Carnet de voyage

Road Trip en Europe

106 étapes
59 commentaires
Visite des principales capitales Européennes avec circuit de 23 jours en Pologne et 48 jours en Turquie.
Du 30 août au 19 décembre 2020
16 semaines
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30
août



Départ de Lille pour Berlin (15h de bus) avec changement à Rotterdam, arrivée prévue lundi 31 Août à 9h35.

 Gare routière de Berlin
31
août

Après avoir rejoint le centre de Berlin en métro, déposé mes sacs à l'auberge, je débute ma visite par Checkpoint Charlie en fin de matinée.

Le Checkpoint Charlie (« point de contrôle C », « Charlie » désignant la lettre C dans l'alphabet phonétique de l'OTAN) est l'un des postes-frontières de Berlin qui, lors de la guerre froide, permettait de franchir le mur qui divisait la capitale allemande entre le secteur Ouest et le secteur Est.

Checkpoint Charlie 

Topographie de la terreur est un musée situé sur l'ancien siège de la Gestapo et des SS.

La Topographie de la terreur 

La porte de Brandebourg qui se situe à l'entrée de l'ancien Berlin, est un symbole de la ville, mais fut pendant presque trois décennies le symbole de la division de la ville : le monument faisait partie intégrante du mur de Berlin. Elle fut érigée par Carl Gotthard Langhans (1732-1808) pour le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II (1744-1797). Elle fut construite de 1788 à 1791 dans le style néoclassique, en s'inspirant du Propylée de l'Acropole d'Athènes.

Pour me rendre à la porte de Brandebourg, passage devant le musée Trabi ainsi que sur la Place de Potsdam

Le musée Trabi à Berlin. Le monde de la Volkswagen de la RDA - La Trabant.

 Trabant

La Place de Potsdam est une place du centre de Berlin. Intersection routière majeure pendant la première partie du XXe siècle, la place est détruite pendant la guerre et devient un no man's land dans le cadre de la Guerre froide, coupée en deux par le mur de Berlin. La majeure partie des immeubles qui la bordent actuellement ont été construits depuis la réunification de 1990.

La Place de Potsdam 
1
sept

Le Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe se compose d’un champ de stèles s’étendant sur

19 000 m2 et accueillant 2 711 modules en béton

Le Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe 

Le palais du Reichstag est un bâtiment construit pour abriter le Reichstag à partir de 1894 et jusqu'à son incendie dans la nuit du 27 au 28 février 1933. Il abrite le Bundestag de la République fédérale d'Allemagne depuis le retour des institutions à Berlin en 1999.

Le palais du Reichstag

Le Gendarmenmarkt est une place située au centre de Berlin, dans l'arrondissement de Mitte et le quartier historique de Friedrichstadt. Elle est bordée par le Konzerthaus et les deux cathédrales réformées. Au centre, se dresse une statue du célèbre poète Frédéric Schiller.

Le Gendarmenmarkt 

La cathédrale de Berlin est l'église principale protestante historique de Berlin.

C'est la plus grande église luthérienne de Berlin. On y trouve la crypte familiale de la dynastie des Hohenzollern et sa coupole surplombe tout le quartier de Mitte.

Traduit en français comme cathédrale, l'église n'est pas une cathédrale dans le sens strict du mot car elle n'a jamais été le siège d'un évêché.

La cathédrale de Berlin (Extérieur & intérieur) 

Il est possible de faire le tour extérieur de la coupole après avoir gravit plusieurs dizaines de marches afin d'admirer Berlin à 85 mètres de hauteur.

Vues de Berlin de la coupole  
 Photos diverses de Berlin

Celui qui s'intéresse aux ponts n'a pas besoin aller à Venise. Avec ses 1700 ponts, Berlin se place devant la ville italienne. Pas étonnant : un nombre incalculable de canaux et autres petites rivières sillonnent le paysage de la ville.

2
sept



Ce matin, je commence ma journée par me rendre à la gare centrale de Berlin afin d'acheter un billet de train pour demain, direction Gdansk.


L'Alexanderplatz, l'Alex, comme la surnomment les Berlinois, est un des principaux centres d'activité de Berlin. La place est fréquentée quotidiennement par 300 000 personnes.

L'Alexanderplatz 

L'East Side Gallery est un morceau du mur de Berlin de 1,3 km de long, qui sert de support pour une exposition d'œuvres de Street art.

East Side Gallery 



Et pour finir ma journée. Apfelstrudel en terrasse entre 2 averses.





Pêle-mêle de photos

Demain, direction la Pologne pour un circuit d'une trentaine de jours.

3
sept

Journée consacrée au transfert vers Gdansk.

Départ de l'auberge à 10h30 pour la gare centrale de Berlin afin de prendre mon train à 12h37.


Sur le quai




Dans le train


 En Allemagne

A 14h, entrée sur le territoire Polonais, toujours des forêts.

 En Pologne



Train impeccable, couloir et compartiments de 6 personnes, côté conversation ... 3 Polonais avec moi 😂


Mon auberge se trouve au cœur de la vieille ville de Gdansk et ce soir je suis seul dans la chambre, petit plus de la musique dans les toilettes et les salles de bains communes 🤩

La chambre - Vue des fenêtres de droite - Salle de bain au top

A la recherche d'un endroit où manger, voila ce que j'ai découvert.

4
sept

Visite de la ville principale de Gdansk, quartier fondée en 1343 qui s'articule autour de la Voie dite "Royale" qui était autrefois emprunté par les cortèges.

La visite débute par la porte haute, point de départ de la Voie Royale. Cette porte, construite au XVIe siècle marquait autrefois l’entrée officielle de la ville, et représentait aussi un poste avancé des fortifications médiévales.


La porte dorée succède la porte haute et constitue la véritable entrée de la Voie Royale. A sa gauche se trouve l'hôtel St Georges, ce palais a été construit au 15e siècle pour une confrérie secrète qui regroupait les plus riches bourgeois de la ville.

 Porte dorée et hôtel St Georges

Une fois franchi cette porte, s'ouvre la rue Dluga, l'un des plus beau alignement de façades peintes de Pologne.

 Rue Dluga et ses façades

Long-Marché prolonge la rue Dluga, la place épicentre du pouvoir économique et politique a vu les marchands se faire ériger de prestigieuses demeures témoignant de leurs rang et fortune. Sur la place, la fontaine de Neptune a été dessinée en 1663, symbole de la ville, elle rappelle que sa principale source de richesse est la mer. Démontée et cachée pendant la guerre, elle a été épargnée des destructions.

Fermant Long-Marché, la porte verte clos la Voie Royale.

 Avant et arrière

La porte verte marque le début des quais de la Motlawa.

Un pont basculant permet de traverser le bras de rivière et aussi le passage des bateaux (dernières photos)

Le bateau Soldek fût le 1er navire à sortir des chantiers navals de Gdansk après la seconde guerre mondiale et navigua jusqu'en 1980. Aujourd'hui il se destine aux expos pour les touristes. A coté de celui ci un moteur identique a celui qui le propulsait (4 cylindres vapeur).

La basilique Notre Dame, la plus grande église de Pologne et l'une des plus grande église en briques au monde : 105 m de long, 66 m de large au niveau du transept, 29 m de haut, 5000 m² au sol, 8000 m² de toitures, 30 chapelles, 37 fenêtres dont un vitrail de 127 m², 7 portes d'entrée et une capacité d'accueil estimée à 25000 personnes. Volume comparable à Notre-Dame de Paris.

Sa construction demanda 159 ans, de 1343 à 1502. Situé sur un terrain marécageux, elle fut bâtie sur des pilotis en bois de chêne.

Basilique Notre Dame 
5
sept

Sur les traces de Solidarność 

Solidarność, mot qui signifie « solidarité », en polonais, est une fédération de syndicats polonais fondée le 31 août 1980, dirigée à l'origine par Lech Wałęsa. Dans les années 1980, ce mouvement joue un rôle clé dans l'opposition au régime de la République populaire de Pologne.

Direction le chantier naval de Gdansk et son emblématique grille.

Célèbre grille des chantiers navals  


Devant l'entrée des chantiers, 3 croix géantes de 40m de haut ont étés érigées en décembre 1980 par le parti communiste en la mémoire de ses propres victimes : les ouvriers des chantiers tombés sous les balles de l'armée, lors des émeutes de 1970, déclenchées par l'augmentation du prix des denrées de base. Pendant une décennie, les ouvriers ont apporté chaque jour une pierre pour former un monticule de plus en plus grand, vite emporté par la milice, pendant la nuit. En 1987, le pape Jean Paul II est venu bénir le monument.


Le chantier est libre d'accès, déclaré en faillite en 1996, il a été privatisé, repris un temps par un groupe métallurgique Russe puis Ukrainien, partiellement reconverti en centre de production d'éoliennes pour une société Allemande. Il emploi aujourd'hui 2000 ouvriers contre 15000 en 1980.

Visite du chantier 

Quelques bâtiments sont ouvert au public.

Partout sur le chantier on peut croiser de drôle de personnages, parfois même des chiens.


Dernière journée à Gdansk, demain direction Torun

6
sept
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Toruń, ville Polonaise la plus riche en monuments (environ 350) de la fin du moyen âge , Toruń est inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco.

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J'effectue le trajet en train, plus rapide que le bus, départ à 10h53 pour arriver à Toruń à 13h25 et ensuite environ 3 km de marche pour rejoindre le centre historique de la ville où se trouve mon hôtel.

Gare de Gdansk - l'intérieur du train - Type de train en circulation sur la ligne 

Ma chambre d'hôtel, je dirais même mon studio se situe au milieu du centre historique de la ville.

 Hôtel - Chambre (6€ la nuit) et communs avec machine à laver et sèche linge

Je débute la visite des alentours de l'hôtel par l'office du tourisme afin de récupérer plan et brochure sur la ville.

Je commence par la place du marché (Rinek Staromiejski) de la vieille ville, d'une richesse architecturale remarquable, elle décline un ensemble d'édifices du gothique au baroque. Place presque carrée, elle est depuis des siècles le point central de Toruń. Marché, tournois, exécutions, pilori, ... y avaient lieu. Au centre, s'élève la monumentale construction de l'hôtel de ville.

La place du marché et son hôtel de ville

L'hôtel de ville le symbole de l'ancienne splendeur de la ville. Il a été élevé à la place des anciennes halles aux draps.

 Cour intérieur de l'hôtel de ville

Sur la place se trouve également l'église du Saint-Esprit, de style baroque tardif , elle a été érigée au milieu du XVIIIe siècle. en tant qu'église luthérienne. À l'intérieur, les aménagements de style rococo sont conservés.

Eglise du Saint-Esprit 

Sur cette place, on peut voir une statue de Nicolas Copernic érigée il y a 150 ans.

Nicolas Copernic est un astronome polonais, également chanoine, médecin et mathématicien, né le 19 février 1473 à Toruń).

Nioclas Copernic est célèbre pour avoir développé et défendu la théorie de l'héliocentrisme selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, supposé au centre de l'Univers, contre l'opinion alors admise, que la Terre était centrale et immobile. Les conséquences de cette théorie dans le changement profond des points de vue scientifique, philosophique et religieux qu'elle impose sont baptisées révolution copernicienne.

Egalement sur cette place se trouve la maison sous l'étoile, l'une des plus belles façades (fin XVIIe), couverte de stucs floraux.


Pour terminer cette première découverte de Toruń, je décide de me rendre au bord de la Vistule, le principal fleuve polonais. Elle forme la frontière historique entre peuples slaves et baltes.

Pêle-mêle de photos.

Ici certains bancs publics sont équipés de prises USB alimentés par panneaux solaires.

7
sept

L'église Sainte Marie ou Notre Dame construite par les Franciscains au XIVe siècle fut un temps la plus grande basilique en brique de Pologne. Grandes fresques de 1380, autel rococo, vitraux d'une hauteur de 15 mètres, confessionnaux baroques ouverts à la vue de tous, buffet d'orgues en bois précieux finement ciselé.

L'ancienne ville médiéval, tout un ensemble de murs, remparts et portes fortifiées.

La tour penchée, un beffroi de défense élevé vers 1400 par un chevalier Teutonique de Toruń comme pénitence. Elle dévie de la verticale d'environ 1,50 m ! C'est, dit la légende, le poids des péchés des chevaliers Teutoniques qui la fait incliner ainsi ...

Tour penchée 


Greniers à blé Gothique  et Baroque. 

Château des chevaliers Teutoniques, bâti au XIIIe s, il fût détruit en 1454 lors d'une révolte des bourgeois de la ville.

La maison de Nicolas Copernic, il s'agit de 2 grandes maisons Gothiques considérées comme lieu de naissance de Copernic.

L'un des symboles de Torun est le pain d'épices (pierniki toruńskie) et on peut le retrouver un peu partout...

Deux musées y sont consacrés, (1 municipal et 1 privé).

Réalisation de mon propre pain d'épices à l'effigie de Copernic.

Musée du pain d'épices 

Autres photos

8
sept

Aujourd’hui encore un voyage en train vers Poznań.

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Poznań, 5 ème plus grande ville de Pologne, au cœur de la grande Pologne, berceau historique de la nation Polonaise. Elle est située au bord de la rivière Warta dans l'ouest de la Pologne.

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La grand-place (Stary Rynek) compte parmi les plus belles de Pologne. Elle est quasiment carrée, 12 rues s'en échappent, 3 sur chaque côté. Elle est entourée de maisons du XVe et XVIe s, avec d'étroites façades Baroques et Néoclassiques, reconstruites après la guerre.

 Grand-place

Au centre de la place, trône l'hôtel de ville (Ratusz), construit au XIIIe s, le 1er hôtel de ville est détruit par un incendie et remplacé au milieu du XVIe s par cet édifice. L'horloge de l'hôtel de ville se compose de boucs mécaniques qui se donnent 12 coups de cornes à midi.

 Hôtel  de ville 

L'église paroissiale (Kosciol Farny), imbriquée dans les ruelles, elle est fondée par les jésuites à la fin du XVIIe s, devenue église paroissiale en 1798, c'est l'un des joyaux Baroque de la ville. L'intérieur révèle d'innombrables fresques, stucs et tableaux d'époque.

L'église paroissiale 
9
sept

L'horloge de l'hôtel de ville ; Lorsqu'elle sonne les douze coups de midi, 2 petits boucs apparaissent et se donnent 12 coups de cornes, pendant qu'un trompettiste joue une mélodie traditionnelle, selon un usage du XVe siècle.

Selon la légende populaire, en 1511, un banquet fut organisé pour célébrer l'inauguration de l'hôtel de ville. Le cuisinier chargé du banquet laissa brûler les viandes. Deux boucs furent alors amenés pour être cuisinés à la place. Cependant, ils parvinrent à s'enfuir au sommet du beffroi de l'hôtel de ville où ils s'affrontèrent sous les yeux de la population stupéfaite. Le gouverneur y vit un signe de bon présage et ordonna que leurs figures mécaniques soient immortalisées par le biais des automates de l’horloge pour célébrer quotidiennement l’événement.

Horloge de l'hôtel de ville  

La cathédrale Saints-Pierre-et-Paul, situé sur l'île de la cathédrale, édifié au XVe s, elle domine l'île de son élan Gothique. Derrière l'autel se trouve la chapelle dorée avec sa magnifique coupole au Christ et ses niches sculptées.

La cathédrale Saints-Pierre-et-Paul 

Le château royal, il fut rebâti après la Seconde Guerre mondiale, et sa forme actuelle date de 1783, lorsqu'il fût reconstruit sur les ruines du château de 1249.

Le château royal 

Et comme toujours, quelques photos prisent de-ci de-là.

10
sept
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Wroclaw, capital de la Basse-SIlésie et 4éme ville de Pologne. Celle que l'on appelait Breslau avant 1945, " la ville aux cent ponts ", est bâtie sur l'Oder et 4 de ses affluents.

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Ce matin encore et toujours le train pour me rendre à Wroclaw, 2h20 de trajet, arrivée prévue à 13h40 mais pour la première fois, le train avait 20mn de retard donc je débarque sur le quai de Wroclaw à 14h , la plus jolie gare pour l'instant.

Gare de Wroclaw 



Sur le chemin de mon auberge, je rencontre de drôles de personnages.


Mon auberge se situe à 300 mètres de la place du marché (Rynek) ce qui me permet de découvrir celle ci dans l'après midi.



La place du marché, de style Gothique à l'origine, du milieu du XIIIe s, les maisons ont étés revues et corrigés au fil des siècles dans des déclinaisons de style Renaissance, Baroque ou classique.

Et toujours ces façades colorées des maisons qui la bordent.

Au centre de la place, on trouve l'hôtel de ville, bâti à la fin du XIIIe s, il est l'un des rares exemples de Gothique tardif appliqué à l'architecture civile.

La basilique Sainte Elisabeth, sur l'emplacement d'une 1ere église Romane détruite en 1241 par les Mongols, il est décidé 5 ans plus tard, de construire un édifice aux dimensions dignes du Rynek voisin.

L'intérieur de la basilique étant en travaux, très peu de photos.

La basilique Sainte Elisabeth 

L'église Sainte-Marie-Madeleine, une basilique Gothique du XIV e s à 2 tours, reliées entre elles, à leur sommet, par un pont d'où l'on jouit d'une vue spectaculaire sur la vieille ville.

L'église Sainte-Marie-Madeleine 

Vue sur la vieille ville du pont au sommet des tours.

Le pavé du centre ville est battu par d'amusants nains en bronze réalisés par des artistes locaux. Se lancer à leur recherche est un jeu de piste ludique (des plans sont disponibles dans les offices de tourismes).

 Quelque nains découverts ce jour


Ce soir, dégustation de Piecuchy, boulette cuite au four faite d'une pâte de levure et fourrée de différentes garnitures. (les miennes étaient fourrées de purée, oignons et lardons avec sauce moutarde miel) 🤩

11
sept


Aujourd'hui, direction les îles de la ville, îles qui se situent au milieu du fleuve Oder.

On y trouve l'île de Sable avec sa cathédrale Notre Dame de Sable : Ces noms évoquent les modèles italiens d’églises dédiées aux chrétiens massacrés sur le sable des arènes.

Deux autres édifices religieux, La collégiale Sainte Croix et la Cathédrale Saint Jean Baptiste, elles se situent sur l'autre rive de l'Oder.

Stare Jadki, les rez-de-chaussée des maisonnettes bordant cette ruelle percée au XIIIe s abritaient autrefois des étals de bouchers, on peut voir un linteau sculpté illustrant les activités de cette corporation. elles sont désormais occupés par des boutiques d'artisanat.

Suite de la chasse au nains et autres œuvres en bronze.

12
sept

En chemin vers la gare routière ce matin, j'ai encore rencontré quelques nains.

Ce matin, je prends un bus pour me rendre à Łódź. Départ prévu à 10h15 pour arriver à 13h40. Mais déjà 40mn de retard au départ, le bus vient de Paris, il est parti la veille à 16h00. De plus, à 1km de la gare routière de Łódź, tout le quartier est bouclé, notre chauffeur tente plusieurs approches mais il est bloqué par la police jusqu'à ce qu'un policier décide enfin de nous laisser passer, résultat 45mn perdues, donc arrivée à la gare routière à 15h00.

