PEROU

Premier voyage en Amérique de Sud... A la découverte des Incas.
Octobre 2012
10 jours
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Le Pérou, pays situé à l'ouest de l'Amérique du Sud. Entouré par l'Équateur, la Colombie, le Brésil, la Bolivie, le Chili et l'océan Pacifique, il est le troisième plus grand pays du sous-continent par sa superficie .

Cette année c'est la destination qui nous attire...L' Amérique du sud nous est totalement inconnue et on est très impatient de découvrir le pays des Incas.

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Tôt le matin, envol, pour Lima avec transit à Madrid

Arrivée en fin de journée à Lima.

En arrivant ici à Lima, après 24 heures de voyage, rien ne diffère l'endroit des autres aéroports que nous avons fréquentés aux quatre coins du monde…Sauf une subtilité certainement unique, lors du passage en douane, un agent demande aux voyageurs, entre autres formalités, d’appuyer sur un bouton qui aléatoirement devient tantôt rouge, tantôt vert...

- VERT ... pas de problème on passe sans contrôle... ROUGE ... les bagages sont totalement fouillés, évidemment ce sera notre cas.

Après ces formalités, amusantes avec le recul, on est pris en charge par notre accompagnateur Roberto, qui va nous accompagner tout au long de notre périple au Pérou.

ça y est, on est bien au Pérou...et notre guide Roberto. 

Transfert de l'aéroport à notre hôtel situé dans centre historique de Lima, ce qui nous permet une première approche de Lima by night.

Lima by night 

Arrivée à notre hôtel et dodo… Car demain matin départ très tôt.

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Très tôt le matin, départ par la route pour Paracas et les îles Ballestas, en empruntant la panaméricaine…

Conçue en 1923 pour être une route unique, la Panaméricaine est finalement un raccord de différentes routes et autoroutes construites par les pays participant au projet, qui relie l'ensemble des Amériques. La connexion du nord au sud est quasiment achevée : en 2020.


Cette route, la plus longue du monde, est très fréquentée par tous les routiers américains.

Ici au Pérou, il vaut mieux emprunter les grands axes...car sur les routes secondaires... c'est pas la même.

C'est pas terrible... 

Arrivée après quelques 4 heures de route, nous arrivons à la réserve nationale de Paracas, une zone protégée située dans la province de Pisco .

La réserve fut créée afin de protéger les diverses espèces floristiques et fauniques qui vivent en milieu aquatique ainsi que dans le désert de Paracas.

un pélican sur la plage   

Depuis ce petit port, nous embarquons pour une croisière de 2 heures, direction les iles Ballestas.


Première découverte depuis notre bateau : Le Chandelier de Paracas

Il s'agit d'un géoglyphe gravé à flanc de désert, d'une longueur d'environ 180 m pour une largeur de 70 m et une profondeur de 50 cm, ce candélabre bourgeonnant n'a pas pu être daté faute d'avoir trouvé des restes organiques aux abords. Bien que l'on serait tenté de rapprocher ce géoglyphe de ceux de Nazca, l'hypothèse la plus souvent mise en avant, est qu'il s'agirait d'un amer creusé à l'époque des pirates. Étant dessiné en haut de la pente, le navigateur venant du nord, nord-ouest peut l'apercevoir par temps clair à une vingtaine de kilomètres.

 Le Chandelier de Paracas                      

Continuation de notre croisière vers les iles Ballestas… Dans ces iles l'homme est quasiment absent...

Ces iles sont appelées les "Galapagos du Pérou"

Durant des siècles, cette zone insulaire va accumuler tout naturellement de grandes quantités de guano sur son sol. Au XIXe siècle, l’économie du Pérou en tirera profit, avec des extractions jusqu’à 30 mètres de profondeur, en exportant le guano comme engrais vers l’Europe et l’Amérique du nord. On y estime, actuellement, une production de plus ou moins 1000 tonnes de guano annuels prélevés tous les 7 ans. En dehors de cette période, un gardien contrôle la réserve.

Une ile recouverte des fientes de ses innombrables oiseaux... 

Aujourd’hui, grâce à la grande quantité de poissons présente dans ses eaux froides ,les îles Ballestas constituent une véritable réserve ornithologique où cohabitent de multiples colonies d’oiseaux marins et un grand nombre d'Otaries.

