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EGYPTE

Sur la trace des pharaons... Découverte de l'Egypte d' Alexandrie à Abu Simbel
Mars 2004
2 semaines
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Les pharaons égyptiens étaient considérés comme de véritables dieux, fils de Rê, ils détenaient un pouvoir absolu sur leurs sujets et sur tout le territoire. Dés leurs accessions au pouvoir, les premiers pharaons mirent en place une administration très perfectionnée, centralisèrent le pouvoir et instaurèrent un véritable culte de la personnalité.Ainsi pendant trois mille ans, trente fabuleuses dynasties se succédèrent du mythique Mènes ou Narmer à l’illustre Cléopâtre VII.

À partir du XXVIIIe siècle avant J.-C., les premières pyramidesSaqqarah, puis à Gizeh) sont érigées et, vers le XVe siècle, sont construits les grands temples de Karnak, de Louqsor et de la Vallée des Rois. Cette époque est notamment celle du grand pharaon Ramsès II.

L'Égypte des pharaons connaîtra une succession d'époques brillantes, mais à l'approche de l'ère chrétienne, elle tombera sous la domination des Grecs (Alexandre le Grand et ses successeurs de la dynastie des Lagides) et des Romains. Cette période, dite « hellénistique », qui est celle de la reine Cléopâtre, sera néanmoins faste, comme en témoigne la magnificence de la ville d'Alexandrie, célèbre pour son phare et pour sa bibliothèque.

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Arrivée à l’ aéroport de louxor et accueil par notre guide pour tout notre séjour en Egypte: Gabriel, guide Egyptologue de confession Copte... et installation à bord du bateau « Nile Monarch » pour une croisière sur le Nil.

Installation à bord et c'est parti... 

Visite du Temple de Ramsès II à Louxor, c'est un temple voué au culte d'Amon. Situé au cœur de l’ancienne Thèbes, il fut construit pour l’essentiel sous les XVIIIe et XIXe dynasties.

Le temple de Ramsès II  et son obélisque.

Amon-Rê est le dieu le plus important de la mythologie égyptienne. Malgré son nom, sa véritable forme est celle d'Amon. Il prend les titres d'Amon-Rê lorsqu'il est dans toute sa gloire. Amon le caché apparaît comme un dieu souverain. Il avait la peau bleue car sa chair était constituée de lapis-lazuli, pierre magique par excellence. Sous la XVIIIe dynastie, il fut associé à , dieu solaire d'Héliopolis.

Le Dieu Amon - Rê 
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Journée de navigation pour rejoindre Edfou... Conférence à bord sur l’Egypte et farniente à pour apprécier la beauté des rives du Nil.

Passage d'écluse et farniente à bord. 
Douceur de vivre sur le Nil. 
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Visite d’Edfou, un des Temples les plus imposants de la Haute-Egypte.

Le temple d’Edfou  dédié à Horus

Aucun temple égyptien n'est aussi bien conservé que celui dédié au culte d' Horus à Edfou car, du pylône aux salles les plus reculées, les différents éléments du bâtiment nous sont parvenus presque intacts.

Horus est vénéré dans tout le territoire égyptien. Il est une des divinités majeures et certainement une des plus anciennes. C’est le dieu de l’azur, il voit à travers le soleil et la lune. On peut le trouver sous deux formes : celle d’un enfant suçant son pouce ou celle du puissant dieu faucon. Il est souvent appelé « le vengeur de son père ». Avec Osiris et Isis, il forme ce qu’on appelle une triade.

La statue d’Horus  

Retour sur le bateau et navigation vers Kom Ombo.

Visite du Temple qui a la particularité d’être dédié à deux divinités : Sobek, le dieu crocodile et Haroeris

Le temple a été construit sur une colline au début du IIe siècle avant notre ère et s'acheva au IIIe siècle.

Le temple de Kom Ombo vu du Nil. 

Une scène gravée sur le mur d'enceinte est rare : c'est une liste d'instruments de chirurgie.

Les deux divinités du temple : Sobek, le dieu crocodile et Haroeris...

Sobek est le fils de la déesse aquatique Neith et des dieux jumeaux Senwy (les deux frères). Son statut de dieu de l’eau et de la fertilité le fait adorer partout dans le delta du Nil.