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Au cœur du pays, Łódź est la 3ème ville de Pologne. Fleuron de l'industrie textile au XIXe s, jusqu’à devenir la Manchester Polonaise au XXe s, la ville fait son retour sur le devant de la scène en valorisant la richesse architecturale de ses immeubles bourgeois de la rue Piotrkowska, des palais des magnats d'antan, des gigantesques usine comme la Manufaktura.

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Je débute ma visite par la promenade architecturale le long de la rue Piotrkowska. Tracé au XIXe s pour relier la nouvelle ville aux zones industrielles, sa partie piétonne et animée s'étire sur environ 2km. On y rencontre des maisons de style Néogothique, Empire, Art déco, Gothique, Renaissance, Maniérisme, Art nouveau, Néo-Renaissance.

La rue Piotrkowska 



Au bout de la rue, se trouve la place Wolność, ce rond point est centré sur un obélisque coiffé d'une statue de Kosciuszko.

Andrzej Tadeusz Bonawentura Kościuszko est un officier polonais qui participe à la guerre d'indépendance des États-Unis et organise une insurrection contre la domination russe et prussienne en 1794. Il est aujourd'hui considéré comme un héros national en Pologne, en Biélorussie, en Lituanie et aux États-Unis.

Petite église à coté de la place Wolność.

Toujours rue Piotrkowska, le trottoir se la joue Hollywood en honorant les grands noms du cinéma Polonais tandis que qu'une façade arbore une gigantesque fresque et qu'une statue de Rubinstein au piano trône au milieu de la rue.

13
sept

Direction les anciennes friches industrielle de textile.

La Manufaktura : Ce lieu est une ancienne usine de textile. Sur 27 ha (environ 40 terrains de foot) se trouve un des plus grands centres commercio-culturels de Pologne. Il compte plus de 300 commerces, des musées, un bowling, un cinéma et un hôtel.

La Manufaktura 

Le quartier Księży Młyn, un complexe d'usines textiles (principalement des filatures de coton) et d'installations connexes, construit à partir de 1824. C'est le plus grand complexe industriel historique de Łódź.

L'ancienne filature  réhabilitée en logements

Une seule moitié des maisons d'ouvriers ont été réhabilitées et pourtant elles sont toutes habitées.

 A gauche réhabilité, à droite non

Dans toutes les rues du centre de Łódź, il y a des cours intérieur bien souvent fermées par une grille (photo 1-2-3). Dans la rue commerçante, on y trouve même des commerces et des restaurants

 Reflet magique et l'un des nombreux parcs de la ville
14
sept

Encore une fois un trajet en train qui s'avère être le moyen le plus rapide pour me rendre à Varsovie.

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Varsovie, Capitale de la Pologne depuis 1596 est la plus grande ville du pays et la 8ème plus grande de l'Union européenne.

La vieille ville a été détruite à 85% lors de la seconde guerre mondiale. La reconstruction à l'identique de la Varsovie historique, château compris, mobilisa l'ensemble de la population de 1949 à 1963.

Imaginez Paris amputé de Notre Dame, l'île de la Cité et du Marais pour comprendre le gigantisme de l'œuvre accomplie, avec des moyens de fortune.

Cet acte national a été récompensé par l' inscription du quartier au Patrimoine mondial de l'Unesco.

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Cet après midi simple découverte rapide de la vieille ville car mon hébergement se situe au cœur de celle ci.

 La vieille ville 
15
sept

La vieille ville, avant d'arpenter ses ruelles, il faut se souvenir qu'elles n'étaient qu'un champ de ruines au lendemain de la guerre.

Elle a été bâtie dans sa forme initiale du XVIIe et XVIIIe s.

Au centre de la place (Rynek), la statue de la fameuse sirène Sawa qui symbolise l'insurrection de la ville.

Une légende dit qu'elle brandit une épée et un bouclier pour défendre la population.

Le Barbacane, le point de passage est l’édifice de fortification construit afin de protéger l’accès nord de Varsovie. Cette construction moyenâgeuse, pourtant érigée en 1540, est devenue obsolète quasiment tout de suite en raison de l’avènement de l’artillerie.

Le Barbacane n’a été finalement utilisé qu’une seule fois pour la défense de la ville, lors de l’invasion suédoise en 1656.

Dès le 18e s, en raison de son obsolescence, on le démembre partiellement avant de se raviser et de le reconstruire en 1938.

Finalement, Hitler aura mis tout le monde d’accord en rasant le Barbacane avec tout le reste de la Vieille Ville. Le Barbacane sera finalement reconstruit, tout comme les remparts et le reste de la Vieille Ville après guerre.

Ensuite, je prends la direction de la fameuse Voie Royale de Varsovie qui relie sur 4 km, les trois résidences royales de la ville : Château Royal de la Vieille Ville > Palais de Lazienki > Palais Wilanow.

 Photos de mes rencontres en chemin

Sur un pilier de l'église Saint Croix, se trouve l'urne contenant le cœur de Frédéric Chopin alors que son corps repose à Paris au Père Lachaise depuis sa mort en 1849.


Sur le rond point Général de Gaulle, et oui...un intrigant palmier au milieu mais pourquoi et comment avec le climat de la ville.


Le palmier géant est une œuvre d’art de l’artiste Joanna Rajkowska réalisée en 2002. Le tronc d’acier est recouvert d’écorce naturelle et se plie au grès du vent. Il a été conçu et expédié de Californie.

Pour finir la journée le Pałac Kultury i Nauki (PKiN en polonais)

Après avoir libéré la Pologne des Nazis, Staline offre à Varsovie un bâtiment qui deviendra emblématique. Un gratte ciel soviétique immense, à la démesure des grattes ciels américains.

Et sa vue sur la ville et environ du 30ème étage.

Quelques photos de fin de journée.

16
sept

Aujourd'hui visite du château royal, du quartier de Praga et du parc Lazienki.

Le château royal, une trentaine de salles se visitent, toutes richement décorées. On découvre les chambres du Parlement et les appartements royaux, qui abritent de nombreuses peintures, sculptures et bronzes du 18e s.

dmi 

Quelques gravure nous montrent l'état du château et de la vieille ville après la guerre.

 Le château et la vieille ville au lendemain de la guerre

Les jardins du châteaux.

Le monument du petit insurgé, est un monument de Varsovie, commémorant les enfants soldats qui ont combattu et qui sont morts pendant l'insurrection de Varsovie en 1944.

La colonne Sigismond -III-Vasa, l'un des plus vieux monument de Varsovie, érigé en 1664 par le roi Ladislas IV à la mémoire de son père, qui établit sa capitale à Varsovie. Du haut de ses 22 mètres , le vénérable roi est censé voir venir les éventuels danger et avertir en levant son épée.

Direction le quartier de Praga, situé de l'autre côté de la Vistule, seul quartier de la capital préservé des destructions massives de la guerre.

Eglise Orthodoxe Sainte Marie Madeleine, construite entre 1867 et 1869, elle témoigne de la présence au 19e s des fonctionnaires de l'administration Tsariste et rappelle l'existence d'une importante communauté Orthodoxe en Pologne (environ 1 million de personnes).

Dans ce quartier, on trouve aussi des plages au bord de la Vistule et oui les Varsoviens vont à la plage les jours de beau temps.

Je prends ensuite la direction du Parc Lazienki, le plus beau parc de la capitale (76ha), il comprend plusieurs bâtiments d'architecture Baroque, Classique et Néoclassique.

Le Street Art a une place importante à Varsovie.

Fin de journée sur quelques photos.

Je vous laisse deviner qui est le personnage sur la dernière photos ? 
17
sept

Itinéraire sur les lieux de la mémoire Juive de Varsovie.

La synagogue Nozik, construite de 1898 à 1902, elle est la seule des 400 synagogue de Varsovie à survivre à la guerre.

Les vestiges du mur du ghetto, on peut les voir dans une cour d'immeuble fermée par un digicode.

La tour de l'église Sainte Anne permet une vue sur la vieille ville et Varsovie.

Remarquez l'immeuble délabré au milieu d'autres ultra moderne.

18
sept

Voyage en train avec 80mn de retard à l'arrivée (belle imitation de la SNCF 😁)

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Lublin est située à l'est de la Pologne sur la rivière Bystrzyca, à 153 km en ligne droite de Varsovie et à environ 100 km de la frontière avec l'Ukraine. Elle est la 9ème ville de Pologne et la plus importante de Pologne orientale.

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Je ne passe qu'une après midi dans cette ville car très peu de choses à visiter.

Vous verrez sur plusieurs photos des slackliners (funambules sur sangle), il y en partout dans la ville.

Infos trouvée sur le net : Le festival Urban Highline est connu pour être le premier et le plus grand événement urbain highline au monde depuis 2009

Chaque année, dans les derniers jours de juillet , la ville change complètement. Près de 300 highliners venant de 30 pays du monde entier se rassemblent à Lublin en Pologne.

Comme toujours, la place du marché (Rynek), le château pour sa chapelle de la Sainte Trinité qui est, d'après les guides touristiques, un incontournable mais cause Covid-19 n'ouvre que le matin en ce moment 😥

Pour pénétrer sur le rynek, il faut passer par la porte de Cracovie qui est le vestige des fortification de jadis et qui a environ 700 ans.

Le Rynek, quelques maisons joliment restaures dans un style Renaissance, avec fresques murales et fenêtres ouvragées.

Toujours le Rynek avec au centre le Tribunal de la Couronne créé en 1578 qui était la plus haute instance judiciaire pour la noblesse de la Petite-Pologne.

Intérieur de l'église que l'on aperçoit sur les photos du Rynek.

Le château, il date du 14e s mais fut reconstruit après un incendie dans le style néogothique à l'anglaise en vogue au 19e s. De 1820 à 1945, il a surtout fait office de prison. Avec 100 000 personnes ayant transitées par les geôles nazies. Il fût, pendant la guerre, l'antichambre du camp d'extermination de Majdanek situé à 4 km de Lublin.

 Photos diverses
19
sept

Encore une fois un train pour me rendre à Zamość mais cette fois ci plutôt genre TER car il met 2h20 et fait 25 arrêts pour 90km.

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Zamość, c'est le rêve matérialisé d'un homme, Jan Zamoyski, grande figure politique du 15e s. Voulant s'affranchir de la tutelle du royaume, il a bâti ici la "ville idéale", selon le modèle imaginé dans l'Italie de la Renaissance. D'ailleurs, on la surnomme la "Padoue du Nord". Outre son nom, Zamoyski a ainsi transmis à la ville un leg architectural remarquable, aujourd'hui inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco.

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Le Rynek est un carré parfait de 100m de côté qui abrite de belle maison Arméniennes du 17e s vivement colorées.

Ce samedi, une marché brocante était présent sur la place, ainsi qu'un podium où des groupes folklorique locaux s'y produisent.

Hôtel de ville, sa tour haute de 52m domine le Rynek.

Chaque jour, à 12h du haut de la tour, un musicien costumé joue l'hymne de la ville 3 fois d'affilée : côtés Sud, Nord et Est mais pas l'Ouest car Zamoyski qui a fondé la ville car il l ne voulait pas honorer la région de Cracovie (situé à l'Ouest) qu'il détestait.




Statue de Zamoyski, le fondateur de la ville.




La cathédrale, à l'origine, c'est une collégiale fondée en 1587 et achevée en 1598 fut consacrée cathédrale en 1992 par Jean-Paul II alors pape.

Le befroi de la cathédrale lui a été construit dans les années 1760-1775. A l'intérieur on peut voir la plus grosse cloche de Pologne qui pèse 4.3 tonnes et avoir un panorama de la ville et des environs.

Toute la vieille ville est ceinturée par des murs d'enceintes dont une très grande partie existe toujours.

Un parc est également dans cette enceinte.

Arcades et portes d'entrée des maisons du Rynek.

20
sept

Les maisons Arméniennes en détail :




La maison verte est ornée d'un bas relief représentant le baptême du Christ.







La maison jaune possède une façade moins riche car elle appartenait à un simple professeur de l'académie.





La maison rouge, dite "maison sous l'Ange" s'orne de l'ange Gabriel et d'un dragon symbolisant le mal, contrecarré par 2 lions rassurants.

La maison bleue est décorée d'un couple de jeunes mariés. La légende raconte que la femme fût prise pour une sorcière et brûlée vive sur la place.

La dernière maison, dite "maison sous la vierge" représente une vierge polychrome, très orientale, terrassant le Mal, qui a bien sûr, pris la forme d'un dragon.

A midi, le musicien costumé joue l'hymne de la ville du haut de l'hôtel de ville.

Je prends la direction de la Rotonde, bien que le site soit fermé pour rénovation mais à l'extérieur, le cimetière est divisé en secteur : Civils Polonais, militaires et résistants Polonais, Armée rouge, tombes juives mais aussi les victimes des purges Staliniennes d'après guerre.

Le mur extérieur de la rotonde est gravé de nom et date comme vous pouvez le voir sur la dernière photos 

Ensuite direction la plage Zamość, celle ci est situé au bord d'un lac juste à côté de la rotonde.

21
sept

De Zamość, j'avais prévu de me rendre dans les Carpates au sud du pays mais l'accès à cette région est compliquée, pas de bus et en train, obligé de retourner à Lublin ou de passer par Cracovie donc je décide de me rendre directement dans cette dernière ville.

Pour ce trajet, il n'y a pas de bus et le train part à 4h57 et met 6h00 avec une correspondance, je me rabats sur le covoiturage car Blablacar fonctionne en Pologne mais pour cela il faut passer par le site en Polonais (merci Google Trad).

Je trouve un trajet qui part à 300 mètres de mon hôtel à 8h00 et arrive à Cracovie à 12h00.

À 11h40, je suis à Cracovie et dépose mes sacs dans une auberge de jeunesse situé à 500m du centre historique de la ville.

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Cracovie (Kraków) : Si Varsovie est le cerveau de la Pologne, Cracovie en est le cœur. Romantique jusqu’à la dernière pierre, fière, nostalgique et généreuse à la fois, c’est une des plus belles villes d’Europe centrale avec Prague et Budapest. On y respire l’Histoire. Chaque maison ancienne est bâtie sur les ruines d’une autre, encore plus ancienne. Les fresques baroques cachent des peintures gothiques, qui recouvrent, elles, des bribes de décorations romanes.

Fait rare en Pologne, la vieille ville de Cracovie est d’origine et non reconstruite après la guerre. Si la cité a préservé son intégrité malgré les vicissitudes de l’Histoire, c’est sans doute grâce à sa beauté : ses nombreux envahisseurs ont toujours préféré l’habiter plutôt que la détruire.

Elle est la deuxième plus grande et l'une des plus anciennes villes de Pologne . Sur la Vistule, dans la province de Petite-Pologne , la ville remonte au 7ème siècle. Cracovie était la capitale officielle de la Pologne jusqu'en 1596 et a toujours été l'un des principaux centres de la vie académique, économique, culturelle et artistique polonaise. Sa vieille ville a été déclarée le premier site du patrimoine mondial de l'Unesco dans le monde.

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Cet après midi, je vais me contenter de déambuler sur la place du marché (le Rynek) et prendre quelques photos.

Cimetière Juif, sculpture et bâtiment rencontrés sur mon chemin.

21
sept

Visite de la vieille ville

La place du marché (Rynek) avec ses 200 m de côté, cette place carrée est l'une des plus grandes que le Moyen Âge ait léguées à l'Europe.

Au centre du Rynek, se trouve la halle aux draps (Sukiennice), l'origine de ce marché couvert remonte au début du 15e s.

La cathédrale Notre Dame, elle comporte 2 tours de hauteur inégale.

La plus haute, de 81 mètres, est coiffée d’un heaume de style gothique tardif. Cette tour, appelée aussi tour de garde ou tour de fanfare : Depuis le Moyen Age un gardien y veillait jour et nuit (Voir encadré ci dessous).

Légende du hejnał de Notre-Dame


Le hejnał (signal joué à la trompette du haut de la tour de Notre-Dame) est devenu le symbole musical de Cracovie : il est joué toutes les heures des quatre côtés du monde. Mais pourquoi la mélodie s’interrompt-elle soudain ?

Jadis, chaque matin et soir, un vigile jouait de la trompette pour donner aux habitants le signal de l’ouverture et de la fermeture des portes de la ville. Il montait également la garde pour les prévenir de dangers éventuels. En 1241, les Tartares étaient parvenus aux alentours de la ville. Le sonneur de trompette aperçut l’ennemi du haut de la tour Hejnałowa (en polonais hejnał signifie jouer de la trompette) et prévint à temps les habitants, qui purent ainsi fermer à temps de fermer les portes de la ville. Cependant, avant que le vigile eut terminé de jouer son signal, une flèche tartare lui transperça la gorge. Pour commémorer cet événement, la mélodie s’arrête toujours au moment où le brave sonneur l’a interrompue il y a des siècles.


Le sonneur de trompette joue par les fenêtres et on aperçoit simplement sa trompette.



La deuxième tour, plus basse (69 mètres), abrite un jeu de cinq cloches.


Une légende explique aussi la différence de hauteur des tours, qui n’est pas justifiée par les plans architecturaux. Elles auraient été bâties par deux frères. Lorsque le plus jeune comprit que sa tour n’égalerait ni en hauteur ni en beauté celle de son frère, il le tua avec un couteau. Le jour de la consécration de l’église, rongé par le remord, il se planta le même couteau dans le cœur et se jeta du haut de la tour. Le couteau dont il se servit est suspendu dans la Halle aux Draps et témoigne de cette histoire lugubre.


 Sommet des 2 tours et couteau suspendu



La statue d'Adam Mickiewicz se dresse face à la halle aux draps.







L'église Saint-Adalbert, la plus vieille église de la ville. L'évêque Adalbert y tint ses 1er sermons vers l'an 995.



La barbacane et les remparts appartenait jadis au système de fortifications de la ville, démantelées dans leur plus grande partie au début du XIXe siècle. (Les remparts furent remplacés à la même époque par un parc entourant la ville, les Planty).

Autour de la place du marché, quelques églises (et oui il y en a beaucoup en Pologne).

Les 2 dernières photos, ceux sont des confessionnaux 

Pour terminer, pèle mêle photos.


J'ai trouvé un nouveau moyen de transport pour continuer mon voyage !!!

Mercedes AMG S63 V8 bi-turbo

23
sept

Aujourd'hui visite de la colline du Chateau Wawel où durant plus de 5 siècles, elle fût le centre politique et administratif du pays. Même après la décision du roi Sigismund III Vasa de transférer en 1956 la capitale à Varsovie, rois et princes continuèrent de se faire enterrer dans la cathédrale du château, de même que les plus grands poètes et héros de la nation.

Les 2 principaux monuments sont la cathédrale et le château, je ne visiterais que le château.

 Le château et la cathédrale 

Le château est divisé en 6 grandes sections mais seule 2 sont incontournables.

Le château et sa cour intérieure  

Les appartements d'Etat

Les appartements royaux

La tour Sandomierska : Cette tour d'artillerie fut construite autour de 1460, pendant le règne de Casimir IV Jagellon afin de renforcer les défenses du château. En temps de paix, elle était utilisée comme prison. De son sommet, s'ouvre un beau panorama sur la ville.

