais notre vol suivant pour Santa Cruz de la Sierra prévu à 21h34 est retardé à 23h00 😭 (décalage horaire du Panama -7h avec la France)

Au final 1h30 de plus à patienter à l'aéroport.


Les pistes de l'aéroport de Panama

Il est 19h00 à Panama (2h00 en France) et Mathilde a débuté sa nuit.


Bonne nuit Mathilde 😜. Elle fut de courte durée mais je me suis rattrapée dans l'avion 💤
21
sept

Nous avons eu droit à un repas dans l'avion (Crudités, pâtes au poulet, fromage et dessert) à minuit, heure du Panama, 7h00 de France. Un bon petit déjeuner en quelque sorte 😁😀

Mathilde, elle a préféré continuer sa nuit.

Atterrissage 🛬 à 5h00 passage de douane et récupération des bagages nickel puis navette vers notre hôtel où nous sommes arrivés à 7h00 pour nous enregistrer et déposer nos sacs car la chambre est disponible à partir de 12h00.

Santa Cruz de la Sierra est autour de neuf anneaux concentriques (anillos) dont le premier est composé du centre-ville. Les anneaux forment des boulevards à partir desquels s'articulent les différents quartiers de la ville.


Nous décidons donc d'aller à la place du 24 septembre prendre un café ☕.

Arrivés sur place (700m) les quelques rares bars n'étaient pas encore ouverts donc nous avons visité la cathédrale de Santa Cruz

• • •

Place du 24 septembre :

C’est la place centrale de Santa Cruz qui servit de point de départ à la construction de la villeet son point central. Elle est le lieu d'animation de la ville puisque le centre s'articule autour d'elle.



Il y a plus de 400 ans, lorsque Lorenzo Suárez de Figueroa et Gonzalo Soliz de Holguín déplacent la ville de Cotoca à San Lorenzo, ils choisissent la grève du fleuve Piraí pour établir cette place historique, berceau de la future Santa Cruz de la Sierra.


C’est autour de celle-ci qu’ont surgi les premières rues et maisons selon une architecture en échiquier.


Actuellement, la place 24 de septiembre, nommée en l’honneur du cri libérateur de 1810, est toujours entourée d’édifices historiques : la Basílica Menor de San Lorenzo, la Casa de Gobierno (siège du gouvernement départemental), la mairie et le bâtiment central de l’Université Autonome Gabriel René Moreno.

Place du 24 septembre

Métier oublié dans nos civilisations modernes.

Cireur de chaussures sur la place

Cathédrale de Santa Cruz :


Située sur la plaza 24 de septiembre, elle fut édifiée au XVIe siècle par Fray Diego de Porres.


En 1770, l’évêque Ramón de Herbosos ordonna au sacristain majeur Don Antonio Lombardo la reconstruction de l’église. A l’époque du Mariscal Andrés de Santa Cruz (1838), l’ancien temple fut remplacé par une nouvelle église de style éclectique, imaginée par l’architecte français Felipe Bertrés.


A noter, ses voûtes en bois décorées de manière pittoresque, ou encore l’autel principal qui conserve une partie du revêtement original en argent gravé, provenant de la mission jésuite de San Pedro de Moxos.


Une de ses tours offre un magnifique mirador. La Basilique renferme également le Museo Catedralicio de Arte Sacro, qui conserve des œuvres et archives historiques datant entre 1602 et 1945. La Basilique a été déclarée Patrimoine Historique National.

• • •
Cathédrale extérieur et intérieur

Petit anecdote : jusqu'en 2005 il était possible d'admirer une dizaine de paresseux dans les branches des tamarins.

Après la cathédrale, petit déjeuner au Starbucks.

Ensuite nous déambulons dans les rues proches du marché Los Pozos.


Boutiques en tout genre et rues saturées de Micros bus

Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil bleu sur le bouton bleu 🤔

Bon courage aux électriciens

Rencontre devant une école.


Certainement une fête d'école

Avant de retourner se reposer un peu l'hôtel nous nous arrêtons dans un restaurant proposant des déjeuners pour 25bs soit moins de 4€ par personne.

Soupe de poulet avec ses crudités


Bœuf en sauce avec riz et pommes de terre


Riz au lait ou mousse banane 🍌


Verre de jus de papaye

Salle du restaurant et soupe de poulet accompagnée de crudités

Après avoir pris possession de notre chambre, nous avons visité le musée des arts contemporains.


Musée et son jardin

Ensuite petit tour au marché Los Pozos.

Très impressionnant par la quantité de produits vendus.

Les rues autour du Marché sont atypiques.

Notre balade nous a ensuite conduit au parc El Arenal.

Parc El Arenal

Pour terminer cette première journée nous avons dîner dans un restaurant avec une cour intérieure comprenant un puit et une belle végétations

22
sept

Après une bonne nuit de sommeil dans un lit nous partons en direction du biocentro Güembé situé à 11 km du centre-ville de Santa Cruz.

• • •

Il s’agit d’un paradis naturel de 24 hectares débordant de plantes exotiques, de forêts luxuriantes et d’animaux caractéristiques de la région, évoluant dans leur habitat naturel.Le Biocentro Guembé accueille également une papilloneraie, un parc ornithologique, un jardin d’orchidées, une termitière, des ruches et un musée d’art rupestre.Il propose diverses promenades à travers des sentiers écologiques, après quoi il est possible de profiter d’un moment de détente dans l’une de ses piscines.

• • •

Nous commençons par une visite guidée du parc en espagnol dont la traduction fut assurée par moi-même pour que Eric puisse comprendre les informations transmises.

Découverte de la volière où nous avons pu observer des perroquets, des toucans, des pans et dindons.

Papa n'était pas très rassuré à côté des perroquets qui se battaient pour manger 

A la sortie de la volière nous avons fait la découverte d'un paresseux grimpant sur les grillages

Les tortues étaient également présentes avec la saison des amours

Âmes sensibles attention 

Le mâle émet un bruit très étrange lors de l'accouplement, heureusement que les hommes ne font pas la même chose

Maintenant la chasse aux papillons ! Ils sont plutôt rares à cette époque de l'année (début du printemps en Bolivie)

Petit arrêt dans les piscines naturelles (17 au total) où l'eau était plutôt fraîche. Papa en a profité pour faire une petite sieste

Nous reprenons notre visite du parc en découvrant l'îlot des singes et les diverses sculptures d'une artiste bolivienne prénommée Gaia.

• • •

Retour sur Santa Cruz pour boire un verre sur la place du 24 septembre avant d'aller dîner.

Merci à Laura pour l'excellent restaurant où nous avons pu manger plusieurs spécialités boliviennes 
23
sept
23
sept

Départ matinal pour la ville de Sucre situé à 500km de Santa Cruz. Nous partons de notre hôtel à 7h45 pour prendre un micro (l'équivalent des bus de ville chez nous) qui nous amenera à l'aéroport de Viru Viru, nous avons repéré le numéro du bus 135, la rue dans laquelle il doit passer et l'heure du passage : 8h01. Il est 8h10 🕗 et nous avons vu défiler une bonne centaine de micros sans jamais apercevoir le numéro 135... Nous remontons la rue👣 pour aller au terminal de bus avec l'espoir de pouvoir enfin monter dans ce fameux micro.... Peine perdue, il est 8h20 toujours rien.. Le taxi 🚖 fera l'affaire.

Arrivés à l'aéroport à 9h, nous enregistrons nos bagages et nous passons les contrôles. L'embarquement a déjà commencé depuis quelques minutes ainsi nous n'avons guère le temps de nous asseoir que nous pouvons embarquer : il est 9h17 nous sommes à nos places 🦾. L'avion décolle à 9h45 pour 45 minutes de vol.

Collation gratuite mais pour le café on repassera: sucré d'office, est-ce une signe pour symboliser notre destination ? 🤔

Vue de l'Alto depuis le hublot, la qualité n'est pas la meilleure mais ça donne une idée des reliefs existants 🏔.

Ce fut très étrange car pour la première fois l'avion n'est pas descendu à l'approche de l'atterrisage 🛬 mais a continué de grimper pour atteindre les 2900m d'altitude

Ca y est nous avons atteint la deuxième étape de notre périple : Sucre

• • •

Sucre est une cité coloniale en Bolivie située à 2757m. Le climat de Sucre est plus doux et tempéré qu'ailleurs.

La ville est inscrite au patrimoine de l'UNESCO avec son caractère unique de ville éclatante de blancheur sous le ciel bleu des Andes . Sucre est constituée de demeures bourgeoises chargées d'histoire, de palais blasonnés, et édifices restaurés. Les églises et couvents sont construits sous art baroque.

Propres et bien tenue, elle a su garder son style élégant et sa personnalité. Sucre est la plus européenne des villes boliviennes comme l'a soulginé Dominique Fernandez : "si Sucre se trouvait en Europe elle serait aussi célèbre que Vienne et Prague. Par un miracle supplémentaire, rien n'abîme, ici, rien ne défigure le charme original des lieux".

• • •

Pour rejoindre la ville de Sucre située à 40 minutes de l'aéroport nous prenons un micro pouvant accueillir 12 personnes car les bagages vont sur le toit accroché par de simples tendeurs... On prie pour ne rien perdre sur la route 🙏.

Arrivés à notre hôtel, nous déposons les bagages et puis direction le marché de la ville pour se restaurer. Des étales de fruits, légumes, viandes, gâteaux se côtoient

Le mercado central est l'un des plus beaux marchés de Bolivie. Le marché est sur deux étages où il est possible de trouver absolument de tout. Il est possible de se restaurer sur place au deuxième étage.

Un chien 🐶 dans le marché s'est mis à nous suivre partout et s'est même couché à côté de notre table lorsque nous avons déjeuner.

Direction le musée des arts indigènes présentant les traditions textiles des différentes communautés de la région de Sucre. Le musée était particulièrement intéressant car il fournissait beaucoup d'informations sur les traditions tant textiles que musicales.

