Cela faisait 10 ans que je n'étais pas retourné sur cette île. Je ne savais pas quand est-ce que mes yeux auraient la chance de la revoir mais j'étais certain qu'elle saurait nous surprendre...
Du 10 au 24 octobre 2020
15 jours
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Publié le 10 octobre 2020

Le jour J arrive et notre excès de zèle nous fait arriver 4 heures avant le départ de notre tapis volant vers ce rêve bleu paradisiaque.


Bien nous en faut car le stress du covidouane n'est pas prévu dans nos bagages. L'attente est longue mais la récompense en vaut la chandelle.


Quelques secousses et copieux repas plus tard, nous voilà aux abords des côtes tant attendues avec en prime un peu d'avance ! Le temps de récupérer la voiture et nous partons sans plus attendre !

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Publié le 11 octobre 2020

La première étape de notre périple nous amène à la cascade Niagara où les familles aiment se reposer et la marmaille faire des ricochets. L'ambiance est conviviale mais la cascade nous fait de l'œil et nous commençons notre pique nique face à son timide voile d'eau.

On s'accorde 20 minutes de sieste (amplement mérité selon nous) et l'appel de la route se fait sentir pour la suite du parcours thématique : l'eau !


En voulant observer respectueusement le phare de Bel Air, nous tombons sur un passage étroit qui mène à une plage de galets malmenés par les vagues tumultueuses de l'océan Indien. Pas de doute, nous sommes bien à la Réunion ! Sa beauté n'a d'égale que sa dangerosité.

Après quelques virages tendus qui annoncent et préparent aux 400 virages de Cilaos, nous randonnons sur quelques centaines de mètres pour découvrir un spot fabuleux : le bassin Bœuf. Ni une ni deux, nous décidons de nous écarter des rares privilégiés qui decouvrent comme nous l'endroit pour apprécier la chute d'eau. Notre vie d'aventuriers nous offrant toujours quelques surprises, les lunettes de soleil tombent dans l'eau d'un noir abyssale pendant notre shooting photo amateur... Obligés de faire trempette pour les récupérer !

La journée à été longue mais le manque de sommeil n'a pas affaibli notre envie de rassasier notre soif d'aventures ! Logiquement, nous sommes attirés par une devanture pittoresque de la Réunion qui vante les méritent de sa gastronomie locale : une dodo sera le seul accompagnement que nous accepterons avec notre plat, point.

12
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Nous qu'y pensions récupérer... 4h, le réveil sonne... Il est temps d'aller rendre hommage à l'île Bourbon. Direction le point de vue sur le Maïdo. La vue à couper le souffle mérite de sacrifier son sommeil et nous pensons alors profiter seul de ce spectacle magnifique. Erreur. Nos conparses métropolitains sont aussi là, depuis longtemps au vue des tentes dressées près de la falaise.

Nous trouvons notre place, réchauffons nos mains, et attendons avec patience le réveil de l'île. 6h les rayons percent et illuminent la crête, puis la vallée du cirque Mafate. Le spectacle nous ôte les mots, le dur réveil en valait la peine.


A peine nous reprenons nos esprits qu'il faut déjà repartir : le planning est rempli, le timing est serré ! Direction la Roche Verre Bouteille pour apprécier une vue qui serait l'une des plus belles de l'île. Ma chérie profite du trajet pour dormir alors que j'enchaîne les virages vertigineux pour atteindre les 1100 mètres d'altitude.

La randonné commence confusément alors que nous entrons dans une voie privée, heureusement des fermiers nous indiquent le chemin, merciii. Cette fois c'est la bonne, nous nous élançons à l'assaut de la montagne ! Le dénivelé est monstrueux mais nous avons les cuisses solides et l'expérience minimale d'un sommet de 2500 mètres l'été dernier.


Nous commençons à fatiguer, il est 10h et nous crapahutons depuis 6h...mais la vue sur Mafate se dévoile à nous. Nous n'étions pas prêt. Les dents de scie des montagnes et les faisceaux du soleil à travers les nuages nous rappellent notre insignifiante condition de petit humain. Seuls deux couples de locaux ont eu le courage de se lever pour profiter de ce spectacle. Les zoreilles ne nous ont pas suivi, à la bonheur.


Pendant que nous flottons littéralement sur une mer de nuage et profitons d'un banc miraculeusement construit ici, l'amour de ma vie est prise au dépourvue par ma demande en mariage à plus de 1000 mètres d'altitude. L'oxygène vient à manquer en hauteur mais rien ne l'empêchera de me dire oui.


Nous descendons la montagne comme dans un rêve, 30 , 10 ou 5 minutes, impossible de savoir tellement nous sommes ailleurs et en même temps pleinement conscient de la chance de partager ces décors fabuleux à deux.

Il est à peine 11h30 et pourtant nous avons plus de souvenirs en une matinée que nous pourrions en accumuler en 1 mois à la Métropole.

La curiosité étant le leitmotiv de notre union, nous partons la combler autour de bassin connus par tous à la Réunion : Bassin Cormoran, des Aigrettes et Malheur. Avant ça un petit tour au snack à l'entrée de ces derniers : sandwich aux bouchons et poissons rougail pimenté, la base.

La popularité de ces bassins attirent les foules mais nous arrivons à tremper nos jambes extenuées de tant de dénivelés matinaux.

Il est temps de rentrer à la caze mais l'envie de dire au revoir au soleil qui nous a réchauffé au petit matin nous motive à profiter de la plage. En attendant l'interessé, nous étudions la faune maritime avec masque et tuba. L'eau est fraîche mais les poissons sont nombreux et s'approchent de nous farouchement. L'expérience était grisante, nous recommencerons, c'est certain.

13
oct
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Publié le 13 octobre 2020

Pour la première fois, nous nous accordons un sommeil mérité... Mais à la Réunion, l'aventure n'attend pas ! Levé à 8h, nous fonçons vers le cirque de Salazie connu pour être la partie la plus verdoyante de l'île.

Sur le portail de la maison, un gecko nous souhaite bonne chance.


La route est longue mais nous voyons les contreforts de la montagne nous encercler implacablement. Bientôt, les arbres et les falaises se dessinent au dessus du toit de la voiture. Mais les attractions principales du cirque se décident à apparaître. Des cascades par dizaine dévalent les pentes abruptes. Certaines viennent même arroser la route et par la même occasion nos bras chauffés par les rayons du soleil.