La grotte du dragon

La légende parle d’un dragon qui habitait une grotte située aux pieds de la colline du château. Le monstre fabuleux terrorisait les habitants de la ville en les obligeant à faire des offrandes en bétail, mais selon certaines variantes de la légende, il ne dévorait que des jeunes vierges…


Les plus grands chevaliers n’arrivaient pas à le vaincre : c’est le malin cordonnier Skuba qui y parvint, en profitant de sa plus grande faiblesse, la gourmandise. Il laissa devant l’antre du dragon une peau de mouton bourrée de soufre. Le monstre avala la « friandise » et quand le soufre commença à lui brûler les entrailles, il ressentit une soif atroce, sortit de l’antre et commença à boire l’eau de la Vistule. Il n’arrivait pas à apaiser sa soif et, ne pouvant s’arrêter de boire, il finit par éclater !

 La grotte et le dragon crachant du feu toutes les 5 mn

Rencontres inattendues

24
sept

Comme le titre l'indique, journée consacrée à la visite des camps Auschwitz et de Birkenau.

Auschwitz est le plus grand complexe concentrationnaire du Troisième Reich, à la fois camp de concentration et camp d'extermination.

En cinq années, plus d’un million cent mille hommes, femmes et enfants meurent à Auschwitz, dont 900 000 le jour même de leur arrivée, en général par train. 90 % des victimes étaient juives, soit environ un million. Les victimes, de ce que les nazis appelèrent la « Solution finale », furent assassinées dans les chambres à gaz ou parfois par arme à feu, mais elles moururent aussi de maladies, de malnutrition, de mauvais traitements ou d'expériences médicales.

Quelques chiffres : 80 000 paires de chaussures furent retrouvées sur le camps, 7 tonnes de cheveux, plusieurs milliers de paires de lunettes, prothèses, valises ...

Dans une salle où les photos sont interdites, il y a 2 tonnes de cheveux dans une vitrine.

Photos de photos d'époque retrouvées cachées sur le camps.

Les SS aménagèrent dans le camp, un bâtiment comprenant une chambre à gaz et un four crématoire attenant comprenant quatre foyers.

Dans les chambre à gaz, on y introduisait des pastille de Zyklon B, un pesticide actif au simple contact de l'air ambiant. Le produit se révèle mortel même en très petite quantité. Les SS ajoutent des ventilateurs pour accélérer la propagation du gaz au début du processus de gazage. Les corps des premières victimes tombées au sol recouvrant souvent les cristaux de Zyklon B, ils décident de déverser le produit par des lucarnes percées près du plafond de la chambre mortelle.

Le four crématoire

Birkenau

En novembre 1943, le camp est fractionné en trois parties ; tandis qu'Auschwitz I devient le Stammlager (en français : « le camp-souche »), Birkenau devient Auschwitz II ; celui-ci comprend le centre de mise à mort ainsi qu'un gigantesque camp de travail forcé. C'est là qu’ont péri plus d'un million de personnes, principalement des Juifs et des Tziganes.

Birkenau est à environ trois kilomètres de la ville d'Auschwitz, dans des marécages ; il se trouve près de l'emplacement du village de Brzezinka (Birkenau en allemand) détruit pour construire le camp.

D'une capacité théorique de 100 000 détenus, il s'étend sur une superficie de 170 hectares (720 m sur 2 340 m), fermée par 16 kilomètres de barbelés. Il comprend, dans sa configuration finale, trois parties : le camp des femmes (baraques en briques), le camp des hommes (baraques en bois) et une extension jamais terminée ; en tout, 300 baraques environ, tout usage confondu. Chacun des Lager est entouré de clôtures de barbelés électrifiés à haute tension. Certains détenus désireux de se suicider se jetaient sur ces fils de fer.

 Sur la dernière photo on aperçoit le camps des hommes avec ses bâtiments en bois.

Nous ne visiterons que le camps des femmes et particulièrement la baraques des enfants car seul les enfants juifs étaient tués dès leur arrivés.


La baraques des enfants : ils étaient entassés entre 600 et 900 dans ce baraquement.


Au minimum à10 par couchage.

Comme le sol était boueux et plein d'excréments, les prisonniers décidèrent de paver celui ci et de construire des toilettes qui malheureusement n'ont jamais eu l'eau.



Les SS firent peindre par les prisonniers, la vie "rêvée" d'un écolier



Et comme ils ont économisés de la peinture, ils ont peint de quoi égayer la vie de ces enfants qui avaient pour seul jeu de désigner qui irait au four aujourd'hui.



NB : Certaines photos ne sont pas de bonne qualité, mais je tenais tout de même à vous apporter ce témoignage.

25
sept

Aujourd'hui encore un site classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco, les mines de sel de Wieliczka.

Elles font partie des plus anciennes mines de sel au monde. Elles ont été exploitées sans interruption depuis le XIIIe siècle jusqu'en 1996. Le sel déposé il y a 14 millions d'années par ce qui était alors une mer, chassée par l'émergence des Carpates.

Les mines ont une profondeur de 327 mètres et une longueur de plus de 300 kilomètres de galeries labyrinthiques le long desquelles se trouvent des pièces et des chapelles avec de magnifiques sculptures qui illustrent l'histoire de l'exploitation du sel.

On descend dans la Mine par env. 380 marches jusqu’au -64 m. La remontée à la surface se fait en ascenseur à partir du niveau III (-135 m). En tout il y a 800 marches à descendre.

Au début, on a plutôt l'impression de pénétrer dans une mine de bois tant les couloirs sont étayés de rondins, dont le volume total est estimé à 1 millions de m3 !

Le circuit permet de voyager à travers 3,5 kilomètres de galeries, le long desquelles se trouvent 22 salles, des lacs souterrains, des vieux outils et machines ainsi que différentes sculptures et bas-reliefs réalisés par les mineurs avec des blocs de sel.

Des chevaux ont été utilisés à partir de 1600, une fois descendus, ils ne revoyaient pas la lumière du jour. Le plus vieux y est resté 13 ans.

la Chapelle Sainte-Cunégonde (St. Kinga), une salle impressionnante de 54 mètres de long sur 12 de haut, à la décoration faite simplement à base de sel.

Le sol de la mine est fait de sel, même le carrelage.

26
sept

Aujourd'hui, Free Tour en Anglais du quartier de Kazimierz qui fut à l'origine une ville indépendante, fondée en 1335 par Kazimierz III Wieki.

Foyer de la culture juive durant des siècles, c'est l'une des zones qui a le plus souffert de l'invasion nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

À la fin de la guerre, Kazimierz était dans un état décadent, et ce n'est qu'à partir du tournage de la « Liste de Schindler », qui a été en grande partie tournée là, que le quartier a commencé à se relever.

27
sept

Aujourd'hui, je retourne dans le quartier de Kazimierz et plus particulièrement à la célèbre Usine Schindler.

Connue dans le monde entier pour son apparition dans le film "La Liste de Schindler", l'Usine Oskar Schindler (Muzeum Schindlera) fait partie de l'histoire du pays puisque son propriétaire a déployé toutes ses forces pour sauver le plus grand nombre de vies possible sous l'occupation nazie.

Membre du parti nazi à la recherche d'opportunités d'affaires, Oskar Schindler était un homme d'affaires intelligent qui a été recruté par les SS au service de renseignement, ce qui lui a permis de créer un lien avec les hautes sphères nazies.

Lors de l'invasion de la Pologne, Schindler a fait fortune grâce à son usine spécialisée dans la fabrication de batteries de cuisine appelée Deutsche Emaillewaren-Fabrik. Puisque la main-d'œuvre allemande était trop chère, il a choisi d'employer des ouvriers juifs qui se trouvaient dans le camp de travail de Plaszow.

Au fur et à mesure qu'il en apprenait davantage sur la manière atroce dont les nazis traitaient les Juifs, Schindler a entamé des négociations pour que ses ouvriers puissent être tenus à l'écart de Plaszow en leur offrant un abri dans son usine.

Après une certaine période, la fabrication d'ustensils de cuisine en émail a cessé d'être rentable, à la suite de quoi l'usine a commencé à fabriquer des obus, ce dernier donnant l'ordre que certains d'entre eux soient défectueux.

Schindler a réussi à protéger les ouvriers de son usine afin qu'ils ne terminent pas dans les camps d'extermination , sauvant ainsi plus de 1200 personnes.

Aujourd'hui, l'usine de Schindler abrite une exposition permanente intitulée "Cracovie sous l'occupation nazie entre 1939 et 1945". L'exposition dévoile l'histoire de la ville depuis la fin de l'année 1939 jusqu'au vent de « liberté » de l'ère communiste.

La visite à travers l'usine présente des expositions, des reconstitutions, des images et des sons capables de faire remonter les visiteurs à l'époque difficile où les Juifs vivaient en Pologne sous l'occupation nazie.

Début de la visite :



On entend des bruits de bombardements, des parois semblables à celle d’un blockhaus révèlent, dans un trou, des accessoires d’époque (uniformes, masques à gaz, armes…)







On se trouve nez-à-nez avec une chenillette TKS, une sorte de minuscule char équipé d’une simple mitraillette et servant essentiellement à la reconnaissance au début de la guerre…



On entre maintenant dans un hall d’immeuble reconstitué. On entend à l’arrière-plan des conversations, celles d’habitants de Cracovie en train de discuter de la situation de la ville après l’invasion allemande. Une boîte aux lettres éclairée révèle des cartes et des lettres envoyées depuis les premiers camps…



Dans le couloir suivant, les drapeaux nazis ont été hissés dans la ville et les murs sont placardés d’affiches, d’annonces (« Obwieszczenie » en polonais, un mot que l’on voit sans cesse revenir) multipliant les interdictions.






Regardez à quel point l’usine d’Oskar Schindler est scénographiée dans les moindres détails : même le sol change d’une salle à l’autre. Ici, nous marchons sur des pavés qui représentent la rue. Il y a même une reconstitution du tramway tel qu’il était à l’époque !






Plus loin, c’est un sol beaucoup plus dérangeant qui a remplacé les pavés…





L’oppression se met en place à Cracovie

Très vite, la ségrégation commence à se mettre en place à Cracovie, on prive les gens de radio et on fait disparaître la presse d’opinion.

Les nazis interrompent les cours de l’université Jagellone de Cracovie. Dans le musée, on entre d’ailleurs dans une salle de cours reconstituée, la salle n°56 du Collegium Novum, où l’on entend des ordres en allemand demandant à tout le monde de sortir. Beaucoup de professeurs ont été arrêtés par la Gestapo le 6 novembre 1939 et déportés… et les Allemands ont commencé à régenter l’éducation à l’université.


Là encore, la scénographie est impressionnante : que ce soit le décor, les accessoires, la sonorisation, le fait de marcher au milieu de cette salle de cours reconstituée, on a l’impression de vivre les événements au lieu d’en être simplement spectateur.


Les repères habituels des habitants se transforment et l’on renomme les lieux familiers, notamment après l’installation du gouverneur général de Pologne Hans Frank (nazi convaincu) au château du Wawel, à Cracovie : d’abord, on renomme ces lieux en allemand, le Rynek Glowny (placé du marché principale de Cracovie) devenant l’Altermarkt ; ensuite… à la gloire d’Adolf Hitler, avec le nom « Adolf Hitler Platz » que l’on découvre sur une pancarte de rue.



Les Juifs sont expulsés du cœur de Cracovie en 1941 et on les autorise à emporter seulement 25kg de bagages. L’oppression s’organise.


On entre dans une allée bordée de cellules de prison.

Elle représente un lieu glaçant où de nombreux résistants ont été torturés jusqu’à la mort : la prison de Montelupich. C’est là que les prisonniers politiques étaient envoyés, entassés dans des cellules infestées par les rats et les poux, mal nourris et n’ayant que de l’eau froide pour maintenir un semblant d’hygiène. Ils finissaient souvent par être fusillés ou déportés dans les camps.


On découvre dans chaque vitrine des instruments de torture et l’horreur vécue par les prisonniers, on entend des cris de souffrance…


Une citation de Hans Frank s’étale ensuite sur un mur nu, crue et cruelle : « Si je devais mettre une affiche à chaque fois que j’assassine sept Polonais, il n’y aurait pas assez de forêts dans le pays pour fournir le papier ».



On se retrouve dans le tramway que l’on avait vu un peu plus tôt dans la première salle. À partir du 20 février 1940, les Juifs n’ont plus le droit d’emprunter les transports sans un permis spécial… et on les entasse dans le ghetto de Podgorze, au sud de Cracovie, à partir de mars 1941.



Plongée dans le ghetto de Cracovie

On découvre ensuite la partie de l’usine d’Oskar Schindler consacré à l’histoire du ghetto de Cracovie.


Les murs du ghetto ressemblant à des pierres tombales juives ont été reconstitués, tandis que le plafond représente des

pierres pour symboliser l’impression d’enfermement qu’ont pu ressentir les personnes prisonnières du ghetto…On ne s’en rend pas compte en regardant les photos mais elles ont été prises dans une semi-pénombre.



Chacune des pierres tombales dévoile des photos du ghetto, de ses habitants, des citations extraites de témoignages… puis l’on se trouve face à de véritables reconstitutions de scènes de vie à l’intérieur du ghetto, où des draps tendus permettaient de se créer un simulacre d’intimité dans des logements surpeuplés. En fond sonore, on entend des prières juives…

Remarquez la dernière photo, la petite Roma Liebling n'a que 5 ans. Sur une des photos présente, Stella Müller, 8 ans, raconte qu’elle a vu des Allemands « s’amuser » à jeter des enfants sur des camions par les fenêtres.

L’usine d’Oskar Schindler retrouve son maître

C’est seulement à ce stade de l’exposition que l’on renoue avec le personnage d’Oskar Schindler.

On découvre la salle où il recevait ses invités, son bureau mais aussi des plats en émail jadis fabriqués par son usine, enfermés dans une sorte de cube de verre… et bien sûr, la liste des noms de ceux qu’il a sauvés.

Ensuite, quelques scène de vie et d'habitats sont reconstitués.


Ensuite, on découvre la reconstitution d’un salon de coiffure avec sa grille tarifaire, son bruit d’eau qui coule, ses conversations…


De la liquidation du ghetto de Cracovie à la fin de la guerre

Les 13 et 14 mars 1943, 2000 Juifs vivants dans le ghetto de Cracovie sont massacrés, ceux qui peuvent travailler sont déportés dans le camp de Plaszow à proximité de la ville.



Le musée Schindler met en scène cette étape dramatique de la guerre en Pologne. Les jeux d’enfant abandonnés, les cris gutturaux qui hurlent, en allemand, de sortir, plus vite. « Schneller ! Raus ! »




Puis c’est le camp de Plaszow… Une salle là encore impressionnante en termes de scénographie puisque cette fois-ci, on marche sur un sol caillouteux tandis que les murs reconstituent la carrière de pierre où travaillaient les prisonniers du camp.


On découvre des barbelés et un engin similaire à ceux qui servaient à transporter les pierres de la carrière.




On découvre les derniers mois de l’Occupation. La guerre touche à sa fin, les chars soviétiques arrivent à Cracovie et l’on se réfugie dans des abris anti-aériens. Toujours avec cette émotion poignante, servie par une scénographie admirable qui donne l’impression de vivre l’instant : on entend les bombes qui éclatent au-dessus de nos têtes, on sent les vibrations…



On marche dans un couloir très sombre au sol mou et quelque peu instable, une belle figuration des perturbations de la guerre… Il débouche sur une pièce très lumineuse, avec des rouleaux qui tournent lentement.


Les murs, comme ces rouleaux, portent des témoignages… dédiés à tous ceux qui ont aidé les persécutés, par de petits ou de grands gestes, qui leur ont témoigné de la gratitude, leur ont insufflé le courage de vivre. Cette pièce, baptisée la « Room of Choices » (la « Salle des Choix »), est une invitation à la réflexion sur le poids de nos décisions. On peut découvrir de nombreux témoignages du peuple de Cracovie… qui nous accompagnent mentalement vers la sortie de l’usine.

Quelques autres photos. ⚠ certaines peuvent choquer

SUr la dernière, Oskar Schindler au milieu de ses ouvriers dans son usine.

Proche de l'usine, se trouve l'un des dernier fragment du mur encore debout.

Ensuite direction Place des héros.

Aujourd'hui renommée en l'honneur des « héros du ghetto », la place Zgody était le cœur du ghetto juif. D'ici, des milliers de juifs partirent à destination de divers camps. Aujourd'hui, la place est décorée par un monument commémoratif réalisé par les architectes cracoviens Piotr Lewicki et Kazimierz Latak, composé de 68 chaises vides qui symbolisent les biens abandonnés par les déportés.

Le bâtiment gris était la porte d'entrée du ghetto

C'est ainsi que se termine mon périple en Pologne, en ce moment (1h10), je suis dans le train direction Bratislava pour 2 à 3 jours.

Rendez vous en Slovaquie.

Vendeur ambulant de bretzel géant et petit plaisir avant mon départ de la Pologne 
28
sept
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Bratislava est la capitale et la plus grande ville de Slovaquie . C'est l'une des plus petites capitales d'Europe. Elle se trouve dans le sud-ouest de la Slovaquie, occupant les deux rives du Danube et la rive gauche du fleuve Morava . Bordant l' Autriche et la Hongrie , c'est la seule capitale nationale qui borde deux États souverains . Sa vieille ville piétonne date du XVIIIe siècle.

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Pour me rendre dans la capitale de la Slovaquie, j'ai pris un train de nuit (mais pas couchette). Départ de Cracovie à 22h17, arrivée à Bratislava à 5h50.



A cette heure matinale, tout était fermé dans le centre historique, y compris mon hôtel. J'ai donc déposé mes sacs dans un stockage de bagages et ensuite je suis parti à la recherche d'un bistrot d'ouvert pour prendre un café et surtout m'abriter car la pluie était au rendez vous ainsi que le froid (9°).







Vers 8h30, je décide de me rendre au château de Bratislava situé à proximité, au sommet d'une colline dominant le fleuve Danube (en arrière plan sur la photo).







Après quelques centaines de marches gravies, j'arrive au château.





Du sommet de la colline, il y a une vue sur la ville et ses alentours.

Le château figure dans la première référence écrite à la ville, qui apparaît dans les Annales de Salzbourg de 907, en association avec une bataille entre Bavarois et Hongrois. La colline du château était peuplée dès la fin de l'âge de pierre; ses premiers habitants connus furent les Celtes, qui fondèrent ici une colonie fortifiée appelée «Oppidum».

Ensuite, direction l'église Sainte Élisabeth ou église bleue, construite dans le style Art Nouveau au début du XXe siècle, est remarquable par la couleur bleue de sa façade faite avec souvent l'utilisation de la mosaïque.




Elle était fermé mais au travers de la grille, j'ai pris cette photo.





Retour dans le centre historique peuplé de statues de bronze, qui sont l'une des attractions le plus photographiées de Bratislava.

Pour les deux dernières photos, "Man at Work" certains racontent qu'il regardait sous les jupes des femmes alors que d'autres disaient qu'il se reposait après avoir accomplit son travail dans les égouts.

