La Bulgarie est une destination encore peu connue des voyageurs. Elle offre pourtant de jolis trésors à qui saura les découvrir.
Du 28 septembre au 19 octobre 2019
22 jours
Partager ce carnet de voyage
28
sept

Il est à peine 04h30 lorsque la sonnerie du réveil nous tire du lit. Après une douche et un petit-déjeuner rapides, un contrôle de nos sacs s'impose. Nous avons pris l'habitude de faire une check-list avant chaque départ, histoire de ne rien oublier. Après une bonne demi-heure de marche sous une pluie fine, nous atteignons la gare routière de Strasbourg. Le FLIXBUS qui part à 06h05, doit arriver à l'aéroport de Bâle-Mulhouse à 07h55... et l'avion décolle une heure plus tard. Nous avons clairement pris des risques ... Le moindre retard dans le trajet et c'est la cata. Heureusement, nous arrivons à temps, mais sommes les derniers à l'enregistrement.

Il nous tarde désormais de nous lancer sur les traces ... des Thraces.

- 2 allers simples Strasbourg - Aéroport Bâle-Mulhouse : 18.00 € (FLIXBUS)

- 2 allers-retours Bâle-Mulhouse avec 1 bagage en soute + 2 bagages en cabine: 112.00 € (WIZZ AIR)

Après les formalités douanières, nous quittons l'aérogare en évitant soigneusement les habituels rabatteurs de taxis. A l’extérieur, un soleil radieux nous accueille, le thermomètre affiche déjà 28°. Il est plus que temps de rejoindre notre logement RBNB qui se trouve à l'autre bout de la ville. Nous empruntons les bus 84 puis 204, une petite heure de trajet en perspective.

A Sofia, le réseau de transports en commun se modernise, mais il reste encore un peu vieillot. Certains tramways ont plus de 50 ans. Les tickets s'achètent dans des petites boutiques de rue ou directement auprès du chauffeur, à condition de donner le montant exact.

- 1 ticket bus métro ou tram: 1.60 LEV / personne et par trajet + 1 par gros bagage;

- 1 carnet de 10 tickets: 12 LEVA;

- Pass une journée: 4 LEVA.

Transports en commun à Sofia (bus)

Polina, notre hôtesse, nous accueille au croisement de deux rues, l'adresse indiquée par notre GPS s'étant révélée fausse. Elle est accompagnée de son chien Arty. Son appartement est situé en banlieue, non loin d'un arrêt de bus. Le quartier semble paisible, mais les immeubles sont d'un autre âge; ils datent très probablement de l'époque soviétique. L'appartement est simple, propre et plutôt fonctionnel. Un détail nous interpelle : Il n'y a pas de radiateur au mur et encore moins de chauffage au sol.

Chez Polina 

Cinq nuits du 28 septembre au 03 octobre, deux voyageurs, une chambre privée, sans petit déjeuner : 97.01 € soit 19.40 € par nuit.

Nous passons une bonne partie de l'après-midi à nous familiariser avec les lieux et à faire plus ample connaissance avec Polina. C'est une femme charmante, avenante et joviale qui a le dialogue facile. Nous achetons quelques provisions dans une grande surface du quartier, en attendant de trouver un marché local. Ce soir, c'est détente et resto. Nous en avons repéré un dans le coin, sur lequel nous avons jeté notre dévolu, la taverne DORYAN.

De la cuisine bulgare, nous ne connaissons que le yaghourt, et encore. N'écoutant que notre faim, nous avons opté pour un assortiment de légumes et de viandes grillés (brochettes de porc et de poulet, saucisse "Kebabche" ...), accompagnés de Lyutenitsa, une délicieuse sauce à la tomate et au poivron que l'on trouve sur toutes les tables du pays. Ce soir, nous avons été gâtés. D'une part, les plats, quoique simples, étaient excellents et copieusement servis, d'autre part nous avons pu assister à un petit spectacle de chansons et de dances locales, qui rendaient l'atmosphère plus agréable, plus joviale.

Dans les restaurants, le pain est toujours payant.

Plats typiques bulgares ... vaisselle typique bulgare 
29
sept

South Park (Южен парк)

Sofia (en cyrilllique София), peut très facilement se visiter à pied, même en partant des quartiers un peu excentrés de la ville. C'est tant mieux car nous aimons marcher. Nous commençons notre "city tour" par South Park, qui se trouve à un petit kilomètre de notre logement. Joli mais sans plus. Nous sommes dimanche, il fait très beau, les locaux flanent.

South Park (Южен парк) 

Le boulevard Vitosha  (Бул. ВИТОША)

Poursuivant notre chemin, et après une pause café/pâtisserie (mais aussi, avouons-le, pour soulager nos vessies), direction le centre historique. Notre hôtesse nous confiait que le boulevard Vitosha (du nom du massif montagneux qui surplombe Sofia), était un peu les Champs-Elysées bulgares ... Bon, ben on en est un peu loin ! Ce n'est qu'une une grande artère piétonnière, flanquée de boutiques, de cafés, et de restaurants, sans oublier les incontournables magasins de souvenirs, où l'on trouve notamment, les vrais costumes traditionnels bulgares "Made in China" ou les cosmétiques à la rose alba, plus chers que presque partout ailleurs. Bref, on en a vite fait le tour ... Sans réel intérêt pour nous.

Le boulevard Vitosha

Nous quittons cette grande avenue en passant par les petites rues adjacentes, direction de Nord de la ville. Une petite séance photo s'impose devant la Cour de Justice, avec sa belle façade en calcaire blanc, ses douze colonnes et ses deux lions majestueux qui semblent garder l'entrée.

Cour de justice de Sofia

La cathédrale Sainte Nédélia (Света Неделя) & la mosquée Banya Bashi

La capitale bulgare regorge de monuments, mais il s'agit pour l'essentiel, d'édifices religieux. Le pays compte 83% de chétiens orthodoxes, un peu plus de 12% de musulmans et une petite communauté juive de 5000 âmes. On y trouve quantité d'églises orthodoxes ou romaines, une très belle église russe, une autre arménienne, quelques cathédrales, une jolie mosquée et une discrète synagogue.

Nous visitons d'abord la cathédrale orthodoxe Sainte Nédélia. Datant probablement du 10ème siècle, elle a été détruite et reconstruite à plusieurs reprises. Le bâtiment actuel, à l'architecture plutôt sobre, est relativement récent, son édification s'est terminée en 1863. Il est tristement célèbre en raison d'un attentat politique perpétré en 1925, au cours duquel 128 personnes furent tuées et qui causa d'importants dégâts notamment au niveau du dôme. A l'intérieur, derrière la nef, notre regard est immédiatement attiré par la superbe iconostase dorée, réalisée dans le plus pur style orthodoxe. Nous ne nous attarderons cependant pas trop longtemps en ce lieu, une messe est dite pour un mariage.

Le dimanche à SOFIA, c'est le jour de mariage ... 



Nous devons encore marcher environ 200 mètres avant d'arriver à la mosquée ... En chemin nous croisons la statue de Sainte Sophie (Статуя на Света София). Elle mesure 8 mètres de haut et a été érigée en 2000, en remplacement de celle le Lénine ... Les temps changent.




Nous croisons aussi ... une pâtisserie. Cruelle erreur 😉 !

Cette fois ce sera génoise aux fraises et duo de chocolats 

Nous voilà enfin devant la mosquée Banya Bashi (Баня баши джамия), une des plus anciennes d'Europe (construite en 1567) et la seule à Sofia. Son nom signifie "beaucoup de bains". Nous nous contenterons de n'admirer que l'extérieur. Le ciel commence à se couvrir, il est temps de poursuivre notre visite.

La mosquée Banya Bashi de Sofia

C'est un peu par hasard que nous tombons sur le jardin royal (Царска градина), un joli petit parc avec fontaine, qui abrite notamment, le musée d'histoire régionale. Nous ne l'avions pas prévu, mais ce petit détour en vaut vraiment la chandelle.

Le musée  d'histoire régionale de Sofia et le jardin royal

La cathédrale Saint Alexandre Nevski (КатедралаСвети Александър Невски)

S'il y a un monument à voir à Sofia, c'est bien cette majestueuse cathédrale orthodoxe de style néo-byzantin. Ce n'est pas pour autant une vieille dame, la belle fut construite entre 1904 et 1912. Avec pas moins de cinq nefs et trois autels, elle peut accueillir environ 6000 fidèles. Les coupoles sont dorées à l'or fin.