Coucou !

Avant d'atteindre notre première destination, nous décidons de nous dégourdir les jambes autour de la Mare Poule d'eau (canards et poule d'eau se baladant paisiblement sur l'eau calme). Le lieu semble apprécié par les locaux qui aiment pêcher et faire cuire directement leur friture sur les barbecues creusés à même la roche. Après une leçon sur la différence entre les libellules et les demoiselles, nos ventres souhaiteraient être rassasiés. En dépit d'une organisation parfaite, nous n'avons rien à nous mettre à la bouche, shame...

Heureusement HellBourg n'est pas loin. Ceintures bouclées, dix virages en épingles, et nous voilà assis au Petit Koin Kreole. Les gloutons que nous sommes ne laissent aucune chance au rougail et cari cuisinés par la cheffe. Village classé et même désigné comme l'un des plus beaux de France, la verdure est partout et nous accompagne à la sortie de la ville.

Le bide rempli, nous attaquons une randonnée improvisée en direction des Trois cascades. Le but étant de digérer tranquillement, nous sommes surpris de devoir attaquer un dénivelé de 300 mètres sur à peine 20 minutes de marche !

Nous croisons quelques métropolitains transpirant et soufflant comme des bœufs. La montée ne sera pas de tout repos.


Après avoir crapahutés sous les Filaos et les bambous, nous découvrons les cascades au loin près d'une chapelle improvisée par les locaux. Malheureusement elles sont inatteignables de là où nous sommes et aucun passage ne semble y mener.

Mais voilà qu'après inspection d'une rangée de bambous, une ouverture semble s'enfoncer en direction du lieu tant convoitée. À défaut d'être des Hobbits, nous devons courber l'échine pour se faufiler.

Quelle est notre surprise quand nous voyons apparaître trois cascades de plusieurs dizaines de mètres se jeter dans un bassin totalement...vierge de monde ! La chance nous souris enfin, maillot de bain enfilés, quelques pas hésitants et frileux, nous n'avons plus qu'à profiter de cet endroit secret.

Réchauffés par la température ambiante et humide, nous prenons le chemin du retour avec une escale prévue au Voile de la Mariée, l'une des cascades les plus en vue du coin. La légende raconte qu'une femme se serait jetée ou alors aurait été tuée du haut de la cascade pour une histoire d'amour non reconnue. Le voile se serait alors pris dans les branches et serait toujours visible. Arrivés sur les lieux, nous remarquons que les voitures sont nombreuses à s'arrêter pour prendre la photo parfaite. La cascade est de l'autre côté du ravin et nous voyons même des courageux grimpant la colline pour prendre la meilleure photo d'eux mêmes sous les tonnes d'eau.

Mais après une recherche rapide nous constatons qu'une alternative s'offre à nous pour admirer ce qui serait apparemment le vrai Voile de la Mariée. Nous nous eclipsons discrètement vers le lieu dit et chaussons de baignade. Le périple risque d'être humide. D'autant plus que la nuit tombe rapidement, nous devons être efficace pour trouver le bon chemin.


Pas de chance nous prenons une bifurcation qui nous amène dans un hameau paisible où les chats sont maîtres.

Ce détour nous vaudra de devoir passer par deux fois sur un pont suspendu vertigineux. Ne pas regarder en bas, ne pas regarder en bas,... Eh merde !

Enfin nous trouvons notre chemin. La rivière qui coule au fond de la ravine est le théâtre de bazouillement d'enfant dans l'eau peu profond. Mais à cet instant, tout le monde est parti, il n'y a que nous. Le haut de la rivière semble avoir un débit beaucoup plus élevé et le courant plus féroce encore. Nous nous regardons peu rassurés et en plein doute sur le bien fondé de notre escapade...

Portés par une motivation nouvelle (ou la folie) nous décidons d'improviser une session canyoning/rafting par nos propres moyens. Les premiers passages à gué sont déjà une épreuve pour nos jambes fatiguées d'une journée de marche. Un coup d'oeil sur les montagnes nous indiquent que nous avons une heure devant nous, pas plus.

Nous enchaînons escalades et passage à l'eau sur 200 mètres, toujours en s'assurant que l'autre n'est pas en difficulté.

L'adrenaline commence à faire défaut mais au détour d'un rocher, une tortue nous observe. Nous la nommons Caroline et son regard nous enjoint à continuer notre route d'une vigueur nouvelle (sûrement parce qu'on avait mis le bordel chez elle avec nos gros pieds).


Enfin nous arrivons au pieds d'un rideau de pluie qui s'étale sur plus de cent mètres. Le nom de Voile de la Mariée prend tout son sens et nous sommes émus de voir ce spectacle jalousement gardé.


Le timing étant notre second prénom, nous atteignons la voiture la nuit tombée. Une heure de route, deux pizzas et deux Dodos, nous filons au dodo.

14
oct
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Publié le 14 octobre 2020

Habitués aux photos, il n'y en aura malheureusement que très peu pour ce jour pourtant riche en émotions.


Reposés, nous achetons de quoi nous nourrir le ventre et le cœur Chez Loulou. Une adresse connue dans le centre de Saint Gilles mais qui pourtant avait ses vitrines encore bien remplies. Bouchons, samoussas et achard de légumes feront amplement l'affaire pour notre pique-nique improvisé dans la forêt de Ravenales.

Les moustiques et l'humidité sont de la partie mais nous apprécions notre repas au milieu des arbres centenaires.


Retour à la voiture et direction notre activité du jour : randonnée équestre au Grand étang. Cet étang est le plus grand de l'île et exige un effort non négligeable pour l'atteindre. En espérant que nos destriers seront nous mener à bon port.

Tous deux novices en équitation, nous sommes un peu anxieux. Arrivés à la ferme équestre, les 7 autres aventuriers qui chevaucheront avec nous ne sont pas forcément plus expérimentés..tant mieux la honte sera partagée !


En attendant que les chevaux soient sellés, nous faisons connaissance avec un petit cheval que nous baptiserons Caramel. Il a l'air mignon et tout gentil ! Mais malheureusement nous ne serons pas assis sur sa belle robe.


