Carnet de voyage

Tanzanie nous voilà!

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Dernière étape postée il y a 479 jours
Le Kilimandjaro, la savane, les grands espaces...voilà nos premières évocations sans y avoir encore posé les pieds. Laissons-nous maintenant porter pour vivre réellement la Tanzanie, la vraie!
Août 2018
3 semaines
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J1

Nous voilà bien arrivés! Nous avons pris l'avion de Francfort pour Kilimanjaro Airport ce 15 août 2018. Vol prévu initialement à 10h pour un atterrissage à 18h30 (19h30 heure locale). Ce sera finalement un décollage à 12h15 et une arrivée tardive à 20h15 (21h15 heure locale).

On a bien mangé dans l'avion. On est juste perturbé de constater qu'il faut payer pour regarder des films (juste 4 sont gratuits!!). Mais on a de quoi faire entre notre liseuse, notre tablette, notre musique (conseil: avoir ses propres écouteurs) et surtout dormir! On a quand même accumulé beaucoup de fatigue ces derniers temps! Dire qu'on aurait pu dormir plus longtemps ce matin, grr!!

Bref! Arrivée dans le noir dans le petit aéroport de Moshi et très looongue attente (environ 1h15 en tout!) pour recevoir notre visa contre 50 US dollars et passer les contrôles (relevé d'empreintes, photo...). Le personnel est par contre plutôt sympa! Le visa est très joli et c'est mon premier dans mon nouveau passeport, chouette chouette!!

Le visa peut se faire en avance ou tout simplement sur place en échange de 50 US dollars. Il est délivré pour 90 jours. Il faut avoir un billet retour si jamais on est contrôlé. Compliqué dans notre cas car on ne rentre pas 😉 Astuce: achat d'un faux billet de 8 US dollars sur internet. On s'envole donc théoriquement pour Amsterdam dans 20 jours!! Bon pas de contrôle finalement!!

Le taxi nous attend. On l'a réservé auprès de "we travel hostel" où on dormira la troisième nuit. On le paie 35 US dollars seulement au lieu de 50 (prix standard aéroport; )).

Drôle de sensation d'être là quelque part ailleurs dans le monde! Il fait complètement noir, on ne devine pas grand chose du paysage. La route est plutôt bonne. Mais surprenant: on roule de l'autre côté ici, on n'y pensait plus!! Gero a le réflexe de vouloir monter côté passager à droite, le chauffeur rigole!

45 minutes plus tard, nous arrivons à Moshi dans notre petit hôtel The secret garden au bout d'un chemin en terre. Ça nous plaît; ). Il est 23h30, le personnel nous attendait, les pauvres, ils ont l'air KO.

On s'est pris une chambre de deux pour nos deux premières nuits. On a un beau lit avec une jolie moustiquaire et une SDB. On a même du thé, du café à disposition. On se pose à notre grand bonheur et vers 00h, on s'endort comme des bébés!!

J2
J2
Publié le 16 août 2018

Réveil vers 9h dans notre bel hôtel The Secret Garden. Nous avions réservé ces deux premières nuits en mai.

On a bien dormi, on en avait vraiment besoin. Les quelques énormes fourmis repérées hier dans la SDB semblent mortes ce matin. Bizarre...Et on n'a pas été embêté par des moustiques. J'en ai quand même tué un hier! Et, il faut dire, entre la moustiquaire du lit et notre sac de soie anti-moustiques, on est plutôt pas mal 😉

Petit-déjeuner sur la très chouette terrasse. C'est tout calme. Les tables et chaises sont en bois et les sets couleur dorée et turquoise sont en perles. Très chouette. Quelques autres voyageurs sont là. Le ciel est couvert et il fait frais (20 degrés). On nous sert de la banane, de la mangue et de la pastèque puis des œufs au choix (ce sera brouillés pour moi), un pancake au choix (au nutella pour moi, à la banane pour Gero), une tomate, un thé, un jus d'orange. Un régal même si ce n'est pas typique tanzanien.

On prend notre temps sur la terrasse, le ciel se dégage un peu, le soleil fait quelques apparitions. On voit d'étranges corbeaux blancs et noirs voler. On en profite pour partir en ville à 2km d'ici en passant par le terrain vague qui semble être un raccourci. En plus, c'est bien sympa car on y croise les locaux.

