Carnet de voyage

Equateur

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Dernière étape postée il y a 123 jours
10ème pays de notre TDM, mais 1er en Amérique du sud, on rêve de volcans et de cordillère, mais l'Equateur ce n'est pas que cela !
Du 13 juin au 12 juillet 2019
30 jours
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Publié le 11 juillet 2019

Nous commençons de Cancun au Mexique.

La durée du vol dure 5H ,et atterrissons à Lima au Pérou . Malheureusement, nous n’y restons pas , ouf !!! C'est très cher !!!

Après 2H d’attente c’est notre vol . Le départ commence de Lima au Pérou pour aller à Quito : c’est la plus grande ville de tout. L’ Equateur. Le trajet dure 2H.

Nous atterrissons enfin à Quito. Nous prenons notre petit appart avec 2 étages.

Il fait déjà nuit. Tout ď un coup, je ne me sens pas bien !😖 Je me mets dans mon lit , avec mon pyjama chaud,et je dors profondement [Il n'y a pas de chauffage dans la grande majorité des logements mais beaucoup de couvertures pour les lits] . Le lendemain matin ,je ne déjeune pas , Maman me dit que j’ ai beaucoup de fièvre et j’ai très mal à la tête.

En fait, j’ai un M.A.M. : Mal Aigu des Montagnes.

Cela va durer 30h et je vomirai très fort😩. Mes parents ont eu très peur !! J’ai vomi un peu sur le lit, tout de suite je descends des escaliers …😖mais malheureusement j’ai vomi…Sur les escaliers dans le salon, sur les toilettes et je n’avais pas eu le temps d'ouvrir la cuvette , !!!!! Oups !😓😖

Un peu plus tard , je vais beaucoup mieux ,même en pleine forme !!! 😁😴

Au revoir pour de nouvelles aventures des mystérieux 🎵 DE ZAG EN ZIG🎶

💗💖Gaïa Quequin💙💚💛🧡💜❤

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Publié le 14 juillet 2019

Nous pensions être essouflés, fatigués avec l’altitude, et un peu désorientés comme à chaque nouveau pays… Le sacerdoce du voyageur zigzaguant au long cours est d’être sans cesse en reconstruction de ses repères sitôt une frontière franchie, que celle-ci s’avère administrative ou touristique d’ailleurs ! Ainsi, tu te dois de vite prendre des repères de monnaie, de valeurs, de quartier, de nourriture, de réseau, de relations sociales, des modalités de transport…

Dans notre frénésie d’avancées, nous ne préparons que peu et si nous avons sans doute des reflexes de voyageurs antiques, le temps où internet n’était pas un outil de voyageurs justement, maintenant il en va tout autrement. Aussi, premier réflexe, les applis ! Quels outils fonctionnent ici ?

Ici, c’est à présent l’Equateur !

Bien, Uber pour commencer, et son concurrent un poil moins cher easytaxi ; l’incontournable Whatsapp. Décidement, je me dis que lorsque en Europe les consommateurs auront aussi pris le pli du whatsapp, les opérateurs à l’international vont souffrir, hi, hi, hi…

Après repérage, il semblerait que à offre équivalente, Agoda propose moins de frais que Booking, MAIS attention pour les familles car parfois les tarifs d’Agoda n’incluent pas les enfants…bien lire donc 😉

Dans les 1ers trucs aussi, la carte sim, l’opérateur historique ici est CNT, nous on a pris Claro sur les conseils de locaux… Je me demande quelle couverture il peut bien y avoir dans un pays ayant des reliefs si variés ! A voir…

Pour se poser donc, et voir la réaction de notre organisme à l’altitude de Quito qui oscille entre 2800m et 3100m, nous avons élu domicile dans un des petits appartements de la Casa Bella Vista. Elle est bien nommée ! C’est propre, confortable, un rien surannée…Des gens y vivent à l’année.

Quartier : San Blas. Sécure en journée, mais attention à la nuit. Nous, peu importe car avec les enfants, la nuit on est à la Casa, où dans un de nos deux QG attenants qui nous régalent les papilles, et à droite de la porte il y a notre épicerie avec tout ce qu’il faut, sourire en plus ! Pour vous donner un ordre d’idée, c’est environ 38 US$ la nuit. Attention pour les improvisateurs, comme partout en Equateur, lors des weekends les hébergements et transports sont pris d’assaut…

Comme vous l’a conté Gaïa, une période difficile nous a accaparé les trois premiers jours… Ce n’est pas obligatoire, ça dépend…ben de rien justement et c’est cela qui est dur car tu ne peux rien prévoir. Pour nous adultes, cela s’est manifesté par un énorme essoufflement, même pour rire ! Quelques céphalées, et surtout la surveillance constante de nos zagziguettes qui nous a bien mis à plat.

Après cela, nous avons peu rayonné dans cette ville ruban, longue de plus de 40km.

De San Blas, tu fais l’essentiel à pied avec donc une belle vue panoramique depuis le haut du parc Itchimbia qui nous surplombe et qui nous offre notre premier colibri rencontré ! Si vous repensez à l’altitude, c’est juste incommensurable pour nous qu’il y ait cette vie ici !

Gargouilles adaptées au pays ! Tatoo et fourmilier...

Le centre colonial juste à côté nous a procuré de belles balades, mais en mode vigilent tout de même (nombreux vols à l’arraché dont on nous a mis en garde, ou racontés lors des rencontres de locaux ou voyageurs)

Gaïa a ici choisi de nous faire visiter la Iglesia de la Compania de Jesus.