La route pour se rendre au musée a offert une jolie vue sur toute la ville de Sucre

En fin de journée nous sommes allés sur la Place du 25 mai (Plaza 25 de mayo) où nous avons mangé des chocolats et bu un café (pour Eric) et un jus de papaye (pour Mathilde).

Au centre trône la statue du maréchal Sucre 

Toute la vie de Sucre tourne autour de cette place, et c’est autour d’elle que s’organisent les activités administratives, commerciales et culturelles. Encadrée de somptueux édifices coloniaux tels que la Casa de la Libertad, la cathédrale et le Palacio del Gobierno qui abrite la préfecture, elle est considérée comme la plus grande de Bolivie.


Elle est le point de rencontre de la jeunesse et des amoureux. Jadis, les promenades autour de la place obéissaient à un code tacite : les hommes circulaient dans un sens, alors que les femmes allaient dans le sens opposé, ce qui permettait à chacun de repérer la personne qui l’intéressait ou d’échanger des regards complices. Un homme qui accompagnait une dame devait suivre la direction empruntée par les femmes

24
sept
24
sept

Notre seconde journée à Sucre commence par la visite de la Casa de la Libertad située sur la place du 25 de Mayo.

La casa de la Libertad fut un haut lieu d'enseignement créé par les jésuites au cours du XVIe siècle. Les différents bâtiments ont été construits par ceux-ci et l'édifice actuel correspond à l'édifice achevé en 1701. Par la suite le bâtiment a accueilli le Parlement de 1825 à 1898.

Cour intérieur de la Casa 
Les diverses salles 

Les balais extérieurs en Bolivie sont plus efficaces que les balais européens et pourtant ils sont fait à partir de rien.

Entre 12h et 14h tous les lieux touristiques sont fermés. Nous avons donc profité de ce temps pour nous rendre à la station de bus pour acheter notre billet vers Potosi pour demain. Sur la route du retour nous avons croisé un marché destiné uniquement aux locaux dans lequel nous avons acheté des fruits très juteux (ça change de l'Europe...).

Quelques photos de la vie en Bolivie. La dame porte son enfant en échape dans le dos alors qu'il a plus d'un an. Ensuite, ce sont les enfilades de micros, petit bus de ville où les arrêts n'existent pas vraiment, créant des embouteillages dans les villes. Enfin, une vue de Sucre

• • •

En début d'après-midi direction le couvent de Santa Clara où les photos étaient prohibées. Le couvent était magnifique avec des fresques datant du début du XVIIIe siècle restaurées en 2015. Le couvent est toujours habité par une vingtaine de soeurs qui subviennent à leurs besoins en vendant des gâteaux et confitures.

A la sortie du couvent nous restons dans les visites religieuses avec la visite de la Cathédrale de Sucre.

La cathédrale comportait initialement qu'une seule nef courverte d'une croisée d'ogives dont la construction date de 1551 - 1561. Entre 1580 et 1623 fut construit le baptistère, la croisée du transept, la chapelle majeure et la sacristie. Ce n'est que vers 1686, que la Cathédrale se dote de deux nefs supplémentaires pour palier des défauts de construction. Sous sa forme actuelle, la cathédrale, avec ses trois nefs couvertes de voûtes à croisée d’ogives, offre un ensemble harmonieux qui peut rivaliser avec les grandes cathédrales du Pérou, comme celles de Lima et de Cuzco.

Pour terminer nos visites religieuses de Sucre⛪, nous nous rendons au Couvent San Felipe de Neri.

L’église fut construite à l’initiative de l’archevêque José de San Alberto (après l’édificationde l’église de Santa Teresa à Cochabamba). San Felipe possède de beaux autels néoclassiqueset des tableaux des XVIIIe et XIXe siècles, parmi lesquels il faut mentionner les copies faites par Manuel Gumiel des toiles de l’école de Mengs. Le cloître est magnifique, particulièrement vu des toits.

Il est vrai que la vue depuis le toit du couvent est magnifique. On vous laisse apprécier 🤗

25
sept

Ce matin direction Potosi. Pour nous y rendre, nous prenons le bus depuis la gare routière de Sucre. Le trajet entre notre hôtel et le terminal de bus est effectué dans un taxi très original : il s'agit d'une ancienne voiture destinée au marché anglais ou du moins du commonwealth c'est-à-dire avec un volant et un compteur à droite. Toutefois, pour circuler en Bolivie, la place conducteur se trouve à gauche alors le chauffeur à tout simplement pris le volant pour le fixer à gauche tout en laissant le compteur et le tableau de bord à droite.

Le départ est à 10h pour un trajet de trois heures dans l'Altiplato nous permettant d'apprécier le paysage.


Terminal de bus 
• • •

Potosi fut la gloire de l'Empire Espagnol et de la République grâce au Cerro Rico. Le nom de Potosi vient du Queschua "Potociou" signifiant explosion. L'histoire raconte que les indiens avaient trouvé cette montagne très haute couverte d'argent située proche d'un volcan en activité. Alors qu'ils allaient exploiter le précieux métal, le volcan se réveilla et une explosion se produisit. Les indigènes considérèrent cette exploision comme la manifestation du Dieu Pachamama mécontent de la potentielle exploitation de cette terre. Pour ne pas subir de représailles, ils décidèrent de ne pas l'exploiter. Lorsque les espagnols arrivèrent en Bolivie, ils entendirent parler de l'existence de cette montagne couverte d'argent et la cherchèrent. Or, n'arrivant pas à prononcer le mot "Potociou", les conquistadors prononcèrent "Potocio" qui devient par la suite Potosi.

• • •

Les effets de l'altitude (4 000m) ne se font pas trop ressentir pour le moment. Petit essouflement à la montée d'un escalier mais sinon rien à signaler de particulier. Nous partons donc en visite après avoir pris possession de notre chambre. Nous faisons la visite de la Casa de la Moneta (la maison de la monnaie).

C’est le plus grand bâtiment colonial construit par les Espagnols aux Amériques. Il s'agit de la seconde Casa de la Moneda puisque la première fut édifiée à peine 30 ans après la fondation de la ville impériale de Potosi (1575). Le métal servant a fabriquer les pièces provenait directement du Cerro Rico. La production et la frappe de monnaies étaient réglementées par les rois catholiques espagnols. Il est estimé que l’Europe reçut depuis 1545 et jusqu’à l’indépendance de l’Amérique du Sud, quelque 50 milliards de dollars en lingots et makukinas (les pièces frappées à la casa de la Moneda).


Les deux cours d'entrée  

Les pièces étaient des Reals et se déclinaient en 8, 4, 2, 1 et 0,5. L'argent utilisé pour fabriquer les pièces rendaient celles-ci très fragiles ainsi il était courant que les personnes rognent des morceaux de pièces pour récupérer de l'argent. Dès lors, la valeur des Reals ne fut plus qu'apprécier par son poids (une pièce de 8 reals devait peser 27g) obligeant les commerçants a avoir toujours des balances avec eux.

Jusqu'au XVIIIe siècle, les pièces de monnaies étaient frappées à la main 

Un bâteau de Marine espagnole s'est échouée au large des côtes des Etats-Unis avec un véritable trésor à son bord comprenant que des pièces en argent frappées à Potosi. Dans les années 2000, des chercheurs marins ont retrouvé l'épave du bâteau qui se trouvait dans les eaux internationales. Les Etats-Unis ont conservé le trésor et ont créé un musée en Floride pour exposer celui-ci. Pour seul reconnaissance envers Potosi, une pièce leur fut restituée gratuitement.

Il s'agit de la pièce dans l'étuit à droite 

Avec l'argent des mines de Potosi divers objets étaient créés comme des sacs pour les femmes ou encore un pot de chambre.

Le tableau représente un mélange de mythe et de religion chrétienne. Il symbolise le Cerro Rico (la montage la plus fertile de Potosi en argent et divers métaux encore exploitée de nos jours) avec l'Immaculé Conception au sommet prenant la place de la Pachamama dans la culture indigène. Le coffre permettait de transporter l'argent extrait de la montagne Cerro Rico vers l'Espagne. Les coffres ont été fabriqués par des Autrichiens, avec douze serrures, un code et une fausse cerrure pour insérer la clé qui était placée sur le côté droit du coffre. Enfin, la fonderie où l'argent était fondue avant d'être pressée pour fabriquer les pièces.

Par suite, nous déambulons dans le centre-ville avec la place du 10 Novembre qui est bordé d'édifices coloniaux dont la cathédrale, le trésor royale, la municipalité et la première casa de la Moneda. Sur la place attenante du 6 Agosto bordée d'arcade se trouve un obélisque (dont la signification est inconnue pour nous)

Nous terminons notre journée à Potosi avec un joli couché de soleil

• • •

Ce soir ce fut découverte d'une nouvelle viande : le Lama. La viande ressemble à du porc et n'a pas un goût particulièrement prononcé.

26
sept

Ce matin découverte de la mine située sur le Cerro Rico.


Le Cerro Rico regorge de mines exploitées dans des conditions qui ont peu évoluées depuis le XIXe siècle. Le Cerro Rico est appelé aussi gruyère car il est 1 000 fois plus troués. Il est composé de plus de 750 km de galeries avec des mines dont la profondeur atteint à 500m. La montagne risque de s’effondrer à cause de ces diverses galeries, l’UNESCO a notamment demandé aux mineurs de ralentir la production, sans succès. Les géologues estiment la fin de la production à une cinquante d’années, si aucun effondrement s’intervient d’ici-là.


Photo à 4 100m d'altitude  

Avant d'arriver à la mine, petit tour au marché des mineurs afin de découvrir le matériel et la "nourriture" utilisée par les mineurs. Le matériel se résume à des bâtons de dynamite et la nourriture à des feuilles de coca qu'ils mâchent par 4 avant de prendre un petit bout d'un mélange de cendre de quinoa, pomme de terre et quelques produits chimiques qui permettent de produire plus de salive. La boisson : alcool à 96% (que quelques matchos boivent sans diluer sinon les autres diluent à l'eau). Les cigarettes sont également présente, sans filtre, roulées à la main sans paquet avec des images chocs obligatoires sur les paquets traditionnels.


