Carnet de voyage

Thailand

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Un proverbe thaïlandais dit: "La bouche qui parle trop vite fait perdre la confiance; les pieds trop agiles font tomber de l'arbre."
Juin 2017
30 jours
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Sawatdi kha, lecteurs!

Pour la petite histoire linguistique, le thaï va mettre une terminaison différente aux mots selon si c'est un homme ou une femme qui parle, donc "sawatdi kha" si une femme dit bonjour ou "sawatdi khap" si c'est un homme. Moi, j'avais compris que ça dépendait de la personne à qui on s'adressait et donc je disais "kha" aux femmes et "khap" aux hommes; et je trouvais les hommes, qui me saluaient donc avec "sawatdi khap", vachement machos et peu respectueux de me saluer comme si j'étais un homme ˆˆ

Voici la suite de mes aventures, en Thaïlande! Mais d'abord, quelques informations sur le pays: Superficie: 514.000 km² (plus de 16 fois la Belgique) Population: 68 229 099 habitants (plus de 6 fois la population belge) Densité: 133 habitants/km² Indépendance: 27 juin 1932 Monnaie: le Baht Devise nationale: "L'unité du peuple fait le succès et la prospérité"

Drapeau thaïlandais / La Thaïlande à l'échelle du monde

Arrivée en soirée à Bangkok, ville pleine de gratte-ciels, dans une chaleur moite et une bonne grosse tempête avec des éclairs énormes, démarrage en force! Puis, pour mon unique journée à Bangkok avant de partir pour le nord, je fais une première découverte de la ville à pied après une bonne nuit de sommeil, et heureusement, sans pluie pour le début de journée. Mon auberge est en lisière de Chinatown et du fleuve qui traverse la ville, Chao Phraya, sur laquelle on peut même se déplacer en water taxis (je laisse ça pour plus tard) et je me balade donc au gré du vent pour faire connaissance avec la Thaïlande. Partout, les noms des rues (oui oui, quelle évolution pour moi!!), des photos géantes du défunt roi et de petits autels avec des offrandes (genre des fruits et... des bouteilles de soda ouvertes avec une paille dedans ˆˆ) Je passe d'abord par le fleuve puis traverse le quartier des garagistes (vraisemblablement) et arrive à la Chinatown Gate près de laquelle se trouve le temple Wat Traimit, renfermant un Bouddha de presque 5 mètres de haut et de 5,5 tonnes entièrement en or. Petite anecdote, on ne sait que ce Bouddha est en or que depuis 40 ans, lorsqu'il a été déplacé d'un bâtiment à un autre et qu'un bout de la couche de plâtre qui le recouvrait (pour le protéger du vol et lors des invasions) s'est détaché.

Partout, on voit des panneaux tentant de dissuader les touristes (et pas que?) de se faire tatouer bouddha ou d'acheter des objets peu respectueux le représentant. Il faut également savoir qu'en Thaïlande, le (défunt) roi est vénéré et que toute critique envers sa personne est passible de prison à vie et que marcher sur un billet de banque (portant son effigie), s'il s'envole par exemple, est un acte irrespectueux qui peut être puni par 5 ans de prison. Prudence!

Le lendemain, je pars de bon matin en direction de Chiang Rai (dans le nord de la Thaîlande), à 12 heures de route.

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Après un trajet de 12 heures vachement confortable dans mon bus (je découvre les joies de la Thaïlande et un des avantages de ses nombreuses années de dévoleppement touristique), je rencontre deux amies, Rona d'Ecosse et Hilary de Hong Kong, à mon arrivée à l'auberge. Nous discutons un peu et décidons d'aller visiter ensemble Wat Rong Khun, le célèbre Temple Blanc de Chiang Rai le lendemain. Il s'agit d'un temple contemporain (1997) super kitsch réalisé par le peintre et architecte national. Jugez par vous même! Malheureusement, on ne peut pas prendre de photos à l'intérieur, sinon j'aurais pu immortaliser les portraits de personnages fictifs ou réels contemporains peints par l'architecte sur les murs du temple, à la place de l'histoire de la vie de Bouddha, comme dans les autres temples. Entre autres, je cite Jack sparrow, un Minion, Harry Potter, Keanu Reeves dans son rôle de Matrix, Michael Jackson, le chat d'Alice au pays des merveilles, Spiderman, Dark Vador, Batman, Sailormoon, les tours du WTC pendant l'attentat (je pique la photo 7 d'Internet, pour illustrer mon propos). Tout ce petit monde sous le regard attendri d'une satute de Bouddha en or, bien sûr... ˆˆ

Après la visite, nous retournons en ville nous balader un peu avant le départ des deux filles pour Chiang Mai. Une fois le dîner englouti et les contacts échangés avec les filles, je me mets en quête d'une agence de trek pour pouvoir faire une balade dans les petits villages alentours (raison initiale de ma venue à Chiang Rai). Malheureusement, saison basse oblige, il n'y a pas de réservation d'autres gens pour un trek et ils n'en organisent pas pour une personne seule. Un peu déçue au début, je finis par décider d'écourter mon séjour à Chiang Rai et de pouvoir ainsi profiter d'un jour de plus à ma prochaine destination, Pai. Je termine la journée en m'imprégnant de l'athmosphère au marché hebdomadaire du samedi qui s'est installé dans les rues en milieu d'après-midi pour y rester jusqu'au soir. Je pars le lendemain matin pour Pai, petit village découvert par les hippies il y a plusieurs dizaines d'années et devenu (malheureusement) fort touristique depuis.

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Il fait presque noir à mon arrivée à Pai et je me dirige donc directement vers ma guesthouse après un souper rapide au centre. L'adresse m'a été conseillée par un ami, et je rencontre Lang, petite thaïlandaise qui fait de la cuisine bio et fait pousser elle-même ses légumes, fruits et épices sans produits chimiques dans son jardin. Ceci impliquant cela, cet environnement très naturel me permet de rencontrer différents types d'animaux dans ma chambre tout au long de mon séjour de 4 nuits; les highlights: la colonie de grosses fourmis (inoffensives) devenues des fourmis ailées au bout du 2e jour, les lézards (qui mangeaient les araignées, merci les gars (!), mais dont un m'est tombé sur la tête, une fois en ouvrant la porte) et le must, la grenouille qui est venue visiter ma poubelle deux soirs d'affilée et qui m'a valu une petite frayeur en entendant quelque chose bouger dans ma poubelle ˆˆ Bref, le lendemain, Lang me prête un vélo et je pars à la découverte des alentours en début d'après-midi. Au programme, un temple (quoi de plus surprenant?), le petit village chinois à quelques kilomètres et une cascade. Les distances n'étant pas très grandes, je suis contente et me lance sur les routes, avide de découvrir tout ça. Je déchante très vite face aux dénivelés et à la montée constante vers le temple, la chaleur et l'humidité n'aidant pas. Les cuisses brûlantes (:D) et le reste trempé, je visite le temple de Wat Nam Hoo, rendu célèbre en Thaïlande par une statue de Bouddha de laquelle aurait jailli de l'eau sacrée (!). Après un long moment de repos sur le site, je décide de ne pas m'obstiner à continuer à monter dans cette chaleur mais de redescendre au village pour profiter de la fin d'après-midi. De nouveau, je fais un arrêt au marché et découvre différents fruits propres à l'Asie du Sud Est: entre autres (et dans l'ordre des photos), le fruit du dragon, le mangoustan, le ramboutan (se rapprochant un peu du litchi) et le sala.

