Carnet de voyage

Les Dumontigny en Amérique du Sud

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Et nous voilà partis pour l'Amérique du Sud. Sur cette page, plein de nouvelles, les étapes, et les photos, pour la famille et les amis curieux !
Octobre 2017
240 jours
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Publié le 1er novembre 2017

A l'échelle du Système Solaire, Dublin est juste à côté de l'Amérique du Sud. C'était donc logiquement la première étape du voyage, du 26 octobre au 1er Novembre. Le weekend, des amis de l'école de Laura étaient présents, c'était son anniversaire. Au programme de la semaine, visite de la ville : parcs, musée Guiness, le quartier de Temple Bar et donc, quelques pubs. C'était Halloween, très suivi ici, donc il y avait des gens déguisés pendant tout notre séjour (et un défilé inattendu en prime!). Un petit détour sur la presqu'île de Howth (apparemment les phoques étaient aussi en vacances car on n'en a entraperçu qu'un seul au loin) avant de décoller pour Copenhague, Madrid, Bogota, Lima puis enfin Asuncion (trajet direct donc). Toutes ces étapes en 2 jours, pour arriver le 3 novembre à 4h du matin heure locale

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Publié le 23 novembre 2017

Après 4 escales, une nuit dans l'aéroport de Madrid et une arrivée à 4h du matin, nous sommes arrivés à Asuncion, capitale du Paragay.

On visite un peu la ville, et on croise au sein du même quartier des bâtiments administratifs très classe et entretenu, à côté de tour délabrée voir à moitié démembrée. Mais pas mal de jolis dessins sur les murs, cf photos. Nous n'avons pas réussi à prendre de photo de bus de ville paraguayien, mais ils sont très folklo, et surtout il ne s'arrête pas vraiment quand il vous ramasse, il faut être réactif.

Asuncion et ses façades

Nous avions vu que le pays n'était pas ultra touristique, mais en fait il l'est encore moins que prévu. En discutant un peu, on prévoit la suite du voyage, et on fonce à Ciudad del Este, toujours au Paraguay, mais à la frontière juste à côté des chutes d'Iguazu, qui sont au Brésil et en Argentine.

La ville est une ville de frontière, où les étrangers (brésilien/argentin) viennent faire leur courses, d'électronique notamment. Nous avons rapidement cherché les moyens de transports/hébergement et logistique de frontière, et nous sommes partis pour les chutes.

Nous avons fait les deux côtés, le Brésil est plus panoramique, et le côté argentin plus "au coeur des chutes". Dans les deux cas, c'est un spectacle très impressionnant. En 40 ans, en partie dû à la déforestation, l'eau devient rouge a cette période. C'est un peu gênant pour la faune (poissons, oiseaux, etc) qui ne voit plus rien...

Il y a des petits coatis, qui n'en ont rien à faire des touristes, et qui passent donc tranquillement près de nous, on vous en a pris un en photo.

Nous sommes rentrés à Ciudad del Este, puis nous sommes parti pour Encarnacion, autre grande ville du Paraguay. De là, nous sommes allés visiter les ruines de Trinidad et Jesus de Navarangue, des colonies Jésuites du 18/19ème siècle. C'est la seule chose classée à l'UNESCO du pays, il ne fallait pas la rater. Chose amusante pour Jesus de Navarangue : ce n'est pas entier parce que ça n'a jamais été fini, pas à cause du temps ou d'une destruction quelconque.

Le dernier jour à Encarnacion, on a rencontré Valérie et Christophe, un couple de belge qui tenait un restaurant juste à côté de notre auberge. Ils nous ont appris plein de choses, puisqu'ils vivent ici depuis 4 ans, et nous ont présenté Waldo, leur perroquet super sympa et super joueur (on a d'ailleurs écopé d'une crotte sur chaque épaule)

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Publié le 1er janvier 2018

Après 2 bonnes journées de voyages en bus et quelques péripéties d'hébergement, nous arrivons à Salta, dans le nord-ouest de l'Argentine. Visite de la ville, avec certains édifices assez imposants, de jour comme de nuit. Il y a même un petit téléphérique pour voir la ville d'en haut.

Également, dans le MAAM (un musée archéologique), on a pu voir une momie d'enfant inca, sacrifié et enterré très haut dans la montagne.

Salta la linda

La ville c'est bien joli, mais on est au pied des andes, alors on est parti voir ça de plus près. Nous sommes allé nous établir à Tilcara, dans la province de Jujuy, au nord de Salta. Changement de décor complet, des cactus, des montagnes, et des villages vraiment charmants. Ici, on est déjà à plus de 2400m alors il fait un peu frais la nuit, mais le jour le soleil tape dur pendant la saison sèche. Quelques photos de l'ambiance à Tilcara, des ruines inca/pré-inca, et de la première rando, qui nous a déjà régalé.

Tilcara

On est resté une bonne semaine dans le coin, on s'y sentait vraiment bien. On a pu prendre le temps d'aller voir Purmamarca et la montagne aux 7 couleurs, les salinas grandes, un immense désert de sel, Humahuaca, et enfin le point culminant (c'est le cas de le dire: il faut monter à 4350m !) la Serrania de Hornocal (les montagnes aux 14 couleurs, plus grandiose donc^^). Autant vous dire qu'on s'en était vraiment pris plein les mirettes, et quand on s'est senti prêts, on est reparti pour Salta, pour faire le Sud de la Région.

Purmamarca, Salinas Grandes, 14 colores
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Publié le 2 janvier 2018

Pour le sud de Salta, on nous conseille plusieurs fois de faire une boucle de 3 jours en louant une voiture, parce que la route n'est pas optimale, et qu'il n'y a pas de bus sur certaines portions. On a donc embarqué dans notre superbe chevrolet classique, et on est parti.

Première journée, direction Cachi, et ça commence par de la haute montagne assez impressionnante, en suivant des lits de rivières quasi sèches. Rapidement, la route n'est qu'une piste de graviers et on comprend pourquoi la voiture était le meilleur choix.

En passant d'une vallée à l'autre, le paysage change beaucoup, et c'est assez génial d'être dans une ambiance différente tous les 15km. On a aussi longé le parc national los cordonnes (des cactus quoi). Les photos ne rendent pas trop vu les distances de vues, mais on vous en a mis quelques unes quand même.

Salta - Cachi - Molinos

On fait une brève halte au village de Cachi pour profiter d'un brin de wifi et décider où dormir ce soir: on optera pour Molinos, tout petit village mais bien sympathique. Pour y aller, il faut prendre la fameuse Route 40 qui longe la cordillère des Andes sur plus de 5000km. Cette portion de route n'est pas goudronnée donc on dépasse rarement les 40km/h mais ça tombe bien on est là pour le paysage. De Molinos à Cafayate, c'est le même concept : de la piste, et un décor changeant et magnifique tout le long. Du désertique, de la luxuriance, d'immenses plaines ou des montagnes acérées, il y en avait vraiment pour tous les goûts. Pas de chance, très peu de photos ont survécu de cette étape 😦 .

Molinos - Cafayate

Le 3ème jour, le trajet ne prenait que 3h pour rentrer à Salta. On a donc décidé de se rajouter une rando guidé autour de cascades le matin. Sans être réellement difficile, il y avait quelques passages étroits ou escaladé qui n'aurait pas plu à tout le monde. Mais bon, on suivait le guide, et tout c'est bien passé, avec un décor fantastique.

Après cette rando, il fallait rentrer à Salta, en faisant la dernière portion de route. Encore de nouveaux décors, et sur le chemin "L'amphithéâtre", un énorme trou circulaire dans la roche où tous les touristes prennent leurs meilleures voix de baryton pour jouer avec les échos. On a aussi croisé un petit festival de rodéo, capture aux lassos et autre spécialités Gaucho.

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L'étape suivante nous amène à Mendoza, à plus de 1000 km au sud en longeant les Andes. L'étape commence moyennement bien, avec une tourista d'une semaine pour Vincent, qui finit avec un passage à l'hôpital, et un antibiotique efficace.

On peut donc visiter la ville plus sereinement, et faire une visite de vignobles. Les vins argentins sont bons, ce sont quasiment les mêmes cépages qu'en France, excepté le malbec qu'on ne trouve qu'ici (adapté aux terres très arides de la région). On a aussi visité une fabrique d'huile d'olive dans la foulée. Peu de photos encore, dommage pour vous 😉.