Le formateur et chef de la ferme, Rico, nous lance directement dans le bain en nous demandant de monter en selle. Euh.... Faut que je grimpe là-haut là ? Heureusement que je m'étire tous les matins au grand écart.

La leçon aura été des plus express : tenez les rennes dans chaque main, tirer c'est freiner, écarter c'est tourner. Voilà nous sommes officiellement des cavaliers !


Dès le début, la confrontation entre l'animal farouche et le cavalier novice s'installe. De mon côté, Saphir est plutôt rebelle et n'a qu'une seule envie, manger. Du côté de ma fiancée, Quart 8 (drôle de nom) tente de prendre le dessus en tirant sur les rennes.


Après quelques montées et descentes deséquilibrantes, les chevaux sont calmés mais nous devons rester fermes pour ne pas finir le kul patewe comme dit Rico.


Nous traversons des chemins boueux, des chemins goudronnées où l'on peut tenter des dépassements par la gauche des autres cavaliers. Je tente pour ma part la manœuvre mais Saphir préfère manger, mi bab'.


Enfin s'ouvre devant nous le panorama du Grand étang. La dépression valloneuse est cernée à gauche par la forêt de Belouve et à droite le Takamaka. Autant dire que nos yeux sont tiraillés entre les paysages magnifiques et nos canassons prêts à nous faire tomber de selle.


La sécheresse des dernières semaines à diminué le niveau de l'étang au minimum, dommage. Nous apercevons des milliers de tâches rose et blanche à la surface de l'eau. Rico nous dira que ce sont les poissons morts qui ont pondus leurs œufs avant de mourir afin que les bébés naissent quand l'eau sera revenu à son niveau normal, c'est à la fois triste et touchant.


Rico nous dira aussi après la randonnée que sur ce plateau vierge d'eau, le risque est que les chevaux décident de partir au galop si l'envie leur prend. Autant dire que nous n'aurions pas été prêts.


Le tours de l'étang terminé, l'allure change drastiquement. Fini le pas, bonjour le trot. Vous avez gagné un niveau. Nos fesses nous insultent de tous les noms tellement les rebonds sont fréquents et douloureux.


Le retour est plus rapide que l'aller logiquement et nous commençons à prendre plaisir à chevaucher. Nos compagnons commencent à nous regarder de biais, nous ne savons pas interpréter si le message est affectif ou vengeur...


Des chiens haut comme trois pommes cherchent la bagarre sur le retour mais nous restons maîtres de nos montures.


Enfin nous arrivons au point d'arrivée, nous descendons en solo de nos montures comme des cowboy, classe. Nous pouvons enfin remercier nos montures. Saphir qui me paraissait farouche et mécontente, se frotte alors la tête gentiment mais insistemment contre mon bras... je suis ému et comprend pourquoi la relation Homme cheval peut être forte.


Nos deux montures ramenées dans le ranch, Rico nous sert un jus fait maison avec des ingrédients secrets et bio, cet homme est définitivement plein de ressources.


Nous prenons le temps de reposer nos postérieurs avant d'entrer dans la voiture. La douleur commence à se faire sentir mais nous devons rentrer dormir car demain sera une des journées les plus intenses de notre séjour.

En bonus : petite araignée qui nous souhaite bonne nuit.

15
oct
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Encore une fois, et ce n'est pas parce que nous sommes insomniaques, le réveil sonne à 4h30 ce jeudi. Même la boulangerie d'à côté est fermée. Notre destination, le Piton de la Fournaise. Il y a 10 ans, j'avais pu le voir depuis le Pas de Bellecombe et encore il se cachait derrière des nuages. Cette fois-ci, je compte bien prendre ma revanche et régler son compte à ce volcan hyperactif. Je suis accompagné de la meilleure randonneuse que je connaisse, il n'a aucune chance.

La route se fait tranquillement et nous assistons au lever du soleil avec l'océan à notre droite, on a connu pire comme mis en bouche.


En entrant dans la forêt marquant le début de l'ascension vers le volcan, l'ambiance est quasi magique parmi les arbres. Nous sommes seuls sur la route pendant toute l'ascension jusqu'à notre arrivée à la Plaine des sables qui arbore des allures de planète Mars. Le terrain est tellement accidenté que nous craignons que notre citadine nous lâche en plein milieu de la route. Heureusement elle réussi à nous amener jusqu'au Pas de Bellecombe, mon objectif à battre. Il est 7h15, quelques voitures sont déjà là, le temps de prendre une photo du géant et nous nous dirigeons vers la Formica Léo, des escaliers à flanc de colline qui nous déposent gentiment au début du cratère. Une vache nous souhaite bonne chance en nous tournant le dos.

Fraîcheur matinale

La descente est un bon échauffement, cela tombe bien nous sommes chaud comme la braise, comme le volcan !.....Bref.

Pendant que nous étions en hauteur, nous avions vu une cheminée avec des tâches de couleurs. Nous pensions que cela aurait pu être des pierres précieuses, malheureusement ceux ne sont que des gens. Nous préférons le contourner pour éviter de croiser trop de gentilles personnes et n'suivons le balisage blanc au sol. Celui-ci devrait nous mener directement au Cratère de Dolomieu, le boss final.



Motivation

Après 30 minutes de marche, nous sommes ravis de constater notre avance sur le timing (chérie a lancé un chrono pour battre le record du monde). Mais arrivés à une borne, la direction n'est pas logique.. Notre témérité nous a fait faire détour et emprunté la mauvaise direction. Le sourire au lèvre nous rebroussons chemin à une allure plus que moyenne pour rattraper le véritable sentier et les touristes affublés de tong qui veulent aussi défaire le boss final.


A force d'esquives et de sauts de cabris, nous atteignons les contreforts du volcan et attaquons la partie ischios-fessiers de la rando.

Des rochers des rochers des rochers

Tout de suite ça rigole moins mais notre cardio de banlieusard parisien tient la route. L'altitude augmente, l'oxygène diminue mais pas besoin de ventoline, bouya. Le paysage est désertique, dangereux. Chaque pierre veut votre mort si vous vous perdez dans la contemplation des nuages qui restent bloqués aux bords du cratère. Nous constatons avec colère que les gens ne se privent pas de soulager leur besoin à même la pierre et totalement à la vue de tous. Ils nous arrivent même de confondre le balisage blanc avec les mouchoirs, bravo !

