Carnet de voyage

Mexique

11 étapes
19 commentaires
83 abonnés
Dernière étape postée il y a 400 jours
Nouveaux zig-zags : le neuvième pays du tour du monde des De Zag en Zig
Du 2 mai au 13 juin 2019
43 jours
Partager ce carnet de voyage
1

¡ Ola muchachos y muchachas !

On est arrivé en Amérique centrale !!! Et on est très très très content. Car en effet, c’est un des pays qui nous faut rêver depuis longtemps, que nous n’avons jamais tenté avec les enfants car trop peur des cyclones en Aout… Ainsi donc, pour pouvoir y venir en dehors de cette période délicate, qui correspond triple HELAS à notre fin de tour du monde, on a fait un énorme zig zag comme on les aime, sauf notre bilan carbone qui est lui est fort mécontent !

Passer de l’hémisphère sud à l’hémisphère nord en pas loin de 30 heures et 3 avions ça te ferait quoi ?

Et bien nous cela nous a… mais tu vas voir au fur et à mesure 😏 car c’est aussi cela le voyage, c’est longs temps de déplacements, c’est grands moments d’escales, les yeux vitreux du temps d’ailleurs pas encore dans le nouveau présent…


Acte 1 : levé à 5h00 du mat j’ai des frissons 🎵 - Papeete

Ben non, quand même, tu es à Tahiti Hi hi hi, pas de frissons. Et puis, Re-non ! Car tu as eu dans la nuit une petite notification d’Air France qui te préviens d’un retard de 30 minutes au décollage… Donc, on reprend : levé à 5h30 ; voiture rendue avant 6h00 (en face de l’aéroport soit 1 minute à pied) auprès de Ecocar qui porte bien son nom… Ia orana, « ne courrez pas vous avez le temps » nous dit cette jolie vahiné toute en sourire et bien enveloppée dans un corps lui-même doudouneux à souhait, « le vol est encore retardé… On vient de l’apprendre » et là, petite notification qui sonne pour annoncer le décalage d’une heure (c’était nos dernières minutes de connexion gratuite dans l’aéroport de Papeete). Elle s’inquiète de notre correspondance mais on avait vu large… au départ 6 heures et donc maintenant plus que 5 heures d’escale 🤗. « Oups, mais vous avez une escale à Los Angeles… - Oui oui Madame t’inquiètes pas (n’oublie pas qu’en Polynésie le tutoiement est de rigueur) et on a aussi notre ESTA (sorte de visa obligatoire même pour un transit, même sans sortir de l’aéroport). - Ah… très bien donc tu continues où ? - Nous avons un vol Los Angeles-Mexico. -Très bien, je peux le voir ? ». Jéjé degaine la résa enregistrée pour le hors connexion, ouf ! Et la jolie vahiné de nous dire : « Parfait ». « Toutefois, le Mexique n’est pas considéré comme une sortie des Etats Unis par les américains, as-tu un autre billet ? » Hein ???? Mince, il y a eu une extension, annexion, expansion pendant notre déconnexion des nouvelles médiatiques ??? Bon, heureusement que nous avions acheté l’avant-veille notre vol suivant Cancún – Quito ! – « Madame, on peut te le montrer mais nous n’avons plus de connexion et on ne l’a pas enregistré »… Elle se connecte avec une tablette pour nous faire accéder à notre adresse mail. « - Parfait, mais pour les américains ce n’est toujours pas une sortie puisque vous pouvez revenir par voie terrestre… Avez-vous un vol qui vous ramène en Europe qui vous fasse sortir des Amériques !? ». Alors là, inutile de te dire qu’on a refait une révision géopolitique en se demandant, hyper choqués, si les Amériques du nord au sud, c’était les Etats Unis d’Amérique !!! On s’est trompé de planète, vu de l’hémisphère sud, la localisation des américains est extrêmement compliquée ! On savait qu’ils étaient nul en géographie et nombrilistes, mais à ce point là !!!!?????

Comme madame la vahiné est hyper détendue et tout aussi dubitative que nous, on en rigole, non sans grincer des dents… Après avoir constaté durant nos pérégrinations, l’expansionnisme chinois, nous voilà mis face à face avec celui de la bannière étoilées… Tiens, tiens, est ce que quand ton drapeau à des étoiles tu étires ta vision des frontières… 🤔 A suivre !

La connexion est toujours là, donc on montre notre billet Santiago du Chili – Madrid, acheté il y a quelques semaines seulement… 😅

Moralité, ami voyageur, si tu passes par les US, efforce toi d’avoir sous la main ton billet de sortie de tous les CONTINENTS qui touchent les USA, même un billet lointain…

Mais revenons à notre premier acte : le vol avec Air France pendant 8 heures a été divin ! Les stewards et hôtesses polynésiens super sympas, se mettant en quatre pour te rendre agréable ce vol. On leur met 5 étoiles, avec la nourriture, la coupette de champagne même à 9 heures du matin et plein de film en français !

Acte 2 : Los Angeles

Premier orteil sur le sol américain… Glacial… Nous avons quitté les 35 degrés et 98 % d’humidité, pour l’univers interchangeable d’un hub international frigorifique. Dans ces tubes deshumanisés, tel un morceau de barbaque tu avances, et seule l’image humaine publicitaire semble se réjouir de voir l’abatage douanier. Dans cette cohue non libérale, les premiers accents ne chantent pas et pourtant ils auraient pu : son nasal de l’asiaticoricain joint à celui de l’hispanoricain ; exit le rêve, devant ton énorme machine-douanier qui te cartographie l’œil et enregistre à jamais tes courbes digitales. Tickets imprimés en poche, tu suis tes congénères, sous la direction sévère de ces nouveaux « gauchos » jusqu’à la cahute ultime. Là, il y a un humain et véridique, il a un chewing-gum en bouche… Je n’ai pu resister à penser qu’ici, c’était peut-être un Hollywwod… Verdict : tu passes…Meuuuhhhh de remerciement.

Avec notre retard et cette attente frontalière, nous aurons peu de temps d’attente car nous devons sortir de cette partie 1 pour nous enregistrer dans la partie 3 et revenir ensuite ici pour embarquer….

Ami voyageur, n’ai pas peur de prévoir du temps pour changer d’avion à L.A. !

Sous les tonalités du murmure des langues du monde entier ici jointes en un bruissement sonore, nous enfilons nos polaires sur la nuit déjà tombée, grelotons quelques minutes dehors sans rien voir d’autres qu’un dépose minute saturé de minibus, taxis de différentes compagnies, ubers, particuliers, bus… pas d’étoiles, pas de sourires…

On va manger avant de repasser aux contrôles. Et bien, dans ce gigantesque aéroport, tu as intérêt à manger tôt car toutes les boutiques culinaires ferment avant 22 heures. Sourire induit de cette rigueur locale horaire pour ceux qui veulent dérégler l’ailleurs, ça laisse songeur… Je sens que ce pays-continent que nous ne connaissons pas est plein de contradictions et ça, ça donne envie de s’y attarder mais pas cette fois ! Rien n’est tentant, alors faisons les gringos : c’est notre première fois au Planet Holywood. Ok. Starlettes que nous ne connaissons pas (trop vieux, trop déconnectés) qui défilent sur un écran digital en mangeant ou buvant dans un des Planet Holywood… Valait mieux le faire ici sur le sol des starlettes, mais je ne regrette pas de n’y être jamais allée avant.

Entrer dans la partie des départs internationaux nous donne l’occasion de voir un joli spectacle dont je ne doute pas qu’il puisse être redoutablement efficace. Si l’entrée sur le territoire est désincarnée, la sortie se fait tel un ballet, sur tapis presque rouge, par deux, accompagné et suivi par un maitre et son coéquipier canin, le double de Rantanplan…

Notre sillage reniflé et validé, nous permet d’aller querir notre prochain avion. Bye, Bye, la cité des anges ! A peut-être une autre fois pour de nouvelles aventures !

Acte 3 : Mexico

Avec Interjet : pas de vidéos, ni d’équipements, ni de siège qui s’incline et une boisson pour 5 heures de vol. Ça fait le job quand même, mais après le chouchoutage d’Air France, snif !

Mexico, ville elle aussi tentaculaire. Tiens, imitation douanière des voisins en plus petit : petite boite qui t’enregistre sous toutes les coutures… ¡ Passe no mas ! Ok, ok. 😨 On récupère nos bagages car ici nous avons une escale de plus de 8 heures avant notre dernier envol de ce périple et là… la petite valise rouge n’a plus son cadenas les deux languettes des fermetures eclairs ne sont plus là !!!! On ouvre devant le préposé qui n’en n’a rien à faire et qui nous dit que c’est lors des manipulations, ben voyons ! Avec tout ce que j’ai lu, je vérifie… pas tant pour ce qui manque que ce que l’on pourrait nous avoir ajouté à notre insu. 🧐

Il ne manque rien et aucun ajout mulesque : on se dégonfle de soulagement mais on est fébrile… Nous avions tout pour les faire transférer sans sortir les bagages… mais 8 heures… avec ceci… on les prends avec nous pour les faire filmer. Environ 15 euros par bagages 🤑, soit la valise et nos deux sacs à dos… qui sont réenregistrés dans la foulée…Là, nous en sommes à : très loin dans la fatigue et la nervosité, et Malou demeure très nauséeuse ne lâchant pas son sac à vomi, contrairement à Gaïa qui a eu un épisode similaire mais plus court. On se gèle ! Mais pourquoi donc avons-nous perdu plus de 20 degrés ???

7 heures du matin : les filles sont endormies depuis déjà au moins une heure sur le sol du hall. Jéjé n’a pas eu le droit de s’allonger comme les enfants et doit dormir assis. Il grogne. Je veille jusqu’à 9, heure d’ouverture des boutiques de cartes sim. Il s’élance pour nous reconnecter au monde virtuel. Les filles dormiront encore 1h30. La frénésie de vie dans ce hall me plait bien. J’ai déjà repéré deux librairies avec du bel ouvrage, y compris infantil… ça fleure bon les gens qui aiment les livres, chouette ça !

