MAYOTTE

Mayotte (appelée aussi Maoré) est un ensemble d’îles situé dans l’archipel des Comores, situé dans le canal du Mozambique et dans l’océan Indien. Séjours en décembre 2016 et novembre 2017
Décembre 2016
12 jours
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Notre destination finale 

Après un vol très agréable sur Air Austral, on atterrit à l’aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi. On fait la connaissance de Laurence et sa famille qui vont également au « Jardin Maoré »…On prend tous le bac pour rejoindre Mamoudzou

Notre avion d'Air Austral et la bac pour Mamoudzou 

Après une petite heure de route, on arrive au jardin Maoré, notre destination finale.

La plage de N’Gouja est la plus célèbre de toute l’île... Site « incontournable » de tout séjour à Mayotte. Et si nager avec les tortues et s’allonger sur le sable clair, sous les baobabs, sont déjà un ravissement, ce ne sont pas les seuls plaisirs de ce petit paradis situé à l’extrême sud-ouest de « l’île au lagon ».

La plage étale son sable clair le long d’une grande anse très légèrement incurvée, située sur la commune de Kani-Kéli. Une petite dizaine d’immenses baobabs, plantés majestueusement sur le sable, émergent de la végétation tropicale qui la borde. La clarté du sable donne à l’océan une magnifique couleur qui oscille entre le turquoise et le jade, et cerise sur le gâteau, cette plage est très peu fréquentée...on est très loin du tourisme de masse des diverses destinations balnéaires ailleurs sur la planète.

Trois autres stars pour cette plage : les tortues marines, nombreuses à batifoler sans crainte à une dizaine de mètres du bord et les makis attirés par les bananes données souvent trop généreusement par les visiteurs malgré toutes les recommandations demandant de ne pas le faire…

Les  makis, inévitables 
Et les très nombreuses tortues qui font tout le charme du lagon 

Et derrière les baobabs, bien intégré, le « Jardin Maoré », un hôtel-restaurant doté de 18 bungalows

Il est près de midi, et dans l’attente de notre bungalow, on prend un repas au snack…qui nous vaut notre première rencontre avec les makis…

Espèce unique à Mayotte, le Lémur Fauve vit en groupe, dans un modèle social voisin du nôtre. Ses petites mains, ses yeux dorés et son doux pelage lui confèrent un air de peluche. Il n’est pas farouche et les arbres du parc tropical du Jardin Maoré en abritent plusieurs dizaines

Après manger, nous prenons possession de notre bungalow…

Notre bungalow, le Bambou, son comité d'accueil et une superbe vue sur l'Océan Indien  

A peine installés dans notre home, on se met à l’eau pour une première prise de contact avec l’environnement …et là la surprise est énorme…dans le lagon très propre et très clair on nage très rapidement avec les tortues très nombreuses ici.

On en observe au moins une dizaine au bout de quelques minutes. Vous ne pouvez les rater car il y en a vraiment beaucoup (une centaine) qui sont en permanence ici.

première rencontre magique avec les tortues vertes 

La plage de N’Gouja est connue pour être un lieu de ponte des tortues marines. Elles séjournent à l’année sur le site .

Le soir, un cocktail sur la plage, un bon repas et une bonne nuit de sommeil…

Fin de journée au Jardin Maoré
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Nous avons eu très chaud cette nuit…On n’est d’ordinaire pas partisan de la climatisation, mais là c’est nécessaire, la nuit prochaine on la mettra.

Le matin réveil par les makis…ils font une sacrée sarabande sur le toit, sur la terrasse et dans les arbres aux alentours.


Petit déjeuner impeccable face à la mer,

Puis grande promenade sur l’immense plage oû nous sommes seuls…incroyable le peu de monde qu’il y a ici, pourtant l’endroit est exceptionnel.

       La plage de n’gouja…déserte 

Au programme de la journée, snorkelling, farniente sur la plage et découverte du parc tropical du jardin maoré…qui accueille des colonies de makis fauves et des roussettes, qui nichent dans les immenses baobabs.

Faune courante du lagon, tortue imbriquée, tortue verte avec son nettoyeur et poissons multicolores. 
Quelques baobabs  - de taille très respectable - du jardin tropical 

Mayotte est le deuxième territoire au monde en terme de diversité spécifique des baobabs, après Madagascar.


Les espèces de baobabs sont au nombre de 2 sur l’ île. Le baobab africain, très commun, se retrouve sur tout le pourtour de l’île, principalement en forêt sèche, à proximité du littoral. En-dehors de cette zone, sa présence est anecdotique. L’espèce malgache est quant à elle beaucoup plus rare,

L’usage principal de cette espèce à Mayotte est avant tout alimentaire pour ce qui concerne ses fruits. La pulpe sèche peut être sucée tel un bonbon, ou en boisson, à consommer de préférence frais (mélange eau, graines entourées de pulpe et sucre). Il est fréquent de voir des traces d’écorçage sur certains baobabs. Ces cicatrices témoignent des prélèvements d’écorce pour la fabrication de cordage. Cette pratique tend à disparaître aujourd’hui.