Nous nous permettront de faire la course avec un randonneur chevronné dans les dernières montées et nous perdons. Pas de soucis.


Panorama

L'arrivée est proche et le silence à cette hauteur est assourdissant si l'on reste immobile. Après un dernier virage, nous apercevons le bord du cratère Dolomieu. En 2007, il s'est effronté sur 300 mètres le rendant particulièrement dangereux. Approchant précautionneusement, la perspective nous joue des tours. Les cailloux en contrebas sont des roches de plusieurs tonnes. Le bouchon de minéraux, roches volcaniques est titanesque. Nous croisons les doigts pour que le volcan ne décide pas de se réveiller sous nos pieds.

Après un petit coup d'œil sur le bord, un check de la victoire, nous nous installons sur un morceau de lave vieux de plusieurs centaines d'années pour déguster un P'tit Sacripan bien mérité.

A table!

L'acide lactique remontant, nous préparons notre descente avant que la vague des retardataires n'affluent au sommet. Nous nous prenons pour des trailers professionnels et arrivons à boucler le périple en un temps total de 4 heures soit 1 heure d'avance ! Pas de record du monde mais des courbatures à l'arrivée.

Un dernier coup d'œil au Piton puis un repas réconfortant à base de rougail et cari, enfin nous redescendons cernés par les nuages qui envahissent le volcan façon Silent Hill.

Changement climatique

Pour terminer cette journée, rien de tel qu'une séance de kiné façon reunionnaise dans le lagon de la Saline.

Y a du courant !
16
oct
16
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Publié le 16 octobre 2020

Aujourd'hui c'est Cilaos. Enfin, on va visiter Cilaos. Et du plus loin que je me rappelle, ma mère avait eu beaucoup de difficultés à arriver là-haut. Pourquoi ? Pour ces 400 virages évidemment. En plus de ça, ils sont en tête d'épingle, en pente. Ça va être plus amusant que Mario Kart, car si tu sors de la piste, tu tombes dans le ravin.


Nous partons comme d'habitude tôt car les journées passent vite pour les feignants sur cette île. On pense assez rapidement que les premiers virages sont annonciateurs de la suite. Grosse erreur. La suite devient vite compliquée quand seule une voiture peu passer. On s'amuse à klaxonner au début d'un virage pour s'annoncer, c'est rigolo.


L'ascension est lente mais nous arrivons à Cilaos indemnes. Au vu du soleil éclatant nous décidons de profiter du Bassin Fouquet qui se situe en contrebas d'un sentier commençant à l'arrêt de bus Bois rouge. Nous sommes d'ailleurs surpris de voir la vitesse à laquelle les bus conduisent dans ces routes escarpées...


Une fois notre respiration reprise, nous apercevons le bassin occupé par des Zoreilles pensant se trouver au Cap d'Agde. Nous qui pensions que c'était un bassin familiale. Bref, nous sommes en haut de la cascade et ne savons comment descendre à part en rappel. L'exploration de la rivière en amont nous paraît propice à une nouvelle session de canyoning improvisé. L'eau est fraîche mais la chaleur est écrasante.

Le paysage en arrière plan est composé de remparts ainsi que de forêts verdoyantes. Nous croisons même des têtards au milieu de nos pieds.


Au bout de 200 mètres, nous décidons de ne pas déranger un pêcheur et de rebrousser chemin. À le voir, l'envie nous prendrait de manger un bout et de passer la journée ici. Tristesse, nous n'avons pas de pique nique. Nous sommes presque parfaits.


La descente vers le bassin est facile et nous sommes vite rejoins par une famille. Le temps de faire quelques photos non travaillées et trempette, l'endroit commence à se remplir.


Avant d'aller manger, car s'improviser influenceur creuse, nous voulons cette fois descendre la rivière pour voir jusqu'où nos pieds peuvent nous mener. Une petite grenouille vient nous saluer au détour d'un rocher.

Nous croisons un randonneur faisant sa cuisine au bord de l'eau et se préparer, selon nous, des chouchous. Celui-ci nous indique un point de vue sur une chute d'eau de plus de 40 mètres. Casse-cou jusqu'au bout, je prends le risque de me pencher au dessus du vide. Un saut de la haut réduirait mon espérance de vie drastiquement.

Retour au centre de Cilaos où nous tombons sur une crêperie bretonne qui ne sert aucun plat inspiré de la cuisine locale.. Elle est où ma galette sarrasin rougail ?

Chez Noé sera notre point de chute et le repas est copieux. Note à nous même, une coupe de fruits rouge veut dire coupe de glace à la Réunion. Rien de tel pour entamer une belle randonnée digestive obligatoire si l'on veut garder notre October body.

Notre ami le chat semble vouloir des caresses. Ne t'inquiètes pas, on en a revendre, tu peux même nous adopter.

Nous ne voulons pas partir sans avoir une vue imprenable sur Cilaos. Chose que promet la Roche Merveilleuse.

Avant d'entamer notre ascension, nous nous arrêtons au Bassin Bleu qui par son charme simpliste attire moins de touriste. L'occasion pour nous de savourer le silence de l'eau qui s'écoule du haut des remparts.

En remontant les escaliers aménagés et ceux moins aménagés, les nuages envahissent en un rien de temps le cirque et rend la forêt mystique. Mais plus important, le panorama promis à l'étage risque d'être compromis. Nous arrivons à distinguer Cilaos dans une ouverture entre deux arbres mais ce sera notre seul aperçu...

Quelque peu déçus par la vision opaque, nous redescendons à la voiture. Nos journées ne peuvent pas toutes être fabuleuses.

17
oct
17
oct

Réveil matin 8h00, on se réveille comme des fleurs. L'envie nous prend de changer nos plans et de passer une journée farniente.

Après le café de Madame et le jus multivitaminé de Monsieur, nous prenons avec nous les restes du repas d'hier soir pour le pique nique de ce midi. Direction l'aquarium de Saint Gilles Les Bains.


Nous ne sommes pas friants des parcs zoologiques mais la taille restreinte de cet aquarium nous attire et nous avons clairement besoin de passer une journée sans crapahuter à la recherche de spot magnifique.