L’accès au monde virtuel en poche nous permet de comprendre le pourquoi de cette température si froide et des nausées : on est en altitude, à plus de 2000 mètres. Brrr… Passons les contrôles pour aller voir l’espace d’attente d’embarquement des vols nationaux. Encore une librairie ; de jolis noms comme loncheria, nachos, café, dulce hummmm le tout enveloppé de rires, de ronflements, de gens surtout petits au teint bistre. Nous avons tenté de voir avec la compagnie Interjet si elle nous mettrait sur un autre vol puisqu’il y en a plusieurs avant celui prévu de l’après midi… mais non, ils ne veulent pas quand bien même les avions ne sont pas complets… Tant pis… On reste sur le plan prévu qui fait que cette longue escale nous a permis de ne pas dépenser 200 dollars de plus par personnes. Et cette ultime attente, dont on pense qu’elle marque un point final à ce voyage-ci est longue, fort longue…

Acte 4 : Mexico-Cancun

Quasi deux heures trente de vol ; quand tu regardes la carte du Mexique tu vois bien que ces deux points ne marquent pas les antipodes nationaux… pour dire que c’est grand, le Mexique est gigantesque. Nous sommes le 2 mai et avons choisi de rester sur « seulement » trois, voir quatre états de la grande péninsule maya : le Quintana Roo, le Yucatan, le Campeche et peut-être le Chiapas. Cela nous laisse du temps ! Je lis des bouts disparates du Hollybook en numérique… qui viennent bien compléter quelques blogs initiateurs d’envies. Une boucle routière se dessine sur la carte…

Scène finale : Cancun

Enfin l’atterrissage, la récupération des bagages et nous passons les portes… Liquéfaction instantanée sous l’assaut de la chaleur qui nous attaque ! Contre-attaque corporelle à coup de dégoulinage de transpiration… et là, deux heures pour récupérer la voiture qui était réservée… Problème de caution à déposer car nous avons contracté une assurance tout risque mais hors de l’agence donc ils n’en tiennent pas compte… Hors, la caution d’hier, 1er mai, n’est pas revenue sur le compte… SOS pas de voiture… Bref, en bidouillant, on finira pas y arriver mais 😓

Nous trouvons enfin le chemin de la casita airbnb et nous mettons à l’abri de la chaleur, de la fatigue, et découvrons avec fougue la pression mexicaine qui t’oblige à rester longtemps, longtemps, longtemps sous la douche pour réussir à te rincer les cheveux sous le filet de gouttes à gouttes qui vient de la citerne posée sur le toit juste au dessus…

L’aventure commence ! Buenas noches !

Notre maison, Chauffe eau à gaz dehors?  Apparement ça craint pas.
2

Forcement après un mois à s’immerger dans des lagons dès qu’il fait chaud, cela laisse des habitudes ! Et nous avons bien pris soin de dire aux zagziguettes qu’ici aussi nous allions nous baigner mais parfois, dans une mer, tantôt dans une autre ou encore dans l’eau douce…

Mais pour l’heure, c’est direction la piscine de la casita de Cancun, le temps de se remettre du changement d’hémisphère. Je t’ai dit qu’en lisant, notre boucle routière s’était dessinée et on hésitait sur le sens du départ, et puis avec la chaleur on a tranché : le long de la côte caribéenne… Et bien non ! Car en continuant de farfouiller sur le net, on se rend compte que début juin arrive normalement de ce côté-ci les requins baleines 😍😍😍😍

Allez, un petit revirement- ajustement et on prend la boucle dans l’autre sens. Un petit mot de Cancùn tout de même, même si l’on ne connait quasi pas… on a réussi à voir LA plage publique sur plus de 20 km de plage envahie d’hôtels plus au moins beaux, plus ou moins hauts, plus ou moins vides en cette période de fin de Spring break…Allez, on a quand même vu quelques retardataires et ça donne string ficelle avec verre à la main, complètement torchée en plein jour… Mmmm… Bétonner cet endroit pour faire ça 😥😤😖🤐.

La plage est belle, le sable très blanc, la mer déchainée amenant avec la houle des plaques pas très engageantes des fameuses Sargasses, algues touristicides… Nous y rencontrons Jack, notre premier iguane et apprenons que sous peu les tortues vont venir pondre sur la plage. Les mexicains sont plutôt sympas. Le bonheur pour l’instant.

• • •

Direction Valladolid : ce n’est pas loin, réputé joli pour ses façades et son couvent, cénote intramuros et alentours. De quoi se faire une première idée. Et celle-ci est très positive !

Et tu sais pourquoi ? On est vraiment français ! Jusqu’au bout ! Donc, quand on dort dans un bel endroit avec hamac et piscine en plein centre, que l’on découvre des plats savoureux pleins de légumes du soleil et des fruits, que le patrimoine historique et culturel offre plus de choses à découvrir que tu ne peux en voir et retenir et que tout ça se fait sans te trouer le budget, on se redit qu’elle est bien belle la vie !

Chez Susi àValladolid

Mais il faut que je te dise ce qui nous a tous les quatre fascinés : c’est de se rendre compte qu’ici, les gens sont avant tout mayas ! Oui, oui parfaitement ! Au contraire des autres incas, aztèques, toltèques, olmèques, aujourd’hui disparus. Susie, notre hôte en est une sympathique ambassadrice et nous initie à cette langue bien vivante. On en a collecté un peu pour que vous puissiez, ainsi que tous les élèves de l’école, l’entendre.

1er contact avec la langue maya. Peut-être une suite? 

Et la langue est loin d’être le seul élément culturel qui demeure d’actualité : le tissage, dormir dans un hamac et la cuisine ont aussi perduré, se mêlant aux apports extérieurs. La maison traditionnelle également est extrêmement présente dès lors que l’on quitte le centre ville. Il faut dire qu’elle semble bien plus adaptée que le béton gardien calorifique des maisons cubes. Nous découvrons donc cette culture et en même temps les vestiges de la conquista. C’est vraiment joli et cela incite à la flânerie entre deux ploufs de piscine ou encore de cénote.

1ère coccinelle, 1er Poc chuuc pour Malou: adopté, le livreur de gaz parcourt les rues tu l'appelle si tu as besoin

Si comme nous, tu découvres ce phénomène unique au monde, je te conseille l’inégalable « C’est pas Sorcier » et un très bel « Echappée belle » sur le Yucatan. Donc le cénote est une cavité dans la roche calcaire remplie d’eau et dont une partie du « toit » s’effondre pour petit à petit devenir un cénote à ciel ouvert et s’achever en cénote sec. Il y en a des milliers sur cette péninsule et le plus dur est bien sur de savoir lesquels privilégier.

Notre premier sera le cénote Zaci, en pleine ville, assez ouvert et permettant des sauts de différentes hauteurs. D’après vous, est ce que tout le monde à aimé ? Trop, trop fun !

Puis, nous avons frissonné dans les zones obscures du cénote quasi fermé X’keken, aventure garantie !

Voilà pour nos préférés du coin, mais il y en a beaucoup d’autres.

Cenote Zaci, X'Keken, Samula, notez que la vendeuse est adulte...cenote sec

On découvre également un autre pan de l’héritage maya qui a failli disparaitre mais qui revient en force et on l’espère pour eux, pour longtemps : l’apiculture avec les méliponès. C’est une coopérative de plusieurs familles, celle de X’kopek, qui nous présente ces abeilles dissemblables au possible des nôtres et… sans dard ! Endémique, leur production de miel et de propolis relève de l’exploit, la récolte s’opérant à la seringue ! Baume et onguent médical chez les mayas, l’observation et la dégustation permet de comprendre que ce miel de méliponès ne peut se comparer à celui des abeilles européennes, ni en terme de quantité, ni en terme de coût. Néanmoins, c’est divin et sans faire de mauvais jeux de mots, maya est bien la reine des abeilles 😉

X'kopek (lieu sur ggl map), le soir les gardiennes bouchent l'entrée du tube . Le sac dans l'arbre c des guêpes

Ahhh, Valladolid la belle avec son spectacle son et lumière gratuit (mardi au dimanche à partir de 20h30) qui donne une autre vie au couvent la nuit ;

et son exquise visite de la Casa de los Venados. Nous y aurons le privilège de rencontrer David qui a guidé les enfants plutôt que nous dans un très beau français pour la découverte de la culture mexicaine au travers d’œuvres contemporaines ! De 45 minutes prévues, nous repartirons emplis d’histoires ordinaires, d’alebrijes fabuleux, de bouts de vie de Frida Kahlo, d’une majestueuse maison-musée…après deux heures et la promesse faite de regarder à nouveau Coco, le dessin animé dont les mexicains sont très fiers !

Casa los Venados
• • •

Comme nous n’allons pas visiter tous les sites archéologiques, nous avons choisi d’en privilégier certains. Comme on dit en Asie, trop de temples, tue les temples ; ben ici, tu l’adaptes avec les pyramides tantôt mayas, tantôt toltèques. Les zagziguettes ayant vu des images de Chichen Iza sont partantes… Bon, elles ont surtout des souvenirs très précis issus des Mystérieuses cités d’or !

Nous avons entendu des louanges sur leur beauté, comme de grandes critiques… C’est parti pour cette découverte et pour se faire, nous passerons deux nuits dans un hôtel tout proche, le Doralba Inn, assez mal noté sur Booking et le routard. Nous, nous y avons été bien avec de la pression dans la douche : super extra ! Une clim enfin inverter pas orientée sur nos deux lits doubles, quel luxe et la piscine cénote pour nous tout seul ! (Je ne sais pas comment sont les autres chambres mais nous c’était la numéro 28)

En chemin Uayma, notre hotel, un Poc Chuuc! Palapa: maison maya, Poubelle, tu les mets à la sortie du village et tu les brûles...

Nous sommes sur le parking (80 pesos) à 8 heure et faisons rapidement le délestage du prix d’entrée avec 1400 pesos pour nous quatre (CB acceptée sauf pour la partie taxe d’état à régler en espèce) et prenons un guide en français (tarif fixe de la coopérative des guides : 1200 pesos). Délestés n’est-ce pas ? Mais ce n’est pas tous les jours que l’on rend visite à l’une des merveilles du monde moderne !

Vous dire si cela en vaut la peine ? Nous avons beaucoup aimé dans ces conditions car très peu de monde, des vendeurs tranquilous en train d’arriver et de s’installer, qui te proposent mollement et parfois en rigolant en espagnol un prix pour leur première vente du jour ! 🤣 On se croirait presque en Inde avec Laxmi 😅

Nous y sommes restés longtemps après la fin de la visite guidée et nous sommes régalés de revoir certains coins, d’observer des « croyants » blancs venus faire des prières paumes tournées vers le ciel, d’éviter de marcher sur des iguanes bien présents… Une petite pause salvatrice avec une glace bien fraiche dans la partie ombragée du complexe hôtelier donnant sur les ruines (Mayaland) nous a permis de tenir le coup avec la montée exponentielle de la chaleur. C’est notre premier site maya-toltèque et c’est beau ☺, pas forcement éblouissant et pas magique non plus mais hyper intéressant et un bon élément pour nos futurs visites. De quoi rêve-t-on : tout pareil mais tout seul ! Et est -ce possible ? Vvvvviiiii, mais ceci sera une autre histoire, pour l’instant on sort du site. Il est 14 heures et il y a une queue d’enfer, un parking bondé , des marchands affutés Hi, Ha !

Chichen Itza, palapa maison traditionnelle maya, cenote Ik Kil trés beau mais bondé 

Plouf plouf et replouf dans notre piscine cénote avant un régal à Piste : super discussion et délectation avec la charmante famille du resto familial « Rico y simple » qui porte bien son nom ! On y apprend que nous ne sommes pas considérés ici comme des touristes mais comme des voyageurs ! Vous savez quoi, et bien c’est un joli compliment qui nous va droit au cœur. On adore pouvoir parler avec les gens du pays, ça change tout !

Logiquement la route aurait dû nous mener vers l’ouest mais c’est mal nous connaitre ! Et un zigzag pour le fidèle lecteur à qui on fait un besito 😘 !

