ETHNIES et VISAGES du MONDE

Souvenirs de personnages remarquables que nous avons rencontrés et avec lesquels nous avons partagé quelques moments inoubliables lors de nos divers périples...
Août 2021
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Le récit que je fais ici est un peu particulier...

En effet je me propose de parler de différentes ethnies rencontrées aux quatre coins de notre bonne vieille terre...Récit illustré essentiellement par des visages, des costumes, et un attachement profond à un mode de vie et une culture ancestrale.

Qu'est-ce qu'une ethnie ?

C'est une population humaine ayant en commun une ascendance, une histoire, une culture, une langue ou un dialecte, un mode de vie; bien souvent plusieurs de ces éléments à la fois. L'appartenance à une ethnie est ainsi liée à un patrimoine culturel commun, que ce soit la tradition, les coutumes, le rôle social, l'origine géographique, l'idéologie, la philosophie, la religion, la cuisine, l'habillement, la musique… Revendiquée par la population concernée elle-même.

La diversité culturelle...un patrimoine universel ... 
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Le Vietnam, le premier pays que je citerais en termes d'ethnies. Ce pays je m'y suis rendu il y a quelques années et j'ai préalablement rédigé un récit spécifique sur ce voyage où l'on a rencontré des gens formidables...

La première chose à faire à ce sujet dans ce pays est une visite du musée d'ethnologie de Hanoï. Rien n’est plus intéressant qu’un lieu proposant un voyage dans le voyage.

Ce musée se concentre sur les 54 groupes ethniques vietnamiens officiellement reconnus. L'espace d'exposition permanent présente ces groupes ethniques selon une organisation thématique, les visiteurs peuvent les découvrir à travers leurs images, leurs habitats.

L'entrée du musée. 
Une habitation, une scène de travail et des costumes... 

En ce qui concerne nos rencontres au Viêt Nam, une ethnie incontournable: les Mường, un groupe constituant la plus grande des minorités officiellement reconnues, avec une population estimée à 1,2 million de personnes. Ils habitent les régions montagneuses du nord du pays, dans la province de Hoa Binh et les districts montagneux de la province de Thanh Hoa.

C'est précisément à Hoa Binh où nous avions été conviés à une fête traditionnelle que nous avons côtoyé cette communauté.

 Habitations des Muong.
Quelques costumes traditionnels...et dégustation d'alcool de riz avec eux. 

Une tradition curieuse dans cette partie du Vietnam, le laquage des dents en noir, une coutume très ancienne. Le noircissement des dents se faisait d’une façon irréversible

Dans les années 30 du XXème siècle, la majorité des paysans du nord du Vietnam avait les dents laquées en noir. Selon la tradition initiale, le laquage des dents était destiné à la noblesse (hommes et femmes), à partir de l’âge de 15 ans. Par la suite, le noircissement des dents se démocratise et se fait plus par les femmes. Même si aujourd’hui cette pratique tend à disparaître, il existe encore des ethnies (principalement à la campagne) qui perpétuent cette tradition.

Un processus de longue haleine, les femmes vietnamiennes se laquaient les dents en utilisant une poudre spéciale, du jus de citron vert, de l’alun foncé et de la résine de coques de noix de coco.

Deux honorables dames qui perpétuent la tradition. 

Une autre ethnie rencontrée au Vietnam, les Chams.

Les Chams-Vietnamiens sont majoritairement hindouistes et minoritairement musulmans qui sont considérés par les musulmans du Moyen-Orient comme des marginaux, en ce sens qu’ils pratiquent un islam dénué de toutes les obligations relatives à la voie majoritaire de l’islam, et hybride de surcroît par son fort penchant hindouiste et bouddhiste.

Nous avons visité lors d'une promenade en bateau un village sur pilotis musulman de cham spécialisé dans le tissage à Chau Giang

Habitat Cham sur pilotis. 

Les alentours de la ville de Chau Doc à la frontière avec le Cambodge, comptent la plus forte communauté de musulmans Chams du Việt Nam, 13 000 personnes réparties en neuf villages.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ils pratiquent un islam bien à eux, à l’opposé de l’islam « classique ». Malheureusement, ils ne sont pas à l’abri d’une reprise en main des orthodoxes de l’islam. Des musulmans orthodoxes, chams et immigrés indiens de Saïgon et du delta du Mékong, tentent de les ramener « dans le droit chemin »

  Chams-Vietnamiens

Voila pour ces deux ethnies du Vietnam, voyage que je complète avec quelques visages...