Diverses photos.

29
sept

Les fortifications de la ville étaient constituées de doubles remparts séparés par des douves. Elles ont été détruites par Marie-Thérèse car elles empêchaient le développement de la ville.

La cathédrale Saint Martin est sans doute la mieux conservée et la plus grande église gothique de Bratislava. Grâce à sa taille, elle domine le panorama de la ville depuis des siècles. Dans cette cathédrale, pendant près de trois cents ans, furent couronnés les rois de Hongrie pendant la période d'invasion de l'empire Ottoman. Parmi les souverains les plus célèbres qui y furent couronnés, on peut citer Joseph 1er et Marie-Thérèse d'Autriche. La cathédrale a été construite au début du XIVe siècle à la place d'une ancienne église romane de 1221, puis reconstruite et restaurée à de nombreuses reprises au fil des ans. Accolée aux remparts et désormais à l'autoroute urbaine qui coupe le centre en deux, elle ne put jamais se développer vers l’est et sa porte d’entrée ne fait pas face à l’autel par manque d’espace.

Ensuite, rien de plus qu'hier car la ville est tellement petite que j'ai tout visité hier donc simplement les mêmes choses avec des vues différentes.



Pour preuve que Bratislava est petit voici avec quoi livre DPD, bien sûr en électrique.




Demain départ pour Belgrade en Serbie, en bus à 18h20, avec une correspondance à Vienne qui se trouve à 70km de Bratislava.

30
sept

Départ pour Belgrade prévu à 18h20 donc pour ma dernière journée à Bratislava je pars à la recherche des différentes statues ou sculptures disséminées à travers la ville (vous avez déjà eu un aperçu de certaines).

Lors de ma recherche je suis tombé sur sur le palais presidentiel.




Et aussi sur l'affiche suivante.




A 18h20, 1er bus pour Vienne et à 20h00 2ème pour Belgrade, arrivée prévue à 4h45.

1
oct

Arrivée à Belgrade à 5H15 après un voyage éprouvant, impossible de pouvoir dormir car le bus était très inconfortable. Heureusement, j'avais échangé par mail avec la réception de l'auberge pour leur demander si il était possible de déposer mes sacs à dos entre 5h et 6h car le check In était au plus tôt à 12h.

• • •

Belgrade est la capitale et la plus grande ville de Serbie. C'est l'une des plus anciennes cités d'Europe, avec une histoire qui s’étend sur plus de 7 000 ans. Selon les historiens, on évalue la destruction de la ville entre 28 et 33 fois, sa position stratégique en Europe étant son bonheur et son malheur. Les premières traces de présence humaine dans la région remontent à la Préhistoire. Historiquement, Belgrade est l’antique cité de Singidunum, colonie romaine située dans la province de Mésie. Le nom slave Beograd apparaît pour la première fois le 16 avril 878, dans une épître envoyée par le pape Jean VIII au prince Boris Ier de Bulgarie. Il a pour signification la « ville blanche ». Au fil de son histoire mouvementée, Belgrade a été conquise par 40 armées : elle a été romaine qui l'a surnommé « La colline aux méditations », byzantine, hongroise, serbe, autrichienne, ottomane puis capitale de la Serbie officiellement indépendante en 1878.

• • •

Donc une fois mes sacs à l'auberge, je pars explorer la ville à 6H00.

Novi Dvor " nouveau palais " était une résidence royale de la dynastie Karađorđević de Serbie et plus tard du royaume de Yougoslavie . Aujourd'hui, c'est le siège du président de la Serbie.



Le bâtiment de l'Assemblée nationale a été construit entre 1907 et 1936, il est inscrit sur la liste des biens culturels de la Ville de Belgrade.


Poste centrale de Belgrade, pour vous montrez comme un bâtiment peut être laid (ce n'est que mon avis).



L'église Saint Marc a été construite dans les années 1930, sur le modèle du monastère de Gračanica : l’église Saint-Marc est donc de style médiéval orthodoxe serbe, organisée selon un plan en croix grecque et dotée de douze coupoles. Cette église est chère au cœur des Belgradois car elle abrite les reliques du tsar Dušan (1308-1355), qui avaient été transférées du monastère des Saints-Archanges de Prizren.




Place Nikola Pašić




Statue du prince Michel, statue équestre en bronze dédiée au prince Michel Obrenović qui libéra la Serbie des derniers Turcs en 1867. Le prince est habillé d'un costume typique du XIXe siècle. Sur le piédestal, on peut lire les noms gravés des principales villes serbes et observer des scènes de l’histoire du pays. La statue est l'œuvre d'Enrico Paci et fut érigée en 1882.

Derrière la statue se trouve le Musée National de Belgrade, créé en 1844.

La résidence du capitaine Miša a été construite entre 1858 et 1863 pour Miša Anastasijević, le « capitaine du Danube », un riche marchand partenaire en affaires du prince Miloš Obrenović. Originellement, le bâtiment était conçu pour servir de palais monumental au petit-fils de Karađorđe (Karageorges), qui était marié à Sara, la plus jeune des filles du capitaine mais, dès l'achèvement de la construction, Miša Anastasijevic offrit la résidence à sa « Mère patrie à des fins éducatives » et, en septembre 1863, la Haute école, fondée par Dositej Obradović en 1808, vint s'y installer. Par la suite, le Ministère de l'Éducation, la Bibliothèque nationale, le Musée national et d'autres institutions culturelles occupèrent les lieux. La résidence abrite aujourd'hui l'administration de l'Université de Belgrade.

Autres photos.

Pour info, 1000 dinars Serbe = 8.50€

2
oct

Sous un ciel bleu et une température de 25° je pars visiter le Nord de la ville où se trouve la forteresse de Belgrade.

Pour m'y rendre, je passe par quelques monuments emblématiques de la ville.


La Résidence de la princesse Ljubica.




La Cathédrale Saint Michel, construite entre 1837 et 1840 à l’emplacement d’une église plus ancienne, elle offre un mélange de style byzantin et d’architecture autrichienne. Son aspect extérieur se rapproche des églises catholiques, alors que l’intérieur est entièrement décoré d’icônes et de candélabres.

 Remarquez les peintures du plafond

La forteresse de Belgrade, dans le parc Kalemegdan, au confluent de la Save et du Danube, la forteresse fut construite par le despote serbe Stefan Lazarević au XIVe siècle, puis rebâtie entièrement par les Autrichiens à partir de 1717, selon les systèmes Vauban. De 1739 à 1830, les Turcs y établissent leur point le plus avancé dans les Balkans et contrôlent les mouvements de troupes autrichiennes en contrebas. Un certain nombre de monuments Ottomans de cette époque ont été conservés.


Le monument de la reconnaissance à la France, érigé en 1930 par le sculpteur Ivan Meštrović dans un style Art déco (censé représenter une Marianne), il se veut un hommage du peuple serbe à la France pour l’aide qu’elle lui a apportée pendant la Première Guerre mondiale.

Sous plusieurs bas-reliefs de soldats français, il est écrit : « Nous aimons la France comme elle nous a aimés en 1914-1918. »



Le vainqueur de Belgrade, surplombant la rencontre entre la Save et le Danube, on aperçoit le symbole de la ville de Belgrade : perché sur une haute colonne néoclassique, se dresse, dans une attitude fière et sereine, un jeune soldat porteur d’un message de paix. Construite en 1928 par Ivan Meštrović, cette sculpture imposante rappelle les sacrifices de l’armée serbe pour la libération de la patrie en 1918, aux côtés de la fameuse armée française d’Orient.

Le musée de l'armée dans la partie haute de la forteresse médiévale sont exposées plus de 40 000 pièces relatives à l’histoire militaire de l’ancienne Yougoslavie, des temps les plus reculés jusqu’à nos jours.

Devant le musée, toute une panoplie de chars yougoslaves, américains, français et soviétiques de la Seconde Guerre mondiale.

L'église Ružica, située dans la cité haute de la forteresse de Belgrade. D’après la tradition, la première église portant le même nom aurait été construite en XVe siècle sous le règne du despote Stefan Lazarević. En 1521, elle aurait été complètement détruite par les Turcs.

Eglise Saint Petka, petite chapelle située au dessous de la Forteresse et de l'église Ružica, les murs sont décorés de mosaïques.

Vue sur Belgrade et ses environs du parc.

3
oct

Journée sans visites aujourd'hui mais consacrée à trouver un bus pour Sofia en Bulgarie, me faire couper les cheveux et prendre du repos à une terrasse de café pour profiter des 28° ambiant.

A la gare routière, j'ai trouvé un bus direct pour Sofia pour demain, départ à 14h30 et arrivée à 22h00 mais au guichet, il n'accepte pas les cartes donc après avoir trouvé un ATM sans commissions de retrait car certains prennent 4€ de frais, me voilà avec mon billet en poche.




Ensuite recherche d'un coiffeur, merci Google maps sauf que celui ci ne précise pas si c'est homme ou femme donc au 3ème, je trouve enfin un coiffeur homme à un prix défiant toute concurrence, 2.55€ la coupe.




Chemin faisant, je tombe sur un superbe hôtel.



Particularité de Belgrade, pour traverser les grandes artères ou les carrefours, il y a des passages souterrains avec dans certains des commerces.

Ceux des carrefours sont de vraies labyrinthes car plusieurs passage suivant le trottoir sur lequel on veut arriver.



Rendez vous demain à Sofia.

4
oct

Journée de transfert vers Sofía en Bulgarie en mini van, seul moyen pour faire le trajet sans correspondance.

Le départ est à 14h30 pour une arrivée à 22h00, sachant qu'en Bulgarie il y a un décalage horaire de +1h.

Voyage agréable nous n'étions que 8 pour 24 places dans un mini van Mercedes flambant neuf.

A 22h30 arrivée à l'auberge.

5
oct
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Sofia est la capitale et la plus grande ville de la Bulgarie, à 590 mètres d'altitude au pied du mont Vitocha.

Elle compte 1,4 million d'habitants, plaçant Sofia au 13e rang des villes les plus peuplées de l'Union européenne. Sofia est également la quatrième plus grande ville des Balkans, après Istanbul, Athènes et Belgrade. Elle est à la fois le centre politique et culturel du pays, son principal centre d'échanges ainsi que son premier centre industriel, avec des activités sidérurgiques, métallurgique, de construction mécanique et de chimie. C'est également un centre universitaire depuis 1888.

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Pour cette 1ere journée à Sofia, la température est de 25° avec un beau soleil ☀

La grande Mosquée Bania Bachi est l'une des plus anciennes mosquées d'Europe, elle a été construite en 1567. La mosquée tire son nom de Bania Bachi une expression qui signifie "beaucoup de bains". L'architecte de la mosquée est Mimar Sinan un des plus grands architectes de l'Empire ottoman. Aujourd'hui, la mosquée Bania Bachi est la seule mosquée encore en fonctionnement à Sofia, elle est utilisée par la communauté musulmane de la ville estimée à environ 8 600 personnes.

Le Complexe archéologique de Serdica. Lors de la construction de la deuxième phase du métro, des vestiges de l'ancienne ville romaine de Serdica ont été découverts et sont exposés au public, sous un toit vitré protecteur. Partiellement restauré, le complexe couvre une superficie d'environ 9000 mètres carrés, qui comprenait autrefois huit rues, une basilique paléochrétienne, six grands bâtiments, des sources minérales et une église médiévale, tous situés au sous-sol. Remontant à une période du 1er au 6ème siècle après JC, les premiers exemples d'un système d'eau et d'égouts, ainsi que des sols richement carrelés ont été découverts.

La rotonde Saint-Georges est le plus ancien bâtiment préservé de Sofia. Il date du début du IVe siècle.

La cathédrale Sainte-Nédélia, datant probablement du Xᵉ siècle, Sainte-Nédélia est à l’origine une église construite en pierre et en bois qui a beaucoup souffert au fil des siècles, et a été détruite et reconstruite de nombreuses fois. Mentionnée pour la première fois par le voyageur allemand Stefan Gerlach en 1578, l’église devient au XVIIIᵉ siècle, la résidence d’un évêque. Elle conserve depuis les environs de 1460, les restes du saint roi serbe Etienne VI Miloutine, ce qui lui vaut d’être renommé à la fin du XIXᵉ siècle : église du Saint-Roi, nom qu’elle porte jusqu’au début du XXᵉ siècle. Le 25 avril 1856, l’église est complément rasée pour laisser place à un plus grand édifice, une cathédrale mesurant 35,5 m de long et 19 m de large. Les travaux commencent au printemps de la même année, mais un tremblement de terre en 1858 prolonge les travaux jusqu’en 1863. La nouvelle cathédrale est officiellement inaugurée le 11 mai 1867 en présence de 20 000 personnes. La cathédrale est rénovée en 1898 et de nouveaux dômes sont ajoutés.

L'église russe, de son nom officiel Église Saint-Nicolas le Faiseur de Miracles, est une église orthodoxe russe, elle est construite sur le site d'une ancienne mosquée détruite en 1882, après que la Bulgarie a été libérée par l'Empire russe du joug ottoman. Elle est l'église officielle de l'ambassade de Russie et de la communauté russe de Sofia.


Saint Sofia Monument La statue en bronze de 24 mètres de haut a été conçue par le sculpteur local George Chapkanov et a remplacé la statue de Vladimir Ilitch Lénine qui se trouvait au même endroit.



C'est un symbole de la ville parce que Sainte-Sofia est la patronne de la ville. Sofia signifie «sagesse» en grec, c'est pourquoi elle tient un hibou dans sa main gauche, un symbole de sagesse. Dans sa main droite, elle tient une couronne de laurier, un symbole puissant pour les Grecs et les Romains signifiant paix, succès, réputation, etc.



La cathédrale Saint-Alexandre-Nevski est une cathédrale orthodoxe de style néo-byzantin et servant d’église cathédrale au patriarche de Bulgarie. Comprenant cinq nefs et trois autels et pouvant contenir près de 10 000 fidèles, il s’agit de la plus vaste cathédrale de la péninsule balkanique, l’une des plus vastes cathédrales du monde orthodoxe et l’un des symboles de Sofia.

Photos interdites à l'intérieur  

Monument of Tsar Samuil, Samuel (Samuil) était un tsar du premier empire bulgare au 10-11ème siècles, connu comme un lutteur constant pour l'indépendance bulgare de l'empire byzantin.

Ses yeux brillent la nuit 

Comme d'habitude, un petit florilège de photos.

6
oct

Première chose à faire ce jour, trouver un moyen pour me rendre à Plovdiv, deuxième ville de Bulgarie, le 08 Octobre. Pour cela direction les gares routière et ferroviaire qui se situent au même endroit.

Je commence par le bus, après avoir été aiguillé vers 5 guichet différents, aucun ne me propose un billet pour Plovdiv donc je vais voir si j'ai plus de chance avec le train.




Et là, nickel je trouve un billet de train pour le 08/10, départ à 12h20, arrivée à 15h04.




Après cela, direction le pont aux lions, c'est un pont sur la rivière Vladaya dans le centre de Sofia, la capitale de la Bulgarie, construit en 1889 -1891 par l'architecte tchèque Václav Prošek, son frère Jozef et ses cousins ​​Bohdan et Jiří.

Ici comme à Belgrade, pour traverser certain boulevard, il faut emprunter les stations de métro qui bien souvent servent de support au Street Art.

Le marché central de Sofia. La construction du bâtiment de 3 200 m2, commença en 1909 d'après les plans de l'architecte Naum Torbov et les travaux durèrent deux ans. Le marché ferma en 1988 afin d'être modernisé et ne rouvrit ses portes qu'en 2000. Aujourd'hui, 1000 personnes travaillent dans les 170 boutiques du marché dans tous les domaines d'activité habillement, nourriture, bijouterie etc.

La synagogue de Sofia est la plus grande synagogue d'Europe du Sud-est et la troisième plus grande d'Europe. Elle est l'une des deux synagogues encore actives de toute la Bulgarie.

Le marché Zhenski Pazar est le plus ancien marché de Sofia. Créé il y a plus de 140 ans, il est devenu l'un des centres commerciaux les plus importants de la métropole.

L'église "St. Cyrille et Méthode ", c'est l'un des premiers temples construits à Sofia après la fin de la guerre russo-turque de libération (1787).

Et voici le distributeur semi automatique de fruits secs 😂, on trouve partout ce genre de commerce ici à Sofia. Il y a simplement une ouverture pour demander ce que l'on désire au vendeur qui se trouve à l'intérieur.

7
oct

Le théâtre national «Ivan Vazov» est le plus grand théâtre de Bulgarie, ainsi que le théâtre le plus ancien, le plus remarquable et le plus imposant du pays. Le bâtiment néoclassique du théâtre, conçu par les célèbres architectes de théâtre viennois Hermann Helmer et Ferdinand Fellner, a été achevé en 1906 et ouvert en 1907.

Monument au tsar libérateur à Sofia. Cette statue équestre a été érigée en hommage au tsar Alexandre II qui a libéré la Bulgarie de l’occupation ottomane, après la guerre russo-turque de 1877-1878. Ce mémorial néoclassique a été réalisé en 1903.

Le pont aux aigles, caractérisé par 4 aigles en bronze portés par 4 hautes colonnes. Il a été construit en 1891, par les mêmes architectes que le pont aux lions.

Le grand parc Borisova Gradina est le plus ancien parc de Sofia, aménagé à partir de 1882 et nommé d’après le Tsar Boris III de Bulgarie qui a régné de 1918 à 1943.

Le Mausolée de Battenberg est un mausolée qui abrite la tombe du prince Alexandre Ier, premier chef de l'État bulgare moderne de 1879 à 1886. C'est l'architecte suisse Hermann Mayer qui conçoit le tombeau dans un style éclectique, avec d'importants éléments néo-baroques et néo-classiques. Sa construction est achevée en 1897.

Le monument de l'armée Soviétique. Ce monument gigantesque rend hommage à l’Armée rouge qui a soi-disant libéré le pays à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Construit en 1954, il s’élève sur 34 m, et symbolise le style stalinien dans toute sa splendeur.

8
oct

Départ de Sofia à 12h20 (sous la pluie) pour la ville de Plovdiv (Bulgarie) où je suis arrivé à 15h30.

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Plovdiv est la seconde plus grande ville de Bulgarie après sa capitale Sofia, distante de 150 km. Plovdiv est une ville très ancienne et à la fois ultra moderne. Elle possède un patrimoine d'une grande richesse, c'est ce contraste qui lui donne cette identité si particulière. C'est l'une des plus anciennes villes du monde, antérieure même à Rome ou Athènes.

Entourée de collines, elle jouit de superbes panoramas, étant nichée au creux de la vallée de la Thrace supérieure. Cette ville chargée de plus de 6000 ans d'histoire est célèbre pour son théâtre antique romain.. Plovdiv offre un témoignage unique du mélange des cultures anciennes : thraces, romaines, bulgares et ottomanes.

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Après avoir pris un taxi, car il pleuvait à verse, pour me rendre à mon auberge située dans le centre de Plovdiv et avoir déposé mes sacs, je pars à la découverte de la ville.