Mendoza

On a ensuite pris la route de Santiago du Chili dans les Andes, juste pour voir l'Aconcagua, sommet le plus haut hors de l'Himalaya (6900m la bête). La route en voiture, comme chaque fois dans les Andes, est déjà très belle en soit. Après une courte marche, on arrive face au mont, qui bien que très lointain reste impressionnant. Au retour, on a aussi pu voir le pont de l'Inca, une formation calcaire très particulière. Elle a été utilisée comme source thermale pendant quelques années, mais aujourd'hui elle est trop fragile et on ne peut plus y accéder.

Dernière petite escale avant d'arriver à Cordoba, la ville de San Luis. Le but était, en louant une voiture, d'aller voir le parc national Sierra de las Quijadas. Le décor est assez unique: comme un immense cratère aride rempli d'une multitude de failles et de canyons. On peut même voir une trace de dinosaure parait-il, mais il fallait un guide et nous n'avions rien réservé. En repartant on croise trois énormes lièvres qui se prélassent au bord de la route, tellement peu farouches qu'on peut faire une belle marche arrière pour les prendre en photo de près sans qu'ils ne bougent d'un poil.

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A Cordoba, nous commençons par une petite visite guidée de la ville, qui nous en apprend un peu plus sur le pays et la ville en elle-même. Notamment que suite a de nombreuses dictatures, beaucoup d'enfants ont été kidnappés et donnés au membres des administrations, au militaires etc. Aujourd'hui il reste plusieurs milliers de gens recherchés dans le pays, qui auraient maintenant entre 25 et 40 ans. Un musée leur est dédié à Cordoba, avec en devanture des noms de disparus en forme d'empreinte digitale.

On a aussi appris qu'être étudiant en Argentine, et notamment à Cordoba, c'est financièrement intéressant. Des réductions partout, très peu de frais scolaires et des repas à 20 centimes d'euros, ça semble alléchant, non?


Ville de Cordoba

Mais comme d'habitude ce qui nous tentait le plus, c'était les paysages et la nature. On s'est donc dirigé vers le parque nacional el condorito (condor) pour voir ces grands zoziots dans leur état naturel.

Nous en avons vu un certains nombres, trop petits sur les photos, et on peut dire que leur habitat est plutôt sympa. Ce sont des charognards, ils volent presque uniquement grâce aux courants aériens, et vivent jusqu'à 70 ans !

Toujours dans la province de Cordoba, nous sommes allés à Mina Clavero, petite ville sur une rivière, qu'on peut longer en randonnée pour trouver des coins baignades bien agréables, avec un soleil fort et une eau assez bonne.

Ensuite, nous avons passé quelques jours à San Marcos Sierras, un petit village hippie au nord de Cordoba. Comme vous pouvez le voir sur les dernières photos, on avait trouvé un endroit calme en bord de rivière, mais il a vite été envahi de touristes à quatre pattes 😉.

Après cette étape calme, il nous fallait rejoindre Buenos Aires, ou la famille de Laura nous rejoindrait très vite

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Publié le 22 janvier 2018

Le 14 novembre, la famille de Laura est arrivée à Buenos Aires. Nous avions un appartement avec ses parents, son frère et sa soeur. Son oncle et sa compagne Graciela, qui est argentine, logeaient chez elle. Elle a pu nous servir de guide et de traductrice, et avec un groupe de 9, ce n'était pas toujours une mince affaire 😉.

Nous avons d'abord été au delta du "Tigre", à quelques kilomètres au nord de la ville. Dans le delta, des dizaines de canaux relient les petites îles abritant des maisons d'habitations, des restaurants ou des complexes de vacances. On s'y déplace en bateau, qui s'arrête vous prendre sur les pontons comme le ferait un bus. On y trouve aussi des épaves de bateaux, et un gros parc d'attractions.


A notre arrivée le 13, et malgré une nuit en bus extrêmement courte, nous avions fait une visite guidée de 4h d'une partie de la ville (qui est immense). Laura avait pris des notes, et a donc pu refaire toute la visite avec la famille, c'était le programme du deuxième jour. La visite traversait les quartiers de Tribunales, Recoleta et Retiro, plutôt des endroits riches.

Notamment le cimetière de Recoleta, avec toutes les riches familles notables de la ville voire du pays, dans des monuments funéraires toujours plus impressionnants.

Le jour suivant, dimanche, c'était le marché de San Telmo. En partie couvert, en partie extérieur, il s'étend sur une bonne partie du quartier, et c'était donc notre programme du matin.

Ensuite, direction Puerto Nuevo, nouveau quartier riche et d'affaires de Buenos Aires, et ça se voit à l'architecture. Il y a quand même un petit 3 mâts parce que sinon, ça faisait toc 😉

Enfin pour certains, on finit la journée à la Boca, quartier beaucoup plus populaire, et pour le moins colloré. Ici les guides conseillent de faire uniquement la partie touristique, c'est à dire 3-4 rues, ce sont les plus jolies mais surtout les plus "sécu".

Le soir, découverte du Tango dans un lieu un peu underground qui nous est conseillé: Cathedral, sorte de grand hangar reconverti en piste de danse. La lumière tamisée, la déco et le son tout particulier du tourne disque nous plonge tout de suite dans l'ambiance. Il n'y a pas grand monde ce soir, mais après avoir désespérément essayé de comprendre les pas en regardant la fin d'un cours, on avait toute la place pour admirer les vrai danseurs.

Le lundi 18, nous devions tous prendre l'avion pour Bariloche... ... mais c'était sans compter sur une grève national ! Tout était réservé là-bas, et il fallait donc trouver un plan B, il n'y avait plus d'avion disponible pendant 4 jours.

On a donc proposé notre habituelle méthode de transport : le bus. Nous en avons trouvé un pour le soir-même, d'une durée de 23h ! C'est aussi confortable que l'avion, certes, mais ça nous a rajouté une journée entière de transport.

En l'attendant, on a donc tué le temps avec le jardin japonais et un autre parc du quartier de Palermo.

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Publié le 30 janvier 2018

Avec un jour de retard (24h de bus), nous finissons par tous arriver à San Carlos de Bariloche. Souvent appelé la Suisse Argentine, la région est remplie de lacs, de forêts verdoyantes, on y fait du ski, et du chocolat... pas étonnant si ?!

Premier jour, du rafting. A huit dans un bateau gonflable, rames à la main, suivant les instructions du guide sur une rivière déchaînée. Bon d'accord, elle n'était pas déchaînée, mais on s'est quand même bien fait tremper.

Deuxième jour, et dernier à Bariloche puisqu'on en a perdu un, nous sommes monté à llao llao, un superbe point de vue. Lacs, Montagnes et forêts à perte de vue, le début de la Patagonie nous enchante déjà. On enchaîne sur une ballade en forêt, puis une route tout aussi belle pour Villa la Angostura, ou une maison au bord d'un lac nous attend.

Bon, la maison (photo 1) était un peu plus grande que nos auberge habituelles, il faut bien l'avouer... La vue était en plus grandiose, comme vous pouvez le voir avec notre copine la buse sur la deuxième photo.

Le lendemain de notre arrivée, nous avons fait la "route des 7 lacs", entre Villa La Angostura et San Martin de los Andes. Le ciel a pris son temps pour se découvrir, mais ça n'enlevait rien au charme du paysage.

Enfin le dernier jour, c'était kayak pour les un, ou rando à cheval pour les autres, et nous avons pris l'option B. Même si la ballade était très (trop?) tranquille, on a bien profité du décor entre forêt, rivière/lac et plage.

Puis c'était déjà le 24, et nous devions tous rentrer à Buenos Aires, pour fêter Noël puis dire au revoir à toute cette famille, qui allait retrouver l'hiver français 😉.

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Nous sommes donc revenus à Buenos Aires pour Noël. tous les 9. Et que ça soit en rentrant à Paris ou en restant en Argentine, la moitié du groupe a attrapé la grippe !!

Évidemment nous faisions parti du lot, et on est donc resté plusieurs jours cloués au lit. Rajoutez une bonne canicule, avec un mini ventilo en guise de clim, et vous aurez une semaine inoubliable...

Sorti de ça, nous avions une semaine à attendre pour de l'administratif sur place, donc il fallait combler ce laps de temps.