  • manchot de Humboldt
  • cormoran de Bougainville
  • sterne inca
  • pélican thage
  • fou varié
  • de rares et endémiques cinclodes de Taczanowski

soit environ 60 espèces d'oiseaux.

Lions de mer, Manchot de Humboldt, Pélicans , sterne Inca et oiseaux divers.

Bien qu'il soit totalement interdit d'accoster sur ces iles, on peut observer de très près tous ces animaux qui ne voient pas l'humain comme un prédateur, ce qui est devenu très rare sur terre...

Après visite de ces iles, route vers Ica…Repas dans un ancien monastère dans l'oasis de Huacachina.

Dans l’après midi, direction Ica, où nous allons passer la nuit.

Après dépose de nos bagages à l'hôtel, nous partons pour un tour de buggy dans les dunes du désert d’Ica…

 Parés pour le désert 
Magnifique désert...
Diplôme à chaque participant en souvenir de ce trek... 

De retour à l’hôtel nous dégustons un « Pisco Sour » pour faire descendre le sable…c' est un cocktail typique de la cuisine sud-américaine à base de pisco et de jus de citron vert.

Le nom de cette boisson provient à la fois du pisco, l'alcool utilisé et sour, mot anglais en référence à l'acidité du jus de citron.

Le Pérou et le Chili considèrent tous deux le pisco sour comme leur boisson nationale, et chacun revendique la paternité du pisco, l'alcool à la base du cocktail. Les recettes diffèrent cependant en fonction du pays (la recette péruvienne utilise par exemple du blanc d’œuf).

Très agréable pour terminer une belle journée. 
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Départ matinal pour visiter une production vinicole, « La Casa del Catador » que l’on a pas eu le temps de visiter hier.

Il s’agit d’un vignoble ou l’on produit du Pisco, une eau de vie de raisin, base de la boisson nationale consommée dans tout le pays.

Après la visite des anciennes installations, on déguste les différentes qualités de pisco. Le matin, après le petit déjeuner c’est un peu hard. Le gout rappelle une bonne grappa italienne…et titre autant.

 Vestiges de la fabrication traditionnelle, ancienne presse et jarres à Pisco.
Dégustation du breuvage...le matin, c'est plutôt du "brutal"... 

Départ et route vers Lima.

Sur la route, on voit beaucoup d’élevages de poulets en batteries d’un coté, et beaucoup de bidonvilles de l’autre…

 Elevage de poulets en batterie et bidonvilles , malheureusement  très nombreux ici.                                     

A nouveau route interminable, nous sommes très en retard sur le timing…et donc nous prendrons le repas seulement après avoir visité (au pas de charge) le site de Pachacamac.

Le site archéologique de Pachacamac, présente des ruines allant de la civilisation Lima (200-600 après Jésus-Christ) aux Incas (1450-1530). Ce parc archéologique s’étend sur 460 hectares.

Ensuite, nous nous rendons à la propriété agro-écologique Casablanca.

Il est 17hoo alors que l’on était attendu vers midi du coup le repas traditionnel est quelque peu gâché….

Les propriétaires, Ulysse et Carmen Felipe Morales, tous deux Ingénieurs agronomes de profession, ont enseigné toute leur vie à l´Université Agraire de Lima. Aujourd'hui retraités, ils s´efforcent désormais d'appliquer à l´échelle de leur petite exploitation les préceptes qu´ils ont prêché à leurs étudiants durant toute leur vie.

Ils nous avait préparé le “PACHAMANCA” (forme traditionnelle andine de cuisson des aliments sous terre) uniquement composé des produits biologiques cultivés par eux-mêmes… sans oublier le « cuy »

Le cuy ou cobaye commun était un mets fort apprécié des anciens péruviens. Des cobayes ont été retrouvés en tant que nourritures dans des tombes au Pérou. Le cobaye est toujours un plat réputé dans la cuisine péruvienne où plusieurs millions de cuyes sont consommés annuellement.

 Dégustation de cochon d'Inde, nos compagnons semblent moyennement apprécier... 

Après cette visite très intéressante bien que tardive et cette première culinaire, nous rejoignons Lima pour la nuit.