Sur les marchés...au sol ou sur le Mékong. 
Des enfants ... souvent souriants, malgré une vie pas toujours facile... 
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En Inde, je ne parlerais pas d'ethnies à proprement parler mais de castes...

La société indienne est traditionnellement divisée en quatre grandes classes sanctionnées par la religion hindoue. Ces varnas ou castes socio-religieuses sont, par ordre de prestige décroissant :

- les brâhmanes: prêtres, enseignants, lettrés , Plus généralement, un brahmane est un homme de lettres, un érudit disposant de connaissances importantes sur le monde

Des brâhmanes, prêtres officiant sur le Gange...et d'autres peut-être pas toujours authentiques...

- les kshatriyas: roi, princes, et guerriers, les kshatriya ont en principe le monopole du pouvoir politique et militaire.


- les vaishyas: artisans, commerçants, agriculteurs et bergers .

 Des artisans et des commerçants.
 Des bergers et des agriculteurs

- les sudras : serviteurs.

Une grande partie de la population est exclue des quatre varnas et se trouve reléguée aux tâches dégradantes ou très mal rémunérées ou tout simplement considérées comme impures d'un point de vue religieux : boucher, pêcheur, chasseur, vidangeur, mendiant, gardien de cimetière, sage-femme, etc.

Les individus constituant ces jati sont considérés par les varnas comme littéralement intouchables : « que l'on ne peut et ne doit toucher »

Ils sont par conséquent sujets à de nombreuses discriminations : contact interdit avec l'eau (et donc les puits) et la nourriture des autres castes, restrictions à la liberté de se déplacer et au droit à la propriété, etc...Un concept totalement incompréhensible pour nous Européens.

Les "Intouchables" auxquels sont dévolus les travaux les plus pénibles... 

Aboli officiellement en 1947, au moment de l’Indépendance, le système des castes demeure vivace en Inde. Il maintient dans les marges de la société des millions d’opprimés, contraints encore à l’errance, condamnés à une permanente mendicité.

 Enfants des rues ...pour survivre pas d'autres choix que de très modestes "petits jobs" ou la mendicité...

Etrange pays où une la vie d'une vache "sacrée" a plus d'importance que la vie d'en enfant...

 Les vaches sacrées...de loin les êtres qui ne sont pas les plus mal lotis.

Un petit aparté concernant les musiciens. La musique folklorique et dévotionnelle est très riche en Inde et plus particulièrement au Rajasthan, grâce à des castes de musiciens nomades dédiées : les Langas, au répertoire musulman, et les Manganiars, incluant un répertoire hindou aussi. Ils sont habituellement parés de turbans et de vêtements colorés et amples. Ils seraient à l'origine des tribulations des Gitans et des Tziganes.

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Une ethnie remarquable en Inde: les fakirs (c'est à dire pauvres).

Ce sont des religieux musulmans répandus dans différents pays de l'Orient, et principalement en Inde. Ils parcourent le pays en vivant d'aumônes. Ils se soumettent aux jeûnes les plus austères et aux tortures les plus affreuses pour mériter une félicité éternelle et pour obtenir la vénération des fidèles qui les regardent comme de saints personnages.

 Les authentiques fakirs...

Et ceux que l'on rencontre maintenant...qui en sont réduits à se produire en spectacle pour les touristes.

Marche sur des clous et du verre pilé...mais plus pour le spectacle que pour la spiritualité.

Autre communauté rencontrée au Rajasthan, les jaïns.

Les jaïns sont des végétariens purs et durs. Les plus pieux balaient en marchant pour ne pas écraser d'insectes et se masquent la bouche pour ne pas en avaler. Ils refusent aussi de s'alimenter avec des légumes racines dont la cueillette pourrait avoir tué des organismes vivants. Cette religion compte près de 7 millions d'adeptes dans le monde, dont la majorité se retrouve en Inde.

Les Jaïns, les apôtres de la non-violence. 

Mais bien sur on ne peut pas parler de l'Inde sans évoquer les Saddhus...