Je me sens tout de suite à l'aise ici, ça me rappelle le Sénégal! Les gens sont tranquilles, certains nous saluent chaleureusement, d'autres sont indifférents mais ils nous laissent faire notre vie! Les magasins sont plutôt des locaux rikiki, souvent des bouibouis, plein de vie: les produits, articles, sont entassés sur le bord de la route sur le chemin en terre. Les quartiers sont spécialisés dans les motos, dans l'alimentation, les meubles, la couture...Les gens travaillent directement devant nos yeux. Il y a souvent de la musique sympatoche en prime. On croise aussi des rickshaws, des motos taxis...

On tombe sur une banque. Nickel. On a des dollars mais on doit aussi avoir des schillings tanzaniens pour la vie quotidienne. On retire 100 000 schillings = 40 euros (8000 schillings de taxe = 2,70 euros environ en principe remboursés par notre banque allemande DKB).

Notre objectif: comparer les agences pour le Kilimandjaro. C'est parti!! Mais à peine en route, Gero se voit interpellé par un Tanzanien sympa qui blablate...et qui nous guide finalement vers plusieurs agences. OK, on joue le jeu car ça nous arrange aussi 😉

Notre projet: avoir un guide et un guide assistant (obligatoires). Et le transfert aller-retour. POINT. On souhaite porter notre sac, notre nourriture, notre réchaud, notre tente.


Première agence: Nyange Adventures. Trop marrant ce hasard car j'avais écrit un mail à cette agence que nous avions rencontrée à Fribourg lors de festival Mundologia!!! Super agence, accueil très professionnel, ils prennent le temps de nous écouter. Prix conclu: 1200 US dollars/personne.


Deuxième agence: Matara tours. Un tout autre style d'agence. C'est le bazar, le chef est un vrai bussinessman qui nous demande notre prix. On rencontre un guide de retour du Kilimandjaro,il a l'air bien. Prix conclu: 1064 US dollars/personne.


Troisième agence: Fremmy travel. Office moyen mais correct. Le gars qui nous accueille est étrange comme un peu saoûl mais on rencontre un guide qui nous plaît beaucoup. Prix conclu: 990 US dollars/personne.


Quatrième agence: Glady's Adventures. The high level! Locaux classes et organisation au top. Gero avait déjà pas mal conversé avec eux par mail. Prix conclu: 1649 euros/personne.

Résumé: la logique est le paiement d'une part des droits d'entrée dans le parc (815 US dollars/personne -partie INVARIABLE) et d'autre part de l'agence (c'est la partie VARIABLE)


On se laisse maintenant le temps pour que ça mature mais on a déjà une préférence pour la numéro un et le numéro trois 😀

Je profite d'aller aux toilettes dans la magasin d'équipement de Glady. Parfait 😀

Puis on dit au revoir à notre "indic" qui tente encore de nous amener dans une autre agence et de nous vendre des bracelets. Non merci. On reste cool, on discute puis il n'insiste plus finalement et nous salue chaleureusement. On le recroisera plus tard.

On se cherche un petit resto tout en se promenant. On tombe sur un jeune et son pote Massai, joliment drapé et orné de bijoux. Ils veulent bien sûr nous embarquer dans leur magasin puis dans des excursions. Non merci, on poursuit.

On arrive enfin à un bouiboui mais pas de repas végétarien. Un tanzanien nous guide vers un autre resto très local et nous voilà en train de manger du riz, du chou vert, des flageolets pour Gero et du poulet avec des frites et une salade de chou, carottes pour moi. Un petit coca en plus. On est quasi les seuls à manger encore. Les autres sont scotchés devant la TV qui diffuse un documentaire animalier. C'est drôle.


Un groupe tanzanien joue au billard. Gero s'approche et ils lui proposent de jouer. L'ambiance est vraiment super chouette, les sourires sont sur les lèvres. Gero se débrouille si bien que ça devient intéressant pour eux de le défier. Apparemment, le billard est populaire en Tanzanie. Beau moment de partage en tout cas pour nous.

Voilà l'instant de vérité. On fait l'erreur de ne pas demander le prix avant pour ne pas casser l'ambiance. On paie 35000 schillings tanzaniens soit 14 euros environ ce qui est évidemment méga cher. Je demande les détails pour leur montrer qu'on est pas dupe mais ça ne marche pas. Tant pis, c'est comme ça aussi qu'on apprend et apprivoise un pays 😉


C'est déjà la fin d'après-midi, enfin je le suppose car je n'ai pas de montre, et on sent qu'on a envie de rentrer pour se poser. C'est déjà un beau début pour aujourd'hui! On repasse dans différentes ruelles en terre et quartiers vivants. On croise beaucoup d'écoliers en uniforme de couleur différente, avec ou sans voile, et très souvent aux cheveux tout courts pour les filles. Intéressant, ça me saute aux yeux même pour les femmes.