Une bonne douche et nous regagnons un restaurant pour déguster une autre spécialité locale, « le Ceviche »

C 'est le nom d'un plat que l'on retrouve sur toute la côte pacifique de l'Amérique latine. Il s'agit d'une marinade de fruits de mer servie froide. EXCELLENT avec un blanc chilien…

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Tôt le matin nous partons direction l’aéroport et envol pour Cuzco, 2ème partie de notre voyage.

Atterrissage à Cuzco 

En arrivant à Cuzco, on est immédiatement confronté au « soroche », en effet on a quitté Lima situé au niveau de l'océan Pacifique pour Cuzco située à 3 400 m d'altitude...

Le Soroche ou Mal Aigu des Montagnes, est quelque chose de très simple : c’est le manque d’oxygène dans notre organisme.

Au fur et à mesure que nous montons en altitude, la pression de l’air diminue et par conséquent contient moins d’oxygène. Vu l'altitude de la ville, il faut y aller doucement, le temps de s’acclimater… on a l'impression que nos bagages pèsent des tonnes et monter des escaliers équivaut a une petite ascension...

Nous avons rendez-vous ici avec Juan , notre guide pour cette partie du Pérou...

Juan , notre guide pour cette partie du Pérou

Juan Cornejo est un guide comme on a rarement la chance d’en côtoyer…Parfaitement bilingue, originaire de Cuzco, il est diplômé en archéologie et il enseigne à l’Université de Berkeley en Californie.

Il est également historien, écrivain et musicien accompli, qui se spécialise dans la flûte des Andes – Un très très grand Monsieur…

Dès les présentations faites, départ vers la Vallée sacrée des Incas.

La Vallée sacrée des Incas ou Vallée de l'Urubamba regroupe de nombreux sites archéologiques et villages. La vallée était autrefois appréciée par les Incas pour ses caractéristiques géographiques et climatiques. C'était un des principaux points pour l'extraction de richesses naturelles, et on y retrouvait la plus grande production de maïs du Pérou.

La Vallée sacrée

Direction le village de Písac est situé à 3 000 m d'altitude où nous allons visiter le marché indien.

 Habitation locale et couleurs chatoyantes sur les façades.
scènes du marché indien

Après cette immersion dans la vie quotidienne péruvienne, nous rejoignons notre hôtel situé à quelques kilomètres. C'est un ancien monastère catholique datant du XVIIe siècle

L’endroit est magnifique, notre chambre est une ancienne cellule de moine qui a été transformé avec tout le confort moderne.

 Ancien monastère...désormais hôtel très confortable.
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Après une bonne nuit et un copieux petit déjeuner, quelques achats de souvenirs aux femmes péruviennes qui sont présentes dans le monastère pour vendre leur artisanat…

Puis départ pour le village de Chinchero, une bourgade qui contrôle l'accès à la Vallée Sacrée des Incas. C'est un centre agricole que les conquistadors ont investi pour reconstruire, sur les ruines d'un temple solaire indien, une église chrétienne. Son nom viendrait de "chinchilla", lapin à longue queue qui pullulait jadis dans les parages mais qui a pratiquement disparu.

Les murs incas sont toujours là,  De nombreuses terrasses sont aménagées pour la culture.
L'église et son clocher, est une des plus belles de la région, avec des fresques remarquables.                          

Dans le village, on constate la présence sur quasi chaque maison, de 2 petits taureaux perchés sur le toit. Selon les croyances et les coutumes locales, ils représentent la fertilité, l'amour et la chance...

2 taureaux sur presque tous les toits ... 

Visite d’un atelier de tisserandes installées dans une maison et son jardin dans le village.

Les tisserandes présentent leur travail en laine de lama ou d'alpaga ...Elles expliquent le lavage, le cardage et le tissage sur des métiers en bois, métier que l'on retrouve partout dans les vallées et les hauts plateaux. On découvre aussi les racines pour le lavage de la laine et les différents colorants naturels...

Ensuite direction le site de Moray.

Moray est un ancien centre de recherche agricole inca.

À première vue, le site se présente comme un amphithéâtre principal et de deux secondaires, plus petits à proximité. Ils sont constitués de plusieurs terrasses disposées en cercle concentriques. En fait il s'agissait d'un centre de recherche agricole inca où étaient pratiquées des expériences de culture.