Nous déambulons entre les aquariums et nous arrivons à repérer quelques poissons aperçu lors de notre première session de snorkeling. Sachant que nous avions l'intention de chausser les palmes l'après midi, nous essayons de retenir les noms de potentiels découvertes sous-marine.


L'obscurité des bassins laissent entrevoir des poissons colorés, mignons et pour certains dangereux. Leur habitat naturel est divisé en plusieurs zones dont le lagon, le récif coralliens et la pente extérieure. Heureusement pour nous, nageurs expérimentés, les spécimens à risque et à dents pointus se trouvent de l'autre côté du récif. L'aspect écologique est aussi abordé dans la visite car une fresque représentant une baleine en bouchons de plastique nous interpelle. Nous croisons même Marin et Nemo a l'abri dans leur anémone.



Les tarifs n'étant pas très élevé, nous participons à une visite guidée de l'aquarium avec un biologiste marin. Celui-ci nous explique la routine d'un soigneur et d'un biologiste dans l'entretien des bassins, l'alimentation des poissons et le suivi de ces derniers tout au long de leur vis. Apparement les poissons aiment assaisonner leur plat car de l'ail accompagne les mets qui leur sont servis. Nous apprenons aussi que la Spiruline n'est pas une algue mais une cyanobacterie, nous dormirons moins bêtes ce soir.

Clou de la visite, nous grimpons au-dessus du bassin pour observer de plus près les habitants écailleux. Leur quotidien les amène à nous confondre avec des soigneurs et pensent que nous leur amenons leur nourriture, qu'ils sont mignons ! Nous en profitons pour leur faire le portait, ils sont très photogéniques.

Avoir passé la matinée à regarder des poissons nous donne envie de manger... du poisson. Nous n'avons pas de cœur. A la recherche d'un stand de poissonnier qui ravirait notre estomac, nous ne tombons que sur des restaurants haut de gamme qui ne servent que du tartare de thon. Ce n'est pas notre tasse de thé donc nous filons chez un poissonnier à l'Ermitage qui nous régalera avec de bons produits frais !


Maintenant parés pour notre pique nique, nous posons notre nappe à l'ombre des arbres de la plage pour profiter de la vue sur l'océan.

La digestion est importante donc nous dormons un peu avant d'aller mettre en pratique les connaissances acquises à l'aquarium. Le courant est faible et nous arrivons à observer un Baliste Picasso, un Chirurgien à bandes noires, et un autre plus gros morceau qui était censé évoluer derrière la pente extérieure. Cela n'est pas rassurant sachant qu'à l'aquarium il y avait écrit "Poisson dangereux"...

Juste avant de mettre pied à terre, je remarque deux poissons non identifiés entrain de batifoler ou de se battre en dessous de moi, quoiqu'il en soit le spectacle est beau à voir et j'ai du mal à les suivre avec ma caméra tellement ils vont vite.

Nous continuons encore quelques minutes sans pour autant débusquer de tortues marines. Dommage... Haut les cœurs, nous recommencerons les jours suivants.

Avoir nagé nous épuisent et décidons de dormir, lire et manger des glaces, des crêpes... On est grand, on fait ce qu'on veut.


Des poissons plein les yeux, nous profitons de notre point de vue pour attendre le coucher du soleil. Après avoir attendu qu'il se lève au Maïdo, nous attendons qu'il se couche, les lourds... Quelques minutes avant l'heure dite, nous parlons d'un phénomène qui se produit quand le soleil disparaît derrière horizon. Si tous les éléments le permettent, quand le soleil est à son nadir (l'inverse du zénith), un rayon vert est aperçu à la dernière seconde.

Quelle joie quand nous l'apercevons ! L'instant était magique et nous n'avons même pas eu besoin de randonner pendant 4 heures pour assister à un spectacle pareil.


L'heure du dîner à sonner et on ne change pas une équipe qui gagne, nous fonçons vers le snack le plus proche pour se manger un bon rougail saucisse, ENFIN !


Nous qui ne cherchions pas d'endroits magnifiques à découvrir, la Réunion le fait pour nous. Car la plage de l'Ermitage nous a offert un coucher de soleil dont nous nous souviendront longtemps.

18
oct
18
oct

Cela fait plus une semaine que nous sommes arrivés et que nous balisons toute l'île à la recherche d'endroits cachés et d'activités hors du commun. C'est le temps de faire un petit bilan des choses que nous avons remarqué.

Tout abord 80 pour cent des voitures sont blanches et la plupart ont un autocollant véhicule de location sur le coffre. Autant dire que si l'on veut passer incognito c'est loupé. Heureusement les reunnionais ne sont pas du genre à piéger les zoreille. Sauf les zoreilles un peu exigeants.


En lien avec la première observation, l'essence est au même prix qu'importe la station, la marque et l'endroit où vous êtes. Plutôt pratique sachant que sans voiture vous n'irez quasiment nulle part. Ou alors vous avez excessivement confiance en vos jambes.


Et enfin, vous passez tellement de temps en voiture que ne pas l'utiliser pour s'imprégner de la culture locale serait dommage. Nous c'est Exo FM qui nous accompagne et rythme nos déplacements. Le jingle est le même que Tropic FM, les chansons passent en boucle toute les demie-heure. Un régale pour les oreilles.


Maintenant que cela est dit, on repart à nouveau en voiture pour la cascade Langevin. Elle est connue pour être la plus belle de la Réunion. Mais pour le coup nous partons habillés léger et non pas sportivement. Seul notre instinct nous dis d'enfiler notre maillot de bain avant de partir.


Bien nous en faut car une fois arrivés, nous comprenons qu'atteindre le graal des chutes d'eau ne sera pas aisé. Car en dehors des familles nombreuses qui déjeunent tout du long de la rivière en gros comité et qui enfument toute la vallée de senteurs alléchantes, ce sont des groupes entiers de canyonneurs amateurs qui sillonnent les rochers et les bassins.


Nous remarquons que nous ne sommes pas les seuls à vouloir profitez de la cascade par notre propre moyen. Certains sont restés sur la route et prennent des photos de loin. D'autres essayent des acrobaties risquées pour traverser la rivière mais ne font que se faire une grosse frayeur et abandonnent. Seuls quelques uns arrivent à atteindre la cascade.


