À propos

« Je suis une mauvaise herbe et les mauvaises herbes, ça vole partout, vers les autres, vers le partage. Voyager ouvre des portes et nous offre un monde différent loin de nos pensées arrêtées»

MAYOTTE et sa faune singulière

3ème séjour à Mayotte, pour y (re)découvrir les atouts de sa faune endémique. Un séjour pour les amoureux de nature, des animaux terrestres et aquatiques
Septembre 2018
3 semaines
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Un voyage assez long...

Un premier vol de Genève pour Paris, puis ensuite vol Paris - St Denis de la Réunion et enfin dernier vol La Réunion - Mayotte - Un voyage assez long au regard des temps d'escales.

Beaucoup d'heures de vol, mais la récompense est au bout... 
Escale à St Denis de la Réunion et dernier vol pour Dzaoudzi 

Arrivés à Mayotte,on est accueillit par Johan, une personne que l'on connait depuis plusieurs années. Ensuite on prend le bac qui assure la liaison entre l'aéroport situé sur Petite Terre et l'ile "hippocampe"

L'ile hippocampe dont on comprend aisément le nom, quand on retourne la carte... 
Le bac pour rejoindre Mamoudzou, non sans avoir reçu par Johan au préalable le traditionnel collier de bienvenue.

Puis route jusqu'au Jardin Maoré, sur la plage de N'Gouja...ou on arrive en fin de journée...

fin de la journée sur Mamoudzou .

Arrivés à notre destination finale, on prend possession de notre bungalow, le Canelle, un bon repos et dodo...La journée a été bien longue depuis la Haute Savoie une bonne nuit de sommeil s'impose maintenant.

Notre bungalow 
Avec une vue magnifique sur l'Océan Indien 
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Après une bonne nuit réparatrice, lever de bonne heure. On retrouve nos marques dans cet endroit que l'on connait bien. Un rite immuable ici, l'appareil photo prêt, une grande marche sur la plage aux premières lueurs du jour pour aller rechercher les empreintes des tortues qui sont sorties la nuit pour pondre.

On découvre vite les premières traces des pontes de la nuit...

Cette nuit trois tortues au moins sont sorties de la mer pour pondre. 

Les tortues pondent toute l'année à Mayotte, avec des pointes de mars à juin, et particulièrement en mai. Au mois de septembre on a quand même toutes les chances d'y assister. Chaque tortue pond environ une centaine d’œufs par ponte (cela dépend de la taille de la femelle). Tous les 2 à 5 ans (plus généralement 3 ans), la femelle reviendra tous les 10 à 15 jours durant 2 à 4 mois effectuer une ponte sur la plage où elle est elle-même née.

Observer les tortues sous l’eau - sans jamais les toucher et en se tenant à distance - est grisant, les voir pondre, en respectant certaines règles très précises, est émouvant. Mais pour assister à une ponte, il faut attendre la nuit, les pontes de jour sont exceptionnelles.

Pour l'instant on se contente d'admirer leurs empreintes.

Les tortues ici nous les connaissons bien, et c'est dans le lagon, équipés simplement d'un masque de palmes et d'un tuba que nous les observons.

5 espèces de tortues marines sont présentes à Mayotte : La tortue verte (Chelonia mydas), la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), la tortue caouanne (Caretta caretta), la tortue olivâtre (Lepidochelis olivacea) et la tortue luth (Dermochelys coriacea).

Deux espèces s’y reproduisent et s’y alimentent toute l’année, la tortue verte et la tortue imbriquée et les 3 autres espèces semblent être plus vagabondes et n’ont pas été identifiées en phase de ponte.

La tortue verte est l’espèce la plus abondante à Mayotte

Sa taille est comprise entre 80 et 130 cm et son poids moyen est de 160 kg. Sa carapace est vert-olive avec des tâches noires pour les adultes, et rouge brique grise chez les subadultes et le plastron est presque blanc.

Son nom ne vient pas de la couleur de carapace mais de la couleur de sa graisse qui devient verdâtre après avoir été coupée. Elle est aussi appelée « tortue comestible », et « proie principale des braconniers ».

La tortue verte s’observe généralement dans des eaux dont la température est supérieure à 20 degrés. C’est la plus tropicale des tortues marines. A Mayotte elle s’observe principalement en alimentation sur les herbiers. Malheureusement cette tortue est menacée d’extinction.

La tortue imbriquée, plus rare mais néanmoins bien présente à Mayotte.

Sa taille peut aller de 60 à 100 cm et son poids de 80 à 100 kg. Sa carapace est brun-orangée et possède des écailles imbriquées. Le bec est crochu et pointu.