Haroeris , son nom en égyptien signifie "Horus le Grand" ou "Horus l'ancien", ce qui le distingue d'Harpocrate, la forme jeune d'Horus. C'est un dieu solaire, protecteur de la Haute Egypte et un dieu guerrier qui s'oppose à Seth.

Sobek et Haroeris

Retour au bateau et navigation vers Assouan.

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Visite du site de Kalabsha sur le Lac Nasser. Le temple de Kalabsha a été démonté de son site d'origine, à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Assouan, et reconstruit près du haut barrage. Consacré au dieu Mandoulis, un dieu nubien que l’on représentait parfois comme un oiseau à tête humaine.

Le temple de Kalabsha est un des plus grands édifices de Nubie.

 Le dieu nubien - Mandoulis

Mandoulis est représenté soit sous la forme d'un enfant ou d'un jeune homme coiffé d'une tresse; soit comme un homme dont la tête est ornée d'une couronne composite, constituée de deux cornes de bélier surmontées de hautes plumes, de disques solaires et de cobras.

A proximité de ce site on rencontre des personnages assez singuliers...

Un charmeur de serpent et des ouvriers sur un super échafaudage... 

Visite du temple d'Amon à Beit el-Wali qui est un temple nubien dédié au dieu Amon construit au début du règne du pharaon Ramsès II contenant de très beaux bas-reliefs historiques.

Il est situé au sud du barrage d'Assouan qui était autrefois la Nubie antique, inondée lors de la construction du barrage. Il a alors également été déplacé vers un terrain plus élevé de façon à ne pas être noyé.

Le nom d'Amon signifie "Caché" car nul ne pouvait le voir.

Continuation vers l’Ile de Philae et visite de son Temple dédié à la déesse Isis.

Le temple de Philaé est avec le temple de Edfou, et le temple de Dendérah le temple ptolémaïque le mieux conservé d'Egypte. La construction du temple débute sous le règne de Nectanébo Ier, pharaon de XXXème dynastie, Basse Epoque, le temple de Philaé sera terminé sous l' Epoque Romaine.

Isis est l’une des principales divinités. Protectrice du bien-être des naissances, des navigateurs et de l’Etat. Elle joue un rôle fondamental dans le mythe d’Osiris, son époux tué et démembré par son frère Seth, dont elle réussit à réunir les membres, lui redonnant vie et concevant avec lui leur fils Horus.

Statuette d'Isis et bas relief à Philae

Découverte du musée Nubien, retraçant l’histoire de la Nubie depuis la Préhistoire. Le Musée abrite les découvertes réalisées au cours des fouilles conduites dans le cadre de la Campagne internationale de l’UNESCO pour la sauvegarde des monuments de Nubie, menacés par la construction du haut barrage d’Assouan dans les années 1960.

Le musée Nubien à Assouan

Balade en felouque et visite des jardins de l’Ile Kitchener.

Une felouque est un bateau à voile de 8 à 13 mètres de long du Nil. Elle peut avoir une ou deux voiles et un ou deux mâts inclinés vers l'avant du bateau. Sa voile est en forme de trapèze ce qui la distingue de la voile latine triangulaire.

L'île Kitchener est entourée par d'autres îles et rochers formant la première cataracte du Nil. S'étirant sur environ 750 mètres de longueur. Les seules constructions de l'île sont au nord un débarcadère et le centre d'accueil des visiteurs et au sud les bâtiments d'horticulture, des cafés et un deuxième débarcadère. Le reste de l'île est occupé par une collection de plantes formant un jardin botanique.

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Très tôt le matin, direction l’aéroport et envol vers Abou Simbel.

Visite de ce site unique au, connu dans le monde entier : Abou Simbel

Le temple de Ramsès II

A la limite de la frontière avec le Soudan, en plein cœur de la Nubie se dresse le temple d'Abou Simbel, probablement l'édifice le plus grandiose d'un des plus grands pharaons d'Égypte.