Un grand nombre d’Indiens (entre 4 et 5 millions, dont 90 % d'hommes) ont décidé de rompre avec toutes leurs attaches familiales et sociales afin de vivre pleinement leurs quêtes spirituelles. Ce sont les saddhus. Ils mènent une vie austère et ascétique, ne possédant en général qu’un récipient où ils reçoivent leurs aumônes, une couverture, un pagne, une petite besace où ils rangent de quoi faire un peu de cuisine et leurs rares objets personnels et sacrés, des sandales (pas tous) et un trident, symbole de Shiva. Ils ne se coupent pas les cheveux (ni ne les lavent d’ailleurs !) et les conserve précieusement attachés ou cachés sous leurs chapeaux (turbans).Certains ont même renoncé à tout et vivent nus dans les forêts, le corps couvert de cendres…

Mais attention, la plupart de ceux que l’on rencontre dans la rue et qui nous abordent d’un grand sourire n’ont de saddhu que l’habit !… S’ils portent des vêtements oranges ou rouges, c’est uniquement pour amadouer plus facilement les touristes et obtenir quelques roupies en échange d'une photo...

 Les faux Saddhus qui posent pour les touristes...

En revanche les authentiques Saddhus, nous les avons rencontrés sur les bords du Gange...et ils sont autrement plus dans leur monde....

 Les Saddhus, des individus inoubliables....

L'Inde est incontestablement un formidable "melting pot" de cultures différentes... et un creuset pour tous les amateurs de tenues colorées et de sourires éclatants...

 Des saris multicolores à profusion...
L'Inde c'est aussi de beaux sourires et des personnages très attachants... 
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Autre continent avec une ethnie extraordinaire, les Aborigènes.

Premiers hommes à avoir occupé le sol australien, les Aborigènes sont les autochtones de l’île-continent depuis au moins 40.000 ans. Durant des millénaires, ces multiples tribus semi-nomades ont développé en autarcie une culture qui leur est propre, jusqu’au débarquement des colons occidentaux à la fin du XVIIIe siècle... Ils vivaient de chasse, de cueillette et de pêche en groupe d’une à quelques dizaines de familles.

Village et un Aborigène devant sa hutte traditionnelle. (photos prises dans les années 1920)

Longtemps appelés « les Noirs » par les colons européens, les Aborigènes ne sont recensés comme citoyens australiens que depuis 1967. Aujourd'hui, du point de vue du gouvernement Australien, le terme « Aborigène » désigne une personne qui remplit ces trois critères :

  • avoir des ancêtres aborigènes ;
  • s’identifier elle-même comme aborigène ;
  • être reconnue comme telle par la communauté aborigène

Selon un recensement en 2011, il y aurait 670.000 indigènes en Australie, ce qui représenterait 3% de la population. La colonisation a frappé très durement cette ethnie pendant des décennies...Jusqu’à la fin des années 1960, les Aborigènes sont quasiment exclus de la société blanche.

Photos anciennes d'Aborigènes . 

C'est dans l'Outback que nous rencontrons une population Aborigène importante...à Alice Springs la population est à 50 % aborigène.

Des Aborigènes rencontrés à Alice Springs... des faciès extraordinaires.

C'est d'ailleurs ici que se situe Uluru, aussi connu sous le nom d’Ayers Rock. C'est un massif en grès qui s'élève à 348 mètres au-dessus de la plaine. C'est un lieu sacré pour les peuples aborigènes, à la base duquel ils pratiquent encore aujourd'hui des rituels et réalisent des peintures rupestres d'une grande importance culturelle.

Uluru site emblématique des Aborigènes.  
 Rites Aborigènes actuels (photos internet)

Un chemin, la Mala Walk, permet d’approcher la roche sacrée et de pénétrer dans certaines grottes formées par l’érosion.

Grottes et peintures rupestres à Uluru. 

La situation de la minorité, cantonnée à la périphérie des villes, est toujours dramatique. Alcoolisme, drogue, violence, délinquance, suicide, chômage… L’espérance de vie des Australiens blancs dépasse de dix-sept ans celle des autochtones.

 Un peuple dont l'avenir parait bien sombre...

Pour mieux connaitre cette ethnie, une visite du centre culturel Warradjan à Cooinda est à faire sans hésiter. On y découvre, au cours d'une belle exposition qui explique leurs cultures, comment la terre est indissociable de la vie pour les propriétaires aborigènes traditionnels de Kakadu.

Visite incontournable pour une approche de la culture Aborigène. 

Un spectacle au Tjapukai Aboriginal Cultural Park est également très instructif...car les aborigènes on ne peut pas les approcher autrement...