On peut l’observer principalement à proximité des récif coralliens, cette tortue est en « danger critique ». C’est la tortue marine la plus menacée au niveau mondial.

Après ces premières explorations matinales, petit déjeuner copieux, face à la mer, histoire de bien commencer la journée.

Ce matin, mission importante au Jardin Maoré, faire tomber les noix de coco pour éviter tout risque d'accident...

C'est Dja et son acolyte qui s'y collent... 
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Dans ce récit de voyage, je vais principalement parler de la faune remarquable qui est présente sur cette île, la beauté et les autres atouts de ce site ayant été décrits dans un précédant carnet...

La faune terrestre avec tout d'abord les geckos... Ces charmants lézards dont le plus commun que l'on trouve régulièrement dans toutes les régions du monde, et qui est très fréquents à Mayotte également.

Les immanquables geckos... 

Et un autre, endémique de la région, le margouillat appelé également gecko diurne de Pasteur. Originaire du nord de Madagascar, le margouillat a été introduit dans l'archipel des Comores, à La Réunion , à l'île Maurice et aux Seychelles. Ce lézard vit dans un milieu tropical chaud et humide, on en trouve donc énormément à Mayotte.

L'extraordinaire richesse de la faune de Mayotte provient particulièrement du fait que l'île aux parfums est encore une destination préservée du tourisme de masse et on profite de notre séjour à Mayotte pour la découvrir.

Impossible à Mayotte de ne pas craquer devant les makis.

Ce sont des lémuriens très faciles à approcher et très curieux.

 On le reconnaît à son visage noir orné de deux grands yeux au regard orange doré,

Sur l’île, les Mahorais ne les considèrent pas vraiment comme des animaux : avec leurs mains presque humaines, de nombreuses légendes racontent qu’ils sont en fait des hommes transformés par Dieu.

Maki très intéressé par mon appareil photo 
Sa nourriture est composée de fruits mûrs comme les bananes, les papayes, les mangues, les jaques et baies diverses 

Malgré leur caractère sauvage, ils peuvent s'habituer très facilement aux humains notamment quand ces derniers les nourrissent à la main : cela est cependant déconseillé, car il existe un risque de déséquilibre alimentaire et surtout de « clochardisation » de ces animaux...

des mères et leurs petits qui n'on pas encore les yeux orange.

Doté d'un sens extraordinaire de l'équilibre, grâce à sa longue queue, il saute d'arbre en arbre, avec des bonds prodigieux de plusieurs mètres. Il passe la majorité de son temps dans les arbres et ne descend que pour boire de l'eau ou pour chercher un morceau de fruit tombé à terre.

Makis volants. 

Autre animal très présent: la roussette, qui est une chauve-souris géante.

Son poids est d’environ 500 g avec une envergure pouvant atteindre 1,20 mètre

Leur régime alimentaire est composé principalement de fruits comme toutes les roussettes mais aussi de nectar et de feuilles.

Cette espèce passe beaucoup de temps à se toiletter avant de s’envoler afin d’enlever les restes de fruits sur leur corps. De plus, il n’est pas rare de voir des individus raser la surface de l’eau afin d’y plonger le ventre.

Ce comportement n’a pas encore été tout à fait expliqué même si deux théories ont été supposées. Il s’agirait soit d’une technique de thermorégulation soit d’un moyen pour avoir un apport de sels minéraux puisque les roussettes se lèchent la partie mouillée une fois posée.

Une roussette se lèche après un bain dans l'océan 

Il n'existe pas de serpents dans la faune de Mayotte sauf des couleuvres. Le seul animal auquel il faut vraiment faire attention, avec les moustiques, est la scolopendre. Elle ressemble à un mille pattes très poilu et sa piqûre est très douloureuse.

Une scolopendres, à craindre... et des iules beaucoup plus inoffensifs.

Un autre animal très répandu à Mayotte: l'escargot géant africain.

Les adultes mesurent, en général, une douzaine de cm de long pour un poids allant jusqu'à plusieurs centaines de grammes.

On en voit partout... 
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Tout d'abord des crabes...

Le crabe de sable, de couleur vert olive, il ne sort de son trou que si rien ne bouge aux alentours. Des centaines de trous parsèment la plage.

Autre crabe très commun, le crabe de terre. Il se nourrit de feuilles de fruits et aussi d' herbes.

Il vit dans les milieux humides comme les marais, les mangroves ou les berges des cours d'eau.

