À propos

Nous sommes résidents de la terre et aimons la parcourir. Nous sommes photographes amateurs, randonneurs, etc.... Nous vous invitons à nous suivre lors de nos prochaines aventures.

Le sud marocain

11 étapes
1 commentaire
Suivez-nous jusque dans le sud du Maroc
Février 2019
15 jours
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Première étape à Aourir le village des bananes. Et c'est vrai il y a des vendeurs de bananes un peu partout dans la petite ville. Nous nous sommes arrêtés ici pour aller à Agadir par le bus. Mais renseignements pris, Agadir est une grand ville moderne puisque complètement détruite par un tremblement de terre en 1960. Et elle est maintenant très polluée, un épais nuage reste sur la ville. Nous décidons donc de l'éviter et d'aller passer le week-end à la mer dans le tout petit village de Sidi R'bat.

Sur la route nous trouvons des arganiers (huile d'argan)

Une plage de surfeur où nous dégustons un jus d'avocats

et des manifestants pacifistes....

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Nous sommes maintenant dans le sud du Maroc et la chaleur est là avec environ 20°.

Nous passons le week-end des 26 et 27 janvier dans un tout petit village qui borde la parc naturel de Souss-Massa. Endroit magnifique et loin des touristes. Nous profitons pour faire deux jours de randonnées dans ce lieu magique.

C'est beau et grand !!!

Notre futur camping-car...

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Lundi matin départ pour Tiznit mais nous nous retrouvons avec tous les camping-caristes de l'Europe du Nord installés pour plusieurs mois sur les campings. Nous avons la chance d'avoir la dernière place libre sur un camping et de pouvoir aller visiter la ville. C'est très compliqué de se garer en ville, les infrastructures ne sont pas prévus pour les voitures alors pour les camping-cars....

La vieille ville est jolie avec ses remparts mais ne nous donne pas envie de rester plus d'une journée.

Mardi 29 janvier, nous roulons vers Sidi Ifni où nous découvrons une ville qui ne ressemble pas du tout aux autres villes marocaines. De grandes avenues bien larges, un tout petit marché, des maisons blanches aux volets bleus. Et une douceur de vivre qui nous rappelle les villes espagnoles. Et c'est normal car la ville était une colonie espagnole jusqu'en 1969.

Nous passons une agréable journée et Wil en profite pour se payer le coiffeur. A 3€ la coupe et la barbe, il ne faut pas s'en priver !!! Depuis le début de notre séjour nous profitons également des pâtisseries à 0,25€ pièce au plus cher... Et elles sont excellentes !!!

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Après trois jours de camping surchargé obligatoire pour visiter les villes nous avons besoin d'espaces et de solitude, nous cherchons donc un espace loin de tout. Nous le trouvons au Fort Boujrif après une heure de route et 9 km de pistes complètement défoncées.

On ne devrait pas trop entendre la télé des voisins...

Nous profitons de l'après-midi pour faire une belle ballade malgré un grand vent frais. Mais quel bonheur !!!

Un ancien fort militaire de l'armée française

Une petite oasis

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Comme dirait Jacques Brel : On a voulu voir Tan-Tan et on a vu Tan-Tan. Premièrement la route est longue, étroite et difficile pour un camping-car auquel on tient. Beaucoup de nid de poule très profond, des bas-côtés complètement délabrés et profond. Deuxièmement, une fois arrivé en ville, nous sommes accueillis par deux beaux dromadaires blancs et une magnifique avenue. Et après, rien d'extraordinaire. Nous avons trouvé un camping à El Ouatia, ville nouvelle à 25km de là. Mais là non plus rien d'extraordinaire, c'est une ville en construction ou en démolition, on ne sait jamais trop....

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Nous décidons donc de repartir vers Guelmim et surtout l'oasis de Tighmert dont on nous a vanté le charme de sa palmeraie. Et dès notre installation dans le petit camping de Aainnakhla nous sommes sous le charme. Nous profitons de son jardin, de la belle palmeraie où nous découvrons des oliviers, des arganiers, des palmiers à dattes. Que du bonheur !!!! Du coup nous restons trois jours.