On pense que Moray a notamment servi à prévoir les rendements agricoles, non seulement dans la Vallée sacrée mais aussi dans d'autres partie de l'Empire inca. Il semble aussi que les incas y "importaient" des plantes "exotiques" et tentaient de les acclimater aux conditions locales.

un système d'irrigation complexe permettait de cultiver plus de 250 espèces de plantes. 

Reprise de la route au travers de superbes paysages…

Des ciels magnifiques... 

Direction les salines de Maras.

A plus de 3 200 m, une source jaillit donnant naissance à un ruisseau saturé de chlorure de sodium. Un atout précieux dans cette région très éloignée de la mer. Les Indiens extrayaient du sel des versants de la vallée dès l'époque pré-inca. Aujourd'hui, les 700 à 800 familles qui possèdent les quelque 3 600 bassins sont organisées en coopérative. La production annuelle totale oscille entre 160 et 200 tonnes.

Le spectacle est surprenant. Tous ces bassins accrochés à flanc de montagne, sont une pure merveille..

Le midi on s’arrête dans un restaurant sympa,

avec quelques pensionnaires intéressants...

Notre restaurant, qui possède quelques animaux emblématiques du Pérou...Lama, vigognes et perroquets

Continuation à la découverte du village et de la forteresse d’Ollantaytambo.

Cette forteresse inca dont le nom signifie l'auberge d'Ollantay, du nom d'un guerrier, fut le siège de combats acharnés entre Incas et Espagnols.

C'est l'un des seuls vestiges de l'architecture urbaine inca avec ses bâtiments, ses rues et ses patios.

Libres interprétations des formes visibles sur les montagnes…    Un condor  et  profil d’un Inca     
Explications diverses par Juan sous l'oeil attentif des péruviennes. 

Divers blocs assemblés entre eux avec une grande précision par des blocs plus minces.

Une maitrise de la taille de pierres impressionnante.    

De retour à notre hôtel, Juan nous présente une vidéo sur le Machu Picchu avec commentaires et informations afin que l’on visite le site demain en toute connaissance de cause... Juan est incontestablement un des meilleurs guides que nous ayons eu lors de nos divers voyages.

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Au programme aujourd'hui un site exceptionnel... Très tôt le matin, transfert à la gare d’Ollantaytambo et départ en train jusqu'à Agua Calientes.

Le train, la bonne humeur générale, les sublimes paysages à la montée et l'arrivée à Agua Calientes. 

Machu Picchu Pueblo (anciennement Aguas Calientes) est le village le plus proche du Machu Picchu, qui est accessible seulement depuis ce village. De là, on prend un car pour enfin arriver sur le site mythique du Machu Picchu, cité perdue des Incas, sur les flancs de la montagne Huayna Picchu.

 Première découverte du site mythique...depuis le car...

Machu Picchu (du quechua machu, vieille, et picchu, montagne) est une ancienne cité inca du XVe siècle,

Selon des documents du XVIe siècle, Machu Picchu aurait été une des résidences de l’empereur Pachacutec. Cependant, quelques-unes des plus grandes constructions et le caractère cérémonial de la principale voie d’accès au llaqta démontreraient que le lieu fut utilisé comme un sanctuaire religieux. En revanche, les experts ont écarté l’idée d’un ouvrage militaire.

La ville sacrée Machu Picchu, oubliée pendant des siècles, est considérée comme une œuvre maîtresse de l’architecture inca. Elle fut dévoilée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham. Ses caractéristiques architecturales et le voile de mystère que la littérature a tissé sur le site en ont fait une des destinations touristiques les plus prisées de la planète.

Grace à Juan qui nous a fait partir très tôt, nous sommes dans les premiers sur le site, ce qui est exceptionnel…Et en plus il fait très beau, on ne pouvait pas espérer mieux…

 Le Machu Picchu, presque sans touristes...une vraie chance...
           Mur de pierres ajustées avec une très grande précision

D’après les archéologues, le Machu Picchu est divisé en deux grands secteurs : la zone agricole formée par un ensemble de terrasses de cultures qui se trouve au sud...

 La zone agricole.

et la zone urbaine qui est celle, on le suppose, dans laquelle vivaient ses occupants et où se déroulaient les principales activités civiles et religieuses. Cette zone urbaine comprenait le quartier sacré, le quartier populaire et le quartier des nobles et des ecclésiastiques.