 La cathédrale saint Alexandre Nevski de Sofia belle de jour comme de nuit

Le décor intérieur est plutôt décevant. Pour être franc, on en a vu de bien plus belles (celle de notre ville Strasbourg, par exemple 😀). L'endroit est sombre, mal éclairé. On peut cependant admirer le petit musée des icônes qui se trouve derrière la crypte. Si l'entrée est gratuite (ce qui selon moi est normal pour un lieu de culte), prendre des photos vous coûtera 10 BGN ... et le gardien veille au grain.

 La cathédrale saint Alexandre Nevski de Sofia (intérieur)

Sur le parvis, nous rencontrons un couple de touristes français, la soixantaine bien tassée, en voyage organisé dans les Balkans. Ils reviennent tout juste d'un crochet dans la campagne bulgare. Curieux, nous leur demandons leur impressions. Leur réponse nous laisse perplexes. Ils n'ont clairement pas aimé. Pour eux, les gens sont froids, rustres et peu accueillants. Nous verrons bien.

Autres monuments

Il est presque 18h00, nos jambes se font un peu lourdes, nous commençons à ressentir la petite huitaine de kilomètres déjà parcourue. Nous continuons vers le sud pour nous rapprocher de notre lieu de séjour. Passage éclair devant l'université, puis devant l'assemblée nationale (Народно събрание на Република България) en face de laquelle trône le monument au Tsar libérateur, érigé entre 1901 et 1903, en l'honneur de l'empereur russe Alexandre II, qui libéra la Bulgarie de la domination ottomane pendant la guerre russo-turque (1877-1878).

Université - monument du tsar libérateur - Assemblée nationale 

C'est encore par hasard que nous découvrons les restes d'une des murailles fortifiées de Serdica. Ulpia Serdica est en fait l'ancien nom de Sofia, lorsqu'elle fut crée au premier siècle de notre ère, sous l'empire romain. Ces ruines, coincées entre la rue et des immeubles modernes, ne figurent que très rarement dans les guides touristiques. Un écriteau est gravé dans la pierre, les explications sont en bulgare et en français.

Restes d'e l'angle nord-Est de la muraille fortifiée de Serdica (Sofia) 

Peu après, nous croisons une patrouille de gendarmes ... Le mot "gendarmerie" est écrit en cyrillique et ... en français s'il vous plaît !

 La gendarmerie bulgare

Les pâtisseries étant déjà bien digérées, la faim commence à se faire sentir. Direction l'église russe, puis le resto russe du coin.

La très belle église russe de Sofia 
Restaurant "ARBAT". Au menu bortsch et grillades  (peut être des chachliks)
En déssert,  délice au chocolat et en premier plan, le célèbre gâteau "Napoléon" 

A 22h00, il est désormais temps de rentrer ... A pied naturellement.

30
sept

Lundi déjà ... Notre semaine commencera par ... rien, sauf un peu de repos, une lessive et un resto le soir.

Restaurant FIORE, Sofia - Repas complet  pour deux personnes 39.80 BGN
1
oct

Aujourd'hui nous nous levons tard, vers 10h00. Après tout, nous ne sommes pas pressés, trois ou quatre jours pour visiter la capitale bulgare, seront largement suffisants.

Nous passons donc un peu de temps avec Polina, nous apprenons à nous connaître et commençons à nous apprécier. Elle loue deux chambres, dont la nôtre, ça lui permet d'arrondir ses fins de mois.

Il fait encore beau aujourd'hui, un bon 25° et le soleil toujours au rendez-vous. Après un petit-déjeuner frugal, nous repartons à pied vers le centre ville.


La synagogue, le marché central et le marché fermier

Nous passons devant la seule synagogue de Sofia (Софийска синагога), c'est la troisième plus grande d'Europe et l'une des deux seules actives du pays. Nous ne pouvons pas visiter l'intérieur, c'est fermé.

La synagogue de Sofia 

Il nous faut trouver un marché, un vrai, avec des produits de la campagne. Il y a d'abord le marché central (Централни софийски хали), tout près de la synagogue. Ce n'est pas exactement ce que nous recherchons. Les boutiques proposent essentiellement de l'alimentation industrielle.

 Le marché central de Sofia (extérieur)
 Le marché central de Sofia (intérieur)

C'est certainement au marché fermier, (Женски пазар ou PAZAR en bulgare), non loin du marché central, que nous trouverons ce que nous recherchons. Gagné ! Dix minutes plus tard, nous voilà repartis avec un sacs de 500 gr. de framboises bien fraîches, que nous devrons trimballer toute l'après-midi. C'est décidé, demain nous en ferons une tarte.

Le marché fermier  de Sofia

Petit tour vers l'église rotonde Saint Georges. C'est le monument architectural de mieux conservé de l'époque romaine, érigée au début du IVème siècle, durant le règne de l'empereur romain Constantin le Grand.

 L'église rotonde Saint Georges

Nous passons devant la banque nationale bulgare puis prenons le bus pour rentrer. Nous avons encore quelques courses à faire. Pour le reste, nous verrons demain.

Banque nationale de Bulgarie à Sofia - courses au supermarché du coin - Relax à la maison
2
oct


C'est le dernier jour complet que nous passons chez Polina. Nous dînerons chez elle ce soir et c'est à nous de préparer le repas. La tarte aux framboises est confectionnée dès le matin.

Nous achèterons de quoi manger et du vin rouge local (KARNOBAT), sans oublier quelques fleurs en guise de remerciements ; notre hôte est quelqu'un de très attachant. Nous ne concevons pas de voyages sans un minimum de rencontres. Le vrai trésor, c'est les autres.



Arty, cette grosse boule de poils turbulente, nous a tout de suite adoptés. Il demande et offre beaucoup d'affection.

Petite balade matinale

CHIOCOLATTI, la tentation imprévue

Ce n'est qu'en début d'après-midi que nous partons pour notre dernier jour de visite à Sofia. En chemin, nous sommes attirés par une boutique merveilleusement bien décorée. C'est une chocolaterie artisanale, tout à fait le genre d'endroit auquel nous ne pouvons résister bien longtemps. L'intérieur est cosy, on s'y sent tout de suite bien. La patronne, qui parle un parfait français, nous accueille tout sourire. Nous craquons immédiatement pour quelques délices chocolatés fraîchement confectionnés, qui accompagneront notre expresso à l'italienne. Nous quittons les lieux avant d'avoir tout dévoré.

Magasin CHOCOLATTI, Sofia 
Le sourire de Véronique en dit long ... 

Les jardins municipaux et les arènes de Serdica

Nous longeons les jardins municipaux (Градска градина) qui abritent le magnifique théâte Ivan VASOV (célèbre poète et homme politique bulgare), avant de nous diriger vers l'amphitéâtre de SERDICA.

Le théâtre Ivan VASOV à Sofia

Cet ouvrage n'est pas facile à trouver, car il se situe au sous-sol de l'hôtel "ARENA DI SERDICA", un établissement haut de gamme où nous sommes bien accueillis. Le personnel doit avoir l'habitude de voir débarquer des touristes qui veulent admirer ces fameuses ruines antiques. Nous ne sommes pas déçus. Ces vestiges ont été découverts en 2004. Pendant l'époque romaine, des combats de gladiateurs s'y déroulaient. Il faut ajouter que cet amprithéâtre était presque aussi grand que le colisée de Rome, environ 10 mètres de moins.

Amphithéâtre de Serdica à Sofia

Un petit groupe de chats errants a élu domicile non loin de l'hôtel. Il y en a un peu partout à Sofia, beaucoup ont l'air bien portants mais d'autres semblent souffrir de la faim. Nous nous sommes résolus à acheter des croquettes, que nous distribuerons au gré de nos balades.

Chats errants à Sofia 

La basilique Sainte Sophie et la tombe du soldat inconnu

La basilique Sainte Sophie (Храм Света София ou SVETA SOFIA) se trouve à quelques pas de l'amphitéâtre de Serdica. C'est un édifice chargé d'histoire car c'est cette église qui a donné son nom à l'actuelle capitale bulgare, Sofia. Elle a été bâtie sur une ancienne nécropole Thrace. On y célèbre même des messes en français.

Le tombeau du soldat inconnu bulgare se trouve sur le côté sud l'église. C'est un endroit plutôt discret, mais il a une histoire, lui aussi.