3

Il ne faut pas grand chose pour déclencher une envie d'ailleurs. En l'occurrence, voici comment fabriquer un crochet arrière en quelques minutes : regarder un reportage sur le pays dans lequel tu te trouves nouvellement et si possible en début de séjour. Il en a fallu peu pour nous donner envie de monter tout en haut de la péninsule voir si la lumière si belle du reportage était réelle ! On repart donc de Chichen Itza pour nous rendre à Rio Lagartos ! On nous a dit qu'il n'y avait rien à y faire sauf un tour en bateau avec une moue dubitative, qu'il valait mieux s'y rendre depuis Valladolid en un aller retour dans la journée... Mmmmmm exactement ce qu'on aime : il y a des choses à voir et les gens ne restent pas ! Esprit de contradiction les Dezagenzig, Naaannnnn !

Que se passe-t-il exactement à Rio Lagartos ?

Des choses comme chez nous en Camargue avec des volatiles cousins ; voyons voir si les flamants roses d'ici sont plus grands et plus roses, si les salines sont roses tout le temps, si les pélicans font penser aux dinosaures, s'il y a bien des crocos, des aigles... bref, allons voir !

Déjà, on vous confirme qu'il y a des infrastructures pour dormir de la petite posada à un hôtel 5 étoiles. Que ce dernier nous a fait une offre de dernière minute à faire palir la posada puisqu'au même tarif... Bon ben si t'insistes, je vais essayer un hôtel de luxe, quel sacrifice 🤪

On rencontre très vite Adrian, un soixantenaire bien tassé, reconverti en guide batelier indépendant après avoir oeuvré comme ouvrier dans les salines non mécanisées d'antan et avoir tout le temps été pêcheur. On ne se précipite pas, mais l'accroche est bonne. Il a le temps, nous aussi ; il aime les enfants, nous aussi on aime les nôtres, enfin parfois 🤣... On se met d'accord pour le lendemain matin et on lui demande une recommandation pour manger normalement le soir... de fil en aiguille il nous emmène.

Rio Lagartos n'est pas très grand mais ce n'est pas toujours facile de savoir quand c'est chez quelqu'un ou si c'est un resto avec une seule table... pas de devanture qui peut différencier... dans cette ville du bout du monde, ce sont d'ailleurs souvent des familles qui cuisinent tel jour un plat, une autre famille un autre jour pour un autre met et ça tombe bien car nous serons là le dimanche matin, soit le lendemain matin pour déguster la fameuse cochinita traditionnelle... chez Adrian et sa maison comment dire... aérée ?

Bref, en debattant de tout ça avec Adrian, jéjé se souvient du reportage et demande si il y a toujours des linules dans le coin. "Penses-tu ! Il y en a partout la nuit devant chez toi mais tu vas voir, je t'emmène ! Allez, debout les enfants on va sur la barque".

Et ni une ni deux, nous voici embarqué par ce petit bonhomme capitaine au tempérament bien trempé et à l'oeil toujours rieur. Effectivement, en face du ponton de l'hôtel, "volant" sur le lit de sable blanc, se découpe la silhouette de linules éclairées en oblique par les rayons séléniens. Wow, wow, wow !

Vous rendez-vous compte, cette drôle de bête nous arrive tout droit d'avant la période des dinausores ! Il n'y a pas 48 heures, je ne savais même pas qu'elle existait autrement que sous la forme de fossile.

Elle est... je ne trouve pas les mots... terrifiante avec toutes ses pattes qui s'agitent et ici elle s'appelle la cucaracha del mar. Elle porte bien son nom!

Avec les filles, on aurait sauté du bateau s'il n'y avait pas eu d'autres congénaires dans l'eau, bon pour tout vous dire, Jéjé aussi était sur le mode recul quand Adrian s'est approché avec " une bête qui a plein de pattes de scorpions et ressemble à une raie armée" selon Gaïa... brrr on ne verra plus pareil le ponton magnifique de l'hôtel ! Même si c'est inoffensif, ça fiche la frousse en pleine nuit... Finalement, les reportages animaliers c'est bien parfois que ça reste dans la télé 😉

• • •

Après une bonne cochinita au lever du jour pour nous et des tortillas pâte à tartiner choco-noisette pour les filles, le bateau file sur les 20 kilomètres de lagune bordée de mangrove. C'est un véritable festival avicole qui nous encadre ! Alors pour répondre à nos questions : trois fois oui, les flamants sont plus roses, plus grands et très nombreux même en dehors de la saison !

La saline est... ben c'est une saline ! Moi ça ne m'a jamais trop fait rêver mais l'eau peut être rose vers midi... Le bain maya est... gluant et seul Jéjé le tente et nous fait rire !

El hombre Maya! 

Mais cette sortie est vraiment extraordinaire pour l'observation des oiseaux et l'humeur désopilante d'Adrian.

Grâce à la super vision de Malou, croco et linule... 

On décide de rempiler dans le même coin à la nuit tombée pour trouver des crocos. Adrian est vraiment navré mais on en verra surtout de loin, enfin deux billes rouges accrochées par la lumière dans la nuit que Jéjé projette avec un casque lampe frontale, raccordé à une batterie électrique le tout posé au fond du bateau où l'eau rentre un peu ! L'assurance vie n'est pas pour cette fois, encore raté 🤣

Et pourtant, il y aura mis toute son energie le capitaine car des 1h-1h30 prevues ce sera le double ! C'est pas grave Adrian, on veut juste rentrer 😨 il est tard et les filles tombent littéralement de leur siège sur le bateau... nous aussi ! Allez, sans rancune les crocos, on ne peut pas être chanceux à tous les coups...

Rien à faire à Rio Lagartos, huuummmmm ! Nous on a adoré se la couler douce et observer tout ça !


Sur la route de Rio Lagartos à Izamal 
• • •

GRRRRRRRR! CARTE SD - A lire pour ceux qui ne prennent pas d'ordi... par

Jéjé

Encore et toujours des problèmes de carte sd qui crame....et oui c'est pour ça

que certaines photos d'animaux sont plus petites que d'habitude. Heureusement

j'ai pu récupérer les miniatures qui étaient dans la mémoire cache de la tablette!

1 carte Gopro, 2 d'app photo voire 3 je ne sais plus. J'ai incriminé mon lecteur de

carte que je branchais en direct sur le port micro usb de la tablette. Et la

dernièrement, même pb en utilisant l'emplacement sd de la tab. Aprés 10 mois je

sais enfin! Un gars trés compétent à Tulum de chez Anita et Fabian voyages et

réparations de pc m'a éclairé sans avoir pu récupérer les photos et vidéos. Les

vidéos sur carte sd c'est quasi impossible. On les a mais on ne peut pas les lire!

Bref, android force la lecture des cartes à sa façon, on peut les lire, puis quand

on les retire même proprement c'est le drame. Pas à tout les coups mais

presque.

Solution, charger les photos en wifi, prendre une tablette haut de gamme ou

prendre un pc portable.

Voili, voilou, cela évitera bien des désagréments même si au final ce n'est pas si

dramatique !

Mais ça fait suer quand même 😖

4
4
Publié le 11 juin 2019

Pourquoi ici ? Et bien, si je regarde notre itinéraire, je m'aperçois que depuis la Nouvelle-Zelande nous avons soigneusement évité toutes les grandes villes...

Il y a quelques temps, j’avais fait quelques recherches d’hébergements. Ce n’est pas un passe temps, mais c’est devenu un reflexe pour le pays en cours ou suivant, qui me permet de pouvoir cerner les tarifs à peu prés de la chambre d’hôtel à l’appartement d’un lieu ou ville ; et croyez moi c’est une activité chronophage. C’est ainsi que j’étais tombée en cherchant autour de Merida sur Izamal, et notamment sur la chambre dans la maison de Patricia au doux nom de Casona (à admirer depuis le site airbnb pour rêver un peu). Cette dernière m’avait donné l’envie ; la lecture de quelques blogs me l’a confirmé : la cité jaune est jolie, garde une certaine fraicheur en n’étant pas un arrêt du tourisme de masse et semble même boudée par les itinéraires des road-trip.

Quel dommage pour eux et quel bonheur pour nous ! Izamal à tout d’une grande étape pour qui ne souhaite pas forcement collectionner les musées mais s’imprégner de la vie d’ici. Et puis, notre hôtesse nous a fabriqué un tel cocon douillet et esthétique que l’étape yucatèque est merveilleuse pour les yeux ! C’est ainsi que de trois nuits prévues, nous étirerons notre séjour à une semaine, sans avoir jamais eu le sentiment de nous embêter. C’est même passé très très vite, puisque nous en avons profité pour rayonner vers deux endroits plutôt lointain (soit pour nous en slow trip à 1 heure).

• • •

A commencer par la fameuse Merida, donc la grande ville capitale du Yucatan (l’état du Yucatan et aussi de toute la péninsule du Yucatan comptant trois états).

Elle a semble-t-il beaucoup d’attraits, les voyageurs y passant en moyenne trois nuits. Pour nous, en tant que tourdumondistes avec des zagziguettes en pleine croissance (encore !), elle offre l’avantage d’accueillir depuis peu un grand Decathlon ! Ça fait sourire, hein ? Mais ce n’est pas si drôle que ça que de se rendre compte qu’en équipementier enfant, c’est le meilleur rapport qualité prix partout dans le monde qu’on a sillonné…Voir même le seul équipementier sportif parfois… Ahhh mondialisation quand tu nous tiens ! Mais cocorico, c’est la French Touch !

Alors Merida semble très belle dans son centre historique, très étendue avec ses parties nouvelles, très bruyantes, pleine de monde ! Heu… trop pour nous en fait, et même si c’est dommage pour nous, nous verrons fort peu de choses à pied du fait des températures ce jour là, regardez plutôt !

Resto cubain puisque nous n'irons pas... Décathlon quazi tout pzreil

Pour vous dire, on s’est fabriqué un city-tour collé à la clim de la voiture qui peinait à pulser de l’air tiède. Mais on a quand même pris le temps de rencontrer cette famille cubaine qui ouvre sa maison et régale sur quelques tables des plats maison, différents chaque jour : la Cubanita ! On recommande la générosité de la famille aussi bien dans le service fait par trois générations, que pour l’amour mis dans les assiettes ! Mmmmm un régal, en version budget routard de surcroit !

Comme vous l’avez compris, Mérida pour nous ce sera juste ça !

• • •

L’autre étape lointaine d’Izamal a été la visite d’un site appelé Mayapan (attention, avec l’accent ça devient une ville qui n’est pas à côté !).

Là encore, un énorme coup de cœur pour cet endroit fabuleux où nous avons été seuls pendant longtemps, puis nous y aurons vu une autre famille française et un couple français et c’est tout ! Donc si je résume Français = visite culturelle ! Mais pourquoi est-on parfois si bovin en France ????

C’est tout ??? Naaaannnn ! J’ai oublié nos amis les iguanes inombrables, et un colibri et surtout beaucoup d’oiseaux bleus que je vous présente tout de suite.

Multicolores avec des tons électriques, ils ont la particularité d’avoir une très belle queue qui se termine en deux parties façon plume de paon. Nous en sommes tombés amoureux ! Ils s’appellent des Toh en maya, et dans le civil des motmots à sourcils bleus ! Ça claque n’est-ce-pas !