Comme il est relativement tard, beaucoup de lieux sont fermés donc aujourd'hui vous n'aurez que les vues extérieurs et demain les visites.



Le forum romain de Philippopolis est un forum rectangulaire entouré des ruines de plusieurs anciens bâtiments administratifs au centre de la ville de Plovdiv . C'était le centre de la vie publique, administrative, commerciale et religieuse de la ville antique. Des réunions, des discussions, des célébrations et des événements d'État y ont eu lieu.

L'Ancien stade de Philippopolis a été construit au début du IIe siècle après JC sous le règne de l'empereur Hadrien. Il est situé dans la partie nord de la ville fortifiée entourée de murs de défense.

L'installation, longue d'environ 240 mètres et large de 50 mètres, pouvait accueillir jusqu'à 30 000 spectateurs.

La mosquée Dzhumaya a été construite en 1363–1364 sur le site de l'église cathédrale Sveta Petka Tarnovska après la conquête de Plovdiv par l' armée ottomane . Sous le règne du sultan Murad I au 15ème siècle, l'ancien bâtiment a été démoli et remplacé par la mosquée moderne.

Les maisons centenaires du vieux Plovdiv sont les maisons qui ont plus de 100 ans et qui sont entretenues à la perfection, flamant neuves. Il s'agit d'anciennes demeures qui appartenaient aux aristocrates et commerçants avant le 19 ème siècle. Certaines de ces vieilles bâtisses en bois ont été transformées en musées.

Quelques vues du vieux Plovdiv où toutes les rues sont pavées.

Le théâtre Romain de Plovdiv fut bâti par Marc Aurèle au début du 2e siècle. Il était l'un des édifices les plus importants à Trimontium (le nom de Plovdiv en ce temps), remarquable par la grandeur et la splendeur de son architecture.

Le théâtre pouvait accueillir entre 5 et 7 mille personnes. La scène fut richement décorée en corniches et statues. Des 28 rangs pour les spectateurs 20 seulement sont parvenus entiers jusqu'à nos jours. Les gradins du théâtre étaient divisés en secteurs et les noms des quartiers de la ville étaient gravés sur les bancs. Ainsi l'habitant de chaque quartier savait où s'asseoir.

Son existence moderne ne fut révélée qu'en 1968 lors des fouilles menées par le Musée archéologique de Plovdiv. Le site était sous une couche de terre épaisse de 15 mètres.


9
oct

La maison de Stepan Hindlian. Autrefois propriété du marchand Stepan Hindlian, cette somptueuse maison a été construite entre 1835 et 1840.

L'extérieur 

Elle regorge de meubles d'époque exquis et de murs peints de paysages réels et imaginaires de Venise, d'Alexandrie et de Constantinople. Les magnifiques plafonds lambrissés et la salle de bains en marbre de «style oriental», avec son plafond en dôme et sa lucarne, sont des points forts.

Église Saint-Constantin-et-Sainte-Hélène, une galerie aux murs couverts de fresques




Le centre culturel Trakart-Eirene est sa magnifique mosaïque qui se situe dans le passage souterrain (authentique voie romaine).




La mosaïque appartient à une ancienne demeure romaine – Eirene – datant du 3-4e siècle. Les détails sont impressionnants et l’état de conservation impeccable. La demeure est in situ, ce qui signifie que les ruines n’ont pas bougé et que c’est le musé qui a été construit autour.

Le musée Trakapt propose des expositions permanentes «Portrait protothracien», «Portrait miniature en marbre».

L'exposition «Verre dans l'art ancien», on y trouve sept fioles de verre utilisées pour les rites religieux. Chaque fiole a un nom: la sagesse, la vie, les directions, la terre, l'eau, le ciel et le choix. Ils ont été réalisés selon la technique millefiori. Les objets conçus en volume sont exceptionnellement parfaits, possédant «le détail dans le détail du détail» et ils montrent une gestion précise de la couleur, de la forme et de l'espace.

Direction le quartier du Street Art

Ensuite direction une des 7 collines de la ville pour avoir un vue sur les alentours.

10
oct

En fin de matinée, je me suis rendu à la gare ferroviaire afin de trouver un billet de train pour Edirne en Turquie car ma prochaine étape est la Turquie, je fais l'impasse sur Bucarest en Roumanie pour 2 raisons :

* Le covid-19 qui fait que je ne suis pas sûr de pouvoir rentrer dans le pays.

* La difficulté pour m'y rendre de Plovdiv, 2 correspondances dont une oú je suis obligé d'y rester une nuit.

A la gare, on m'annonce pas de train pour la Turquie et la société de bus sur place idem.

Donc je vais à la gare routière voir si je peux trouver un bus soit pour Edirne, soit pour Istanbul. Là plusieurs compagnies de bus font le trajet vers Edirne. Départ demain à 13h, arrivée à 16h30.

Comme il fait beau et chaud (24°), je décide de gravir une nouvelle colline, afin de profiter du paysage.

La deuxième en hauteur est Bunardzhika ou Liberators Hill au sommet de laquelle sont situés les monuments des Libérateurs russes et du Soldat soviétique, connu localement sous le nom d'Alyosha.

Du sommet la vue est parfaite.

Le soldat soviétique.

11
oct




Départ en mini bus à 13h00 pour la ville d'Edirne en Turquie, nous sommes 5 voyageurs pour une trentaine de places.




Covid oblige, prise de température au passage de la frontière.

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Edirne fut fondée en 125 par l’empereur romain Hadrien (d'où son nom grec Adrianopolis) sur le site d'une agglomération thrace plus ancienne.

Le centre-ville est à 7 km de la Grèce, 17 km de la Bulgarie et 240 km d'Istanbul .

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Dans la ville, se trouve plusieurs mosquées remarquables.

La mosquée aux Trois balcons – Üç Şerefeli Camii , outre le fait d’avoir trois balcons sur l’un de ses minaret (67 m de haut). Elle est surtout originale pour avoir 4 minarets différents, que ce soit par leur hauteur ou leur décoration.

L'intérieur est impressionnant par la grandeur.

La Vieille Mosquée – Eski Camii, qui comme son nom l’indique est la plus ancienne construction ottomane de la ville (Edirne est alors la capitale de l’empire Ottoman), est intéressante pour ses calligraphies qui ornent les murs intérieurs. On y voit par exemple « Allah est Grand » ou une toughra – monogramme du Sultan.

La Selimiye, mosquée dédiée à Selim II est le joyaux d’Edirne, réputée comme étant la plus belle de toutes les mosquées réalisées par l’architecte Mimar Sinan, qui toute sa vie n’aura eu de cesse de vouloir égaler la Basilique Sainte-Sophie dont la coupole restait un défi technique. C’est à la fin de sa vie et de sa carrière prolifique qu’il aura la satisfaction d’avoir enfin atteint son but avec la Selimiye, achevée en 1575.

La mosquée et le complexe Selimiye d'Edirne ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011

Aujourd'hui, juste quelques prises de vues, la visite sera pour demain.

 Le soleil couchant se reflétant sur la mosquée donne cette jolie couleur
Coucher de soleil à l'opposé de la mosquée 

Les minarets des mosquées de nuit.

12
oct

La mosquée de Selim (Selimiye Camii) inscrite depuis 2011 au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

Le dôme de 48 tonnes repose sur 8 piliers.

De nombreuses stèles Ottomanes sont alignées dans un jardin à l'arrière

Le musée d'Arts Turcs et Islamiques, presentation de la richesse de l'art islamique du 15 au 19e s dans une ancienne école coranique construite par Sinan (l'architecte de la mosquée de Selim).

La tour Macédonienne, construite à l'époque de l'empereur Hadrien (117-138 après J.C.), et faisant partie des 4 tours intégrées aux enceintes de la ville. Elle est le seul ouvrage de défense remontant à cette époque qui soit encore visible de nos jours.

Le pont de la Tunca fût construit entre 1607 et 1615.

L'Église Bulgare Sveti Georgi, perdue au milieu de toutes ces mosquées, mais elle était fermée.


13
oct

Troisième et dernière journée à Edirne et encore un site classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco au programme.

Le complexe Sultan-Bayezid-II : Sa construction a commencé en 1484 par ordre du sultan Bayezid II (1447-1512 après JC) et s'est achevée en 1488. Il se compose d'une mosquée, tabhanes (maisons d'hôtes), une madrasah, (école de médecine), darüşşifa (hôpital), l'imaret (soupe potagère-cave), la pharmacie et les zones de stockage des aliments.

Dans la première cour, il y avait six salles ambulatoires et salles de service servant de cuisine, de buanderie et de salle şurup (laboratoire). Les quatre pièces de la deuxième cour étaient les locaux administratifs. La troisième partie était la section hospitalière appelée şifahane.

Le principal objectif du complexe construit par le sultan Bayezid II étant de créer un hôpital à Edirne.

Darüşşifa (l'hôpital), y sont présenté des traitements innovants développés et utilisés dans l'hôpital et la faculté de médecine de 1488 à 1909. Des mannequins habillés en médecins de l'époque ottomane, des patients et des étudiants en médecine sont utilisés dans des scènes illustrant diverses procédures médicales et des panneaux d'interprétation expliquent le lien entre la conception physique de l'hôpital et les traitements.

Il y a un şadırvan en marbre polygonal (réservoir d'eau avec une fontaine) juste sous le dôme. On pense également que le şadırvan est placé en plein centre non seulement pour fournir de l'eau, mais aussi pour s'assurer que les patients peuvent bénéficier de son son relaxant pendant leur traitement. D'autre part, l'iwan dans la direction sud a été prolongé vers l'extérieur via un semi-dôme obtenant ainsi une zone pentagonale. Cette zone a une plate-forme élevée formée de blocs de roches. Des musiciens se produisent sur cette plateforme pour soutenir le traitement des patients accompagnant le bruit de l'eau qui coule. Le bâtiment dispose également d'une excellente acoustique, car la musique et les sons de l'eau de la fontaine ont été utilisés dans le traitement des patients atteints de troubles mentaux. Les caractéristiques acoustiques permettent à la musique d'être entendue dans les chambres des patients.

Madrasah (École de médecine) L'enseignement médical à l'époque ottomane était dispensé dans le cadre d'hôpitaux et dans le cadre d'une relation maître-apprenti. Le bâtiment a un schéma de plan de madrasah classique avec des jardins à colonnades entourés de dix-huit cellules d'étudiants couvertes de dômes. Il y a aussi un mahfil (lieu de rassemblement) dans cette classe où les étudiants peuvent suivre les cours. Cette section est également considérée comme ayant été utilisée pour la pratique de la formation médicale des étudiants.

İmaret (soupe populaire) : Situées à l'extrême Est du külliye, les unités imaret se composent de deux grands blocs pour les unités de cuisine, fodlahane (boulangerie) mumhane, (bougie), cave, zone de stockage et écurie. La cuisine de l'imaret servait les habitants des quartiers environnants, les clients résidant au tabhane ainsi que tout le personnel de külliye. La gastronomie était une question importante car elle affectait non seulement l'état physique des patients et du personnel de külliye, mais également leur état émotionnel et mental. On sait que les ingrédients des repas préparés ici ont contribué à préserver les équilibres physiques et mentaux du personnel qui avait besoin d'être patient, compréhensif et de bonne humeur par la nature de ses fonctions.

La mosquée : Située au centre de la külliye, la mosquée se dresse comme un bloc cubique avec son dôme d'un diamètre de 20,55 mètres. C'est une œuvre monumentale parmi les mosquées à dôme unique en ce qui concerne le diamètre de son dôme et le système architectural qui porte le dôme. Il n'y a pas de système pied-colonne. Au lieu de cela, le dôme a été placé directement sur les murs.


Demain, je prends la direction d'Istanbul.

14
oct



Départ en bus à 12h00 de la gare routière d'Edirne pour Istanbul, heure d'arrivée 15h00. Le bus est relativement confortable avec des écrans qui permettent de visionner la TV où des films, bien sûr en Turc mais très pratique pour le jeu de miroir pour la photo.




La gare routière se situe à 20 km du vieil Istanbul où j'ai réservé mon hôtel donc j'ai pris un taxi pour rejoindre celui ci.



Une fois ma chambre obtenue, je pars faire une première découverte du vieil Istanbul qui se trouve à 500 m.





Aucune visite de prévue ce jour car je reste environ une semaine sur place donc les visites débuterons demain.

Pèle mêle de photos.

Sainte Sophie, mosquée il y a quelques mois encore c'était une Basilique.

La mosquée bleue

Et quelques photos de nuits.

15
oct

Je débute ma journée par la visite de la basilique Sainte Sophie, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, devenue mosquée et où depuis, 70% de ce qui était visitable est fermé au public.

Visite tronquée car pratiquement plus aucuns signes de Chrétientés de visibles, accès interdit aux tribunes, l'accès aux mausolées réservé aux femmes musulmanes, bref grosse déception lors de cette visite. Le seul point "positif" est que l'accès est devenu gratuit (au lieu de 8€).

La construction de la basilique fût ordonnée par l'empereur Justinien en 532 pour satisfaire les souhait de son épouse Théodora, mais aussi pour rivaliser avec le temple de Jérusalem.

Sa construction nécessita plus de 10 000 ouvriers travaillant sous les ordres d'une centaine de chefs de chantier. Elle fût réalisée en un temps record : 5 années, 10 mois et 10 jours pour élever dans le ciel son audacieuses coupole de 32 m de diamètre qui culmine à 56 m du sol, reposant sur 4 énormes piliers.

Carte blanche avait été donnée aux entrepreneurs, qui pillèrent tous les monuments païens d'Europe et d'Asie, depuis le gymnase d'Éphèse jusqu'aux temples d'Athènes et de Delphes.

2 grandes urnes d'albâtres, d'une capacité de 1250 litres chacune, furent apportées au 16e s. Un heureux paysan de Pergame les aurait trouvées remplies de pièces d'or dans son champs.

L'entrée se fait par une imposante porte en cèdre du Liban (la légende affirme que le bois proviendrait de l'arche de Noé).

L'un des seul symbole catholique que j'ai pu voir se situe au dessus de la porte d'entrée, une mosaïque figure un Christ.

L'Hippodrome il ne reste que peu de choses de la splendeur passée de l'hippodrome : 2 obélisques et la colonne Serpentine de Delphes. Il fut pourtant pendant 10 siècles, le cœur de Constantinople. 370 m de longueur sur 120 m de largeur, ce qui le plaçait au 2e rang des hippodromes de l'Antiquité, après le Circus Maximus à Rome. Il fut inauguré en 330 et pouvait accueillir jusqu'à 35 000 personnes.


L'obélisque de Théodose est le monument le plus ancien de la ville (3500 ans). Il a été commandé par le pharaon Thoutmosis III pour célébrer sa victoire en Mésopotamie. Ce fût l'empereur romain Théodose 1er qui le fit venir en 390 d'Alexandrie. Il est originaire de Karnak et pèse 300 tonnes.




La colonne Serpentine est datée de 479 av. J.C. et fut rapportée du temple d'Apollon à Delphes en 326 apr. J.C. par Constantin. En bronze, elle représente 3 serpents enlacés d'où son nom.







L'obélisque muré, son origine est incertaine. Il mesure 33 m de haut. Les croisés, en 1204, arrachèrent les plaques de bronze dont Constantin VII le recouvrit au 10e s.





La citerne-Basilique : Cette citerne, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, fut construite par l’empereur Constantin au 4ème siècle avant d’être agrandie par l’empereur Justinien en 532, fait penser à l’intérieur d’une église par sa salle gigantesque. Elle fut alimentée par les aqueducs édifiés par l’empereur Constantin plus au Nord de la ville.

Architecture de la Citerne Basilique

Longue de 143 mètres et large de 70 mètres, la Citerne Basilique avait pour rôle de fournir de l’eau au palais impérial de l’époque avec un réservoir de 80 000 mètres cubes d’eau. L’intérieur de la citerne est composé de 336 colonnes de huit mètres de hauteur. Plus précisément, 12 rangées de 28 colonnes supportant des voûtes et des arcs forment l’ensemble intérieur de la citerne.



Deux de ces colonnes se distinguent par la représentation d’une tête de Méduse à leur base. Dans l'Antiquité, les sculptures représentant des têtes de Méduses servaient à détourner les influences maléfiques.


Mais pourquoi la tête à l’envers et sur le côté ? 

La mosquée bleue, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco elle tient son nom du fait qu'a l'intérieur, plus de 21 000 carreaux de faïence d'Iznik à fond bleu tapissent les parois et en font l'un des joyaux de l'art Musulman.

Malheureusement, c'est carreaux sont invisible car la mosquée est en travaux et tout est cachés à l 'intérieur mais une photo d'une photo donne une idée du lieu.

 Voila à quoi ca devrait ressembler

La mosquée de Soliman le Magnifique, classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco : Sa construction a débuté en 1550 et s’est étalée sur une durée de 7 ans. L’architecte de la mosquée est Sinan, l'architecte de la mosquée d'Edirne.

La mosquée Soliman est l’un des plus belles mosquées de la ville d’Istanbul. Elle fait partie des mosquées dites « selatin », mosquées à plusieurs minarets édifiées par les sultans ou leur famille. Elle est construite sur une colline d’Istanbul. Cette colline donne sur la corne d’or.

La Corne d’Or est un estuaire commun aux rivières Alibeyköy Deresi et Kağıthane Deresi qui se jettent dans le Bosphore à Istanbul. Cet emplacement qui forme un port naturel fut aménagé par les colons grecs pour former la ville de Byzance.

 Vue de la terrasse de la Mosquée
Extérieur de la mosquée 


Intérieur de la mosquée 

Et pour finir la journée, café glacé dans un bar à la magnifique vue sur la corne d'or, le Bosphore et Istanbul Moderne.

Complètement à droite : Istanbul côté Asie - A droite : le Bosphore -  En face : Istanbul Moderne - Devant : la Corne d'Or 

Pour me rendre à la mosquée de Soliman, je suis passé par le grand Bazar d'Istanbul.

16
oct

Le Palais de Topkapi, Topkapi Sarayi (« le palais de la porte des Canons ») en turc, a été construit sur le lieu de l’ancienne Acropole de Byzance entre 1459 et 1465 par le sultan Mehmet II. Le Palais de Topkapi devient dès lors sa résidence principale puis celle de tous les sultans le succédant jusqu’en 1853. Situé sur la pointe du Sérail, à l’extrémité ouest du quartier de Sultanahmet, avec une vue sur la Corne d’Or, le Bosphore et la mer de Marmara, il comporte quatre cours et un harem qui s’étendent sur 70 hectares.

Depuis le début de sa construction en 1459, le Palais de Topkapi a connu de nombreux agrandissements, le plus significatif étant la construction du harem au 16ème siècle. Il a connu aussi certaines modifications suite au terrible tremblement de terre de 1509 et à l’incendie de 1665.

Cependant, il commença à perdre de son prestige dès le 18e siècle. Cette tendance se confirma en 1853, date à partir de laquelle la cour entière du sultan se déplaça du Palais de Topkapi au Palais de Dolmabahçe, nouveau palais d’Istanbul dont la construction venait de s’achever.