La température dans la mine est fraîche, humide suite à l’infiltration des eaux de pluie par le haut de la montagne. Les flaques dans lesquelles nous marchons étaient formées des pluies de l’année dernière. A contrario des mines de charbon du Nord, celle-ci est peu bruyante, seul le bruit des wagonnets et des explosions à la dynamite s’entendent.


Au début de l’exploitation, seul l’argent était extrait. A savoir que 1 tonne de minerais extrait était composée de 800kg d’argent, les filons de minerais faisaient entre 15 et 20 cm de largueur. De nos jours, la mine n’extrait plus que 2kg d’argent pour 1 tonne et les filons ne mesurent que 5 cm de largueur.

Filon de métal

Puisque la mine ne contient presque plus d’argent, les mineurs extraient d’autres métaux tels que le étain, le zinc, le plomb, etc. Les mineurs doivent s’insérer dans des cavités pouvant descendre jusqu’à 150m pour accéder au lieu d’extraction.



Les mineurs sont inscrits au sein d’une coopérative qui leur permet de conserver 50% des revenues tirées de l’activité minière. La coopérative désigne le lieu où chaque mineur (ou plutôt sa famille ou groupes soutés) pourra extraire les précieux métaux. Une hiérarchie existe au sein de ces regroupements : les plus jeunes (entre 15 et 19 ans) ramassent les pierres pour les amener aux wagonnets; les jeunes adultes (entre 20 et 30 ans) vont pouvoir pousser les wagonnets remplis des minerais ; vers la trentaine, ils peuvent prendre en main les perforateurs (qui pèsent 37kg) ; enfin les plus âgés (40 – 45 ans)sont les architectes des mines car ils indiquent où poser les dynamites pour créer les cavités.



Les mineurs adorent encore El Tio qui représentait le Diable mais qui est devenu pour eux un vieil ami. Après les journées de travail, les mineurs viennent boire des bières et demander à El Tio de la chance pour l'extraction des minerais.

A la sortie de la mine, chaque groupe de mineurs a un emplacement déterminé pour y déposer les minerais. A ce moment, des femmes entrent en action pour trier les pierres récupérées afin de n'avoir que des pierres pures en minerais et ainsi un meilleur rendement.


Le midi nous allons au marché central ressemblant fortement à celui de Sucre. Etales qui s’étendent avec les viandes, les fruits et légumes. Nous nous arrêtons dans une petite baraque pour manger.

L’après-midi, visite du couvent de Santa Teresa - Carmélite, où six sœurs sont encore présente.


1er et 2e cloîtres encore accessibles sur les 18 d'origine 

Bâti entre 1685 et 1691, ce vaste couvent des carmélistes a acceilli 21 soeurs issues de la bonne société locale dont la présence en ces murs apportait un surcoît de statut. La tradition voulait que la deuxième fille de la famille entre au couvent à l'âge de 15 ans (la première était mariée, et la troisième et plus continuaient de s'occuper des parents). La dote versée par les familles pour l'entrée en couvent correspondrait actuellement à 90 000€ (en numéraire, en or, en bâtiments et oeuvres d'art) raison pour laquelle entrée essentiellement des filles d'origines européennes.

Les soeurs avaient une cellule attribué dont une salle conserve les fondations. Chaque espace entre les arcades représente la taille d'une cellule.. Dans celles-ci les soeurs disposaient d'un lit, sans matelas, d'un lieu d'adoration et un espace pour se laver.

Le couvent dispose d'une église où sont encore célébrées des messes. Le plafond est particulièrement intéressant puisqu'il est composé de 2 000 caissons au sein desquels sont peint 2 000 fleurs différentes.

Christ avec de véritables cheveux, des larmes en diamant, les genoux ont des rubis incrustés et les ongles sont fait en nacre. 
Le  refectoire, la cuisine et la salle de flagélations


Découverte fascinante : le cimetière des sœurs. Le plancher en bois recouvre une vingtaine de fosses (tombes) fermées par des couvercles. Les sœurs étaient ensevelies et recouvertes de chaux pendant deux ans jusqu’à ce qu’il n’y ait que les os. Ensuite, les os étaient transférés dans la fosse commune au centre de la pièce. De nos jours, les sœurs sont enterrées au cimetière de la ville.


Voici le plancher 

Nous terminons la journée en mangant la fameuse soupe de maïs k'arapulca dans laquelle est immergée une pierre ébouillantée.

Les jolies bulles grâce à la pierre 

A la sortie du restaurant, il fait très froid : 3°C mais ressenti -6°C, alors que dans la journée il faisait 22°C... Nous nous dépêchons de regagner notre chambre pour nous glisser dans nos lits où s'empilent quatre couvertures. En effet, notre chambre est frigorifique puisque dépourvue de chauffage 🥶.

27
sept

La journée commence par la visite de la Cathédrale de Potosi

Construite entre 1809 et 1839 sur les ruines d’une première église effondrée, il s’agit de la cathédrale la plus imposant de la ville. Elle est d’un style néoclassique assez pure sauf l’hôtel d’un style néogothique consacré au saint sacrement. Elle contient une crypte où sont enterrés les nobles espagnols ayant œuvrés pour Potosi.

La Cathédrale dispose d’un cloché donnant une vue sur Potosi et ses alentours. Au sein de ce cloché il est possible d’admirer 4 grosses cloches dont l’une d’elle a été présentée lors de l’inauguration de la cathédrale. Le ciel est bleu et il fait bon, c’est très agréable de rester quelques instants à admirer cette vue.

Nous continuons notre journée vers l'église de San Lorenzo de Carangas. L'intérieur est quelconque mais la façade est particulièrement fascinante. Elle est réalisée dans un style indigène mélant des éléments appartenant au culte amérindien et catholique. Tout en haut, un ange guerrier domine la situation sous une arche richement sculptée. Sur les côtes deux sirène charango à côté du soleil Inti et la lune Quilla, les deux colonnes torses montrent deux femmes à visage rond avec des jupes de plumes, à gauche et à droite de la grosse porte, deux cariadites dont les seins nues ont la même forme que les clous de la porte.

L'église dispose également d'un mirrador avec une vue différente sur Potosi

Après avoir mangé des empanadas sur la place du 10 Novembre, nous continuons notre visite de Potosi vers le Temple et mirador de San Francisco.

L'église et le couvent fut fondée en 1547 sur la base des enseignements de Saint François d'Assise. Il s'agit du plus ancien couvent de Bolivie.

Le meilleur arrive à la fin, nous montons sur les toits de l'église pour accéder au mirador, on se croirait dans Assassins's Creed. Une vue encore plus majestueuse de Potosi se dévoile devant nous.

Ce soir direction Tupiza en bus de nuit dit cama (lit pour les novices en espagnol) mais seulement inclinable à 160°. Notre future destination se situe à 250 km de Potosi et devrait prendre entre 5 à 7h selon les conditions routières (non non, pas de bouchons juste qu'il n'y a pas d'autoroute et nous sommes en montagne). Nous partons à 21h20.


28
sept

Le trajet en bus a été très agréable, les sièges sont confortables et il n'y a aucune lumière allumée dans le bus. Nous sommes certainement les seuls à ne pas avoir dormi pendant le trajet car Mathilde regardait des vidéos et Eric lisait. Nous sommes arrivés à 3h à notre hôtel puisqu'il n'y a pas eu de problèmes sur la route. Nous avons un seul arrêt de 15 minutes pour une pause pipi (payante 1bs = 0,13€).

Après une petite nuit, nous faisons le tour des agences pour choisir notre treck de 4 jours dans le Sud Lipez et le Salar d'Uyuni à partir de demain ! Notre choix est fait, direction le centre de la ville de Tupiza pour visiter un peu celle-ci. Aujourd'hui, nous n'allons pas visiter grand chose car c'est journée repos avant nos 4 jours intensifs.

Vers 15h, une parade commence sur la place centrale. La parade est orchestrée par diverses écoles de la ville et met en scène les danses traditionnelles de la région ainsi que les tenues.

Demain départ à 7h30 de notre hôtel pour le début de notre treck.

29
sept

Ce matin, nous nous levons tôt pour partir pour notre treck de 4 jours et 3 nuits dans le Sud Lipez et le Salar d'Uyuni. Nous avons rendez-vous à 7h30 à l'agence de notre choix.

Lors de notre treck nous serons quatre voyageurs, un guide-chauffeur et une cuisinière. Notre agence préfère qu'une cuisinière soit présente quitte à avoir un client en moins pour notre confort et celui du guide qui n'aura pas à faire la cuisine.

Nous avons la chance de partager ce treck avec deux autres français, Vanessa et Florian, qui partagent notre passion des photos (quelques 2 500 photos ont été prises en 4 jours par nous-mêmdes et l'équivalent par eux).

• • •

Le trajet commence par des paysages et notre premier stop dans un lieu surnommé El Sillar. Nous nous empressons de prendre en photos (1 seul endroit = 60 photos 🙄). Mais, nous avons fait le tri pour vous spécialement.

Nous continuons notre périple avec des jolis paysages et des lamas 🦙

A 11h30 nous nous arrêtons dans un village isolé pour déjeuner.

Nous reprenons la route et contemplons de nouveau les merveilleux paysages

Puis nous tombons sur El Sillar, formation d'origine volcanique où l'infiltration de l'eau a creusé la roche de manière originale.

De nouveau des paysages

Jusqu'à tomber sur el Pueblo fantastico, village eu jusqu'à 2 000 habitants lorsque les espagnols et les indigènes exploitaient "conjointement la mine" (les indigènes étant des esclaves... mais ayant exploités celle-ci avant l'arrivée des Conquistadors). Puis suite à une épidémie, le village a été abandonné et l'exploitation des minéraux (argent, or) a été abandonnée au profil du Cerro Rico à Potosi.