On les aime d’autant plus que leur présence signale de l’eau : ça sent le cénote, ce qui tombe bien car il fait très très chaud. Ce site archéologique est vraiment magique, et quelle vue depuis le haut de la grande pyramide ! Il est en particulier hyper adapté avec des enfants car chaque vestige se côtoie et que son entrée coute 55 pesos/ adultes et gratis pour les enfants ! Et qu’est ce qu’on chante lorsque l’on est heureux tout en haut de la pyramide ??? 🎼 Enfant du soleil, tu parcours la terre le ciel tu cherches ton chemin…. Ah ahaha Esteban Zia Tao les cités d’or…. Toulouloulou ahhhaa 🎵

On voit bien la construction de 3 pyramides superposés . Chaque roi  y mettait la sienne.

Bref t’as compris ce qu’il faut écouter en regardant les photos 😉 L'avantage ici, c'est que tu ne déranges personne en chantant et que même si c'est faux tu n'arrives pas à faire venir la pluie !

Pour ce fabuleux site avec zéro marchand, n’oublie pas tes litres d’eau car ça part vite et… il n’y a vraiment pas de marchands 😍

Rien de tel après des explorations archéologiques qu’un petit plouf au frais d’un cénote semi ombragé, celui de Yah Nah. Celui-ci était sympa, avec un joli bleu et quelques stalactites, bien sur des sauts, mais attention pour les jeunes enfants ou les non nageurs, pas de corde, ni de lieux pour avoir pied ! Il est bien tard, et nous avons beaucoup tchatché avec l’autre famille rencontrée à Mayapan, donc nous pousserons pour aller voir l’autre cénote tout à côté. On redemande encore de la piste et toujours de la piste ! Ce dernier appellé Suhen est plus ouvert, mieux aménagé (sauts possibles et corde de tarzan) et très beau sous les lianes et racines qui perforent les côtés. Malheureusement, le soleil n’est plus de la partie donc les eaux sont plutôt obscures ! Mais si vous y passez et avez la gentillesse de nous envoyer une photo avec de la lumière sur l’eau, on serait ravi de voir ce que l’on a raté ! Aïe, je sens qu’on va regretter !

Yah Nah, Suhen 

Entre ses deux grandes sorties, et bien la vie de tourdumondiste se poursuit : soit, ploufs pour la chaleur, école encore et toujours et tri de photos aux heures chaudes, soirées au zocalo (nom des places principales, comme la plaza de armas en Amérique du sud) où les enfants libérés du carcan solaire peuvent courir. Et cela devient un véritable lieu de rdv pour nous puisque les zagziguettes y ont des copines. Ça nous rend heureux de les voir s’amuser, de les sentir de plus en plus en demande d’apprendre de nouveaux mots castillans. Jéjé en profite pour parler avec des parents, moi j’écris ou je prends le temps de lire… ça fait du bien car cela fait longtemps ! Tu sais, en France, tes enfants t’appellent 150 000 fois par jour… avec de nombreuses fois pour rien 😏 Et bien en tour du monde, c’est exponentiel, sauf en cas de présence de copains ayant la même langue ou qui courent autant que tes enfants ! Alors le zocalo, c’est comme une respiration dans ce grand voyage !

Coni la copine et petit en cas sur le zocalo

Je ne sais pas comment sera le reste mais Izamal a vraiment une douceur de vivre extraordinaire. Tout y est simple. Par exemple, tu veux voir le coucher du soleil depuis une des cinq pyramides disséminées dans la ville ? Et bien, l’entrée principale ferme à 17h, mais les trois autres côtés ne sont pas fermés ☺ !

Tu ne sais pas quoi faire ? Va sur le zocalo, il s’y passe toujours quelque chose, comme ce soir là un concours de danse folklorique qui n’a pas été sans nous rappeler notre Camargue. Un autre soir, un feu d'artifice. Tu peux aussi prendre le frais dans la chapelle de la vierge de Guadalupe tout en haut du couvent franciscain jouxtant l’église de Saint Antoine de Padoue oû l’avant dernier pape est venu prier ! Si tu aimes la couture, tu pourras admirer quelques unes de ses tenues d’aparrat…

Ou bien, tu peux aller vers la calle 30 et trouver des familles qui sont en train de fabriquer des hamacs. Impressionnant ! Quelle célérité pour passer la navette. Les hamacs au Mexique sont un ravissement pour les prunelles. Aucun n’est identique et chacun en a car cela demeure le lit principal ! De une semaine à presque un mois de confection selon la taille commandée et le nombre de couleur voilà une activité hypnotique qui nous a ravi… enfin, nous, parents car les zagziguettes préfèrent largement être dessus que regarder comment les faire 😅

Mais tu peux aussi flâner pour aller jusqu’à la calle 29 pas loin du coin de la calle 34 et déguster sur le pouce un hot dog ou un hamburger fabuleux ou tout est fait maison, avec cette charmante famille qui installe à la nuit tombée sa roulotte "Puesto Alan" devant chez elle et te sors volontiers 4 chaises de son salon pour que tu restes à discuter ! On peine à les ajouter sur Trip Advisor mais on va y arriver, apprentis internautes que nous sommes et attention, comme souvent au Mexique pas de nom et pas de devanture mais plein de Mexicains sympas qui t'indiquent où ça se trouve si tu demandes ! Les steaks hachés maisons sont à tomber, fait par madame ! Délicieux, économique (15 pesos l'un), sous le ciel étoilé… Le pied !

Malgré notre envie d’y demeurer encore, la route nous rappelle ! Au revoir Izamal la belle ! On te gardera avec tes tons ensoleillés pour toujours dans notre cœur.

Chauve-souris trouvée sèche dans le rideau de la chambre 
5
5
Publié le 15 juin 2019

Quand tu refuses de te baser comme tout le monde à Merida... Visiter les merveilles le long de la ruta Puuc... c'est un casse tête pour l'hébergement ! Et pourtant, il ne faut pas baisser les bras ! La région regorge de "pépites" en fonction des budgets, de la chambre chez l'habitant à l'estancia luxueuse, il y en a pour tous, pas forcement beaucoup, pas forcement au pied de chaque site...

Bien sûr, il te faut un moyen de transport sinon te voilà obligé de te baser à Merida et de faire des excursions en groupe (avec de nombreuses heures de transport en prime) (ou de galérer avec les collectivos). Ça peut être bien aussi, mais sans jugement, ce n'est pas notre façon et puis on aime les gens d'ici et parlant espagnol, il nous est vital de nous rapprocher de la population !

Oui j'ai bien dit vital ! C'est sans doute ce qui nous fait aimer d'avantage ce côté du monde... Ne pas rentrer en contact plus que le partage des mimes avec la population est très très frustrant. Pourtant, nous avons eu des expériences de partage merveilleuses avec des gens dont oralement on ne partageait rien justement. Mais cela se limite malgré toute la bonne volonté de part et d'autre. Ici, on revit un peu sur ce versant et même si nombre de mots sont différents entre le castillan d'Espagne, celui d'Argentine ou encore de la Bolivie, on ne mime qu'avec des mayas purs et durs qui ne parlent pas un mot d'espagnol bien qu'ils le comprennent parfois...Et il y en a justement dans les villages par lesquels tu passes, donc si mimer te manques et bien, ici c'est le jackpot !

Cela nous donne ainsi accès à tout un tas de gens, alors qu'ailleurs, en Asie par exemple, seuls des personnes travaillant dans le tourisme ou très éduqués parleront anglais. Il y a bien sur quelques exceptions mais c'est plutôt rare...

Alors, pourquoi vouloir tant sortir de Merida ! Et bien, figures toi que la vie au Yucatan est tout à fait normale et ceci bien qu'il y ait du tourisme depuis fort longtemps. Ce tourisme reste là où il y a des concentrés d'infrastrucutres donc à Merida, et c'est en souriant que l'on les voit décrier (ceux basés à Mérida) le tourisme de masse basé entre Cancun et Playa del Carmen. Allez, je vous l'accorde, il y a encore une différence entre les deux bien sur, mais sachez que des pépites campagnardes existent le long de la route Puuc, à notre grand ravissement !

Mayapan: La fête de la Sainte locale avec construction des arènes temporaire en bois... 

Mais c'est quoi ce Puuc ? Pour faire beaucoup de racourcis dont les amateurs du genre ne me tiendront pas rigueur please, c'est un style architectural et bien plus. Ainsi, Chichen Iza te montre le style Toltèque greffé sur du Maya. Ici, on va parler de la ruta Puuc car le long de cette route (grosso modo de Merida à Campeche), d'inombrables sites archéologiques sont mis à jour ou en cours de fouille : tu y apprends donc que ce style est généreux en décorations et sculptures ; qu'il y a toujours un engouement quasi fanatique pour Chaac, le dieu de la pluie. En observant les alentours, tu comprends pourquoi ! C'est sec de chez sec et tu comprends aussi pourquoi ces peuples anciens choisissaient de baser leurs cités proches de cénotes ! Là ou toi tu y vois un plouf salvateur entre deux visites callentes, les ancêtres y voyaient l'élément indispensable à la vie ! D'où une vénération pour Chaac... Et si tu te fiches comme de la guigne de l'architecture, ce qui va t'interesser, c'est de monter sur les fameuses pyramides coiffées autrefois de temples !

Pour en revenir au style Puuc, le site emblématique est celui d'Uxmal (prononcer Ouchmal ;) ). Très grand, beau, orné, classé avec ses homologues de la route au patrimoine mondial de l'humanité ! Pleins de nos amis iguanes, guides attendant le challant et quelques touristes aussi, du Mexique et d'ailleurs. Nous sommes arrivés pour l'ouverture de 8 heures (quand tu viens de Merida, tu arrives bien plus tard car c'est à 80 km) et la matinée s'annonce chaude. Il nous faudra plusieurs heures puisque, tu le sais, nous zagziguons beaucoup entre les différents temples, pyramides, places... On s'y perd, on y joue, on y observe les oiseaux et les zigzaguettes chassent les iguanes. Pour dire simple, on a tendance à rester sur place entre 3 et 4 heures. Les guides finissent par nous sourire !

Monter tout en haut du temple secondaire, le premier étant interdit, nous offre encore une fois l'impression d'être seuls perdus dans une jungle si bien faite que tu ne devines pas le tracé des routes...

Comme on nous le demande parfois, le mieux que l'on puisse vous conseiller dans une visite avec les enfants, c'est de demarrer tôt, de prendre son temps, d'avoir de l'eau et de promettre un plouf ensuite !!! Si ton budget le permet enchaine un site archéo et un, voir deux cénotes.

Nous, ce jour là, on a oublié cet axiome car nous séjournions à Santa Elena au génialissime Pickled Onion qui a une petite mais salvatrice piscine ! Démoniaque en pleine jungle ! On a rellement adoré !

Après donc un pique nique constitué de pain de mie et pâte à tartiner chocolatée : et oui, c'est rude comme alimentation pour les enfants 🤣 le jambon pourrait tourner par ces chaleurs et c'est notre premier pays sans vache qui rit qui ne craint aucun degré... Ça gêne les parents ??? Naannnnn !