On s'est balladé, et on s'est dit que tant qu'à mourir de chaud, autant aller se baigner... On a donc décidé d'aller en Uruguay, où la côte est une succession de plages qui n'attendaient que nous.

Avec un bus de nuit, nous sommes donc allé de Buenos Aires à Montevideo, la capitale de l'Uruguay. On pensait que la capitale était un bon endroit pour passer le nouvel an, mais en fait, pas vraiment😐.

Le 31 au soir, nous sommes sorti nous balader dans la ville... sans voir un seul bar ou restaurant ouvert, et personne dans les rues ! En fait ils fêtent le nouvel an en famille, calmement, et nous ne le savions pas.

Par contre, ils lancent des feux d'artifices partout dans la ville à minuit, depuis les toit et les rues. Depuis le toit de l'auberge, on a pu assister à ça avec les autres habitants, et c'est vrai que c'était impressionnant. Tous les petits points au fond sont des feux d'artifices "persos", il y en avait des dizaines et des dizaines dans le ciel de la ville.

Après ce demi échec, on se décide à aller vers les plus petites villes de la côte. Punta del Este est un peu leur Ibiza, donc on s'oriente plus sur La Paloma, plus loin et plus petit, mais en théorie un peu plus tranquille.

Perdu, c'est devenu l'Ibiza bis, ça teuf de 3 à 10h du matin à cette époque, et dans l'auberge c'est un bon gros boxon. Bon pas grave, on essaye de profiter un peu, puis on s'en va vers Colonia, où un bateau nous ramènera à Buenos Aires.

Colonia, c'est une vieille ville coloniale mignonne, et pour nous... et bien il tombe des trombes d'eaux ! On a réussi à trouver quelques minutes hors tempête pour se balader, mais ce fut très furtif, on avait un bateau à prendre 😦

En bref pour nous l'Uruguay, c'était de poisse en poisse, et on espère avoir épuisé le cota 😉.

Après ça donc, reretour à Buenos Aires, puis départ pour la Patagonie, avec un premier bus de 23h pour ... Bariloche 😁

Colonia del Sacramento
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Publié le 30 janvier 2018

A partir de ce moment, le programme était simple : faire un maximum de randos cools. De retour à Bariloche, on nous en avait conseillé une, qui passait par le refuge Frey. On a trouvé une alternative pour faire ce coin en une journée, en passant par le cerro Catedral. Avec une partie en télésiège (et oui, on est au pays du ski 😉 ).

La rando était tout simplement magnifique, de la partie rocailleuse du début au lac du refuge, en passant par les névés et la rivière au plus haut de la montagne. Par contre, on a été un peu trop vite, pour ne pas rater le bus, et ça a été plutôt douloureux. Au moins, ça nous a donné nos limites, ce sera utile.

Il est maintenant temps de descendre un peu plus au Sud, à El Bolson, un passage obligé pour faire du trekking (de la randonnée).

Là, on décide d'augmenter un peu la difficulté : partir 4 jours, dormir en refuge, et donc avoir bien plus sur le dos que simplement une bouteille et un pic-nic.

Le premier jour était assez difficile, avec le plus gros dénivelé, et surtout beaucoup de choses sur le dos, ce qui change vraiment tout. Mais comme à chaque fois, le décor vaut largement l'effort, et nous sommes arrivés au 1er refuge (Hielo azul) dans les temps.

En théorie, nous devions dormir aux refuges hielo azul, el retamal et dedo gordo. Mais le dernier étant fermé, nous avons rebroussé chemin le 3ème jour, pour retourner à hielo azul. Mais ça nous a permis d'aller voir un glacier le matin du 4ème jour, avant de redescendre à El Bolson.

On avait fait nos 4 jours, avec quelques kilomètres de dénivelé, des superbes vues, de bons pains et bières maisons dans les refuges, et presque pas d'ampoules aux pieds 😉.

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Publié le 30 janvier 2018

Depuis El Bolson, on est parti bien plus au Sud, à El Calafate, avec notre plus long bus jusque là : 29h !!

Ici il y a "juste" des glaciers à voir, avec une excursion, mais c'est aussi l'occasion d'aller à El Chalten, encore une ville de trekking.

Le glacier le plus connu, c'est le Perito Moreno. Parmi ses particularités : il est n'est pas en recul, c'est à dire qu'il regagne autant de glace qu'il en perd tous les ans. Pour avoir une échelle par rapport aux photos, il fait 5 kilomètres de large (là où on le prend en photo), et entre 40 et 70m de haut !!

Le spectacle ici est aussi auditif, on entend comme des orages/explosions, c'est la glace qui craque, et parfois qui se décroche. Par chance, on a vu un morceau énorme tomber à l'eau, à peu près l'équivalent de notre immeuble à Poitiers😨! Bien sûr on est loin et c'est sans danger, mais les chocs, les projections, le bruit et les vagues que ça entraîne ne donne pas envie de s'approcher plus 😉.

Glacier Perito Moreno

Après ce spectacle, nous avons rejoint El Chalten, petit village plus proche des montagnes, où les marcheurs sont assez nombreux.

Le premier jour, nous voulions voir le mont Fitzroy, mais le temps est très instable, et on a vu que de la brume quand on était à ses pieds 😦. Par contre il est magnifique quand il fait beau, ce qu'on a pu constater le lendemain, de loin😭. Mais bon, on a quand même vu des giant woodpeckers (gros pivert à tête rouge), et le glacier piedras blancas. Et puis même si on s'habitue, les distances, les couleurs, le décor en général est toujours aussi fou.

Rando Fitzroy

Sur la première photo à droite, le fameux fitzroy, de loin...

La deuxième rando, c'était pour aller voir (encore) un glacier, normal on est dans le parc national des glaciers. Ici encore, le glacier se vide dans une "laguna", qui elle-même fourni la rivière qui redescend la montagne. Mais cette fois la laguna contient pleins de glaçons, ça donne une ambiance sympa, surtout qu'il fait 5-10 degrés.

Rando Cerro Torre
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Publié le 30 janvier 2018

Vu les prix et le temps de trajet, on a pris un avion de El Calafate à Ushuaïa, plutôt que de faire 2 passages de frontière, du bus et du bateau. Et nous voici donc au bout du monde 😎. Bon pas vraiment, mais on est quand même très très au Sud.

Ici le plus compliqué, c'est le temps. Il change tout le temps, on est près du cap horn, et ça oscille entre pluie, rafales de vents et éclaircies, et encore c'est l'été. Les températures sont entre 5 et 15, mais avec le vent, il faut se couvrir constamment !

La première rando consiste à aller voir... un glacier 😉. Sur la route, on s'aperçoit que le paysage ressemble au reste de la Patagonie, si ce n'est qu'on rajoute encore des couleurs et du contraste, c'est pas trop dégoûtant 😀.

Rando laguna de los tempanos

Le lendemain, on voulait voir les animaux. Dans le canal Beagle devant Ushuaïa, l'Atlantique et le Pacifique se rejoignent, ce qui amène plein de nourriture dans les courants et la faune est abondante. On a choisi une excursion dans un petit voilier, qui s'approche moteur éteint des côtes, pour ne pas trop embêter les animaux. Pendant 4h, on a vu énormément d'oiseaux différents, une colonie de Lion de mer, et évidemment... des pingouins !!!

On a été plutôt chanceux niveau temps, et vraiment gâté par la faune. On a des vidéos sympas, mais ici vous n'aurez que les photos 😉

Sortie bébêtes

On enchaîne par une autre ballade, à la laguna Esmeralda. La couleur de l'eau de glacier est presque laiteuse ici, et on continue de prendre notre pied dans un décor toujours plus magnifique.

Le dernier jour (30/1) c'était repos. Mais Vincent voulant faire un tour au parc "tierra del fuego", donc il y est parti l'après-midi.

Ainsi se termine l'Argentine, où nous sommes restés pas loin de 2 mois et demi. L'étape suivante, c'est la traversée du canal Beagle, pour atteindre Puerto Williams, encore plus au Sud, et au Chili.

De là, après la rando sans doute la plus dure du voyage, nous remonterons le Chili.

Parque Tierra del Fuego
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Nos premiers pas au Chili seront à l'extrême sud du pays, dans un petit village portuaire encore plus au sud qu'Ushuaïa.