Encore des paysages

Nous arrivons à la Laguna Morejon situé à 4 855m d'altitude. Et oui, nous avons dépassé le Mont Blanc 🗻

Nous avons vu sur Volcan Uturuncu culminant à 6 008m d'altitude. Le volcan n'est plus en activité. Il s'agit du seul endroit où nous avons pour le moment observer quelques traces de neige.

Des paysages...

Nous terminons notre journée à la tombée de la nuit pour arriver dans notre premier logement. Il s'agit d'un refuge situé à 4 200m d'altitude. L'isolation laisse à désirer, heureusement cinq couvertures sont fournies et nous avons nos duvets en surplus. La journée la chaleur était présente, autour des 22-23°C mais la nuit le la température descent en dessous de zéro... 🥶Le logement n'a pas de douche mais il fait tellement froid que nous n'avons guère envie de nous déshabiller pour nous doucher.

Les matelas sont posés sur des blocs de béton et la chambre n'a pas de chauffage
30
sept

Réveil à 6h pour notre deuxième jour dans le Sud Lipez


Après être passé par un col à 5000m et au pied du volcan Uturuncu (6008m)....

Nous faisons notre premier arrêt à San Pablo de Lipez et la Laguna Morejon.

Quelques kilomètres plus loin, notre 4x4 ayant crevé la roue arrière droite, un arrêt s’est imposé afin que notre chauffeur change la roue. Avec l’aide d’un autre 4x4, il a déjanté celle-ci en faisant rouler le second 4x4 sur le pneu. Notre chauffeur réparera la chambre à air à la pause déjeuner. Nous croisons les doigts pour ne plus crever car nous n’avons plus de roue de secours.

Nous profitons de cet arrêt inopiné pour prendre quelques photos.

Une fois la route repris, nous traversons le désert de Dali, appelé comme cela à cause des rochers (issus de l’éruption du volcan) qui le parsème de manière aléatoire et qui rappelle certain tableau de Dali.


Avant d'arriver à notre prochaine étape, nous continuons d'observer de magnifiques paysages

Jusqu'à arriver à la Laguna Verde appelée ainsi à cause de sa couleur verte, celle-ci se situe à l’extrême Sud de la Bolivie à 4 350m d'altitude. La lagune est au pied du volcan Licancabur, frontière naturelle avec la Chili.


Avant la pause déjeuner, nous avons droit à une baignade dans les eaux thermales (35 à 38°) de bassins naturels donnant vue sur de spéctaculaires reliefs.


Pendant notre bain, le chauffeur en profite pour réparer la chambre à air crevée à l’aide d’une rustine et regonfle le pneu avec une pompe à pied. Surtout pendant notre déjeuner nous assistons au plein d’essence d’un autre 4x4 de façon différente de chez nous 😅.



Nous reprenons la route pour arriver au point le plus haut de notre périple : 4 950 m. A cette altitude se trouve les geysers de Sol de Mañana où l’air avait une légère odeur de soufre.

Suite de la journée vers le Nord de la Bolivie

Enfin nous arrivons à la Laguna Colorada

La Laguna Colorada tient cette couleur du plancton nourrisant notamment les flammands roses.

Désolé pour le nombre de photos mais le lieu était vraiment trop beau alors on tenait à vous le faire partager 

La lagune est peuplée de milliers de flammands roses 🦩

Une petite colline surplombe la lagune et permets d'avoir une vue dégagée. Il n'est pas forcément évident d'apprécier la vue avec des rafales de vents de plus de 100km/h mais nous avons tenus ! 💪

Fin de cette deuxième journée par le trajet jusqu'au refuge ajoutant quelques photos 📷 à la collection

Nous arrivons à Villa Mar, petit village en plein Sud Lipez entourait de roches volcaniques.

1
oct

Ce matin, nous débutons notre troisième jour par la Copa del Mundo, formation rocheuse qui tiens son nom du fait que certain y voit la représentation de la Coupe du Monde (de football bien sûr) selon la position dans laquelle on observe la roche. Il peut s'agir sinon d'un simple visage ou pour certain grand fan de l'Empire : Napoléon avec son chapeau.


Le guide nous propose de marcher une dizaine de minutes pour observer les roches et nous indique un endroit (assez éloigné à vue d'oeil) où il nous retrouvera avec le 4x4. Nous marchons, marchons, marchons sans voir le 4x4. Nous commençons à penser que le guide nous a abandonné, lassé de nous attendre pour faire nos multiples photos. Même avec cette pensée nous continuons à en prendre d'ailleurs..

Ensuite, nous nous rendons a Italia Perdida (Ces roches découvertes par des Italiens leurs ont fait penser à leur région d’origine, d’où son nom)

La suite de notre route nous amène à la Laguna Vinto où plein d’animaux viennent s’abreuver.

Direction une autre lagune, la Laguna Negra qui doit son nom de sa couleur noirâtre, celle-ci n’a que 40 à 50 cm de fond.


Nous y rencontrons quelques Chinchillas

Pour y aller et pour revenir, nous passons par un petit chemin fait de mousse où nous rencontrons des ruisseaux et quelques lamas

Nous reprenons la route pour la Vallée de l’Anaconda en raison de la forme du cours d’eau qui y coule en son fond.


Dès que nous reprenons la route, nous apercevons de majestueux paysages, ainsi qu’une tornade de sable soulevée par le vent.

Pause déjeuner dans un village où la route principale est à 2x2 voies mais où l’asphalte n’est pas au top 😨

Après le déjeuner, nouveaux paysages, lamas (que nous avons failli écraser), champs de pommes de terre à flanc de montagnes, délimités par de pierres.

Puis vint la pause bières dans un hameau qui sert de halte pour les trains qui se rendent au Chili. Nous y avons dégusté des bières typiques aromatisées au Quinoa, Cactus, Anis et feuille de coca dans un bar posé le long de la voie ferrée.

La journée se termine par notre entrée dans le Salar d'Uyuni pour y découvrir notre refuge pour la nuit.

Avant de partir observer le coucher de soleil au sein du Salar nous faisons un petit tour dans le village avant de prendre un petit goûter


Le premier soir de notre treck, nous sommes arrivés vers 18h30 au refuge. Une fois nos affaires déposées, le guide nous a prié de nous rendre dans l’espace repas pour manger. Nous avons pris place autour de la table (18h45/50), sur laquelle était posés du café/thé et des biscuits. Nous avons pensé pendant une quarantaine de minutes qu’il s’agissait de notre repas du soir. Nous en avons ri avec nos partenaires de voyage. Finalement, la cuisinière est sortie de sa tanière pour apporter un véritable repas. Nous avons compris pour les jours suivants qu’il s’agissait du goûter auquel nous avions droit en arrivant chaque soir au refuge.


Enfin, nous posons les pieds sur des étendues de sel. Inconsciemment, nous nous attendons à entendre le sol craquer sous nos pieds, comme lorsqu’on marche sur la neige, mais rien. Aucun bruit ne s'entend sûrement à cause des fortes rafales de vent. La sensation reste tout de même étrange.


Puis nous observons le soleil disparaître derrière les montagnes et nous abandonner pour la nuit

2
oct

Ce matin levé à 4h pour un départ à 4h45 afin d’assister au lever de soleil sur l’isla Incahuasi (le petit déjeuner sera pris plus tard).


Ile volcanique au milieu du Salar, hérissée de centaines de cactus géants.


Depuis le début du treck, à chaque fois que notre chauffeur nous donne un horaire de départ, nous sommes toujours en retard d’une bonne quinzaine de minutes. Alors la veille celui-ci nous a bien précisé : 4h30 les sacs devant le 4x4 pour être chargées et départ impératif à 4h45 pour être sûr de ne pas rater le lever de soleil. Chose extraordinaire à 4h30 pile nos sacs étaient devant le véhicule mais pas notre chauffeur 🙄.


Celui-ci est arrivé quelques minutes après et a chargé le 4x4 nous sommes partis à 5h.


Après une heure de route, nous sommes déposés au pied de l’île, ne nous reste plus alors qu’à gravir celle-ci (environ 15 minutes pour Mathilde et 20 pour Eric avec la frontale allumée car il faisait vraiment très sombre et le chemin était constitué de terre et de pierres).

Nous prenons place sur des rochers, face à l’endroit où le soleil doit se lever, vers 6h10 et nous attendons l’arrivée d’un nouveau jour dans ce lieu magique afin de pouvoir actionner nos appareils photos.


Lorsque le soleil est levé, nous en profitons pour admirer la vue depuis l'île.

Une fois redescendus, un petit déjeuner au grand air nous attendait. Il y a pleins de petits oiseaux qui cherchaient à avoir des miettes mais c'était sans compter sur nous et sur un chien qui leur courait après !

Oui, Mathilde est heureuse de déjeuner 

Retour en voiture et direction le Salar de Uyuni.


Situé à 3 650m d’altitude, le Salar d’Uyuni est le plus grand désert de sel du monde (entre 10 600 & 12 500 km²). Cette superficie correspond à environ deux départements français et en fait la plus grande surface plane au monde. Sur plus de 120 m d'épaisseur alternent une douzaine de couches de sel, de sédiments et de minéraux, sulfates et carbonates formées il y a 40 000 ans lors de l’asséchement des grands lacs formés après le retrait de l’océan Atlantique qui venait il y a bien longtemps jusque-là.


Le Salar est la nouvelle mine d’or du gouvernement bolivien puisqu’il renferme la plus grande réserve de lithium de la planète à ce jour.



Après l’été australe, la fine couche d’eau qui couvre la mer de sel s’assèche, formant d’étranges et superbes formes polygonales et hexagonales qui apparaîssent en surface et se répètent à l’infinie dans certains secteurs


Le Salar est aussi l’occasion de faire des photos amusantes grâce aux effets de perspective (la blancheur et la surface plane). Toutefois, les dessous des photos sont plutôt comiques

Notre visite du Salar se poursuit avec la visite de l’ancien hôtel de sel Playa Blanca, transformé depuis 2001 en un petit musée avec une boutique d’artisanat de sel.