Voila pour ce rapide clin d'oeil aux Aborigènes, que l'on est très contents d'avoir pu malgré tout, côtoyer quelques jours... Avec quelques objets rapportés en souvenir de ces rencontres.

Un boomerang et une boite avec des décorations typiques  de l'art Aborigène.
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De tous nos voyages, je crois que c'est en Afrique que l'on rencontre le plus grand nombre de communautés différentes... Notre première ethnie, nous l'avons croisée en Tanzanie... une rencontre avec les Masaï est un échange qui marque tout voyageur.

Les Masai sont un peuple de guerriers et d'éleveurs semi-nomades. Cette ethnie est majoritairement présente au Kenya et en Tanzanie. La population Masaï vit dans de petites huttes au milieu de la nature. Ils vivent au milieu d’un territoire commun avec les animaux d'Afrique...les lions, les éléphants, les léopards et bien d’autres ...

Villages Masaï  

Le village Masaï est placé sous l'autorité des anciens et d'un chef, lien vivant entre le peuple et le dieu unique, Ngai. C'est lui qui leur a donné leur plus grande richesse : le bétail. Aujourd’hui comme il y a des centaines d’années, la survie d’une tribu masai dépend en grande partie de l’élevage de bétail qu’ils déplacent de part et d’autre dans la réserve tout au long de l’année.

 L'unique richesse des Masaï: la terre et le bétail...

C'est aux abords du cratère du Ngorongoro que nous avons eu la chance de visiter un de leur village.

Le peuple Masai aime particulièrement les couleurs vives. Quant aux femmes, elles revêtent également de beaux habits traditionnels et arborent des bijoux confectionnés par leurs soins.

Vous remarquerez sans doute que les femmes, et les hommes ont les lobes d’oreilles distendus par la masse de leurs boucles d’oreilles...

Dans ce village, nos hôtes nous font visiter l'école...

A voir également, une spécialité chez les Masaï...la Jump Dance autrement appelé danse de la séduction. C'est une danse traditionnelle réservée aux hommes, qui est d'ailleurs plus une compétition : chacun doit sauter le plus haut possible en conservant les pieds joints.

La "danse de la séduction" des Masaï 

Pour terminer ce passage chez les Masaï, quelques visages...

Et un petit souvenir des ces moments passés dans ce village...une dent de lion, que seuls les Masais sont autorisés à chasser, offerte par le fils du chef du village.

Echanges de "cadeaux" avec le futur chef du village. 
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Autre pays Africain aux nombreuses communautés, la Namibie.

La Namibie offre un grande variété de populations car c'est une vraie mosaïque de peuples et d'ethnies aux traditions et aux cultures différentes mais qui font toute sa richesse culturelle :

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Les Européens : Par européens, on distingue, d'une part, les Afrikaners, qui sont des Sud-africain blanc d’origine, non anglophones, nés en Afrique du Sud. Et d'autre part, les Allemands, une communauté de 20 000 habitants. Leur présence en Namibie remonte à 1884.

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La Namibie n’abrite pas moins de 11 groupes ethniques, tous identifiables par leurs histoires et leurs différentes pratiques culturelles. Le peuple des Héréros est incontestablement le plus reconnaissable de par ses traditions religieuses mais aussi celui qui aura le plus marqué l’Histoire. Ils sont arrivés en Namibie au milieu du XVIème siècle. Leur histoire a été marquée par une tragédie : lors de la guerre menée contre les allemands en 1904, 75% de la population Héréro a été décimée. Les survivants ont été transférés dans un "homeland" attribué par le gouvernement.

 Héréros en costume traditionnel au XIXe siècle,  et enchaînés lors de la rébellion de 1904.
Des survivants Herero dans le désert namibien. 

Le peuple Héréro est reconnaissable car les femmes portent encore des longues robes traditionnelles colorées datant de l’époque victorienne avec des manches bouffantes et des corsages serrés, agrémentées d’une coiffe en forme de corne de taureau, animal sacré à leurs yeux. Comme les Masais en Afrique orientale, ils étaient éleveurs, avec le bétail au centre de leur culture.

Les femmes Hereros, des personnages hauts en couleur... 

Aujourd’hui, les Héréros attendent toujours que l’Allemagne reconnaisse ce génocide et l’obtention de dommages et intérêts. Après une plainte portée devant la cour des Etats-Unis, le versement de dédommagements et les excuses officielles de l’Allemagne se font encore attendre.

