Carnet de voyage

Pérou

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Suprise ! Un zigzag péruvien dans le nord !
Du 10 au 21 juillet 2019
12 jours
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Publié le 15 août 2019

Au revoir l’Equateur… Nous nous étions dit, tant pis… plutôt que de courrir partout en Amérique du sud, nous n’irons que dans deux pays (Equateur et un minuscule bout du Chili) et puis c’est tout… ça me fait sourire maintenant que voici notre ultime soirée au Pérou, pays initialement prévu puis abandonné, puis réenvisagé…

On a tenu bon face aux zagziguettes qui voulaient se rendre au Machu Pichu. Elles le connaissent bien sûr par les Cités d’or, mais aussi par des livres comme la Cabane magique, le tour du monde d’Anaïs… J’aurais adoré retourner sur Cuzco et dans sa splendide vallée sacrée. Mais plus que le Machu, cela aurait été au Choquequirao que nous les aurions emmenées ! Ce site, que nous avions découvert en autonomie en 2006 était alors uniquement visité par les archéologues et quelques hurluberlus comme nous, avec parcimonie, avec de la niak dans les jambes et du courage pour tout porter : eau tente nourriture… Maintenant, il y a des campings mais il n’en demeure pas moins que le chemin reste redoutable ! Alors, on a tenu bon d’autant que l’école que l'on devait aller voir, située non loin de Cuzco, que l’école des filles a aidé, n’est pas joignable, notre contact ne travaillant plus pour les écoles Marie Rivier, et le nouveau contact ne répondant pas…

Par contre, nous sommes attirés par les Autres, ces civilisations dont on ne parle jamais, les pré-incas ! Alors, on se charge depuis les villes coloniales d’expliquer la Conquista aux Zagziguettes mais on voudrait surtout leur apprendre qu’avant les Espagnols de la Conquista, les fameux et redoutables Conquistadors, avant les Incas, certes très importants, il y a eu selon les régions des tas et des tas d’autres peuples très ingénieux ! Ceux là même qui sont venus enrichir par leurs diversités ces grands administrateurs d’Incas.

Nous avons très peu d’informations sur le nord Pérou… lorsque nous y aurons accès, nous irons prendre connaissance des guides de voyage sur ces régions hautes, mais ce que l’on peut vous en dire aujourd’hui, c’est que sans que cela soit une expédition à monter, ce n’est pas non plus un chemin usité par les voyageurs internationaux, ce qui permet de ressentir un frisson aventureux que l’on apprécie particulièrement ! On se dit en effet, que dès l’amélioration des routes, des vols aériens, le routard, le voyageur en quête d’authenticité, l’intellectuel, l’amoureux de la nature, le sportif… poussera sa route jusqu’ici !

Ici, c’est une boucle que l’on s’est fabriquée ! Nous allons en avaler des virages, des cols à 4000m, des vallées arides à 800m et à 30°C… regarder les kilomètres est peu significatif ici car parfois 50 km représentent plus de 4 heures de route, piste, sinueuse, vertigineuse, jamais ennuyeuse mais toujours aventureuse !

Notre progression va donc être de Chiclayo à Trujillo. Là où en longeant l’océan tu prends 4 heures, nous mettrons plus d’une semaine car nous passerons par Gocta, Nuevo Tingo, Leymebamba, Cajamarca. C’est beau, rien que les noms que l’on ne connait pas nous titillent.

Voici pour ce prologue un peu long de notre road trip péruvien… Vous êtes prêt ?

Alors, en avant ! Quittez avec nous l’Equateur dans un bus de nuit démarrant de Cuenca (2 compagnies qui se valent Azuay et Super Semerilla, 22USD/p) ;

Ressentez la peur lorsque par deux fois le bus verse côté « gaz » et que vous êtes de ce côté, vous permettant de voir que ce « gaz » trop grand serait fatal ;

Epongez, chouchoutez et souffrez en silence pour rassurer vos enfants vomissants dont la décroissance ultra rapide d’altitude à les mêmes effets que lorsque l’on monte trop rapidement (on avait anticipé la montée mais pas la descente à ce point là !!! Elle a eu un effet bœuf sur moi aussi 🤯) ;