A partir de 1924, suite à la chute de l’Empire ottoman trois années auparavant, le Palais de Topkapi devint un musée. En 1985, le musée du Palais de Topkapi fut inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco.

La première cour, dite la « cour des Janissaires », avait en son sein le ministère des Finances et divers services du palais. On entre dans cette première cour par la Porte d’Auguste construise en 1478. Dans la plus grande des quatre cours, l’Eglise Saint-Irène, construite au 4e siècle par l’Empereur Constantin, constitue la plus grande structure à voir.

Les janissaires formaient un ordre militaire très puissant composé d'esclaves d'origine européenne et initialement de confession chrétienne avant leur conversion à l'Islam, constituant l'élite de l'infanterie de l'armée ottomane à l'apogée de l'Empire.

La seconde cour, dite la « cour des Cérémonies », est accessible par la Porte du Salut aussi appelé Porte du Milieu dont on ne connaît pas la date exacte de sa construction. La seconde cour fut surtout connue pour être impressionnante à la vue des visiteurs et pour rassembler les janissaires devant le sultan.

La troisième cour, appelée également le « palais intérieur », se situe derrière la Porte de la Félicité. Cette cour est le cœur du palais, là où séjournais le sultan. De nombreux édifices se trouvent dans cette cour, dont

La bibliothèque d’Ahmet III qui se situe en son centre

Le pavillon des audiences à l’entrée de la cour.

Dans l’aile droite de cette cour se trouvent actuellement une salle consacrée au trésor de Topkapi (fermée) et une autre aux tapisseries et costumes de l’époque ottomane (photos interdites).

La quatrième cour, dite aussi sofa impérial, constituait le lieu où venait se reposer le sultan et sa famille en toute intimité. Cette cour est un ensemble de jardins, kiosques, et pavillons qui était à l’époque assimilée à la troisième cour. On y retrouve notamment le kiosque de Bagdad construit en 1638.

Depuis la terrasse de la 4e cour, on a une magnifique vue sur le Bosphore, la Corne d'Or et la mer de Marmara.

Le harem impérial, construit à la fin du 16ème siècle, comporte plus de 300 pièces (on en visite une vingtaine) qui étaient parties intégrantes des appartements privés du sultan. Il s’agissait entre autres des appartements des femmes, des concubines, et de la mère du sultan. On peut entrer dans le harem depuis la seconde cour par la Porte des carrosses. Le harem comprend, en plus des chambres, des salons, des fontaines et des cours.

Les bains du Sultans et de la Reine Mère

Le Hall Impérial

La chambre privée du Sultan Murad III


La cuisine


Le Mausolée d'Ahmet 1er. Le türbe (mausolée) du sultan Ahmet Ier, à l’origine de la Mosquée bleue, Ahmet qui accéda au trône à l’âge de 13 ans, mourut à 27 ans. Plusieurs épouses et descendants de celui y reposent.

17
oct

Tout les monuments visités aujourd'hui sont classées au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

La Mosquée de Sehzade, construite entre 1543 et 1548. Elle est dédiée à Mehmed et son frère, Cihangir, mort en 1549.


L'aqueduc de Valens a été totalement construit en 378 sous le règne de l’empereur romain Valens, d’où son nom. Sa construction dans le cadre d’un nouveau système d’approvisionnement d’eau pour la ville d’Istanbul. Il permettait ainsi de transmettre l’eau venant alors de l’extérieur de a ville jusqu’au grand palais de Constantinople. Il est étendu sur une longueur de 800 mètres et a une hauteur de 20 mètres, alors que l’original faisait plus de 1000 mètres de long et avait une hauteur de 26 mètres. Les diminutions de la longueur et de la hauteur ont eu lieu en 1912 pour des raisons d’urbanisme.

Monastère du Christ Pontocrator, deuxième plus grand monument byzantin d’Istanbul après Sainte Sophie. Inauguré en 1136, a l’époque Byzantine, le monastère du Christ Pantocrator est donc un vaste complexe, composé de ses 3 églises principales ainsi que d’autres bâtiments annexes aujourd’hui disparus ou en très mauvais état. Hôpital, hospice, léproserie, dispensaire, école pour les enfants des médecins ...

Reconverti en mosquée après la conquête ottomane de 1453, il a pris le nom de mosquée du Molla Zeyrek.

La façade extérieur en brique et pierre est très caractéristique de l’architecture byzantine.

A l’intérieur, en revanche, c’est bien une mosquée.

La Mosquée Fatih ou Mosquée du Conquérant est une mosquée impériale ottomane. Elle porte le nom du Sultan ottoman Mehmed II, ou Fatih Sultan Mehmed pour les turcs, qui en 1453 conquit Constantinople, jusqu'alors capitale de l'empire byzantin. C'est sous le règne de Mehmed II que sera donc érigée la première des mosquées impériale ottomane de la nouvelle capitale. Le choix de l’architecte Atik Sinan se porte dès 1461 sur un emplacement au sommet d'une colline, compatible avec l'ambitieux projet à la gloire de son maître (320 mètres de côté, soit environ 100 000 m² de bâtiments, cours et jardins).

La légende raconte que le sympathique sultan, très insatisfait que le dôme de "sa" mosquée ne soit pas aussi élevé que celui de Saint-Sophie, aurait fait amputé Sinan des deux mains, puis l'aurait fait exécuté !

 Extérieur 
 Intérieur

Université d'Istanbul, est la plus ancienne université turque, la première université de l’Empire ottoman mais également d'après le savant russe Danishefsky elle est la plus ancienne faculté de médecine au monde.

Photos diverses

Istanbul est la ville des chats, je dois en croisé au minimum une centaine par jour.

Coucher de soleil sur la mer de Marmara.

18
oct

La petite Sainte Sophie, classée au patrimoine Mondial de l'Unesco, est érigée en tant qu’église entre 527 et 536 sur l’initiative de Justinien et en l’honneur des saints Serge et Bacchus, patrons des centurions chrétiens de l’armée romaine. On la considère comme la préfiguration de la grande basilique voisine, d’où son nom turc de Petite Sainte-Sophie.

Durant près de 1000 ans, ce bâtiment reste un lieu de culte Chrétien. Il est transformé en mosquée au tout début du 16e siècle par Hüseyin Ağa, chef des eunuques noirs du sultan Beyazit II.

Extérieur

Bâtie sur un plan octogonal irrégulier, elle est recouverte d’une coupole culminant à 19 m de hauteur et reposant sur 8 piliers polygonaux ainsi que 34 colonnes en marbre, de couleur alternativement verte et rouge, disposées entre les piliers. Lors de la conversion ottomane en mosquée, les fenêtres et l'entrée ont été modifiées, le niveau du sol a été élevé et les murs intérieurs ont été plâtrés.

Après cette visite, direction le pont de Galata pour me rendre du côté Istanbul moderne

Le pont de Galata est un pont de 490 mètres de long situé sur la Corne d'Or. Il relie le vieil Istanbul à la zone plus moderne.

Le premier pont traversant l'embouchure de la Corne d'Or a été construit en 1845. Plusieurs années plus tard, en 1863, Napoléon III l'a fait remplacer par un pont en bois. Puis deux autres ponts ont été construits en 1875 et 1912 et, en 1992, le pont d'aujourd'hui a été créé.

Il est fréquenté régulièrement par les pêcheurs à la ligne amateurs, qui par tous les temps viennent profiter, de la journée et de la nuit pour assouvir leur plaisir qu’est la pêche. Ils pêchent des maquereaux, espadons, sardines, anchois. Des vendeurs de matériel de pêche divers et variés ont trouvé le filon et viennent poser leur guêtres tout le long du pont pour proposer appât, mouches en tout genre, à qui veut bien les acheter.

On y pêche par tous les temps. Aujourd'hui, sous le pont de Galata, se trouvent plusieurs restaurants et brasseries où, les pêcheurs vendent leurs prises.

L’escalier Camondo, cet étonnant escalier Art Nouveau, aux formes onduleuses, a été construit à la fin du XIXe siècle pour permettre à l’illustre banquier Camondo de rejoindre sa résidence. Au bas des escaliers, on remarque des bâtiments monumentaux dont le Karaköy Palas construit par l’architecte Giulio Mongeri et la Banque Ottomane de l’architecte Alexandre Vallauri.

La Tour de Galata, juchée sur la colline de Galata à 35m au-dessus du niveau de la mer, elle a longtemps été le plus haut monument d’Istanbul.

La première tour de Galata a été construite en bois en 528, pour servir de phare. En 1348, elle a été reconstruite par les Génois, sous le nom de "Tour du Christ". Lors de la conquête de Constantinople en 1453, la tour a été prise par le sultan Mehmet II.

Sa hauteur, de seulement 61 mètres, n'est pas si importante. Ce sont le diamètre et la largeur de ses murs qui sont véritablement frappants. Le diamètre de la tour, à sa base, est de 16,5 mètres à l’extérieur et de 8,9 mètres à l’intérieur. Cette différence indique que les murs ont une largeur de 3,7 mètres à sa base. La largeur des murs diminue au fur et à mesure que vous montez, atteignant seulement 20 centimètres au sommet !

L’incroyable exploit d’un certain homme-oiseau du nom de Hezârfen Ahmed Çelebi.

Ce Leonard de Vinci ottoman, avait inventé des ailes avec lesquelles il entreprit de voler. Il s’élança du sommet de la Tour de Galata pour rejoindre Üsküdar sur la rive asiatique d’Istanbul, en survolant le Bosphore sur environ 3,5km.

Son pari fût semble t-il réussi et l’événement fit grand bruit. Le Sultan de l’époque, Murad IV aurait souhaité le féliciter mais sous l’influence de ses conseillers, qui devaient juger l’exploit contre-nature, il décida plutôt de l’exiler en Algérie (à l’époque, dans l’empire ottoman)! Il y mourut assez jeune à l’âge de 31 ans.

Le récit de cet exploit est aujourd’hui remis en question car des études auraient démontré l’impossibilité de voler avec les ailes que Çelebi s’était confectionné. Alors, réalité ou légende…?

Quelques photos prisent du pont de Galata.

 Les 2 dernières photos : Mosquée de Soliman et Palais de Topkapi
19
oct

Aujourd'hui je passe de l'Europe à l'Asie, je traverse le Bosphore pour aller sur la rive Asiatique d'Istanbul.

La traversée du Bosphore peut s'effectuer de 2 manières, le bateau ou le métro. Je choisi le bateau pour l'aller et le métro pour le retour.

3 compagnies se partagent la traversé qui s'effectue avec un ticket de transport en commun (bus, tramway ou métro). Celle ci dure 15 mn et il y a un départ toutes les 20 mn.

Du coté Asiatique, pas grand chose à visiter, quelques, mosquées et une petite balade sur la berge du Bosphore jusqu'à la tour de Léandre pour profiter de la vue sur le vieil et le moderne Istanbul.

Mosquée d'Atik Valide, a été construite sur la plus haute colline d'Üsküdar en 1583 pour Valide Sultan Nurbanu, épouse de Selim II et mère de Murat III.

Mosquée Yeni Valide, cette mosquée a été construite par le sultan Ahmet III entre 1708 et 1710 pour sa mère, Gülnuş Emetullah, qui avait été la concubine préférée de Mehmet IV.

La tour de Léandre ou tour de la jeune fille. La première tour fût construite au 5e siècles avant J.C. en guise de péage pour les bateaux qui passaient par le Bosphore, point stratégique de surveillance. Les Byzantins et les Ottomans maintinrent cette tour de contrôle.

Au 11e siècle elle fut transformée en forteresse, puis restaurée et légèrement modifiée à plusieurs reprises par les ottomans. Les grandes modifications ont été réalisées en 1509, puis vers 1545, les Ottomans y construisirent un château, ou encore en 1721 la tour du château fût incendiée et fût reconstruite en 1763, et enfin elle fût utilisée comme lieu de convalescence pour les officiers de marine et comme phare pendant des siècles.

La légende de la fille au serpent (légende ottomane) :

Vous allez voir que cette histoire, n’est pas sans rappeler le conte de Rayponce!

Un jour un Sultan qui aimait fort sa jeune et jolie fille consulte un oracle. Celui-ci lui prophétise que sa fille sera mordue par un serpent et qu’elle mourra de son venin le jour de ses 18 ans. Le sultan qui veut sauver sa fille, décide de l’enfermer à double tour dans une tour – la fameuse Tour de la jeune fille – où elle ne risque pas de croiser de serpent, ni même de beau jeune homme, puisque son père est le seul à pouvoir lui rendre visite… Le jour de ses 18 ans arrive enfin, et le sultan lui apporte un magnifique panier garni! On imagine tous les bons fruits qu’il devait y avoir! Malheureusement, un serpent s’était glissé dans le panier. Et "paf " , elle se fait mordre et meurt empoisonnée dans les bras de son père le jour de ses 18 ans!


La légende de Hero et Léandre (légende byzantine) :

Cette autre légende est plus ancienne et aurait pu inspirer Shakespeare pour son Roméo et Juliette.

Hero était une prêtresse. Elle s’était cloîtrée sur une île pour prier Aphrodite, la déesse grecque de l’amour. Un jour, un beau marin, du nom de Léandre navigue près de l’île, aperçoit Hero et… coup de foudre! Chaque nuit, il part à la nage rejoindre sa belle pour lui faire la cour. Et ça marche! Hero l’attend au sommet de la tour avec une torche à la main pour guider Léandre dans la nuit noire. Mais une nuit d’orage, le vent souffle la torche et Léandre, incapable de trouver son chemin dans la mer démontée, se noie. Le lendemain son corps gît sur les rochers au pied de la tour. La pauvre Hero découvrant son bien-aimé fracassé, en a le cœur brisé, et se jette du haut de sa tour. La mer est devenue le tombeau de leur amour éternel…

Panoramas sur le vieil et le moderne Istanbul.

Vue du Palais de Dolmabahce, situé dans Istanbul moderne, la construction débuta le 13 juin 1843, fut inauguré le 7 juin 1856. Il est situé sur une superficie de 110 mille mètres carrés, avec une vue magnifique sur le Bosphore.

Sur 36 sultans de la dynastie ottomane, 26 vécurent à Topkapi ; quand aux autres, ils habitèrent dans des palais comme Dolmabahce, Beylerbeyi, Cigaran, ... plus proches de l'eau.




Maison aménagé pour les chats.

20
oct

Croisière sur le Bosphore d'Istanbul à la mer Noire. Le trajet aller retour coûte 2.65€ car ce n'est pas un bateau touristique (avec audio guide), qui lui coute 20€ pour aller jusqu'au 2e arrêt, mais un bateau utilisé par les Turcs pour se déplacer.

Le Bosphore, long de 32 km, large de 700 m à 3 km, c'est un bras de mer qui relie la mer de Marmara à la mer Noire. Il s'agit d'un des détroits les plus stratégiques du monde ! Plutôt que de séparer l'Europe et l'Asie, il rapproche les 2 continents car il s'agit belle et bien d'une route fluviale, empruntée chaque années par des milliers de navires et de ferries. S'il ne passait en 1936 que 100 à 150 navires par an, il en passe pas moins de 45 000 aujourd'hui, dont un certain nombre chargés de pétrole, de gaz naturel ou de déchets radioactifs.

Nous partons à 10h35 du port d'Eminonu

Au total, nous ferons 5 arrêts jusqu'à notre point d'arrivée mais les escales durent quelques minutes, le temps d'embarquer des passagers, impossible de débarquer du bateau.

1er arrêt Besiktas (rive Européenne), à côté du Palais de Dommabahçe dont je vous est parlé hier.

Remarquez le pont suspendu, construit en 1973. La distance entre les 2 tours et de 1074 m et le tablier s'élève à 64 m au dessus de l'eau.



Nous passons devant une curieuse petite île, l'île de Galatassay, qui est en fait le club de sport (foot) du même nom.


Rive Asiatique, le collège naval.

Rive Européenne, le château d'Europe, c'est un énorme fort (250 m de long sur 120 m de large), bâti à flan de colline par le sultan Mehmet Fatih quelques mois avant la conquête de Constantinople. Construit en 4 mois par 3 000 maçons, porteurs et manutentionnaires jour et nuit. L'objectif était de contrôler le Bosphore en son passage le plus étroit.




Puis on passe sous un 2e pont suspendu, construit en 1988 au point le plus étroit du Bosphore.




2e arrêt, Kanlica sur la rive Asiatique, petit village réputé pour ses yaourts.




Un vendeur monte à bord pour nous en proposer.

C'est un yaourts nature que j'ai dégusté (0,55 €)



On passe devant Istinye, petit port blotti dans une crique sur la rive Européenne.

3e arrêt, Sariyer et 4e à Rumeli Kavagi sur la côte Européenne, rien de particulier.

En approchant de notre dernier arrêt, on aperçoit le pont Yavuz Sultan Selim inauguré en 2016, ce gigantesque pont enjambe le Bosphore juste avant d'arriver à la mer Noire. Avec une longueur de 1408 m, c'est le plus long pont suspendu de Turquie, et sans doute du monde. C'est une autoroute à 8 voies. Son architecte Français, Michel Virlogeux, est l'auteur du pont suspendu de Millau, du pont de Normandie et du pont Vasco-de-Gama à Lisbonne.

5e et dernier arrêt à Anadolu Kavagi sur le côte Asiatique où nous débarquons à 12h40.




Le départ pour le retour est prévu à 15h00.





Sur le quai, une multitudes de restaurants de poissons, nous sommes dans un village de pêcheurs, mais surtout la forteresse qui domine le village.

La forteresse Byzantine de Murad IV qui fut la plus grande forteresse du Bosphore. Il ne reste que quelques murs et 2 tours mais belle vue sur l'embouchure de la mer Noire.

Vues de la forteresse.

Après être redescendu du sommet, avoir manger un sandwich de maquereau et bu un café Turc (avec 1cm de marre au fond de la tasse), embarquement pour le retour sur Istanbul.

On débarque sur le quai à 16h45 donc je me rend au Bazar Égyptien (marché aux épices) qui fut construit en 1660 grâce à l'argent des impôts rapporté d'Égypte, mais il n'y a jamais eut de marchands égyptiens.

21
oct

Aujourd'hui, aucune visite particulière de prévue mais juste aller chercher un billet de ferry pour me rendre demain à Bursa, ma prochaine étape, de l'autre côté de la mer de Marmara.

Je me rends donc au port de Yenikapi sur la mer de Marmara et pour cela, je longe le bord de mer.

Une fois le billet récupéré, départ demain à 12h00, je vais voir un des derniers lieux classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco, le Boucoleon qui était un ensemble composé d’un port artificiel construit au IVe siècle et de plusieurs palais construits par Nicéphore Phocas (963-969). Le tout faisait partie du domaine impérial du Grand Palais ou Palais Sacré. Le palais fut décrit par Guillaume de Tyr et impressionna les Croisés qui le pillèrent en 1204, lors du saccage de la ville.

Le palais était bien conservé jusqu’à la fin du XIXe siècle. Puis, les travaux de la voie ferrée et de l’aménagement du boulevard, ont sérieusement endommagé l’ensemble. Le port a été comblé et le boulevard Kennedy passe au pied de la structure restante du palais, composée d’une terrasse à portiques, d’une tour et d’une salle à colonnes. Au nord, la voie ferrée passe au centre de l’ancienne structure principale du palais.