Après la traversée courte mais bien mouvementée (prenez un petit bateau à moteur et avancez beaucoup trop vite sur la houle, vous obtenez une Laura toute malade) du canal Beagle, et une petite heure de bus sur une piste de cailloux, nous arrivons à Puerto Williams, sur l'Ile Navarino. A l'auberge El Padrino, on lit sur la porte : "si un lit est libre, posez vos affaires dessus, c'est le votre. Je passerais a un moment." La propriétaire s'appelle Cécilia, elle tient cette auberge, un camping, et elle est à la fois partout et jamais là, de ce qu'on comprend. On finit par la rencontrer, et la convivialité est instantanée. Ici on fait comme chez nous, et on parlera d'argent seulement en quittant l'île (ça tombe bien, le seul distributeur de l'île était en panne quelques jours et ici tout se paye en cash).

On passe une bonne soirée avec des chiliens qui tentent de nous faire progresser en espagnol d'ici et le lendemain c'est parti pour la rando, le fameux "Sendero de los Dientes".

Nous avions trouvé cette rando dans un blog, et c'est pour la faire que nous avons traversé ici. Elle promettait en difficulté et en panorama, on voulait donc se donner ce challenge. La rando dure entre 3 et 5 jours, sans refuge, uniquement en campant le long des lacs, pour l'accès à l'eau. Et petit bonus, il n'y a quasiment personne qui la fait, ça va nous changer d'El Chalten. A Puerto Williams, on a pu louer ce qui nous manquait (une tente et le matériel pour cuisiner). Puis, au matin du 1er février, on s'est donc lancé à l'assaut de cette île du "bout du monde".


Le premier jour est censé être le plus long, et sans doute celui avec le plus gros dénivelé quand on fait le trek en 4 jours (ce que nous voulions faire) puisqu'en fait on fait 2 jours en 1. Le temps était un peu gris, mais pas de pluie en vue, et peu de vent.

Cette rando est réputée pour n'être pas très bien marquée, c'est donc assez facile de sortir régulièrement du sentier, mais avec notre nouvelle appli maps.me et le gps du téléphone pas d'inquiétude. Au final c'est encore plus simple car ils ont (enfin) décidé de marquer proprement le chemin (marre de chercher des marcheurs égarés ?) et c'est des traces toutes fraîches tous les 3 pas qu'on suivra toute cette première étape. On passe le premier campement où d'autres personnes commencent à monter leur tente (il y a vraiment peu de monde sur cette rando, c'est un regal), on enchaîne sur un haut col avec un peu de neige et on redescend à notre objectif après 7-8h de marche.

On installe le campement au bord du lac, puis on se repose tranquillement.

La pluie est tombé... mais pendant la nuit, et tout est sec au matin 😀. Enfin matin pas vraiment puisqu'on s'est accordé une grasse mat' pour nous reposer de notre grosse étape de la veille. On va finalement recroiser tous nos campeurs de la veille, qui picniquent au bord de notre lac. Eux se sont levés aux aurores et on dû passer notre col sous le vent et la pluie.

Chanceux, on part pour cette deuxième journée, sous le soleil. Le décor est dingue : après chaque col passé, c'est une nouvelle vallée immense qui se découvre, avec ses couleurs propres et ses lagunes toujours plus nombreuses. Et bien sûr à part quelques rares marcheurs, pas d'humanité à l'horizon.

La journée est plus courte, avec 6h de marche, et on trouve un petit coin sympa pour le campement, toujours en bord de lac, mais plus abrité dans les arbres.

Par contre, le chemin bien marqué, c'est fini, il faut suivre les cairn, ou MAPS.ME avec le gps. Mais dans l'ensemble, on ne se perd pas trop pour l'instant.

Encore une fois, il pleut la nuit, mais c'est plus ou moins sec au matin, donc parfait pour attaquer le 3ème jour.

Niveau paysage, c'est toujours aussi vierge, immense et splendide, on se régale. Cette fois par contre, une des vallées est une tourbière relativement mal marquée. Le temps est avec nous, et le gps aussi, donc on s'en sort bien. On s'imagine avec la pluie et/ou le brouillard, et seulement une carte papier, la journée serait différente... notamment pour la boue ! Car malgré le beau temps, certains passages sont assez techniques, notamment des petits bouts d'escalade entre des cailloux et de la bouillasse, bien sympathique 😉.

Mais on s'en sort, et on arrive jusqu'au paso Virginia. Concrètement, c'est d'abord une heure de montée raide dans les cailloux, avec beaucoup de vent. Puis une autre heure, moins raide, mais avec encore plus de vent (rafale ~100km/h, pas pratique sur la caillasse avec les sacs). Puis le clou du spectacle, une descente à pic, avec toujours les mêmes bourrasques qui nous obligent à nous accroupir, à nous accrocher et à attendre qu'elles passent. Et encore, au moins il fait beau ! On passe tout ça sans se précipiter, et on campe près du dernier lac. Demain au moins, il suffira de descendre en forêt, puis de faire un peu de route, facile... c'est ce qu'on pensait !

La pluie avait commencé au crépuscule, et ne comptait visiblement pas s'arrêter... On se rend donc à l'évidence, et on plie nos affaires sous la pluie.

La difficulté principale paraît être l'inconfort d'être entièrement trempés en continu. Ce n'est pas agréable, mais au moins c'est le dernier jour, la douche et la laverie nous attendent ce soir.

Mais rapidement, on découvre que le sentier est de moins en moins indiqué, et que le terrain commence à vraiment être très boueux. On se perd souvent, et on suit globalement le sentier grâce au gps, et aux quelques traces de passages humains. C'est long, on tombe plusieurs fois, la boue nous fatigue beaucoup, et on a même pas un petit paysage à admirer pour se remonter le moral.

Au bout de 4-5h, on finit quand même par trouver la route, et il ne reste plus que 8km, potentiellement écourtés si une voiture nous prend en stop. Ce qui finit par arriver, 3km avant la fin. On est un peu naze, la journée a paru infinie, mais on relativise : certains ont 4 jours comme ça, nous n'en avions eu qu'un seul, et le dernier 😀.

Au final, on a donc été très chanceux, et cette rando a été une super expérience. On profite encore 2 jours de la chaleureuse ambiance de Puerto Williams, avec Cécilia et les autres voyageurs, puis arrive le moment de partir pour Punta Arenas.

Le plan original était de prendre un ferry de 36h le long des glaciers. Seulement on ne peut pas savoir si on a de la place, jusqu'au tout dernier moment. Et il n'y en a que tous les 3-4 jours. On choisit donc l'option avion, 2 fois moins cher, et qui ne dure que 1h30, et qui nous laisse apercevoir quelques beaux glaciers entre les nuages. Au revoir le bout du monde, on reprend la direction du Nord 😀.

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Depuis Puerto Williams, nous arrivons à Punta Arenas en avion. Nous sommes encore très au Sud du Chili, en témoigne le vent et les pluies assez régulières.

De ce qu'on comprend, les transports dans le sud du Chili sont assez difficiles, et il faut bien préparer son coup. On décide donc dès notre arrivée de préparer notre départ. Après de nombreuses recherches, on voit que notre meilleure solution pour rejoindre notre prochaine étape sera encore un avion. Nous avons donc une semaine devant nous pour profiter de la région.

Ça tombe bien, l'attraction principale est le parc Torres del Paine, situé près de Puerto Natales, et une semaine devrait être suffisant pour aller le découvrir. C'est un des parcs les plus connu du Chili, il est même sur leur billet de 1000 pesos. On peut y faire des randos de plusieurs jours, mais il faut réserver très longtemps à l'avance. De plus, on a beaucoup entendu qu'il était de plus en plus cher, de plus en plus bondé, et qu'il était assez proche en paysage que ce qu'on avait déjà fait. Mais bon, maintenant qu'on est là, on ne va pas passer à côté 😉

La première chose à faire est de rejoindre Puerto Natales, avec quelques heures de bus bien sûr. Sur place, surprise, on apprend que le parc est inaccessible, les glaciers qui fondent ont inondés une des route d'accès. Apparemment, ce sera fini dans les prochains jours, et on pourra y accéder à temps, ouf.

En attendant, on visite un peu, on prépare la suite, et tant qu'à faire, on se fait une petite ballade à cheval. Pile ce jour là, une télé locale fait un reportage sur les gens qui nous font la ballade , et on peut donc humblement dire qu'on est des stars au Chili.