Photo interdite à l'intérieur

Il n’y a pas de mots pour d’écrire ce lieu si ce n’est que l’adjectif « ostentatoire » me parait faiblard au regard de ce que tes yeux appréhendent de dorures, de sculptures, peintures, influence maures, hispaniques, et la touche andine quand même. Je crois que incomparable est un terme approprié. Ce lieu, nous a permi d’aborder le thème encore une fois des styles architecturaux et je pense qu’avec la maxime qui s’applique bien « Le baroque, c’est pas du toc ! » Elles vont le reconnaitre, chez nous en Europe assez facilement ! 😅

Pour suivre, j’ai choisi la plaza San Francisco : incontournable de beauté avec une grande place piétonne emplie de pigeons que les enfants coursent, une belle légende pour la construction du parvis ( un marché avec le diable en personne et une pièce manquante salvatrice) qui a captivé les zagziguettes, et un magnifique ensemble couvent-église.

2ème photo: Allo! Dieu 

Si la partie musée d’art religieux intéresse moins tout le monde, alors on se transforme en chercheur du plus vieil objet, du manuscrit datant du 17 ou 18ème siècle écrit en chiffre romain… Aujourd’hui pas d’école, mais avec cet apprentissage là in situ, je culpabilise un peu moins…

C’est en sortant de cette place que l’on s’est rendu compte de l’organisation urbaine. Comme souvent tout fonctionne en cuadra, mais il reste à Quito des traces visibles de l’organisation corporatiste d’une ville comme ce que nous connaissons de l’urbanisation moyen-âgeuse. Et cette réflexion, nous la devons aux Piñatas !

En effet, une rue partant de cette place ne propose que des boutiques de piñatas et des officines de pharmacie. Alors ce jour là, nous nous sommes amusés à dresser la liste de toutes les rues spécialisées et je vous la livre tout de suite :

Couture ; laines ; tissus ; chaussures ; artisans ; restaurants ; maillots de football ; glace ; papeterie ; fruits et légumes ; œufs ; sac à dos ; boucherie ; bonbons ; farine ; composition florale…

Un autre jour, c’est Jérôme qui choisit de prendre de la hauteur en utilisant le Téléférico au dessus de la ville pour t’emmener à 4000 mètres en 18 minutes. Malou a beaucoup hésité de peur d’être encore malade mais elle s’est lancée et est revenue ravie de sa balade !

4100m 



Rendez-vous compte qu’elle aura fait, je pense, un tour de balançoire le plus haut de toute sa vie 😉

Pendant ce temps, avec Gaïa, nous avons été subjuguées par le travail et le savoir faire d’un peintre sur plume prénommé Abraham, et une partie de son travail s’apprécie… à la loupe ! Quelle minutie !

Malou cette fois-ci s’est laissé portée puisqu’elle a choisi notre prochaine destination. Ce voyage est une grande révélation pour elle, mais je vous en reparlerai dans l’article suivant… pour l’instant, Gaïa est aux commandes et direction Pululahua. Elle veut voir le cratère volcanique habité ! Oui, oui, vous avez bien lu : un cratère de volcan, pas tout à fait inactif, habité et cultivé. Nous aurions pu y dormir mais manque de motivation pour y aller juste une nuit… cependant je pense que cela en vaut la peine tant le site semble enchanteur.

Nous nous y sommes rendus avec Walmer, un adorable chauffeur Uber rencontré plus tôt, qui par effet mécanique dû à son âge s’est vu remercié de ses fonctions dans le secteur jeunesse (hélas, ça aussi cela se mondialise 😤) et se consacre donc à cette nouvelle activité. Nous partagerons un grand moment lorsqu’il nous donnera un cours d’origami japonais, une de ses passions qu’il sait divinement partager !

Walmer +593 99 85 66 724 

Enthousiastes, entre deux pliages, nous filons aussi à la Mitad del Mundo !

Proche de Quito, cet endroit très touristique nous a vraiment surpris ! On pensait être assailli de marchands et échoppes à souvenirs chinoisant… c’est un peu le cas mais pas tout à fait non plus : on a plutôt été littéralement envahi de poussière car c’est le secteur des carrières et que les exploitations vont bon train ! Ami asthmatique voyageur, organise toi donc car en plus de l’altitude beaucoup de fines particules se respirent ici !

Malgré tout, nous nous sommes « éclatés » et avons pu voir pour de vrai des forces de la nature à l’œuvre ! Entre la centripète et celle de Coriolis, on a testé, expérimenté et bien sur FORCÉ !


Si vous êtes de passage et même sans enfants, n’oubliez pas de venir vous amuser en sciences géographiques au musée Solar Inti Ñan à ciel ouvert ! Extra, on vous en met quelques extraits et interdiction de rigoler bien sur !!!! On est devenu incollable sur la ligne équatoriale aussi 😅

Petit bilan pour Quito donc par Jéjé : « pas desagréable grace à notre vue ouverte sur la ville… Si on avait été dedans enfermé, on l’aurait moins bien vécu ! ».

J’ajoute qu’il ne faut pas hésiter à marcher avec un tour de cou pour se couvrir la bouche ! Pas de masques asiatiques arrivés jusqu’ici mais on a quand même eu l’impression de revivre les respirations d’Oulan Bator, et c’était peut-être même d’avantage beuuurrrkkkk qu’en Mongolie. Je crois que maintenant, on a tous une peur des bus bleus qui démarrent en côte !!! 🧐

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Publié le 21 juillet 2019

Nous ne l’avons pas fait exprès… mais depuis le début de ce voyage notre passion familiale pour les oiseaux s’est intensifiée au point que : passer à côté de Mindo nous semble inenvisageable !