Nous traverserons ensuite la route pour déambuler dans la reserve-musée du chocolat dont l'entrée nous a paru couteuse ! Mais... On a fort apprécié car c'est au cours d'une promenade ombragée que nous avons alterné notre découverte du cacao (son histoire, les plantes, la façon de faire des mayas, les vertus, l'évolution des techniques et machines de torréfaction, la dégustation de la boisson, l'évolution de sa consommation dans le monde...) et la sauvegarde d'animaux maltraités qui trouvent un refuge en attendant la réhabilitation si elle est possible (singes-araignées, oiseaux, jaguars, crocodile...). C'était vraiment bien fait, mais vous le trouverez sans doute moins bien si vous ne pouvez traduire ni l'anglais, ni l'espagnol et dites vous que ce n'est pas un zoo ; donc si notre liste vous semble fausse, c'est que le refuge a bien bossé et que des animaux n'y sont plus ( c'est ainsi que nous n'avons vu que deux perroquets et pas de crocodile 😉), ce qui est plutôt une bonne nouvelle !

Un lievre vaut 10 fèves de cacao chez les Mayas 

L'autre option d'hébergement testée et qui est pas mal, surtout pour les familles ou groupe est à Sacalum , pas loin de Ticul ! Une très grande maison de 3 chambres avec piscine et trampo, il y a aussi deux autres hebergements sur site : quinta La Alegria (trouvé sur Airbnb et on est les premiers clients 😉) et son régisseur plein de bon conseil : Gabriel ! De quoi profiter de cénotes non loin, avec le plus proche à 20 min environ. Nous avons adoré le cenote Kankirixche.

Le coin est vraiment très très riche en étant basé sur un des deux points, mais il y en a d'autres, et de quoi y passer du temps : jolis villages comme celui de Maxcanu par exemple ; rodéos en ce moment du vendredi au dimanche dans les petites villes ; grottes et spéléo ; et bien sur des sites Puuc.

Nous sommes tombés en pamoison, n'ayons pas peur des mots, pour le site de Kabah, bien plus que celui de Labna dont les flamboyants ne flamboyaient plus justement.

KABAH est juste monumental, incroyablement et incompréhensiblement délaissé des visiteurs. Ce qui le rend magique : des fresques, des fresques en sous-bassement, des sculptures monumentales, des ornements hauts, bas, angulaires... des têtes de Chaac... Partout ! Un réel bijou que l'on vous recommande avec forte persuasion 😍 Ai confiance, et si tu le tentes et que cela t'a plu, partage le secret et surtout dis le moi, on fera un club des amoureux de Kabah !!! Je blague, mais tu peux me le dire quand même 😉

En quoi la ruta Puuc est un challenge ? Et bien, il y a beaucoup de choses à y voir et y faire donc le plus dur est encore de faire une sélection et de ne pas y prévoir que la visite d'un site et d'un cenote. Les gens y sont particulièrement sympathiques et même si vous ne tentez que deux trois mots en espagnol, ils sont tout heureux et cela vaux donc grandement la peine de s'y attarder et de se faire recommander des coins à visiter.

Bon courage pour l'élection des sites, pour mettre des options sur tel ou tel cénote, pour sélectionner les grottes, pour trouver votre camp de base central au milieu de tout ça ! Un vrai challenge de bonheur. Voyageusement !

6
6
Publié le 20 juin 2019

Au bout de cette route aride des sites Puuc, l'horizon s'ouvre sur le golf du Mexique et de fait, l'air iodé se balade avec le petit vent présent dans chaque cité cotière. La blancheur du malecon (promenade) s'interpose entre toi et le bleu brillant : nous voici arrivé dans le troisième état de la péninsule du Yucatan, et dans la ville préfecture éponyme.

En route pour Campeche, Oxkintoc des pyramides partout? 

Pourquoi le tourisme n'y est pas plus développé ? C'est un mystère car voici quelques uns de ses atouts :

- photogénique à souhait que ce soit bien sur en couleur ou en noir et blanc, chaque façade, porte, grille de fenêtre est unique et la juxtaposition du tout te donne tout simplement envie de remplir des cartes SD encore et encore... donc 1er conseil lors de cette halte : des gigas en réserve tu auras !

- flâner ! C'est une vieille ville qui se découvre à pied mais il ne faut pas être qu'avec le nez en l'air car les trottoirs sont pour le moins coquins ! Ainsi, deuxième conseil : au bout des pieds, une vigie tu mettras !

- Et cela t'amène, cette histoire de vigilance, directement au fait que la piraterie aura obligé Campeche à être fortifiée ! Ici tous les célèbres pirates ont fait une attaque. Donc, l'Histoire encore et toujours marque ce lieu. Troisième conseil : si comme moi, tu pointes avec dada les monuments estampillés Unesco, à Campeche tu passeras !

Ce serait réducteur car il y a aussi l'humeur légère, ce qui pour une "grande ville" de ce coin est surprenant. En effet, il y a quasi la même atmosphère que dans les villages que nous avons traversés. Il y a également de l'effervescence extramuros avec un marché olfactivement développé, pour mon grand déplaisir, mais énergiquement parlant plein de charmes tortueux.

Enfin, il y a la douceur du zocalo, au soir retrouvé, qui en plus de son kiosque charmant te propose un son et lumière gratuit sympathique.

Bernadette à Campeche... Bars branchés, bars trad, l'intérieur d'une maison...

De loger dans un si bel endroit, au centre de tout, n'est pas pour déplaire, mais à notre goût, bien qu'étant dans le top de nos hébergements, l'hôtel Socaire à un petit côté classique trop prononcé. On aurait préféré des couleurs plus fortes avec le même confort... une question de détail...

Notre hotel, son resto, c'est un peu grand non?
• • •

Une étape douce et colorée qui nous a charmé de simplicité de vivre en nous permettant de découvrir un nouveau style : celui du Rio Bec ! Mais qu'est ce qu'elle nous raconte encore celle-ci ? Rrrooooo lala ! Ce n'est tout de même pas de ma faute si les styles architecturaux pyramidaux ont des noms à dormir dehors !? Ou à coucher debout ! Ah, zut je m'enmele !

De ce style particulier, quelques lieux sont représentatifs mais là encore plutôt boudés par le tourisme... C'est bien pour nous ça et tu vas voir comment d'une visite de vieilles pierres, tu finis par une sortie naturaliste !

En avant pour aller se perdre sur les sentiers d'Edzna à 50 km de là. La route est très bonne, le soleil bien brillant. Après toutes ses teintes pastels, les tons crus de la nature nous surprennent ! On retrouve le côté aride que l'on croyait derrière nous.

Arrivés à Edzna, on est surpris par son côté esseulé. Vraiment ? Pas délaissé des oiseaux et des animaux. A peine le pied sur le goudron du parking, une famille de coatis traverse là où nous venons de passer... Prometteur !

Toujours pas de guide ici, ni de magasin : n'oublies pas tes litres d'eau car un distributeur de sodas existe mais était en panne lors de notre passage ; et si comme nous tu es du genre à pouvoir y rester des heures, un petit en cas n'est pas du luxe pour tenir !

Evidement, on n'a pas regardé le plan mais le nom du temple des Vieilles Sorcières a charmé notre esprit enfantin, alors c'est parti pour une petite balade sous le regard espion d'oiseaux. Au pied des premières ruines qui n'ont pas le charme prometteur de leur nom, nous restons en arrêt devant le moment de fouille-repas d'un autre coati ! Magique ! Mais la grande Zagziguette n'est pas d'humeur à profiter de ce cadeau et ses mouvements "discrets" signifiants son humeur justement font fuir notre ami rouquin ! Grrrr ! Les humeurs de chacun s'enchaînent et forment de lourds nuages parfois aux moments idylliques que nous vivons...

Cherchez le coati... 

Bref, l'orage familial passera aux dessus des restes de la grande Acropole d'EDZNA. Est-ce que je t'ai déjà dit que les Mayas devaient être les meilleurs terrassiers du monde ?

Là, un plateau de plus de 100 mètres de côté sur 8 mètres de hauteur accueille des édifices monumentaux. Moi, cela me laisse sans voix d'autant que la roue n'est pas d'actualité dans le temps de cette construction ! Ce site est majestueusement entretenu et on imagine fort bien les assauts de la nature sans cesse renouvelés ! Au sommet de quelques édifices que tu grimpes, tu chantes encore les Cités d'Or et tu peux même siffler quelques notes d'Indiana Jones. Le cadre est fabuleux et serait propice à ce que l'on t'y raconte quelques légendes, à ce qu'on te montre une reconstitution en plusieurs dimensions de la vie ici autrefois. Ceci dit, cela existe peut-peut-être déjà dans un des musées de Campeche que nous n'avons pas eu le temps d'honorer pour cause de flâneries pedestres...

En préparant notre pique nique, on se fait littéralement assiéger par des sortes de pies chipeuses bleues et noire ; encerclés par des iguanes avides de miettes.

Immobiles, nous demeurons tétanisés devant un écureuil qui ne préte aucune attention à notre présence et mais qu'est-ce que c'est à manger au sol sa cueillette.

Notre regard virevolte de son adorable trogne au cache cache d'un couple de pivert à la tête rougeoyante qui taperont tous les troncs autour de notre position.

Quand enfin la petite zagziguette se met en quête de connaitre l'origine du bruit des feuilles derrière nous, ça donne la découverte d'un énorme crapeau ! Inutile de vous dire, que personne n'a tenté le baiser révélateur de prince 😏.

Repus de toutes ces bestioles, nous repartons de cet incroyable site en ayant des centaines de photos de vestiges et d'animaux. On a croisé une quinzaine de personnes avec le jardinier et la vendeuse de billet, dont un couple mexicain que l'on ramène dans notre carrosse, leur abrégeant ainsi l'attente peu ombragée du prochain passage du collectivos. Rencontre sympathique qui nous permet de compléter nos connaissances sur les jours consacrés aux días de los muertos découverts avec Coco...

Edzna est pour les amateurs de vestiges solitaires une superbe et grandiose étape que l'on espère vous avoir donner envie d'explorer.

De même, on vous invite à savourer les couleurs de Campeche qui semble n'être qu'une brève étape pour ceux qui s'orientent vers le Chiapas proche. Nous y avions aussi pensé, mais comme tout bon zigzagueur que nous sommes, nous serions terriblement frustrés de ne faire ce très long aller retour que pour aller voir l'illustrissime Palenque (5h30 fois deux, pffff), alors nous garderons l'état du Chiapas pour un autre séjour et prenons la route du Rio Bec pour traverser la péninsule en quasi parallèle à la frontière du Guatemala. Et là... mais ceci est une autre histoire...

7

La singularité de cette gigantesque réserve de biosphère, classée au patrimoine mondial de l'humanité, tient à plusieurs choses et sa préservation est en énorme partie assurée par son éloignement de tout.

Cet isolement, tu l’éprouves depuis la route principale en passant un premier péage qui te permet d’entrer dans la réserve. La route est bonne, à peine moins large que l’axe que tu laisses perpendiculairement à toi dans ton dos. Après quelques dizaines de kilomètres, un second péage t’allège pour les frais d’entretien de la route… Est-ce une vue de mon esprit ou la route perd encore quelques centimètres en largeur ? A vous qui passerez dessus de me le dire… mais ce cheminement long, linéaire, dans une jungle tropicale sèche te met en condition pour la suite.

Te voilà presque prêt à renaître au monde lorsque survient une troisième partie parallèle à ton axe. Encore un angle à 90 degrés et te voici vraiment perdu car à présent ta bande asphaltée ondule en largeurs, doucement d’abord, puis plus serrée à mesure que le revêtement se détache, se craque… Bon, pour résumé, il y a comme des cénotes secs inattendus qui pourraient casser ton essieu ! Prudence donc…

Tu ne peux pas rouler vite ? Tant mieux, car durant plus d’une heure tu vas alterner entre concentration et ravissement… mais vise un peu ces atours ! Amateurs de couleurs, ce volatile est fait pour vous !