Nous pensant plus malins que les autres et ayant observés les groupes de canyoning, nous décidons de nous mettre en maillot de bain pour traverser à la nage. Idée simple et qui semble inspirer d'autres personnes mais ces derniers n'ont pas de maillot de bain. Donc nous sommes seuls à atteindre le point le plus proche de la cascade.


L'heure du midi approche et nous nous approchons plus près encore des chutes pour pouvoir savourer notre jambon beurre comme il se doit. Le déjeuner tourne court quand l'un de nous décide de déclencher une bataille navale par éclaboussure dans une eau glaciale. Personne n'avoura jamais qui a déclenché cette guerre. Le temps de se sécher et de retourner à la voiture, nous avons décidé de positionner cette cascade en 2e place des plus belles chute d'eau de l'île.

Notre retour devait nous faire passer par la cascade Jacqueline. Dès le début nous empruntons le mauvais chemin et sommes bloqués au-dessus de cette dernière.

En faisant demi-tour nous tombons sur des cavités rocheuses impressionnantes qui se gorgent d'eau à chaque vague s'écrasant sur les côtes. La nature nous semble dangereuse à ce moment et préférons ne pas trop traîner car même les pêcheurs semblent s'inquiéter de la férocité de l'océan.

La fatigue se fait sentir et quand on veut dormir, rien de tel que la plage. Notre arrêt à la Grand Anse tourne court car il n'y a plus une seule place de parking libre. Notre second choix sera Saint Pierre qui a reputation d'avoir un lagon riche en poissons.

Le temps de s'équiper, nous préférons profiter du zénith pour observer les profondeurs de l'océan. Enfin, à deux mètres trente de profondeur. La biodiversité est importante, il suffit de s'immerger à quelques mètres du bord pour observer la faune aquatique. Encore une fois, la chance nous souris et nous pouvons apprécier le bal des poissons sous nos yeux.

La fin de journée se termine dans un bar espagnol qui passe des chansons révolutionnaires et sert un punch coco ultra corsé. De quoi nous ouvrir l'appétit et d'aller en quête d'un bouiboui local.

Un coup d'œil dans le guide si peu ouvert nous indique un buffet à volonté pour 9 euros. L'occasion est trop belle pour être vraie. Nous y entrons et tout le quartier est réuni pour finir la semaine le ventre bien rond. Après avoir choisi nos plats et s'être fait avoir par le serveur qui rempli les assiettes de riz pour nous gaver, nous nous installons mais personne n'est avec nous en salle, nous sommes encore une fois seuls pour notre plus grand plaisir.

19
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Publié le 19 octobre 2020

Même si ce matin il est 5h30, d'autres observations nous viennent en tête depuis notre arrivée ici.

Durant nos nombreuses randonnées en si peu de jours, nous avons croisé des chapelles érigées par les reunionnais dans des endroits plus ou moins reculés. Sachant l'importance de la religion dans cette île cosmopolite, nous nous questionnons sur le but de ces lieux de culte. Ma fiancée me fait remarquer qu'en Guadeloupe, des chapelles sont aussi visibles aux quatre coins de l'île. Mystère...


En lien avec les randonnées, et ce depuis que nous avons commencé à marcher en nature en métropole, les gens nous ont toujours demandé quelles étaient ces choses que nous avions aux pieds.

Eh bien ceux sont des chaussures doigts de pieds et à part le fait qu'elles ont un look atypique, nous ne trouvons que des avantages à marcher avec. Comme nous ne sommes pas payés pour en parler, disons juste que cela a très peu d'inconvénients. Sur sable, terre, roche, eau et goudron la sensation de marche est totalement nouvelle. On sent différemment le sol et la marche est plus sportive et on se fatigue moins tout en limitant les risques de blessures. En plus ça engage la conversation à chaque fois. What else ?

Dernier point, la bière reunionnaise de prédilection est la Dodo, it is known. Mais il existe aussi la Fischer. Mais diriez-vous, c'est une bière alsacienne, non ? Oui et non. Cette bière a été importé sur l'île, il y a 26 ans et a tellement été appréciée que la bière a été adaptée aux goûts plus exotiques des locaux. Elle est donc brassée sur place et est considérée comme une bière du terroir à part entière. Santé !


Trêve d'anecdotes car c'est un carnet de voyage et pas le Routard. La vue que nous n'avions pas réussi à avoir à la Roche Merveilleuse dû à la brume devrait être rattrapée par un panorama encore plus beau. Celui de la Fenêtre des Makes.

Nous voulions trouver une randonnée assez facile pour se reposer mais qui procure de bonne sensations. Le début du parcours est plutôt chaleureux car il se situe dans un jardin naturel entretenu par une association qui nous souhaite la bienvenue.


Une fois notre foulée lancée, la montée s'annonce hardcore et nos genoux sont prêts à se battre. Le dénivelé augmente petit à petit et les arbres commencent à prendre de la hauteur. Le sous-bois est calme et empêche la chaleur moite de tremper nos vêtements. L'escarpement du chemin nous laisse apercevoir les remparts extérieurs de Cilaos.

Le bruit des oiseaux accompagne notre montée qui se fait toujours plus rude. Un de ces petits volatiles attire notre attention depuis plusieurs jours et échappe toujours à notre appareil photo. Son plumage est rouge écarlate et son cri strident. Nous ne désespérons pas de le rencontrer à nouveau avant la fin de notre séjour.

Encore quelques pentes et nous voilà arriver en haut de la Fenêtre des Makes. La vue sur Cilaos et sur toute la chaîne montagneuse de l'île est à couper le souffle. De plus, le Piton des Neige est juste en face de nous et nous fait de l'œil. Ce serait une sacré randonné cette ascension...pas sûrs que nos jambes nous laissent faire. La table d'orientation nous explique ce que nous avons sous les yeux et heureux de constater que nous connaissons quasiment toutes les localités ou points d'intérêt.


Nous déguerpissons vite avant que les Z arrivent. La descente passe par le Piton Cabri et la vue est obstruée par des buissons. Pas de soucis.


La seconde moitié de la boucle nous ramène au point de départ et devrait durer 1h30 comme l'aller. Sachant qu'elle se passe en sous-bois, nous activons le mode trailer pour diminuer le chrono à 1h. Bouya.