La tombe du soldat inconnu  bulgare à Sofia

Le monument est inauguré en 1941. Mais lors des bombardements des Alliés durant la seconde guerre mondiale, il est sérieusement endommagé. Après 1944 la sculpture du lion qui a survécu aux bombes, est posée en face de l’ancienne résidence du roi "Vrana" près de Sofia. La sculpture disparait jusqu’en 1975, lorsque quelqu’un l’a retrouvée ... dans un camping !

Le monument à l'armée soviétique, le pont aux aigles et le mausolée Battenberg

Ce monument (Паметник на Съветската армия) presque d'un autre âge, doit être le plus controversé de Bulgarie. Il a été édifié en 1954, en pleine occupation soviétique, à la gloire de l'Armée Rouge qui libéra le pays du joug allemand en 1944, mais qui l'occupa par la suite. Il devait être rasé en 1993, mais la municipalité de Sofia n'en fit rien.

Le monument à l'armée soviétique à Sofia 

Nous marchons quelques pas depuis le monument à l'armée soviétique pour voir le fameux pont aux aigles (Орлов мост) dont on nous a tant parlé. Une jolie structure, mais sans réel intérêt historique.

Le pont aux aigles  à Sofia

Il en va tout autrement du Mausolée de Battenberg (Мавзолей на княз Александър I Батенберг), malheureusement fermé au public lors de notre passage. Nous arrivons une demi heure trop tard. Il abrite le tombeau d'Alexandre BATTENBERG (Alexander Joseph von Battenberg) , premier prince bulgare (principauté de Bulgarie) et neveu du Tsar Alexandre II de Russie. Il accèda au trône de Bulgarie après la guerre entre la russo-turque de 1877-1878.

Le mausolée Battenberg  à Sofia

Il est 18h00 passées, le jour commence à tomber lentement. Il est plus que temps de rejoindre notre logement et d'y retrouver Polina avec une soirée sympa en perspective.


Repas aux chandelles avec Polina

Nous voulons marquer le coup et fêter notre dernière nuit chez notre adorable hôte, en préparant un bon repas que nous partagerons ensemble. Nous avons bien acheté tout ce qu'il faut, mais Polina nous a réservé de belles surprises. Elle a d'abord dressé une jolie table avec une nappe rouge et des verres en cristal et à sorti une bonne vieille bouteille de ... KARNOBAT. Cette attention nous va droit au ❤️.

Préparation du repas et apéro 

Les filles ont tenu à préparer ensemble le repas avant de prendre l'apéro. Ce sera vin rouge (disons, du KARNOBAT) avec pois chiches salés, que semblent apprécier les bulgares. Polina a aussi préparé l'incontournable Lyutenitsa qui accompagnera les traditionnels kebapche.

Dernière soirée en compagnie de Polina 🙁 ...

Que de bons moments passés ensemble, nous avons bien discuté, bien rigolé, bien mangé et bien bu. Cette dernière soirée a été très chaleureuse. Merci à toi Polina. Il va être difficile de se lever demain.

Euh, oui en effet ... Zzzzz 😴😪
3
oct

Véronique m'a convaincu de louer un véhicule pour le reste de notre séjour en Bulgarie. Pour être franc, cette option ne me plait pas vraiment. Voyager en voiture, c'est à coup sûr ne rencontrer personne. Nous verrons bien. Il faut dire que le pays est très mal désservi par le réseau ferré, les bus y sont également rares surtout du côté de RILA, où nous irons visiter le célèbre monastère. Direction l'aéroport, en métro cette fois.

Comptoir de location de véhicules à l'aéroport de Sofia (terminal 2)

Location d'une voiture KIA CEED du 03 au 17 octobre 2019 inclus (14 jours) avec assurance et kilométrage illimité : 125 € (245 BGN) soit 8.93 € par jour.

C'est parti, nous quittons enfin la ville. Lorsque l'on arrive dans un pays, la visite de la capitale semble presque incontournable. Mais ce n'est pas dans les grandes métropoles au mode de vie souvent standardisé, que nous trouverons notre bonheur. L'âme d'un pays se trouve au cœur de ses campagnes.


Nous empruntons l'autoroute A3 vers le Sud, direction PASTRA, où nous avons réservé une chambre pour une journée minimum. Nous envisageons une rando de deux jours dans les montagnes du Parc National de RILA avec en ligne de mire les 7 lacs, et une halte au refuge LOVNA HUT ou Ivan Vasov (la photo n'est pas de nous) que nous avons contacté depuis Sofia, avec l'aide précieuse de Polina qui nous a servi d'interprète. Ce n'est pas gagné, les conditions météos seraient exécrables. Nous verrons une fois sur place.


Le contact avec le personnel du refuge Ivan VASOV n'est pas évident, les employés ne parlent que le bulgare, et ils ne répondent pas forcément au téléphone.

Petite pause à DOUPNITSA, une petite ville de campagne idéalement située au deux tiers de notre route. Jolie mosquée en pierre et ... pâtisserie italienne 😉.

La mosquée de DOUPNITSA 

La section de route Sofia - Bobochevo est la plus longue mais aussi la plus rapide. Il ne nous reste qu'un petit tronçon d'une bonne vingtaine de kimomètres à parcourir jusqu'à PASTRA, en empruntant une petite route de montagne, d'où nous pouvons admirer le paysage. Nous atteignons notre destinations vers 16h30. Le temps est maussade, il commence à pleuvoir.

A PASTRA, une belle surprise nous attend. Nous avons réservé depuis Sofia, une chambre à l'hôtel MAGIC OF RILA. C'est un lieu charmant, situé à côté d'une petite rivière, et non loin du monastère. l'endroit idéal pour recharger les batteries et nous détendre. Notre chambre est spacieuse et confortable et dispose d'une terrasse.

Hôtel MAGIC OF RILA à PASTRA 

Chambre double pour une nuit, petits-déjeuners compris : 55 BGN (27 €). Paiement en espèces uniquement.

Après une petite balade dans les environs, nous profitons de la taverne de l'hôtel. Là encore, bonne surprise : Cuisine traditionnelle bulgare et faite maison, dans un décor simple mais convivial. Nous craquons pour un Kavarma. Véro l'a choisi au poulet, moi au porc. Le kavarma (également appelé "kebab kavarma") est un plat très populaire dans ce pays. C'est une sorte de ragoût qui mijote très lentement dans un plat en argile. Un délice.

Kavarmas (poulet et boeuf) et desserts maison. 
4
oct

Le petit-déjeuner n'est servi qu'à partir de 09h00. C'est un peu tard. Tant pis, nous resterons un peu plus longtemps sous la couette et traînerons, sous la douche et la douche ici, sont dans les toilettes. Pas très glam tout ça!

Les douches/WC et petit-déj à l'hôtel MAGIC OF RILA à PASTRA  (ok, association malheureuse mais bon ...)

En raison de la mauvaise météo, et n'ayant pas pu joindre le refuge, adieu la rando, adieu les 7 lacs. Vraiment dommage ! Une autre fois peut-être. En conséquence, nous réservons un RBNB à DEVIN, une toute petite ville de montagne du Sud du pays.


Le monastère de RILA ( Рилски Манастир)

Tous les superlatifs ne suffiront pas à qualifier la stupéfiante beauté de ce lieu tant majestueux que reposant. Pas étonnant qu'il soit inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO (en 1983) ! Il a tout de même eu chaud, puisque partiellement détruit par le feu au début du XIXème siècle, avant d'être rebâti quelques années plus tard. Les photos parlent d'elles-mêmes.

Le monastère de RILA, dans la brume et sous la pluie



L'endroit aspire au calme. C'est sans nul doute pour cette raison qu'un petit groupe de chats malins y a élu domicile. Les félins profitent impudemment de la charité bien ordonnée des nombreux visiteurs. 😉

Le stationnement et l'accès au site sont payants, compter environ 12 BGN par personne. Il n'y a aucun distributeur de billets à proximité.

Il est possible de passer une nuit dans ce monastère, sous certaines conditions (disponibilité, comportement, tenue vestimentaire).