Et pour terminer, une petite pause en terrasse d'une pâtisserie.





Ce matin, en sortant de l'hôtel 😮

22
oct

Aujourd'hui, je quitte Istanbul pour la ville de Bursa, pour cela je prends un ferry à 12h00 pour traverser la mer de Marmara en 1h40 et j'arrive à Mudanya à 29 km de Bursa. Ensuite, 20mn de bus et 30mn de métro. Il me reste alors 1,5 km de marche pour atteindre mon hébergement.

Aussitôt mes sacs déposés, je part visiter quelques monuments situés non loin.

Le mausolée vert, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, il est le symbole de la ville. Malgré son nom, il n'est pas vert, l'habillage bleu turquoise a été rajouté après le tremblement de terre de 1855. Ce magnifique édifice octogonal, orné de carreaux de faïence émaillée abrite la sépulture du sultan Mehmet Ier Çelebi et de ses trois fils. Le somptueux sarcophage de Mehmet est décoré d’inscriptions calligraphiques et de motifs végétaux et floraux.

À l'intérieur, face aux portes en bois sculpté, le tombeau royal, richement décoré d'écritures saintes, se tient sur une plate-forme centrale entouré par sept autres tombeaux.



La partie inférieure de la construction est composée d'un alignement de tuiles vertes et bleues, le mur est orné de mosaïques représentant un jardin de roses, d'œillet et de jacinthes.




La mosquée verte, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco, a été construite entre 1419 et 1421 par l’architecte Hacı Ivaz Paşa au nom du sultan Mehmet Ier Çelebi sur l’emplacement d’une église byzantine. La célèbre décoration, qui lui vaut un tel succès, sera réalisée après la mort de ce dernier, en 1424. Sa façade est en marbre blanc et la salle de prière est garnie de carreaux de faïence émaillée d’un vert bleuté. Son architecture en T renversé est caractéristique des premières créations de l’ère ottomane.

Dans la salle située au centre de la mosquée, se trouve une belle fontaine finement sculptée (voir dernière photo).

Le Pont Irgandi, construit au 15ème siècle présente la particularité d’être l’un des rares exemples au monde de « pont couvert » de boutiques. On connait plus facilement le pont du Rialto à Venise ou le Ponte-Vecchio à Florence… Bien que moins spectaculaire que ces derniers, le pont Irgandi avec ses façades jaunes, compte une vingtaine de boutiques artisanales.

La mosquée verte se trouvant en hauteur, vues sur la ville et ses alentours.

23
oct

Le complexe Muradiye ou le complexe du sultan Murad II, Le complexe construit de 1425 à 1426, contient une mosquée, une madrasa (école coranique), un hammam, une cuisine et 12 tombes. Il est inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Unesco.

La mosquée

Les mausolées

Le Hammam

Il a été construit entre 1425 et 1426 et est une structure simple en ce qui concerne les hammams. L'ancien bain turc a été restauré entre 2008 et 2010 et est actuellement utilisé comme centre culturel et éducatif.

La Madrasa

La Muradiye Madrasa a été achevée peu de temps après la mosquée et se trouve à l'ouest. Il contenait 16 cellules d'étudiants et une grande salle de classe en forme de dôme à l'arrière entourant une cour centrale.

Après sa restauration en 1951, la madrasa a été utilisée comme dispensaire de tuberculose et plus tard comme centre de diagnostic du cancer. Il a subi une autre restauration importante entre 2014 et 2017. Aujourd'hui, le bâtiment abrite le Musée du Coran et de la Calligraphie de Muradiye, qui a ouvert ses portes le 18 janvier 2018.

La cuisine

La soupe populaire Muradiye (Muradiye İmareti) est juste au nord-est de la mosquée. Il abrite désormais un restaurant servant une cuisine ottomane.

Le parc de Tophane est l'une des zones les plus importantes de Bursa. Il se trouve dans le quartier d'Hisar dans les murs du château de Bursa et est inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

La tour de l'horloge de Tophane, l'un des symboles de Bursa, se dresse dans le parc. Elle a été construite en 1905 par le gouverneur Mümtaz Reşid Paşa pour commémorer le 29e anniversaire de l'ascension au trône du sultan Abdülhamid II. Elle mesure 33 mètres de haut et a remplacée une ancienne tour de l'horloge construite sous le règne du sultan Abdülaziz qui s'était effondrée.

Les structures les plus importantes du parc Tophane sont les tombes du fondateur de l'Empire ottoman, Osman I (Osman Gazi), et de son fils, Orhan (Orhan Gazi). Les tombes se dressent juste en face l'une de l'autre.

Tombe d'Osman I

Le tombeau d'Osman I est une ancienne chapelle byzantine. Osman I (1254 - 1324 avant JC) fut le premier sultan de l'Empire ottoman et le fondateur de la dynastie ottomane.

Le tombeau d'Orhan fut autrefois enterré dans la même tombe qu'Osman Ier, mais le sultan Abdülaziz ordonna la construction d'une tombe séparée pour Orhan. Le tombeau d'Orhan a été construit entre 1863 et 1868.

À l'intérieur de la tombe se trouvent 21 sarcophages au total. Sa femme, son fils, Fatma Sultan la fille du sultan Bayezid Ier, le fils de Cem Sultan, et le fils du sultan Bayezid II. Les autres sépultures sont inconnues.

L'une des meilleures raisons de visiter le parc Tophane est l'excellente vue sur Bursa. Il y a une corniche à l'extrémité nord du parc avec une vue panoramique sur la ville.

La Grande Mosquée a été commandée par le sultan Bayezid I pour commémorer sa victoire sur les croisés à la bataille de Nicopolis en 1396. L'architecte était Ali Neccar et elle a été construite entre 1396 et 1399.



C'est la 5e en importance du monde musulman après celles de La Mecque, Médine, Jérusalem et Damas. Elle est inscrite au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

La mosquée a 20 dômes soutenus par12 colonnes. On dit que Bayezid a voulu construire 20 mosquées pour célébrer sa victoire, mais en a construit une seule avec 20 dômes sur la suggestion de son gendre et conseiller Emir Sultan

La salle de prière de la mosquée est absolument magnifique, avec de grands espaces et de hauts plafonds. Elle a une superficie de 3 165 mètres carrés et les sections créées par les piliers créent une sensation d'intimité.

Une fontaine d'ablutions unique à 18 faces se trouve au centre de la salle de prière sous un dôme ouvert. La fontaine date du 19ème siècle.


Le minbar en bois a été fabriqué dans un style traditionnel seldjoukide en utilisant la technique kundekari . Il se compose de morceaux de bois imbriqués maintenus ensemble sans clous ni colle. Il est décoré de sculptures de motifs géométriques et floraux.





Le quartier du bazar dans le centre-ville historique, abrite plusieurs impressionnants Hans ottomans (caravansérails). Ils sont inclus dans la liste du Patrimoine Mondial de l'Unesco.

Ces bâtiments rectangulaires de deux étages avec des cours ouvertes sont accessibles depuis le réseau de bazars qui traverse la zone. La plupart ont été construits au XVe siècle pour le commerce de la soie, et chacun regorge de magasins vendant toutes sortes de produits. Ils ont généralement au moins un café ou un restaurant dans le centre, ce qui fait de certains Hans un endroit idéal pour s'asseoir et profiter de l'atmosphère.


24
oct

Une grande partie de la journée est consacrée au trajet pour me rendre à Selçuk afin de visiter la cité d'Éphèse, qui faisait partie des 7 merveilles du monde Antique.

Pour le trajet, je prends le bus, seul moyen de transport pour me rendre à Selçuk. Pour cela il faut rejoindre la gare routière située à 10 km. Je prends donc un bus de ville pour m'y rendre.




Sur place, je trouve un bus direct, départ à 11h30 pour une arrivée à 16h15.




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Selçuk (qui signifie fontaine en turc) est une petite ville touristique, située à environ 50 km au sud d'Izmir et à 3 km d'Ephèse. Sans Éphèse à proximité, Selçuk pourrait être juste une autre ville agricole turque avec un marché de produits hebdomadaire. Mais on y trouve aussi quelques monuments : une forteresse, un aqueduc, une basilique et un musée.

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Arrivée à l'heure à Selçuk, je dépose mes affaires à l'hôtel situé à 500 m de la gare routière et comme d'habitude, je pars visiter les monuments du centre de la ville.

L'aqueduc Byzantin, les piliers de l'aqueduc ont une hauteur de 15 m, les fondations sont recouvertes de blocs de marbre réutilisés d'Éphèse. Des arches en brique soutiennent le canal d'eau. De mars à septembre, il y a de grands nids de cigognes sur les piliers, avec les oiseaux qui montent la garde.

Le Monument of Road to Independence pour commémorer la guerre d'indépendance turque (1919-22)


Ensuite, j'ai rencontré une statue et aperçut la forteresse au sommet de la colline.

25
oct

Journée consacrée à la visite du site d'Éphèse, un vaste site archéologique, un des plus grands de méditerranée.

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L'occupation des lieux remonte au néolithique, mais la première cité véritable semble dater de l'époque mycénienne, à la fin de l'âge du bronze. Avec la colonisation grecque au Xe siècle avant notre ère, le culte d'Artemis s'y développa. L'activité portuaire y fut importante et contribua à la richesse de la ville. Sa renommée s'accrut avec le célèbre Artemision, ancien sanctuaire dédié à Artemis, une des sept merveilles du monde antique, qui fut construit au VIe siècle av-JC, lorsque l'activité culturelle y était florissante.

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Le site est situé à 3 km de la ville de Selçuk et je décide de m'y rendre à pied à travers les champs de figuiers, d'orangers et d'oliviers.

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D'autres la calèche.





L'Agora d'Etat

Les bains de l'Agora d'Etat.

L'Odéon ou Bouleuterion

 L'Odéon et l'Agoda d'Etat

Le Rhodian Peristyle et le Prytaneum

Le monument de Memmius

Le temple d'Hadrien

Les Latrines

Les Maisons en Terrasses

Sur près de 4 000 m² protégé par une toiture, un réseau de passerelles surplombes les riches vestiges de 6 demeures. Organisée autour d'un péristyle, chaque maison était alimentée en eau courante et dotée d'élégant hall de réception.

Dans la maison du consul, le hall était entièrement couvert d'un placage de marbre dont les 12 000 fragments en cours d'assemblage constituent l'un des plus grands puzzle du monde 😮

Cette demeure possède également des thermes privés ainsi qu'une basilique qui a conservé une partie de voûte peinte.

D'autres maison sont décorées de peinture murales et possède des sols en mosaïque.

La bibliothèque de Celsus

Construite à partir de 117 et jusqu’en 135, elle fut dédiée par Tiberius Iulius Aquila Polemaenus le gouverneur de la ville, à Tiberius Iulius Celsus Polemaenus, son père, qui gouvernait la ville avant lui.

Abritant pas moins de 12 000 rouleaux, conservés dans des placards en bois encastrés dans les murs, elle occupait le troisième rang des plus grandes bibliothèques du monde, derrière celles d’Alexandrie et de Pergame.

Incendiée par les Goths en 263, tout ce qu’elle renfermait fut détruit. Devant la façade en ruines, les Ephésiens installèrent des plaques de marbre pour construire un bassin de fontaine. La façade actuellement en place est le fruit de huit années de travaux. entre 1970 et 1978, haute de plus de 16 mètres et large de 10. Elle abrite plusieurs statues qui représentent la sagesse, la vertu, l’intelligence, la science, qualités attribuées au proconsul Julius Celsius Polemaenus dont la tombe serait toujours sous un des murs de l’édifice.

Le Grand Théâtre 

Considéré comme le plus grand du monde, il pouvait accueillir 25 000 spectateurs.

L'église de la Vierge Marie

Dans celle ci se tinrent au 5e s, 2 conciles majeurs de la chrétienté qui statuèrent, entre autre, de la filiation de Jésus avec Dieu le Père.

Le temple d'Artémis ou Artémision

La déesse, connue sous le nom d’Artémis ou Diane d’Éphèse, réunissait en elle des éléments grecs et orientaux. Sa statue de culte arborait sur le torse des rangées de protubérances que l’on a traditionnellement prises pour des seins, en relation avec son caractère de déesse-mère ; on les interprète aujourd’hui comme des testicules de taureau, que l’on offrait en sacrifice à la déesse et qui étaient liés à la force génératrice.

Au IIe siècle av. J.-C., le poète Antipatros de Sidon écrivait : « J’ai posé les yeux sur le rempart de la vaste Babylone surmontée d’une route pour les chars, sur la statue du Zeus de l’Alphée [à Olympie], sur les jardins suspendus [de Babylone], sur le Colosse du Soleil [à Rhodes], sur l’énorme travail des hautes pyramides [à Gizeh, en Égypte], sur le vaste tombeau de Mausole [à Halicarnasse] ; mais quand je vis la maison d’Artémis s’élevant jusqu’aux nues, ces autres merveilles perdirent leur éclat, et je dis : “Vois, hormis l’Olympe, jamais le Soleil ne vit si grande chose.” »

C'est au IIIe siècle av. J.-C. qu’est élaborée dans le monde grec la célèbre liste des Sept Merveilles de l’Antiquité. Le catalogue a connu quelques variantes au cours du temps, mais l’un des monuments qui y a toujours figuré est le temple d’Artémis dans la ville d’Éphèse, sur la côte de l’Asie Mineure (la Turquie actuelle).

À l’époque romaine, le naturaliste Pline l’Ancien mentionne les immenses proportions du temple (115,1 m de long sur 55,1 m de large), qui dépassait tous ceux connus jusqu’alors ; toujours selon Pline, sa construction a duré 120 ans. Dans le temple se dressaient 127 colonnes, une véritable forêt inspirée des grands temples de l’Égypte;

Sur place, il ne reste aujourd’hui du temple d’Artémis que deux colonnes. La plus grande a été reconstruite en 1973 par l’archéologue autrichien Anton Bammer, en utilisant les tambours de plusieurs colonnes.

26
oct

La Basilique Saint Jean, Saint Jean étant décédé à Selçuk, il fut enterré sur le mont Ayasoluk. Deux églises y furent bâties. Au VIe siècle, l'empereur Justinien y construisit à la place cette grande basilique destinée à accueillir le tombeau du Saint. Elle fut célèbre et richement décorée jusqu'à ce que l'Ouzbèque-Mongol Tamerlan la détruisit en 1402.

La tombe de Saint Jean serait une simple dalle entourée de 4 colonnettes, ce fut le chœur de la basilique.

La forteresse d'Ayasoluk domine la ville de Selçuk. Construite par les Byzantins, elle fut restaurée et remaniée par les Seldjoukides.

Le musée Archéologique d'Éphèse, le complément logique de la visite du site. Il réunit des pièces trouvées sur le site d'Éphèse.

Frise du temple d'Hadrien

2 sculptures d'Artémis

 1er siècle après J.C.
2e siècle après J.C. 

Une maquette du temple d'Artémis permet de visualiser à quoi il ressemblait

L'empereur Domitien et l'empereur Auguste et sa femme Livia, statues qui furent brisées et gravées d'une croix sur le front à l'avènement du Christianisme.


La Mosquée Isa Bey, cette mosquée date de la fin du 14e siècle, elle est marquée par un style de transition entre l'époque Seldjoukide et Ottomane.

Vues panoramiques depuis la forteresse

27
oct

Aujourd'hui, trajet en bus de Selçuk à Pamukkale, les bus stoppent tous à Denizli (3h20 pour 180km) et de là, il faut prendre un Dolmus (minibus collectifs locaux) pour faire les 19 derniers kilomètres. Départ à 10h30, et arrivée à mon hébergements à 14h30.

Je dépose mes sacs et pars trouver de quoi manger et ensuite faire un tour dans Pamukkale qui n’est pas réellement un “vrai” village ; c’est plus comme une base de visite pour le site avec plein d’hôtels, de restaurants, d'agences de voyages et de petits commerces. Mais il y a 2 sites classés au Patrimoine Mondial de l'Unesco : les vasques et les ruines d'Hiérapolis, les deux se trouvent au même endroit.

Aperçu des vasques que je visite demain, Hiérapolis se trouve au sommet.

Non ce n'est pas de la neige mais le dépôt de carbonate de calcium contenu dans l'eau

28
oct

Aujourd'hui, visite des sites de Pamukkale et le site archéologique d'Hiérapolis, tous deux classés au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

Le nom de Pamukkale signifie “château de coton” en turc et c’est vrai que ça y ressemble pas mal. Cette étrange “cascade blanche” est à la base un phénomène 100% naturel. Déjà à la période romaine, ces grands bassins étaient utilisés pour le bain… Hiérapolis a d’ailleurs été construit à côté de ce site naturel qui existait déjà à l’époque (on parle d’il y a plus de 2000 ans).

En fait, l’origine de ces vasques ou bassins c’est les eaux thermales qui ont leur source juste un peu plus haut. C’est la coulée de cette eau ultra chargée en calcite qui s’évapore sur les falaises qui a entrainé la formation de ces travertins (le travertin est une roche sédimentaire calcaire), qui ressemblent un peu à une succession de petits nuages de coton.

L’eau présente dans les bassins est régulée par des robinets… Apparemment certains jours toutes les vannes sont ouvertes, mais d’autres… ben c’est fermé! Les terrasses principales ne sont donc pas systématiquement remplies d’eau! Ceci est fait afin de préserver le site et permettre aux terrasses de conserver leur couleur blanche.

Une fois au sommet, derrière se trouve le site archéologique d'Hiérapolis.

La cité thermale antique a été fondée au 2e siècle avant Jésus Christ par Attalides de Pergame. Passée sous le contrôle de Rome en 133 av. JC, Hiérapolis a prospéré, atteignant son apogée aux 2e et 3e siècles de notre ère, en ayant entre-temps été détruite, en l’an 60 de notre ère, par un tremblement de terre puis reconstruite. Les vestiges de l’époque gréco-romaine comprennent des bains, des ruines de temple, une arche monumentale, un nymphée, une nécropole et un théâtre.

Cette cité grecque se développa essentiellement grâce à l’exploitation de ses eaux thermales où les malades affluaient dans l’espoir d’y guérir leurs maux. Mais elle servait également de cure de beauté où pouvaient se rendre les dames de la cour impériale.

La nécropole : La source d’eau sacrée de Hiérapolis est d’ailleurs à l’origine de l’imposante nécropole qui recouvre une partie du site puisque les malades les plus riches qui n’avaient pas pu guérir leur blessure ou maladie et qui y avaient succombé, étaient enterrés sur place.

La nécropole compte plus de 1 200 tombes de différentes époques et de différents styles : des tumuli (amas de terre et de pierre recouvrant une sépulture), des tombes grecques recouvertes de graffitis, des tombes de l’époque romaine, des sarcophages en marbre, des grandes tombes ressemblant à des temples…

Le théâtre antique de Hiérapolis fut construit, détruit puis reconstruit de nombreuses fois. Le théâtre actuel date du 2e siècle après JC. Il pouvait accueillir jusqu’à 15 000 personnes.