Depuis 2014, l’Etat bolivien investi chaque année de l’argent pour que le Dakar traverse les superbes paysages du Salar et du Sud Lipez. Pour marquer ce passage, à plusieurs endroits proche d’Uyuni se trouve des statues à l’effigie du Dakar.

Lors de notre arrêt restauration, Eric a fait la connaissance avec un lama qui est venu lui taper dans le dos alors qu'il prenait en photo son compagnon. La jalousie est présente !

Enfin, nous arrivons à l’ultime étape de notre treck : le cimetière de trains. Les anciennes locomotives à vapeur et wagons utilisaient pour transporter les minerais vers le Chili jusque dans les années 1930 – 1940 rouillent dans ce paysage désertique en bordure de la ville.


Nous avons l'après-midi à passer à Uyuni, la ville est sans grand intérêt à part quelques statues rappelant l'importance du réseau ferroviaire de la ville.

Pour fêter la fin de ce treck, nous nous offrons un bon repas à base de Lama

3
oct

Ce matin nous pensions faire la grasse matinée pour récupérer de nos jours de treck mais c’était sans compter sur les travaux à partir de 7h… Nous allons donc déjeuner et pour 10h nous quittons notre hôtel afin de nous rendre à Colchani soit à 25km d’Uyuni. Nous allons passer la nuit dans un hôtel de sel tout confort (par rapport à celui que nous avons fait il y a deux nuits).

Colchani est une ville située en bordure du Salar d’Uyuni constituant ainsi une des entrées principales du Salar.


L’hôtel dispose de plusieurs pièces dont une salle de restauration, un bar, une salle de jeux (avec billard, fléchette, jeu d’arcade, table de ping-pong). Chaque chambre dispose de son petit salon devant donnant vue sur la belle étendue de sel.


Nous ne comptons pas passer toute la journée à l’hôtel même si celui-ci étant tellement agréable nous aurions pu. A la place, nous partons dans le Salar. Après avoir marché une bonne quarantaine de minutes, nous trouvons enfin l’endroit idéal pour faire nos petites photos.

Au passage nous en profitons pour prendre de nouveau des photos du Salar avec la vue sur notre hôtel.


Le soir nous avons le droit à un magnifique coucher de soleil encore une fois sur le Salar

4
oct

Après une bonne nuit dans un lit douillé et au chaud, nous allons prendre notre petit déjeuner avec vue sur le Salar d'Uyuni.

Puis nous quittons l'hôtel pour nous rendre de nouveau à Uyuni afin de prendre un bus en direction de Cochabamba via Oruro. Nous avons de la chance, lorsque nous arrivons nous avons un bus qui part directement à Oruro, il est 12h et nous partons pour 4h de trajet.

Eric en profite pour s'endormir en laissant le téléphone allumé 🤣 

Sur la route, quelques paysages mais ils sont nettement moins beaux que ceux dans le Sud Lipez...

Lorsque nous arrivons à Oruro (à 16h30 soit avec 30 minutes de retard), nous devons choisir de nouveau une compagnie de bus afin de nous rendre enfin à Cochabamba.

Le choix est fait et notre départ sera à 17h30 pour une arrivée prévue à 22h. Cette fois le bus est à l'heure et nous permet d'être à l'hôtel à 22h30.

C'est bon la journée dans le bus est terminée !

5
oct

Cochabamba est une ville située à 2 570 m d’altitude, dans les vallées de la cordillère des Andes. Au loin, on peut voir la montagne Tunari qui domine cette partie du pays du haut de ses 5 023 m. Il s'agit de la troisième plus grande ville de Bolivie.

Après le petit déjeuner nous partons pour les hauteurs de Cochabamba avant de voir de plus près le Christo de la Concordia. Bien entendu nous prenons le téléphérique, les 1 400 marches ne nous ont pas tenté.


Le Christo de la Concordia est le deuxième plus haut Christ du monde car mesurant 40,4 mètres de haut sans compter l’altitude à laquelle il se trouve : 2 840m. Et oui, ce Christ est plus haut que le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro (mesurant seulement 38m). Le Christ pèse 2 200 tonnes avec une envergure de 32,87m.


Lorsqu'on est au niveau du Cristo, une vue sur Cochabamba se dévoile

Lorsque nous sommes redescendus, nous nous rendons à la Plaza du 14 septiembre, place centrale de la ville

Présente un ensemble architecturale assez méditérannée, particulièrement aux villes andoulouses. Le centre géographique de la Bolivie se situe au centre de la place et est matérialisé par un fabuleux condor multicolore.


Puis nous rejoignons la Plaza Colón.


En début d'après-midi, nous nous dirigeons vers le Couvent Santa Teresa mais celui-ci est fermé pour l'heure alors nous nous rabatons sur le marché La Cancha


Il s’agit du plus grand marché bolivien, coloré et animé. Des centaines d’étales classées par type de produits sont regroupés sans savoir exactement où il commence et où il termine. Dans ce marché, il est possible de trouver absolument tout le nécessaire en passant par les vêtements, les offrandes, les instruments de musiques, les sacs en cuir, les gargote pour manger.


Le papier toilette a une place assez importante, les rouleaux se vendent partout et à l'unité ! 

Nous n'avons pas fait absolument tout le marché, il nous aurait fallu des heures, voire des jours entiers pour véritablement voir toutes les étales. Mais nous devons partir car sinon nous ne pourrons visiter le Couvent.


Le couvent Santa Teresa a été fondé en 1760 par 4 sœurs issues du Couvent de Potosí. A contrario du Couvent de Potosi, les sœurs avaient des statuts différents selon leur naissance et leur fortune. Les sœurs voiles noirs formaient l’élite et vivaient dans des cellules individuelles servies pour les sœurs voiles blancs qui étaient logées en dortoir. A l’heure actuelle, il ne reste que 5 sœurs carmélites qui vivent en autosuffisance dans une annexe du Couvent. Il convient de souligner que la plus jeune des sœurs à 72 ans et la plus vieille à 89 ans (dans pas longtemps le Couvent sera vide….).


Il est possible de monter en haut de la coupole afin d'admirer une nouvelle fois la vue sur Cochabamba mais aussi sur le Cristo de la Concordia

Les soeurs n'avaient pas le droit de parler sauf en cas d'urgence ou alors une heure par jour (uniquement pour échanger sur des passages de la Bible ou Jésus) dans une salle prévue à cet effet. Ladite salle a été peinte par les soeurs notamment chaque point a été fait à base du sang de celles-ci (voir la photo).

Pour finir cette journée, pas de nuit dans un hôtel mais dans le bus afin d'arriver demain matin dans la capitale de la Bolivie : La Paz

Le bus était confortable mais nous n'avons pas beaucoup dormi...  
6
oct

Nous arrivons à 6h30 à la gare centrale de La Paz (en Bolivie les gares centrales sont toujours les gares de bus). Nous avons 1,5km à marcher pour arriver à notre hôtel, la majeure partie de la route est en descente mais pour effectuer les 200 derniers mètres une belle pente nous attend, les pauses sont essentielles !La chambre n’est pas disponible mais pas grave nous comptons aller visiter directement ainsi nous quittons l’hôtel pour nous rendre au niveau du Cimetière central. Depuis cet endroit, nous pouvons prendre des microbus à destination de Tiwanaku

Le prix pour s’y rendre est particulièrement intéressant toutefois, pour partir il faut qu’au moins 8 personnes le prenne, ainsi il faut attendre que ce nombre soit atteint pour partir. Nous sommes arrivés à 8h et nous sommes partis à 9h. Pas grave ça nous a laissé le temps de déjeuner et boire un café. Après 1h30 de trajet nous arrivons enfin à Tiwanaku

Ces vestiges représentent une ancienne pyramide qui est méconnaissable suite aux nombreux pillages et érosion des pierres.  
à droite le monolite Fraile et à gauche le monolite Ponce représentant un prête dans son habit cérémonial
La Porte du Soleil 

Il s'agit de la Porte du Soleil qui est le plus connu de monuments précolombien de Bolivie. Sur sa frise, on voit Wiracocha, avec ses deux sceptres, en train de pleurer. Wiracocha est entouré par 32 hommes soleils et 16 hommes condors

Le temple semi-souterrain contient 172 têtes antropomorphes et représente le monde des morts et des êtres à venir 

Pour finir, quelques paysages environnants

Retour à La Paz en fin d'après-midi. Nous décidons de ne pas gambader dans La Paz en rentrant car nous sommes fatigués et demain nous devons nous lever tôt pour descendre la route de la mort !

7
oct

Ce matin nous nous levons aux aurores : 6h car nous avons rendez-vous à 6h45 à l'agence pour partir vers les Yungas (région voisine de La Paz).

• • •

Une fois le véhicule chargé, nous partons pour 1h de route afin d’arriver au point de départ. Nous avons le droit à un petit déjeuner avant de nous équiper.

Nous avons le droit à une descente d’échauffement pour prendre nos marques avec le VTT

C’est bon, nous avons fait 25km sur une route bitumée et tout s’est bien passé. Nous allons passer à la vraie route de la Mort.


La première partie de la route s’est bien déroulée, nous n’avons pas eu trop de difficulté malgré les chemins caillouteux.

Les paysages sont sublimes mais nous n'avons pas réellement le temps de les admirer lors de la descente 

Nous reprenons la route pour une deuxième partie où la route est beaucoup plus large et moins dangereuse.

Avant de nous retrouver bloqué suite à un éboulement sur la route. En attendant que la pelteuse fasse le nécéssaire nous prenons un petit rafraîchissement tout en admirant les paysages

Nous reprenons la route où du plat se présente. Ce n'est pas facile seulement 2km à effectuer mais il faut pétaler et les jambes souffrent. Mais ouf nous faison une pause bien méritée de quelques minutes.

Enfin, la troisième partie plus tranquille de seulement 8 km avant d'arriver au lieu de destination pour boire une bonne bière bien fraîche. Nous avons survécu !!!!

Au total, ce sont 64 kilomètres que nous avons effectué en 3h30.