Pour vous dire, nous trouvons trop peu le fait d’y avoir séjourné seulement 3 nuits ! Il y a tant à découvrir et faire ici… mais une ultime force nous bouscule en forme de fuite en avant…

C’est celle qui sent la fin de la boucle autour du monde. En effet, le 2 aout nous décollerons de Santiago du Chili pour réaliser le rêve de voyage de Malou et nous sommes à plusieurs milles d’y être. Alors réflexions, itinéraires, vouloir caser tout un continent en si peu de temps, ne plus vouloir que l’aventure s’arrête et parallèlement exprimer de façon récurrente le besoin de se poser… Autant de désirs contradictoires nous tournent la tête, nous font bouillir les sangs… donc on ne se pose pas, on fait et défait les routes possibles (nord du Chili et san Pedro de Atacama ; puis que San Pedro et Cusco ; puis que le nord du Pérou puisque nous passerons la frontière à pied ; et puis…on ne sait plus et nous disons, lançons nous le long du boulevard des volcans Equatoriens sur lequel nous ne reviendrons pas si on a bien visité…) .

Plus sereinement, on profite du présent à commencer par une descente en deux heures de bus vers Mindo qui nous fait pénétrer dans une forêt de nuages.

C’est à en croire le guide un paysage singulier. C’est vrai que le soleil a du mal à percer ces vaporeux nuages blancs tantôt flottants au dessus de la canopé, tantôt l’engloutissant à la faire couler.

Mindo est toute petite et s’articule autour de plusieurs églises, place, écoles, disséminées le long d’une artère principale qui croise perpendiculairement une rivière.

Cette bourgade vit sereinement du tourisme et ça lui va bien. De nombreux hostals, restos, agences d’activités y sont ouverts. Est-ce car la saison est encore basse ? Mais pas de brusquerie et on prend le temps de te parler, de t’aider, de t’orienter…

On a réservé à l’hostal Melyang, pour son tarif doux car ici cela grimpe vite avec de somptueux ecolodges et tu auras remarqué que planétairement dès que c’est green et éco c’est plus cher ! On l’a choisi pour son emplacement central, sa cuisine commune et surtout son grenier couvert (c'est très vert et on a pensé donc pluie et effectivement tous les après midi, il pleut !) ET ouvert aux quatre vents accueillant des espaces d’observations depuis des chaises longues ou suspendues ou encore des hamacs.

Les chambres y sont d’une banalité fracassante et désuettes sans être inconfortables, propres cependant, avec des sanitaires vieillissants et vieillots mais qu’importe puisque notre vie hors du lit se fera au grenier en compagnie de colibris que l’on finit par reconnaitre, entre l’ébouriffé, le nerveux qui ne se pose jamais, le belliqueux qui déloge les gourmands, celui qui n’a de cesse de sortir sa langue, les bruyants émettant les sons des épées de la Guerre des Etoiles dès qu’ils se déplacent…

La 1ère photo est de Malou et les autres peut-être aussi...

Le bonheur à n’importe quelle heure du jour !

Pour autant, ils ne sont pas les seuls. Ici, s’observent également les toucans, les motmots, les piverts, les coqs à tête rouge… et bien d’autres et… des papillons !

Je crois qu’on en a vu de toutes tailles, de toutes couleurs, dans la nature ou dans une des trois fermes de papillons et des chenilles par dizaines : velues, noires, colorées, gigantesques, fluos même ou encore avec antennes !

Combien aurons nous fait de films et de photos ici… des centaines de milles à n’en pas douter !

Et bien sur, comme qui dirait pas de fumée sans feu : pas d’oiseaux sans insectes, sans papillons, et donc sans fleurs ! Grandioses, éclatantes de couleurs ou d'une forme qui nous est encore inconnue, orchidées ou autres, la luxuriance s’applique ici à toute espèces observées !

Ne me demandez pas pour les arachnides dont j'ai une grande terreur... mais sachez qu'à la nuit tombée, des tours d'observation t'emmenent mirer les grenouilles, les arachnides et autres bestioles. Tous aux abris donc, je reste la nuit dans ma tour-grenier 😅 !

Et l’observation se fait assis, debout sur le sol, debout dans une tarabita volant au dessus de la canopé (nacelle suspendue à 150m de hauteur, 5 usd adulte et 4usd enfant ; 5 usd le transport pour y venir car à 7 km de Mindo), en marchant vers l’une des cascades du sanctuaire éponyme ou immobile sur l’excellente terrasse du « El descanso » !


EL DESCANSO, c’est notre grand coup de ♥️ de Mindo centre où le proprio a recréé une forêt sur un ex stade de foot durant ses 20 dernières années ; adulte : 4 USD et 2 USD enfant ; mais cela en vaut vraiment la peine pour qui veut voir des colibris hors contrejour, libres, accompagnés pour nous d’écureuils et d’un agouti gourmand.


En discutant, on apprend qu'il y a quelques chambres dans le beau bâtiment tout de bois clairs érigés avec terrasse perso pour voir ces merveilles (25usd/p, les enfants ne payent que 5usdbpour le petit dej). A prolonger notre séjour, on y aurait bien dormi une nuit en faisant un effort de budget car 60 usd une nuit contre 80 usd les trois quand même !

Mindo est vraiment une étape incroyablement riche qui mérite plus de jours qu’un simple aller retour depuis Quito.