M'étant rendu compte la veille qu'il (m')était impossible de visiter les alentours à vélo ou à pieds, je me résigne, le matin de mon deuxième jour, à louer mon premier scooter. Curieuse et excitée à l'idée de conduire un scooter mais un peu dubitative de le faire seule pour la première fois, je constate une fois de plus que ma bonne étoile veille et qu'il n'y a jamais de hasards: en marchant vers le centre, je suis accostée par Grégory, français vivant à Pai 6 mois par an depuis 8 ans, qui me propose un lift jusqu'au centre. D'abord hésitante (genre "j'ai pas besoin d'aide, je sais me débrouiller toute seule, blablabla"), je finis par accepter car il fait déjà chaud et le chemin n'est pas très agréable. Et une fois de plus, mon instinct m'a bien conseillée. En effet, je finis par prendre le petit-déj avec Grégory, on lie un peu connaissance et il me propose de m'accompagner pour louer mon scooter. Et puis, comme un ami ou un grand frère l'aurait fait, il a testé mon scooter pour s'assurer que c'était un bon, m'a choisi un casque de compèt', m'a accompagnée faire le plein et puis m'a emmenée hors du centre dans des rues désertes et m'a fait faire des slaloms et des demi-tours pour que je me familiarise avec le scooter avant de partir seule sur les routes. Alors, la vie est bien faite ou pas? :D

Après avoir convenu de se retrouver le soir au marché, je quitte Grégory et commence mon aventure à scooter! Quelle liberté!! Et quel bonheur de refaire la même route que la veille sans efforts et avec le vent rafraichissant! Waouw, je suis conquise :D Bon, je commence par une bonne petite drache, ce qui me permet de découvrir un nouvel avantage de mon super poncho rouge: je sais même garder mon casque en-dessous! Mais ce n'est que de passage et je peux terminer sous le soleil le programme commencé hier: visite du petit village chinois de Ban Santichon et de ses alentours avec prise de hauteur sur la vallée, et puis petite pointe vers la cascade de Nam Tok Mo Paeng.

Photo 6: une grande roue (ou pas si grande) faite mains. Je crois que j'aime mieux celle de la foire de Liège ;) 

A la cascade, je trouve quelques poignées de touristes en train de barboter... Heureusement, je m'éloigne un peu et trouve un autre petit coin plus calme avec une belle vue. Mettant beaucoup moins de temps à me déplacer qu'à vélo, j'arrive encore à me rendre au grand Bouddha blanc dans la forêt de la colline d'en face avant la pluie quotidienne du soir.

Photo 4: N'ai toujours pas compris ce que ce panneau voulait dire ;) Photo 9: les nuages de pluie sur une partie de la vallée

A plusieurs reprises, j'avais de nouveau essayé de partir en trek au départ de Pai pour visiter des petits villages, mais n'ayant pas d'autres réservations, les agences ne voulaient rien organiser seulement pour moi. Pour mon dernier jour, Grégory m'emmène alors à un village de la tribu des Karen (une tribu de "Long Necks", dont les femmes ont pour tradition de porter des anneaux dorés autour du cou). Curieuse de découvrir un village typique mais un peu mal à l'aise, n'ayant pas envie que les gens se sentent observés comme dans un zoo, je me rends vite compte à notre arrivée que ce village est juste une attraction touristique. Il a des heures d'ouverture, il faut payer un droit d'entrée, il y a juste 2-3 maisons en bois, pour dire, et je ne vois que deux jeunes filles tenant chacune un shop de souvenirs. Moins de malaise pour moi, mais aussi beaucoup moins d'intérêt! Je fais 2-3 photos et on s'en va. De retour en ville, Grégory me fait découvrir deux boissons locales fabriquées au café où nous nous sommes arrêtés, le Kombucha, du thé fermenté qui devient pétillant et qui se boit comme un ice tea, et le "wheat grass juice", ou jus de germe de blé, des pousses d'herbes pressées qui en font du jus et qui auraient des vertus énergisantes (photo 5). Ca se boit en accompagnement de thé vert et ça goûte vraiment... l'herbe ;) Après cette petite dégustation, le tenancier du bar nous propose une initiation à la méditation qu'il donne gratuitement cinq minutes plus tard, et je me joins donc à eux.

Une fois mon dîner englouti après la pause méditation improvisée, je repars sur ma mopette en direction des chutes d'eau de Nam Tok Pembok. De nouveau envahies par les touristes, je ne fais que le petit parcours qui me mène jusqu'aux chutes, prends quelques photos, puis me remets en route vers un site de rizières que l'on peut traverser sur un long pont en bambou. Ici, il n'y a personne et je profite bien de la balade :)

Photo 2: mon Bouddha blanc de la veille, au loin, perdu dans la forêt 

Comme dernière étape de la journée, je change complètement de décor et passe un couple d'heures au Canyon rouge de Pai, espérant pouvoir assister à mon premier coucher de soleil en Thaïlande. Mais le ciel est couvert et je préfère rentrer avant la pluie. Sur la route du retour, je profite quand même de quelques rayons de soleil dans la vallée mais, 1 heure plus tard, c'est de nouveau le déluge! :) Le lendemain, je quitte Pai en direction de Chiang Mai (à ne pas confondre avec Chiang Rai).

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Arrivée à Chiang Mai vers 13 heures après un trajet plus que secouant dans les 762 tournants (chiffre véridique) qui séparent Pai de Chiang Mai, j'ai la surprise de tomber sur Hilary et Rona que j'avais rencontrées à Chiang Rai et qui quittent Chiang Mai quelques heures plus tard. Nous décidons d'aller dîner ensembe et elles me racontent leur séjour à Chiang Mai, en me donnant quelques conseils de chouettes activités. En effet, Chiang Mai est une moyenne ville de presque 400.000 habitants dans laquelle, à part ses temples, on "fait" plus de choses que d'en "voir". Après leur départ, j'élabore mon programme des prochains jours, puis pars découvrir les alentours de l'auberge.

Photo 12: fresque sur un des murs de mon auberge, avant-goût de ma journée du lendemain

Le lendemain, je pars avec un groupe pour une journée dans la nature: au programme, visite et aide à l'Elephant Sanctuary, centre de soins aux éléphants où les touristes peuvent s'en occuper, détente à une cascade, puis petite randonnée et descente de la rivière sur un radeau en bambou.