Quelques beaux spécimen de papillon sont facilement observables...

Ainsi que la néphile : c'est la plus grosse araignée de mayotte, complétement inoffensive ,elle ne bouge pas du centre de sa toile qui est construite avec des fils jaune.

les plus grandes néphiles dépassent 10 cm  

Mais les animaux emblématiques sur les plages, ceux que tout le monde veut voir ici sont les tortues, Dans l'eau il est très facile de les voir, mais assister à une ponte, sur la plage, est un grand privilège...

Un détail curieux et très important, les tortues pondent toujours sur leur plage de naissance.

Elles sortent pratiquement toutes les nuits de l'eau pour pondre. Pour assister à une ponte,à la nuit tombée, il faut se vêtir de vêtements sombres, se munir d'une lampe torche, diffusant de préférence une lumière rouge qui est beaucoup moins perturbante pour les tortues (à ne surtout pas allumer dans l'immédiat) et s'armer de beaucoup de patience.

Une fois les yeux habitués à l'obscurité, il faut repérer sur le sable des traces des tortues qui se sont hissées jusqu’en haut de la plage pour y creuser leur « nid ». C’est le bruit du sable violemment projeté qui vous guide vers le lieu exact de la ponte. Si, durant cette recherche, une tortue est en train de sortir de l’eau ou en train de se hisser sur la plage passez très loin d’elle et toujours derrière elle.

Creusement de la cavité corporelle : avec ses nageoires avant, la tortue propulse le sable vers l’arrière pour creuser un large trou. Elle s’arrête régulièrement pour se reposer. Surtout ne pas s’approcher trop près ni l’éclairer car elle peut, par peur, encore renoncer à continuer à creuser et retourner vers l’océan

Creusement du puits de ponte : avec ses deux nageoires arrière qu’elle utilise très adroitement comme des pelles souples, la tortue va creuser un puits vertical de 30 à 40 cm de profondeur. Si elle tombe sur une grosse pierre ou des racines, elle se déplacera pour recommencer un peu plus loin ou renoncera et retournera vers l’océan. Rester encore à distance

La ponte : ce n’est qu’une fois que les premiers œufs sont tombés - blanc brillant, gros comme une balle de golf – que l’on peut s’approcher et éclairer juste le puits de ponte. La tortue pond environ 120 à 150 œufs

Photos de ponte... (ce ne sont pas les miennes, mais des photos glanées sur le net) 

Recouvrement du puits de ponte : avec ses deux nageoires arrière d’abord elle rebouche le trou de ponte, tasse le sable, puis avec ses quatre nageoires rebouche la cavité. Cette phase peut durer plus d’une heure

Recouvrement du puits de ponte 

Après cette épuisante épreuve, la tortue ce traîne vers l'océan, en s'arrêtant régulièrement...On peut la suivre en restant à bonne distance derrière elle.

Mission accomplie, retour à la mer... 

Une fois les pontes faites, dès le lendemain une étudiante scientifique bénévole repère les nids et les balise pour les protéger.

Reste maintenant a avoir la chance d'assister à une émergence (naissance des bébés tortues)...

Empreintes de petites tortues sur la plage 

L’éclosion des tortues a également lieu la nuit ou les journées nuageuses, quand les températures sont les plus basses. La nuit est également moins propice à l’attaque des prédateurs. Les petites tortues descendent alors jusqu’à la mer, et si elles ont l’air de s’épuiser à l’effort, c’est un passage nécessaire pour leur survie future : elles pourront reconnaître leur plage de naissance, s’orienter, se déplacer au mieux, chasser…

Peu survivront à leurs premiers pas comme à leurs premières brasses : les oiseaux, crabes, poissons n’en font qu’une bouchée. Au vu du nombre d’œuf, c’est le mal nécessaire de la sélection naturelle. On estime qu’une seule tortue sur cent œufs parviendra à l’âge adulte.

Emergence sur la plage de N'Gouja 
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Quelque végétaux et fleurs locales que l'on trouve à Mayotte.

Le cocotier dont quelques beaux spécimen sont visibles sur notre plage à N'Gouja.

Le Baobab

Cet arbre ventru et difforme peut atteindre 20m de haut et 7m de diamètre. La légende dit que les baobabs abriteraient les esprits des ancêtres (djinns)

Les fleurs du baobab sont fécondées par les chauve-souris roussettes qui les aspergent de pollen avec leurs ailes.

Fleurs et fruits du baobab 

Le manguier, arbre qui abrite un grand nombre de roussettes dans lesquels ses cris perçants retentissent.