Le Martyrium de Saint Philippe : La cité assista à l’évolution du christianisme, de ses débuts difficiles à son avènement à partir du 4 et 5e siècle, l’apôtre Philippe qui y vint prêcher la bonne parole y fut ainsi crucifié en 87. Quatre siècles plus tard, fut érigé un martyrium en son honneur où se rendirent des milliers de pèlerins.

La piscine de Cléopâtre, la reine égyptienne s’y serait baignée une fois et son prestigieux amant Marc-Antoine se serait fait parvenir à Rome, cette eau de jouvence et thérapeutique.

Dans l'eau qui est a 36°, gisent des fragments de colonnes, d'arches et de chapiteaux.

Panorama et photos diverses.

29
oct

Journée repos forcé, je devais me rendre sur le site d'Aphrodisias situé à 100km mais par manque de voyageurs, le dolmus a été annulé. Donc comme il n'y a rien d'autre à visiter dans les environs proches et qu'il pleut depuis cette nuit, je reste cantonné dans ma chambre. J'en profite pour peaufiner mes étapes suivantes et pour aller acheter mon billet de bus pour Antalya, ma prochaine destination.

30
oct

Journée consacrée en grande partie au trajet jusque Antalya. Départ à 10h00 en dolmus pour Denizli où je prends un bus direct pour Antalya à 11h30. Arrivée prévue à 14h30 mais comme d'habitude la gare routière est à 10km de la ville. Heureusement il y a le tramway qui me dépose à 700m de mon hôtel dans la vieille ville.

A peine arrivé à l'hôtel que énorme averse s'abat sur la ville. Une demi heure après la pluie s'arrête ce qui me permet sortir.

Je décide de me rendre au port à quelques centaines de mètres et de là rejoindre le belvédère au dessus du port dans le centre de la vieille ville.

 Bateaux de croisière amarrés

Vue sur la mer Méditerranée et les montagnes environentes dans les nuages.

Vue sur la ville.

Ensuite repas car j'ai sauté celui de midi et retour à l'hôtel.

La suite demain...

31
oct

Visite de la ville d'Antalya sous un beau soleil et 28 degrés.

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Antalya est aujourd'hui la capitale touristique de la côte méditerranéenne turque, surnommée la «Riviera turque». La vieille ville d'Antalya, Kaleici, s'allonge au flanc d'une falaise abrupte en contrebas de laquelle se niche un ancien port, aujourd'hui port de plaisance moderne.

Depuis sa fondation en 150 av. J.-C. par Attale II, roi de Pergame, qui l'appela Attaleia, la ville a toujours été habitée. Avec l'annexion par Rome du royaume de Pergame, Attaleia passa sous domination romaine et ce pour plus d'un millénaire, car elle appartiendra ensuite à l'Empire Romain d'Orient, aussi nommé Empire Byzantin, et ce jusqu'au début du 13e siècle, avant qu'elle ne passe sous la domination ottomane.

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La porte d'Hadrien, lorsque l’empereur Hadrien visita la ville, en 130, durant son grand tour de l'empire, il entra par un arc de triomphe, la porte d’Hadrien, construit en son honneur.

Haute de 14 mètres, elle ouvrait la forteresse qui protégeait l’ancienne ville. Faite entièrement de marbre et composée de trois arcades finement décorées de reliefs et de gravures, cette porte était aussi un arc de triomphe.

La tour de l'horloge est l'une des rares tours romaines datant du deuxième siècle. La tour faisait autrefois partie des fortifications de la ville, l'horloge a été ajoutée plus tard.

La mosquée Yivli Minaret et son minaret cannelé, classés au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

Le minaret cannelé de 38 mètres de haut se dresse sur un énorme socle carré en pierre mesurant 6,5 mètres de haut et 5,5 mètres de large. Les huit puits de brique rouge rainurés semi-circulaires du minaret étaient à l'origine décorés de carreaux bleu foncé et turquoise.

La mosquée a été construite en 1230 en utilisant les murs d'une ancienne église en ruine qui existait autrefois au même endroit. A l'intérieur, des canalisations datant de 800 ans ont été découvertes. Elle d'apportaient l'eau dans la mosquée.

Le parc Karaalioğlu : Une ancienne forteresse appelée Hıdırlık Tower surplombant le port romain, la vue sur les falaises et la vaste étendue bleue du golfe d'Antalya sont les principales attractions du parc.

Sur les 2 premières photos, ont aperçoit des personnes se baigner

Hıdırlık Tower, l'empire romain au pouvoir l'a construite au 2e siècle de notre ère sur un plan carré. Au même siècle, elle fut transformée en tour circulaire. Elle a depuis été utilisée comme fortification ou comme phare .

Photos diverses.

Et pour finir, le soleil se couchant au dessus des montagnes.

1
nov

Aujourd'hui comme hier super temps donc je me rends dans le Yavuz Ozcan Park, un parc à l'opposé de celui d'hier pour flâner une partie de la journée mais surtout pour admirer la vue sur le golfe d'Antalya car ce parc se situe sur une falaise qui surplombe la mer.

A l'entrée du parc se trouve la statue du fondateur de la ville, Attale II roi de Pergame.

Maisons typiques de la vieille ville.

En fin de journée, je réserve un scooter pour aller demain, visiter les sites de Pergé, Aspendos, la plage de Lana et si j'ai le temps les chutes de Dügen.

Il n'existe pas de transport public pour les 2 premiers sites.

Coucher de soleil sur le Minaret cannelé.

2
nov

J'ai réservé un scooter 125cc hier pour me rendre sur les sites de Pergé (15km) et d'Aspendos (45km) et revenir par la plage de Lara qui se situe à 13km d'Antalya.

Pergé 

La fondation de Pergé remonte aux alentours de 1000 avant JC. D’après la légende, elle aurait été construite après la guerre de Troie. A l’époque, ses habitants sont notamment composés de Grecs qui immigrèrent deux cents ans auparavant. Elle fut envahie à de nombreuses reprises au cours des siècles. La ville fut ainsi conquise par les armées d’Alexandre le grand et devint grec au 4e siècle avant JC, elle fut ensuite intégrée au royaume de Pergame au 2e siècle avant JC puis au royaume romain environ 50 ans après.

Les apôtres Barnabé et Paul y séjournèrent au 1er siècle après JC et la ville devint un haut lieu du christianisme jusqu’au 6e siècle. Envahit par les arabes au 7e siècle après JC, Pergé fut abandonnée.

Le Stade, daté du 2e siècle, est en forme de fer à cheval, d'une dimension de 334 m × 34 m. Il pouvait accueillir 12 000 personnes. Les gradins sont soutenus par des arcades.

Enceintes et portes de ville, les murailles de la ville sont d'époque hellénistique et romaine. Deux tours de 12 mètres de hauteur sont encore visibles à l'entrée du site. L'entrée romaine dispose d'un arc de triomphe en son centre.

Voies à colonnes, une longue voie ornée de colonnes traversait la ville du nord au sud, en passant sous l'arc de triomphe de Démétrius Apollonos. Cette longue voie était bordée de piliers. Un aqueduc passe au centre de la voie qui apportait l'eau à la cité.

Fontaine monumentale (nymphaeum)

La voie à colonnes se termine par une fontaine monumentale (nymphée d'Hadrien), située au pied de l'acropole, qui alimentait l'aqueduc de la voie. Dans la partie centrale est représenté le dieu du fleuve, Kestros, en position allongée.

Théâtre antique, de type gréco-romain, adossé au flanc de la colline, il pouvait accueillir 15 000 personnes.

L'entrée est interdite car risque d'effondrement. 

Aspendos

Aspendos est célèbre pour avoir le théâtre de l'époque romaine le mieux conservé de tout le monde méditerranéen.

Le théâtre, construit par l'architecte local Zénon sous le règne de l'empereur romain Marc Aurèle, est l'un des mieux conservés du monde romain, et certainement le mieux conservé d'Asie mineure. Une inscription bilingue placée sur la tribune d'honneur du théâtre indique qu'il a été financé par A. Crispinus Arruntianus et A. Curtius Auspicatus entre 161 et 169 après J.C.

L'acropole, au-dessus du théâtre, révèle les restes importants d'une basilique, mais aussi ceux d'un nymphée, d'une agora (ou forum), de rues, et même d'un stade

L'aqueduc romain : En contrebas de l'acropole, un aqueduc apportait l'eau depuis les hauteurs situées à quelques kilomètres au nord-ouest.

Vues sur les montagnes du sommet de l'Acropole.

Lara Beach, plage de plusieurs kilomètres de long avec beaucoup de plages privées.

Chutes de Düden, cascades se jetant dans la mer.

Coucher de soleil

3
nov

Journée bonus à Antalya car je prends un bus de nuit à 21h30 pour rejoindre Göreme en Cappadoce. Arrivée prévue à 7h30.

Dernières photos, une églises et un tramway d'un autre âge.

Je suis dans le bus pour une "douce" nuit de voyage.

4
nov

Après une nuit de bus (10h) d'Antalya à Göreme, j'arrive à destination à 7h30, sous la pluie avec une température de 6° alors qu'hier à Antalya il faisait 25° mais ici on est à 1100m d'altitude.

Mon hôtel se trouve à 300m de l'arrêt de bus donc je vais directement vers celui ci bien que le check in soit à 14h00 mais je vais voir si je peux déposer mes sacs.

Le responsable de l'hébergement me donne de suite la chambre (super sympa) et vue la nuit dans le bus, j'en profite pour me reposer un peu et à 12h00, je pars me restaurer (sous la pluie 🌧).

Particularité de la chambre, c'est une chambre troglodyte directement taillée dans la roche avec des sculptures sur les murs, sympa mais l'inconvénient est qu'il n'y a pas de fenêtres.

La Cappadoce

La Cappadoce est une région semi-aride du centre de la Turquie. Elle est réputée pour ses extraordinaires paysages composés de tuf et de cheminées de fée, grandes formations rocheuses en forme de cônes. Les autres sites notables comprennent les maisons de l'âge de bronze (3000 av J.C.) sculptées dans les parois des vallées, puis utilisées comme refuges par les premiers chrétiens, de nombreuses églises rupestres et également quelques 200 villes souterraines.


Quelques vues des alentours de la ville.

5
nov

Le musée en plein air, inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Ce magnifique ensemble d’églises, de chapelles et de monastères creusés dans la roche entre le 4e et le 11e siècle, fut d’abord un important complexe monastique byzantin, occupé par une vingtaine de moines, avant de devenir un lieu de pèlerinage au XVIIe siècle.

Dans certaines églises ont peut voir de magnifiques fresques (photos interdites), mais dans 2 d'entre elles, les gardiens étant occupés sur leur portable, j'ai pu en prendre discrètement 😇

Ensuite, petite rando au milieu des cheminées de fée juste pour le plaisir des yeux.

6
nov

Encore un ciel couvert aujourd'hui donc je pars pour le village de Çavuşin à environ 5km.

Çavuşin est un village aux habitations semi-troglodytes et avec deux églises. Pour m'y rendre je traverse la même vallée qu'hier avec ses cheminées de fée.

En chemin, je tombe sur une église perdue au milieu de la vallée, où subsiste encore quelques fresques.

Les ruines de Çavuşin où se trouve l'église Saint-Jean-Baptiste.

L'église Saint-Jean-Baptiste date du 6e siècle ce qui en fait l'une des plus anciennes de Cappadoce mais en très mauvais état.

Pour continuer la visite de l'église, il faut franchir le pont de bois, que vous apercevez sur les dernières photos, mais celui ci est en partie détruit, certes un passage de 50cm subsiste à flan de la parois, mais je ne me suis pas senti le courage de tester donc demi tour.

Les maisons troglodytes

Et pour finir, les magnifiques paysages du sommet.

Je n'ai pas le temps d'aller visiter la deuxième église car elle se situe à la sortie opposée du village et dans à peine une heure le soleil se couche et je ne veux pas rentrer de nuit, je suis à 5km de Göreme. Je pense revenir car d'autres sites sont à voir après l'église.

Coucher de soleil 
7
nov

Ce matin, à 7h30 je suis réveillé par le bruit des bruleurs de ballons, cela est signe de beau temps, je m'habille et me dépêche d'aller sur le toit terrasse de l'hôtel pour découvrir le spectacle.

Après un café, l'achat d'un kebab pour mon repas de ce midi, je pars en direction de la vallée rose pour une randonnée à travers celle ci.

La vallée rose : Ce sont les cendres et les boues rejetées par les éruptions des volcans jadis actifs que furent le Mont Erciyes Dagi et l’Hassan Dagi qui sont à l’origine de ces paysages uniques. Dans ces tufs tendres, l’érosion a crée un monde étrange, tout en harmonie de roses et de rouge. Au milieu d’une campagne souriante, l’eau a ouvert de profondes saignées où la nature a surpassé l’imagination des sculpteurs les plus délirants. A la beauté naturelle de ces sites s’ajoute cette étrange atmosphère de lieu hanté, de ville abandonnée qui renforce le charme de ces lieux. Dès le début de l’histoire byzantine et du monachisme, l’habitat troglodytique si particulier se développe, transformant peu à peu chaque vallée en une sorte de termitière géante, à la belle architecture et aux fresques magnifiques, souvent maintenant fort abîmées.

Malheureusement, vers midi les nuages commencent à arriver. Je trouve une table en plein milieu de nulle part et m'installe pour déjeuner.

Je reprends la route vers des églises qui jalonnent mon parcours.

Eglise Joachim-et-Anne, quelques peintures subsistent encore dans les étages mais impossible d'y accéder.

Un peu de marche pour la deuxième églises et quelques photos en chemin

L'église aux colonnes surprenante par son architecture intérieure.

Pour rentrer à Göreme, je longue une partie de la vallée rouge que s'explorerai demain.

Et pour finir cette randonnée,, je gravis un sommet pour voir le coucher de soleil, où je suis positionner, je suis seul mais ce n'est pas le cas partout. D'un côté les 4 roues et de l'autre les 4 pattes





Fin de la randonnée de15km effectuée en 6h avec beaucoup de pauses photos 🤩

8
nov

Ce matin, debout à 6h00 pour aller voir le lever de soleil à 7h15 sur la vallée rose et les ballons qui la survole. Pour cela, j'ai 1.5km à parcourir. La température est de 1° mais la marche réchauffe.

Une fois sur place, je m'installe mais aucun ballons à l'horizon, je pense que les conditions aérologiques ne sont pas propice aujourd'hui peut être du au fait qu'il n'y ait aucun vent.

Par contre, le soleil est bien présent avec juste quelques petits nuages, ce qui permet de rendre les photos plus jolies.

Une fois le soleil levé, la vallée s'éclaire.

J'avais prévue de repartir à l'hôtel et de faire la randonnée de la vallée rouge en fin de matinée, mais le temps est tellement splendide, que je décide de partir maintenant, il est 8h30. Je pense être rentré pour 13h au plus tard car je n'ai rien à manger, ni à boire.

Quelques photos prisent sur le chemin vers la vallée rouge.

A un moment, le GPS m'indique 2 voies possibles, soit le chemin, plus long de 500m, soit une échelle. Je prends la 2e solution.

Après l'échelle, un étroit passage où j'arrive à me faufiler sans trop savoir où je vais (voir les 3 vidéos ci après)

Une fois sortie il me reste une centaine de mètres pour arriver dans la vallée rouge

La vallée rouge : Les couches multicolores des falaises sont les témoins de millions d'années d'érosion provoquée par le vent et l'eau. Les lignes dorées, jaunes, blanches et rouges représentent les différents âges des rochers.

Une église avec des fresques au milieu de cette vallée mai celle ci est fermée par une grille.

Du sommet, on aperçoit au loin une montagne enneigée.

Après avoir bu un café (nescafé) dans un bar au sommet de la vallée, j'entame le chemin retour car il est déjà 13h et il me reste 4km pour rentrer.

Encore quelques photos de la vallée rose pour le plaisir

Je rentre enfin à l'hôtel à 15h45, soit 8h00 et 16km de randonnée.

Avantage du Covid-19, cette vallée d'habitude est remplie de cars de touristes Chinois et là pour un dimanche je n'ai pas rencontré plus de 50 personnes 😄

9
nov

Ce matin, toujours pas de ballons en l'air, donc matinée tranquille dans ma chambre et à midi, je pars en randonnée dans la Vallée de l'Amour et la Vallée Blanche.

La Vallée de l'Amour : Pourquoi ce nom, je vous laisse deviner🤔

Mais tout d'abord quelques vues sur la Vallée Rose, je suis à l'opposé de celle ci.

Fin du suspens voici les photos de la Vallée de l'Amour.

😮 Vous avez compris 😉

Madon et mon ami le chien qui m'a accompagné et même indiqué le meilleur chemin jusqu'à la Vallée Blanche.

Quelques kilomètres plus loin, je débouche sur la Vallée Blanche, où comme son nom l'indique, la roche est blanche.

Comme il est déjà 16h30 et que j'ai repéré un point de vue pour voir le coucher de soleil a 4 km (mais seulement a 2 km de mon hôtel), je pars dans cette direction.

Coucher de soleil avec les seules nuages du ciel au dessus de lui.

La Vallée Rose éclairée par le soleil couchant.

Une fois le soleil couché, le ciel devient magique

Voilà encore une journée bien remplie de13 km en 5h de randonnée dans des paysages différents des jours précédents, mais tout aussi beaux.

10
nov

Ce matin, debout à 6h30 pour voir les ballons et vers à 6h45 victoire, des ballons sont dans le ciel. Je décide d'aller sur les hauteurs de Göreme, que j'ai repéré hier en allant dans la Vallée de l'Amour, à 15mn de marche.

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Après le repas de midi, je décide de ma rendre dans le village Uçhisar par la Vallée des Pigeons.

La Vallée des Pigeons, le lieu doit son nom aux pigeonniers rupestres creusés par les villageois dans les falaises qui délimitent la vallée. En Cappadoce, les pigeons ont longtemps été une source de nourriture et d’engrais.

Les pigeonniers creusés dans les roches.

Me voila arrivé au village d'Uçhisar, village typique de la Cappadoce. Il est célèbre grâce au Kale, rocher visible à plusieurs kilomètres et point culminant de la Cappadoce (1300 m). Ce piton volcanique a été creusé d'abris depuis l'époque hittite (1500 av. J.-C.). La montagne n'a cessé ensuite de servir de refuge à d'autres, des premiers chrétiens persécutés par les Romains, des Byzantins menacés par les Turcs. Labyrinthique, la forteresse abrite un ensemble de chapelles, monastères, appartements, réfectoires, entrepôts ou salles communes reliés entre eux par un réseau de galeries qui se déploient sur vingt étages. Quelques habitations troglodytiques y sont encore occupées.

Il est possible de montée au sommet du Kale (230 marches afin d'avoir une vue à 360°) mais comme j'ai un peu trop traîné (pauses photos) dans la Vallée des Pigeons, il me reste juste 45mn avant le coucher de soleil et c'est le temps, sans arrêts photos, qu'il me faut pour rentrer.

J'explore simplement la base avec ses pièces pratiquement toutes effondrées.

Petit Aperçu du village.

Village tout mignon avec des fleurs un peu partout.

11
nov
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