Une fois arrivés sur place, nous passons chacun une blouse fournie par le centre et portée par les bénévoles qui passent par le centre, afin de faire croire aux éléphants que nous sommes le même groupe que la veille et qu'ils ne s'effraient pas. On reçoit ensuite un petit briefing sur les éléphants, puis direction une petite clairière où on va les nourrir de bananes, pour une première prise de contact et qu'ils s'habituent à nos voix et nos odeurs. Les éléphants peuvent vivre jusque 80 ans et les femelles ont, en général, une seule portée sur leur vie. Celle-ci dure environ 22 mois, et cela arrive parfois d'avoir des jumeaux (!). Il s'agit ici évidemment d'éléphants d'Asie, qui sont plus petits que ceux d'Afrique, qui ont un crâne à deux "bosses" contrairement à leurs cousins d'Afrique qui ont le crâne rond. Les éléphants d'Afrique ont une petite tête et de grandes oreilles et en Asie, c'est l'inverse, ils ont une grosse tête et de plus petites oreilles (je tire cette explication d'internet: ses oreilles étant remplies de veines, l'éléphant rafraichit son sang en battant des oreilles. Comme il fait plus chaud en Afrique qu’en Asie, la nature a doté l'éléphant d'Afrique de très grandes oreilles). Ce genre de centres reccueillent la plupart du temps des éléphants qui ont vécu et ont été dressés soit dans des cirques, soit sur des sites touristiques proposant des balades à dos d'éléphants, où ils sont maltraités. L'éléphant n'est pas un animal domestique et pour qu'il accepte de tirer des charges, de faire le beau ou de porter un siège et des personnes sur son dos, il faut le dresser dans la peur et l'isolement, ainsi que l'enchaîner dès qu'il n'est pas occupé et le piquer avec ce bâton pointu dont les cornacs sont toujours munis dès qu'il fait un pas de côté. Ces centres essaient de reproduire le plus fidèlement possible les conditions de vie en liberté des éléphants. Quand nous sommes descendus à la clairière, un des éléphants s'était d'ailleurs taillé ˆˆ

Après l'étape de gougouilles bananes, nous passons aux choses sérieuses: le bain de boue (photos 8-10)! L'idée étant de ramasser des paquets de boue par terre et de leur en enduire la peau. Même s'ils ont la peau épaisse, on voit qu'ils sentent les caresses et les massages et qu'ils aiment ça! Bien sûr, l'équipe de locaux qui nous accompagne s'amuse, non pas à enduire les éléphants de boue, mais plutôt à nous en recouvrir, nous ˆˆ Et une fois le bain de boue fini, nous passons à la rivière pour les rincer! Pour finir, petite séance photos pour chacun, où nos accompagnateurs s'éclatent à nous balancer des seaux d'eau dessus :D

Après cette super expérience avec les éléphants, ils retournent vers la maison et nous continuons notre chemin vers une cascade d'eau. En chemin, on tombe par hasard sur le petit serpent (inoffensif) de la photo 2. Une fois le puissant massage de dos sous la cascade fini, nous retournons vers le centre pour le dîner puis partons en balade. Nous rencontrons la grosse chenille de la photo 4, un singe domestiqué dont la maman est morte et qui a été recueilli par la dame que l'on voit sur la photo 5 en train de se faire nettoyer le crâne (hehe), et quelques plantes et fruits exotiques, comme la carambole de la photo 6 (un peu amère, mais pas mauvaise). Une forte pluie nous attrape malheureusement pour la fin de la balade et je n'ai donc plus pu prendre de photos, mais nous avons gagné, en revanche, un super chapeau fabriqué par notre guide à l'aide de ces énormes feuilles complètement étanches et d'un bâtonnet :) Arrivés au bord de la rivière, nous avons énormément de chance et la pluie s'arrête pour notre descente d'une heure en radeau en bambou! Etant donné que c'était un peu périlleux, notre guide nous conseille de ne prendre aucun appareil électrique avec nous, donc pas de photo. C'était par contre une super expérience!! Nous étions 2-3 par radeau, de la largeur d'une personne assise et d'une longueur de 4-5 mètres, mené par un bonhomme avec un long bâton. On a traversé quelques petits rapides, c'était super drôle!! Et après tout ça, retour à l'auberge à l'arrière d'un pickup, où je me suis endormie comme un bébé.

Le lendemain, nouvelle aventure: la journée cours de cuisine thaï chez Mama Noii! On commence par un arrêt au marché où l'on nous montre les différents ingrédients de la cuisine thaï, dont ceux que nous allons utiliser dans nos recettes du jour. J'en profite pour prendre encore quelques photos d'aliments que je ne connais pas, comme le santol (fruit, photo 5), le durian (fruit, photo 6), des haricots géants (photo 8) et de petites aubergines blanches (photo 9), qu'ils utilisent dans beaucoup de plats. Sur la photo 2, du poisson sèché, dont les thaïlandais raffolent.

Nous repartons ensuite en direction de la maison de Mama Noii. Pareil ici que chez Lang, à Pai, les fruits, légumes et épices sont majoritairement cultivés sur place et sans produits chimiques. Je me balade d'abord un peu pour m'imprégner du lieu, et puis le cours commence!

Photo 8: notre table de travail 

Aujourd'hui, exception apparemment, nous avons un petit groupe de trois; je suis accompagnée de Molly et Sam, deux anglais. Au programme, une soupe, un plat, un curry, une entrée, un dessert et la recette du Thai Iced Tea. Pour chaque plat, nous pouvons choisir entre 3-4 options. Je choisis d'abord la Chicken in Coconut Milk Soup (ingrédients photo 1 et résultat photo 3) et le fameux, célèbre et typique Pad Thai dont je raffole (ingrédients photo 2 et résultat photo 3). Nous recevons chacun les différents ingrédients dont nous avons besoin et n'avons plus qu'à les éplucher et/ou les couper. Une fois nos ingrédients prêts pour la soupe et le plat, nous passons aux fourneaux et faisons cuire tout ça sous les instructions et l'oeil attentif de notre cheffe cuistot (malheureusement, nous n'avons pas eu la chance d'avoir Mama Noii en personne). La préparation finie, nous passons à table! Résultat: un peu trop épicé pour moi, mais vraiment pas mal pour une première expérience :) Nous passons ensuite au Massaman Curry! Pour faire un curry, je ne le savais pas, on a besoin de "curry paste", cette pâte épicée qui va assaisoner le tout (mon résultat, photo 5). Ici, pas question de l'acheter toute faite (on en trouve sur les marchés, car la préparation est physique), mais nous écrasons et pilons nous-mêmes les ingrédients de la petite assiette orange (photo 4) après les avoir réduits un maximum au couteau. Du nerf, du nerf, ça prend du temps et il faut un bon muscle au bras droit pour enfin arriver à un résultat satisfaisant pour notre cheffe! :) Enfin, elle est contente, et nous passons aux fourneaux pour faire mijoter le tout (photo 6). Déjà bien remplis avec notre soupe et notre plat, nous décidons tous les trois de faire emballer notre curry pour le manger le soir. Vient ensuite la préparation du Thai Iced Tea, qui consiste en du thé noir versé sur un mélange de lait, de sucre et de lait concentré, le tout arrosé de glaçons. Le tout se mélange ensuite et se boit à a paille; c'est agréable et surtout, raffraîchissant! Molly et Sam n'ayant choisi que l'option demi-journée, je continue seule pour la salade et le dessert, et ai donc moins d'occasions de prendre de photos. Pour ces deux plats, j'avais choisi la Papaya Salad, délicieuse mais fort épicée (oui, j'ai une tolérance assez basse :D), et le Mango Sticky Rice comme dessert, que j'aime également beaucoup. Pas d'inquiétudes, il ne s'agit pas de colorants chimiques dans le riz mais bien de la couleur bleue obtenue en pressant des petites fleurs dans du jus de citron vert, comme dans la recette d'origine (la plupart du temps, le riz des Mango Sticky Rice que l'on trouve dans les restaurants n'est pas du tout coloré). Cette journée a vraiment été une super chouette expérience, surtout pour moi qui n'aime pas spécialement cuisiner à la base. Je me verrais encore bien essayer de les refaire en Belgique mais pas sûre que je sois capable de refaire tout ça aussi bien avec les ingrédients qu'on trouve en Europe et sans aide d'un professionnel ;)