En chemin nous croisons des randonneurs plus ou moins aguerris et certains qui n'ont pas anticipé le dénivelé corsé. Entorse et foulure sont au rendez-vous. Pas de pitié, on veut pouvoir bronzer sur la plage cette après-midi.

10H30 randonnée terminée, encore une victoire pour la team Kamehameha. La redescente en bord de mer se passe en deux phases. Celle où l'adrénaline est active et nous debriefons de notre marche. Et l'autre où elle n'est plus active. C'est-à-dire qu'il ne reste que la radio encore en vie.

Par miracle nous arrivons à l'Étang salé et faisons un arrêt au Souffleur, une formation rocheuse qui piége l'eau de l'océan et créée des geysers de plusieurs mètres de haut.

Nous suivons ensuite les conseils du guide pour notre pitance du midi. Soit disant le midi, un plat créole est servi. Génial on va enfin manger un vrai rougail saucisse !

Arrivée sur place, effectivement il y a notre rougail qui nous attend. Mais apparement ce n'est pas du goût des Z qui préfèrent le tartare de thon ou le burger frite... Dommage pour eux et désolant pour nous.


Un petit tour par la plage de sable noir nous indique que le snorkeling n'est pas possible. Nous décidons donc de passer le reste de la journée sur le bord de mer devant notre location qui a l'avantage d'être moins peuplée.

Le courant étant trop fort, nous préférons tremper juste nos pieds et faire un peu d'aquagym avec la houle vorace de la côte Ouest.


Petit plaisir de la journée, une amie décide de jouer avec nous et nous occupera pendant plusieurs heures ! Nous déciderons de la renommer Maïda. En espérant que nous la retrouverons demain, nous degustons un Snicker local avec coucher de soleil en arrière plan. Elle est pas belle la vie ?

20
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Après avoir changé de matelas, notre sommeil nous en remercie, nous sommes chaud pour une journée...à ne rien faire.


En effet, il est important de se rappeler que ceux sont des vacances et vacances signifient se reposer. Certains se reposent toutes leurs vacances, ils ont tout compris mais ce n'est pas notre tasse de thé.


Nous tentons de profiter de la mer calme du petit matin pour nager et dire bonjour aux poissons. Malheureusement le courant est trop fort, nous sommes pas Aquaman.

Nouvelle tentative à la plage de Saint-Leu qui est, semble-t-il, un spot prisé pour le snorkeling. Un rapide coup d'œil nous informe que la plage est occupée mais pas suffisamment pour nous empêcher de nous installer. Le sable noir nous change du blanc.

C'est parti pour la découverte du lagon qui nous paraît plus accessible. Très vite, nous sommes happés par la beauté des récifs. L'eau est encore plus cristalline que les autres plages testées. Nous pensions pas ça possible. Nous arrivons même à trouver des chemins aquatiques entre les coraux comme si le lagon avait été balisé par la nature. Pour la première fois, nous nous approchons très proche de la barrière de corail et les vagues se font plus impressionnantes. La température baisse. Les poissons sont plus nombreux, plus gros, plus colorés. Mais nos corps sont déjà bien refroidis et malmenés par les vagues.

Nous faisons demi-tour heureux et prêt à remettre ça au plus vite.

Retour à la plage et déjà à la recherche du Snack qui ravira notre estomac. Nous avons développé une technique pour repérer les bonnes adresses pour manger à la Réunion. Trouver une table en plastique jaune avec le symbole de la Dodo dessus. Normalement vous serez refait. Si en plus, il y a possibilité de prendre à emporter c'est que l'adresse est connue pour être la meilleure du quartier. A vérifier si cette technique s'applique aussi à Paris...

Le reste de la journée se fera à la Saline, non loin de la maison car nous commençons à avoir la flemme de prendre la voiture à chaque trajet, vous comprenez ? Et puis surtout car nous espérons secrètement revoir Maïda de la journée précédente !

Chose faite et pile à l'heure en plus ! Apparement elle appartiendrait à un propriétaire non loin et la chienne serait connue pour animer la plage de son entrain à plonger dans chaque vague et jouer avec quiconque le souhaite.

Nous nous amusons et dormons la plupart de la journée. Avant le coucher du soleil ma chérie nous prépare un pique nique agrémenté d'une papaye qui attirera même un nouvel ami qui nous aidera à terminer le repas.

21
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Publié le 21 octobre 2020

Deuxième journée sans escalader ou randonner mais cela ne durera pas longtemps. En effet, nous avons décidé de changer nos plans et de repousser nos limites, encore une fois. Notre projet fou : monter en haut du Piton des Neiges.


Pour nous préparer, nous décidons d'aller à Boucan Canot savourer les dernières heures de calme avant le combat de notre vie (de notre point de vue et à cet instant précis, c'est vraiment notre ressenti).

Sur le chemin nous retrouvons le vendeur de brochette de poulet aux bords de la route. Hallelujah ! Notre pique nique sent tellement bon que l'habitacle de la voiture en est envahi, on n'en peut plus !


Arrivés à Boucan, la plage a bien changé depuis que je l'avais vue il y a une décennie. Une zone de baignade a été aménagée et la plage est beaucoup plus active. L'ambiance est musicale et jeune. Nous trouvons même que c'est la plage qui nous correspond le plus.

Pendant que nous dégustons notre délicieux poulet sarcives à la couleur mystérieuse, nous essayons de constituer la playlist de l'été par rapport aux musiques qu'EXO FM nous a rabaché pendant 10 jours. Joli bébé, Ma salsa, Ton but, Tsunami, La di la fè, Il a fait de moi sa femme (qui tombe bien à propos selon nous)...chaque chanson nous a accompagné dans notre voyage et nous a aussi fait découvrir la culture reunionnaise. En effet, les groupes de jeune, à côté de nous, écoutent ces mêmes chansons et les chantent en chœur. Intégration réussie.


Malheureusement note sieste doit se terminer pour nous mettre en route pour Cilaos. Comme si affronter une fois les 400 virages n'étaient suffisant et maso, nous allons le faire une 2e fois... Pour nous soutenir dans cette épreuve, nous passons de nouveau Chez Loulou pour se constituer un stock de gâteau péi. Le classement du meilleur gâteau sera : 4e Banane, 3e Maïs, 2e Chouchou, 1er Patate. Quand on ne sait pas se décider autant tout essayer pour être sûr.