Randonnée dans la palmeraie

Par contre, pour faire les courses nous sommes obligés d'aller à Guelmim distant d'une quinzaine de kilomètres. Nous trouvons très vite un taxi qui nous emmène en plein centre ville pour 0,70€ par personne. C'est ce que j'aime au Maroc, il y a toujours un taxi, un bus rapidement et peu onéreux pour aller en ville.

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Après notre week-end à découvrir l'oasis de Thighmert, nous reprenons la route le 4 février en direction de Tafraout dans a région de l'Anti-atlas. La route est encore assez difficile car nous attaquons la montagne, mais nous sommes maintenant habitués aux bas-côtés inexistants et aux nids de poule. Par contre, le paysage est d'une immensité incroyable et d'une grande beauté.

Vous voyez ici une belle route !!!! 

Arrivés à Tafraout, nous nous garons dans un magnifique endroit , une palmeraie où peuvent se garer les camping-cars éloignés les uns des autres. Il y a même un puits pour aller chercher l'eau, un monsieur qui passe en vélo avec le pain et les gâteaux et une dame qui propose de nous apporter une tajine. Magique !!! Vous pouvez remarquer que les amandiers sont en fleurs.

Nous sommes agréablement surpris par la ville de Tafraoute, c'est une petite ville très propre, sans déchets plastiques partout, les trottoirs sont entretenus ainsi que les rues du souk. Et ce qui ne gâche rien elle est entourée de montagnes de granit rose grandioses.

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Encore de magnifique paysage tout au long de la route pour aller à Taroudant mais aucune possibilité de se garer au vu de l'étroitesse des routes de montagne. Le conducteur est concentré sur les virages et le vide et le co-pilote à l’affût des chiens errants, des vélos, des chariots tirés par les ânes et autres véhicules non identifiés qui traversent, qui se déportent, qui déboulent d'un chemin....

Taroudant est une grande ville traditionnelle entourée de grandes murailles, au ton ocre, de 7 km de longueur.

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Nous décidons de repartir vers le nord et de ne pas nous rendre à Ouarzazate. Les routes sont vraiment mauvaises pour notre camping-car et nous y tenons. Pour l'exemple je vous mets une photo prise sur le site du journal "La Quotidienne" représentant la route entre Marrakech et Ouarzazate. Nous reviendrons mais avec un véhicule plus léger.

http://laquotidienne.fnh.ma 

Sur la route entre Taroudant et Marrakech nous profitons d'un point de vu exceptionnel pour notre pause déjeuner.

Oui, nous aimons les oranges.... Sac de 20 kilos 

Donc, jeudi 7 février, nous voilà à Marrakech pour deux jours. Marrakech est à voir au moins une fois dans sa vie. Nous nous rendons dès le premier soir sur la place Jemma El Fna, où nous découvrons une activité très riche en couleurs. Des stands servant des repas les uns à côté des autres, des stands de jus de fruits frais, des vendeurs de toutes sortes, menthe, épices, argan, tapis, et même des dents…. Et aussi des montreurs de singes, de serpents, des femmes tatoueuses à l’henné, des musiciens. Et tout autour des restaurants avec des terrasses en hauteur pour voir la ville en étant plus au calme. C’est impressionnant le monde qui grouille sur cette place un jeudi soir de février.

Le lendemain, nous profitons de la journée pour nous rendre au magnifique jardin Majorelle créé par Jacques Majorelle. Peintre français qui acheta une grande palmeraie en 1923 pour s'y établir et créer son atelier qu'il peindra de la magnifique couleur bleu majorelle. Ce lieu a été racheté en 1980 par Pierre Bergé et Yves Saint-Laurent. C'est un endroit magique où nous ressentons beaucoup de sérénité malgré le monde qui le parcourt.

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Après la folie de la grande cité de Marrakech , nous filons vers la montagne et les cascades d'Ouzoud nous ressourcer. Et nous ne sommes pas déçus. C'est juste grandiose...

Vu d'en haut, ce n'est pas mal non plus !!!

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Nous arrêtons ici ce carnet car nous ne sommes plus dans le sud marocain. La suite dans quelques jours pour nos prochaines aventures.

Nous vous offrons ces quelques créations d'Yves Saint-Laurent prisent en photos dans la maison Majorelle à Marrakech.