Revenue en milieu d'après-midi, je décide d'aller jeter un coup d'oeil au quartier de China Town et au marché chinois. Une partie du marché et entièrement occupée par des fleuristes, qui sont réputés dans la ville pour faire de superbes constructions florales! Sans doute ayant pris l'élan au cours de cuisine du matin, je décide de ne pas mourrir idiote et achète quelques fruits locaux au marché pour me faire ma propre idée. Au menu, du durian, du fruit du dragon et du pomélo. Pour la petite histoire, le durian est un fruit très apprécié dans l'assiette thaïlandaise mais dégage apparemment une odeur très forte et désagréable quand il est encore dans son enveloppe (je ne l'ai pas encore sentie jusqu'à présent), si bien que l'on voit souvent à l'entrée des hotels, des restaurants et sur les frigos communs des auberges, des panneaux interdisant les gens d'amener du durian hehe ;) Son goût n'est pas désagréable en effet mais il a une texture pâteuse un peu désagréable, le fruit du dragon n'avait malheureusement pas beaucoup de goût mais n'était pas mauvais, et le pomélo était délicieux!

Photo 5: insectes grillés! :D 

Pour ma journée pleine au centre de Chiang Mai, je décide de suivre la balade proposée par le Lonely Planet, qui fait la tournée des principaux temples et monastères de la ville, ça faisait longtemps! Tout un programme! :D Je commence la journée au temple le plus célèbre de Chiang Mai et ayant le site le plus étendu, Wat Phra Singh. Photo 3: il y a souvent un moine qui se tient à disposition dans chaque temple, pour les gens qui viennent prier ou chercher une bénédiction, ils amènent alors de nombreuses offrandes en nourriture ou linge. Photo 4: une statue de Bouddha en jade, eh oui, pas de la crotte! Photos 5 et 6: les thaïlandais ont apparemment de coutume de reproduire des statues en or ou en cire de leurs moines les plus sages et révérés, une fois morts. C'est une manière de les garder un peu parmi eux. Alors moi, la première fois que j'en ai vus, j'ai cru que c'était de vrais moines en méditation et je suis restée plusieurs minutes immobile pour voir si leurs poumons bougeaient... :D Il faut dire qu'ils feraient de l'ombre aux musées Tussaud, tellement c'est bien réalisé! Photo 8: j'ai été très amusée par cette statute (en or, s'il vous plait!) représentant un policier héroïque devant la station de police ;)

Je poursuis mon petit bonhomme de chemin et arrive, sous la pluie, au superbe temple en teck de Wat Phan Tao (ce qui m'empêche de prendre une photo de l'extérieur). Il dispose de 28 pilliers en teck menant à une statue particulièrement gracieuse de Bouddha. Je continue ensuite au temple de Wat Chedi Luang (à partir de la photo 3), avec son énorme et majestueux hall, son stupa datant de 1441 malheureusement un peu détruit et mon premier Bouddha couché. A ce temple, j'ai l'occasion d'assister à un Monk Chat (animé par un bénévole, cette fois) avec trois autres touristes. Ces Monk Chats sont des séances organisées par différents temples et monastères qui permettent aux touristes (mais pas que) de rencontrer des moines (ou des bénévoles), et d'en apprendre d'avantage sur la vie de moine et sur le bouddhisme. Les moines, eux, sont contents de pouvoir pratiquer leur anglais. Pendant cette séance, j'apprends que tout thaïlandais doit prendre la robe de moine au moins 2 fois dans sa vie, chaque fois pour une durée minimum d'une semaine, en pouvant y rester autant de temps qu'il désire. Beaucoup d'enfants sont envoyés au monastère car ils y sont nourris, logés et reçoivent une éducation souvent poussée (apprentissage de 4-5 langues, dont le pali, la langue religieuse des livres bouddhiques, l'anglais et le chinois!) et gratuite. Tout le monde passe d'abord par le statut de novice avant de devenir moine. Cela fait une grosse différence: le novice n'a "que" cinq règles majeures à respecter (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas être saoul (les adultes sont autorisés à boire un peu d'alcool (!) mais pas à en être saoul), ne pas avoir de plaisir sexuel et ne pas raconter de mensonges), tandis que le moine en a 227! Bien sûr, il y a des règles plus importantes que d'autres. Si un moine enfreint une des cinq règles majeures, il doit remettre sa robe et ne sera plus jamais autorisé à être moine. Par contre, si une des règles mineures est enfreinte, le moine sera puni par le jeûne ou une retraite de méditation forcée à l'écart du monastère d'une durée plus ou moins longue. Nous avons également parlé du bouddhisme. Notre interlocuteur nous explique que Bouddha n'est pas un dieu. Il y a en fait 5 Bouddha en tout ("bouddha" signifiant "enlighted", "l'éveillé"), mais on parle principalement de Siddhartha Gautama, le prince né à Lumbini (Népal) devenu Bouddha et pour qui l'enseignement aux fidèles était si important. Quand je lui demande si les fidèles prient Bouddha, le bénévole me répond (je cite sa réponse en anglais, car elle fait moins de sens en français): "We don't pray P-R-A-Y Bouddha, we pay P-A-Y respect to Bouddha". En effet, les bouddhistes ne parlent pas (de ce que j'ai compris) à Bouddha comme certains le font à leur dieu dans d'autres religions, mais ils récitent des textes en l'honneur de Bouddha appris par coeur, c'est comme ça qu'on les entend toujours parler en coeur, quand ils le font à voix haute. Pour le côté plutôt culture thaï, j'ai également appris qu'avant, la façon traditionnelle de se dire bonjour était de joindre les mains et de les placer tour à tour devant le front, le nez, la bouche et enfin le coeur. Cette salutation a pour signification de faire référence et montrer du respect à Bouddha (le front, avec le troisième oeil), à ses parents (le nez, pour le souffle de vie qu'ils ont mis en nous), à notre instructeur (la bouche, car il nous a appris par la parole) et enfin, à la personne que l'on a en face de soi (le coeur, les mains sont situées entre nous et la personne qu'on salue, comme signe d'égalité). Actuellement les gens, les gens ne placent "plus que" une fois les mains jointes devant leur coeur. Bref, quelle heure enrichissante et quelle chance pour moi d'avoir pu y assister!!

Je me dirige ensuite vers la place avec le monument Anusawari Sam Kasat, ou monument aux trois rois, qui commémore la fondation de la ville lors de l'alliance entre les rois de Phayao, de Chiang Mai et de Sukhothai. Et puis vers mon dernier temple, celui de Wat Chiang Man, le plus vieux de la ville, datant de 1296. Je termine la journée au marché hebdomadaire du dimanche, très grand et populaire, installé dans la rue principale dès l'après-midi jusque tard dans la nuit.