Passez la frontière, mal réveillés vers 1h30 du matin… Là, c’est peut-être le seul moment où vous vous rendrez compte de l’incroyable faculté sésamesque qu’à le terme « Français » apposé sur votre passeport, par rapport à la nationalité Vénézuélienne par exemple… Tu entrapercevras des « fantômes », des tentes humanitaires… et te rendras compte que la chanson de Lavilliers « être né quelque part » bien qu’ancienne maintenant est aussi vrai ici qu’en Europe… Des migrants partout dans le monde et des voyageurs qui pourtant se croisent rarement… 🤯

Voilà une partie de ce voyage qui s’achève après 13 heures de bus et ouf un seul film sans action 😋

Pérou nous voilà !

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Publié le 15 août 2019

Je suis bien contente d’avoir réservé à l’hôtel Ambajador. En plus d’avoir un bon tarif pour cette ville, la gentillesse de la famille hôtelière a rarement trouvé un égal durant tout notre périple ! Et oui, car nous sommes là dans un hôtel donc ce n’est normalement pas un hôte qui prend du temps… et pourtant !

Monsieur vient nous chercher à la gare routière et on rentre tous en mini-taxi : à 6 et les sacs ficelés sur le toit. Madame a regardé qui réservait et comme il n’y a pas de chambre familiale disponible, elle nous a mis des chambres mitoyennes et nous organise en un tour de main une lessive (vous vous souvenez de notre voyage en bus qui a été pour le moins parfumé « brise de vomis » 😏). Bref, quand on est un peu remis, Monsieur accompagne Jéjé acheter une carte de tel pour avoir une connexion (et comme on va être content car maps.me ici au nord Pérou s’avèrera vraiment nullissime !) et dans un distributeur sûr car on se rend compte que Chiclayo est une ville qui « craint un peu » (⚠️ aux voleurs dans la rue et sur les marchés, on en a vu courir et ça va vite !).

Chiclayo. On a pas trop de photos, attention aux voleurs... 

On avait depuis Cuenca organisé la location de notre engin par 3Brent. Au lieu d’aller retirer le véhicule à l’aéroport, l’agence nous l’amène à notre hôtel ! Sans surcoût… on se sent béni des dieux, d’autant que l’hôtel paye un parking pour la nuit !

Une perle cet hôtel !

Pourquoi se base-t-on ici pour deux nuits ? Pour, en un temps mini découvrir la civilisation des Moche (prononcer motché), notamment car il n’y a pas qu’elle. La première est représentée par le seigneur de Sipan, illustre guerrier surement, découvert finalement il y a peu. En tout cas, le site est ouvert à la visite depuis la fin des annėes 2000 et est pour l’instant visité par des nationaux en quête d’histoire précolombienne.

Voici une carte qui nous a été fort utile. Comme vous le voyez les sites sont assez ėloignės les uns des autres. Nous avons décidé de commencer singulièrement par rapport aux tour-operators. Ceux-ci proposent en effet un tour dans le sens des aiguilles d’une montre, débutant par le musée.

Nous, pour susciter l’interêt des filles, nous entamerons notre découverte de ce pan d’histoire par les pyramides, direction la Huaca Rajada.

Du prévu (environ 1 heure selon nos lectures) au vécu (3 à 4 heures + déjeuner ), le temps de ce site chamboule tout l’itinéraire mais qu’importe ! Des gardiennes de tombes imprévues nous ont captivés en plus des reconstitutions des trouvailles archéologiques et d’un mini musée explicatif vraiment charmant !

Les gardiennes, les voici :

De magnifiques chouettes de terre, nombreuses, belles et qui visiblement aiment être photographiées, et elles sortent pour notre plus grand bonheur le jour😍. Elles n’ont pas détrôné le seigneur de Sipan, mais presque. Ce que l’on avait pris au loin pour une étrange montagne s’avère en fait être une pyramide, qui à l’origine devait ressembler à ceci.

Une chance que les espagnols d’alors n’aient pas trouvé les momies et leur fabuleux trésors… les Moches ont en effet déjà disparu. Comme en témoignent les objets ayant traversés les âges, on ne peut qu’admirer la finesse du savoir faire.