Après la bière nous partons dans un hôtel où nous déjeunons et pouvons nous reposer au bord de la piscine avant le retour vers La Paz.

Lors du retour vers La Paz nous pouvons admirer les paysages, plus facilement que lorsque nous étions à vélo car nous n'avons pas à faire attention à la route.

Pour fêter notre survie, nous nous offrons un hamburger de Lama qui était excellent dans un restaurant plein de charme.

8
oct

Aujourd’hui le programme est un peu chamboulé car Eric est malade et Mathilde doit se rendre à une agence Boliviana de Aviacion (BoA) pour s’assurer que notre vol du dimanche 20 octobre entre La Paz et Santa Cruz est maintenu.

Le 20 octobre se déroule les élections présidentielles en Bolivie et l’Ambassade de France vient d’indiquer que la circulation serait interdite sur tout le pays ! Qu’il s’agisse de circulation terrestre ou aérienne

Après avoir attendu un petit peu à BoA, on m’informe que notre vol est bien maintenu puisqu’il s’agit de la compagnie nationale. Nous subirons juste un retard de 20 minutes. Petit soulagement mais reste à savoir comment nous nous rentrons à l’aéroport puisqu’il n’est pas possible de circuler. Enfin, ce sera une question pour plus tard.Puisqu’Eric est malade, Mathilde en profite pour visiter un peu en commençant par la Plaza de Murillo

Toute la politique bolivienne se déroule sur cette place puisqu’on trouve le Palais présidentiel (Palacio Quemado) et le Congrès avec les deux assemblées législatives du pays. Par ailleurs, l’horloge du bâtiment abritant le Congrès a une numérotation inversée. Le but étant d’instaurer une heure de l’hémisphère Sud et de dénoncer l’hégémonie de l’hémisphère Nord.

Ensuite, direction le Quartier colonial où seul subsiste une ruelle : la Calle Jaen.

Cette rue rappelle les rues d’Andalousie, étroite et pavée, entourée des maisons coloniales blanches avec les cours intérieures. Au XVIe siècle, cette rue abritait un marché pour vendre et acheter les camélidés andins. La rue fait aussi l’objet de nombreuses histoires de fantômes et de lutins renforçant son statut de plus fameuse rue de La Paz

Finalement, en fin de journée Eric se sent mieux alors nous allons faire le Marché des Sorcières.

Situé dans un des plus anciens quartiers indigènes de La Paz, le marché des Sorcières permet de trouver tous les remèdes pour tous les maux. Les étals sont composés de poudres, d’herbes, de pierres magiques mais aussi de fœtus de lama séché qui servent à porter chance lors de la construction de chaque nouvelle maison (un peu comme les crémaillères chez nous).

9
oct

Eric se sent mieux aujourd’hui alors nous en profitons pour prendre de la hauteur sur la ville afin d’avoir un panorama de celle-ci avant de partir pour Copacabana.


Les téléphériques de La Paz ont été inaugurés le 30 mai 2014. Les téléphériques permettent de relier La Paz (3 600m d’altitude) à El Alto (4 095m). Il s’agit à la fois d’une révolution pour les habitants et de la ligne urbaine la plus haute du monde. En effet, avant l’installation des 8 lignes actuelles sur les 11 prévues il fallait 1h30 de microbus pour relier le sud au centre de la ville contre une quinzaine de minutes actuellement.


Le prix est unitaire pour chaque trajet c'est-à-dire 3 bolivianos par téléphérique. Dès lors pour traverser la totalité de la ville du sud au nord il faut en emprunter 3 augmentant considérablement le coût du trajet pour les habitants….


Après avoir emprunté quasiment toutes les lignes, nous retournons à l’hôtel afin de récupérer nos bagages pour nous rendre à la gare routière. Nous n’arrivons guère à trouver un collectivo disposant d’assez de place pour nous et nos sacs allant jusqu’au terminal alors nous décidons de nous y rendre à pieds (seulement 1,2 km). La marche est difficile car nos sacs sont tout de même lourds et ça monte fortement mais après 30 minutes nous arrivons à la gare. Il est 14h30, nous sommes en avance pour les départs qui sont soit à 15h ou 16h.


Mathilde fait le tour des compagnies de bus qui lui informe que la liaison n’est pas effectuée aujourd’hui car la route est bloquée à Copacabana…. On nous indique que peut-être que des microbus partent pour cette destination au niveau du Cimetière mais sans pour autant être certain. Nous décidons de tenter et nous sautons dans un collectivo pour nous y rendre. Arrivé à destination, aucun microbus, toutes les agences sont fermées. Nous nous résignons, nous devons rester à La Paz ce soir et espérer qu’un bus parte demain matin sinon nous pouvons dire au revoir au Lac Titicaca.Nous repartons donc au niveau de la gare en collectivo et nous prenons un hôtel à proximité pour nous rendre rapidement à la gare demain matin. Les premiers bus sont à 6h30 🙏.

Le point positif : la vue depuis notre hôtel sur La Paz à la tombée de la nuit
10
oct

Réveil à 5h45 pour envoyer des messages aux différentes compagnies pour avoir des informations. Deux d’entre elles me répondent que la route est toujours bloquée… Nous décidons d’aller tout de même à la gare pour savoir s’il n’est pas possible de passer autrement.


Sur place, une agence nous indique qu’ils ont mis en place une liaison en passant par le Pérou avec 5h de route.

En rouge la route que nous avons pris en passant par le Pérou, en bleu la route classique  

Nous acceptons, le départ sera à 8h ce qui nous laisse le temps de retourner à l’hôtel récupérer nos affaires et déjeuner. A 7h45 nous sommes de nouveau à la gare routière et à 8h nous sommes dans le bus qui part avec 15 minutes de retard.

Le trajet jusque-là frontière péruvienne est assez rapide puisqu’à 11h nous y sommes. Nous devons alors passer dans un premier temps la douane de sortie de Bolivie puis traverser un pont pour être au Pérou. Nous passons alors la douane péruvienne en expliquant que nous allons juste traverser le territoire pendant 1h. La douane accepte, tampon puis direction un autre bus pour un nouveau trajet d’une heure avec vue sur le Lac Titicaca. Au bout d’une heure, de nouveau la frontière, nous sortons et re-rentrons de nouveau en Bolivie.

Nous refaisons un petit trajet en bus avant que le chauffeur nous indique qu’il ne peut pas nous déposer plus loin et que l’on doit marcher pendant une vingtaine de minutes avant d’arriver à Copacabana.

Finalement, la vingtaine de minutes s’est retrouvée en une heure et demi de marche en passant en plein milieu de la piste de l’aéroport de Copacabana, en empruntant des chemins à dénivelé positif caillouteux en plein soleil puis en passant par les blocages sur la route (qui nous ont bien fait rire car totalement différent de ce qu’on a en France), pour enfin arriver au panneau d’entrée de Copacabana.


Copacabana est une bourgade sur le Lac Titicaca. Très connue depuis des siècles, Copacabana est particulièrement vivant depuis l’Empire Inca puisqu’il s’agissait d’un centre cérémonial et qui actuellement est le lieu où l’on vénère Notre-Dame de Copacabana, sainte patronne de la Bolivie.


Nous sommes vraiment épuisés alors nous décidons de nous reposer un peu et surtout d’aller manger car il est presque 15h lorsque nous posons nos sacs à l’hôtel. Nous nous dirigeons en bordure du Lac où nous avons l’instant le plus chou : une dame qui promène ses lamas et son enfant qui promène le chien en plein milieu de la rue.

Nous trouvons un petit bar-restaurant avec une terrasse donnant vue sur le Lac où nous nous prélassons un petit peu avant de découvrir la ville.

Vue sur le Lac et la Cathédrale  

La Cathédrale de Copacabana est un lieu important du christianisme andin puisque renferme la Virgen de la Candelaria et est le lieu où est exposé la Sainte patronne de Bolivie. Le plus folklorique est sans nul doute le baptême des voitures qui a lieu tous les jours (que nous avons manqué à cause de nos périphéties)

En sortant du restaurant, alors qu'il est 22h et qu'il fait plutôt froid, nous avons le droit à un défilé.

11
oct

Le lendemain nous prenons un bateau à 8h30 pour nous rendre à Isla del Sol petite île sur le Lac Titicaca.


Plusieurs légendes racontent la naissance du Lac Titicaca. L’une d’entre elles indique qu’il y eut un déluge sur la région occupée par le lac. C’était une punition du dieu créateur du monde, connu sous le nom de Pachayachachic (seigneur invisible), parce que les hommes, en adorant les eaux et les montagnes, l’avaient offensé. Le dieu Pachayachachic punit cet affront en lançant des éclairs foudroyants. Sa colère était si grande qu’il envoya aussi des torrents d’eau sur la Terre. Tous les hommes périrent noyés à l’exception de quelques-uns, qui étaient innocents. Pachayachachic leur permit de se sauver en montant dans les arbres les plus hauts, puis de rejoindre les sommets des montagnes pour se réfugier dans des cavernes. Après le déluge, le soleil lança son premier rayon sur le lac Titicaca.


Selon une autre légende, le dieu Soleil eut pitié des mortels qui vivaient comme des animaux. Il envoya un de ses enfants (Manko Kapak) et une de ses filles (Mama Okllo), pour qu’ils donnent aux hommes la connaissance des lois afin qu’ils puissent vivre comme des êtres raisonnables, dans des maisons et dans des endroits où ils jouiraient des fruits de la terre. Le Soleil déposa ses enfants sur une île (connue aujourd’hui sous le nom de l’île du Soleil) et leur donna un bâton en or. Il leur ordonna d’enfoncer ce bâton dans la terre, où qu’ils aillent. À l’endroit où le bâton s’enfonça et disparut (aujourd’hui la région du Cuzco), fut fondé un empire connu sous le nom d’Empire inca


Après 1h30 de bateau, nous accostons sur l’Isla del Sol ou Ile du Soleil.