Le Temple du Soleil , et une tombe royale sous le Temple  
          La roche sacrée du Machu Picchu , Hiram Bingham pose devant la roche en 1911 

L'on nomme ainsi une pierre de face plane érigée sur un grand piedestal. Il s'agit d'un monolithe poli de 3m de haut et de 7m de base dont la forme fait penser à un felin. D'un autre angle elle prend la forme d'une des montagnes qui voisine Machu Picchu.

L'Intiwatana, le calendrier solaire, et la pierre pour des rituels et des sacrifices. 

L'Intiwatana est la pierre la plus sacrée pour les prêtres Incas. On ignore encore aujourd'hui le fonctionnement de cette pierre. Les astronomes Incas l'utilisaient pour prédire les solstices à l'aide de ces différences faces. L'intiwatana du Machu Picchu est un des seuls exemplaires encore entier qui existe: les autres ont tous été détruits par les Espagnols pour interdire le culte du Soleil.

L'avantage d'être placé aussi haut - en plus d'être tranquilles face à de potentiels ennemis - est d'être au plus près du soleil et donc d'avoir la meilleure lecture possible de l'heure. Les incas l'ont vite compris.

 Il est l’heure, pour nous de quitter cet endroit extraordinaire en le laissant à ses uniques habitants…les lamas et les lézards.....

Un petit souvenir à ne pas manquer pour tous ceux qui ont la chance de visiter ce site, n'oubliez pas de faire tamponner vos passports à la fin de la visite...

Tampon sur le passport et document souvenir... 

Retour à Aguas Calientes.

Visite du village et distributions de friandises aux petits gamins.

les bonbons...appréciés par tous les enfants du monde 

Retour à Cuzco ou nous passons la nuit.

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Découverte de Cuzco à pied :

Cuzco fut la capitale de l'empire Inca. La légende veut que la ville ait été fondée au XIe siècle ou au XIIe siècle par Manco Capac et Mama Ocllo après leur « naissance » dans le lac Titicaca.

On peut encore admirer les murs incas originels dans certaines rues de la ville.

Vestiges des murs inca dans les rues de la ville , et une minuscule taille de pierre...

Visite du Qorikancha appelé aussi temple du Soleil

Le Temple du Soleil ou Coricancha, littéralement, en quechua : « enceinte de l'or », représentait le lieu le plus sacré de l'empire des Incas. Dressé au centre de la capitale de l'empire Inca, cet édifice, dont subsistent d'importants vestiges, était le théâtre des cérémonies importantes des souverains Incas : mariages, sacres, funérailles. C'est là que leurs momies étaient conservées, assises sur des trônes en or.

À l'arrivée des Espagnols, il fut rasé et pillé de fond en comble. Les plaques d'or couvrant les murs furent arrachées et les momies des anciens Incas profanées. Il ne resta debout que les fondations qui, peu après, servirent d'assise à la construction de l'église et du couvent Santo Domingo.

l'église de Santo Domingo construite sur le temple du soleil et les derniers vestige du temple 

Une plaque en or, retrouvée dans le Qorikancha, propose une analyse de l’Univers à la manière des Incas : le gros ovale est le monde, et de chaque côté, des choses s’organisent du côté de l’homme, ou de la femme. Le soleil est masculin, et la Lune féminine, mais la rivière est du côté de l’homme, l’arbre du côté de la femme. On y retrouve des étoiles, des symboles divers (les terrasses Incas, la Pachamama), un peu tout.

Analyse de l'univers selon les Incas.... 

Ensuite direction la place d’Armes et visite de la Cathédrale.

La place d'armes et la cathédrale 

Au temps des Incas, la Place d'Armes s'appelait Huacaypata ou Place du Guerrier. C'était un lieu cérémoniel où se déroulaient chaque année l'Inti Raymi ou Fête du Soleil.

La Cathédrale de Cuzco

La cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption est l'un des principaux sanctuaires catholiques de la ville.

Lorsque la ville de Cuzco est prise par les conquistadors, l'une des priorités des nouveaux occupants est d'édifier un lieu de culte symbolisant le triomphe de la « vraie foi » - à leurs yeux, la foi catholique - sur l'« idolâtrie » que représente pour eux la religion traditionnelle inca.

La première pierre de la nouvelle cathédrale est posée en 1559, afin d'accélérer les travaux, les espagnols décident de prélever des pierres sur la forteresse de Sacsayhuamán, citadelle et lieu sacré pour les incas.