Mais je laisse le clavier à Malou qui nous parle à présent des tombes :

Il y a des lamas momifiés et pleins de momies humaines 😱👻et le seigneur n’était pas tous seul dans la mort. Il y avait les soldats, son prêtre et parfois on tuait ses enfants et sa femme🤢😬.


Il parait que les gens étaient volontaires pour « accompagner » le seigneur…Mmmmm. Etrange similitude avec l’omnipotence observée au travers de civilisations disparues un peu partout dans le monde…

Je trouve ce site extraordinaire et suis fascinée par le coté conservation. Ce n’est après tout fait que de briques de terre agglomérées… quand on pense au vieillissement du béton en si peu de décennies, faut peut être qu’on passe à un autre matériel…

Au détour de la pyramide (c’est charmant et le peu de groupes présents ne le font pas, surement par manque de temps….), nous sommes à nouveau en arrêt, quasi en pamoison ! Une tache de couleur impensable dans cet univers minéral vient de nous captiver la rétine et s’amuse à nous faire des cache-caches dans les contrejours des branches sous cette lumière solaire très crue.

Son petit nom, ou nom scientifique ??? Mystère ! Mais quelle majesté !

Maintenant, que nous voici emplis des lieux de sépulture, découvrons en un peu plus sur la vie des Moche.

Et pour cela rien de mieux que de les situer dans le temps, de voir leurs objets rituels…

Cherchez l'intrus 

On est encore une fois frappé par le côté créatif de ces lointains ancêtres et je me sens un peu piteuse de ne rien fabriquer d’aussi beau alors qu’à notre disposition nous avons des connaissances, des outils…

En route pour Sican 

Mais poussons jusqu’à Ferreñafe (route-piste entre Sipan et cette petite ville à environ 1 heure). Là est le siège d’un musée miroité, encadré de bougainvilliers généreux en couleurs, drôlement incongru dans un paysage rural plutôt immobile.

C’est le lieu parfait pour découvrir la civilisation Sicán !

Allons, ami lecteur un peu de concentration… Oui ! On vient de quitter le seigneur de Sipan et non les Sipan et les Sicán ne sont pas similaires ! 🤪 T’inquiètes, nous aussi on s’est emmêlés les pinceaux.

On va te l’illustrer un peu… et maintenant tu sais que c‘est différent, plus récent que le temps de Sipan… 😅

Le temps file vite quand on remonte sur des siècles en arrière… Or, si on veut avoir la chance de rentrer dans LE musée important de ce jour… celui contenant TOUS les objets découverts à Huaca Rajada ( tu suis, retour chez les Sipan 😆), il nous faut avaler les 20 minutes de route, tout laisser dans la voiture (on ne peut rentrer avec absolument rien dans ce musée, le parking est ultra gardé) ou à la consigne payante et gravir les hauteurs de cette reproduction de pyramide rouge, pour en parcourir de façon descendante le contenu.

Que de trésors ! Qu’ils doivent pester les conquistadors d’avoir loupés tout ça alors qu’ils se sont installés dans la région !!! Les missionnaires ont même construit une chapelle avec des briques de la pyramide de Sipan sur une colline voisine 🤣🤣🤣 sans se douter de ce qu’il y avait sous leurs pieds !

En arrivant une heure avant la fermeture, on drope un peu pour parcourir tous les niveaux mais on est quasi seul ce qui nous permet de pouvoir à loisir nous arrêter ou pas devant les objets, reconstitutions… Les filles ont adapté leurs jeux et évoluent en se cachant à la faveur de la pénombre dans un splendide muséographie. Noir et or, tel est le décor de leurs nouvelles aventures où elles cherchent les plus belles pièces, les plus terrifiantes momies… elles nous démontent les bras en nous tirant pour aller plus vite, plus loin, car là-bas c’est encore plus incroyable !!!


MA -GNI-FI-QUE


Mais… sans cliché, car on a que nos yeux pour enregistrer.