Au kilomètre 27, parade amoureuse et agitation de plumes façon roue de superstar lors de notre pause. En relevant la tête, motif de notre arrêt, ils sont au rendez-vous : une jolie famille de singes hurleurs en pleine dégustation de fruits. Nous aurons beaucoup de difficulté à nous arracher à cette observation mais le chemin est loin d’aboutir et le soleil monte vite. Chance pour nous, il y a ce matin des nuages qui nous permettent d’envisager nos réserves d’eau de seulement une petite dizaine de litres plus sereinement. Certes, nous avons le filtre avec nous, mais tout parait tellement sec, que l’on peine à imaginer où se ravitailler !

Petit parking, fin de route, changement de chaussures et grimaces pour enfiler les chaussettes : les corps se déplient après plus de deux heures de route pour venir ici ! Qu’il faudra refaire pour partir…

Le problème est celui-là : nous n’avions pas envie d’en partir et dans le même temps nous étions littéralement étouffés et assommés de chaleur. Mais je vais un peu vite en besogne car ceci se passe ensuite, lorsque nous aurons crapahutés, grimpés, observés, chantés, joués, pensés, discutés, piqueniqués, rêvés, sués, grognés… C’est avec un enchantement croissant que nous quittons donc le parking où notre véhicule forme un quintet.

Nous délaissons la palapa (paillotte ouverte aux quatre vents) explicative du site, on verra au retour car c’est un contre la montre des températures qui se joue ! Cependant, lorsque nous serons à nouveau sous une famille de singes, du genre araignées cette fois, avec les bébés qui s’exercent au virevoltage arboricole, on oublie d’avancer, œil rieur, nuque figée en angle droit, doigt crispé sur le déclencheur…A peine arrivé que le compteur des photos s’affole…

Singe araignée 

Le circuit choisi… en l’espèce, nous avons sélectionné le moyen de 2h30 et il te dit de commencer par la droite… et bien on le prend à l’envers ! Il y a peut être une raison, mais on n’a pas envie de jouer à Ikéa en pleine jungle ! Ainsi, nous arrivons sur une place garnie d’édifices, assez hauts, et notre première ascension nous fait égaler la cime des arbres alentours. Notre œil araseur l’a repéré : l’édifice numéro 2 est notre but ! Donc, en quasi ligne droite horizontale, pour ensuite faire une belle grimpette diagonale, sous l’œil débonnaire, voir indifférent, d’un singe hurleur. En quelques marches, nous voici culminant à 45 mètres, soit quelques dizaines au dessus des faitages junglesques.

Le visiorama est époustouflant.

Qu’ont-ils bien pu penser les hommes qui, comme nous, ce sont tenus là ? C’était il y a quelques centaines d’années à peine mais sans autre perspective que leur imagination, le langage et leur œil comme outils à penser… la jungle ici absorbe tout, de tes pensées, à ta façon de voir car où est donc le petit temple sur lequel je me tenais il y a peu ? Tout n’est que végétal à perte de vue… Impossible d’y détecter notre route. Improbable d’y soupçonner la modernité de notre temps…

Une pyramide-vigie sur une canopé-océane…

Malheureusement on ne peut pas rentrer dans la pyramide! 

Et, tel le bruissement de l’eau, tu entends la vie animale, à commencer par la présence des oiseaux… Patience te souffle la pierre… une aile, un sifflet, et te voici récompensé…

Tes articulations crissent pour redescendre et de te sentir à nouveau insignifiant parmi les arbres. C’est sans compter sur ton cœur bondissant avec la nouvelle famille de singe qui te laisse tomber dessus les restes de fruits grignotés… Vite, on se décale à temps, avant une pluie d’urine. Voici qui répond donc à une question : ces singes là ne redescendent pas sur terre pour s’alléger… En voici une autre de question : où est passée ma dextérité génétique, l’agilité de ce cousin qui me regarde de là-haut… Car oui, nos regards se croisent… Est -ce bien moi l’observateur ? Pourquoi ai-je le sentiment d’être l’observé ???

Et puis, indifférent, vaquant à la tâche suprême de se sustenter, mon double simiesque s’éloigne vers un meilleur fruit. Moi, je ne sais plus ce qui est bon pour moi et les miens… mais lui, du fin fond de Calakmul, il n’ingurgitera jamais quelque chose qui nuirait à ses facultés, et ceci sans lire… ça laisse songeur.

Le bon sens ! Cette notion qui nous paraitrait tantôt désuète, tantôt farfelue et qui devrait ETRE ! C’est certain, Carpé Diem en « jette » d’avantage et pourtant… il l’a mon cousin éloigné ce bon sens. Ainsi, du fin fond d’ici, je me surprend à prendre une résolution de milieu d’année. Après tout, celles du début d’année civile ne sont jamais honorées… peut être que les semestrielles ont plus de chance ???

Mais la voici : en tout, écoute ce que te dit la petite voix (le bon bout de la raison pour les amateurs du genre ;)) du bon sens ! Comment ? En tout ? Bien sur que non ! Si non, tu ne serais pas ici, tu serais raisonnablement chez toi à regarder un reportage sur… Calakmul !

Et là, je n’ai qu’un seul regret : être à ce point pétocharde que je ne puisse imaginer d’y passer une nuit. C’est que je n’ai pas l’option aventurière et je le regrette fort en y pensant… moins, dès que je vois des bestioles anormalement grandes… le bon terme est en fait : créature. Voilà, nul besoin pour moi de créature fantastique tirée de quelque film alienesque… les créatures d’ici sont suffisantes !

Je fais donc une petite digression pour saluer ces gens qui ont des envies courageuses et du courage pleins d’envies. Ils sont mes héros que je ne pourrai jamais être, incapable de me rapprocher de mon cousin simiesque quand à l’abandon d’un certain confort moderne. Cela va rassurer notre famille car nous le vivons à deux, enfin à quatre…mais un certain zagzigueur s’abrite lâchement derrière notre franchise ! Non, pas tout à fait, il regagne des galons de chevalerie à chaque fois que l’une de nous claironne un « Aaaaahhhhhh » effrayé ou un « Maammmmaaaannnn » ! Mais maman est tétanisée… Alors, quand notre Jéjé providentiel recule en disant « pfffff ffff là c’est un peu grooooos », tu comprends sans le voir ami lecteur que l’on parle de créature !!! Ça fait parti du voyage pour moi qui suis urbanisée jusque dans les insectes, mais dès fois…ça pèse lourd en adrénaline déversée…

Pour en revenir à Calakmul, je ne peux que vous conseiller de chercher des infos et des photos car encore une fois nous jouons de malchance pixelesque et nos films et là majorité de nos photos se sont tout simplement… pshhttt, volatilisés !

Peu importe cette déconvenue car il nous reste ce qui est imprimé dans la rétine, ce que nos corps ont sué, ce que nos pieds et muscles ont ressenti, ce que nos pavillons oreilles ont capté dans cette incroyable cacophonie silencieuse : cette reserve de biosphère est le coup de cœur animalier mexicain pour les De Zag en Zig ! En prime, magnifiques pyramides… et un camp de base extra !

Eglise sortie de WalkingDead, préparatif de la fête de l'école, lfilles regardant les garçons jouer comme partout dans le monde.. 

En effet, nous avons été charmé par l’atmosphère paisible et un brin «petite maison dans la prairie » du village Zoh Laguna. Ultra économique, le CABAÑAS Y HOSTAL ZOH LAGUNA (via Agoda car Booking y a des frais démentiels et veut t’imposer 2 chambres pour 4 🤔) avec un grand confort, propre, une piscine extra, des balançoires, un resto palapa moustiquaire tout simple où le guacamole est à 40 pesos, et la 4G y est bonne… Bref, un petit bout du monde où il fait bon revenir après avoir aussi assisté à l’envol de dizaines de milliers de chauve souris (volcano de los murcielagos km 105.5) au crépuscule, les plus longues écharpes de volatiles que nous ayons vu !

Notre hotel, le volcan des chauves-souris 

On vous recommande le site de passionnés charmants, Lise et Hervé, rencontrés à cette occasion :

www.disfrutelanaturaleza.com

Une vrai mine d’or, au-delà des frontières du Mexique ! Un pur moment de partage comme on les aime, une sorte de pépite qui ajoute de la valeur à ce formidable endroit…

Il est temps de reprendre la route pour nous diriger vers la côte Caraïbe. Nous n’attendons pas grand-chose de la plage dont on sait qu’elle est pour l’heure pleine de sargasses. Aussi, avons-nous délaissé le bord de mer pour nous rendre à Bacalar, dont les photos et récits lus nous ont fait rêver…

8
8
Publié le 25 juin 2019

Ahhhh ! Bacalar !

J’attendai beaucoup de cette halte prometteuse en dégradés de verts lagunaires, d’autant plus que la fameuse mer des Caraïbes est pour l’heure parée de sargasses… Bacalar m’a fait rêver par les photos, les fameuses balançoires et hamacs dans l’eau, la douceur de vivre qui y est dépeinte dans quelques blogs m’a pré-charmé…

En arrivant de Calakmul, et plus généralement d’ailleurs au Mexique, tu commences par prendre une claque magistrale quant à tes dinéros ! Ici, tu sais que tu n’es plus dans le pays « normal » mais que c’est le début du tourisme « gringuesque » qui fait de certains prix un délire primordial. (Il s'étend d'ici à Cancún.)

Heureusement, en arrivant de Calakmul, nous avons bifurqué pour une étape extra en faisant une halte au site de KOHUNLICH.


Cela nous permet d’éprouver graduellement cette transformation de notre voyage. En effet, il n’est plus ici question de forêt tropicale sèche, mais comme nous le confirme notre peau affolée l’humidité règne en maître.

De fait, le vert gris n’est plus, et le vert exubérant de feuilles géantes redevient la norme de toute une végétation qui a repris de la grandeur…

Ce n’est pas très cher et les filles vont commencer à payer le même tarif que nous : voilà pour le coup d’envoi dont je vous parlai juste avant puisque jusque à présent, elles ne payaient pas ou alors demi tarif.

C’est un très joli site, dans le style Bec, enfin il me semble, car les styles se mêlent… mais pour le coup, il est charmant avec de nombreux petits édifices, tantôt dégagés, tantôt ensevelis d’ombres percées d’une lumière vive et crue. Notre recherche nous emmène tout au fond du site : un édifice orné marque l’entrée de l’inframonde maya par le biais de masques sculptés sur les parois de part et d’autre de l’escalier. C’est impressionnant !

Nous laissons derrière nous ce site caché, et ses jolis oiseaux et toucans oú encore une fois nous étions des visiteurs solitaires et parvenons à Bacalar. On se dépêche vite d’honorer nos hôtes qui tiennent une posada toute simple, mais confortable, pour nous jeter dans nos maillots et rejoindre une famille tourdumondiste sur un ponton municipal et gouter à la fraicheur…. Heu, non en fait pas de fraicheur car l’eau est chaude… et gouter donc au plaisir d’une bonne compagnie dans un cadre plutôt sympa.

