De zag c'est fini...en route pour En zig
Du 21 août 2018 au 21 février 2019
185 jours
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Publié le 20 février 2019

Ce n'est pas parce que l'on n'est pas à jour sur le blog que l'on ne va pas vous donner nos quelques impressions. Du coup, vous ne comprendrez peut-être pas tout. Pour faire simple, nous sommes au Japon à Okinawa et nous partons pour la Nouvelle-Zélande. Avant, nous étions au Vietnam et dans le Kansai au Japon.

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Ça fait plusieurs jours que j’y pense… de quelle façon faire un premier arrêt sur image ?

En comptant les kilomètres parcourus en 6 pays ? En vous disant qu’on a pris X avions, trains, charrette, cheval, chameau, tracteur, bateau, métro, vélo, bus assis et bus couché, voiture, tuk tuk, scooter, taxi, huber, tram, kayak, les pieds, la nage, du bus-stop…

En vous disant qu’en 6 mois, on a déjà eu les quatre saisons plusieurs fois, et parfois elles étaient concentrées sur quelques heures comme en Mongolie par exemple… Cela aurait fait palir d'envie Vivaldi ! On a quitté le debut d'hiver en Mongolie pour remonter l'automne en Corée, prendre une petite saison des pluies au Vietnam centre et suer en ce qui nous semble l'été au Cambodge... Après l'été, c'est bien connu, il y a le printemps et les cerisiers en fleurs d'Okinawa ! Vous avez tout suivi ? Que nous sommes comme des papillons avec nos zigs et nos zags, virevoltant au gré des saisons dans le désordre mais dans des tonalités chromatiques sans pareilles ! Là, trop froid brrrr vite un peu plus chaud…. Oulala, trop chaud trop chaud, vite on retourne au plus frais… Quatre jours de pluie donnent : « et si on partait dans un endroit où on peut se baigner »… et s’il y a trop de moiteur : « vvvviiittteee un climat sec j’en peu plus du linge qui ne sèche jamais et des draps humides ! ».

Peut-être que l’on devrait vous reparler des personnes qui nous ont touché et que l’on a toujours du mal à quitter, ou bien de ceux plus anonymes qui font qu’un pays garde dans notre cœur l’équivalent d’un sourire, d’un bienveillance inaltérable... Toutes ces personnes font qu’un voyage se fait, donne de la profondeur aux paysages, de la saveur à des moments simples de vie. Ce sont les autres qui nous font nous sentir parfois si petits ou vaillants, tantôt forts, tantôt faibles…

Et les sourires...

Mais les sourires…

Que c’est dur de se rendre compte que le sourire s’oublie ! Il y en a qui te réchauffe le cœur pour un très long moment ! Alors, bien sur, on ne parle pas du sourire commercial et encore que ceux d’Asie du sud-est sont quand même plaisants finalement. En tout cas, les pays sans sourires, beurrrkkk on ne veut plus y aller ! Voilà au moins une chose que l’on aura apprise sur ce semestre !

Pour faire ce premier bilan, je vais peut-être nous donner la parole chacun à notre tour.


Nous allons garder le clavier pour compléter 😉 !

Un des objectifs de ce projet a depuis le départ été de montrer le monde aux enfants. En fait, en affinant c’est devenu vivre le monde. Apprendre à vivre là où l’on est sans se projeter sans cesse et toujours tout prévoir. Ce n'est pas chose facile pour moi (Cathy), encore moins pour les enfants qui n’ont de cèsse de dire « on va où ensuite ? ». Ou bien « On fait quoi maintenant… » et souvent ses derniers temps « on rentre, on veut jouer ». J’avoue que j’ai encore beaucoup de progrès à faire pour la non projection ! Mais j’y travaille…. Peut-être qu’un autre long voyage pourrait m’aider à parfaire cet apprentissage !?

En se baladant sur les chemins que nous avons empruntés, nous savons que les filles sont extrêmement sensibilisées aux problèmes posés par les déchets, y compris les nôtres. Qu’elles ne verront plus la différence de la même façon. Qu’elles se sont aguerries face aux insectes (encore que... nous sommes toujours 3 à hurler en cœur avec les bebettes😨 passé une certaine taille), face aux changements de plan, aux aléas de tout ordre… Pas toujours facile pour les gamins formatés aux horaires rythmés de vivre sur la route…

Le bilan de ce côté est plutôt très positif. Pour notre famille, la solidarité dans des moments plus tendus s’est aussi accrue et c’est super de ressentir notre bloc quant il y en a un qui flanche…C’est là ou c’est un peu difficile pour moi. Je ne pensais pas que nous aurions si souvent des sortes d’instant où l’on est pas si bien…je ne sais si c’est à cause de la promiscuité, d’une fatigabilité aussi car depuis les fêtes nous faisons et défaisons à nouveau nos sacs tous les 4 jours maximum. Peut-être que l'on a trop idéalisé le long voyage aussi... Tantôt, une des filles va être nostalgique de sa chambre, ou copains… et quand ça va mieux, c’est l’autre… Nous, forcement, cela nous affecte au point parfois de se demander si notre projet est une bonne chose pour nous ! Et puis faire l’ecole : Pffff quel calvaire parfois. Dès que tu loupes plusieurs jours, pour les remettre en marche c’est difficile ! C’est source de conflits et d’engueulades… complètement stériles puisqu’ils faut le faire… mais quelle patience ils ont les instit 🙏 !