L'entrée du temple est surmontée de quatre colosses de Ramsès II assis d'une hauteur de 22 mètres,

 L'entrée du temple de Ramsès II 

Le premier colosse situé au sud porte le nom de "Ramsès, soleil des souverains", le second colosse cassé porte le nom de "Maître des deux-terres", le troisième porte le nom de "Ramsès, aimé d'Amon" et le quatrième au nord porte le nom de "aimé d'Atoum"

     « Soleil des souverains »                                                           « Maitre des deux-terres »           
 « aimé d’ Amon »                                                                               « aimé d’ Atoum »

A l'intérieur du temple, une salle avec des statues représentant Ramsès II les bras croisés , tenant le sceptre et le fléau.

Au fond de cette salle, quatre grandes statues taillées dans la paroi rocheuse...

Le temple est disposé de façon que deux fois par an, la salle où trônent les représentations divines reçoive les rayons solaires régénérateurs. Les statues de Rê-Horakhty, Ramsès II et Amon-Rê sont alors éclairées par le soleil alors que celle de Ptah (Dieu funéraire) reste dans l'ombre, la divinité devant rester en permanence dans l'obscurité.

Ptah,  Amon-Rê,  Ramsès II et Rê-Horakhty 

A proximité du temple de Ramsès II se trouve le temple de la déesse Hathor, que le pharaon à dédié à une de ses épouses, sa préférée Nefertari. C'est la première fois en Égypte qu'une épouse de pharaon se retrouve représentée sur un temple, de plus au coté de son époux ou les statues mesurent la même hauteur 9,50 mètres.

Le temple de Hathor 

Il est taillé dans la roche en totalité, y compris la façade composée de six statues colossales de Ramsès II et de Néfertari ainsi que d'autres statues, bas-reliefs et frises.

La reine Néfertari. entouré de chaque côté de l'entrée par une statue de Ramsès II

En passant la porte d’entrée on pénètre dans une salle soutenue par huit piliers dont les chapiteaux portent la figure de la déesse Hathor,

Au fond de la salle se trouvent trois portes qui donnent toutes accès à un vestibule, qui est prolongé par des salles annexes dépourvues de décors. L’hypogée se termine ensuite par le sanctuaire dédié à la déesse Hathor.

Vol retour vers Assouan et navigation vers Louxor.

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Départ dans la matinée pour la nécropole Thébaine : la Vallée des Rois, elle est connue pour abriter les tombes d’un bon nombre des pharaons du Nouvel Empire. On pense que la Vallée des Rois a été choisie pour deux raisons : la forme pyramidale de la montagne qui la surplombe et son accès facile à surveiller et à protéger.

En 1922 Howard Carter mettait la main sur un trésor somptueux, incroyable de finesse où le moindre objet atteint la perfection : le trésor de Toutankhamon. Encore ne s’agissait-il que d’un "petit" pharaon au règne tellement court et insignifiant que même les archéologues avaient fini par douter de son existence. Que devait être alors le trésor funéraire de Ramsès II qui régna pendant plus d’un demi-siècle ? La visite de la Vallée des Rois est naturellement imprégnée de cette histoire et de sa malédiction. Au moment d’entrer dans les tombes, il est bien difficile de ne pas se laisser gagner par cette légère appréhension qui depuis quelques minutes titille nos sens.

L'entrée du tombeau 

Une sombre entrée dissimulée dans la roche, un escalier ou un couloir en pente raide, mal éclairé, un air sec, chaud, étouffant et ces personnages peints sur les murs qui semblent vous prendre par la main et vous conduire toujours plus bas dans les entrailles de la terre. Claustrophobes s’abstenir. Ici et là des puits, des fausses portes, des culs de sacs censés dérouter les pilleurs de tombe, défenses bien dérisoires face à l’appât du gain et l’attrait de l’or. Le sarcophage de Toutankhamon pesait à lui seul une tonne, une tonne d’or fin sertie de pierres précieuses.

Reconstitution du tombeau et de la chambre funéraire du Pharaon. 

Aujourd’hui, c’est 63 tombeaux de la vallée qui sont répertoriés. En effet, le 63ème tombeau a été découvert le 7 février 2006.

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La Vallée des Nobles. L'appellation "Vallée des Nobles" est une dénomination récente, touristique, par comparaison à "vallée des rois, des reines et des artisans". Cette appellation recouvre plusieurs nécropoles de grands dignitaires situées sur la rive Ouest de Thèbes.

Tombeaux dans la Vallée des Nobles. 