En 1650, alors que l'édifice est toujours en travaux, un tremblement de terre secoue la région, sans endommager l'édifice. Celui-ci est consacré au cours d'une cérémonie en grandes pompes durant l'année 1669, soit cent-dix ans après le début des travaux.

La cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption
Richesses intérieures.... Des dorures à la feuille d’or à profusion. (photos interdites donc récupérées sur le net)     

Visite des sites archéologiques de Sacsayhuaman et Q’enqo.

Sacsayhuamán (mot quechua) est une forteresse inca, construite à l'origine dans un but défensif. Elle a la forme d'une tête de puma, animal sacré dans la tradition inca. On estime que plus de 20 000 hommes travaillèrent pendant 50 ans à sa construction.

Elle est composée de trois remparts parallèles longs de 600 m, disposés en zigzag, lesquels sont constitués de blocs monolithiques, (le plus grand mesure 9 m de haut, 5 m de large et 4 m d'épaisseur, pour un poids d'environ 350 tonnes) parfaitement assemblés et encastrés les uns dans les autres. La technique utilisée pour transporter et assembler de telles masses reste un mystère. Il faut savoir que ces civilisations ne connaissaient pas la roue !

 Les blocs monolithiques formant les murs sont impressionnants, la précision des assemblages est exceptionnelle.

Visite du site religieux de Q'enqo est un énorme rocher calcaire sculpté recouvert de symboles dont les formes lui valent son nom. Ce sanctuaire servait probablement à des sacrifices rituels. Des tunnels creusés sous le rocher conduisent à une grotte dotée d’autels sculptés dans la roche. Ce sanctuaire a sans doute servi de tombeau.

 Complexe religieux de Qenqo

A proximité de ces 2 sites, sur la colline de Sacsayhuaman, nous découvrons une réplique du Christ rédempteur de la baie de Rio de Janeiro, au Brésil. En effet comme de nombreuses villes du Pérou, Cusco a son Christ, mais en plus petit.

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Assez tôt le matin, départ vers Chucuito, sur les bords du lac Titicaca.

En route, arrêt a Andahuaylillas : ce village est remarquable par son architecture coloniale. La place principale est bordée de maisons anciennes et est plantée d'arbres appelés pisonay .

Le monument le plus remarquable de cette localité est l'église San Pedro de Andahuaylillas qui fut construite au XVIe siècle. L'intérieur est entièrement décoré de peintures murales, d'autels et de retables baroques en bois sculpté. Ces richesses valent à cette église d'apparence extérieure modeste le surnom de "Chapelle Sixtine du Pérou".

Construite sur les bases d’un temple inca important, elle renferme de nombreuses pièces d’or et d’argent sur lesquelles les villageois veillent jour et nuit.

Les richesses  intérieures de la  « chapelle sixtine du Pérou » 

Départ pour les ruines de Raqchi.

C'est un site très important, car on y trouve des choses qu'on ne voit dans aucun autre site inca. C'était un centre très important, tant religieux qu'administratif, composé d'un bâtiment principal, d'habitations très bien alignées réservées aux prêtres et de réserves de stockages.

Le temple :

Ses dimensions étaient de 92 m de long sur 25 de large et près de 12 m de haut.

Le toit était maintenu par 22 colonnes, faites de pierres parfaitement ajustées dans la partie basse et de torchis au-dessus. C'est le seul site Inca à posséder des colonnes !

Reconstitution de ce que devait être le temple 

Le bas des murs du bâtiment principal est formé de pierres très bien ajustées, le reste étant fait de torchis sur une épaisseur de près de un mètre. Des fenêtres sont découpées dans le mur, certainement pour en alléger le poids.

Les Qolqas

C'était un centre de stockage des denrées alimentaires, de forme circulaire de 8m de diamètre. Un archéologue en a dénombré 156.

Recouvertes d'un toit de paille, elles étaient faites de pierres volcaniques assemblées par du mortier. Le climat de Raqchi permettaient une longue conservation des aliments, en particulier des pommes de terre déshydratées.