Au jardin maoré, c’est surtout le terrain de jeu favori des makis et des roussettes.

Le Maki de Mayotte, appelé aussi Ankoumba en kibouchi ou Comba en shimaoré, est un primate lémuriforme considéré comme une variété du Lémur fauve (Eulemur fulvus) de Madagascar.

Eulemur fulvus mayottensis n'existe qu'à Mayotte. Il vit en groupe composé de quatre à une dizaine d'individus. Il se nourrit de fruits, de feuilles et de fleurs. Il est actif de nuit comme de jour. Il communique par différents cris (plus de 10). Sa vie sociale est très structurée et comparable à la nôtre par bien des aspects. Il enterre ses morts (ou tout au moins les recouvre de terre ou de feuilles) et c'est aussi le seul primate qui possède des mains de type humain avec des empreintes digitales. Ses deux grands yeux cernés au regard doré, son museau allongé de lévrier, un pelage très doux, variant du beige au roux, sa taille (une cinquantaine de centimètres plus une queue de 60 cm), sa sociabilité en font un animal qu'il est tentant d'apprivoiser. Il pèse de deux à trois kilogrammes, sans aucune agressivité naturelle, d'où sa vulnérabilité.

ll est omnivore, se nourrissant de petits lézards, d'œufs d'oiseaux, mais sa nourriture essentielle est composée de fruits mûrs comme les bananes, les papayes, les mangues, les jaques et baies diverses et de feuilles, ce qui explique l'animosité de certains agriculteurs à son égard. Doté d'un sens extraordinaire de l'équilibre, grâce à sa longue queue, il saute d'arbre en arbre, avec des bonds prodigieux de plusieurs mètres.


Il passe la majorité de son temps dans les arbres et ne descend que pour boire de l'eau ou pour chercher un morceau de fruit tombé à terre, il est capable d'éplucher certains fruits comme la banane.

 Il est aussi voleur...Faire les poubelles il s'y connait...surtout ne rien laisser traîner...

Malgré leur caractère sauvage, ils peuvent s'habituer très facilement aux humains notamment quand ces derniers les nourrissent à la main. Les mahorais, surtout les enfants ne les considèrent pas comme des animaux, mais comme des humains transformés par Dieu, et les respectent.

 Les Makis, omniprésents 

La roussette est une sorte de chauve-souris aux dimensions extravagantes.

Sa taille de 25 à 30 cm à l'age adulte et 1m à 1,4m d'envergure pour un poids d'environ 700 grammes en fait une curiosité de l'archipel des Comores où elle est endémique sur trois îles (Anjouan, Mayotte et Mohéli).C'est une grande chauve-souris mais elle est diurne, on peut donc l'observer aisément durant la journée mais son heure de prédilection est la fin de journée où elle est particulièrement active. Elle vit la plupart du temps en groupes de 5 à 50 individus.

La roussette est frugivore. Elle se nourrit de papayes, mangues ou de goyaves et niche souvent dans les baobabs prenant ainsi une place importante dans la pollinisation et la dissémination des grains.

Les roussettes, nombreuses au Jardin Maoré 

Toute la journée on alterne entre promenades sur la plage, plongées dans le lagon et farniente au soleil.


En fin de journée, nous faisons la connaissance d’Adèle, une jeune doctorante en biologie, spécialisée dans l’étude des tortues marines.

Le jardin Maoré accueille régulièrement des étudiants venus de Métropole qui ainsi peuvent étudier à moindre frais, en contrepartie, ils donnent des conférences et organisent des sorties nocturnes aux clients de l’hôtel pour connaitre un peu mieux les tortues.

Donc ce soir, Adèle donne une conférence à laquelle malheureusement peu de clients vont s’intéresser,

Seuls Laurence, son mari, sa fille, Lili et moi assisterons à cette très intéressante présentation des tortues.


Avec vidéos à l’appui, Adèle nous parle des tortues, de leurs modes de vie, les variétés présentes à Mayotte, de leur reproduction etc…


La tortue la plus répandue à Mayotte est la tortue verte :

La Tortue verte ou Tortue franche. est une tortue marine présente dans les eaux tropicales de tous les océans, mais plus ou moins rare selon les régions. Elle préfère les eaux peu profondes et riches en herbe aquatique. Les adultes parcourent de très longues distances entre les herbiers et la zone de nidification. Contrairement aux autres tortues marines, les Tortues vertes peuvent prendre le soleil sur les plages comme d'autres reptiles marins.

Cette tortue est la plus grande des tortue marines. La carapace mesure en moyenne 110 cm et l'animal pèse entre 80 et 130 kg. Certains spécimens peuvent atteindre un poids de 300 kg pour une longueur de carapace de 1,5 m.