Et enfin, pour finir mon séjour à Chiang Mai en beauté, je termine par prendre un cours de deux heures de Muay Thai, la boxe thaï, au club Por Silaphaigym de Chiang Mai, avec l'instructeur Prasit Silaphai. J'y retrouve pas mal de techniques du Krav Maga (puisque le Krav s'en inspire pour une partie), mais également dans la manière de s'échauffer. Néanmoins, l'accent de Sil étant un peu difficile à comprendre en anglais, je me suis pris quelques pénalités de dix pompes quand je comprenais mal ses instructions et ne faisais pas le mouvement qu'il voulait... Tout ça dans la bonne humeur bien sûr ;) Malgré deux heures très intensives, ça m'a fait un bien fou de retrouver ces sensations après autant de temps, et si je ne faisais pas déjà du Krav, je commencerais bien le Muay Thai!!

Après ces deux premières semaines de découverte du nord de la Thaïlande et de nombreuses premières expériences pour moi, je quitte le pays pour me rendre un mois en Birmanie. Je reviendrai ensuite pour deux semaines d'exploration du centre du pays et de Bangkok, avant de m'envoler pour le Japon.

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De retour en Thaïlande après presque 4 semaines en Birmanie, je me prépare à une facette plus historique et culturelle du pays que lors de mon séjour précédent au nord. Le lendemain de mon retour à Bangkok, je monte donc à la cité très prometteuse de Sukhothai. Sukhothai est la première capitale du royaume Siam, fondée en 1238, mettant fin au royaume khmer d'Angkor Wat. Cette période est souvent considérée comme l'âge d'or de la civilisation thaï. La vieille ville de Sukhothai s'étend sur 45km carrés et est parsemée de ruines de temples, de statues et de bâtiments datant de cette époque. Le lendemain de mon arrivée, je loue un vélo et pars me balader dans la vieille ville. Je commence par le site le plus populaire, Wat Mahathat (photos 1-8), qui compte quand même un total de 198 stupas sur une surface de 200 sur 206m. Il s'agirait du centre spirituel et administratif de l'époque. Et malgré tous les temples que j'ai déjà vus, le soleil et le ciel bleu (enfin de retour!!!) aidant sans doute un peu aussi, je suis complètement sous le charme de ce premier site! Je fais ensuite un détour par la statue du roi Ramkhamhaeng, le troisième roi de Sukhothai, puis m'arrête sur le site de Wat Sa Si, situé sur une petite île habitée par une floppée d'oiseaux blancs (photo 12).

Photo 10: Un Bouddha au déhanché un peu... efféminé? :) 

Je repars vers le site de Wat Si Sawai, doté de trois tours de style khmer datant des 12e et 13e siècles. Il s'agit d'un temple construit par les khmers mais consacré à la religion hindoue, à la base. Je fais ensuite une halte au Wat Trapang Ngoen (photo 4) et à d'autres temples mineurs, puis sors du bloc central de la vieille ville pour partir vers le bloc nord. Là, le soleil ressort des nuages au temple de Wat Phra Phai Luang, également dans le style khmer. Il est supposé être le centre de la capitale khmer, lorsque la région était sous leur occupation. Sur les photos 6, 9 et 10, de petites statues de moines, du roi et d'autres personnes (peut-être célèbres en Thaïlande?), posées là par des fidèles, je suppose. Et enfin, j'arrive au temple de Wat Si Chum dont les photos sont si populaires. Et sur place, je comprends pourquoi et je me prête au jeu également, avec son imposante taille de 15m de haut et sa main recouverte de d'une couche de feuilles d'or (photos 11 à 14) :) Le site n'étant pas énorme et la chaleur devenant insupportable, je finis la journée en milieu d'après-midi au temple de Wat Traphang Thong, où l'on peut nourrir d'énormes poisson-chats (pour les méticuleux de la langue française, depuis la réforme de l'orthographe de 1990 (une grande année!), on n'écrit plus des "poissons-chats" :D). J'observe la scène mi-médusée, mi-dégoûtée par ces gros animaux visqueux qui se nourriraient directement dans la main des enfants s'ils le pouvaient ˆˆ

Le lendemain, je pars en balade matinale en dehors du centre de la vieille ville, pour clôturer la liste des "must" de Sukhothai avec les deux sites de Wat Saphan Hin et Wat Chetuphon. Finalement une grande balade pour pas grand chose, puisque Wat Saphan Hin était en travaux (mais m'offre quand même une vue sur la vallée) et qu'il ne reste plus grand chose de Wat Chetuphon, mais bon, ça m'aura fait faire un peu d'exercice. Et en petite compensation, j'aurai pu voir un serpent (mort) d'assez près, sur la route du retour :)

L'après-midi, c'est parti pour une autre balade à vélo mais dans les campagnes cette fois, avec une petite agence tenue par un couple belgo thaïlandais. Je suis avec une petite famille de français bien sympathiques et notre guide, Mem, qui a beaucoup d'humour. Sur le trajet, nous faisons plusieurs haltes, et on commence par une ferme de champignons, sortes de pleurottes blanches utilisées dans énormément de plats thaïlandais (photo 1). Les champignons sont obtenus en laissant fermenter le contenu des récipients de la photo 2 dans l'obscurité. Il s'agit d'un mélange de copeaux de bois dans lequel sont insérés des germes de champignons, et selon le bois utilisé (dans ce cas-ci le bois de caoutchouc) les champignons auront un goût différent. Nous partons ensuite pour une distillerie de whisky de riz et rencontrons un bébé varan en chemin. La distillerie est tenue par un couple qui produit le whisky pour une grande partie de la région. Ils utilisent du "sticky rice", cette variété de riz plus sucrée, qu'ils mélangent avec différentes choses comme de la levure, du sucre et des petits piments (photo 5) et qu'ils laissent fermenter pendant plusieurs semaines pour obtenir d'abord du vin de riz (assez sucré, plutôt bon), puis du vinaigre (on aime moins) et enfin, l'alcool de riz (plus fort, mais pas mauvais non plus) qu'ils vont faire distiller. Ici, pas de gaspillage, les restes (photo 7) sont donnés aux cochons, dans le hangar d'à côté (et ils ont l'air plutôt contents). Ah ben oui parce que, à deux, le couple s'ennuyait un peu à la distillerie, donc ils ont une ferme de cochons en plus ˆˆ Sur la photo 9, la nurserie. Nous terminons la balade à travers les campagnes et les rizières, avant le retour vers New Sukhothai (la nouvelle ville est située à 13 km de l'ancienne). Sur les photos 11 et 12, une énorme étendue de rizières innondées. En effet, Sukhothai étant plus ou moins située dans une cuvette, le gouvernement a aménagé différents réservoirs pour accueillir la pluie de la mousson mais ce n'est pas suffisant. Il demande alors l'autorisation aux paysans de certaines zones clés pour laisser les pluies se déverser dans leurs champs, en leur payant une sorte de location pour compenser le manque de revenus durant cette période.

La photo 15 me rappelle étrangement une réplique du Seigneur des Anneaux... Etonnament, le pont est quand même assez fréquenté ˆˆ 

Le lendemain, je redescends vers le centre de la Thaïlande, pour une destination un peu dans le même style que Sukhothai, Ayutthaya.