Les tombes des nobles se distinguent des tombes royales par leur simplicité architecturale et par leur décoration qui s'inspire surtout avec réalisme des scènes de la vie quotidienne. Chacune des tombes reste une oeuvre originale, malheureusement, peu de tombes de nobles sont ouvertes.

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Visite du Temple funéraire de la reine Hatchepsout dont l’architecture est unique.

L'édifice s'élève sur trois terrasses. Les salles et chapelles sont dédiées à diverses divinités dont Amon, Hathor et Anubis. La troisième terrasse abrite une chapelle creusée dans le roc qui servira de lieu de culte funéraire à Thoutmôsis Ier, Thoutmôsis II, ainsi qu'à la reine Ahmôsis

 fresques à découvrir dans le temple

La reine Hatchepsout, La « femme Pharaon »

"Mon autorité se dresse, inébranlable, comme les montagnes, le disque solaire brille et étend ses rayons sur la titulature de mon auguste personne et mon faucon s'élève au-dessus de la bannière royale pour l'éternité". La reine, ou plutôt le Roi Hatchepsout régna plus de 20 ans sous la XVIIIème dynastie. Fille aînée du roi Thoutmosis I, mariée à Thoutmosis II, son demi-frère, et tutrice de Thoutmosis III, son neveu, elle défia la tradition et monta sur le trône divin, devenant l'incarnation féminine d'un rôle masculin.

Différentes représentations de la reine Hatchepsout 

Arrêt aux Colosses de Memnon.

Les statues mesurent environ 20m de hauteur et leur poids est de plus de 1300 tonnes; chacune a été taillée dans un seul bloc de quartzite rouge et transportée sur 600 kilomètres jusqu'à l'entrée du temple funéraire royal de Thèbes. La renommée de ces colosses est plutôt tardive.

Le colosse de gauche est flanqué à sa droite de son épouse, Tiyi, et à sa gauche de sa mère, Moutémouia.

Les deux Colosses de Memnon 

Visite du site du Temple de Karnak. Le temple est divisé en trois parties distinctes

La plus grande des trois parties 30 hectares est la partie du temple la mieux conservée en raison des nombreux travaux de restauration qui y fut menés, cette partie est destinée au dieu Amon. Le temple est si vaste qu'il pourrait contenir la cathédrale de Notre Dame de Paris, et selon Léonard Cottrell, il représente la moitié de Manhattan.

Maquette du site 

Le temple de Karnak fut construit et agrandi par de nombreux Pharaons.

La plus petite des trois parties est celle destinée au dieu Montou, la surface est de 2,5 hectares, en très mauvais état.

La troisième partie destinée à la déesse Mout la surface est de 9,5 hectares, une grande partie reste encore inexplorée.

L’entrée de Temple  

La salle hypostyle est considérée comme l'un des plus beaux exemples d'architecture égyptienne, avec 134 colonnes de 23 mètres de hauteur avec des chapiteaux papyriformes (en forme de papyrus ouverts) dont le sommet du chapiteau mesure 15 mètres de circonférence, 50 personnes pourraient s'y tenir debout, la salle hypostyle mesure 102 par 53 mètres de superficie, et 23 mètres de hauteur.

 Colonnes de la salle hypostyle
Photos du site de nuit
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Route vers Abydos, un des sites majeurs de l’Egypte Ancienne. Abydos est une ancienne ville sainte vouée au culte du dieu Osiris.

Les prêtres d'Abydos prétendaient posséder une relique de toute première importance : la tête du dieu Osiris. On y a découvert les tables d'Abydos qui mentionnent deux séries de noms de pharaons allant jusqu'à la XVIIIe dynastie.

Des temples y furent érigés en l'honneur de ce dieu de la résurrection .

Visite du Temple de Sethi Ier qui est l'édifice le mieux conservé

Les reliefs montrent une admirable finesse qui les font compter parmi les chefs d'oeuvre de la civilisation pharaonique.

Continuation vers Dendera, sanctuaire d’Hathor..

Le temple d'Hathor est un temple dédié au culte de la déesse Hathor et construit à la période gréco-romaine. Selon les inscriptions relatant la fondation du temple, son plan s’inspire de très vieux documents datant de Khéops, Pépi Ier, et même des temps mythiques des serviteurs d’Horus. La présence, non loin de l’enceinte du temple, d’une nécropole ancienne, confirme l’âge reculé de cette cité et de son culte.