Nous l’avons adoré et vous en livrons quelques clichés vraiment rudes à sélectionner ! D’autant que nous avons maintenant une passionnée du déclencheur supplémentaire.

La petite zagziguette s’est décidée pour son futur à venir (entre autre 🤣) : photographe animalier ! Elle nous surprend de son immobilisme et de sa patience pour obtenir le cliché qu’elle a décidé. Mais, rassurez-vous, sitôt l’appareil posé, elle se défoule quatre fois plus !!! 😅

Par Malou 

Nous laissons Mindo sur le flanc ouest de la cordillière pour partir sur le flanc est. En faisant étape à Quito, nous recupérerons la voiture réservée car on a decidé de sortir du tracé des bus comme de coutume et de zigzaguer dans le boulevard des volcans vers d'autres paysages, d'autres oiseaux...

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Publié le 21 juillet 2019

Notre retour sur Quito depuis Mindo se passe bien malgré mon apréhension pour ce chemin en altitude. Nous sommes dimanche, 11h, le bus est bondé et bizarrement nous aurons droit à un film alors qu'il n'y a que deux heures de trajet.... Nous ne sommes pas la seule famille à bord.

Cauchemard ! Un film apocalyptique avec trois monstres d'envergure type King Kong, Gozilla et un super crocodile ou tout comme qui attaquent conjointement ... Super ! Tous les gosses sont terrorisés rien qu'avec la bande son, et quelques adultes sursautent, dont moi bien sur.

Heureusement la route est belle et finalement sur notre échelle de mesure de voyageurs maintenant un trajet de deux heures nous semble comme une récréation.

A Ofelia (nom de la gare routière distribuant les routes nord), nous avons rdv avec Ernan de Autorent avec qui nous avons contracté la location d’un SUV, sur les conseils avisés de Léon un francophone basé à Quito depuis 20 ans. Merci Léon ! On pense à vous à chaque piste chaotique (attention les dessous de voiture ne sont jamais assurés en Equateur, donc des centimètres en hauteurs sont les bienvenus !!!).

Prise en main rapide et notre grand zagzigueur se lance dans cette conduite encore chaotique. On a pris goût à la liberté, aux routes non envisagées Et on n’a plus envie de courir après les transports Et on est aussi moins en stress avec les sacs. S’il y a un truc en Equateur que l’on nous a répété, c’est de ne jamais mettre les sacs à tes pieds ou au dessus de ton siège dans les bus… Comme on est un peu fatigués de notre bougeotte, on est aussi moins vigilent sur de plus longs trajets…

Jéjé nous fait quitter Quito pour Papallacta et c’est un bon test car on passera un col à plus de 4000m ! Test pour la voiture qui peine mais qui grimpe et encore un pour nous, mais je crois que notre acclimatation est bonne maintenant.

Nous arrivons transi à Papallacta car il y fait très froid et il pleut à verse. J’ai oublié de vous dire qu’à Quito il faisait tellement beau et chaud qu’on avait fait apparaitre les tee-shirts à manches courtes…

Pourquoi être venus jusque là ? Un petit coup d’œil par ici :

Il y a aussi de la truite! 

Et le lendemain après une bonne nuit sous des kilos de couvertures en laine, les devoirs, on en profitera bien de cette eau chaude sans odeur de soufre, dans un très bel environnement et parfois sous la pluie glacée.

Notre hotel surannée...Capvern? 

Notre parenthèse thermale laisse place à un retour sur Quito dont on se serait bien passé mais plusieurs petites choses ne sont pas au top sur le véhicule et cela mérite une petite intervention que Ernan a planifié via nos contacts whatsapp avec une grande réactivité.

Tout cela fait, nous nous dirigeons vers le parc du Cotopaxi non loin et devons trouver la maison airbnb d’Olga aux alentours de Machachi, avec des indications pour le moins embrouillées… On y parviendra, à coup d’embouteillage et de demi-tours. On est déçu car au lieu d’être à coté du parc du volcan ,on se retrouve dans la banlieue de Quito ! Décidément, Quito ne veut plus nous lâcher !!!

Malgré tout, la maison d’Olga a effectivement une très belle vue et comme elles et son mari travaille dans la journée, la maison est pour nous. 18€ pour quatre avec le petit dej, c’est imbattable en Equateur !

Mais c’est une étape qui ne nous plait pas trop. Olga est sympa mais il y a un truc étrange et puis des christs ensanglantés partout ! C’est une réelle compétition à chaque pièce dans la représentation de la douleur, plus l’énorme bible sur la table, et les représentations bibliques accrochées un peu partout… Pour la petite histoire, que l’on nous pardonne de l’injure, mais là c’était vraiment trop ! On a masqué un personnage au dessus de notre lit car il était terrorisant aussi bien pour les adultes que pour les enfants !

Tout cela influence surement mon humeur pour notre anniversaire de mariage, 14 ans, noces de plomb, où on va tout rater… devoirs laborieux, resto du midi transformé en gargotte maussade, promenade bof bof. Heureusement, un moment de répit (=les filles devant un dessin animé 😅) nous permet de lézarder devant la vue…

Le Montaigu des Hautes-Pyrénées, essence vieillie en fût de chêne et enfin la belle vue depuis la maison 

On a eu le temps de peaufiner notre chemin dans le parc du Cotopaxi et surtout l’endroit où on allait dormir ! Allez, hop, sur la route !

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Publié le 23 juillet 2019

Lorsque l’on quitte enfin la maison d’Olga, on sait ce que l’on veut faire !