Puerto Natales vu d'en haut

En fin de semaine, Torres del Paine redevient accessible, et on y part donc au petit matin, pour y passer une journée. On décide de faire la plus grosse rando d'une journée, et d'après le nombre d'heures affichées, il ne faudra pas traîner ! En fait, ils sont larges, et on a pas de gros sacs sur le dos, donc la marche se fait assez facilement. L'objectif est d'aller au pied des fameuses Torres, en passant par une vaste gorge qu'on longe assez longtemps.

C'est vraiment blindé de monde, on est loin des Dientes... Mais on comprend que les randos de plusieurs jours puissent être prisées, le paysage même au début du parc paraît déjà très riche.

Après ça, on est donc reparti à Punta Arenas, d'où partait notre avion. En se baladant, on est passé par le cimetière, apparemment particulier. Effectivement, la partie "riche" est assez impressionnante, et plus verte que ne pouvait l'être Recoleta (étape Buenos Aires). Mais dans la deuxième partie, un peu moins riche, c'est carrément chacun sa case dans des monuments assez gros, et nettement moins esthétique.

Puis est venu le moment du départ, pour l'étape suivante toujours plus au Nord, la Carretera Austral🤔 !

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Depuis Punta Arenas, nous voulions faire la "Carretera Austral" : une route de 1200km dans la Patagonie Chilienne, parfois goudronnée, parfois non, et qui passe par plein de villages et de paysages que nous voulions traverser. Naturellement, nous voulions la remonter du Sud au Nord. Seulement les ferrys qui le permettaient n'avaient pas de place avant 2 semaines, et c'était un peu long, donc on a pris un avion, et un minibus pour aller à Villa Cerro Castillo. Nous ratons les 2-3 villages les plus au Sud, mais bon, on ne peut pas tout faire 😦.

La vallée de Villa Cerro Castillo nous parait incroyable, surtout avec un temps aussi parfait (photo n°2). Cerro Castillo, c'est en fait le nom d'une montagne très imposante à côté du village, qu'on peut voir parfaitement sur la 3ème photo. Et c'est pour lui qu'on est là, pour faire un autre trek de 4 jours, toujours en tente. Dès notre arrivée, on fait donc 2-3 courses, on loue encore tente et rechaud, et on se prépare à partir dès le lendemain matin.


Le problème de cette rando, c'est que le départ se trouve à 20km du village. Et d'après ce qu'on nous a dit, il n'y a quasiment pas de bus, et qu'ils sont tout le temps plein. On décide donc de faire du stop, mais nous sommes des dizaines à faire pareil (pas forcément pour aller à la rando), ça s'annonce difficile...

En fait, il y a plusieurs bus a la journée, peu cher, et on nous avait juste menti pour nous vendre un petit transport privé 4× plus cher 😦. Tout le monde avait été honnête jusque là, donc nous ne nous étions pas méfiés. Au final pas de soucis, grâce à 2 autres français nous finissons par avoir un de ces bus, et à 11h30 le trek peut commencer😀.

Le temps n'est pas au rendez-vous, il pleut de plus en plus, et en plus on doit traverser des rivières pieds nus, ce qui ne nous réchauffe pas vraiment. Au final on est sous la tente à 17h, sous une pluie battante, mais pas grave, demain il fait beau 😉.

Jour 2 : au lever, on découvre finalement un paysage magnifique. On est sur le lit d'une rivière, avec des falaises, montagnes et glaciers tout autour. Une grosse montée au programme, avec du vent, de la neige en haut, et quelques petites surprises.

En effet, on passe au bord des glaciers, qu'on voit se déverser en dizaine de cascades. Très impressionnés, on se demande comment le glacier se ravitaille en hiver, la quantité d'eau déversée est tellement grande !

Toujours en enchaînant vallées, glaciers et traversée de rivières glacées, on finit par atteindre les "pieds" du Cerro Castillo, où l'on plante le campement, fatiguée mais content.

Demain, il faudra monter sur une crête, et sans doute affronter beaucoup de vent.


Le troisième jour, on a attendu la fin de la pluie, vers 11h, pour décoller. On contourne une belle lagune au pied du glacier, et on se lance à l'assaut d'une longue crête en cailloux, ça sera long. Mais à gauche, on a la vue sur la vallée de Villa Cerro Castillo, et c'est magnifique. A droite on a l'imposant Cerro Castillo justement, le glacier, et le lac... on ne va pas se plaindre du vent 😉.

La descente s'annonce plus technique, toujours dans les pierres, et plutôt abrupte. Puis vient la forêt, pendant 3h, c'est beaucoup plus monotone mais on arrive dans les temps au campement.

Reste un dernier objectif optionnel, une lagune une heure plus loin. On se motive un peu, et c'est parti, au moins on fait ça sans les gros sacs, qu'on a laissé au campement.

Le plus gros a donc été fait, demain il n'y a plus qu'à tout redescendre, puis prendre un bout de route pour atteindre le village.

Comme expliqué, le dernier jour n'est que la descente au village. On commence quand même la journée sous une pluie battante, donc en rangeant la tente bien trempée, heureusement c'est le dernier jour 😉. Le temps s'éclaircit doucement et c'est tant mieux. Pas trop naze, on atteint l'auberge en milieu d'après-midi, ce qui nous laisse le temps de préparer la suite, qui se passera à Puerto Rio Tranquillo.

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Publié le 28 mars 2018

En arrivant à Villa Cerro Castillo, nous avions prévu de rater les villages les plus au sud de la Carretera Austral. Pour autant, nous voulions descendre un tout petit peu avant de remonter, en faisant une halte à Puerto Rio Tranquilo. "Un tout petit peu", c'est quand même 4h de bus sur une piste en graviers, mais ce n'était pas la première, ni la dernière 😉.

Puerto Rio Tranquilo, c'est encore un petit village, avec deux attractions principales : la cathédrale de Marmol (de marbre), et la rando sur des glaciers. Pas trop intéressés par la deuxième option, nous voulions par contre voir la première.

Le village est au bord d'un des plus grands lacs d'Amérique du Sud (~3fois le lac léman). Et sur les îles et les côtes, les montagnes sont tout simplement faites de marbre, ce qui donne près de l'eau des formations très particulières.

L'excursion se fait en petit bateau ou en kayak depuis le port, et on longe les côtes, en rentrant parfois dans des grottes, où toute la roche qui nous entoure est simplement de marbre brut. La caverne de marbre, la chapelle de marbre et la cathédrale de marbre sont les résultats de l'érosion du lac depuis des milliers d'années, et on apprécie le résultat, merci dame nature 😀.

Après cette petite excursion, il fallait reprendre la route vers le Nord, on a quand même un continent à remonter !

Seulement, sur la Carretera Austral, les transports, c'est pas la partie la plus évidente. Entre les étapes, il peut y avoir des bus ou des ferrys seulement 2-3 fois par semaine, et en plus, certaines parties sont fermées dû à des éboulements récents.

De Rio Tranquilo à Coyhaique, encore, il y a des bus journaliers, et on arrive donc à Coyhaique rapidement (rapidement, c'est 6h de bus, mais la fin est en goudron 😥).

A Coyhaique, pas grand chose à faire, mais on peut retirer de l'argent (ouf), faire des (vrais) courses, et il y a une très bonne pizzeria pour Laura 😉. Heureusement, parce qu'il va falloir attendre 3 jours, et prendre des ferrys en plus des bus, à cause d'éboulements sur les routes. On arrivera d'abord à la Junta, mini village où on devra passer la nuit, puis un ferry nous emmènera à Chaiten, où on arrivera à 5h du matin !

Après une fin de nuit à la belle étoile dans nos sac de couchage, on découvre cette petite ville assez charmante, et on se renseigne sur les activités à faire.

En fait, depuis le trek de Cerro Castillo, Laura a très mal à la cheville, donc on y va très calmement. On commence par faire les thermes, où on se baigne dans de l'eau naturel à 35-40°, c'est plutôt agréable 😉 . Mais dès le lendemain, elle décide d'éprouver sa cheville, et on prend un guide pour monter sur le volcan Chaiten, qui a explosé en 2008 ! 3h de marche, et on se retrouve au bord du cratère.

Il y a 10 ans, nous aurions été sur une simple colline, dominant la vallée. Mais devant nous, on trouve deux gros dômes, entourés de douves naturels, et encore fumants. Le guide nous raconte cette nuit là, où tous croyait que c'était le volcan d'à côté, plus actif. Le Chaiten n'avait explosé qu'il y a 10000 ans, on le pensait éteint.Les laves ont detruit la ville, qui s'est reconstruite plus loin (là où nous dormons), et les fumées ont atteint Buenos Aires, pour donner un ordre d'idée.