En route vers les Rhodopes

Nous quittons RILA vers midi. Devin, notre prochaine destination ne se trouve qu'à environ 220 km, mais nous ne pourrons emprunter que des petits axes, cette partie du pays est très mal desservie. Heureusement, la campagne nous revigore. Vers 16h30, sur la route secondaire 1972, entre FARGOVO et VALKOSEL, un poids-lourd se met en "portefeuille" et bloque la circulation dans les deux sens. Une file de plusieurs centaines de mètres s'est formée de part et d'autre de l'incident. Je monte voir ce qu'il se passe. Nous nous mettons à plusieurs et à force de pousser ce tas de ferraille sur roues, il finit par se débloquer.

La campagne bulgare entre RILA et DEVIN 

Dès notre arrivée à DEVIN dans la soirée, nous nous mettons à la recherche de notre logement RBNB. Une fois encore, le système GPS nous a satellisés. Après avoir contacté la responsable du logement, qui vit à ... Londres (UK), nous parvenons non sans mal à notre logement. C'est sa soeur Magdalena, ne parlant que le bulgare, qui nous accueille. Nous prenons rapidement possession des lieux et filons au petit resto situé à une trentaine de mètres de notre lieu de résidence. La route, ça creuse.

L'endroit est charmant et paisible, très paisible même : Nous seront les seuls clients de la soirée.

Décor du restaurant chez Véronika à Devin 

Au menu une soupe au poulet pour Véro et la célèbre "Chkembe tchorba" (soupe aux tripes) pour moi. J'avais déjà goûté ce plat en Roumanie l'année précédente et en Turquie (Istanbul) il y a une petite décénnie. La suite du repas est végétarien: Banitsa des Rhodopes aux épinards (Баница) pour madame, et Patatnik (пататник) au fromage (probablement du Siréné) pour moi. Ces deux plats sont typiques et très populaires en Bulgarie. Les portions sont si gargantuesques que nous décidons d'emporter les restes (C'est la première fois que nous le faisons).

Dans l'ordre :  Chkembe tchorba, soupe au poulet, Patatnik et Banitsa des Rhodopes

La veille du Nouvel An, 10 jours après les 40 jours de jeûne, les Bulgares préparent la banitsa au siréné, et la remplissent de vœux et de messages de chance. C’est une coutume très populaire. Traditionnellement, un porte-bonheur est posé au cœur de la banitsa et très précisément pour cette banitsa du réveillon du Nouvel An. Ce porte-bonheur s’appelle kusmeti, littéralement “chances”, “fortunes”, ou “chanceux”. Il peut être une pièce de monnaie ou de petits objets symboliques comme par exemple, et surtout une petite branche de cornouiller avec un ou plusieurs boutons, symbolisant la santé et la longévité.

Il est l'heure de rejoindre Morphée. Notre chambre est spacieuse et confortable. La salle de bain fait office de petit coin et comme à PASTRA, la douche se trouve dans les toilettes. Une petite cuisine est mise à notre disposition et nous avons accès à une grande salle annexe ainsi qu'à une belle terrasse couverte. Nous ne sommes vraiment pas déçus, bien au contraire.

 Notre chambre avec vue sur le massif des Rhodopes 

Cinq nuits du 04 au 09 octobre, deux voyageurs, une chambre privée, avec petit déjeuner : 100.36 € soit 20.08 € par nuit.

5
oct
5
oct

Il est à peine 07h00 lorsque Véro se lève. Pour le petit-déjeuner, Magdalena nous a préparé du vrai yaghourt bulgare, au lait de ferme. C'est nourrissant et vraiment excellent.

taPetit-déjeuner  avec yaghourt fait maison

Nous consacrons la matinée à faire le tour de la ville avec une idée en tête : Acheter de quoi faire un babecue demain. Il y en a un dans le jardin, à l'avant de la propriété. Nous y avons convié Magdalena et sa famille. Elle vit sur place avec son époux et son fils, dans un appartement au rez-de-chaussée de la résidence.

DEVIN (Девин) est une petite ville de montagne, située à une altitude de 715 mètres. A partir du mois d'octobre, le froid commence à se faire sentir dès la tombée de la nuit. Les commerces y sont peu nombreux. Il est cependant possible de trouver des produits de la ferme. Nous y avons acheté du lait frais et non pasteurisé (1.50 BGN/ litre). Mais cette localité est surtout connue pour son eau minérale d'exception. Elle serait l'une des meilleures d'Europe.


L'après-midi, je profite de la venue d'une coiffeuse à domicile pour me faire couper les cheveux ... Puis nous partons vers la grande ville de SMOLIAN (смолян) , d'où nous rapportons de la viande, des légumes et du Karnobat pour le barbecue du lendemain.

Une coupe de cheveux classique homme : 5 BGN (2.50 €).

... Le soir, nous dînons sur place. Au menu notamment, les restes du Patatnik et de la Banitsa accompagnés d'un bon petit rouge du coin.

6
oct

Aujourd'hui, Véronique se lève à 07h00. Pour moi, c'est peu plus compliqué ...

Zzzzz 

Rien de tel qu'un petit-déjeuner avec des beignets tout frais, confectionnés avec amour par notre hôte, pour nous requinquer.

Petit-déjeuner à DEVIN

L'Oeil de l'Aigle (ОРЛОВО ОКО)

Nous prenons la route 197 vers le Sud. La grotte de Yagodina (Ягодина), située à environ 25 km de Devin, aurait dû être la première étape de cette journée dans le massif des Rhodopes. Mais voilà, en chemin, plusieurs gaillards nous barrent la route et viennent à notre rencontre. Des chasseurs ? En fait pas du tout. Ils proposent de nous conduire en 4X4 vers un très joli point de vue: L'oeil de l'aigle. C'est un sommet qui culmine à 1563 mètres et qui offre un magnifique panorama des alentours. On peut y accéder à pied, mais cette option nous prendrait beaucoup trop de temps. Comme quelques autres touristes, des bulgares, nous acceptons l'offre.

Montée en 4X4 depuis la route 197 jusqu'à l'Oeil de l'Aigle (Eagle's Eye) : 12 BGN (6 €) par personne. Un trajet dure environ 20 minutes.

Le chemin qui mène au point de vue est très accidentée. Nous n'aurions jamais pu y accéder avec notre voiture. Le chauffeur est souriant et très sympathique. Ils nous a promis une vue d'exception. En attendant, c'est tape-cul en 4X4, et on rigole bien. Nous croisons d'autres touristes qui reviennent de cette petite expédition. Ils ont l'air ravis.

Dans le 4X4 en direction de l'Oeil de l'Aigle 

Notre conducteur ne nous avait pas menti, loin s'en faut. C'est un panorama d'exception qui s'offre à nous.

Vue depuis l'oeil de l'Aigle 

Nous profitons de ce lieu magique pendant une bonne vingtaine de minutes. Et cerise sur le gâteau, le beau temps est au rendez-vous, la vue est parfaitement dégagée. Une petite plateforme en acier a été construite à cet endroit. Encontrebas, pas moins de 600 mètres de vide.

La grotte de Yagodina (Ягодинска пещера) 

Après être redescendus de l'Oeil de l'Aigle nous nous poursuivons jusqu'à la grotte de Yagovina, à 2.5 km de là. Nous sommes dimanche et il y a foule en ce milieu de journée. L'endroit est très apprécié des touristes, y compris des bulgares.

 Devant l'entrée du site

Entrée 8 BGN par personne - Parking 2 BGN. Visite guidée d'environ 45 minutes.

Dans la grotte de Yagovina, il y a même un sapin de Noël

Les gorges de Trigrad (Триградското ждрело)

Notre prochaine étape nous conduit jusqu'aux gorges de Trigrad, dont Polina nous avait tellement parlé. Et elle avait bien raison ! Le coin est magnifique et là encore, très touristique.

Les gorges de Trigrad et environs 

A bientôt 17h00, il est temps de rentrer à Devin pour notre soirée barbecue.

Super soirée à Devin

Nous avons apporté de quoi nourrir un demi bataillon. Mais Magdalena a tout de même prévu le reste, notamment un cubi de trois litres de Karnobat, ça promet ! On avait l'air un peu fins avec nos deux bouteilles. Tandis que nous sirotons l'apéro, son mari s'occupe de faire griller la viande et les légumes. Chez eux, on ne mange qu'une fois que tout a été cuit.