Pour une fois, les déserrances des zigzagueurs ne seront pas de mises !

On a décidé d’entrer dans le parc national du Cotopaxi par le côté nord et suivre la piste jusqu’au refuge, pour ensuite sortir du parc vers la panamericana.

Equipé de notre pique-nique, notre route sera un véritable ravissement pour les yeux : mille fleurs nous entourrent, de nombreux veaux, vaches, lamas, chevaux… ils égaillent des fermettes un peu désolées contrastant impitoyablement avec quelques haciendas qui semblent alors bien majestueuses et propres. Attirantes, leur coût en nuitée est inatteignable… Dommage, elles ont un côté enchanteur ! Cette route de pierres nous fait avoir des waouh de plus en plus intenses avec un paroxisme lors de l’approche de ce volcan grandiose.

Ici, plus de cultures. Du sable-poussière décolle sur notre passage. Notre vehicule émet une energie qui peine a être poussive pour grimper jusqu’au parking. De là, nous nous élançons à pied tout doucement, très lentement, le souffle coupé, les poumons comme vidés, hahannant comme jamais.

4670m, bravo Malou! 

Notre petite zagziguette ne peut pas aller plus loin que 4 670 mètres d’altitude. Gorge serrée, douloureuse, mal de tête, des nombreuses larmes dans les yeux de regrets de ne pouvoir aller plus haut jusqu’au refuge qui délivre le tampons attestant la grimpette jusqu’à 4864 mètres…

Ces quelques 200 mètres seront gravis par notre grande zagziguette et son père en 1h40. Plein de fierté, il l’emmène même à 4881 mètres pour être plus haut que le Mont Blanc ! (Euh en fait 4810m. Avec l'altitude j'ai fait un mix avec le Pic du Midi de Bigorre 2878m, Jéjé).

Mais à tout bien comprendre, vu que l’on est sur l’équateur, on est bien plus haut que l’Everest vu qu’ici on est au plus proche du soleil… Quel exploit pour notre fille ! Quel fierté pour nous !

4881m...Félécitation Gaïa! 

Avec Malouchette, nous redescendons jusqu’à ce qu’elle se sente mieux et nous oeuvrons au ralenti pour faire notre signature de pierre. Ceci achevé, on patientera bien à l’abri du vent qui s’est levé et est mortellement froid !

A nouveau réunis, nous nous dirigeons vers notre super hostal pour les deux prochaines nuits : 😍 El rondador Cotopaxi 😍. Nous avons reservé une nuit sur Agoda et nous rendons compte qu’il y a 8 usd de différence si on réserve directement auprès d’eux… ça vaut le coup de téléphoner donc ou de trouver leur site 😉 ! Mais attention car c’est très demandé, donc souvent plein ! Cette étape hyper gourmande, grace à l’épouse “Chef” de Fernando, nous permet d’avoir un nouveau copain appelé Juanito et de faire un agréable tour de la lagune du Cotopaxi.

Vue depuis notre logement  et colibri cyrano (dixit Jéjé)

Nous avons un réel regret ! Celui de ne pas avoir de camping car pour rester dans le parc ! Mais pour ceux qui sont équipés, c’est possible et si vous y allez, on va être sacrement jaloux !

Mouettes andines et  plein de fleurs...

Si vous faites des petites marches sans guide qui ne nécesitent pas d’accompagnateurs (comme les montagnes en face du Cotopaxi au dessus de la lagune), vous ne payerez pas de droits d’entrée du parc du moment que vous ne faites que "visiter", en tout cas c'est le mot que vous devez dire lors de votre en registrement 😉. Juste à côté, se trouve des vendeurs d'artisanat local. On y a pris nos nouveaux bonnets dont on a pu voir le tricotage et discuter un long moment avec un monsieur fort sympathique qui nous a appris à compter en Quechua. On vous propose d'écouter quelques paroles dans cette jolie langue. Comme souvent, ce sera le seul argent qui bénéficiera aux communautés, les entrées de parc allant directement au ministère. Ne pas hésiter donc, il y en a de toutes les tailles et pour tous les gouts.

On a vraiment apprécié ce trop court séjour de deux nuits dans une région magnifique et puis ce Cotopaxi est splendide de toute part ! Et nous aurons aussi beaucoup de chance avec le temps qui se dégage et fait paraitre une très belle lumière à toute heure du jour, mais particulièrement en fin d’après-midi lorsque tout est doré. De plus, après la balade, quel plaisir de se retrouver au coin du feu, avec un bon jus de mure (une réelle spécialité en Equateur) dans ce charmant endroit ultra propre et tellement chaleureux que l'on en oublie les sanitaires partagés.

Etape fabuleuse donc, mais attendez la suite! 😏

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Publié le 5 août 2019

En Equateur, un volcan en appelle un autre et c’est celui de Quilotoa qui devient maintenant notre point de mire. Pour y parvenir, nous délaissons la panamericana plus au nord pour traverser en zigzaguant selon notre thème favori de jolis campagnes et canyons ! On ne s’arrête plus de zigzaguer ! Et c’est grandiose, vertigineux, aérien, spectaculaire…

C’est assez extraordinaire de se dire qu’en si peu de distance, notre rayonnement nous permet de voir des paysages caractéristiques si différents. C’est un point commun avec la France, je trouve, que de faire quelques dizaines de kilomètres et de passer à tout autre chose ! Ici par exemple, ce sera d’une forêt de nuages, à des vallées de volcans, ou encore l’Amazonie, la mer et les fameuses Galapagos, parties que nous ne connaitrons pas cette fois... C’est très nouveau pour nous qui connaissons l’immensité des paysages sud-américains comme en Argentine ou Brésil, où c’est presque en milliers de kilomètres quasiment que les paysages changent.