Il s’agit de l’île la plus importante du Lac avec une longueur de 9km. C’est ici que les enfants du Dieu du Soleil auraient commencé leur périple qui les amena à fonder l’Empire inca et la ville de Cuzco.

La Fontaine a trois sources qui symbolisent les trois lois incas : Ama Sua, Ama llulla, Ama Kella « tu ne voleras pas, tu ne mentiras pas, tu ne seras pas paresseux »

La montée des marches avec nos sacs est difficile, nous payons nos efforts de la veille mais nous parvenons à notre hôtel. Notre hôtel donne une superbe vue sur le Lac.

Une fois débarrassé de nos affaires nous partons pour le Sentier des Crêtes (Sendero de las Crestas) d’une longueur de 7km permettant ainsi de traverser toute l’île du Sud au Nord avec une vue sur le Lac Titicaca.

Toutefois, alors que nous étions au tout début de la route, des habitants du Sud de l’Ile nous indique que le sentier est inaccessible car le Nord de l’Ile est fermé aux touristes suite à un conflit entre communautés du Nord sur les droits de passages des touristes. Nous rebroussons donc chemin pour aller manger.

Le restaurant offre un joli point de vue sur le Lac et le Pérou en face 

Puisque nous sommes obligés de rester au Sud de l’Ile, nous décidons de faire les différents belvédères. Le premier est situé au point le plus haut de l’Ile soit 4 095m

Puis nous allons au point le plus au sud de l’Ile vers le deuxième belvédère

Petite idée des rues du village

Après une brève alte à l'hôtel pour récupérer des vêtements chauds, nous retournons en plein coeur du village afin d'observer le coucher de soleil marquant la fin de cette journée au milieu du Lac Titicaca.

12
oct

La journée commence avec un petit déjeuner avec vue sur le Lac avant notre départ pour La Paz. Les blocages ont cessé, nous allons pouvoir emprunter la route menant directement à La Paz sans passer par le Pérou (ouf !).



Notre voyage va nécessiter plusieurs moyens de transport. Le premier : le bateau



Nous ne faisons qu’une trentaine de minute de navigation avant d’accoster dans un petit port où nous prenons un minibus qui va nous amener directement à Copacabana.



Le minibus permet de découvrir les berges du Lac Titicaca avec notamment la construction de bateaux typique du lac fabriqués en roseaux.


Nous arrivons à Copacabana à 11h30 et le premier bus pour La Paz est à 13h ce qui nous laisse le temps d'aller manger un petit quelque chose.

Après 1h30 de bus, nous devons descendre de celui-ci afin de traverser un embrachement entre le grand et le petit Lac Titicaca. Les passagers doivent prendre un bateau tandis que le bus monte sur une barque de fortune fait de quelques pallettes en bois.

A l'approche de La Paz, les paysages changent, nous sommes bientôt de retour dans la capitale

13
oct

La journée commence avec la visite du Museo del Arte Nacional. Il s'agit d'un petit musée avec une exposition temporaire.

Le musée est installé dans le palais Diez de Medina construit en 1775. L'accès au musée se fait par un patio pavé de pierres noires et blanches qui dessinent des motifs géométriques. En son centre se trouve une fontaine dont la base est en forme octogonale. Les rumeurs disent qu'il s'agirait de l'un des plus beaux du vice-royaume.

Autour de ce patio courent des galeries où sont exposées les différentes œuvres de l'art contemporain bolivien et latino-américain.

Egalement quelques bijoux sont exposés

En fin d'après-midi c'est le départ pour Rurrenabaque, ville située en pleine Amazonie bolivienne. Nous empruntons l'unique compagnie déservant cette ville avec seulement deux liaisons par jour. L'avion ne comporte qu'une cinquantaine de places.

Le vol nous permet d'admirer El Alto avant de nous diriger vers les Yungas.

La région des Yungas est un espace de transition entre l'Altiplano et les basses terres amazoniennes. Seulement quelques kilomètres séparent La Paz de cette région qui est délimitée par la Cordillère royale, retenant notamment une bonne partie des nuages qui devraient se diriger sur La Paz.


L'aéroport de Rurrenabaque est minuscule, une piste, l'avion fait demi-tour sur le tarmac, distribution des bagages est à la main 
14
oct

Ce matin, départ pour 5 jours en Amazonie (3 jours dans la Salva & 2 jours dans la Pampa) après avoir pris un petit déjeuner (croissants et petits pain au chocolat) chez un boulanger Français installé à Rurrenabaque depuis 18 ans.

Pour faire simple, la Salva est la partie sèche de la jungle et la Pampa, la partie marécageuse. Leur faune et leur flore sont bien différentes l’une de l’autre. La Pampa abrite plus de reptiles, d’insectes et de plaines marécageuses, alors que la Salva, se compose principalement de grands arbres et de mammifères.

Nous avons sélectionné l’agence Mashaquipe qui prône l’écotourisme et dont les membres fondateurs, les partenaires et l'ensemble du personnel: guides, chauffeurs, cuisiniers, personnel de nettoyage, etc., proviennent de communautés autochtones de Tacana.


Un pourcentage de 5 à 10% du chiffre d’affaire est reversé pour préserver et améliorer la qualité de la vie du peuple autochtone originaire, notamment pour améliorer l'éducation et la santé.

Nous partons à 8h45 en pirogue à moteur accompagné de notre guide (pour ces 3 premiers jours, nous ne sommes qu'à deux avec notre guide)

Après 15mn de navigation nous accostons à l’abord d’un village de la communauté indigène Tacana afin de pratiquer une activité.

Notre activité consiste à presser de la canne à sucre afin d’en extraire le jus pour pouvoir le déguster par la suite.

Mathilde s'occupe des bâtons de cannes et Eric tourne le bras afin d'actionner les rouleaux 

Par la suite, nous visitons la communauté où se trouve une école, ainsi qu’un terrain de football aménagé avec l’aide de l’agence Mashaquipe.

Nous reprenons notre navigation vers le Parc Madidi et en profitons pour admirer les supers paysages qui s'offrent à nous.

Nous arrivons à l'écolodge qui va être notre camp de base.

Notre Bungalow, la salle à manger et notre chambre 

Après le déjeuner, nous avons droit à 2h de repos et nous profitons des hamacs installés à cet effet.

avec un petit dodo pour Eric 

A 15h, notre guide nous emmène faire une randonnée de 6km dans la jungle afin de découvrir la flore et la faune.

15
oct

Ce matin, départ à 8h30 pour 7,5km de randonnée vers notre campement en pleine jungle (d’après les informations fournies par notre guide, sans électricité, ni eau courante et le couchage en mode camping).

Nous sommes accompagnés d’une cuisinière qui va nous préparer les repas.

L'arbre a environ 900 ans

Notre campement est assez sommaire comme le guide nous l’avez prédit. Pour nous dormir, un matelas avec une moustiquaire sur une armature en bois surélevée afin de ne pas être « attaqué » par les petites bébêtes et notre sac de couchage. Bien sûr, pas d’électricité donc dîner à la bougie et lampe frontale de rigueur pour aller se coucher. Pour se laver, il y a la rivière qui ne nous donne guère envie.

Pour couronner le tout, après le déjeuner, préparé sur un feu de bois par la cuisinière, il a plu des trombes d’eau donc nous voilà cantonné dans notre couchage pour une sieste improvisée au lieu de faire la rando prévue.

En fin d’après-midi, nous nous occupons en photographiant quelques papillons qui se font la cour

Après le repas du soir, la pluie a ralenti et notre guide nous propose une ballade dans la jungle de nuit afin de découvrir les animaux nocturnes.

De retour de la randonnée, dodo dans nos lits "douillais" et oui il faut y croire !!!

16
oct

Finalement, la nuit ne fut pas si horrible que nous l'avions pensé. Certes, nous n'avions pas un sentiment de sécurité avec les différents bruits et la sensation que des petites bêtes nous courraient sur le corps mais nous avons quand même dormi. Nous nous sommes réveillés naturellement vers 6h30 au lieu de 7h et nous avons donc rangé nos affaires et nos moustiquaires.

Après un petit déjeuner composé de crêpes, omelette, beignet de farine nous partons vers l'autre campement situé plus proche de la rivière afin d'arriver avant le déjeuner.

Les chemins sont plus escarpés suite à la pluie de la veille, des feuilles recouvrent les chemins et la terre est glissante. Nous avons réellement la sensation d'être des aventuriers devant traverser la jungle.

Notre guide nous emmène voir une vallée où vive des dizaines de perroquets.

Nous reprenons notre route vers le campement pour y déjeuner.

Arrivé au campement, après 6.5km de marche,nous en profitons pour nous rendre sur un mirador afin d'admirer les paysages ainsi que différents insectes.

Après le déjeuner, nous repartons pour 2h de marche afin d'arriver à la rivière qui se trouve à 7.5km. Plus nous approchons de celle-ci, plus le paysages changent.

Tout proche de la rivière, le guide nous demande de nous mettre en maillot de bain et de le rejoindre au bord de l’eau.

Notre cabine pour se changer 

Arrivé à la rivière, nous découvrons 4 rondins, 2 bâtons et 2 cordes. En effet, pour retourner au lodge, il nous faut construire un radeau et rentrer par la rivière, sur ce radeau.

Le guide nous a bien aidés pour la construction. Une fois nos sacs et vêtements mis sur une pirogue, nous voilà prêt à embarquer.

Notre construction (espérons que celui ci ne se brise pas au milieu de la rivière) 

Malheureusement, vous n'aurez pas de photos de la descente de la rivière car nos appareils étaient au sec sur la pirogue.

La descente s'est bien passée, notre guide nous a démarré et nous avons pris le relais en alternance.

Douche, dîner et repos car demain, départ à 7h en pirogue, pour rejoindre Rurrenabaque et embarquer dans un 4x4 direction 2 jours dans la Pampa.

Durant notre séjour à l'éco lodge, nous avons eu droit à du poisson chat pour dîner un soir.

Poisson sans vraiment de gout, un peu fade.