Préparation et apéro 
Les filles ne sont pas en reste 

Après une bonne heure d'apéro, il est temps de passer à table. Magdalena a aussi ramené de la Banitsa des Rhodopes. Son mari, qui travaille à l'entreprise d'eau minérale de Devin, me fait goûter la MASTIKA pure qui tape au moins les 50°. C'est de l'eau, mais de l'eau de vie, un parent proche du Raki ou de l'Ouzo. Ca réchauffe et c'est tant mieux, car il commence à faire froid.

Nous finirons le repas à l'intérieur, devant un feu. Le mari de Magdalena nous quittera plus tôt, il doit aller travailler.

Soirée barbecue avec Magdalena et sa famille. 
7
oct

Le monastère de BATCHKOVO (Бачковски манастир)

Nous quittons DEVIN dans la matinée pour rejoindre le point le plus au Sud de nos visites prévues aujourd'hui : Le monastère orthodoxe de BATCHKOVO. Construit à la fin du XIème siècle, il est d'une beauté époustouflante. Son architecture rapelle un peu celle du monastère de Rila. Ce lieu vaut franchement le détour, notamment pour l'intérieur des églises.

Parking payant: 2 BGN (1 €) pour un véhicule de tourisme.

Un petit parc, appartenant au monastère est également à visiter.

Parc du monastère de Batchkovo 

La forteresse d'ASENVOGRAD (Асенова крепост)

Environ 10 Km séparent le monastère de BATCHKOVO de notre prochaine visite, la très belle forteresse médiévale d'ASENVOGRAD et son joli point de vue sur les montagnes environnantes (massif des Rhodopes). Erigée en 1230 par Ivan Asen II, tsar de Bulgarie, elle a encore fière allure, même s'il ne reste que quelques pans de murailles et les vestiges d'une tour.

Entrée : 4 BGN (2 €) par personne - Parking 1.50 BGN (0.75 €) pour un véhicule de tourisme.

La  forteresse d'ASENVOGRAD, haut lieu de l'histoire bulgare

Elle renferme une très jolie église byzantine du XIII ème siècle avec de magnifiques peintures murales.

La  forteresse d'ASENVOGRAD, intérieur de l'église byzantine 

PLOVDIV (Пловдив), la ville aux sept collines

Nous empruntons la route 86 vers le Nord et arrivons à PLOVDIV après une petite demi-heure de route (env. 25 km). C'est la seconde plus grande agglomération du pays mais aussi la plus vieille ville d'Europe encore habitée. Elle est née il y a 6000 ans, avant même Rome ou Athènes. Un peu en dehors des sentiers battus, elle vaux pourtant le détour.

Au gré des conquêtes et des libérations, l'antique cité thrace s'est enrichie des influences de ses voisines gréco-romaines, ottomanes et slaves ; elle a su en préserver toute l'authenticité comme en témoignent ces monuments, ses places, ses édifices religieux ou ses rues pavées avec ses maisons colorées, qui invitent à la flânerie.


Le théâtre romain

Bâti en début du 2ème siècle à l'époque ou PLOVDIV s'appelait Trimontium, il n'a été découvert qu'en 1968, lors de fouilles archéologiques. Aujourd'hui, il peut accueillir 3000 personnes ; sa scène est utilisée pour des opéras ou des concerts ou autres spectacles en plein air.

Le théâtre romain de PLOVDIV 

L'entrée est payante mais il est aussi parfaitement visible depuis les grilles de la clôture qui surplombe l'édifice.

L'ancien stade de Philippopolis (nom romain de Plovdiv)

Ce stade antique s'inscrit dans la plus pure tradition romaine. Construit au 2ème siècle sous le règne de l'empereur Marc Aurèle, il était en capacité d'accueillir jusqu'à 30 000 spectateurs qui pouvaient assister à des courses de chevaux ou même des combats de gladiateurs. Il mesurait 240 mètres de long sur 50 de large. Bien qu'il soit l'un des bâtiments les plus grands et les mieux conservés de l'époque de la Rome antique dans la péninsule balkanique, il n'en reste aujourd'hui que quelques vestiges (notamment des gradins) toutefois bien conservés.

Le stade antique de  Philippopolis 

La mosquée Djoumaya (Джумая)

Elle est aussi une vieille dame, puisqu'érigée au 13ème siècle sur les fondations d'une église chrétienne (Sainte Petka), sous le règne du sultan Murad II, à l'époque où la Bulgarie était encore ottomane. Toujours fréquentée, on peut la visiter en dehors des heures de prière.


La mosquée Djoumaya, implantée dans les rues piétonnes de PLOVDIV 

La vieille ville

A quelques encablures de l'hyper-centre, changement d'ambiance et de décor. Les boutiques modernes, la foule et le bruit, laissent petit à petit place aux maisons colorées bourgeoises et aux rues pavées datant de la renaissance bulgare, lorsque la ville affirmait son identité face à l'envahisseur ottoman. Cette belle époque qui perdura entre le 18ème et le 19ème siècle, aboutit à la proclamation de l'autonomie du pays en 1878. PLOVDIV attirait alors les esprits éclairés comme le poète français LAMARTINE, qui y fit escale en 1833 à l'occasion de son "voyage en Orient". La maison qu'il occupait abrite aujourd'hui un petit musée.

la vieille ville et maison du poète français LAMARTINE 

Une belle soirée à Devin


Nous avons décidé d'inviter notre charmante hôtesse Magdalena et sa famille à partager un peu de ... Karnobat. Quelques verres, un paquet de "sticks" feront bien l'affaire, après tout la soirée est déjà bien avancée.

Seuls clients de l'établissement jusqu'alors, voilà que nous croisons de trois ou quatre nouvelles têtes qui viennent troubler notre quiétude, occuper NOS lieux. Mais qui sont-ils ?

L'heure avance et toujours point de Magdalena en vue. Si la bouteille reste intacte, le stock de sticks diminue dangereusement.


Et voilà que les "envahisseurs" prennent leurs aises, ils s'installent même à notre table et ils ne sont pas venus les mains vides les bougres, biens au contraire ! De bons petits plats locaux, chauds et appétissants viennent à présent narguer nos sticks ! C'est à peu près à ce moment que Magdalena fait son apparition, accompagnée de son fils et de son mari. Elle nous apprend que les nouveaux sont en fait ... des anciens, des habitués. Ils passent la nuit dans cette pension tous les mardis puis des lustres. Commerçants ambulants, ils tiennent un stand au marché de DEVIN chaque mercredi.

Magdalena n'est pas venue les mains vides non plus, elle a rapporté de la Banitsa des Rhodopes ainsi que d'autres friandises salées et sucrées, de la Lyutenitsa, du vin, de la bière, quelques tord boyaux maison, et des assiettes ... des assiettes pour nous aussi. Nous comprenons que nous allons tous dîner ensemble, avec les "envahisseurs". Notre humble bouteille de Karnobat et nos trois sticks qui se balladent font pâle figure, on a l'air un peu con ...

Tous à table 

Nos "envahisseurs", des bulgares pur jus, sont en réalités très sympas et cordiaux. Ils veulent, à travers leur cuisine, simple, rustique mais très goûteuse, partager un peu de leur culture, nous faire découvrir leur vie, la vraie, celle des campagnes. C'est réussi et la magie opère, tout naturellement. Au gré des tournées de Karnobat et de Mastika et parfois d'eau naturelle de Devin (si !), l'atmosphère se réchauffe. Désormais et je ne sais par quelle magie, nous comprenons le bulgare comme il entendent le français.

Et Véronique, guidée par l'un des convives, s'essyera même à la danse bulgare, en costume traditionnel.

 Ok, les photos sont floues, mais là, la soirée est bien avancée et on commence à être "fatigués"

Il se fait tard. C'est les paupières lourdes et l'estomac bien rempli que nous regagnons avec quelques regrets tout de même, nos douces pénates, heureux des plaisirs simples mais intenses de cette belle soirée, des instants volés au temps dont nous nous souviendrons longtemps. Les moments les plus beaux, les plus authentiques sont des imprévus. Qu'ils sont classes ces Thraces !

8
oct

Les chutes d'eau SAMODIVSKO PRASKALO (Водопад "Самодивско пръскало)

Après une pareille soirée, nous avons vraiment besoin de détente, d'autant qu'il nous faudra prendre la route dès le lendemain.

Magdalena nous avait parlé d'un endroit romantique situé à la sortie de la ville, d'où nous pourrions contempler quelques cascades. Quoi de mieux pour nous revigorer. Nous garons la voiture sur un petit parking et marchons une petite demi heure le long de la rivière Devinska qui s'enfonce dans un bois. Nous y rencontrons un jeune couple d'israéliens, eux aussi venus découvrir cette région. Rares sont les touristes étrangers à cette période de l'année.