Pour cette raison, l’Equateur est vraiment synonyme d’une très grande diversité et n'a aucun équivalent. Et dans cette richesse, il y a des micros espaces qui, telles des pépites t’offrent des paysages époustouflants. C’est le cas de notre boucle passant par Quilotoa. Notre boucle est aussi un treck réalisable sur plusieurs jours, à condition d'avoir de bonnes jambes, du temps, des enfants marcheurs aussi car sur plusieurs jours les dénivelés sont impressionnants.

On a choisi de ne pas dormir au village de Quilotoa, mais de résider à Chugchilan, village voisin, dans un hostal extra que l’on a contacté par téléphone pour réserver. La chambre familiale avec salle de bain et petit dej et repas du soir nous a en effet séduit (son prix aussi : 57usd pour 4). Sa vue sur le canyon de Toagchi depuis le jardin (avec balançoires 😋 ) est fort belle. Un endroit superbe où perdre du temps nommé Hostal El Vaquero que l’on recommande.🤪Oh! Un jambon sur patte

Oh! Un jambon sur patte 🤪

Et le temps va être distendu lors de notre randonnée sur le cratère du Quilotoa.

On vous le dit de suite, il est plus judicieux de commencer le tour du cratère par la droite quand tu tournes le dos au village. Car c’est dans cette portion qu’il y a davantage de dénivelés (1400m en tout) plus et moins, et plus et moins, et plus…. Sur des parties escarpées, sablonneuses, glissantes donc… un peu plus difficiles et qui montent au plus haut à 3930 mètres.

Evidemment, on est parti par la gauche : sinon c’est pas drôle ! Beaucoup de personnes font demi tour au point de vue avec un petit café /thé au feu de bois.

C’est l’endroit où se séparent les marcheurs de plusieurs jours et les marcheurs à la journée. Nous n'avons pas eu un temps merveilleux et affronterons même par moments des vents glaciaux, de la neige fondue, une pluie fine et cruelle. Comme souvent en Équateur, tu pars avec tout car dans un pays sans saison marquées mensuellement, tu les a ces saisons sur une seule journée ! Tu es donc paré, et porte tout un barda absolument farfelu comme gants bonnets écharpes thermiques alors que tu es en t-shirt manche courte. Mais l'heure d'après quand c'est l'hiver, tu penses même qu'une bouillotte aurait été bienvenue !

Ceci est d'autant plus vrai que le ravissement floral allant de soi lorsqu'il fait beau et chaud demeure même en phase froide. C'est absolument hallucinant toutes ces fleurs qui dévalent parfois du sommet jusqu'à ce que ton œil bute contre des espaces cultivés ! Et ça aussi ça l'est ! Nous sommes réellement impressionnés par les espaces de culture souvent confinés sur des terres escarpées. Nous allons l'être encore d'avantage en apprenant que ces terres arables sont tenues et maintenues par des femmes. Celles-là même qui semblent hautes comme trois pommes, avec deux mollets fluets dépassant de la traditionnelle jupe posée sur plusieurs épaisseurs de jupon. Les hommes travaillent à la ville pour de meilleurs salaires et les femmes…et bien elles tiennent tout le reste… culture, élevage, maison, enfant…

Mais revenons en à notre exploit familial. On est très très fier de nos zagziguettes ! D’une part, parce que la rando a été très longue (normalement 4-5 heures de marche pour un adulte) et que notre petite était vraiment exténuée à l’arrivée vers 18 heures après 8h30 sur le cratère : mais elle a tenu bon !

D’autre part, parce que notre grande zagziguette est de plus en plus souvent sujette au vertige et que de nombreuses parties sont constituées d’une sente de 40 cm max environnée d’un vaste gaz de part et d’autre… mais elle aussi a tenu bon !

C’était splendide et magique. Lors de notre premier tour du monde en 2006, nous avions eu l’occasion de faire le tour de cratères volcaniques et bien que ce soit en Indonésie ou en Equateur, c’est toujours aussi envoutant ! Encore plus peut-être lorsque c’est en famille !

Nous quittons à présent cette belle région pour poursuivre la descente sud le long du boulevard des volcans.

Le village de Quilotoa 
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Publié le 13 août 2019

Nous delaissons les jolis alentours de Quilotoa pour rallier une maison façon ranch au pied du Chimborazo. La route nous réserve de jolies surprises, dont une belle fête avec taureaux qui n’a pas été sans nous rappeler notre Camargue, couleurs des tenues en plus, decibels en plus aussi, borrachos pareils 😉.

A un moment, nous avions la vue sur le Cotopaxi, l’Iliniza norte et l’Iliniza sur et le Chimborazo au loin et…. Wahou ! On se sent tout petit, dans ce paysage de géants qui tutoient le ciel d’un azur intense. Je ne peux m’empêcher de penser à une de mes émissions favorites de France inter « dans les pas des géants sur les chemins de Darwin » et dont le décor pourrait être celui-ci.