6

Le lendemain de mon arrivée à Ayutthaya, je loue un vélo et me rends à la première étape de l'itinéraire que je me suis concocté, le temple de Wat Yai Chai Mongkhon. Situé en-dehors du centre-ville, c'est un des plus chouettes temples d'Ayutthaya puisqu'il comporte pas mal d'espaces verts. Les statues de Bouddha de la photo 6, de part et d'autre du stupa étaient à l'orgine dans une galerie couverte; ce sont bien sûr des reconstructions. Photo 7: un grand groupe d'étudiants venus visiter le site, en train d'écouter (ou pas :D) les explications de leur prof. Après ce premier bain touristique (oh joie, vive les vacances scolaires!), je passe par le temple de Wat Phanan Choeng, également en-dehors de l'île (la partie principale d'Ayutthaya est entourée d'un canal, elle est donc surnommée "l'île"). Là, le temple est plutôt ordinaire mais la statue de Bouddha qu'il contient (et les panneaux en "perfect BBC English", photo 8 ;)) est assez impressionnante. Elle fait 19m de haut et a été construite en 1334. Avant de passer à table, je fais une dernière halte au site de Wat Mahathat (photos 10-14), devenu extrêmement célèbre de nos jours plus pour le figuier dans lequel est incrusté un visage de Bouddha en grès que pour le reste de l'énorme site (fortement en ruine, il faut le reconnaître). Selon la légende, lorsque les birmans ont saccagé la ville et décapité toutes les statues de Bouddha en 1767, une des têtes aurait roulé et aurait été recueillie et préservée du sac par les racines de l’arbre.

Après une pause plus que nécessaire dans cette chaleur humide et lourde, je remonte en selle et commence par le temple de Wat Ratchaburana où je suis attrapée par la pluie (oui, oui, encore elle). Pour la petite anecdote sympa, ce temple a été construit par le roi Borom Rachathirat en 1424, sur le site de crémation de ses deux frères, morts en s'affrontant pour le trône (vive la famille, aussi). Je passe ensuite par les sites presque voisins de Wat Phra Si Sanphet (photos 4-5), construit fin du 15e siècle et qui abritait un Bouddha de 16m de haut couvert de 143 kg d'or, qui a été refondu par les birmans lors de leur invasion; et de Wat Phra Ram (photo 6). Je ressors ensuite de l'île pour visiter le temple de Wat Chai Wattanaram, image emblématique d'Ayutthaya avec sa tour principale en style khmer de 35m de haut quasiment intacte (photos 7-8). La ressemblance avec le temple d'Angkor Wat au Cambodge est intentionnelle. Je finis la journée aux ruines du temple Wat Lokayasutharam avec son impressionnant Bouddha couché de 42m de long. Malheureusement, malgré la beauté des monuments et ma capacité à photographier plus vite que mon ombre, le temps étant fort capricieux (photos très sombres) et les sites étant bondés, je n'ai pas plus de photos de qualité d'Ayutthaya.

Photo 10: Quelqu'un se prend pour un Bouddha couché ici, j'ai l'impression... 

Le lendemain, je pars vers l'ouest, en direction de la frontière birmane, pour Kanchanaburi et son plus que célèbre pont de la rivière Khwae (ou comme dans le titre du film, "Kwai").

7

Au cours de mon trajet d'Ayutthaya à Kanchanaburi, je rencontre Béné et Dom, deux françaises en vacances. Nos chemins se séparent en allant à nos logements respectifs mais on se retrouve tout à fait par hasard quelques heures plus tard dans le même resto pour le dîner et là, nous échangeons nos coordonnées et décidons de se retrouver pour le souper le soir, et de partir ensemble le lendemain aux chutes d'Erawan, situées à deux heures de Kanchanaburi. Ces chutes sont situées au milieu du parc national d'Erawan et ses sept étages en gradins constituant un trek de 2km sont particulièrement populaires, en plus de ses différents bassins naturels remplis de poissons (photo 4: free fish peeling pour tout le monde!). Le lendemain, dans le bus, parce que plus on est de fous plus on rit, on rencontre Daniel, espagnol en vacances également. Une fois sur place, nous décidons de faire l'ascension à nous 4 (photo 9: de gauche à droite, Daniel, Béné, Dom et moi). Daniel souhaitant aller jusqu'au sommet (nous, nous nous sommes arrêtées à l'étage 5) et les filles voulant se baigner un peu, je rentre seule sur Kanchanaburi pour pouvoir encore visiter le musée sur le fameux pont de la rivière Khwae, qui ferme assez tôt. Et je fais bien puisque 30 minutes après le départ du bus, il se met à tomber trombes d'eau.

Malheureusement, il est interdit de prendre des photos au musée, et, moi qui ne suis pas une grande fan de musées en général, je l'ai trouvé vraiment bien fait, bien documenté et bien expliqué, de manière très représentative et humaine, à l'aide de témoignages, de photos et d'écrits retrouvés après la fin de l'occupation. Ce pont n'est en fait qu'une infime partie des 415km de rails de chemin de fer construits par les japonais pendant leur occupation de la Thaïlande pendant la 2e Guerre Mondiale, d'octobre 1941 à mai 1942 (la construction; l'occupation, elle a duré jusque 1945), reliant la Thaïlande à la Birmanie à travers les montagnes. Cette liaison permettait aux japonais d'étendre leur domination en Asie et d'acheminer tout ce qu'ils désiraient vers ces pays autrement que par la mer (contrôlée par d'autres pays). Quand je dis que ce chemin de fer a été construit par les japonais, je devrais plutôt dire qu'il a été construit pour les japonais: certes les ingénieurs étaient japonais (habitués à faire face à un terrain montagneux), mais il a été vraiment construit par les prisonniers de guerres asiatiques et surtout anglais, hollandais et australiens qui ont dû commencer par dégager 7 millions de mètres cubes de terre et de pierres pour pouvoir ensuite poser les rails. Les conditions étaient, on l'imagine, déplorables. Plus de 12 000 prisonnniers de guerre et de 90 000 ouvriers asiatiques ont péri lors de la construction à cause de maladies (choléra, malaria, dysenterie), de l'absence d'hygiène, du manque d'équipement médical et des mauvais traitement de la part des gardes japonais et coréens. Beaucoup de thaïlandais ont essayé d'aider les prisonniers comme ils pouvaient, leur fournissant une partie du matériel médical qu'ils avaient ou bien leur transmettant des nouvelles des fronts. Dans le musée sont exposés tous les ustensiles médicaux imaginés et construits par les médecins sur place au départ de branches de bambous, de bouteilles en verre et de bout de caoutchouc, bref de tout ce qu'il pouvait trouver. Les prisonniers avaient également inventés et costruits des minis radios cachées dans des balais pour ne pas que les japonais les trouvent. Incroyable! Sur les 415km de chemin de fer, 640 ponts ont dû être construits, 8 seulement en acier (les autres en bois), dont 7 en Birmanie et un en Thaïlande, le pont de la rivière Khwae. Le pont a bien sûr été détruit à maintes reprises par les Alliés mais inlassablement reconstruit par une unité de prisonniers stationnée à 100m de là. Deux petites anecdotes sur ce fameux pont: premièrement, le film "The Bridge over the River Kwai" de 1957 a induit toute une (seulement?) génération en erreur: il s'agit en fait de la rivière Khwae qui se prononce "kwè" comme dans "è kwè châle, carnaval?" et pas "kwaï", qui veut dire "boeuf" en thaï... :D Ensuite, le pont n'a jamais traversé la rivière Khwae pendant la guerre mais il la longeait. Il traversait par contre la rivière Mae Klong. Après la sortie du film (qui, pour la dernière anecdote, a été tourné au Sri Lanka ˆˆ), les touristes ont commencé à affluer à Kanchanaburi pour voir le pont. Pour éviter toute confusion et déception (!), la rivière Mae Klog est officiellement devenue la rivière Khwae Yai ("yai" voulant dire "grand") en 1960.