Des décorations intérieures d'une très grande qualité...

La Déesse Hathor est la déesse de l'amour, la beauté, la musique, la maternité et de la joie .C'est à l'origine une déesse céleste confondue avec Nout. Son attribut est le ménat (collier à contrepoids). Considérée comme l'œil de Rê. Elle est une des déesses les plus populaires et importantes durant tout le long de l'histoire de l'Égypte Antique, et est vénérée aussi bien par la famille royale (elle est la nourrice du pharaon) que par les gens du commun, dans les tombes desquels elle est décrite comme « Maîtresse de l'Ouest », accueillant le mort dans sa nouvelle vie. Elle aide aussi les femmes à donner naissance, et est la déesse patronne des mineurs.

Retour vers Louxor en fin de journée.

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Ce matin, vol Louxor – Le Caire

Transfert et installation à notre hôtel situé au cœur de la ville, au bord du Nil.

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Départ matinal pour les trois pyramides de Giseh.

Découverte du Sphinx, érigé pour servir de gardien à la nécropole de Giseh

Sphinx- IVème dynastie

Le terme sphinx dérive du mot grec de l'ancien égyptien "Shesepankh" ce qui veut dire "statue vivante". Cette sculpture monumentale est taillée dans un promontoire naturel dans le roc.

Le Sphinx de pierre, dont on a longtemps supposé qu'il représentait le roi Khéphren, semble n'avoir été construit que pour garder le temple solaire construit jadis à l'angle du site de la pyramide de Khéops. Le monument était, à l'origine, entièrement recouvert de plâtre peint dont il ne reste que quelques traces.

Le visage de la statue mesure 5 mètres de hauteur. Les Français qui la découvriront au début du XIXème siècle n'apercevront que sa tête. Napoléon la fera désensabler et mesurer par les savants qui l'accompagnaient. Les Arabes, l'appelleront Abu-al-Hol (le Père de la Terreur). Le sphinx, qui sera la proie de tirs au canon au cours de l'invasion des Mamelouks, perdra son nez de 2 mètres qui tombera à terre. Récupéré par les Anglais après la défaite de Bonaparte, il sera exposé au British Muséum

Les pyramides d'Égypte de tous les vestiges monumentaux que nous ont légués les Égyptiens, sont à la fois les plus impressionnantes et les plus emblématiques de cette civilisation.

Si elle fut, à son origine, destinée au roi, l'idée d'une sépulture pyramidale fut rapidement reprise par les proches du souverain. Khéops semble avoir été le premier à autoriser ses femmes à se faire élever un tel tombeau.

Les trois pyramides de Giseh. 

Pyramide de Khéops

Edifiée en une vingtaine d'années par environ 20.000 ouvriers selon des estimations récentes, cette pyramide de la quatrième dynastie sera recouverte de calcaire en provenance de Touràh dans sa partie supérieure.

Pyramide de Khéphren - IVème dynastieLa pyramide de Khéphren est en meilleur état de conservation que celles qui l'entourent. Des dalles de calcaire poli qui recouvre sa pointe forme un "capuchon" facilement reconnaissable. Le pharaon fera adopter un angle d'inclinaison légèrement plus accentué que celui de la pyramide de son père, pour donner l'illusion d'une pyramide plus grande.

Pyramide de Mykérinos - IVème dynastie

La pyramide de Mykérinos, qui repose sur une base de 108 mètres, ne mesure que 66 mètres de hauteur. Elle est inachevée à l'intérieur et il semble que des modifications viendront perturber le cours des travaux.

On quitte le plateau de Giseh, direction Dahchour et visite de l'intérieur de la pyramide rouge de Snéfrou (site récemment ouvert au public). La pyramide rouge, dont le nom est inspiré par la teinte de son parement actuel (du gré calcaire rougi par l'oxyde de fer qu'il contient), est la troisième pyramide d'Égypte de par ses dimensions.

Elle représente la première tentative réussie de pyramide à faces lisses, et fut construite après la catastrophe de la pyramide rhomboïdale.

La pyramide rhomboïdale a gauche et la pyramide rouge à droite. 