On rejoint la panamericana qui ne nous enchante guère au début mais qui s’avère agréable finalement et on finit par arriver non sans mal (les indications étant données avec parcimonie 😤) devant un décor splendide. Le Chimbo est baignée d’une lueur enténébrée rougeâtre et tirant sur le flamboyant nocturne. Ce clair obscur nous coupe le souffle ! Tant mieux car des 3 journées ici, ce sera notre seule vision totale de ce volcan mythique, du sommet duquel tu es au plus proche du soleil depuis notre belle terre bleue. L’étoile solaire se cachera justement dans les nuages, laissant les températures engourdissantes et les crachins humides régner au pied de ce flanc est de la montagne. Plus haut, à peine, entre deux brumes épaisses, des nappes de neige semblent se multiplier.

Sur la panaméricaine 

A vouloir trop s’écarter de la ville, nous nous sommes fourvoyés d’endroit.

Il n’y a pas internet (normalement si mais là, pas) mais on s’est dit qu’on ferait le blog plus tard. Repos et Chimbo, cela devrait nous occuper assez ! Hélas, quand c’est la loose, c’est la loose !

La maison, au demeurant faite par des passionnés de chevaux, est présentée comme étant entourée d’équidés. Bon, en fait nada, squechi, nothing, niet ! Elle se révèle un paradis de selles (les filles étaient aux anges !) Bien conservées par l’ambiance polaire qui règne. Les fenêtres, condamnées, n’ont pas permis un air moins froid extérieur de circuler. L’imposante cheminée s’avéra obstruée et nous a donc enfumée d’une façon moche puisque la maison paraissait hermétique. Mais plus que tout, ce n’est pas la fine poussière noirâtre au sol qui nous rebutait, non… De nombreuses toiles habitées ou pas étaient en l’air. D’autres arachnides se faufilaient au sol ou sur un plan de travail de la cuisine… si vous vous souvenez bien maintenant je ne suis plus seule à être 😫😨😖😱 dans la famille.

Chez nous 15°C avec vue sur le Chimbo 

Je résiste ce que je peux, avec beaucoup de vaillance je dois le dire, mais à la seconde d’affilée affreuse avec ses poils hirsutes, aussi noires que ses pattes arquées et crochues peuvent l’être dans un cauchemard, je ne résiste pas. L’ignoble huit pattes s’élance vers le sac du petit dejeuner que je veux sauver de son ignoble présence. Bref, un cri m’échappe et je parviens enfin à exterminer cette chose à coup de spatule (ben c’était le truc plat le plus proche 😓). Si le grand zagzigueur n’avait été là et ne chassait avec bravoure, je pense qu’en plus du froid ces présences étrangères m’auraient fait abandonner la maison avec une fille sous chaque bras façon bip-bip. C’était ma première tentative de location airbnb pour une annonce sans commentaires. J’aurai dû me tenir à ma ligne de conduite habituelle…


Jéjé ne veux pas monter sur le Chimbo car trop fatigué… mais il ne le dit pas franchement non plus et est donc d’une humeur comme je les aime puisque évidement on doit être responsable de cette fatigue…Bref, le jour oú on se dit on va au moins jusqu’au refuge, neige ou pas « tentons ! », c’est une des deux zagziguettes qui ne doit pas trop s’éloigner car malade. On aura quand même pu découvrir le village de… je ne me souviens plus. Ah si Jéjé a retrouvé : Guano ! Avec une momie … franciscaine ! Sympa ! Mais pas fracassant non plus. 😅

Guano 
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Petit apartė par Jėjė

Aller pour ne pas avoir de regret de ne pas être monté sur le Chimbo -c'est quand même 8h de montėe à partir de 22h, 3h descente- on va s'essayer à un petit calcul. J'aurais voulu aller sur le point le plus éloignė du centre de la terre, sachant que je n'irai jamais sur l'Everest. Mais oui, vous n'êtes pas sans savoir que la terre n'est pas une sphère parfaite et que donc sur l'ėquateur le diamètre est plus important que de pôle à pôle. Il parait que le Chimbo est 1500m plus éloignė du centre de la terre que le "toit du monde" . Soit pour l'égaler 6310-1500=4810m. Donc au Cotopaxi -pas si éloigné que ça du Chimbo- où nous étions avec Gaïounette nous étions au "dessus du toit du monde". Yesss!!! 😋. Mission réussie à 4881m. Allez, un petit secret. Vous pouvez aller en voiture au refuge du Chimbo à 4800m. Plus que 10m d'effort et vous dominerez l'Everest 😉.

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Bref, quand ça ne va pas, ça ne va pas ! Et on repart dépité et avec quelques regrets de cette étape frigorifique en ayant été au pied du Chimbo mais du mauvais côté pour entrer dans le parc ( qui du coup était à plus de 2h aller ! 😤)

Je sais, on ne peut pas gagner à tous les coups, qui plus est sur un an de voyage ! Mais ce manque de préparation nous a couté 3 jours et ça m’énerve !!!! Ajouté à ceux de « Machachi » c’est énorme car sur 10 jours de location de voiture, cela en représente 5 où nous ne sommes pas en train de l’utiliser comme nous le pensions… Néanmoins, les filles même avec les nombreuses araignées dans la maison et un grand froid ont aimé cette étape pleine de selles et dans laquelle l’immobilisme a primé !

Ouf, c’est avec soulagement que l’on repart et comme par magie, ce matin les nuages s’éloignent enfin tandis que nous tournons le dos au Chimborazo. 😒

Pour nous rendre à la prochaine escale, nous mettrons plus de 7 heures. La route est cependant magnifique, et passe par des « pays » très différents : paysages, costumes des femmes puisque les hommes sont quelconque et partout vêtus de la même façon, cultures… quelques panoramas spectaculaires alternent avec des espaces agricoles travaillés paraissant inatteignables même à pied. Tout cela s’alterne avec un coup la première chapelle d’Equateur, l’endroit où doit se trouver la narriz del diablo (tronçon ferroviaire en zigzag permettant de franchir une grande montée), ensuite les bus camions et combis en tout genre qui pullulent sur la route à deux voix. Cet enchainement s’orchestre sur une lente descente parsemée de soubresauts dénivelés…. Nous descendons inexorablement de cette chaine volcanique tout en restant sur la dorsale.