Nombreux d'entre eux nous saluent, balbutient quelques mots en anglais, rigolent, nous serrent la main. C'est vraiment sympa. D'autant plus qu'il y a très peu de touristes malgré le fait que cette ville soit réputée pour être la base du Kilimandjaro. On pense que la majorité fait partie de groupes avec tour opérateur qui viennent uniquement pour gravir ce beau sommet ou partir en safari.

Trois petits gamins sont particulièrement mignons sur le chemin. Ils sont tout timides et en même temps intrigués par nous. Chouette rencontre.

Retour dans notre petit coin de paradis et vue inattendue dégagée sur le sommet du Kilimandjaro enneigé. C'est superbe!!! Quelle belle surprise 😀 On savoure cette chance d'être dans un décor si magique...

On se pose sur la terrasse. On discute avec trois Français qui reviennent de 5 jours de safari, on entend l'appel de la mosquée puis de la musique africaine proche de l'hôtel. On regarde les quelques personnes passer à pied, en moto ou une écolière qui nous salue de la rue, juste comme ça...


On commande à manger à 18h pour 19h30 (pas le choix). Le jour tombe vite. On se couvre, y'a quelques moustiques.

The Secret Garden, Moshi: 50 euros pour deux nuits chambre double avec SDB et petit-déjeuner (booking)

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J3
Publié le 17 août 2018

Réveil étonnement matinal vers 8h peut-être dû au bruit de la pluie. C'était bien annoncé alors on ne se presse pas, on bouquine, on discute...

Petit déj identique à celui d'hier, c'est top. Il a arrêté de pleuvoir, il fait frais et le soleil est encore hésitant mais c'est parfait comme ça à vrai dire.

The secret garden, hôtel parfait pour démarrer notre aventure en Tanzanie 

Un des gars du personnel, Bahati nzuri (= good luck), vient discuter avec nous comme hier soir. Il est super souriant, ouvert, gentil. Il fait des études de tourisme à Arusha et est très motivé. Ça se voit et ça lui va très bien. On en profite pour lui demander les plats typiques et lui poser des questions sur la langue tanzanienne, le swaheli.

On a déjà appris quelques bases dès hier comme mambo (bonjour), asantay (merci), sana (bien), kila kitu sawa (tout est OK), hakuna matata (pas de problème - oui ok, on triche là, on connaît tout simplement nos classiques, hihi!!).

Je lui demande de l'interviewer, il se prête volontairement au jeu, je suis happy :) Et je lui donne ma carte SD pour qu'il l'ait tout de suite.

Vers 11h30, on paie nos deux nuits et le repas d'hier. On salue chaleureusement Good luck et on lui offre une tour eiffel en guise de souvenir et remerciement pour cette belle rencontre avec lui :)

On se met en route pour aller en ville comme hier. Le temps est couvert et donc très agréable comme ça. Et c'est bien, ça nous entraîne à marcher avec nos gros sacs.

Aujourd'hui, on se fait plus alpaguer en ville car évidemment on est encore plus visibles avec notre maison sur le dos ;) il suffit d'être ferme ou du moins sûr de soi! Non merci...un petit bonjour ou un sourire par-ci, par-là et c'est bon.

Pour les taxis de tout genre, ils klaxonnent à notre approche et il faut juste dire non (ou oui).

La ville est toujours aussi vivante, c'est vraiment chouette. On s'arrête pour retirer des sous à nouveau à la banque en shillings tanzaniens pour avoir assez pour les prochains temps.

On retire au distributeur automatique 100 000 shillings soit 80 euros. Il y a une commission de 8000 shillings (3,50 euros environ) qui nous sera remboursée par la banque en principe.

On décide d'aller à l'agence numéro 3, fremmy travel, car le guide nous a plu hier et ce n'était pas cher. Le "personnel" de l'agence n'est pas dispo pour l'instant donc on doit revenir pour 14h.

Ça nous arrange. On va à notre nouvel hostel pour cette nuit, we travel hostel. Il est central, très sympa dans un autre genre. On y mange très bien et local pour pas trop cher. Le personnel est bien sympa et leur terrasse cool (on entend la rue). On est dans un dortoir de 4 personnes. Les sanitaires sont pour tout l'étage et sont bien.