Une fois notre taux glucose fixé à une altitude proche du Piton des Neiges, nous partons pour notre logement. Le chemin se fait plus rapidement que la première fois car nous laissons une autre voiture ouvrir la voie, courage camarade.

Cilaos est ensoleillé à notre arrivée. L'hôtel est charmant et la vue est sublime et inquiétante en même temps car on devine la silhouette du but final. Ce soir, on ne va pas veiller !

22
oct
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Donc pour rappel, on est de retour à Cilaos dans l'hôtel Tsilosa qui nous a gracieusement préparé des sandwichs et un petit déjeuner de roi la veille. On se lève à 4h00 du nuit agitée par les aboiements des chiens sauvages de l'île, autant dire qu'on est au top.


Le plan c'est d'aller, suite à un coup de tête, là-haut. Mais si là-haut, le volcan éteint qui culmine à 3070 mètres alors qu'on est jamais allé aussi haut de notre vie à part en avion pour venir ici.


On aurait pu passer ces derniers jours à rien faire, profiter de la plage, mais non il a fallu que je fasse ma tête de cochon pour que ma chérie accepte de se lancer.


Donc on est là dans le noir à 5h avec nos sandwich de fortune cherchant le départ de la randonnée la plus dure de la Réunion.

Nous sommes quand même organisés et nous avons donc choisi l'itinéraire le plus court des trois qui part du Bloc. Il est le plus court mais c'est le plus difficile. On a pas le temps mais en même temps on est des aventuriers. Le chemin est plus que populaire et tout le monde qui s'intéresse un minimum à la randonnée dans le coin le connaît. Le depart à 5h est un choix personnel qui nous permettra si tout se passe bien d'arriver avant le nuages c'est à dire 9h30. Le lever du soleil ne nous intéresse pas car il nécessiterait de marcher de nuit pendant tout le trajet. L'intérêt est de nous voir prendre de la hauteur sur le cirque de Cilaos.

La première partie se passe d'abord en sous-bois jusqu'à une source d'eau potable. Nous avançons rapidement car plein d'énergie et nous nous éclairons à la lumière du smartphone... Quand on vous dit qu'on avait rien prévu. Marcher dans la nuit aiguise tous nos sens et créé une atmosphère magique. Mais attention à la marche tout de même.

Plus nous grimpons et plus nous...grimpons. Ce que nous avons lu est vrai, une fois commencé, le chemin ne s'arrête pas de grimper. Le dénivelé est supposé être 1680 mètres. Pour comparaison, nous avons au maximum escaladé 980 mètres de dénivelé. Nous ne sommes pas prêts.


Sur notre chemin les oiseaux se réveillent et nous accompagnent de branche en branche. Cela nous fait avancer de plusieurs centaines de mètres sans s'en apercevoir !


Première halte bienvenue à la source d'eau et nous en profitons pour boire le bon thé chaud de chérie. La suite s'annonce beaucoup plus corsée. Nous devons atteindre le fameux Gîte Dufour. C'est une partie compliquée car nous allons nous élever à 2400 mètres pendant 1h30 normalement.


Le Grand Bénare

Nous enchaînons les marches, racines et autres pierres à bonne allure et suivons l' avancée du soleil dans le cirque. Quelques fenêtres nous laisse apercevoir les rayons fugaces qui réveillent Cilaos. C'est magnifique.

Nous avons un rythme soutenu et nous perçons la canopée plus vite que prévu. Nous voyons enfin le refuge qui est déjà plein de vie.

Nous décidons de ne pas faire de halte et de tracer notre route. Ceux que nous dépassons maintenant ne seront pas à dépasser en haut. Nous croisons aussi tous les randonneurs venus admirer le lever du soleil et cela nous motive pour accélérer le pas. Mais voilà. Le chemin est escarpé et nos jambes commencent à fatiguer. Nous tenons bons et nous voyons le sol se transformer en sable rouge. L'arrivée est à cent mètres.


La pointe du Piton

Mag souhaitait faire une entrée théâtrale sur fond de Mortal Kombat mais il n'y a pas de réseau. Dommage. En dépit de cet échec nous sommes très chanceux. Nous sommes arrivés avant les nuages. La vue est imprenable et inimitable. En plus, nous sommes seuls.

Nous avons mis 3h19 pauses comprises pour monter sachant que nous voulions boucler cela en 3h30, c'est une mission réussie.

Sur un coup de tête nous avons réussis un exploit phsyqiue alors que nous nous en pensions même pas capable. Nous sommes pas peu fiers.

Au détour d'un rocher Mag apercevoit une boîte. Quelle est notre surprise de constater que le Geocaching est aussi ici à 3070 mètres. Nous échangeons un chouchou contre une capsule de dodo, ce qui est plutôt équitable selon nous.


Le temps de déguster un bonbon cravate et nous devons déjà redescendre si nous ne voulons pas rester ankylosés.


La descente sera difficile, longue. Chaque marche sera un supplice et nous essayons d'être un soutien l'un pour l'autre (sauf que je gambade 30 mètres devant emporté par mon élan dans une descente un peu raide).


Les gens parlent de plus en plus de nos chaussures et ça fait plaisir. Mais nous pensons qu'être sponsorisés par Vibram serait pas mal pour le prochain carnet de bord.


Arrivée en bas après moults insultes contre les rochers glissants, nous bouclons notre aventure en 3 heures pile. Nous sommes heureux, perclus de douleurs et affamés.

Nos sandwichs nous attendent sur un table de pique nique providentielle. Bon appétit !


Pour terminer notre journée, nous suivons les conseils du blog qui est de ne rien faire à la plage et dormir. Pas de soucis. Sur la route je manque d'écraser un caméléon qui traversait la route sans pression, grand fou !

Le temps étant grisâtre nous ne faisons pas de Snorkeling. Tant mieux, des enfants auraient aperçus un requin. Mi bab'

La soirée se termine à la Bonne Marmite où nous dégustons plats créoles à volonté accompagnés de bons desserts que je n'arriverais malheureusement pas à terminer. J'ai toujours eu les yeux plus gros que le ventre !