Le vent sur la lagune forme moult vagues et n’a ainsi pas l’aspect des photos de rêve mais on pressent de jolies nuances… C’est prometteur…


Et bien non car la veille aura été notre plus beau jour.

Raté, ce rdv espéré : pas de luminosité mais des obscures teintes, des trombes de pluies qui ont fait grandement s’élargir la lagune, s’apauvrir les chances de vues, de hamac dans l’eau... On prolonge notre séjour pour ne pas partir d’ici frustrés… et bien c’est raté, on le sera quand même. Fort heureusement, même si notre chambre semble aussi être une nurserie de scorpions, elle donne sur une terrasse couverte qui nous permet de ne pas rester enfermés pour avancer sur les devoirs…

Des éclaircies nous laissent découvrir un zocalo certes pleins de jeux pour enfants mais plutôt désertés par les familles mexicaines.

C’est d’ailleurs plutôt rempli de routards argentins, concours ouvert de longueurs de logs, du nombre de tatouages, du numéro de saltimbanque ou de fabrication de bracelet. Ici, c’est l’annexe de l’Argentine ! Ça aurait pu être sympa mais ce n’est pas cela qu’on pensait trouver ici…

Allez, quelques lieux chouettes quand même : les pontons municipaux d’abord ; puis ce petit resto mexicain « Piña » dans un quartier en construction et elles y sont de plus en plus grandes les constructions et fort nombreuses aussi, lisez bien les commentaires pour trouver votre halte car il y a des chantiers qui semblent ne jamais s'arreter…

On aperçoit les silhouettes de ce qui a plu, les voyant s’effacer face à ce qui ne nous plait pas toujours et qui supplante beaucoup le passé.

La bobohisation de Bacalar est en marche et nul doute que si vous recherchez du lounge, du veg, de l’international et de l’interchangeable vous serez ici très à votre aise. Je ne veux pas jeter la pierre car la lagune aperçue est belle, Los rapidos délicieusement funs avec le petit courant qui t’emporte et te permet de t’amuser de nombreuses heures… en évitant bien sûr les stromatolites… forme de vie que nous ne connaissions pas jusqu’alors.

Voilà sans doute un jugement un peu sévère, qui l’aurait été moins avec une météo plus clémente car nous aurions sans doute été moins attentifs à ce qui se passe intramuros 😅 et n’oublions pas que nous arrivons aussi de Polynésie, alors les nuances ça nous connait ! Néamoins, on ne peut que saluer les fresques modernes de street art qui sont nombreuses et particulièrement abouties !

Il est temps pour nous de quitter cet endroit pour rallier un point très touristique mais nous en sommes prévenus : Tullum, qui sera notre ultime étape avant l’île d’Holbox, autre grande attente de cette boucle yucatèque.

9
9
Publié le 30 juin 2019

Dans notre grand voyage, nous nous sommes dit que chacun choisirait soit un lieu, un resto ou une activité pour son anniversaire ! Tour du monde avançant, nous avons déjà réalisé 3 de nos anniversaires. Le mien m'a permi de souffler ma bougie en Corée du Sud avec toute la famille vêtue de costumes traditionnels tout en savourant un onctueux tiramisu ; Malou aura fêté son anniversaire le jour de notre arrivée au Vietnam dans un hôtel avec une piscine à débordement sur un toit d’immeuble avant d'aller manger dans une crêperie ; Jérôme aura droit à des tranches de magret de canard sur un marché japonais, suivi d'une chocolatine et d'une chambre avec un lit cabane à Nara...

Gaïa, bientôt 10 ans, choisit son hébergement "luxi-lux" dans une maison design avec piscine en forme de couloir de nage en pleine jungle aux abords de Tulum.

Elle sera notre camp de base pour quelques jours car dans ce secteur nous avons envie de continuer notre découverte des réserves de biosphère, celle de Sian Khan nous fait de l’œil ; de s’offrir encore quelques heures de cénotes, de tenter de voir des tortues marines…

Mais bien évidement le plus important de cette étape demeure l’anniv de notre ainée. Pour cette occasion, j’ai en boucle dans la tête la chanson de l’ami Souchon, 🎶 J’ai 10 ans 🎵

Alors, c’était une belle fête avec une chouette famille mexicaine rencontrée quelques jours plus tôt et en vacances dans le coin…

Devinez : crêpes partagées et sandwichs ! Un excellent moment avec des gens que l’on espère revoir un jour… Mexico, Francia ? L’avenir nous le dira…

Que cela me fait drôle, la première de mes zagziguettes qui passe au nombre en plus de nous mettre une bonne décennie dans la tête, je fais pause et regarde en arrière ses dix dernières années ! Quel chemin entre 47,5 cm de hauteur et aujourd’hui, entre la routine nécessaire aux bébés et ce tour du monde… Pour marquer le coup de ce passage important, Gaïa reçoit un beau stylo plume et nous sommes soulagés de voir que l’on a tapé dans le mille, ouf ! Ce n’est pas toujours facile : caché pour l’achat (à Papeete en Polynésie), caché durant tout le Mexique, le cadeau en tour du monde se doit d’être petit, léger, pratique… Comme tout ce que l’on trimbale donc ! Mais quand même 10 ans…

• • •

Pour ce jour là, nous partons de bonne heure découvrir la réserve de Sian Kan. Nous fabriquons une sorte de chasse aux trésors puisque nous avons lus des blogs récents. Trouver un chemin en bois qui se cache derrière une des pyramides du site de Muyil ; après le péage, suivre un chemin en bois jusqu’à la tour de bois ; de tout en haut, repérer le chemin pour aller vers la lagune et y trouver un bateau qui nous emmènera dans un endroit spécial où l’on utilise les gilets de sauvetage à l’envers !

C’est parti ! Ruines de Muyil (env 55 pesos pour chacun) : miminettes mais loin d’être indispensables si, comme nous, vous avez déjà vu des splendeurs… pour emprunter le chemin (entrée réserve, env 50 pesos/p), peu de vie même à 8h00 du matin, oiseaux communs, un coati de loin, dommage car nous sommes les 1ers hors le personnel. C’est mignon.

La tour est impressionnante et bouge de surcroit avec le vent. Oui, oui, oui… quelques planches sont bien abîmées et parfois on dirait que c’est vermoulu…On se fait quelques frayeurs et on repart.

Zora, une francophone internationale visiteuse nous rattrape et espère aussi prendre un bateau… groupons nous donc.

Arrivés devant la lagune, plusieurs lanchas, une dizaine en tout, sont présentes et leurs capitaines aussi, assis à l’ombre. Personne ne bouge, ça donne le ton ! Qu’importe, nous allons observer les centaines de papillons qui font un bain de boue collectif.

Et c’est parti pour les palabres puisqu’on nous annonce 1000 pesos (50€) par personne pour le tour de 3 heures ! Ah ça, pas possible… Pas de discussion possible, comme partout sur la côte, tu sens que tout est verrouillé et ici, ce qui est bien pour eux, c’est qu’ils partent à tour de rôle pour que chacun travaille. On a beau leur expliquer qu’on n’est pas des gringos, et que sur Tripadvisor il y a 2 mois seulement c’était 750 pesos… rien à faire ! Jéjé veut repartir… il est remonté comme un coucou : pas de cette solidarité de travailleurs, mais des réponses de mauvaises foi et du ton à peine poli. On reprend les choses en main avec Zora et au bout d’une heure arrivons laborieusement à 800 pesos. Pour nous qui sommes quatre, ça fait environ 40 euros de moins, soit plus qu’une nuit pour nos hébergements charmants.

Passons : le tour est chouette mais je ne sais pas si cela vaut les 160 euros, au regard du cout de la vie ici… belle lagune, joli soleil, absolument aucun signe de vie hors des poissons.

Pour vous dire, on a vu plus de chose depuis notre piscine, à bon entendeur ;)

[araignée, grenouille, écureuils, toucan, oiseaux communs et jaune et orange, libellule, moustiques, chenille] [j’oubliais que Malou a vu un grand crabe bleu dans la lagune ].

Nos voisins, on apercevra même un toucan! 

Les passages dans les canaux en bateau sont émoustillants : tu as l’impression d’être au pilotage d’un jeu vidéo. Les couleurs sont magnifiques. Arrive enfin, après un plouf au bord de la mangrove, la descente du canal avec le gilet de sauvetage que tu enfiles façon couche culotte. Enfin, je l’avais lu mais notre capitaine taiseux ne nous en à rien dit, donc on démarre le sentier flottant avec le gilet à l’endroit. Inconfortable, donc, on modifie le sens tout en flottant et cela devient très très très agréable ! Un bon souvenir qui a beaucoup plu aux enfants et à ceux que nous sommes encore restés !

Heureusement, nous avons pu voir ailleurs la vie ! 😅

En particulier au contact de l’eau.

Ce sera notre unique visite en bateau puisque les prix de Sian Kan côté mer pour tenter d’apercevoir lamantins et dauphins sont encore plus délirants…

Mer des Caraïbes (ou des Sargasses!) et côté lagune vers Tulum plage
• • •

Aussi, nous délaissons la côte de Tulum sans voir ses ruines cernées de sargasses, ces jolis bars restos « parfumés » d’algues en décomposition… Nous filons vers Akumal. Là encore, parking payant, plage payante… on délaisse le guide posté devant la plage que nous ne voulons pas payer pour prendre la route, passer entre deux maisons, revenir par les rochers… voir la plage soit disant protégée bordée par des hôtels 🤑

Nous nous mettons à l’eau en face d’un hôtel sans plage, juste en marchant sur les rochers et comble de bonheur, plusieurs tortues sont là, sous l’eau un peu trouble, en train de brouter, en dehors des balisages signifiant "Tu payes et repayes pour avoir le guide accompagnateur obligatoire ». Cela m’a rappellé le côté un peu foutage de gueule ressenti en Nouvelle Zélande. Tu sais l’endroit où tu peux voir des pingouins bleus ; il est accessible toute la journée sans surveilance, mais devient payant au retour de la pêche des pingouins… 🤔 Ce ne serait pas faire de l’argent sur le dos des animaux sans vraiment les proteger !?

On vous a dit que c’était verouillé la côte ! Ce qui me déplait c’est que soit disant c’est en guise de protection… pourquoi donc il n‘y a plus personne après 17h ( donc pour les petits malins qui veulent éviter le péage et le monde…🤐) mais attention, on ne touche pas aux tortues !

Mesdames tortues sont immenses et de toute beauté. Quelques coraux par-ci par- là qui nous font douter que nous sommes bien en face de la seconde plus grande barrière de corail du monde… mais ce doit être vrai puisqu’il y a moins de sargasses ici. On trouvera même au cours de notre exploration des canons à moitié ensevelis sous des algues et sédiments ; on en avait presque oublié que c’était la mer de pirates des Caraïbes !


• • •

Mais nous retrouverons d’autres tortues, d’eau douce cette fois et terriblement plus petites lors de notre immersion à Gran Cenote.

Quel ravissement cet endroit !

L’eau y est très fraiche mais démentiellement limpide ce qui te permet de voir les grottes aquatiques à stalagmites et de regretter ton incapacité à évoluer sans air… Quels chanceux les plongeurs en bouteille et les apnéistes ! Dans cet ensemble sont concentrés de belles choses donc et nous y verrons encore en surface des iguanes et fameux Tohs que nous affectionnons tout particulièrement. Un petit clin d’oeil, aussi aux chauve-souris suspendues dans une partie de la grotte.