Dernière étape de la Carretera Austral, nous rendre à Puerto Montt. Avec l'état actuel des routes, il suffit de prendre un bus, qui prendra lui-même... 3 ferrys. Le décor est quand même cool, on a l'impression d'être à l'époque des dinosaures. Il reste ici plein de plantes/arbres de cette époque, et on pourrait se croire dans une zone tropicale alors qu'on est encore en Patagonie.

A Puerto Montt, dernière grande ville du Sud du Chili, on reste 2 jours tranquille et on prépare simplement prochaine étape : Pucón !

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Le soir de notre arrivée à Pucón, c'était l'anniversaire de la ville, avec un concert, du monde partout, bref un timing parfait pour nous. La ville est au bord d'un lac, un peu en mode station balnéaire, et impossible de manquer le Villarica, le volcan enneigé tout proche qui domine la vallée.

On fait alors un constat : on est naze, et on ne s'est pas vraiment reposé depuis très longtemps. Même les jours "calmes", on marche toujours 3-4h mini, on fait des recherches, et ça commence à se sentir. Conclusion : la pause s'impose. On décide de rester quelques jours vraiment paisibles, avec des restaux, des grasses mats, en bref du vrai repos. Pas grand chose à vous raconter donc si ce n'est que presque partout, on trouve des sushis corrects 😉.


Bon c'est bon, on est en forme, qu'est-ce qu'on fait maintenant? Le fameux Villarica, plein d'agences proposent de le grimper. Au début on hésite, apparemment c'est cher (120 euros), il y a du monde, mais ça vaut le coup. On finit par se dire que grimper un volcan en activité, c'est pas tous les jours, alors allons-y !

Lever à 5h, un minibus emmène notre groupe de 7 au pied du volcan, où l'on arrive à l'aube. Les 500 premiers mètres de dénivelé se font en télésiège, et c'est pas de refus, vu la hauteur de la bête. C'est qu'avec le sac à dos et équipements que l'agence nous a fourni, on n'est pas très léger. Ensuite, à travers la lave solidifiée et la neige, on monte à rythme soutenu, armés d'un piolet pour s'équilibrer au mieux. Il faut dire que la neige est très glissante en dehors des traces de pas du précédent (et même sur les traces d'ailleurs) et que ça donne sacrément le vertige quand même. 3h plus tard, à 20 minutes du cratère, on pose tous les sacs, et on profite déjà de la vue, claire sur des dizaines de kilomètres de chaque côté.

Sans les sacs donc, on grimpe les derniers mètres, avec un masque à gaz si besoin. En effet, on sent déjà les vapeurs du volcan, et ça nous pique un peu la gorge. On finit par arriver devant le cratère, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est impressionnant. On ne voit pas le fond, et les couleurs sont tellement étrange, qu'on se demande comment ça fonctionne. Nous n'avons pas eu la chance de voir de la lave s'élever comme ça peut arriver parfois, mais pas grave, c'est très bien comme ça n'est-ce pas 😥.

Pas de photos de la descente, et c'est bien dommage, car elle se fait à 80% en luge !! Des pistes se sont creusées avec le passage, et on dévale ça très (trop?) rapidement, jusqu'en bas ou presque. Finalement malgré le prix, la journée n'aura pas été trop difficile, et on ne regrette pas de l'avoir fait, ça valait le coup.

Il faut alors continuer d'avancer, pour arriver au centre du Chili et sa capitale : Santiago !

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Quand on nous parlait de Santiago, en général on nous disait "mouais, c'est juste une grande ville, pas très intéressant". Au final, on s'y est senti si bien qu'on y est resté 2 jours de plus. Dès notre arrivée, on a encore fait un "free tour" de 4h, qui nous a appris pas mal de l'histoire de la ville et du pays. Puis de notre côté on a vu aussi plein de parcs, de musées (notamment celui sur la culture précolombienne), et surtout on a pris les meilleurs sushis et pizzas napolitaines de tout le voyage (et ça c'est pas rien 😉 ).

Valparaiso, c'est à moins de 2h de Santiago, sur la côte, et c'est un peu le repaire des artistes, une ville pleine de culture et de bâtiments aux architectures et aux couleurs originales.

Lorsqu'on arrive, ce n'est pas du tout dans le quartier cool, c'est la pleine nuit, et surtout on a du mal à respirer. Sans doute après une manif dans l'après-midi, il y a des restes de fumigènes, et c'est loin d'être agréable. Le lendemain, avec encore un free tour, on découvre la "belle" partie de la ville, que tout le monde visite, sur des collines où les peintures murales sont omniprésentes, sur des façades déjà très colorées.

Ça fait un peu disneyland du coup après avoir vu les autres quartiers, et même si on trouve ça charmant, on a un peu plus de mal à trouver ça authentique. Vincent réussit quand même à trouver un café vraiment délicieux, et il comprend pourquoi 10 minutes après : derrière le bar on peut lire "si le café n'est pas excellent, on vous en refait un, jusqu'à ce qu'il vous semble parfait".

Notre séjour ici sera court, on reprend déjà un bus de nuit, pour faire 500km vers le Nord, pour La Serena et la vallée de l'Elqui.

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On débarque à La Serena à 5h du matin, comme souvent, il n'est pas facile de réactiver ses neurones. Pourtant il le faut, on doit essayer de rejoindre Vicuña, plus dans les terres, dans la vallée de l'Elqui. Cette vallée, c'est la luxuriance au milieu des montagnes remplies de cactus. C'est ici qu'on produit le pisco chilien, de l'eau de vie de raisin qu'ils mélangent avec de la bière ou du citron, voire qu'ils boivent pur.

C'est aussi dans ce coin du monde, en théorie, qu'on trouve le plus beau ciel du monde la nuit.

L'auberge qui nous accueille est assez atypique, avec pleins d'arbres fruitiers dans la cour, de l'aloe vera, et tout ça en libre accès pour les habitants (Vincent a pu se gaver de figues 😀 ). On a même bu une mixture pisco/fruit de cactus (pas de nom précis), avec pour verre le fruit en question (cf photo).


Deux sorties sont au programme ici : une sortie astronomie dans un des observatoires de la région, et une visite de distillerie de pisco, pour se rafraîchir de la chaleur ambiante ici (ça reste un climat de désert).

A 20h, nous voilà donc sur la route pour rejoindre un observatoire sur les hauteurs de la région, à 1h30 de la ville. C'est un astronome français qui nous fait la "visite", en nous montrant tour à tour des étoiles doubles, des galaxies, des nébuleuses ou des supernovaes qu'on distingue parfaitement dans un énorme Téléscope. Vincent est au anges évidemment, même si malheureusement aucune planète n'est visible à ce moment 😦.

Suite à cette nuit étoilée, nous prenons un bus pour Pisco Elqui, pour visiter une distillerie artisanale et bio de Pisco. C'est tout simplement de l'eau de vie de raisin, ce qui déçoit un peu Vincent qui pensait que c'était plus élaboré. La dégustation se fait pure, et cul sec, et ça nous remet en jambe pour l'après-midi 😉.

Toujours vers le Nord, nous prenons un nouveau bus pour Caldera, plus au Nord toujours, et sur la côte cette fois. Nous ne voulions pas rallier San Pedro de Atacama de suite, donc ça constituait un bon intermédiaire. Ici il n'y a pas de grosse activité, seulement un port de pêche, des excursions pour voir des animaux, et une belle plage à quelques kilomètres au Sud.

Du coup, le programme est paisible, on visite la ville et le port le matin, et l'après-midi on loue des vélos pour aller faire trempette sur la plage de Bahia Inglesa. Alors autant la marche, on peut dire qu'on est rôdé, autant le vélo... c'est pas notre truc.

Enfin il n'y a même pas 2h aller-retour, donc on s'en sort quand même.

Suite à ça, on prend un bus de nuit (encore) pour San Pedro de Atacama, un gros point touristique du Chili, immanquable donc 😉.

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Le Nord du Chili, par opposition à la Patagonie au sud, est presque entièrement désertique. Le désert d'Atacama est le plus aride du monde, dans certaines zones ils peut ne pas pleuvoir pendant 50 ans...