Malheureusement, la sècheresse qui a perduré toute l'année, aura eu raison des cascades. Nous nous contenterons d'un maigre filet d'eau, ravis tout de même de cette plaisante escapade.

Le pont de la rivière Devinska 

L'Etat d'Israël, reconnaissant, entretient d'excellentes relations diplomatiques avec la Bulgarie. En effet, pendant la seconde guerre mondiale, Sofia refusa de livrer ses sujets juifs au Troisième Reich, pourtant son allié. Aujourd'hui, il existe des liaisons aériennes bon marché entre les deux nations.

9
oct

Avant de prendre la route, nous avons souhaité offrir un petit quelque chose à nos adorables hôtes. Peu de choix pour un cadeau original, la grande majorité des boutiques de la ville étant des commerces de proximité. Nous avons cependant trouvé des boîtes de chocolats. Avant même que nous ayons eu le temps dégainer notre paquet, Magdalena s'avance vers nous et nous offre quelques figues de son figuier et un sac de patates ... de son patatier 😀. Nous réalisons la chance d'avoir rencontré de si belles personnes. DEVIN aura été une étape riche en émotions.


La galère ... des routes secondaires

Nous avons décidé d'emprunter les routes de campagnes pour rejoindre les côtes de la Mer Noire, histoire de voir un peu de paysage. Bien mal nous en a pris ! Nous avons circulé sur des axes en travaux sur une bonne centaine de kilomètres, souvent limités à 30 km/heure. Côté paysages, il y a franchement mieux !

La mouise sur 100 bornes au bas mot

La mer, qu'ont voit danser au loin ... Enfin !


Ce n'est qu'en début de soirée, vers 18 heures 30 que, plus qu'éreintés, nous atteignons enfin notre destination, Burgas. Située sur la "Côte du Soleil", c'est la 4ème plus importante agglomération du pays et la seconde plus grande ville portuaire après VARNA. Nous n'avons qu'une hâte, rejoindre le logement que nous avons loué.

C'est un charmant deux pièces avec balcon et vue sur la mer (excusez du peu), situé au 3ème étage d'un immeuble moderne, non loin du centre ville et à proximité immédiate des principaux commerces. Nous sommes ravis. Le seul bémol : Il n'est pas toujours évident de trouver une place de parking.

Cinq nuits du 09 au 14 octobre, deux voyageurs, charmant appartement deux pièces avec petite vue sur la mer : 93.02 € soit 18.60 € par nuit.

Notre appart à Burgas 
10
oct

Une bonne nuit de repos et une grâce matinée amplement méritées, nous ont permis de recharger les batteries. Ce n'était pas un luxe après les kilomètres âprement arrachés à la route. Nous consacrons toute l'après-midi à visiter la ville. L'air marin devrait nous requinquer d'autant que le soleil brille, brille, brille !


Le jardin de la mer (Морска градина)

La première étape est toute trouvée, une ballade en bordure de la mer noire. Le "sea garden", une sorte de promenade des anglais ... mais à la sauce bulgare. Il est 14 heures, il n'y a pas encore foule et c'est parfait ainsi.

La promenade des bulgares 
Un endroit romantique pour les futurs époux.  La mari à l'air vraiment sympa, il est tout souriant.
Le jardin de la mer à Bourgas 

Puis direction le port. Nous pratiquons tous deux la voile et la navigation nous manque. Vite, on veut voir des bateaux ...

D'abord le terminal passagers. Rien de bien transcendant. Mais on s'imagine déjà prendre le large, direction la Turquie toute proche, la Russie ou encore la Géorgie. Ce sera pour une autre fois.

Terminal passagers, port de Bourgas 

Ensuite, le port de commerce, plutôt imposant, mais tellement triste. Et toujours pas de voilier à l'horizon.

Le port de commerce de Bourgas 



Enfin, la marina ... et là, petite déception. Nous nous attendions à un port de plaisance avec des centaines d'embarcations, des pontons, des catways, des drisses qui claquent contre les mâts. Rien de tout cela. Pour une si grande ville, à moins que nous ayons loupé quelque chose, le port de plaisance paraît minuscule, à l'exception peut-être, de la zone de carénage.



 Zone de carénage, marina de Bourgas

L'air marin nous a donné faim. Il est l'heure de rentrer après un petit détour vers le magasin d'alimentation du coin.

11
oct

Pomorie

Le soleil vient de se lever, encore une belle journée, mais un peu nuageuse ... Vers 08h30, nous partons pour les stations balnéaires ultra touristiques de Pomorie et de Nessabar, dont nous avait parlé Polina. Touristiques, dites-vous ? Hmmm, ce n'est pas vraiment ce que l'on aime, mais ne jugeons pas à l'emporte pièce, nous nous ferons une opinion une fois sur place.

Nous longeons le lac Atanasovsko sur quelques kilomètres avant d'atteindre le Golfe de Bourgas puis notre première destination, Pomorie.

Pomorie 

Au mois d'octobre, ont est loin de la pleine saison et des foules. C'est l'occasion de découvrir la ville "dans son jus", sans artifices, sans fard ... Et sans fard, ce n'est pas très joli à voir, c'est le moins que l'on puisse dire. Les bars de nuit, les discothèques, les boutiques de souvenirs et autres pièges à touristes sont fermés, de même que les restos saisonniers. Tant mieux quelque part, ces endroits n'ont pour nous aucun intérêt.

 Pomorie, hors saison, discothèque 
 Pomorie, hors saison, rue commerçante



Les immeubles en béton ont fait leur apparition sur le front de mer et de nouvaux bâtiments sont en construction, sans doute pour accueillir le flot de visiteurs attendu l'an prochain. En résumé, Pomorie c'est plutôt tristounet, sans âme, sans cachet. On n'a pas aimé en octobre, on aurait détesté en août. Nous quittons la ville sans regret.

Le port et le bord de mer à Pomorie 

 Nessebar



Autre station balnéaire, autre style, et là, c'est un peu mieux. Ca semble plus authentique certes, mais avec le côté "tourisme de masse" que l'on ressent dès notre arrivée : Stationnement payant à un voire deux kilomètres autour de la vieille ville, boutiques "saisonnières" collées les unes aux autres, les prix trois à quatre fois plus chers qu'à Bourgas, des restos à tous les coins de rue ... La côte quoi !





Quelques ruines assez bien entretenues viennent cependant égayer le paysage urbain, de même que le charme des maisons traditionnelles. Les rues pavées sont magnifiques.

 La vieille ville de Nessebar

Des escaliers permettent de rejoindre le bord de mer depuis la vieille ville, en passant par un quartier résidentiel très calme en cette saison. C'est trop tentant. Mais pas de plage de sable fin.

 Bords de la mer Noire à Nessebar.

Alors que nous arpentions des rues quasi désertes du centre touristique, nous sommes alpagués par un restaurateur. De la très bonne cuisine nous promet-il, venez-y ce soir, c'est ouvert, et vous verrez. Ok, on va essayer, mais plus tard. En attendant, nous poursuivons notre balade en profitant du soleil qui vient de faire une généreuse apparition.

Au détour d'une rue, nous remarquons la présence d'un distributeur automatique un peu particulier. L'idée est simple : Vos bouteilles en plastique contre des croquettes pour chats ou chiens. Le concept mis en place par la municipalité de Nessebar est vraiment génial. Dommage que les gamelles au bas de la machine, soient assez mal entretenues (sales). Mais bravo quand même !

 Distributeur de croquettes

La nuit commence à tomber, il est plus que temps de rejoindre le restaurant "Hemingway".

 Coucher de soleil à Nessebar

Que dire de ce restaurant. La nourriture n'était pas mauvaise, mais pas vraiment au top non plus. Le plus, c'est une belle vue sur la mer. Des allemands ont signalé qu'il y avait un menu pour les bulgares et un autre pour les touristes. Nous n'avons pas vérifié. Dans les lieux trop touristiques, c'est malheureusement souvent le cas.

12
oct

Journée relax pour se samedi. Allons voir de plus près ce que nous offre cette ville plutôt paisible. Nous passons par la gare, puis explorons le centre-ville et visitons quelques églises avant de faire retour à notre logement.