  Les qolqas   

Par ailleurs, sur le site se trouve un lac artificiel au fond recouvert de pierres, dont l'usage n'est pas connu, ainsi qu'un ensemble de fontaines appelées le bain de l'Inca. Le réseau d'alimentation de ces fontaines est très bien fait, mais personne n'a encore réussi à savoir d'où vient l'eau de ces sources qui ne tarissent jamais.

On ne sait pas d' ou vient l'eau mais on sait à qui elle sert... 

Le village autour du site a depuis l'époque inca été un centre de fabrication de céramiques.

         Contact privilégié avec les descendants des Incas sur le site de Raqchi 
 Marché de souvenirs et d'artisanat sur la place du village.

Déjeuner traditionnel chez les habitants de la communauté Raíces, Incas de Raqchi.

Repas chez l'habitant, un bon moment de convivialité... 

Les femmes de la communauté Raices qui nous offrent a chacun une croix andine en pierre locale en souvenir de ce très agréable moment en leur compagnie.

Merci à nos hôtesses pour leur accueil. 

La "chacana" ou croix andine est un symbole récurrent dans les cultures de l'ancien Pérou

Les croix andines offertes et leur signification... 

Signification de la croix andine qui a 4 directions, 3 niveaux et 1 cercle en son milieu.

Les trois niveaux :

Le 1er représente le serpent qui rampe, symbolisant le monde des morts, la force du monde intérieur, la force de la terre en sous-sol, ainsi que l’enfance.

Le 2ème représente le puma qui marche, symbolisant le monde du milieu, la force de la nature, ainsi que l’âge adulte (intelligence).

Le 3ème représente le condor qui vole, symbolisant l’esprit, monde des Dieux, c’est l’étape de la vie où l’homme a acquis la sagesse.

Quand au rond central il représente le centre de l’empire inca : Cuzco

Après ces rencontres mémorables, on reprend la route direction Chucuito.

                                On circule au travers l’ altiplano péruvien… désertique mais très beau. 

L'Altiplano n'a pas le goût des ornements : des sommets chauves, des troupeaux épars d'alpagas... et quelques touffes blondes de paja brava, une herbe sèche comme les rafales brûlantes ou glacées qui balayent ces étendues désolées.

Bien peu d'arbres peuvent survivre dans ces étendues balayées par le vent et bien peu de plantes y être cultivées. Certains endroits ne reçoivent que 25 cm3 de pluie par an. Et pourtant, ce paysage ascétique est habité : par des chinchillas, par des vigognes, par des alpagas, des lamas, des renards… et quelques éleveurs.

Des vigognes et un troupeau d’alpagas

Passage au col « Abra de la Raya » (4338m d’altitude), nous n’étions encore jamais allé aussi haut - par la route – on est plus haut que le Dôme du Gouter et presque à l’altitude du sommet du Mont Blanc…et là, pas de neiges éternelles.

 Quelques photos pour immortaliser l’instant et on the road again…

Arrivée en soirée à Chicuito, c’est ici que nous quittons avec beaucoup de regret, Juan, on va changer de guide…

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Le lac Titicaca vu de notre hôtel 

Après avoir fait la connaissance de Georges, notre guide pour cette partie du Pérou, départ en matinée par la route jusqu’à Punta Hermoza.

Visite de l’église baroque de Pomata en chemin.

Pomata « la maison du Puma » est une petite ville qui possède un autre joyau architectural du lac Titicaca, l'église de Santiago Apostol. Sa magnifique tour couronnée d'une coupole fait penser aux clochers de Cuzco

 l’église baroque de Pomata  

Arrivée à l’embarcadère de Punta Hermoza, sur le lac Titicaca, pour rejoindre les îles Anapia et Yuspique.

La cordillère royale en arrière plan du lac Titicaca 

Le lac Titicaca est le plus grand lac d'Amérique du Sud en volume d'eau et en longueur. Il est aussi considéré comme le plus haut lac navigable du monde.

Croisière en bateau à moteur vers l'île Yuspique

Déjeuner typique huatia sur l'ile... Ce plat est préparé d'une manière unique. On construit d'abord un petit four en argile, puis on fait un trou et on met du bois de chauffage jusqu'à ce qu'il soit chauffé au rouge, une fois les cendres enlevées et les déchets de bois éliminés, les pommes de terre et les oies sont introduites à la fin du processus. Il faut couvrir complètement jusqu'à l'effondrement du four sur elle. Après environ une demi-heure, c'est prêt. Il est servi avec du fromage et du chaco (une sauce a base d'argile, préparée avec de l'eau et du sel).