C'est dans cette pyramide que fut finalement inhumé le pharaon défunt. La remarquable architecture et l'harmonie de ses proportions en font l'une des pyramides les plus réussies de l'Ancien Empire.

Intérieur de la pyramide, claustrophobes s'abstenir. 

L'après midi, visite de Saqqarah où fut construite la première pyramide à degrés. La nécropole de Saqqarah fut occupée pendant toute l'antiquité égyptienne. C'est ici que les premières mastabas et pyramides furent construites par les premières dynasties royales. Elle renferme de nombreux temples et sanctuaires.

Ainsi, Djéser de la IIIè dynastie fit construire par Imhotep la première pyramide, qui fut une pyramide à degrés. D'autres pyramides royales furent construites sous les 5è et 6è dynasties, ainsi que des mastabas dont les reliefs intérieurs ont beaucoup appris sur la vie des égyptiens.

Le soir « son et lumière » sur les pyramides de Giseh. Un spectacle grandiose à voir une fois dans sa vie...

André Malraux, rédacteur du texte du son et lumière, déclarera :

"L'humanité redoute le temps, mais le temps redoute les pyramides".

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Départ matinal pour l’ancienne capitale d’Alexandre le Grand.

Pêcheurs sur la corniche 

Visite du musée Gréco-romain et des Catacombes de Kom-el-Chouqafa.

Le musée gréco-romain d’Alexandrie est le plus important musée consacré à l'archéologie gréco-romaine dans le monde. Il abrite des milliers de reliques datant du IIIe siècle avant notre ère, notamment une magnifique sculpture en granit noir d'Apis, le taureau sacré des Égyptiens, des momies, des sarcophages, des tapisseries, etc...

Sarcophages et détail d'une momie 
Sculpture d'Apis et baignoire de Cléopâtre

Les catacombes de Kom-el-Chouqafa constituent le plus grand site funéraire romain d'Égypte connu à ce jour.

Ces tombeaux furent creusés dans la roche pour une riche famille pratiquant toujours la religion antique. Ils représentent la dernière construction principale existante de l’ancienne religion égyptienne. Bien que les motifs funéraires soient de style égyptien antique pur, les architectes et les artistes ont été inspirés des modèles gréco-romain. Un escalier d'enroulement descend plusieurs niveaux profondément dans le sol, avec de petites chapelles s'ouvrant sur lui, meublées avec des bancs pour les visiteurs apportant des offrandes.

Coup d’œil au fort de Qaitbay, construit sur l’emplacement de l’ancien phare d’Alexanderie.

Reconstitution  du phare d'origine

Ce fort fut construit au 15ème siécle par le sultan du même nom, sur l'emplacement de l'ancien Phare d'Alexandrie et avec de nombreuses pierres récupérées de ce dernier.

Le fort de Qaitbay 

Visite de la bibliothèque d'Alexandrie. À l'intérieur de la Bibliothèque, les salles de lecture sont sur sept niveaux dont quatre sous le niveau de la mer. De hautes colonnes ornées de fleurs de lotus décorent l'intérieur des salles de lecture qui peuvent recevoir jusqu'à 2 000 personnes.

Une partie du musée est réservé à des milliers d'anciens manuscrits, dont deux copies de la Bible offertes par le Vatican à la Bibliothèque ainsi qu'une copie du livre de la Description de l'Égypte. Il possède une copie identique de la pierre de Rosette et un livre du mémorandum de l'inauguration du canal de Suez comprenant des tableaux de la cérémonie du voyage des reines et des princes.

L'intérieur de la bibliothèque et des ouvrages très anciens.

Retour dans la soirée au Caire.

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dernière journée, consacrée à la visite du Caire

Visite du musée égyptien et du trésor de Toutankhamon.

Le musée égyptien du Caire est l’un des plus grands musées entièrement consacré à l’Antiquité égyptienne. Le musée a reçu plus de cent millions de visiteurs au cours du XXe siècle.

Le premier conservateur de ce musée fut Auguste Mariette le 1er juin 1858. Plus de 160 000 objets sont exposés, mais la pièce maîtresse du musée est bien sûr le trésor de Toutankhamon.