Toutefois, je peux vous le dire, je ne crois pas avoir jamais vu autant d’ouvrages aurifères ! C’est un musée qui n’a pas d’autre équivalent mais qui bien sur a une toute autre importance quand tu as vu le site originel en premier. Je ne saurai que trop vous conseiller donc notre sens de visite afin de faire des Waouh crescendos. Et je dois dire que les filles l’ont parcouru, picoré, vécu d’une toute autre façon que si elles avaient découvert les objets en premier ! Là, pas de « moooouai, une boucle de nez… youpiii… encore une ! » de cette charmante voix trainante, un rien dédaigneuse qui te fait monter intérieurement les tours dans le moteur de l’énervement… Enfin, quand tu es parent et que tu es face à un site extraordinaire, tu vois ce que je veux dire 😤 !

Finalement si! Quelques photos glanées sur le net: Museo Tumbas Reales 

Pour achever cette journée intense, retour au présent ! On a bien besoin d’air et d’espace et ce n’est pas dans la ville de Chiclayo que cela se trouve : direction Pimentel donc pour voir la mer et découvrir ce qui est considéré comme la plus belle plage du coin.

Oups ! On n’a pas la même définition de la beauté. Est-ce le fait d’être arrivé par une piste côté nord qui nous a fait traversé des montagnes de déchets et des centaines de baraques sans eau courante ni électricité ? Que le temps jouent de toutes les nuances grisâtres possibles ? Notre cœur n’est donc pas à la fête de cette station balnéaire bordée de misère que l’on vient de traverser.

Une école au milieu de rien. Au loin une ville côtière

On regarde les fameuses embarcations traditionnelles faites de totoras (sorte de roseaux) et rentrons dans des embouteillages sans nom, qui ont dû inspiré les créateurs du jeu Tétris… Comme la veille, on préfère se faire un bon pique nique dans notre chambre, plutôt qu’un nième poulet bof bof dans cette ville grouillante et bruyante. En plus, notre petit resto du midi à Sipan était vraiment délicieux (heu… sauf la découverte de la confiture de caroubier locale qui était…. Vaut mieux que vous la goutiez pour trouver le terme approprié 😉).

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Publié le 1er septembre 2019

De Chiclayo à Gocta il y a 8h de route. On monte à 4000m puis on redescend à 1000m en passant par des endroits désertiques. Puis on traverse des rizières verdoyantes, il fait 30°! Etonnant, non ?! En REmontant puis en REdescendant, on a le droit à 2 péages plus ou moins organisés par les villageois du coin, soit disant pour sécuriser la route ?!? A 2 et à 10km de distance l’un de l’autre, je ne vois pas trop ce qu’ils pourraient faire. Tu donnes ce que tu veux, 2 soles feront l’affaire. Et si tu ne t’arrêtes pas, ils auront bien du mal à te rattraper…. En cherchant bien dans ta mémoire défaillante, tu te souviendras qu’il y a quelques annėes le “sentier lumineux” sėvissait dans le coin et que du coup personne ne s’aventurait par là. A Nuevo Tingo, chez nos hôtes Alsaciens, nous aurons confirmations qu’il existe toujours dans ces montagnes et pas si loin des sites touristiques, des narco-traficants. Vu l’éloignement de cet région et au vu de cet histoire, on comprend mieux pourquoi nous étions l’attraction du village lors de notre arrêt dans un magasin perdu entre 2 vallées. Le touriste, qui plus est étranger est rare !

Bref... après une piste en lacets, nous arrivons enfin à Gocta avec en point de mire le but de notre venu ici la fameuse 3ème ou 5ème (selon les sources) plus grande cascade du monde. 771m en plusieurs parties dont 540m en 1 saut. Wouah!

Presse pour canne à sucre 

Notre hébergement propret mais sans plus, réservé sur airbnb pour 75E la nuit (trés cher pour le pays, Gocta mirador moins cher en direct) a l’immense avantage de la magnifique vue sur la cascade et du bon petit déjeuner inclus. Les hôtes nous organisent en un tour de main l’excursion du lendemain vers la cascade à cheval. Les filles sont aux anges, surtout Malou. Moi, je les suivrai à pied et serai bien à la peine….sur ces 11km. En gros il y a 2h aller et 2h retour. Les chevaux s’arrêtent aux 2/3 du parcours et nous continuons à pied. Au grand dam de nos écuyers, nous prendrons notre temps. Il ferons tout de même une 2ème course aprés nous avoir déposés à notre logement. Ils rameneront les promeneurs fatigués rien que de penser au chemin du retour. On est quand même à près de 3000m.