Désolé mais les Tohs c'est trop! 

Les animaux dans ce coin, c’est aussi au cénote Carwash que nous en trouverons avec notamment, un bébé crocodile tout mignon en train de faire sa sieste à quelques dizaines de centimètres de notre lieu de baignade et de sauts en tout genre… On serait presque frustrés de ne plus voir d’autres cénotes. On en est absolument dingue ! Finalement sur les 8000 que compte la péninsule nous en connaissons très peu, mais quelle découverte !

On profite d’être dans une ville touristique pour nous renvoyer des affaires dont nous n’avions plus besoin ainsi que des souvenirs, nos vrais premiers souvenirs depuis le début du tour du monde ! Allez, on se fait ultra allégé en déposant tout ça chez DHL et pas qu’en gramme, mais on est content de savoir que cela arrivera de façon quasi certaine… Quasi ? Oui bien sur ! Si tu repayes le vol sans cagoule que ce raquetteur opère à grand coup d’excuse d’avance sur frais de douane…Comme on le découvrira quelques jours plus tard : coli livré si le receveur règle par carte bleue 92 € de plus non annoncés (les frais de douane se chiffrant seulement à 50 !). On a super les nerfs de payer des taxes sur nos affaires. Allez, voyez qu’il n’y a pas que sur la côte caraïbes que l’on se fait plumer !!!

Au revoir région de Tulum ! Nous filons droit devant car la petite île d’Holbox (n’oubliez pas que le X se dit ici « ch ») nous appelle pour nous servir de base de départ : est-ce que les requins baleine sont arrivés ?

10
10
Publié le 5 juillet 2019

Comment ? Déjà l’heure ? Ah non ! Un mois et demi c’est vraiment trop court et en même temps en road trip c’est aussi un bon timing. C’est que l’on y prend gout à l’autonomie de nos déplacements et d’être à contre courant ou parmi les touristes… de choisir en bref !

Mais il est temps de déposer notre carrosse dans cette ville de

Dont la caractéristique principale est de disposer d’un port d’où part chaque demie heure un ferry vers l’île. Son autre signe distinctif d’urbanisation la rend maussade puisqu’elle s’est spécialisée dans le gardiennage de voiture (100 pesos par 24 heures).

Hop, hop, on ne prend que ce qui nous sera nécessaire, autant vous dire peu de chose, et profitons de l’air moins brulant de cette fin d’après midi. On aime bien notre arrivée : poussière de sable qui fait penser à un western puisque cette île n’est pas goudronnée.

On entre sans difficulté dans notre airbnb simple, neuf, confortable et bon marché ici (52€ quand même pour 4, Casa Jicaco) et allons faire un tour pour trouver le zocalo.

Pour nous, le zocalo mexicain est devenu une façon de savoir si l’on va aimer la ville ou non, un thermomètre pour prendre la respiration mexicaine de l’endroit.

Selon l’ambiance qui y règne, tu sais souvent comment vont être les gens. Ici, beaucoup de familles avec enfants, d’adultes qui discutent simplement ou font leur gym, des pré-ados en partance pour l’autre côté du zocalo pour voir si c’est mieux… c’est donc prometteur ! Une église ouverte pour la fête des 15ans des jeunes filles d’ici…

Déambulations ralenties sous la cagne, discussions pour savoir si les requins baleines sont arrivés et le prix pour y aller… une journée de plus d’avalée entre deux baignades d’une eau presque trop chaude…

Les copains « Au bout du monde, il y a…» rencontrés à Bacalar arrivent, les heures ainsi s’écoulent encore plus vite.


Au cours d’une balade nocturne jusqu’à Punta Coco, les zagziguettes font preuve de vaillance et avalent par foulées la distance en kilomètres nous séparant d’un phénomène qui nous a unanimement fasciné : celui de la bioluminescence.

Pour cela, attends que la lune soit couchée, donc après minuit ; déchausse toi ; passe dans l’eau ; ouvre ton cœur d’enfant, chantonne « Salagadou, la magicaboo, la bidibidabidibou… » et te voici virevoltant dans l’eau qui s’illumine au rythme de tes mouvements.

MA GI QUE !

Pas de partage visuel possible mais je vous assure que c’est une expérience unique et sensationnelle, qui te remplit d’une joie toute simple et de félicité. Jéjé en dit : « une expérience psychédélique » ; Malou chantonne « c’est magique » ; Gaïa aux yeux rêveurs rien que d’y penser en dit simplement « c’est joli ». Vous avez vu, c’est les bons mots : simple et unique ! Je vous souhaite de vivre la bioluminescence pour vous apercevoir que finalement cette simplicité est tout bonnement extraordinaire !

Alors forcément, quand tu joues en pleine nuit pendant longtemps, le lendemain tu es un peu décalé… Est-ce pour cette raison que nous ferons ce choix qui s’avèrera pour partie seulement judicieux… Mystère des arcanes de la vie !

On contracte avec Jimmy tours : Joël, notre interlocuteur, a l’air sympa et en plus il nous dit qu’il nous accompagne. Ça donne plutôt confiance, non ? Comme je vous disais précédemment, ici, tout est verrouillé, donc les prix sont les mêmes partout pour la sortie qui te promet de voir les requins baleine. Enfant et adulte sont au même tarif, soit 2300 pesos (env 115 €/p) et ça fait mal. On a eu l’impression de négocier en refusant le ceviche de poisson et en ayant plus de temps de snork avec les requins baleines… mais le jour de la sortie, on se rend compte que Joël ne décide de rien et que le capitaine et son adjoint sont les décideurs réels et que cela se passe comme ça pour chaque bateau.

On commence donc à regarder Joël par en dessous… puis de façon plus appuyée lors d’une panne d’un des deux moteurs… Heureusement, nous sommes à deux familles et les enfants ne stressent pas car occupés à jouer.

Cette panne intervient juste après qu’on ne se soit quasi pas arrêté pour voir des dauphins proches des embarcations, Grrrrr !

Comme nous allons, beaucoup, beaucoup moins vite et qu’il y a quand même deux heures de navigation pour parvenir à l’endroit où sont censées se trouver les requins baleines, on peine à garder espoir. Malgré tout, peut-être du fait de notre décélération, nous assisterons d’un peu loin à des ébats de tortues, ça alors, elles sont vraiment grandes et quelle gymnastique en pleine mer !

Nous aurons aussi la chance de voir des raies mantas. Le capitaine ne propose rien, mais sur demande il accepte que l’on tente de nager avec. C’est donc deux par deux que nous nous mettrons à l’eau et que nous essaierons de les suivre ! Devinez qui a gagné ? Mantas 1- Tourdumondiste 0

C’est quand même une grande chance et nous avons même le sentiment qu’elles sont plus grandes que celles de Polynésie… Elles ont aussi un comportement différent puisqu’ici elles restent en surface et nous les repérons grace à leurs « ailes » qui affleurent la surface.

Aha ! Le deuxième moteur ne part plus… silence… le second tape dessus à coup de planche… pas d’outils sur le bateau… Joël a le regard aux abonnés absents. Comme la radio crachote toujours la recherche des requins baleines par les autres bateaux, on sait qu’on ne rate rien pour l’instant… mais quand on demande pourquoi le capitaine ne demande pas de l’aide… on apprend stupéfait que la radio ne fonctionne pas hors mode réception !!!!

Gloups, où est la côte ? Vous le croirez ou pas mais j’ai eu l’impression qu’il y avait plus de mer à ce moment là et d’ailleurs tous les enfants se sont arrêtés de babiller, changeants un peu de couleurs…

Une lancha au loin, tout le monde se met à gesticuler… mais elle ne dévie pas et Joël nous dit qu’on ne devrait pas faire de signe car les autres pourraient penser qu’on les salue juste. Ma tête à se moment là, 😤

Une autre ne tarde pas et cette fois, statufiés que nous sommes, elle s’approche. Et bien, si on te dit qu’en mer c’est les femmes et les enfants d’abord, sache que sur cette mer-ci cela ne s’applique pas ! Et c‘est donc le guide qui part avec l’autre bateau, l’appel ayant été lancé depuis la radio qui fonctionne.

Il va s’écouler un long moment de navigation ralentie avant qu’un bateau beaucoup plus gros ne nous charge avec absence totale de sourire, le nouveau capitaine invectivant le notre de toute sorte de noms typiques espagnols… A peine une excuse… Là encore, vous n’allez pas le croire mais un des deux puissants moteurs va se montrer capricieux ! Cependant ce bateau-ci a la radio qui fonctionne…

Néanmoins, nous apprenons des autres qu’ils n’ont rien vu et que nous sommes finalement chanceux puisque nous aurons eu les raies mantas rien que pour nous !

Arrêt a Punta Catoche dans un paysage sauvage magnifique le temps que les autres participants mangent leur ceviche et que les enfants jouent à traverser les poissons chats ; puis un arrêt snorkling fantastique avec des poissons de toute part dans une eau toutefois un peu trouble. C’était géant, un vrai festival d’étoiles de mer, murènes, poissons lune, et malheureusement, on y a aussi vu une rascasse volante, un fléau magnifiquement paré mais visiblement sans prédateur et donc son expansion aux quatre coins des mers et océans est vraiment en marche…

Notre dernier soir avec Cécilia, Thomas, Margot et Chloé nous fait revenir au bord du Zocalo où les enfants ont pris leur quartier et nous notre apéro ! Quelle journée !

Pour la petite histoire, on a essaye de recoincer Joël mais bizarrement le soir et le lendemain matin, il n’y avait pas que le regard aux abonnés absents, lui-même étant introuvable !

Alors, les requins baleine sont-ils là ?

Impossible pour nous de répondre à cette question. Il semble que ce jour là, deux pauvres specimens se soient fait encercler par tous les bateaux venant de Holbox et de Cancun… Peut être que les requins baleines ont compris et ont changé de secteur ; peut être aussi que le dérèglement amenant les sargasses sur les côtes mexicaines participent à leur absence de cet endroit réputé les accueillir en nombre considérable… Nous ne pourrons pas vous répondre, ni vous conseiller sur une embarcation sécuritaire, les vendeurs de tickets dans le village n’ayant finalement rien à voir avec les bateaux et leurs capitaines…

Malgré cela, Holbox demeurera pour nous une étape merveilleuse, pleine de bioluminescence, de bonne humeur, d’un dynamique zocalo et de poissons fabuleux !

Le retour par ferry sur le continent se fait sous la pluie mais qu’importe cette averse vu les températures. Le retour sur Cancun se passe sans souci et nous attendons les vols du lendemain avec impatience : Cordillère nous voilà !

11
11
Publié le 5 juillet 2019

Comme souvent, il nous est difficile de décrire nos impréssions

Alors les voici en image:

Et en prime, des gens parlant Maya sur le site de Kabah. On ne pensait pas que cette langue existait encore et était parlé dans la vie de tous les jours Quelle surprise!

Là on est à Cuenca en Equateur où l'on reprend notre souffle avant de choisir nos prochaines destinations, plus que 3 semaines de retard sur le blog hormis le mois au Japon...