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Les Himbas : Ethnie qui vit dans le Kaokoland, région au nord ouest de la Namibie, une des dernières sauvages d'Afrique. Nous avons visité un village de cette communauté à Kamanjab.

 Village Himba

Les huttes des Himbas ont une forme conique et sont fabriquées et réparées uniquement par les femmes avec des branches, de la terre grasse et des excréments de vache mélangés à du sable.

"Himba" signifie "mendiants", ils forment une ethnie, qui appartient au groupe linguistique bantou. Les bantous sont, avant tout, agriculteurs, sédentaires et ont acquis la maîtrise du fer. Ils doivent, en partie, leur "célébrité" aux femmes à la peau ocre.

Traditionnellement les femmes Himbas se teignent la peau en rouge avec une pommade réalisée à base d'huile de beurre de vache et de poudre d'ocre rouge. Cet onguent dont l'enduisage fait partie des critères de beauté féminins leur permet également de se protéger de l'ardeur du soleil, de la sécheresse de l'air et des insectes.

Les femmes himbas arborent des coiffures impressionnantes. Elles sont faites à partir de poils de chèvre, de beurre, d'ocre et de boue.

En plus de s'enduire le corps, les femmes arborent de lourds colliers. Lorsqu'ils sont composés d'un coquillage, c'est un signe de fécondité. Cela indique que la femme qui le porte est en âge de donner la vie.

Les femmes himba ne prennent pas de bain quotidien et ne se lavent pas les cheveux car il est non seulement rare de trouver de l’eau dans les zones désertiques mais aussi, selon la tradition, elles ne sont pas autorisées à se laver ni à laver leurs vêtements. Cependant elles prennent un bain de fumée quotidien. Cette toilette personnelle consiste à mettre du charbon de bois en combustion dans un petit bol d’herbes (principalement des feuilles et de petites branches) et attendre que la fumée monte. Par la suite, il faut s’incliner devant le bol à fumer et se laisser transpirer à cause de la chaleur.

Toilette par fumigation... 

Leurs coiffures évoluent au fur et à mesure de l’avancement de leur vie. Les fillettes portent deux tresses pointant vers l’avant lorsqu’elles sont enfants, puis dirigées vers l’arrière lorsqu’elles sont en âge de se marier. Les jeunes garçons affichent un crâne rasé jusqu’à la circoncision. Après cette cérémonie, ils doivent se coiffer d’une imposante tresse en forme de corne. Filles comme garçons se voient retirer quatre incisives inférieures afin d’améliorer leur esthétique, le peuple Himba attachant beaucoup d’importance à la beauté.

Coiffures des enfants Himba. 
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Une autre ethnie, les Nama aussi appelés les Khoi-Khoi. On les trouve essentiellement dans le Namaland. Ce sont des chasseurs-collecteurs. Originaire du sud, le peuple Nama réparti par clans, pratique pendant plusieurs siècles une vie pastorale à l'arrière du pays, loin des côtes froides et arides, élevant et gardant des troupeaux de chèvres et de moutons, rassemblant du bois pour le feu et récoltant du miel.

Famille Nama (1906) 

Ils possèdent des chiens sourciers capables de détecter les points d'eau : quand un chien en repère un, ils arrêtent leur transhumance et établissent leur campement.

 Campement et huttes des Nama.

Nous avons rencontré cette communauté dans un village ou une chorale d'enfants Nama nous a fait partager leur spectacle de chants et danses traditionnelles.

 Souvenirs de chants et danses chez les Nama.
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Et pour terminer ces rencontres Namibiennes, les Bushmen San qui sont le peuple emblématique d’une partie de la Namibie.

Il est difficile d’aborder le sujet de la culture en Namibie sans accorder un peu de temps à ce peuple. Également appelé les Bochimans ou les Sans, ce sont à l’origine plusieurs peuplades de chasseurs-cueilleurs devenus sédentaires au fil des siècles. Longtemps discriminés et chassés par les colons, ils ne seraient aujourd’hui plus que 100 000 environ, à vivre dans les steppes magnifiques de l’immense désert du Kalahari. Ils sont particulièrement reconnus pour leur langue qui, dans la tradition des langues dites khoïsan, comporte des clics, qui sont en fait des claquements de langue.

 Les Bochimans, une présence très ancienne en Afrique.

Cette ethnie nous l'avons rencontrée dans le village Ju’hoansi, près de Tsumkwe.