Après ce repas, marche jusqu’au mirador naturel d’où l’on peut observer les vigognes

Après ce petit safari, traversée en bateau à voile vers l’île Anapia

Embarcations traditionnelles du lac Titicaca  

L’île d’Anapia est une des petites îles qui composent l’archipel du « lac mineur » La communauté d’Anapia s’est établi dans l’île du même nom.

Rendre visite à cette communauté et surtout contribuer au projet interculturel de la communauté est une expérience en soi à réaliser. L’objectif est de démontrer par l’exemple qu’un tourisme plus sensible et responsable sur cette île est non seulement possible mais qu’il peut aussi signifier un apport financier non négligeable pour les familles de l’île. Il s’agit de répandre chez les visiteurs et les habitants l’idée que le tourisme peut changer des vies, favoriser le respect et l’estime de soi, et plus particulièrement représenter des opportunités d’amélioration de l’éducation et la santé.

Installation chez l’habitant, puis visite du village.

Ce village n’offre pas un très grand intérêt… l’objectif est de passer du temps avec nos hôtes…

Dîner traditionnel et nuit chez l’habitant.

La famille qui nous reçoit… ,  Luisa et son mari, Liliane, Roberto  et la petite Saraï, avec les jouets qu’on lui a apporté.

Heureusement Roberto, notre guide, loge chez la même famille que nous, du coup on peut communiquer sans problèmes.

Je montre à Saraï différentes photos que j'ai sur un ordinateur portable, nos montagnes françaises, des animaux rencontrés lors d'un précédent safari en Tanzanie, et bien sur des photos du Pérou...elle est passionnée.

Après un repas très rustique mais si riche en souvenirs, au lit pour une très courte nuit…

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Lever très tôt, adieux à la famille et retour en bateau à moteur vers Punta Hermoza. Luisa nous accompagne au bateau, nous garderons d'elle le souvenir d'une femme au très grand coeur .

Luisa et un somptueux  lever du jour sur la lac Titicaca, avec la Bolivie en arrière-plan

Puis route vers Puno, et embarquement pour les iles Uros.

 Bienvenue chez les Uros.

Les Uros sont un peuple disparu peuplant anciennement les îles flottantes du même nom.

Les Uros se sont éteints complètement, dans les années 1950, abandonnant leur terre de roseaux aux Indiens aymaras de Puno. Ces derniers occupent les îles flottantes à des fins touristiques, en y perpétuant les traditions Uros. Ils vivent sur un archipel de 40 îles flottantes créées à base de totora, une sorte de roseau. De même, toutes les habitations et mobiliers sont fabriqués à partir de ce roseau.

Le totora, ce roseau est la matière de base pour la vie des Uros...
Indiens aymaras, descendants des Uros… Tout est confectionné à partir de « totora »

Après cette visite, départ pour Juliaca.

Arrêt en chemin à la nécropole de Sillustani.

Il s'agit d'un site funéraire, constitué de tombes en forme de tour appelées « chullpas ». Elles conservent les restes de plusieurs individus, certainement regroupés en famille (jusqu'à dix individus) et accompagnés d'offrandes. La plupart d'entre elles ont été pillées alors que d'autres n'ont pas été achevées

 Chullpas de Sillustani , l'intérieur d'une tombe et une inscription qui reste un mystère…pour nous.   

On trouve des chullpas sur de nombreux sites dispersés dans l'Altiplano, mais celles de Sillustani sont parmi les mieux conservée.

Lors de cette visite, les indications de notre guide ont été très succinctes, ce qui est regrettable car l’histoire de cet endroit est un haut lieu du Pérou…dommage.

 Fermes queschua typiques des environs de Sillustani

En fin de journée, vol pour Lima.

Dîner d’adieu le soir à Lima, on se sépare le lendemain, seuls 8 d’entre nous partent pour l’Amazonie, les autres retournent en France .

C'est ici que l'on prend congé de Roberto.

Notre accompagnateur, Roberto...un brave homme très dévoué... Tchao Roberto et merci pour tout...
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Demain, après une très très courte nuit de sommeil, nous partons pour une extension de notre périple, en Amazonie... Qui fait l'objet d'un autre carnet de voyage.

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