San Pedro se trouve là, village pas immense mais rempli de touristes, qui partent d'ici pour découvrir toutes les richesses de la région. On était dans une partie du village assez éloigné, donc on a plutôt éviter la foule comme vous pouvez le voir sur ces petites photos de l'arrivée.

Il faut savoir que la ville est déjà à 2500m d'altitude, et qu'on peut donc y ressentir le mal de l'altitude. Et alors qu'à Tilcara (même altitude), tout allait bien, ici Vincent a un mal de crâne qui n'est parti qu'en quittant la région 😦.

Pour aller visiter le coin et ses beautés, il faut soit louer une voiture, et ça coûte très cher, soit partir en excursion en groupe avec les agences du coin.

On a choisi la deuxième option, en réservant plusieurs sorties avec la même agence, ce qui permet de réduire un peu les prix. On a commencer par une journée complète qui nous emmenait voir les lagunas altiplanicas. La première lagune, une saline avec des flamands roses, qui évidemment sont trop petits sur les photos 😉.

Ensuite, on monte progressivement sur l'altiplano, jusqu'à 4000m, pour découvrir d'autres lagunes au pied des volcans. On voit beaucoup d'oiseaux et de Vicuña (sorte de lama sauvage et plus fin). Les paysages sont fantastiques, de tous les côtés les distances, les couleurs, tout est à couper le souffle.

Pour finir la journée en beauté, il y a une foire dans un des villages de la région, avec plein de stands de dégustation de vin, et même un concert !


Le lendemain, c'est plus velu, il faut se lever à 4h30, ça pique. On part voir les geysers d'El Tatio, et ils sont bien plus actifs à l'aube. Sur place, le spectacle est là, mais la foule aussi ! La fumée, et l'eau qui bout dans les entrailles de la Terre nous impressionne pas mal, et les explications du guide nous permettent de comprendre le pourquoi du comment. On se sent quand même un peu sur une cocotte minute, ce n'est pas extrêmement rassurant.

Après un bon petit déjeuner (notre guide a même emmené un petit réchaud pour nous faire des oeufs brouillés, le lux!), on peut se baigner dans un bassin à 30° environ, c'est sympa mais là encore, c'est noir de monde.

Enfin on enchaine par la visite d'un petit village et sa vieille église typique, suivi d'un arrêt marécages et oiseaux en tout genre.

Dernière sortie et non des moindres, la vallée de la lune. Ici, il y a quelques millions d'années, on est au fond de la mer. Aujourd'hui c'est désertique, mais le lieu est magique, et évoque effectivement la Lune, voire Mars en certains points. Le paysage est à couper le souffle, mais vous ne le verrez quasiment pas ici 😦. Laura a perdu son téléphone un peu plus loin, et elle avait pris la plupart des photos de cette journée.

Journée qu'on termine par un coucher de soleil magnifique, avec les Andes qui deviennent roses au loin, et les vallées et les canyons tout autour de nous.

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Publié le 19 avril 2018

Après San Pedro, on voulait encore faire un bout de Chili avant de passer en Bolivie. On a donc pris un bus pour Arica, à l'extrême nord du pays (depuis Puerto Williams, a l'extrême sud, il y a quand même plus de 5500km).

La ville est sur la côte, donc pas de problème d'altitude. On peut y faire du surf, ainsi que voir des lions de mer et des tortues. Pour les tortues, on a vu que les têtes qui dépassent de l'eau, mais vu leur taille, ce sont de sacrées belles bêtes.

Après un peu de détente dans une mer presque chaude, on avait pour but d'aller voir la région de Putre, juste avant la frontière bolivienne. Deux options disponibles, louer une voiture ou prendre un tour en groupe avec un guide. Les tours, on en avait un peu marre après n'avoir fait que ça à San Pedro, et la voiture était extrêmement chère. On a choisi une troisième solution : sauter cette zone, mais partir faire son équivalente bolivienne, le parc national de Sajama. On a donc dit au revoir au Chili, et pris la route pour la Bolivie !

P.S. Très peu de photo, car portable de Laura perdu un peu après 😦

A la frontière bolivienne, on assiste à un espèce de petit festival, qui d'ailleurs nous bloque pendant 2h, c'est la journée de la Mer: petite fanfare, défilé en costume traditionnel et sans oublier quelques panneaux de revendication pour leur accès à la mer.

A l'aide d'un minibus, on arrive finalement à Sajama, minuscule village à 4200m d'altitude, au pied du volcan Sajama, qui lui culmine a 6500m (le plus haut de Bolivie). Il y a des alpagas partout (une race de petits lamas), et même un bébé pas trop peureux dans l'hôtel 😀.

Dans les alentours, des lagunes, des geysers et des thermes, le tout peuplé de lama, alpaga et vicuña. On est sur l'Altipanico, une région de grandes plaines aux alentours de 4000m d'altitude saupoudrées de quelques pics engre 5 et 6000 qui s'étend sur tout le sud ouest de la Bolivie (La Paz compris).

Mais à 4200m, le mal d'altitude revient, surtout qu'on arrive de la côte. Et parce qu'il en faut toujours plus, il fait très froid la nuit; On a 5 couvertures en alpaga sur le lit, et c'est à peine suffisant !!!

On se motive quand même, et le lendemain on décide d'aller voir une lagune situé à 12km du village, sur une route de 4×4, en plaine, facile...

Et bien c'est sans compter l'altitude, qui nous donne l'impression d'avoir 70 ans, tant l'effort physique est disproportionné. On arrive tout de même à faire cette rando, malgré la dernière heure sous l'orage. En plus c'est ballot, on voulait se rajouter des termes au retour (eau à 35°, chouette), histoire de se détendre, mais l'orage nous a dit non 😦.


Le lendemain, l'objectif était les geysers. Le but était de partir plus tôt, pour éviter les orages de l'après-midi, et peut-être même de se baigner dans la rivière chaude en aval des geysers.

Alors que nous n'avions vu aucune voiture la veille, on croise trois 4×4 à mi-chemin, qui nous proposent de nous amener jusqu'au geysers. Après la difficulté du jour précédemment, on a été plutôt prompt à accepter 😉.

Ils s'agissait de trois familles (américaines et turcs) dont les enfants sont dans la même école à La Paz (capitale de la Bolivie). On visite les geysers avec eux, on sympathise, et au final il nous embarque avec eux pour aller jusqu'au thermes (mieux que le mini ruisseau). Sur la route, deux 4×4 se sont embourbés, c'était un peu la galère, mais on est finalement tous arrivé, et le repos dans l'eau à 35° était plutôt bienvenu 😉. Au final ils nous ont bien transformé la journée, et on est même invité à La Paz, un gros merci à eux 😙.

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Publié le 13 mai 2018

L'étape suivante nous amène à Cochabamba, à peu près au milieu de la Bolivie. L'arrivée commence mal, puisque le portable de Laura reste dans le bus, avec l'écharpe de Vincent 😦. Mis à part les photos perdus, on se débrouille et tout est réglé le surlendemain, parfait.

On visite alors Cochabamba, qui a son "petit" Corcovado qui surplombe la ville, comme à Rio, mais quelques centimètres plus grand 😉.

Et comme d'habitude, c'est un parc national pas loin qui nous intéresse bien plus, en l'occurence le parc national Toro Toro, où on trouve des traces de dinosaures !

Pas loin pas loin... 5h de bus, sur une "route" de montagne avec une moyenne de 25 km/h, c'est long et et pas bon pour le ventre 😉. On arrive un vendredi après-midi, et comme c'est le week-end de pâques, on apprend qu'il y aura des festivités tout le week-end dans le village, cool 😃. Les "vieux" nous parle d'une procession le vendredi, de ballade de Taureau en pleine ville, puis de combat de ces Taureaux. Les jeunes nous parlent d'un mini festival électro le samedi soir, sacré programme 😉.

On assiste effectivement à la procession juste devant notre auberge, d'une trentaine de religieux suivant un prêtre, sous une petite pluie.

Au bar le soir-même, on sent effectivement que l'ambiance est là. Plusieurs locaux sortent les instruments et la musique traditionnelle qui va avec, et c'est très tard qu'on finit au lit, les visites vont être dures 😦.