Bienvenue au village Ju’hoansi.
Etant nomades, ils se construisent des abris de bois temporaires. 

Ils se définissent comme « ceux qui suivent l'éclair » en se déplaçant en fonction des pluies pour se nourrir de fruits, de racines et de gibier. Seuls quelques 2000 Bushmen conservent aujourd’hui, leur mode de vie ancestral, au sein du désert du Kalahari. Ils ne possèdent que ce qu’ils peuvent transporter, utilisent des pointes de flèches empoisonnées pour chasser, et transportent l’eau dans des œufs d’ autruche vides.

Des Bushmen chasseurs. 

Les Bochimans sont des chasseurs-cueilleurs qui, pendant des milliers d'années, ont trouvé leur subsistance dans le désert grâce à leurs connaissances et à leurs compétences.

Ils chassent principalement plusieurs espèces d'antilopes mais leur nourriture quotidienne a toujours été surtout constituée de fruits, baies et racines du désert. Ce qu'il nous font découvrir...

  Recherche de tubercules pour nourrir et désaltérer tout le clan...

La maitrise du feu est vitale pour la communauté et évidement ils savent le faire...

Quelques visages de cette communauté...

Des visages  et des expressions ... inoubliables. 
 Très beaux souvenirs de moments rares... 
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Pour terminer ce rapide survol de quelques ethnies et communautés croisées lors de nos voyages, le Pérou...

Une première ethnie, les Uros... Quand on parle des Uros, on fait référence a un peuple disparu peuplant anciennement les îles flottantes de roseau du lac Titicaca.

 Bienvenue chez les Uros. 

Les derniers véritables Uros ont quitté les îles flottantes de roseau dans les années 1950 ; vers l’an 2000, il ne restait que deux personnes parlant la langue Uros… Aujourd’hui les îles sont habitées par des Aymaras qui reproduisent le mode de vie Uros pour le plus grand bonheur des touristes.

"Les Uros" d'aujourd'hui, des Aymaras qui perpétuent la culture de leurs ancêtres. 

Ils vivent sur un archipel de 40 îles flottantes créées à base de totora, une sorte de roseau. De même, tous les bateaux, toutes les habitations et mobiliers sont fabriqués à partir de ce roseau.

Les personnes que l'on rencontre sur ces îles sont des Indiens Aymaras, derniers descendants des Uros…Les Aymaras sont un peuple originaire de la région du lac Titicaca au croisement de la Bolivie, du Pérou. Actuellement, la majorité de la population aymara vit en milieu rural et est organisée en communautés paysannes.

Toute une vie à base de roseau...et un petit souvenir de leur art. 

Une autre ethnie à rencontrer au Pérou, la communauté Raíces, Incas de Raqchi, une ancienne communauté qui garde intacte l’esprit inca et ses traditions culturelles. Situé dans la vallée Sud de Cusco sur la route reliant Cusco au lac Titicaca, le site archéologique de Raqchi est un point incontournable lors d’un voyage au Pérou.

le site archéologique de Raqchi et la communauté.

Le village autour du site a depuis l'époque inca été un centre de fabrication de céramiques, et c'est dans ce village que nous sommes invité à partager un déjeuner traditionnel chez les habitants de la communauté Raíces, dans leurs singulières demeures en pierre volcanique, uniques au Pérou.

 Partage d'un repas chez l'habitant, un bon moment de convivialité.

Le dessein de cette communauté s’inscrit dans la volonté de perpétuer la tradition ancestrale inca sur l’Altiplano, afin que la force de l’identité et la solidarité légendaire inca réduisent l’exode et empêchent la ruralité de disparaître à jamais dans les bidonvilles de Lima.

Merci à nos hôtesses pour leur accueil.  

Quelques photos des habitants de ce village.

Et quelques photos illustrant leur savoir-faire ancestral...En tissant, les hommes et les femmes écrivent et peignent des histoires de leur communauté, des symboles et leur culture.

Une maitrise incontestable du tissage, l'art le plus ancien du Pérou. 

Et pour terminer ce voyage au Pérou, quelques photos des tenues flamboyantes que l'on rencontre partout dans ce pays...

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J'en ai publié plusieurs autres sur mon blog... N'hésitez pas à vous y rendre, éventuellement vous abonner ou me laisser des commentaires qui m'aideront à m'améliorer dans mes récits futurs.

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A bientôt …

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