Quand elle a atteint sa maturité sexuelle, la femelle vient pondre tous les 3 à 6 ans sur la plage où elle est née

Une autre tortue facilement visible ici, la tortue imbriquée :

La Tortue imbriquée ou Tortue à écailles, notemment , à Mayotte ou à La Réunion

Réputée et longtemps recherchée pour la qualité supérieure de son écaille, elle est pour cette raison l’une des espèces de tortues de mer les plus menacées d’extinction.

L’aspect de cette espèce est assez semblable à celui des autres tortues marines. Sa carapace osseuse, sans carène continue et très colorée est plutôt aplatie. Ses pattes sont transformées en rames. Elle est cependant facilement distinguable par ses écailles épaisses recouvrant la dossière, posées comme les tuiles d’un toit, par son bec long, étroit et crochu et par les deux griffes disposées à quelques centimètres l’une de l’autre sur l’extérieur à mi-nageoires.


L’alimentation des tortues plus particulièrement dans les récifs coralliens, est constituée surtout d’éponges.

Certaines éponges consommées sont d’ailleurs connues pour être très toxiques pour d’autres organismes.

Cette alimentation très particulière rend la viande et plus particulièrement la peau de tortue très toxique dans les régions concernées, surtout dans l’océan Indien.

Autre tortue présente à Mayotte, mais beaucoup plus rare, la tortue caouanne :

La tortue caouanne ou tortue Carette mesure en moyenne 90 cm de long quand elle a atteint sa taille adulte, bien que des spécimens dépassant les 270 cm ont été découverts. La tortue caouanne adulte pèse approximativement 135 kg, les plus grands spécimens pesant plus de 454 kg. La peau varie du jaune au marron, et la carapace est brun-rougeâtre.

La caouanne est omnivore, se nourrissant principalement d’invertébrés vivant sur le fond. Ses mâchoires grandes et puissantes sont un outil efficace pour démembrer ses proies. Les jeunes tortues sont victimes de très nombreux prédateurs, et les œufs sont particulièrement vulnérables. Mais une fois que les tortues ont atteint l’âge adulte, leur grande taille et leur carapace les protègent des grands prédateurs marins comme les requins.

La caouanne est considérée comme une espèce menacée et est protégée par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

A l’issue de cette conférence, on se donne rendez-vous après manger pour tenter d’observer une ponte de tortue, mais pour ce soir cela va s’averrer infructueux..pas de ponte cette nuit.

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Ce matin la presse locale insiste sur les restrictions d’eau…

Les pénuries ont débuté à la mi-décembre en raison du manque de pluies, qui a entraîné une sécheresse. La saison sèche s’étend généralement de juin à décembre, et la saison des pluies de janvier à mars. Cette année, celle-ci subit toutefois un retard conséquent. La production en eau potable de l’ile dépend fortement des précipitations. Selon la Mahoraise des eaux, les ressources superficielles, qui « proviennent des eaux de surface des rivières et des retenues collinaires de Combani » et de « Dzoumogné », représentent 80 % de la production d’eau potable. Les forages ne représentent que 18 % de la production, et le dessalement de l’eau de mer 2 % seulement. Dans le sud de l’île, cette dépendance est encore plus importante Depuis novembre, un arrêté impose des restrictions de l’usage de l’eau, en raison de prévisions météorologiques qui annonçaient un retard inquiétant de la saison des pluies. Il est interdit aux Mahorais de laver les véhicules hors des stations, d’arroser les pelouses et terrains de sport, ou encore de remplir les piscines privées. Ces mesures ont été renforcées à plusieurs reprises.

Le Jardin Maoré, pour pallier à ce déficit, met à disposition de chaque bungalow de l’eau minérale.


Pour nous cette journée est consacrée au snorkelling et au farniente sur la plage.

Cet après midi, j’ai l’énorme chance de nager, sur le tombant, avec une tortue imbriquée…moment vraiment rare et privilégié.

Tortues imbriquées ... 
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Le matin, marche sur la plage, snorkelling et farniente.


Après-midi première plongée bouteille avec Xavier.

45 minutes à 20 m de profondeur sur le site de la nursery: observation de poissons lion, murènes, coraux divers, gorgones, poissons anges, poissons trompettes et poissons cocher entre autres.

Gorgones et eau limpide à 20m de fond 

Au retour de plongée, l’équipe du lagon Maoré (Olivier, Carole et Xavier) est au top, punch planteur et pâtisseries histoire de reprendre des forces.

Petite sortie palmes, masque et tuba avec Lili dans le lagon jusqu’au tombant pour finir l’après midi.

Le soir, après le repas, on revêt des vêtements sombres et on part sur la plage avec l’espoir d’assister à une ponte de tortue…Sans Adèle qui n’est pas là aujourd’hui.

Coup de chance, on en aperçoit une qui remonte la plage. Un cadeau du ciel ce soir, dans cette nuit noire à peine éclairée par les étoiles .Grosse émotion, on n’est que Lili et moi, du coup on se pose a proximité en toute discrétion et on attend :


Les différentes phases de la ponte, à respecter impérativement.