Le papayer, arbre avec des fruits ressemblant à des melons, de tailles variables, ils sont jaunes et en confiture ou râpés en salade quand ils sont verts.

Le jacquier, surnommé le « fruit du pauvre », le fuit du jacquier est de plus en plus utilisé comme substitut à la viande dans les produits végétariens.

Fruit du pauvre, peut-être, mais les makis les adorent. 

l'arbre à pain, ses fruits ont la taille d'un petit ballon de foot. A Mayotte, ils se mangent frits, en purée ou grillées au feu de bois.

l' ilang-ilang

Au plus fort de la floraison, pendant la saison chaude, les fleurs étoilées aux longues pétales dégagent une odeur envoûtante. L'essence extraite des fleurs fraîches à l'aide d'alambics souvent artisanaux constitue une ressource pour Mayotte

Des bambous... qui atteignent des dimensions impressionnantes.

Les bambous sont aussi un terrain de jeu pour les makis 

Et une grande quantité de fruits... Principalement observés lors de la visite du jardin botanique de Coconi

Quelques fleurs...

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Tout d'abord un superbe oiseau...le gobe mouche de paradis de Madagascar, avec un tel nom il ne peut être que très beau...

Voici donc Monsieur, avec ces belles couleurs bleue et blanche et ces longues plumes caudales

Il a fière allure. 

Quant à Madame, la livrée est différente mais très jolie quand même...

Autre oiseau magnifique, le Martin-pêcheur vintsi

Cet oiseau aux couleurs vives est fascinant tant par son regard, par son vol rapide et par sa beauté. Il vit le long des cours d’eau ou près des mangroves, perché sur un promontoire (arbre ou rocher) il attend de plonger pour attraper un proie qui passe à porter,

Très beau plumage que possède cet oiseau difficile à approcher. 

Le zostérops de Mayotte fait partie des espèces endémiques de l'île.

Appelé localement oiseau à lunette de par son large cercle orbital blanc. 

Le Corbeau pie, aussi dit Corbeau à ventre blanc, ce corbeau se reconnaît facilement à son « gilet » blanc, qui contraste fortement avec le reste du corps d'un noir profond, et lui vaut son nom

Une colonie de Sternes sur l'îlot de sable blanc.

Et pour finir sur ces quelques oiseaux, une sterne huppée maoraise, qui nous attendait, perchée sur une bouée, lors d'une sortie en mer.

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La faune marine

Pouvant atteindre des profondeurs de 70 m, ceinturé d'une barrière de récifs de 195 km de long, le lagon de Mayotte abrite beaucoup d'espèces marines. Sa différence, par rapport aux autres lagons, est que par endroits, la barrière de corail est double.

Le long des côtes, le récif frangeant abrite une multitude de poissons aux couleurs multiples ainsi que des coraux. Avec palmes, masque et tuba, en partant de la plage on peut aisément aller admirer poissons chirurgiens, balistes, poissons clowns, coffres, mérous et autres espèces qui passent à côté de vous sans peur.

Sans oublier les étoiles de mer aux couleurs et formes diverses...

Les coquillages et bien sûr l'hippocampe, symbole de Mayotte (mais très difficile à voir). Beaucoup de ces espèces sont protégées et il est interdit de les ramasser.

On observe, et on rend à l'océan... 

On peut également voir une grande diversité de bénitiers, dont je suis fan de leur plastique très photogénique...

Des bénitiers aux couleurs magnifiques 

Et bien évidement une belle qualité de coraux... gorgones et autres merveilles.

Ca c'est pour le snorkelling, en revanche en plongée sous-marine, là, l'émerveillement est total...

Préparatifs et départ de plongées 

En se rendant sur les sites de plongée, il n'est pas rare de rencontrer des dauphins. On en recense 17 espèces à Mayotte. Ils aiment jouer à proximité des embarcations.

L’espèce la plus connue, est celle du grand dauphin, le « Tursiops », le fameux « flipper le dauphin » de la série télé.

Quelques tursiops nous accompagnent... 

On le croise souvent par deux ou par quatre, mais le groupe peut être plus important. Joueurs, espiègles les dauphins présentent l’avantage d’être présents toute l’année dans le lagon de Mayotte.

Bien souvent ils acceptent que l’on puisse nager avec eux et ainsi, ils viennent jouer à proximité du nageur et mettent fin eux même, à la séance. C'est l'occasion pour nous de se mettre à l'eau (sans les bouteilles) pour approcher ces adorables bestioles.

Nager avec "Flipper" c'était un rêve de gosse... 

