Carnet de voyage

Vendée au vent.

10 étapes
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La Vendée a de multiples visages, maquillée à la fois du bleu de la mer, du vert des prairies, du gris des pierres qui façonnent les maisons. La voilà qui se découvre au gré de quelques photos.
Du 1er janvier au 12 décembre 2016
347 jours
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Les bateaux attendent que la mer remonte pour naviguer de nouveau. Ils se reposent tranquillement et montrent l'eau de la pointe de leur coque. Il faut dire que le brouillard était présent, mais ce n'en était que mieux. Le paysage arborait des couleurs fantomatiques, et cela lui donnait un air mystérieux qui pousse le désir de découverte plus avant.

Le mélange de couleurs est un tableau de nature qui s'offre sous les yeux éblouis du promeneur. En ressort une palette d'étonnements de toutes teintes.

Le cimetière de bateau offre une mort lente mais non douloureuse aux carcasses échouées.

Mais l'homme n'est jamais loin, qui crée un alignement parfait de pontons, de poteaux et d'échelles bien visible à marée basse.

Et le port apporte sa part de mouvements, de bruits, d'hommes.

Il est temps de gagner le chenal dont les sinuosités sont ponctuées de bateaux.

Direction la pointe de l'Aiguillon sous un ciel dégagé. Son bleu répond à celui de l'océan.

Le sable file loin vers l'horizon, suivant à la trace la mer qui s'échappe et revient par vagues successives, fugueuse fougueuse.

Enfin, la pointe pointe le bout de son nez, sauvageonne, effrontée, cependant si belle à affronter ! Du vert à l'or, alors, laissez-vous guider par la nature !

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La promenade commence dans la partie boisée face au lac de la Brossardière, à la Roche-Sur-Yon. Plusieurs circuits s'offrent au promeneur, plus ou moins longs. J'ai opté pour le parcours de 17 km, qui permet de traverser aussi une commune voisine, Venansault.

L'automne est la saison idéale pour arpenter les sous-bois et les sentiers du bocage vendéen, car ils se parent alors de multiples couleurs attrayantes.

A la croisée des chemins, je rencontre toute sorte de champignons. Du plus petit enfermé dans sa corolle, au plus grand ouvert majestueusement vers la lumière du jour.

Arrivé à Venansault, le parcours permet de longer différents étangs.

La campagne est aussi l'endroit idéal pour rencontrer des animaux peu sauvages et peu farouches. une faune conciliante qui jalonne la palette végétale.

En revenant vers le point de départ à la Roche-Sur-Yon, l'histoire fait son apparition avec les restes de l'Abbaye des Fontenelles. Située sur une propriété privée, il est cependant possible de s'y rendre. Les vieilles pierres ont dû mal à transmettre leur savoir, rongées par la végétation et manquant cruellement de restauration.

Le jour décline sur la campagne quand j'arrive au bout du périple, des rais de lumière transpercent les nuages, dans un dernier espoir d'éclairer les champs et prairies alentour.

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Par une belle journée d'Avril, je me rends au château médiéval de Tiffauges. Ce n'est pas une découverte, j'y étais déjà allé. Mais il pleuvait. Cette fois, il a fait beau et ça change tout ! Sous un ciel bleu, le château a fière allure.

Attention ! Beffroi en approche ! Cette haute tour toute de bois vêtue permettait d'assaillir un château par le haut de ses murailles. Eh oui, les soldats avaient plus d'une tour dans leur sac. La hauteur est impressionnante.

Attention à ne pas trébucher devant le... trébuchet. Oui, je sais, elle était facile celle-là mais ne me jetez pas la pierre ! Même si c'est la fonction première de cette machine de guerre, très maniable et rapidement rechargée.

Le champs de bataille se prépare pour le spectacle d'essais de tir. Très intéressant. Il est rare de pouvoir observer de telles machines en action. Trébuchet, couillard (je vous laisse deviner de quelle machine il s'agit), baliste, canon... pour les manier, il ne faut pas être un boulet ! (oui, je vais toutes les faire).

Il y a même une grue d'élevage. Non, pas l'oiseau, l'autre, pour lever les poids lourds de la construction de château. Remarquez la roue, digne des plus belles structures foraines.

Qui va en Vendée va dans la cave. Mais il va falloir se pencher. Et, le comble, les fûts sont vides ! Tant pis.

Enfin, je suis parti décrypter la crypte. Elle est composée de magnifiques chapiteaux sculptés. Elle est petite, mais elle a tout d'une grande. A voir absolument avant de quitter le château et retrouver de beaux (Gilles de) rais de soleil.

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Le long des sentiers, l'eau, la terre, les plantes se marient pour offrir une nature calme et luxuriante. Remanié par les hommes, mais resté au naturel, le marais d'Olonne-Sur-Mer est un havre de paix où il fait bon se promener. Mais attention aux périodes de chasse, car il faut longer une forêt avant de s'y rendre.

Si vous voulez faire une sieste dans les marais, vous pourrez toujours compter les moutons.

Vous aurez l'occasion de rencontrer de petites maisons dans les marais. Certaines donnent l'impression d'être installées sur des îlots.