Recherche du lieu de ponte : repérage sur le sable des traces des tortues qui se sont hissées jusqu’en haut de la plage pour y creuser leur « nid ». C’est le bruit du sable violemment projeté qui vous guide vers le lieu exact de la ponte. Si, durant cette recherche, une tortue est en train de sortir de l’eau ou en train de se hisser sur la plage passez très loin d’elle et toujours derrière elle

Creusement de la cavité corporelle : avec ses nageoires avant, la tortue propulse le sable vers l’arrière pour creuser un large trou. Elle s’arrête régulièrement pour se reposer. Surtout ne pas s’approcher trop près ni l’éclairer car elle peut, par peur, encore renoncer à continuer à creuser et retourner vers l’océan

Creusement du puits de ponte : avec ses deux nageoires arrière qu’elle utilise très adroitement comme des pelles souples, la tortue va creuser un puits vertical de 30 à 40 cm de profondeur. Si elle tombe sur une grosse pierre ou des racines, elle se déplacera pour recommencer un peu plus loin ou renoncera et retournera vers l’océan. Rester encore à distance

La ponte : ce n’est qu’une fois que les premiers œufs sont tombés - blanc brillant, gros comme une balle de golf – que l’on peut s’approcher et éclairer juste le puits de ponte. La tortue pond environ 120 à 150 œufs

Recouvrement du puits de ponte : avec ses deux nageoires arrière d’abord elle rebouche le trou de ponte, tasse le sable, puis avec ses quatre nageoires rebouche la cavité. Cette phase peut durer plus d’une heure

Retour à l’océan : la tortue se traîne vers l’océan, en s’arrêtant régulièrement.

 La ponte et retour à la mer une fois la mission accomplie…Bonne route…

On rentre se coucher, en ne prenant que quelques rares photos quand elle repart à la mer...Seul moment ou il est possible de photographier sans la perturber et la désorienter. Cette expérience nous laisse un inoubliable et émouvant souvenir que l’on aura eu la chance de vivre…

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Journée plage, farniente, PMT…


Le soir, on refait une sortie de nuit, dans l’espoir d’assister à une nouvelle ponte…

Cette nuit, il y a 3 tortues qui remontent pour pondre…Malheureusement, des touristes réunionnais irresponsables, qui évidement ne daignent pas assister aux conférences et autres informations concernant la reproduction des tortues, les aveuglent d’éclairs de flash…sans commentaires.


Adèle nous dira le lendemain que deux d’entre elles sont retournées à l’Océan sans avoir pu pondre, faute de tranquillité... C’est absolument lamentable et révoltant..

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Balade sur la plage à la recherche des empreintes des tortues venues pondre la nuit précédente, avec l’espoir de voir une émergence de petites tortues.

Traces du passage des tortues venues pondre cette nuit. 

« Les émergentes qui naissent sur les plages de Mayotte reviendront pondre une fois adulte sur ces mêmes plages, il est donc important de protéger les émergentes afin d’assurer la venue des femelles adultes dans quelques années »

Pour profiter de ce moment magique de façon respectueuse et sans réduire les chances de survie des petites tortues, il est essentiel de suivre quelques conseils.

Tout d’abord, il est important de savoir que les tortues marines sont des espèces protégées par la loi. Il est formellement interdit de les toucher, de les transporter ou de modifier leur comportement, mais aussi de détruire ou altérer leurs habitats.

Dans le cas des émergences, il ne faut donc pas intervenir et laisser la nature faire.

Après l’éclosion, les petites tortues peuvent rester quelques jours sous le sable en attendant les conditions propices à l’émergence. Souvent, les petites sortent en fin de journée ou pendant la nuit afin d’éviter la dessiccation au soleil et la forte prédation diurne. Provoquer une émergence en creusant dans le sable peut donc avoir des conséquences très néfastes.


Lorsque vous apercevez une émergence, n’essayez en aucun cas de creuser le nid ou d’aider les petites à rejoindre la mer, vous risquerez de les blesser ou de perturber leur comportement naturel, essentiel à leur survie. Les petites tortues ont besoin de s’activer et de courir sur la plage avant de rejoindre l’eau. Il s’agit d’une étape primordiale : le métabolisme est activé en les préparant à la première nage, la cicatrisation du cordon ombilical est facilitée lors du frottement sur le sable, et la petite tortue s’imprègne de son environnement, ce qui leur permettra de retrouver sa plage de naissance plus tard, quand elle reviendra pour pondre, une fois adulte.

Il faut veiller à ne pas se mettre dans le chemin des petites tortues lorsqu’elles se précipitent vers la mer. Elles ont besoin de voir la mer pour mieux s’orienter. Dans un nid d’une centaine d’œufs, seule une petite tortue arrivera à l’âge adulte.