La 1ere église d'Equateur à Colta. En route pour Cuenca. Notre jolie resto.

L’arrivée à Cuenca nous fait un drôle d’effet puisqu’après tout cet isolement, nous voici plongé au cœur de cette vivante cité coloniale. Enfin, une étape de six nuits que nous n’allons pas regretter, d’autant que nous avons notre perle de confort de l’Equateur.

Un appart avec une lumière et une vue spectaculaire en plein cœur de la ville sans l’inconvénient du bruit. Les enfants ont une chambre 😋 pour elles. Bref, je vous laisse voir et ce bijou est en plus très en accord avec notre budget !!!! On vous recommande donc ce airbnb nommé delightfull.

Ici, nous arpentons en tout sens ce centre coloré, grouillant, vibrant, tressautant au passage des bus fumants.

Dimanche à la cathédrale avec vente et télé à l'intérieur. Cuenca du moderne, du style espagnol, français...

Ici, nous nous régalons et là tu sais que l’étape est une réussite car en plus d’être la capitale culturelle, la cuisine est plus fine et plus internationale si tu le souhaites.

En manque nous? Non! 

Ici aussi, on apprend les étapes de fabrication du fameux chapeau panama et l’on en essaye des dizaines

Les panamas ne sont pas originels du Panama mais de Cuenca !

Et lorsque la vie est belle, les parents arrivent enfin à récupérer leurs cerveaux et le triturent pendant plusieurs jours pour en sortir un final que l’on rêve plein de « wahou ». Ceux-ci nous manquent. Je ne sais pas si les non voyageurs au long cours peuvent lire cela sans me penser hautaine. Mais il est vrai qu’après avoir vu tant de merveilles de part le monde, on en a beaucoup moins depuis Mindo. Cela rajoute à la fuite du temps une saveur un peu amère…

On parvient donc à fabriquer pour nos 20 dernières journées avant Santiago du Chili un road trip plus abouti ! Mais en attendant, direction le « parque de la madre » tout proche avec de superbes jeux pour enfants, dont une tyrolienne et des copains.

Incroyable hasard qui évoque la synchronicité de la vie. Les filles jouent avec des enfants qui enchainent de façon déconcertante les changements de langue, du français au castillan et j’imagine l’anglais aussi… Lou et son frère habitent maintenant à Cuenca. Leur père, Hugues, rayonnant de sourires, engage la conversation. Le temps passe très vite, trop ! Ils doivent rentrer car au lendemain, ils démarrent un grand voyage pour leur vacances : direction la côte d’Azur natale pour aller voir leur famille ! Si je vous dis que le monde est parfois petit ! En plus d’avoir le même coin de France pour origine, on s’aperçoit qu’on a trainé nos savates dans la même fac, la même filière et l’apothéose sera de constater notre appartenance à la même promo jusqu’en troisième année ! Jamais deux sans trois, on se recroisera ! 😉

La fuite de notre temps restant nous incite à avancer. Bien qu’il reste tant et tant à découvrir en Equateur, nous avons envie de changement et contre toute attente, nous rajoutons deux étapes folles sur notre parcours. Et nous commençons tout de suite l’accélération car après avoir libéré l’appartement et dans l’attente de notre bus international nocturne, nous filons découvrir le parc national des Cajas. Splendide coin sauvage abritant le plus de lacs au monde… tout à fait l’idée que je me forge de l’Ecosse que je ne connais pas encore 😂.C’est glacial et magnifique, humide et boueux, unique et habités discrètement ! De fleurs basses d’abord ce qui parait inimaginable avec ce froid. Et… pour notre plus grand bonheur, au cours de notre balade où l’on s’est perdue avec les filles, nous avons vu de très très beaux colibris ! Et comme on est devenues raides dingues de ces volatiles, c’est top, top !

Pendant ce temps, notre grand zagzigueur s’est fait enregistré auprès des gardiens du parc pour monter sur une montagne. Il s’est presque fait rattraper par les flocons ! Presque… car il a fait le retour depuis 4200m en sprint pour devancer la neige.

C’était absolument trop court et aurait mérité au moins une nuit sur place puisque il y a un gite. Mais nous devons déjà redescendre vers Cuenca, en ramenant un auto-stoppeur canadien super sympa et divertissant, puisqu’il nous faut rendre notre voiture de location, qui nous a aussi servi de moyen de stockage de nos bagages, à 18h30. Nous rendre avec tout notre barda à la gare routière voisine. Un resto de… poulet (et oui en Equateur c’est poulet riz frite) avec wifi nous accueille pour nos dernières heures Equatoriennes.

Il y a toute une région, celle de Loja, où nous n’aurons pas été avec un peu de regrets… Et celle de Puerto Lopez aussi en bord de mer… mais l’envie de bouger est trop forte et surtout nous voulons montrer aux filles une autre partie pré-colombienne de l’Amérique du sud !

Alors, en avant !

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Publié le 15 août 2019

Bilan 2 mois plus tard depuis le Chili. Depuis notre départ de l'Equateur, nous sommes plus des touristes que des voyageurs.