Même si le réveil est difficile, on est quand même debout à 6h30-7h, et oui les excursions commencent tôt. On se joint à des locaux pour partager guide et transport, et en avant pour les montagnes alentours, en 4×4 bien sûr. Le programme du matin, des formations rocheuses, des grottes, et des vues à couper le souffle. Effectivement on en prend plein les yeux, et on essaye d'imaginer les millions d'années transformer ce paysage, qui du fond de la mer se retrouve chaîne de montagnes de 4000m de haut.

L'après-midi, c'est spéléo, ou presque. Avec les mêmes boliviens que le matin (et leurs enfants...), on s'embarque derrière notre guide dans une grotte qui va nous prendre 3h à explorer.

Normes de sécurité bolivienne (quasi inexistante), mais on a quand même un casque et une lampe frontale 😉.

De salles en salles, on s'accroupit, on rampe et on admire les stalactites/stalagmites au formes toujours plus étranges.

On finit la journée fatigués, mais visiblement pas assez. Il y avait effectivement un improbable "festival" de musique (le village doit faire 200 habitants) et c'est reparti pour une nuit très courte 😥.

Nuit courte, mais on trouve la force de se lever, aujourd'hui on va voir des traces de dinosaures, et se baigner au fond d'un canyon !!

On commence par les dinosaures, dont les traces de pattes ont séchés et sont restés dans un état incroyablement intact. Vu la taille des papattes, on s'imagine les bêtes marcher ou courir, même si le paysage n'était pas du tout le même à l'époque.

On continue à marcher vers le canyon, dont la vue d'en haut file un bon vertige à Vincent 😅. Durant toute la descente (280m de profondeur), on se dit que le retour va être dur, quasiment tout en escalier ! Mais en bas, on découvre de superbes cascades, sous lesquels on peut se baigner. 4 français dans le groupe de 15, seulement 4 personnes à l'eau, devinez 😉.

Revenus au village, on a à peine le temps d'assister au combat de taureaux avant de prendre le bus. En fait, les deux taureaux se battent, et en quelques secondes l'un des deux abandonne de lui même, et l'autre est déclaré gagnant. Il n'y a ni sang ni mort, c'est déjà ça. Mais ça reste quand même n'importe quoi, surtout que c'est en plein champ, et que le public est... dans le même champ.

Le bus nous ramène ensuite à Cochabamba, où nous planifions la suite. Il faut nous rendre à Santa Cruz, car au matin du 4 avril, notre coloc Maxime nous rejoins jusqu'au 15, et le programme sera dense !!


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Santa Cruz, c'est une grande ville, qui accueille pas mal de vol internationaux, et donc de touristes étrangers. Le climat est quasi tropical, donc il y a plein d'hôtels, et même dans notre auberge il y a une piscine, ce qui nous permet d'attendre Max confortablement 😉.

La ville n'est pour autant pas très accueillante, avec peu de parc et un hypercentre plutôt oppressant.

De ce fait, la visite de Maxime est plutôt rapide, et on passe le reste de la journée à rester tranquille au bord de la piscine 😎.

Le but était ensuite d'aller à Sucre, par un bus de nuit. Mais en se renseignant, on voit que la route et l'une des pires à faire en bus, et qu'on peut arriver a la même heure en avion, en dormant à l'hôtel et pour pas si cher. Ça parait beaucoup plus reposant pour Maxime aussi, qui a 6h de décalage horaire à gérer, alors qu'on va monter en altitude (la fatigue amplifie les effets, on en a déjà fait les frais).

On arrive donc à Sucre le lendemain, qui nous paraît tout de suite beaucoup plus sympathique. Le centre-ville, le marché, on se ballade toute la journée, et on prévoit la rando du lendemain, le long des cascades.

Avec un bus qui nous amène tout au bord de la ville, on se retrouve en pleine nature en seulement 5 minutes de marche. Suite à quoi on longe un ruisseau, découvrant l'une après l'autre les 7 cascades de la rando, avec parfois un peu d'escalade à faire entre les rochers 😅.

On quitte ensuite Sucre le soir, en bus de nuit, pour Tupiza au sud ouest du pays.

Tupiza, c'est une ville de départ alternative pour la sortie du salar d'Uyuni. Depuis la ville d'Uyuni, l'excursion dure 3 jours, c'est un peu la cohue, et on rate une partie du sud Lipez. Depuis Tupiza, il y a moins de monde, on est au endroits touristiques à des heures différées, et la route du premier jour pour rejoindre le tour classique passe apparemment par une région magnifique.

N'en jetez plus, on a compris, on partira de là 😉. En plus, la ville est encore une fois bien accueillante.

Arrivés à 4h du matin, on passe le reste de la matinée à dormir. Et l'après-midi, c'est sortie cheval, dans un décor de western très immersif. Et cette fois, on a pu galoper, et personne n'est tombé 😅.

On se prépare alors pour le lendemain, ou on partira pendant 4 jours en 4×4, dans des décors qu'on nous annonce incroyables...

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C'est parti pour 4 jours de 4×4, avec nous 3 (Maxime notre coloc nous a rejoint), un chauffeur (Segundino), et une cuisinière (Santo).

Jour 1 : Tupiza jusqu'au Sud Lipez. Au Programme, des paysages grandioses dans les andes, sur des plaines toujours plus hautes en altitude (jusqu'à 4800m, comme le mont blanc), entourés de Lamas, de Vicuñas, et même un émeu. On visite aussi des ruines précolombiennes/espagnoles, où ce qui nous aura marqué le plus fut les vizcachas qu'on a traqué pour les avoir en photos (ce sont des espèces de lapin/chinchilla/écureuil/marsupiau/marmotte... en tout cas on les a décrit comme ça).


Jour 2 : On commence par la laguna colorada avec ses reflets roses et ses flamands... roses aussi forcément. Puis on va se baigner dans des termes, au bord d'une autre immense lagune. On ne pourra pas voir la laguna Verde à cause d'un blocage d'une des communautés locales (deux villages sont en pleine dispute territoriale et la route menant à la lagune est en plein milieu).

Toujours au milieu des lamas, on se dirige ensuite vers des geysers, à 5000m d'altitude !! Encore différents des deux précédents, ceux-ci sont plutôt des mares de bouillasse en ébullition. Ça n'enlève rien à l'effet, c'est même au contraire encore plus effrayant 😥.


Jour 3 : On passe dans un décor un peu plus volcanique. En marchant un peu, on va voir la laguna negra perdu dans les canyons de laves solidifiés. Dans le quasi silence, on assiste même à une scène géniale : à notre gauche sur les rochers, pleins de sentinelles vizcacha qui guette et qui s'alertent avec des petits bruits. Pour prévenir de notre arrivée ? Non, c'est un renard planqué sur notre droite dont elles ont peur ! Le pauvre a du souci à se faire avec autant de communication chez ses proies 😩.

On enchaine ensuite avec une vieille station de train au milieu de nulle part, dans le désert. Abandonnée?? Non non, il y a un train de marchandise qui passe pile quand on arrive, qui vient du Chili et rejoint une mine à proximité.

Arrive la fin de la journée, et après un café à l'hôtel, on se dirige vers l'Apothéose du séjour, le coucher de soleil sur le Salar d'Uyuni. Une fine couche d'eau de 20-30cm recouvre cette partie du Salar, et sans vent l'effet miroir donne une ambiance extraordinaire. En plus, Maxime a ramené un St nicolas de bourgueil, et c'est le moment idéal pour le déguster 😉.

Jour 4 : On se lève très tôt, pour le lever de soleil sur le salar. On roule sur l'eau de nuit, avec 2 autres 4×4 au cas où l'un reste bloqué. Une fois arrivés sur le sel, on peut sortir admirer le lever de soleil, et prendre les premières photos. Le Salar est immense, on s'en rend compte de plus en plus. Au fur et à mesure qu'on avance, les montagnes d'en face paraissent toujours plus loin.

On finit par rejoindre l'île au cactus, en plein milieu du salar, où après une petite marche jusqu'au sommet, on prend un bon petit déjeuner.

Après un peu de route (enfin, de sel), on s'arrête une nouvelle fois pour faire des photos, ici on peut s'amuser facilement avec la perspective, c'est le décor idéal.

Puis on se dirige vers la destination finale, Uyuni. La ville n'est vraiment pas terrible, avec un seul endroit à visiter, le cimetière des trains (et encore, tous bien tagués). On arrive quand même à trouver un bar où passer le reste de l'après-midi, et on embarque ensuite pour un nouveau bus de nuit, direction La Paz !