Au sein du nid, le sexe des petites tortues est déterminé par la moyenne de température du nid. Selon la profondeur et la position de l’œuf dans le nid, la température d’incubation n’est pas la même. Au-dessous du seuil de 29,2-29,3°C, les petites donneront des mâles, et au-dessus des femelles.

Malheureusement nous n'aurons pas la chance d’assister à la naissance des petites tortues…

Le soir on sympathise avec Dja, un des jardiniers du Jardin Maoré, qui nous invite à assister à la cérémonie de mariage de son cousin qui aura lieu demain.

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Ce soir on fête Noël, mais d’abord, ce matin, on se rend dans le village voisin pour assister au mariage mahorais…Avec une halte chez Dja, qui désire nous montrer sa maison.

Le «Grand Mariage» (ou «Haroussi») , est une fête exceptionnelle d’une durée d’une semaine qui, en plus de sceller – une deuxième fois- l’union d’un couple, est l’occasion pour les familles concernées et particulièrement celle du mari de montrer à tout le village, sinon à toute l’île, sa richesse.

Une «deuxième fois» parce que ce couple s’est d’abord - et souvent plusieurs années avant qu’il puisse réunir l’argent pour célébrer cette fête – marié sans faste devant le «cadi», juge et dépositaire du droit coranique.

De la réussite de cet événement majeur, qui dure une semaine durant laquelle des dizaines de personnes (famille, amis et habitants du village du marié) sont invitées tous les jours à festoyer, dépend l’image même des familles concernées.

Les dépenses engagées sont exorbitantes : plus le mariage est coûteux, plus les familles qui le fêtent sont couvertes d’honneur !

Dès notre arrivée sur les lieux, on est immergé dans l’ambiance très particulière qui règne dans le village, tout le monde met la main à la pâte…toutes les femmes du village apportent leur contribution à la fête en cuisinant dans chaque rue.

Tout le village participe,  on ressent la bonne humeur et la joie de vivre des Maorais, un vrai bonheur…    

Le «M’chogoro» - ou marche nuptiale - est l’une des festivités majeures du « Grand Mariage » et celle que nous, voyageur invité, pouvons admirer car elle se déroule aux yeux de tous, dans les rues des villages. Il s’agit d’accompagner – très lentement ! - le marié chez sa femme qui l’attend, toujours sur son lit. Un cortège d’hommes et de femmes. Le cortège d’hommes est positionné devant le marié encadré par ses « témoins », lui ouvrant le chemin en chantant et dansant. Entêtant et lancinant ! Le marié et ses deux amis (ou frère et père) sont parés d’habits somptueux qui rappellent l’élégance des sultans. Protégés sous des ombrelles, rafraîchis par des éventails que trois femmes agitent devant eux en marchant à reculons, ils ont souvent une cigarette à la bouche, non allumée. «Un signe de puissance ». Les femmes, membres du Shama, forment derrière ce cortège un groupe qui chante et danse le M’biou.

La marche nuptiale…et la mariée. 

On prend congés de nos hôtes dans l’après midi en les remerciant de nous avoir fait partager ces moments exceptionnels pour nous et on rentre au Jardin Maoré qui s’apprête à fêter Noel…

Un grand merci à Dja, Jean et les siens pour ces moments de partage.... 

Pour commencer la soirée de Noël, on nous a concocté un cocktail sur la plage…avant de nous servir un excellent repas de réveillon…ambiance particulière avec une température de 30 degrés la nuit, ça change des noëls métropolitains.

 Ambiance de Noël à Mayotte…Et Ismael, fidèle au poste et toujours de bonne humeur. 

Après le repas, rendez-vous sur la plage ou les enfants attendent le père Noel, qui ici arrive par la mer, faute de cheminée

 C’est Dja qui a provisoirement quitté le mariage, qui a endossé le costume de père noël.
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Dernière partie de notre séjour…


Quelques observations animales marquantes…

Repérage, par Adèle, des nids de tortues sur la plage 

Après les très rares pluies, on peut observer les escargots…


L' Escargot géant africain, Achatine ou Achatine foulque (Lissachatina fulica, anciennement Achatina fulica) est un grand escargot dont les adultes mesurent, en général, environ 12 cm de long pour un poids allant jusqu'à plusieurs centaines de grammes.


Originaire d'Afrique, l'espèce a été largement introduite en Asie, dans les Antilles, dans les îles du Pacifique et de l'Océan Indien où sa taille et son taux de reproduction important ont rapidement posé problème en l'absence de prédateurs naturels : outre les dégâts qu'une population incontrôlée peut faire subir aux cultures, Lissachatina fulica pose aussi un problème de santé publique, étant le vecteur de parasites et d'agents pathogènes dont certains peuvent toucher les êtres humains.

Le soir ce sont les geckos et les margouillats qui montent la garde devant et dans le bungalow

Les geckos, très sympathiques lézards...très friands de moustiques... 