On attend que la chambre soit prête à 14h puis on prépare nos sacs en mode Kilimandjaro avant d'aller à l'agence Fremmy.

Nous voilà à l'agence avec un bon retard (hakuna matata, pole pole -doucement doucement). L'assistant guide se présente, il a l'air très bien. Le guide arrive plus tard. On a déjà déballé nos affaires car il voulait tout vérifier. Je vois tout de suite qu'il est différent d'hier, dans l'état dans lequel était le cuisinier hier. Mais que font-ils? Ils doivent fumer ou sniffer quelque chose, c'est pas possible. On passe outre et c'est parti pour environ une heure, deux heures de check de nos affaires. Le guide nous dit ensuite quoi louer de plus. On n'est pas d'accord avec tout mais ce n'est pas facile de communiquer avec quelqu'un dans un état second...Au fur et à mesure, ses questions se répètent pour certaines et notre feeling se dégrade. Lorsqu'ils nous disent qu'on doit louer des crampons pour 50 dollars, on bondit évidemment, surtout que j'avais pris en photo les prix de l'agence à l'hostel qui loue aussi du matériel. Ça n'a rien à voir. On sait déjà avec Gero qu'on doit écouter notre feeling mais on ne sait pas encore comment. Gero parle très bien et explique qu'on n'est plus à l'aise car il est bien différent d'hier et qu'on ne partira pas en montagne avec n'importe qui...Puis le coup de grâce arrive juste après lorsqu'ils passent au montant qui change de celui d'hier. Ah ben oui, ils avaient oublié d'inclure deux porteurs. Je le vois comme une aubaine; c'est parfait pour maintenant s'en sortir. Il s'agit là de confiance. Cette agence ne nous inspire plus du tout et on peut le justifier aisément. On discute calmement et on leur explique qu'on arrête là. Ils écoutent, semblent comprendre puis renégocient jusqu'à la fin mais ce n'est plus une question de prix (qui redevient le même au bout du compte!!) mais de sérieux.


Ouf, nous voilà à nouveau dehors. Je suis crevée!!! Mais nous sommes contents de nous être écoutés et d'être repartis en bons termes. D'autres viennent à notre rencontre et là on n'a pas non plus de problème pour les envoyer se faire cuire un œuf 😉

Bon comme les choses se goupillent toujours bien, on se dirige vers notre autre préférence, l'agence numéro 1, Nyange Adventures!! On y est très bien accueillis et l'ambiance est bien plus posée, sérieuse et efficace. Ça fait du bien!! On redéballe toutes nos affaires devant le guide...C'est usant et marrant en même temps!! Ce guide et ses compagnons sont bien plus lucides et considèrent nos équipements existants et manquants. On va ensuite derrière dans leur local de location: ils ont tout le matos nécessaire.

Je loue des moufles, un collant polaire supplémentaire, un pantalon kway épais, une cagoule et des crampons. Gero idem sauf qu'il prend deux collants. On ajoute trois gourdes de 1L car les bouteilles en plastique sont interdites dans le parc. Le temps de recherche et d'essayage est sympa. Ils nous aident et on sent que le guide est à la fois sérieux et sympa. Nickel. On paie déjà cette location. Demain, on paiera le trek.

On choisit la route UMBWE car les deux premiers jours sont peu courus (car plus raides). La majorité emprunte le Machame Route. Et on prévoit 6 jours (c'est aussi possible en 5 jours mais on préfère assurer en terme d'acclimatation).

On convient des derniers détails puis deux d'entre eux nous emmènent chercher du white gaz pour notre réchaud à essence. La galère...On finit à la station essence avec du super pour 2300 schillings le Litre ( moins d'un euro).

Retour à l'hostel. Il est déjà 18h. Je me sens bien KO à vrai dire...On y a passé l'après-midi mais on est content au final car on a un bon feeling maintenant😀


On se pose sur la terrasse et on se commande à manger à l'hostel tout simplement. Pour moi, ce sera un Maharage ya nazi (bean coconut slew with rice, avocado, tomatoes) et pour Gero un Dengu (idem mais avec des lentilles). Un sprite avec. C'est un REGAL! On apprécie d'autant plus qu'on n'a rien mangé à midi!

Maharage ya nazi avant un bon dodo sous moustiquaire 


Vers 21h30, on part défaire, faire, refaire nos sacs pour demain!!!! Quelle journée 😀

Gero teste à nouveau notre réchaud. Bonne idée!!