  Masques funéraires et vases canopes de Toutankhamon 
Barque d'albâtre  et statue d'Anubis
Chambre funéraire et trône en or du Pharaon 

D'autres pièces tout autant spectaculaires sont exposées ici... mais beaucoup d'autres, très nombreuses, sont stockées dans les sous-sol en attendant d'être peut-être montrées un jour au public...

Le nain Seneb et sa famille,  le scribe
                                            Khéops, Khéphren, Mykérinos, les Géants de Gizeh  et Osiris                           ...

Puis visite de la salle des momies royales où est exposée la momie de Ramsès II ...un peu trop morbide à mon gout...

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Visite de la citadelle de Saladin qui est une imposante forteresse dominant Le Caire et construite au XIIe siècle.

La silhouette de la citadelle est dominée par les coupoles et les minarets de la mosquée d'albâtre de Méhémet Ali, de style turc, achevée en 1857. Elle offre une vue panoramique sur le Caire et la cité des morts, cimetière des sultans mamelouks aujourd’hui habitée par des sans-logis. Au pied de la citadelle, se trouve la mosquée du sultan Hassan, un des plus beaux édifices d’époque mamelouk du XIVe siècle

La citadelle de Saladin  (Photo de Yann Arthus-Bertrand)

La cité des morts au Caire, est un endroit insolite où cohabitent morts et vivants. Sans doute, une des plus vastes nécropoles du monde, la cité des morts accueille de simples stèles avec les mausolées les plus prestigieux. Prés de deux millions de personnes habitent entre les tombeaux d'anciennes familles mameloukes et ottomanes. Selon un ancien rite pharaonien, de petites maisons de 2 ou 3 pièces étaient construites dans les cimetières pour veiller les morts. Or chacun sait que trouver un nouveau logement dans la capitale égyptienne, relève de nos jours du miracle. Les plus pauvres se sont alors rués vers ces maisons qui offraient espace et calme. On peut finalement dire que les habitants de la Cité des morts vivent plutôt mieux que ceux des quartiers surpeuplés, dans ce pays où, depuis des millénaires, la vie côtoie la mort.

La mosquée de Mohammed Ali

L’imposante forteresse médiévale est perchée à l’extrémité est de la ville. Elle recèle aujourd’hui trois magnifiques mosquées et plusieurs palais renfermant des musées.

La « Mosquée d’albâtre ». C’est au cours de cette citadelle que la grande Mosquée de Mohammed Ali (ou Méhémet Ali) a été édifiée. Construite entre 1830 et 1848, elle a été largement inspirée de la Mosquée Bleue et de l’Eglise Sainte Sophie d’Istanbul. Ses minarets se dresssent avec élégance vers le ciel et l’immense coupole centrale est impressionnante, inattendue, on la voit de partout.

Dans la cour, se trouve une fontaine dues aux ablutions, protégée par un kiosque. L’intérieur est également immense. Un grand tapis rouge sombre couvre le sol. Les parois de marbre blanc zébré de jaune, les voûtes ouvragées.

Mohammed Ali, fier de son oeuvre, se fit ensevelir dans le tombeau de marbre.

La mosquée du sultan Hassan est un complexe religieux islamique.

Les travaux de cet imposant complexe religieux sont initiés par le sultan An-Nâsir al-Hasan. Cinq ans après le début des travaux, l'un des deux minarets s'effondra sur la foule, causant la mort de plusieurs centaines de personnes. Cette catastrophe fut suivie de peu par l'assassinat du sultan : son corps ne fut jamais retrouvé, bien qu'un mausolée eût été prévu pour recevoir sa dépouille. En 1363, la mosquée et la madrasa sont achevés

 La mosquée du sultan Hassan

Pour terminer cette journée, passage à Khân el Khalili, le grand souk du Caire, qui est mondialement connu. cet endroit est incontournable du parcours de tous les voyageurs au Caire

le Khân al-Khalîlî est un espace commercial très dense où dominent l’orfèvrerie et la bijouterie, activités anciennement présentes, de même que les récents bazars, échoppes dévolues à la vente d’une gamme diversifiée de produits destinés à la clientèle touristique.

Dernier regard sur le Caire...

 Le Caire...avec les pyramides à peine visibles en arrière plan.
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Le 10 mars : Vol retour LE CAIRE / PARIS Orly

Au revoir l’ Egypte . . . Rendez-vous plus tard sur la mer Rouge...

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