Originaire du nord de Madagascar, le margouillat a été introduit dans l'archipel des Comores, à La Réunion à l'île Maurice et aux Seychelles. Ce lézard vit dans un milieu tropical chaud et humide, on en trouve donc énormément à Mayotte.


Le margouillat est de couleur verte fluo avec trois traits rouges sur le dos et du bleu autour des yeux. Il a aussi des points jaunes sur le corps, d'où son nom et des ventouses aux pattes qui lui permettent de se déplacer très rapidement sur les murs et au plafond.

Il mesure environ 10 à 13 cm, quant au petit, il mesure déjà de 4 à 6 cm à la naissance.

                                    Le Margouillat, endémique de cette région du globe 

Quelques beaux spécimens de crabes...

Divers souvenirs de plongée :

Plongée dérivante sur la passe bateau nord…avec Carole

60 minutes d’exploration à 20m de profondeur,

                      Poisson lion, Bernard l’ hermitte  dans coquillage et crevette dans anémone
 Danseuse espagnole, nudibranche dans corail et raie pastenague - (Merci à Laurence pour ces photos)

Rencontres en snorkelling dans le lagon

Tortue imbriquée dévorant du corail  et poissons divers.
 Poisson coffre  , Tortue imbriquée (amputée) et bénitier

Et quelques couchers de soleil qui terminent immanquablement, toutes nos journées à Mayotte…

Le 29 décembre on quitte Mayotte… Direction Genève via Nairobi et Paris…

Au revoir Mayotte….

Retour sur cette merveilleuse ile, prévu Octobre 2017, avec Karine, Elia et Soan…

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Comme promis à notre fille et ses enfants, nous leur offrons 2 semaines à Mayotte pour leur faire découvrir ce coin de paradis qui nous est si cher.

Les valises sont prêtes, dans le taxi direction Genève , et dans l'attente du 1er vol...

C'est parti pour 12 jours de dépaysement total... les sourires en disent long sur l'état d'esprit.

On a tous peu dormi entre Paris et Mayotte... Peu importe, la bonne humeur est toujours là...

Johan, notre chauffeur nous attend à notre arrivée et remet un traditionnel collier de fleur à la gente féminine . 

Nous prenons le bac direction Grande Terre, puis le Jardin Maoré.

Nous sommes accueilli par Samia, qui nous offre le traditionnel cocktail de bienvenue et nous oriente vers nos bungalows respectifs, le "Bambou" pour nous et le "vanille" pour Karine, Elia et Soan.

Vanille, Bambou et superbe vue sur l'Océan. 

Puis on prend tous nos masques palmes et tuba pour une première découverte du lagon.

Premiers contact avec les tortues... les gamins et les grands vont faire de beaux rêves. 

Le soir on savoure un punch devant notre premier coucher de soleil, un excellent repas et dodo...la fatigue commence a bien se faire ressentir.

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Réveil de bonne heure pour Lili et moi, on commence la journée comme toujours ici par une longue promenade sur la plage avant le petit déjeuner.

Promenade sur la plage et copieux petit déjeuner, les petits raffolent des crêpes au chocolat. 

Passage obligatoire à la crême solaire...avant une grande journée alternant baignade, farniente sur la plage et ramassage de coquillages.

C'est la vraie vie pour Elia et Soan 

On prend un canoé pour nager jusqu'au tombant... c'est un peu trop loin à marée haute pour les petits qui risquent de fatiguer.

Pause de midi, saucisses frites pour les gamins, samoussas et rillettes de thon pour les adultes.

Séance photos en attendant le repas. 

A la rencontre des makis.

Les enfants (et les grands) profitent de la mer jusqu'au coucher du soleil, pas de répit.

Le soir, les makis nous offrent le spectacle de leurs voltiges...ils sont vraiment doués.

Après un rumikub sur notre terrasse, l'indispensable cocktail au bar, alors que Elia et Soan font un billard avant manger.

Après manger, on se rend sur la plage dans l'espoir d'assister à une ponte de tortues...en vain.

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Depuis le temps qu'elle voulait le faire, c'est pour aujourd'hui...Plongée d'initiation avec Carole et Olivier du Lagon Maoré.

Cours théorique avec Olivier et c'est parti. 

Arrivée sur le site "la piscine", plongée d'exploration dans le lagon. Palanquée avec Carole et Ryad et deux autres plongeurs...Pendant que Karine attend notre remontée pour faire son baptême.

A notre retour c'est Karine accompagnée par Carole qui découvre les fonds de l'Océan Indien

Excellent souvenir pour Karine qui va s'en rappeler très longtemps... 
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Le Jardin Maoré convie régulièrement des groupes traditionnels pour faire découvrir aux vacanciers les traditions mahoraises...

Spectacle très agréable, plein de bonne humeur, ou tout le monde participe... qui termine merveilleusement la journée.

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Chaque hiver, durant la saison des alizés, plusieurs centaines de baleines à bosse se retrouvent dans les eaux chaudes et peu profondes du lagon de Mayotte.