Finalement, elle est bien sympa cette petite ville, on s'y sent plutôt bien.

Bourgas : Eglise arménienne - gare centrale et kilomètre 0

Et ce soir pour dîner, ce sera PATATNIK, avec les pommes de terres offertes par Magdalena.

13
oct

Lorsque je (Del) vois ou que j'approche une frontière entre deux Etats, un je ne sais quoi me pousse à la traverser. Cette singulière attirance pour "l'autre côté" me poursuit depuis mon plus jeune âge. Souvent, dernière les barrières des douanes, par delà les rives d'un fleuve ou sur le versan opposé d'une montagne, un nouveau monde s'offre à vous. C'est donc tout naturellement que, pour notre dernière journée sur la côte est du pays, nous pousserons jusqu'à la frontière turque, la Turquie toute proche, dont on ressent l'influence jusque dans la gastronomie bulgare.


Sozopol


Nous rejoignons d'abord Sozopol, une petite ville côtière moins touristique semble-t-il que Nessabar ou Pomorie, mais ô combien charmante avec là encore, ses rues pavées et ses maison typiques. Un endroit bien calme qui, surtout en cette saison, aspire à la sérénité. Les chats errants, pas un poil farouches, semble l'avoir parfaitement compris.




Vieille ville de Sozopol 
 Belle Sozopol

Les environs d'Ahtopol

Le bord de mer, sur cette partie de la côte bulgare, est vraiment magnifique et force l'admiration. Il paraît plus préservé, plus verdoyant aussi, qu'au Nord de Bourgas. C'est en tous cas l'impression que ces paysages épurés nous donnent.

 Près d'Ahtopol

Rezovo, à la frontière de deux mondes

Nous y voilà. Encore quelques kilomètres sur un petit axe quasi désert et au loin, une poste de la police aux frontières bulgare. Les agents nous arrêtent puis contrôlent nos passeports. Nous sommes toujours en territoire bulgare et nous y resterons, faute d'avoir correctement consulté nos cartes. Aucun moyen de traverser la frontière, la route s'arrête un peu plus loin.

Et cette frontière est belle. Un petit bras de mer d'à peine quelques mètres, sépare les deux nations, les deux mondes, l'Orient et l'Occident. Là, les pays se frôlent, les imposantes bannières se toisent.

A gauche la Bulgarie, à droite la Turquie  (Photo de Nik Dds)
 Frontière turco-bulgare à REZOVO




Rezovo est le village de plus au Sud-Est de l'Union Européenne. Une petite stèle, érigée à deux pas de la frontière le rapelle.




Sinemorets, un intermède romantique



Le jour décline, ambiance vespérale et romantique, lorsque le ciel prend ses tons crépusculaires. Nous aurons passé aujourd'hui, une journée plus qu'agréable, enivrés des arômes salés, des effluves marines.




 Sinemorets


14
oct

N'ayant pas d'itinéraire précis pour le chemin de retour vers la capitale, Véronique a eu la bonne idée d'inscrire la petite ville de Veliko Tarnovo à notre programme de visites. Les quelques photos et autres commentaires glanés sur la toile, auront vite fini de la convaincre. Nous réservons une chambre sur AIRBNB et prenons immédiatement la route. Il est 10 heures, le thermomètre affiche 12 °.

En chemin, nous croisons un homme en uniforme et en arme qui, même s'il ne lève pas le pouce, semble faire de l'auto-stop. Nous nous arrêtons. Il s'appelle Stanislas, c'est un policier aux frontières qui, après son week-end de repos, regagne sa caserne. C'est parti pour une longue balade à trois.


Nous traversons la belle vallée de Sungurlare, une région produit des vins depuis l'antique Thrace. Les nombreux domaines viticoles du coin produisent entre autres le Château KARNOBAT, sympatique breuvage que nous avons eu l'occasion de déguster à plusieurs reprises, notamment à Devin chez Magdalena ou à Bourgas, et dont Stanislas nous vante les bienfaits. Un adepte et connaisseur lui aussi. Après une bonne centaine de kilomètres, de longues discussions et des cafés partagés, nos chemins se séparent. Belle et agréable rencontre.


Nous atteignons Veliko Tarnovo vers 15 heures, il fait un généreux 27°. Notre hôte Stefka, qui s'adresse à nous dans un parfait français, nous accueille dans sa charmante demeure. La chambre est spacieuse, le lit est douillet. N'oubliez pas de mettre vos chaussons avant d'entrer.

Quatre nuits du 14 au 18 octobre, chambre pour deux voyageurs avec petit déjeuner compris (excellent, fait maison et copieux) 65.52€ soit 16.38 € par nuit.

Pour bien clore la journée, rien de tel qu'un bon repas traditionnel bulgare à la taverne HASHOVE. Excellente nourriture, personnel très pro. Je ne parviens plus à mettre un nom sur les plats que nous avons consommés ce soir-là, mais nos papillent s'en souviennent.

A  la taverne HASHOVE à Veliko Tarnovo
15
oct

Lovée dans les méandres de la Yantra, un affluent du Danube, Veliko Tarnovo surprend par sa beauté et son authenticité. Tout ici respire l'Histoire : Des rues pavées aux forteresses médiévales, des églises et monastères aux vieilles demeures, cette ancienne capitale de l'Empire bulgare ne laisse pas indifférent. Bien qu'un peu excentrée, elle est devenue aujourd'hui l'une des destinations touristiques les plus prisées de Bulgarie.

Veliko Tarnovo, vue depuis la forteresse  de Trapezista

Un peu d'Histoire

Les hommes peuplent cette terre depuis la préhistoire. Pendant l'Antiquité, les tribus thraces qui s'y installent sont chassées en 1018 par les byzanthins tout puissants. Ils y bâtissent la ville fortifiée de Zikideva qui est détruite lors des invasions barbares (slaves). La ville renaît de ses cendres au 12ème siècle (1185) après l'établissement du second empire bulgare dont elle devient la capitale. Elle abrite alors le plus haut sommet hiérarchique de l'église orthodoxe bulgare, la Patriarchie (équivalent de la papeauté chez les catholiques). C'est également à cette époque que le nom actuel de la ville de Véliko Tarnovo apparaît pour la première fois.


Le 17 juillet 1393, la capitale bulgare tombe ente les mains des ottomans, non pas par la force, car très bien protégée par d'imposantes murailles, mais par la ruse, en tous cas selon la légende : Contre un sac d'or, un homme ouvrit toute les portes de la ville permettant aux envahisseurs de s'en emparer sans livrer bataille. A peine entrés et devant la lâcheté de son acte, ils exécutèrent le traître. Dans les faits, des nobles en auraient négocié la reddition en échange de la sauvegarde de leur situation de la noblesse et de leur richesses.

En 1878, à l'issue de la guerre russo-turque qui libére le pays de la domination ottomane, Véliko Tarnovo devient à nouveau capitale et accueille la première Assemblée Nationale, celle qui vota la première constitution du pays.


L'église des 40 martyrs ( Църква Свети 40 Великомъченици)

Notre logement est situé à deux pas de nombreux sites à visiter. Le plus proche est un haut lieu de l'Histoire bulgare. L'église orthodoxe des 40 martyrs, érigée par le tsar Ivan Asen II au 12ème siècle, est un peu comme notre Basilique Cathédrale de Saint-Denis. Les dépouilles de rois bulgares célèbres (Ivan Assen II et Kaloyan) et d'autres nobles y reposent aujourd'hui. C'est aussi dans cette église que le 22 septembre 1908, le manifeste proclamant l'indépendance de la Bulgarie fut lu. Trois colonnes gravées relatent des principaux faits historiques historiques du pays.

 L'église des 40 martyrs

La forteresse de Tsarévetz (Царевец)



Son nom signifie "ville des Rois". Au temps de sa grandeur, pendant le second empire bulagre, elle y accueillait le pouvoir et le haut clergé orthodoxe, mais aussi des gens du peuple (commerçants, agriculteurs, artisans). Quant à Trapesitsa, elle hébergeait surtout la noblesse et les plus riches habitants.

Dans la forteresse de Tsarévetz 

Prix d'entrée de la forteresse de Tsarévetz : 6 BGN par adulte. Les tickets s'achètent dans une boutique sur adjacente, le long de la rue.