17
oct

Ce matin, réveil à 6h pour un départ à 7h30. Nos sacs à dos bouclés, le petit déjeuner avalé, nous démarrons notre voyage de retour.

Nous et notre guide 

Un énorme brouillard est présent ce matin et les paysages sont étranges dans ces conditions.

Au bout d’une vingtaine de minutes de navigation, le ciel bleu et le soleil sont apparus.

Nous débarquons vers 8h30 pour un départ prévu vers 9h.

Une fois les sacs chargés sur le toit du 4x4, nous partons a 6 répartis dans deux 4x4. Nous sommes accompagné de 4 jeunes filles Londonienne, notre chauffeur et un homme que nous pensons être de Mashaquipe et qui s’avère être le chef cuisinier du lodge où nous nous rendons.

Sur la route, en cour d'agrandissement car jusqu'à présent celle ci était en terre, nous avons fait 2 arrêts "paresseux" et 1 restauration (pour le chauffeur et le cuistot).

Les arrêts paresseux consistent à des arrêts aux endroits où des paresseux vivent dans les arbres bordants la route.

Nous arrivons en bordure de la rivière Yacuma vers 11h45 où nous embarquons sur une pirogue afin de rejoindre notre Eco lodge situé à environ 15mn.

A notre arrivé, après avoir déposé nos sacs dans nos lodges, déjeuner, notre guide Rony, nous donne rendez-vous à 14h30 pour une navigation sur la rivière Yacuma afin de découvrir la flore et la faune.

Nous embarquons sur la pirogue et l’exploration de la Pampa peut débuter.

• • •

Animaux méconnus en France :

Capybaras à gauche & Hoazins à droite

- Le Capybara ou cabiaï, Hydrochoerus hydrochaeris, est le plus gros rongeur actuel. On peut se le représenter comme une « marmotte géante » ou un « hamster géant » de la taille d’un cochon.

C'est une espèce de rongeur, un hystricognathe dont la taxinomie et la classification sont encore discutées et varient selon les auteurs. C'est le plus gros rongeur actuel. L'adulte mesure plus d'un mètre de long et pèse plus de 50 kg (jusqu'à 91 kg pour 1,2 m de long et 60 cm de haut). Il vit en Amérique du Sud où il mène la vie d'un mammifère social et semi-aquatique. Il nage très bien et vit en groupe, les adultes s'organisant pour garder les petits. https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrochoerus_hydrochaeris

- Le hoazin huppé ou hoazin, est un grand oiseau (62 à 70 cm de longueur) arboricole et grégaire. Sa queue est longue et ses ailes sont larges. Il possède un long cou et une petite tête. Celle-ci porte une huppe hérissée. Ses yeux rouges contrastent avec sa face bleue, dépourvue de plumes. C’est un piètre voilier.

C’est une espèce bruyante, qui émet toute une variété de cris rauques, dont un a été comparé à la respiration asthmatique d’un fumeur.

D'après un fossile découvert en Colombie daté du Miocène, il est considéré comme l'oiseau moderne le plus ancien encore existant : plus de 18 millions d'années. https://fr.wikipedia.org/wiki/Hoazin_hupp%C3%A9

• • •

Reprenons le cours de notre navigation avec de nouvelles photos.


Ensuite arrêt pour passer à l'activité de l'après-midi, la pêche aux Piranhas.

Rony nous distribue des lignes de pêche et ensuite s’attèle à découper en petit morceaux des bouts de viande rouge qu’il accroche à nos hameçons par la suite. Une fois la ligne à l’eau, les piranhas se jette sur la viande et malgré nos efforts, impossible de sortir les poissons. Mathilde réussi a en pêcher 1, pas un Piranha mais un poisson chat que Rony a décroché et remis à l’eau.

Au final, 2 Piranhas pêchés (1 par Rony et 1 par une des Anglaises qui nous accompagnaient) 2 poissons ont été remis à l'eau.

Nous repartons sur quelques centaines de mètres et nous nous arrêtons afin d'aller admirer le coucher de soleil sur la Pampa.

Retour avant la nuit vers notre Lodge.

Après le dîner, Rony nous emmène en pirogue naviguer de nuit afin de voir les yeux luisants des caïmans à la lueur de la lampe torche et écouter les bruits des animaux la nuit.

Rony a navigué au ralenti sur quelques centaines de mètres, a coupé le moteur et nous a ramené grâce au courant, toutes lumières éteintes, en silence pour un moment magique.

Nous avons surtout vu le ciel rempli de milliers d'étoiles. Autant d'étoiles que nous n'en avons jamais vu en Europe.

Ciel étoilé et retour à notre Lodge 
18
oct

Cette dernière matinée débute par un petit déjeuner à 7h00 car nous partons à 8h30 observer les dauphins roses d’eau douce qui se trouve à quelques kilomètres de nous.

Zone hamacs avec le resto au fond & Notre bungalow (le jaune) 

Sacs à dos bouclés et stockés pour le retour en début d’après-midi vers Rurrenabaque, nous embarquons de nouveau sur une pirogue et c’est parti pour un nouveau défilé d'animaux.

Puis au détour un virage, soudain nous apercevons des dauphins roses.

Ils ne se laissent pas facilement photographier, nous n'avons pu faire mieux 

Rony nous propose une baignade avec les dauphins, mais nous refusons tous les 6 à contrario de touristes Allemand qui se sont jetés à l'eau alors qu'ils étaient surveillés du coin de l’œil par 14 caïmans sur les rives.


L'objet bleu est une bouteille en plastique que lui ont jetés les touristes, mais qu"il récupérons par la suite 

Avant de repartir, Rony aperçoit un serpent et décide de le capturer avant de le relâcher. Il nous affirme que ce serpent est venimeux et c'est un "grand fan" des serpents.

Demi tour pour rejoindre l'Eco Lodge, déjeuner et prendre le départ pour Rurrenabaque où nous prenons l'avion pour La Paz à 17h45.

Alors que nous sommes sur le chemin, Rony ralenti a plusieurs reprises et scrute les arbres à la recherche de singes quand soudain, nous les voyons aussi, des singes Capucins perchés dans les arbres. Un groupe de Capucins intriguait de nous voir, nous a observé un petit moment, le temps des photos, puis a continué son chemin d'arbres en arbres pour nous laisser continuer le nôtre.

De retour à 12h30, nous déjeunons rapidement car nous devons partir pour 13h30. Navigation de 15mn pour rejoindre le 4x4 qui va nous conduire à Rurrenabaque (trajet d'environ 2h).

Nous arrivons à l’agence Mashaquipe pour 16h sous une pluie battante. De l'agence un taxi va nous conduire à l'aéroport, nous devons juste patienter une trentaine de minutes.

L'arrivée à l'aéroport se fait sous une pluie encore important. L'enregistrement des bagages est rapide (un seul comptoir...). L'aéroport est plein, tous les bancs sont occupés alors nous patientons debout jusqu'au départ de notre vol.

Les contrôles de sécurité sont minimes, un portique pour les objets métalliques, les sacs sont palpés dans leur versant extérieur

Quelques vues aériennes de l'Amazonie.

Arrivée sur La Paz

Après avoir déposé nos sacs a l'hôtel, nous allons dîner et déambuler dans les rues de La Paz pour notre dernière soirée dans cette ville.

Tags sous un pont routier 
19
oct

Nous devons nous dépêcher aujourd'hui si nous voulons visiter encore un peu La Paz puisque nous avons un jour de moins.

Nous laissons nos sacs à l'hôtel et partons vers 8h30 pour la Vallée de la Luna situé à 10km du centre de La Paz. Après 1h de recherche du mini bus pour nous emmener à la vallée, celui-ci nous dépose à 2km de l’entrée du site. Nous y arrivons pour 10h00.

La Vallée de la Lune est une région due à l'érosion de la partie supérieure d'une montagne. Le sol, composé d'argile, est de nature fragile, et au cours des siècles, les éléments ont sculpté une œuvre d'art, semblable à un désert de stalagmites

Retour à La Paz en mini bus pour déjeuner et faire les derniers achats de souvenir, récupérer nos sacs et trouver un mini bus pour l'aéroport de La Paz.

Pour nous donner des forces afin de porter nos sacs à dos très lourdement chargés 
20
oct

Aujourd'hui, jour d’élection en Bolivie, Santa Cruz est ville morte lors de notre réveil, aucun bruit de circulation automobile, de coup de klaxon, …

Nous passons la matinée sur la terrasse de l'hôtel à récupérer le retard dans l’écriture de notre blog.

Vers 12h nous décidons d’essayer de trouver un restaurant ouvert pour pouvoir manger. Nous partons sur la place centrale de Santa Cruz où un seul restaurant est ouvert (même les fast food comme Burger King sont fermés). Après le déjeuner, nous allons nous installer sur un banc dans un parc pour profiter des rayons du soleil. Ensuite, nous décidons de retourner à l'hôtel afin de continuer notre blog.

Rues de Santa Cruz désertes 
21
oct

Notre avion pour la France est à 13h15, aussi ce matin, nous avons prévus de nous rendre au marché qui se situe à 5mn de notre hôtel pour faire les derniers achats. Ensuite, nous prenons un mini bus pour l’aéroport.

Santa Cruz sous la pluie ce matin 

L'avion est à l'heure pour Sao Paulo. Bye bye la Bolivie

22
oct

31 jours sur place

320 km à pied

4 vols intérieurs

850 km en 4x4 (Sud Lipez et Salar)

45 km de trek en Amazonie

10h de navigation en pirogue à moteur

3h de navigation sur le Lac Titicaca

40h de bus dont 2 x 7h de nuit

6 taxis et 12 mini bus empruntés

1 visa Péruvien (pour 1h de bus sur son territoire)

Températures mini / max : -6° (Potosi 4000m) / 35°(Amazonie)

Plus de 5500 photos et 240 vidéos

• • •

Prochain départ d'Eric, le 7 Janvier 2020 pour l'Asie du Sud Est

4 pays en 4 mois : Thaïlande - Laos - Cambodge - Vietnam

A bientôt