Après une longue migration depuis l’Antarctique, les baleines à bosse trouvent refuge dans les eaux calmes du lagon de Mayotte. A l’abri des prédateurs, le littoral mahorais est le rendez-vous annuel des baleines qui viennent s’accoupler et mettre bas leurs petits. Le spectacle est grandiose, entre parade nuptiale frénétique, sauts impressionnants et baleineau attendrissant, les émotions prennent tous leurs sens. Durant plus de 4 mois, de juillet à novembre, on estime qu’un minimum de 200 individus séjournent dans le lagon de Mayotte.

Nous avons prévu de longue date cette sortie en étant conscients qu'en début novembre la saison pour l'observation des baleines est en principe terminée...Ce que nous confirme d'entrée Jean Baptiste de Lagon Aventure avec qui nous partons pour la journée.

C'est parti pour une journée en mer... 

La mer est calme et le temps est beau, on croise les doigts pour les baleines.

On trouve assez rapidement les dauphins, mais ceux-ci (des dauphins à longs becs) ne sont pas très joueurs. Ils vivent en bandes de 20 à plusieurs centaines d'individu, notamment le matin près de la côte. Il a une activité diurne, variant du repos au déplacement et à la socialisation. Il vient jouer à l'étrave des bateaux. Il sait faire des sauts vrillés verticaux et d'autres sauts très spectaculaires. Il est farouche et il est difficile de l'approcher et de nager en sa compagnie. Son langage est particulièrement intense.

Ces "longs becs" sont nettement moins joueurs que les "stenella" qui nous escortent en plongée... 

On trouve également des poissons volants...ce qui fascine Soan et Elia...

L'exocet est un poisson des mers chaudes, appelé usuellement poisson volant parce que ses nageoires pectorales, très développées, lui permettent de sauter hors de l'eau et de planer quelques instants.

On trouve les poissons volants dans tous les océans, principalement dans les eaux chaudes tropicales 

Malheureusement ni baleines ni orques ne se montrent lors de notre sortie...Alors que deux jours auparavant une baleine et son petit étaient encore présents dans le lagon, dommage pour nous, ce sera pour une prochaine fois.

Petite escale à l'ilot de sable blanc...endroit très réputé à Mayotte.

Trempette rafraîchissante pour les "zèbres" 

Puis on accoste sur une autre plage...déserte...pour le déjeuner

Après déjeuner, snorkelling dans une eau parfaitement limpide....

Sur le retour, nous pouvons observer sur une plage de sable noir de Saziley, les empreintes très nettes de tortues qui sont venues pondre la nuit précédente.

En cette fin de journée, on regrette de ne pas avoir vu les baleines, mais on a passé malgré tout une super journée.

De retour au Jardin Maoré, on a la chance d'assister à un phénomène rare: la mer ayant été ici quelque peu agitée dans la journée, de nombreuses herbes tapissant le lagon ont été arrachées et sont poussées vers la plage par les vagues...du coup un très grand nombre de tortues sont massées dans trente centimètres pour se restaurer sans efforts.

belle surprise en cette fin de journée. 
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Samia nous a vanté la qualité du marché artisanal de Coconi qui a lieu tous les premiers samedi du mois, et c'est donc ce que nous allons visiter aujourd'hui...

Dja s'est très gentiment proposé de faire le guide pour la journée...

Dja présente ses vaches à Soan  lui donne un cours sur les coquillages des plages mahoraises. 

Ensuite direction le marché paysan de Coconi. C'est le rendez-vous mensuel incontournable sur l'île : les meilleurs artisans, producteurs et maraîchers bio sont présents. Les bouénis cuisinent sur place des plats locaux que l'on peut également emporter, d'autres confectionnent des paniers.

Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...Mais ce sont aussi et surtout les piliers de la société mahoraise par leur force de caractère qui les a conduites dans l'histoire de l'île à imposer leurs choix à tous, notamment pour rester françaises.

On trouve également des produits de beauté, huiles et essences de vanille , fabrication artisanale d'objets en bois de Mayotte et bijoux en argent , peintures sur porcelaine et verre ... Les élèves du lycée agricole tiennent également avec leur professeur un stand café et crêpes. Un marché en extérieur vivant qui attire autochtones, mzungus (en Afrique de l'est, les mzungus sont les européens et les blancs)

Marché très coloré... 

Juste à côté du marché, un passage par le jardin botanique est incontournable.

Recouvrant trois hectares, le jardin botanique de Coconi est un concentré de Mayotte ! On y trouve la majorité des espèces végétales de l'île. De la minuscule fleur colorée à l'arbre aux proportions extravagantes, on ne peux qu'être étonnés de la très grande diversité des plantes présentes à Mayotte.

Une grande variété d'arbres de fruits et de fleurs ...

Quelques kilomètres plus loin, nous visitons l' éco-musée du sel de Bandrélé.