Un peu plus loin en mer, on a la chance d'approcher un autre animal emblématique de Mayotte à cette époque de l'année, la baleine. Les baleines à bosses viennent chaque année mettre bas et élever leur petit dans les eaux calmes qui bordent l'île. Elles restent plutôt à l'extérieur du lagon, mais il arrive qu'elles pénètrent par les passes et il est fort possible d'en croiser à l'intérieur de la barrière.

Olivier, notre chef de palanquée voit un "splash" dont l'origine ne lui laisse aucun doute...une baleine à bosse et son baleineau sont très proches. Dès lors il s'agit de les approcher le plus calmement et silencieusement possible.

Dès que le bateau est assez proche des cétacés, on peut se glisser dans l'eau pour les voir "autrement"...

Et là, sous la surface, le souvenir est inoubliable... un moment rare.

Les baleines à bosse ne sont pas les plus grandes des baleines. Mais elles sont parmi les plus spectaculaires car elles sont les seules à effectuer des sauts prodigieux en sortant totalement hors de l’eau. Le lagon leur sert de nurserie ; après la mise à bas les femelles viennent à l’abri du récif nourrir leur petit et l’éduquer afin de le préparer à la grande migration antarctique durant l’été austral. C’est pourquoi on ne peut voir ces mégaptères que de juillet à octobre, ce qui est notre cas aujourd'hui, et en plus, on a la chance d'entendre le mâle chanter...la cerise sur le gâteau...

Après ces deux mises à l'eau riches en émotion,on remonte sur le bateau pour rejoindre notre spot de plongée...

C'est parti pour une immersion dans le grand bleu. 

Les plongées dans l'Océan Indien sont toujours un grand privilège...eau chaude, visibilité exceptionnelle et faune très intéressante.

Carole et Olivier dans le grand bleu... 
Une faune très variée... Murènes, poissons feuille, mérou abeille, tortue poisson flûte ...
Et des animaux de taille plus modeste, mais tout aussi beaux. 
Fin de plongée et retour en surface. 

Pour clore ce chapitre sur la faune marine, le récit d'une sortie en mer pour observer les baleines.

Dès quelques minutes de mer, nos yeux scrutent le lagon à la recherche du moindre indice : un jet d’eau (l’air qui sort de ses poumons par un évent), une caudale qui jaillit ou une nageoire pectorale qui se met à battre, ou encore une sorte de grande tache plane et plus claire sur la surface de l’eau laissée par une baleine qui vient de plonger…

Le magnifique lagon, site incontournable pour l'observation des baleines. 

Très rapidement on entrevoit les premiers indices...

Un spalsh, un souffle et une nageoire pectorale... 

Maintenant il n'y a plus qu'a s'émerveiller... Voir jaillir brusquement ce corps massif et cette tête hérissée de protubérances pour retomber sur le dos, c'est un moment unique.

Voir une baleine battre la surface de l’eau de sa nageoire caudale noire et blanche. Chaque nageoire a un dessin qui lui est propre, c’est d’ailleurs le principal moyen pour les identifier.

Voir un immense dos noir entre deux eaux, largement bombé, s’arrondir pour plonger et une queue frapper vigoureusement l’eau avant de disparaître : le spectacle est, chaque fois, grandiose et magique.

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Il existe une tradition ancestrale à Mayotte toujours très vivace, le voulé. Les familles et amis se réunissent pour déguster des grillades, jouer et se baigner. Ce jour là, nous sommes conviés par Samia chez Tamara.

Nos hôtesses, Samia, Tamara et Julie 

Les ingrédients d'un voulé réussi sont : un bon feu de bois, une grande grille, des mabawas (ailes de poulet), des brochettes ou du poisson. Pour accompagner le tout, des bananes vertes, du manioc ou encore du fruit à pain, tout cela cuit sur la braise. Et bien sur quelques boissons...

 Le goût du fruit à pain est à mi-chemin entre celui de la pomme de terre et du pain, c'est un vrai régal !

Après le repas, Tamara se prête a une de ses activités favorite, la pêche au filet dans le lagon.

La technique est efficace, une raie léopard capturée fait visiblement le bonheur des gamins... 

Nous rentrons le soir avec le souvenir d'une belle journée de partage avec des gens extrêmement gentils...

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Voila pour ce récit de voyage...Fin de notre troisième séjour à Mayotte que l'on quitte avec toujours la même envie de retourner sur cette île pleine de charme...Nous rentrons en Métropole avec des souvenirs plein la tête.

Au revoir Mayotte...à bientôt surement... 
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