Usine de pesse de canne à sucre 

Le zigzaguettes sont enchantées car après avoir regardé et s’être approché 5 min de la cascade, elles ont décidé de faire des peintures rupestre. C’est hypnotique cette eau qui tombe au ralenti. On arrive même à suivre des yeux les vagues d’eau qui dégringolent. La grande majorité des touristes est Péruvienne et nous rencontrerons une dame avec ses 2 fils adolescents. Et là, on se dit que l’on n'est pas les seuls à avoir des enfants qui se fichent de voir le plus machin, le plus truc... Ça promet, on n’a pas hâte qu’elles arrivent à cette âge là !

J’apprends de notre hôte qu’il y a des coqs de roche sur ce même chemin mais qu’il faut partir à 5h du matin pour les surprendre au lever du soleil. Malou était motivée pour venir, mais au moment du réveil elle a capitulé. De toute façon c’était loin, quasi au niveau de la cascade au km 4. En 2h30, 3h A/R c’était plié car je ne devais absolument pas rater le petit déjeuner. A l’aller, rien ! Désespéré, je vais jusqu’au belvédère de la cascade puis m’en retourne. Heureusement non loin de là, alerté par un bruit j’en ai aperçu 2 perchés sur un arbre à 10m de moi. Cela a duré environ 1min. Frustrant. Et vous savez quoi ? Vous allez dire, il est magnifique et je vous l’accorde. Ben, moi j’vais vous dire quand même. C’est beaucoup d’effort (je n‘aime pas me lever aux aurores) et en plus les oiseaux, on les voient mieux en photo qu’avec nos yeux… J’avoue que ce jour là je n’ai pas eu le facteur chance au max. Mais si vous voulez en voir une tripotée. Allez à Mindo. Sauf qu' à Gocta pour l’instant c’est gratuit. Un petit conseil pour les trouver, vous pouvez marcher en faisant un bruit normal. D’aprés ma maigre expérience, ils te repèrent et donne l’alerte avec leurs cris si particuliers.

Wouahhh! 

Notre hôte qui est également le trésorier de « l’office du tourisme » nous parle de l’amélioration de la vie de la population depuis que la cascade a été cartographiée en 2006. Avant, une légende mėlée de sirène et de serpent tenait à l'écart la population. Ils ont des maisons en dur dorénavant à la place de celles en adobe avec toit végétal. Certains restent paysans mais profiteraient quand même des retombées, comment ? Surement par la vente en direct. La spécialité c’est la canne à sucre. Quand au tour à cheval, le prix est fixé lors d’une réunion (12 euros ), où également ils parlent de l’amėlioration des structures touristiques. Ils ont des tours déterminés ce qui permet de contenter tout le monde, même si en saison basse c’est difficile. Leur challenge sera de préserver cet esprit de village tranquille sans verser dans le tourisme de masse. Pour l’instant l’accès difficile s’en charge.

Malou et Gaïa rivaliseront de patiences en jouant aux chasseuses d’images devant ces magnifiques colibris rouge, bleu et arc en ciel qui viennent pointer leurs becs que dis-je "leurs caps! leur péninsule!" juste devant notre balcon. Mais point de colibri spatule.

Tant pis ! Nous tenterons de les voir avant de voguer vers Nuevo Tingo et Kuelap en rebroussant chemin vers la réserve de Huembo. Après 1h de route nous tombons sur le proprio qui nous explique qu’il va en ville. Oui c’est dimanche ! On le supplie, il nous laisse 15min, qui se transformeront 30min. On lui a même proposé de fermer derrière nous…. Mais point de spatule, snifff ! Il nous dira qu’ils viennent généralement toutes les 1h30….Les autres colibris étaient au rendez-vous mais le temps pluvieux aura eu raison du colibri à spatule.

Caféier 

Après un déjeuner dans un resto typiquement Pėruvien à Pomacochas nous repartirons bredouilles vers la civilisation Chachapoya. Pomacochas est connu pour son ‘queso suizo’ que je vous déconseille, il fait squik sous la dent. Par contre le dulce de leche qui se dit manjar est excellent.

On n’aura pas tout perdu !

La fameuse Garbure de Pomacochas

Par Jéjé