On découvre une technique ancestrale et surprenante de fabrication du sel, dans un site unique, sous les cocotiers, le long de la mangrove de Bandrélé.

Les « mama shingo (« Shingo » signifie sel en mahorais) nous montrent et nous expliquent chaque étape de la fabrication de ce sel, totalement naturel et au goût très réputé.

  • le ramassage, directement sur le sol, du limon, chargé de sel après la marée,
  • la confection des monticules de limon à l’aide d’une noix de coco coupée en deux,
  • la filtration qui consiste à mettre le limon dans des bassines trouées colmatées d’un sac de riz qui sert de filtre et à l’arroser avec de l’eau de mer pour obtenir un liquide fortement concentré en sel,
  • et, enfin, l’évaporation durant laquelle le liquide chauffe dans de grands bacs rectangulaires, régulièrement remué. Un liquide qui va donc s’évaporer peu à peu et ne va laisser, dans le bac, qu’un sel d’une blancheur étonnante !
On est loin des marais salants de chez nous, mais cette technique ancestrale est étonnante. 

On reprend la route en direction d'une plage vers Kani-Keli ou Jean, le cousin de Dja, nous a convié à une traditionnelle grillade entre amis dans la pure tradition maoraise.

Sur la route on fait une petite halte aux padzas de Dapani, site géologique comparable aux terres des sept couleur de Chamarel à l' ile Maurice.

Les padzas sont des étendues de zones arides. Le sol y est rouge, marron ou beige en fonction des minéraux présents. On peut parfois y voir des anciennes coulées de lave et des roches volcaniques. Ces zones proviennent de la déforestation ainsi que de l’érosion naturelle. La culture y est stérile, d’où son nom, « padza » qui signifie mauvaise terre. Des plantes comme des acacias ont été semées afin d’enrayer leur expansion. Des retenues de pierres ont également été installées afin de limiter les coulées de boue lors des fortes pluies.

Les padzas de Dapani 

Arrivée à Kani Kéli nous sommes accueilli par Jean et sa famille.

Accueil extrêmement chaleureux, par des gens qui ne nous connaissaient pas hier... quelle leçon ...  

Karine, Elia et Soan ont apportés des petits cadeaux qu'ils donnent aux enfants.

Après la distribution, on passe à table....et là, vu les têtes, on est à des années lumières du Mc Do...

Il s'agit de manger un boeuf qui a été sacrifié le matin, Jean m'avait convié la veille à cette cérémonie ancestrale maoraise, mais nous avons préféré nous rendre à ce repas après ce rituel, certainement très intérressant, mais qui aurait été traumatisant pour Karine et ses enfants...assister à l'égorgement d'un boeuf n'est pas habituel dans notre culture métropolitaine.

Poulpe et boeuf grillé, fruit à pain cuit dans la braise et riz, un régal pour les initiés....    
Heureusement pour les enfants, les noix de coco fraîches sont toujours appréciées. 

Retour en fin de journée au Jardin Maoré avec des souvenirs plein la tête...

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Quelques souvenirs en vrac.

Les crabes omniprésents ... 
Les geckos, margouillats ,araignées et autres scolopendres autrement plus dangereux. 

Un matin sur la plage, je peux observer un Martin pêcheur Vintsi, devenu assez rare à Mayotte...c'est un oiseau endémique à Madagascar, aux Comores et à Mayotte. C'est le seul Martin pêcheur présent à Mayotte.

Martin pêcheur Vintsi 

Les éternels makis...

Les copains des enfants...

Souvenirs sous l'eau

Quelques couchers de soleil.

Initiation à la culture maoraise, application d'un m'sindzano par Maryse...

Le msindzano" Une poudre de bois de santal, dont est fait le masque de beauté, ou msindzano, est l’élément essentiel du maquillage des femmes mahoraises. En frottant un morceau de bois de santal sur une pierre de corail, le grain fin de cette « table à masque » transforme le bois en poudre. Les femmes y ajoutent quelques gouttes d’eau puis appliquent sur le visage la pâte blanche et onctueuse, soit sous forme de masque soit en dessinant des motifs ornementaux qui se répètent. Ce maquillage traditionnel fournit un écran naturel contre le soleil et gomme les impuretés de la peau. Donnant aux femmes un charme exotique, le msindzano, qui peut être préparé avec d’autres poudres comme le safran ou le curcuma, est un outil de séduction au parfum naturel. "

Quelques bons souvenirs sur la plage.

Rencontre très inattendue, miss Mayotte 2017 fait un shooting photo au Jardin Maoré et pose très gentiment avec Elia et Soan.

Et voila notre deuxième séjour à Mayotte touche à sa fin...Notre fille et nos petits enfants vont certainement s'en souvenir très longtemps les petits ne regrettent surement pas d'avoir sécher l'école pendant 3 jours.

On quitte Mayotte sous la pluie...les larmes du ciel qui nous dit "au revoir" 
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