Les écluses permettent de réguler le débit de l'eau, asséchant certaines zones, remplissant d'autres.

Au loin, la forêt se profile, il va falloir la longer de nouveau pour revenir au point de départ.

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Tout commence par une flânerie en forêt, avant d'atteindre la mer. Le bois se sculpte au naturel, les arbres amoureux s'enlacent, les branchent sortent de la droiture quand cela leur chante.

Les falaises bordent la mer. Mais comme elles sont crayeuses, il ne faut pas trop s'approcher du bord. L'érosion les ronge, elle résistent. Guerrières fragiles ? Oui, et aussi valeureuses, armées d'herbes folles.

Retour en forêt avant de retrouver l'océan. Je profite alors d'une mer de fougères, mangeuses chroniques de chlorophylle.

Je suis un chemin de bois qui me fait longer la belle bleue et ses nuances. Elle sait séduire les pupilles !

En guise de spectacle de fin, une vue, un peu lointaine cependant, de la pointe du Payré.

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Que serait la Vendée sans la mer ? Et que serait Talmont-Saint-Hilaire sans sa côte rocheuse ? Tout simplement une destination qui manque de sel.

Ohé du bateau ! Il était des petits navires qui aimaient bien y naviguer.

L'eau vient parfois se cogner contre les rochers, furieuse de les voir lui barrer la route.

Après avoir quitté la côte rocheuse, je prends la direction de la plage du Veillon, avec ses dunes tantôt mordorées, tantôt blanchâtres. Et, ô combien, enchanteresses.

N'allez pas croire que c'est une plage qui ne fait jamais de vagues. Attention au courant !

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Cette fois, c'est Verneuil l'écureuil qui vous accompagne dans nouvelle destination. Direction Saint-Vincent-Puymaufrais pour longer une des rivières emblématiques de la Vendée. Pour lui, c'est du petit Lay.

Voilà un arbre qui ne procurera plus de nourriture pour Verneuil. Mais qui offre un supplément d'âme au paysage du bocage.

Qu'il est bon de pouvoir traverser ce séculaire pont de pierre ! Cela évite d'avoir à nager et de se mouiller des poils roux si longs à sécher.

Voici quelques arbres amis devenus poteaux des champs. Verneuil suit le fil, plus ou moins barbelé, qui le mène vers les beaux chênes de la colline. Les joies de la vie à la campagne !

Verneuil reste à bonne distance de ce taureau musclé. Il connait trop bien le diable de caractère de ces grosses bêtes là. S'il vient trop l'énerver, l'écureuil pourrait bien se faire envoyer paître.

Cet arbre de pierre étrange, que les hommes appellent église, montre à Verneuil qu'il est sorti de la forêt. C'est là qu'il nous quitte. Quant à nous, partons remonter le temps...

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Posons-nous un instant au donjon médiéval de Bazoges-en-Pareds. Il se dresse fièrement de toute sa hauteur quand j'arrive vers lui. Quand je le contourne, son autre face se fait plus large.

Aux armes ! Arbalète, épée, lances... Mais n'oubliez pas votre heaume et votre armure de plates.

Pas de noble demeure sans pigeonnier. Il montre la richesse de son propriétaire, il est ostensiblement nécessaire à toute bonne famille. On a beau habiter dans un trou, plus il y en a, plus on a de terre, et plus on est riches !

Surveillez vos faits et gestes, dans le jardin médiéval, les gendarmes patrouillent.

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Ce n'est pas l'endroit le plus connu de Vendée, et pourtant il mérite d'être vu. Un sentier, pas trop escarpé, permet d'arriver au sommet de la colline de de profiter de trois beaux moulins.

D'autres constructions, qui ont subi les outrages du temps, apportent un bon goût de nostalgie. Traces d'un savoir-faire qu'il est bon de se rappeler.

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De cette tour, la fée Mélusine vous contemple. Prenez garde à ne pas l'outrager, ou vous devrez faire face à son courroux ! Plus au calme, en terrasse, n'hésitez pas à siroter la bière portant son nom (avec la modération nécessaire). Fermez les yeux, la magie opère.

Se balader le long de la mère, affluent de la rivière la Vendée qui a donné son nom au département, c'est retrouver un connivence avec la nature.

Une ceinture de muraille enserre la taille de guêpe de la bourgade. Rajoutant de la volupté au modèle, fashion victime médiévale.

Je fais un petit détour par le jardin des sens. Ma vue s'est mise en éveil. Que de couleurs ! La palette végétale offre un tableau inclassable. A l'école de la nature, les pétales règnent en maîtres.

Je déambule dans des rues qui dévoilent des maisons typiques du bocage vendéen. Voilà donc bien une petite cité de caractère, autant qu'en avait sa fée légendaire.

L'église romane est magnifique, un bel exemple d'architecture religieuse médiéval. Bien que certains ornements, à y regarder de plus près, ne sont pas toujours très catholiques. Le bestiaire se fait imaginaire, les hommes y prennent des postures on ne peut plus drolatiques. Déjà était connu l'art comique. Une sorte de roman'show.

La place de l'église déroule ses maisons aux volets et façades colorés. Un bon bol d'air rétro bienvenu.