Boutique où l'on achète les tickets d'entrée pour Tsarévets - Vues de l'intérieur  de la forteresse
  Dans la forteresse de Tsarévetz 

L'église de l'ascension


Erigé entre le 13ème et le 14ème siècle sur les fondations d'une basilique chrétienne, ce lieu de culte est alors le siège de la patriarche bulgare. L'église possède ses propres murailles, ses portes et tours défensives, une sorte de ville dans la ville. Elle a récemment été restaurée ; les peintures et les sculptures à l'intérieur ont été réalisées sous la direction du peintre bulgare Téofan Sokérov. Elles racontent l'histoire politique et culturelle du second empire bulgare. La modernité de l'oeuvre peut surprendre au premier abord.


Intérieur de l'église de l'ascension 

Prix d'entrée de l'église : 2 BGN par adulte. Les tickets s'achètent sur place.

La cathédrale Rozhdestvo Bogorodichno (Катедрален храм Pождество Богородично)

Ce bel édifice religieux a été construit entre 1842 et 1844. On peut admirer ses jolis dômes et ses belles arcades.

 La cathédrale Rozhdestvo Bogorodichno


Statue de Todor LEFTEROV (Паметник на Тодор Лефтеров)




Ce monument dédié à Todor Lefterov, héro mort pour l'indépendance de la Bulgarie, est relativement récent puisque qu'érigé en 1980. Il se situe à quelques pas de la cathédrale Rozhdestvo Bogorodichno.


Avec cette première visite de l'ancienne capitale bulgare, nous avons appris beaucoup de l'histoire de ce pays encore mal connu des voyageurs français.


Ce soir, nous avons dîné en compagnie de Stefka à qui a nous avons fait déguster une petite spécialité bien de chez nous : La Quiche Lorraine. Cependant, n'ayant pas eu le temps de préparer nous même la pâte brisée, nous avons acheté une pâte filo qui sert normalement à la confection de la banitsa.

 Stefka - Quiche Lorraine
16
oct

Nous prenons notre petit-déjeuner à 08h30 que Stefka nous a préparé avec beaucoup d'attention. Chaque jour, le repas est différent, varié, consistant et bon. Merci.

Miam, des crêpes et du jus de betteraves

L'église de Saint Démétrius de Thessalonique (Св. Димитър Солунски)

Cette église orthodoxe, qui faisait autrefois partie d'un monastère, est construite en dehors des fortifications de Tsarévets. Elle est détruite lors d'un tremblement de terre en 1913 puis reconstruite entre 1977 et 1985.

Eglise de Saint Démétrius de Thessalonique 

La forteresse de Trapezitsa (Трапезица)



Cette belle forteresse avec ses 19 églises, située au sommet de la colline du même nom, a été récemment rénovée et ouverte au public. Les plus courageux marcheront à peine une trentaine de minutes jusqu'au sommet, mais il est possible d'emprunter un funiculaire.

La vue depuis cet endroit est magnifique. On peut y admirer la vallée de la Yantra et Tsarevets. Elle se visite en une bonne heure.


Vue de veliko Tarnovo depuis Trapezitsa 

Prix d'entrée de la forteresse de Trapezitsa: 6 BGN par adulte.

Un musée présente quelques jolies pièces du second royaume de Bulgarie.

 Musée de Trapezitsa 

Ailleurs à Veliko Tarnovo

Nous redescendons dans la vallée, émerveillés de la beauté des paysages que nous avons pu admirer depuis Trapezitsa et cerise sur le gâteau, il a fait un temps radieux pour un 16 octobre.

Quelques monuments ont attiré notre attention. Le monument aux pendus, le monument de la mère patrie bulgare et le monument de la dynastie Asen.

 Le monument aux pendus - Le monument de la mère patrie bulgare - Le monument de la dynastie Asen.

Et pour bien terminer la journée, quoi de plus relaxant qu'une balade dans le parc Gora.

 Parc GORA
17
oct

Pour notre dernière journée dans la région, nous quittons les lieux touristiques pour découvrir l'arrière pays. Une petite halte d'abord au marché coopératif (Central Pazar) ou nous craquons pour du miel local.

Central Pazar  ... Véro craque pour un joli chaton

On peut aussi y trouver quelques conserves faites maison par des locaux.

Les  chutes d'eau de Hotnishki (Хотнишка екопътека)



Le site des chutes d'eau de Hotnishki se situent à une vingtaine de kilomètres de Veliko Tarnovo, soit une petite demi-heure de route. Nous profitons de la générosité de la météo pour nous offrir une journée fare niente dans un cadre naturel resplendissant.


En contournant les chutes par un petit sentier, une superbe vue de la plaine avoisinante ravit nos pupilles.

Et là encore, des chats errants, mais aussi un chien qui n'a pas l'air d'apprécier la compagnie féline ... mais plutôt celle des humains.

18
oct

Notre voyage en Bulgarie touche à sa fin. Nous regagnons la capitale pour restituer le véhicule et nous rapprocher de l'aéroport. Nos hôtes, Lubdomir et sa mère, sont des personnes très agréables et joviales. Ils nous ont offert quelques tomates de leur jardin, mais aussi leurs sourires.

Une nuit du 18 au 19 octobre, chambre pour deux voyageurs 21.24 €

Un dernier petit tour dans les rues et les magasins de Sofia.

 Centre commercial Tzum
19
oct



Nous avons du nous lever tôt pour prendre l'avion qui nous portera jusqu'en Alsace. Décollage vers 07h00, les yeux dans le brouillard.

Budget du voyage pour 2 adultes - 22 jours :

  • Transports : 425.00 € environ (avion, location de voiture, carburant, transports urbains) ;
  • 🏡Hébergement : 311.00 € environ (chambre ou logement entier) ;
  • 🍽Restaurants, cafés, pâtisseries : 200.00 € environ ;
  • 🏙Visites: 60.00 € environ ;
  • 🥩Alimentation et achats divers : 100.00 € environ ;
  • ✅ Total : 1096.00 € environ ;
  • Moyenne journalière : 49.80 € par jour, tout compris ;
  • Soit 24.90 € / jour / personne.

Etapes et kilométrage :

  • 🚩 6 étapes : (Sofia - Rila - Devin - Bourgas Mer Noire - Veliko Tarnovo - Sofia) ;
  • 🚗 1700 km en voiture soit environ 77 km / jour ;
  • ⛽ 102 litres de carburant pour un coût total de 122.00 € environ.

Sécurité :

Nous ne nous sommes jamais senti en danger (vol, incivilités) y compris sur la route. Attention toutefois à certains restaurants dans les lieux touristiques qui proposent une carte pour locaux et une pour les étrangers. N'hésitez pas à demander le menu en bulgare pour comparer.

Langue : 

Le français est généralement peu parlé ; l'anglais est employé par les plus jeunes dans les grandes villes, mais beaucoup moins dans les campagnes. Ceux qui ont connu l'époque soviétique comprennent le russe. Le cyrillique (en tous cas pour les majuscules), n'est vraiment pas compliqué à apprendre. Les panneaux indicatifs des villes sont écrits en cyrillique et en lettres latines.

Gastronomie :

  • Yagourt au lait de ferme ;
  • Lyuténitsa, sauce à base de tomates, de poivrons, d'aubergine que l'on trouve sur toutes les tables ;
  • Banitsa, spécialité à base de pâte filo, fromage et yaourt ;
  • Shopska, salade traditionnelle (tomates, concombres, feta) ;
  • Snejanka : Salade à base de fromage blanc et de concombre ;
  • Kavarma : Sorte de ragoût composé de viande et de légumes, servi dans un plat en argile ;
  • Patatnik : Spécialité des Rhodopes, pommes de terres râpées, oignons, épinards ou autres ;
  • Kebapche, sorte de saucisse de viande hachée porc et/ ou boeuf, à griller ;
  • Tiknevik, excellent gâteau à la courge ;
  • Kyopolou, mélange d'aubergines, de poivrons grillés écrasés, tomates, persil et ail ;
  • Shkembe Chorba, soupe aux tripes ;
  • Eau minérale de Devin, une des meilleures au monde ;
  • Mastika, boisson alcoolisée à l'anis, minimum 47° ;
  • Vin Karnobat, bon marché mais excellent.

Notre ressenti :

Nous avons particulièrement apprécié la gentillesse des bulgares et leur sens de l'hospitalité. Le pays est magnifique et mérite franchement le détour. Sofia peut facilement se visiter en deux jours.