Après ce grand moment d'histoire, je suis allée faire un petit (grand) tour au marché de nuit situé près de mon auberge et me suis fait plaisir: nouilles sautées, crêpe aux oeufs et au maïs, mangue fraîche et ice tea à la thaï.

Le lendemain, ayant au programe différents sites en-dehors de Kanchanaburi et le temps étant toujours aussi lourd et humide, je loue le scooter de l'auberge et commence la journée par le grand cimetière de guerre de Kanchanaburi. Là, les tombes de 6981 soldats anglais (près de la moitié), hollandais et australiens morts lors de la construction du chemin de fer. Je fais ensuite un petit détour par un cimetière chinois et thaïlandais non loin de là (photos 6-7) avant de me rendre, enfin, vers le fameux pont! Là, je laisse passer le gros des touristes puis prends plaisir à photographier ces 322m d'acier reliant les deux rives sous toutes ses coutures. Je trouve qu'il y fait plutôt paisible, quand on s'éloigne des trois premiers mètres du pont, remplis de gens, de leurs gsm et de leurs selfie sticks. Sur la photo 14, un ancien wagon-camion utilisé pour la construction. Les japonais en avaient même recouverts certains de toits de chaumes pour qu'ils passent inaperçus, vus du ciel.

Je m'éloigne ensuite du centre pour rentrer dans les campagnes, assez jolies. Je passe d'abord par l'autre cimetière de guerre de la région, plus petit, mais tout aussi bien entretenu et puis par encore un autre cimetière chinois (photo 4) assez vaste, sur lequel je n'ai malheureusement aucune explication. Je m'arrête enfin à ma deuxième étape, le temple de Wat Ban Tham (ça faisait longtemps, les temples, hein?). Comme beaucoup dans la région, il est construit dans une grotte. L'escalier qui mène à cette grotte a, par contre, l'originalité de représenter une énorme langue qui mène dans la gueule d'un dragon. Alors, kitsch ou pas kitsch? :D

Je me remets ensuite en route pour le but ultime de ma balade (vite, avant qu'il ne se remette à pleuvoir!), le temple de Wat Tham Seua. Site assez impressionnnant perché au sommet d'une petite colline qui donne une assez jolie vue sur la vallée, il abrite une statue de Bouddha de 18m de haut recouverte d'une mosaïque dorée. Différents temples entourent cette statue majestueuse, dont une tour de 69m de haut et de 9 étages dont les murs sont couverts de peintures retraçant l'histoire de la région. Mon tour étant fini et une fine pluie s'étant déjà mise à tomber, je rentre à Kanchanaburi et termine gentiment la journée à l'intérieur. Le lendemain, je rentre à Bangkok pour les derniers jours avant mon départ pour le Japon.

8

Le lendemain de mon retour à Bangkok, je pars à la découverte du quartier le plus touristique de la ville, en suivant la balade proposée par le Lonely Planet agrémentée à ma sauce. Mon auberge étant située près du fleuve, je commence la journée par prendre un "water taxi" pour me rapprocher du célèbre site du Wat Phra Kaew et du Grand Palace; une expérience super sympa et un aperçu de la ville un peu différent! Arrivée au site le plus visité de Bangkok, le prix de l'entrée par rapport à la petite surface visitable et, surtout, l'horrible foule qui s'y presse ont raison de ma visite (photos 6 et 7). Je prends quelques photos de l'extérieur, puis passe à l'étape suivante de la balade, le charmant petit marché couvert d'amulettes, loin des hordes de touristes. Les amulettes jouent un rôle important dans la vie des thaïlandais, particulièrement pour les moines, les taximen et les personnes exerçant une profession dangereuse. Choisir une amulette n'est pas chose à prendre à la légère! On consulte des magazines, on les observes sous toutes leurs coutures à travers une loupe (photo 12) à la recherche de signes ou de valeurs cachées et puis, bien sûr, on marchande :)

Après cette pause locale et authentique, je me dirige vers une des grosses artères de la ville, considérée comme les Champs Elysées de Bangkok, bordée d'une floppée de vendeurs de tickets de lotterie et au centre de laquelle trône le monument de la démocratie (photo 2). Ce monument a été construit en 1939 en commémoration au coup d'état de 1932 qui a permis d'établir la monarchie constitutionnelle actuelle. Je fais ensuite une halte au joli temple de Wat Ratchanatdaram. Je poursuis vers le petit quartier de Ban Bat, jadis le quartier de la ville établi par le roi Rama I et dédié à la fabrication des bàht, les bols noirs utilisés par les moines pour recevoir leurs dons de nourriture tous les matins. La production en usine ayant pris le pas, actuellement, il ne reste plus qu'une famille fabriquant encore ces bols à l'ancienne. Il s'agit de faire fusionner 8 pièces de métal différentes (représentant les 8 étapes du chemin de Bouddha) en les frappant au marteau (easy peasy...), d'unir les différentes parties à l'aide de fil de cuivre fondu, et enfin d'enduire le bol de plusieurs couches de laque noire (photo 11). En chemin, mes yeux tombent tout à fait par hasard sur cet énorme varant en voulant photographier ce canal en plein milieu de la ville (photos 7 et 8). Belle bête!

Je continue mon tour au temple Wat Suthat, avec ses jolies enfilades de statues de Bouddha et son énorme statue dans le hall principal. En quittant le temple, je passe devant toute une série de magasins fabriquant et vendant les fameuses statues religieuses que l'on voit partout. Et quand je dégaine l'appareil photo pour prendre quelques rickshaws, les conducteurs se prennent au jeu et s'amusent à poser :D

Après une pause lunch à l'air co bien méritée, je passe ce qu'il reste de l'après-midi au très joli site et temple de Wat Pho. Le site de 8 hectares compte une série de superlatifs: le plus grand Bouddha couché de la ville, la plus grande collection de statues de Bouddha de Thaïlande sur un même site et le centre d'enseignement bouddhique public le plus ancien du pays. Et en effet, le site en vaut vraiment la peine, il faut dire qu'en plus, le soleil est de nouveau réapparu et que je profite de la belle lumière de la fin de l'après-midi. Le Bouddha couché de 46m de long sur 15 m de haut (dont la plante des pieds est en rénovation, malheureusement) déborde presque du bâtiment où il se trouve (ˆˆ) et je trouve une myriade de petites stupas en mosaïques et des séries de statues de Bouddha, sans parler des statues des gardiens en pierre et de leur déhanché sexy, toutes plus photogéniques les unes que les autres :)

Après cette paisible étape, je fais un tour à l'énorme marché aux fleurs et termine la journée par une bonne grosse averse sur le water taxi et un coucher de soleil plus sec sur un roof top près de mon auberge. Encore une autre perspective sur la ville.