Je crois qu’on a tout essayé avec la carotte (une sortie pour elles ou un jouet…), le chantage, le j’me fâche, le j’m’en fiche, le on laisse tomber l’école on verra en rentrant et tu as toute la vie pour apprendre, le non on fait grève des parents car vous ne voulez pas travailler et on va encore y passer 3 plombes pour rien au final !

Ah siiii ! Tu sais que tu viens encore 🙏 de repousser ton seuil d’explosion 🤣. Ouille, c’est l’autre qui prend ton trop plein ! Oups !🙄. L’école et un tour du monde ? C’est un peu explosif je trouve…

Rassurez vous, on ne s’apitoie pas mais je pense vraiment que tout voyageur au long cours a ces sortes de spleens sans pour autant les formuler… lorsque cela arrive, une solution : se poser ! Et quand on est français, bien manger !

Pas facile aussi, car il y a toujours beaucoup de choses à voir partout et si l’on se laisse gagner par le « on ne reviendra jamais ici » alors là, on remet le turbo dans les déplacements et les découvertes… 🤔. On n’a pas encore trouvé le juste rythme ! Là encore, on s’y emploie. Mais qui sait s’il ne faudrait pas un autre long voyage… pour trouver le bon équilibre.

Allez, j’arrête avec mes tergiversations pour vous dire que l'on a hate en fait d'être de l'autre côté de la ligne mythique, celle de l'équateur... la Nouvelle Zelande nous fait rever ... Comment ? On rêve de trop ?

Attendez la suite de nos élucubrations et de nos zigs zags ! On va bien s'amuser !

Voili voilou pour ce petit bilan atypique. Ne vous inquiėtez pas, on vous fera tout plein de chose chiffrées pour le bilan final… Mais comme vous avez remarqué, nous avons pris du retard difficile à rattraper pour l’heure. Le choix des photos à sélectionner est en effet extrêmement cornélien. Allez, un petit chiffre quand même on est aux environs de

10 000 photos

et l’appareil a rendu l’ame après tant de bons et loyaux services…

Autre dilemme donc : on reprend un appareil ou on ne continue qu’avec le smartphone… A suivre car un debat intense se livre actuellement dans le cerveau de Jéjé le photographe (moi je connais l’issue mais il faut qu’il reflechisse… alors j’dis rien 😉!)

On a répondu aux questions du bilan quelques jours avant le 21 Fevrier 2019 puisque nous serons en transit depuis Naha (Okinawa au Japon), HongKong, destination : Christchurch en NOUVELLE ZELANDE…

A nous la maison mobile ou durant un mois nous n’aurons pas les sacs à faire et défaire ! 😍




Aparté par Jéjé (et Cathy hi hi hi)

Pour en revenir aux déchets, partout sauf au japon et en Corée les immondices parsèment les chemins. C'est une question d'éducation (Cathy rajoute et de choix politique aussi). En France aussi (en tout cas dans le sud-est) les bas côtés sont de plus en plus touchés. Je ne comprends même pas que l'on ai l'idée de jeter ses déchets depuis sa voiture !

La pollution est mondialisée. Sur les plages paradisiaques des îles du sud du Japon nous avons trouvé un nombre incalculable de bouteilles plastiques. Beaucoup viennent de Chine, d'autres de Jeju, du Vietnam et des Philippines. Là, la quantité est visible et impressionnante. Ca ne veut pas dire que ces pays consomment plus que nous. Heureusement, pour l'instant ils ont encore beaucoup de marchés direct producteurs. Mais les plus gros consommateurs ce sont nous, mais c'est juste que l'on a un système de traitement plus efficace. Il faut voir au Japon et en Corée le suremballage... Dire que tout les pays suivent le même modèle! Il y a 12 ans, je ne me souviens pas avoir vu ce phénomène... (Cathy dit comme les vieux... Mais tu as oublié qu'en Thaïlande ils donnaient pour un oui ou pour un non les petits sacs en couleurs... les noirs pour l'alcool....)

Bref, pour l'instant je n'y vois pas d'issue. Imaginez les 1,5 milliards de Chinois consommant comme nous plus l'Inde.... allez je vous laisse réfléchir là-dessus avant d'aller voir si c'est pire de l'autre côté de la planète. Bilan dans 6 mois.

Sayonara!