Une journée sur l'île de Noirmoutier, c'est déjà tout un voyage. Cette terre a plusieurs visages qu'il est toujours plaisant de découvrir.
Septembre 2016
1 jour
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1

Par un matin brumeux de septembre, j'arrive sur l'île de Noirmoutier. En traversant le pont qui la relie au continent, je n'ai pas pu voir la mer. Je décide de pousser quand même plus avant, et j'ai eu raison. Car en arrivant au passage du Gois, j'ai aperçu une grande file d'hommes et de femmes qui le longeait, alors que la matinée était fraîche et la mer encore assez haute. Quel courage !

Le passage du Gois, sous le brouillard, arbore un côté mystérieux qui ne manque pas de charme. Le paysage semble presque irréel, comme dans un rêve éveillé.

J'ai longé ensuite le polder de Sébastopol et j'ai bifurqué pour m'engager dans les marais, alors que petit à petit, la brume s'évapore. Le décor m'est apparu petit à petit, tout doucement: un voile se lève sur la nature endormie. Au loin, une maison isolée attend l'arrivée du soleil.

Des oiseaux profitaient du calme matinal pour aller se nourrir ou nager tranquillement sur les eaux. Seul concurrence, des araignées, dont les toiles révélées par l'humidité ambiante impressionnent.

Les herbes folles entourent les marais. Elles bruissent sans faire de bruit. Ce silence me rend serein, je flâne avec plaisir, prolonge ma visite, respire à pleins poumons l'air vivifiant.

Puis le jour se lève. Le ciel bleuit mais au sol, la brume laisse encore l'âme divaguer dans les mystères de la nature.

Le passage du Gois dégagé de toute eau est tout aussi enchanteur.

2

Le temps devenu très beau (admirez ce ciel d'un bleu limpide), je me suis rendu à la Guérinière, afin d'y voir les moulins. Ils sont des propriétés privées mais on peut les admirer par un chemin qui longe les habitations. De quoi se rendre compte de l'importance qu'avait la minoterie pour l'île autrefois.

La grande bleue n'est jamais loin, elle vous appelle du son de ses vagues. Les mouettes jouent le rappel.

3

Pour vous rendre à la plage des Dames, il faut suivre la direction du bois de la Chaise. Il n'est pas toujours aisé de se garer dans les environs car l'endroit est connu, et donc fréquenté. Par une belle journée, la recherche d'une place pour se garer est vite compensée par la beauté des lieux. Le sable est fin et blanc, les bateaux nagent au milieu des gens (ou l'inverse). Voilà un endroit qui fleure bon les vacances !

Les véritables stars de cette plage, ce sont les cabanes. Elles permettaient à l'aristocratie de se changer à l'abri des regards au XIXe et au début du XXe siècle. Aujourd'hui très prisées, elle se vendent à prix d'or et font les renommée de l'île. Vue superbe assurée, mais il est tout aussi assuré de faire des jaloux.

N'hésitez pas à vous promener aux abords de la forêt, vous longerez ainsi la plage et, au travers des arbres, vous pourrez admirer la plage sous une autre facette: le sombre des troncs fait ressortir la luminosité des alentours.

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Malgré son nom, ce quartier semble en pleine jeunesse. Les maisons blanches sont typiques de l'île. Elle donnent un charme intemporel aux rues que l'on parcourt.

Même les pancartes indiquant le nom des rues sont séduisantes. Elles offrent un côté rétro bienvenu. Au Vieil, le temps passé embrasse le temps présent.

L'église du Petit Vieil est consacrée aux marins, l'ombre d'un bateau face à ce vitrail en témoigne. Les métiers de la mer, comme dans toute île, y est particulièrement présent de puis longtemps, laissant aussi son empreinte dans la religion.

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Le port de plaisance porte bien son nom, puisque c'est ce mot qui nous vient à la bouche quand on le regarde. Les bateaux colorent cet espace, lui donnent son âme véritable. L'Herbaudière donne envie de prendre le large.

Et ce n'est pas le paysage environnant qui va nous faire dire le contraire. Tout n'est que volupté. De quoi finir royalement ce tour de l'île.

ps: Avez-vous remarqué, en arrière plan de la photo de gauche, la présence de l'île d'Yeu ? Peut-être l'occasion d'une prochaine escale...