Pour mon deuxième et dernier jour de visite, je commence par une excursion proposée par l'auberge et qui nous emmène tout d'abord au dénommé "Train market", un marché situé le long (presque "sur") d'un chemin de fer dans un étroit couloir et qui force les commerçants à replier leurs étals à chaque fois qu'un train passe, assez cocasse :)

Et ensuite, nous partons au très populaire Damnoen Saduak Floating Market, vieux de plus de 100 ans. Bon, certes le marché est plus devenu une attraction à touristes maintenant (comme beaucoup d'endroits en Thaïlande...), mais en me baladant seule, on me laisse plus ou moins tranquille et je peux mitrailler à mon aise. Ca reste un endroit super charmant qui tranche pas mal (lol) avec tout ce que je connais déjà, et j'apprécie me poser dans un coin et observer les vendeurs sur leur bateau ou sur le bord des canaux. Je goûte également une soupe préparée sous mes yeux par une petite mamy sur sa barque, pas mal (photos 5-6)! Avant le retour à Bangkok, on a droit à une balade en bateau à moteur dans le reste du village, où j'ai vraiment l'impression d'être dans un village normal (éclairage sur les bords de l'eau et tout!), sauf que bon, la route c'est de l'eau et que je suis pas en voiture, quoi... ;)

De retour en ville, je fais quand même une halte à Khao San Road, temple de la sortie et de la débauche à Bangkok (aka la rue avec toutes les auberges et les boîtes de nuit et bars des gens "cools", plus un nombre incalculable d'échoppes à souvenirs et pas que), histoire de pas mourir bête et de l'avoir vue au mois une fois das ma vie (photo 1). Et puis je me rends au musée (et la maison) de Jim Thompson, un américain qui a remis la soie thaï au goût du jour et qui, on peut le dire, a fortement contribué à sa renommée mondiale actuelle. Jim Thompson, né aux US en 1906, a brièvement travaillé pour l'OSS (actuellement CIA) en Thaïlande pendant la 2e Guerre Mondiale, puis s'y est installé après la fin de la guerre après avoir découvert un intérêt particulier dans la soie fabriquée à la main par ses voisins (il habitait à côté du quartier regroupant les ateliers de confection de la soie). Il envoya des échantillons à des ateliers de mode à Milan, Londres et Paris et commença à se créer un fameux réseau de clients. En plus de sa passion pour la soie, Jim était un grand collectionneur et s'est énormément intéressé à l'art et à la culture thaï. Non seulement, il acheta de superbes statues et peintures anciennes, rendant à la Thaïlande et à son histoire un réel hommage, mais en plus, au lieu de construire sa maison d'une pièce, il fit transporter plusieurs maisons typiques de différentes parties de la Thaïlande pour les assembler en une seule sur son terrain, de l'autre côté du canal jouxtant le quartier des ateliers à soie. Thompson n'a cependant profité de cette belle période que quelques années car il disparut mystérieusement en 1967 lors d'une balade en solitaire dans la campagne malaysienne, quand il était en visite chez des amis... des espions communistes? Des rivaux en affaires? Un tigre mangeur d'hommes? Le mystère n'a jamais été résolu! Le neveu à qui Jim a légué sa maison l'a transformée en musée, une visite qui en valait la peine. Photo 4: entre les maisons de sa propriété, Jim a fait planter différents types de plantes et d'arbres et appelait ces parties "sa jungle". Photo 9: l'ancienne entrée principale de la propriété, sur les canaux, puisqu'on se déplaçait beaucoup en barques, à l'époque.

Situé "pas trop loin", je décide de passer par le le lieu de culte Erawan Shrine, très populaire auprès des thaïlandais. Pour y aller, je décide de prendre le métro, une nouvelle expérience en Thaïlande :) Sur la photo 3, derrière le "shrine", on voit une sorte de plateforme surélevée où il y a des gens: une plateforme piétonne bien pratique pour échapper à la circulation des grandes avenues, quelques mètres plus bas (photo 6). Erawan Shrine a en fait été construit pour conjurer le mauvais sort lié à la construction de l'hotel Erawan, allant de plusieurs décès d'ouvriers sur le chantier au naufrage d'un bateau transportant du marbre pour l'hotel. Un brahmane a donc été consulté et, puisque l'hotel allait porter le nom de l'éléphant (Erawan) escortant Indra, dans la mythologie hindoue, le brahmane suggéra que cette escorte avait besoin d'un passager et proposa Lord Brahma. On lui fit donc construire une statue, et soudain la série de mauvais évènements s'arrêta :)

Voilà qui achevait ma visite de Bangkok et de la Thaïlande, puisque le lendemain était consacré au blog et que le surlendemain, premier jour de mon 6e mois de voyage (12 août), je m'envolais pour le Japon, dernière étape en Asie avant le nouveau chapitre de l'Amérique du Sud.

9

J'avoue, en planifiant mon voyage, je voulais vraiment éviter la Thaïlande, étant trop "main stream", trop "facile" et évoquant, pour moi, des images de Full Moon Party, de plages recouvertes de corps huileux et de jeunes de 19 ans uniquement venus pour faire la fête (et le reste). Et puis quand je n'ai pas pu obtenir mon visa pour la Chine à Katmandou et qu'il a fallu remplacer assez rapidement cette étape par une autre (j'avais besoin d'un billet d'avion sortant de Mongolie pour faire la demande de visa mongol, et donc d'une destination où me rendre avec cet avion), j'ai choisi la Thaïlande pour sa proximité avec la Birmanie (étape suivante) et en me disant que ça me ferait peut-être du bien d'avoir une étape plus simple, plus tracée, avec plus d'infrastructures, après mes trois premiers pays. Bien sûr, on va pas se mentir, j'ai vu ces aspects-là de la Thaïlande pendant mes deux séjours (sauf les plages, puisque je ne suis pas allée dans le sud), mais j'ai aussi et surtout découvert une nature luxuriante et des restes d'architecture et de temples superbes. Mon premier séjour de deux semaines était plutôt orienté nature, dans le nord, et même si je n'ai pas pu faire tout ce que je voulais à cause de la météo, j'ai quand même bien bourlingué et vécu de nouvelles expériences: sur un scooter, dans le bain avec les éléphants, dans la cuisine de Mama Noii et sur le ring de Muyai Thai! Sans oublier dans tous ces superbes temples de Chiang Mai. Mon deuxième séjour en Thaïlande était plutôt orienté histoire et architecture avec les magnifiques sites de Sukhothai, Ayutthaya, Kanchanaburi et, enfin, une visite plus approfondie de Bangkok. Et là, encore une fois et même si la météo n'a pas toujours aidé non plus, j'ai été sous le charme de ces vieilles pierres et de ces superbes statues :) Alors je ne jurerais pas que je retournerai un jour en Thaïlande, mais je suis vraiment contente d'avoir découvert ces régions et je ne regrette pas une seconde d'y avoir fait deux haltes.