Dans notre chambre, on est avec un couple québécois très sympa. On discute un bout de temps avec eux. Ça fait trois mois qu'ils voyagent entre Maroc, Egypte et Tanzanie. Son accent à lui est impressionnant! Heureusement, il nous dit qu'il s'applique! haha dit-il!!! Et sa blonde (enfin noire!) nous raconte qu ils vont aller faire un safari mais du coup ne pourront pas faire le Kilimandjaro, ça fait trop cher! C est qu'il ne faut pas être pauvre pour voyager dans les coins.

Je suis exténuée et finis mon sac vers minuit...Faut que je dormeeee! On a une moustiquaire mais pas de moustiques en vue 😉

Une nuit à we travel hostel en dortoir de 4 lits et petit-déjeuner = 12 euro pour 2

A we travel hostel,on mange très bien pour 7000 shillings le wali maharage = 2,80 euro

Soda = 1000 shillings soit 30 cents environ

Grande bouteille d'eau = 1500 shillings

J4

"Are you ready to kill the Kili"?


Voici la première phrase de William, notre guide, ce matin! Nous sommes à l'agence Nyange Adventures. Le personnel nous accueille avec le sourire. Un chauffeur est venu nous chercher à 9h20 au lieu de 9h. Je me suis stressée! Et oui, je n'ai même pas entendu le réveil à 7h tellement j'étais KO! Gero m'a laissée dormir un peu plus mais après le pti déj a pris du temps. Ici, on n'est pas pressé;)

Bref! On règle ce matin le montant dû à l'agence par carte bancaire (visa).

Je règle en visa le paiement de l'agence 799 dollars. Le règlement ensuite des frais d'entrée du parc se font à Machame gate UNIQUEMENT par carte pour 1633 dollars pour deux. On paie également 2, 36 dollars pour un porteur d'eau obligatoire lors de la prochaine étape...

Guiprong se présente à nous: il est notre assistant guide. Il a l'air très gentil. On saura plus tard qu'il a 24 ans et a été porteur plusieurs années auparavant (obligatoire). Le chauffeur nous fait monter dans une grosse jeep genre pour les safaris, c'est sympa. on part vers 10h15 pour la Machame Gate. Rien que la route vaut le détour, je suis enchantée de voir un peu du pays. La route est bonne et bitumée, on grimpe à travers les plantations de café, de bananiers. Le paysage est de plus en plus tropical, j'adore. On passe également des échoppes aux couleurs bien locales, on voit beaucoup de gens marcher le long de la route, certains bergers sont là avec leur troupeau de biquettes ou de vaches. De superbes scènes de vie comme j'aime.

45 minutes plus tard, nous voilà à la Machame Gate au bout d'une piste en terre pentue et irrégulière. On passe sous l'arche triangulaire et on se gare plus haut. Le spectacle est juste hallucinant: des dizaines d'équipes de porteurs sont là. Il y a des sacs énormes de partout débordant de casseroles, de cuillères en bois, de chaises, de tables, de tentes! Certaines équipes portent un signe distinctif comme un bonnet de couleur. Et c'est d'autant plus impressionnant que la règle du parc est d'avoir proportionnellement 4 porteurs par randonneur. Imaginez-vous!!! Et il faut savoir que le départ de cette gate est le plus populaire car le plus facile.


Le temps est humide, on est déjà dans la forêt tropicale :) On se caille un peu car on est en short et dans la purée de pois. Et surtout, tout prend un temps fou car c'est très rare justement de partir sans porteur. Alors on a encore toute une batterie de questions sur notre équipement, nos capacités. Faut pas croire, ils sont méga stricts, ce qui est bien dans un sens. Puis les guides doivent encore montrer qu'ils portent peu de nourriture car ils n'ont pas le droit (en principe, ils doivent avoir un porteur pour eux). On dit donc que c'est nous qui portons le max. Presque le monde à l'envers hihi! La Ranger en rigole quand même. Le tout prend plus d'une heure mais on y arrive...Aie aie. Et enfin, on passe au check-in dans le registre à cet effet puis au paiement pour les 6 jours de trek. Ça fait maaal!!

On se remet en route vers 11h40 pour notre gate. Le chemin est grandiose pour y accéder car on s'enfonce dans les terres et la montagne. Plus aucune route bitumée. Les villageois qu'on croise semblent intrigués et certains nous saluent gentiment. On voit beaucoup de personnes travailler leur terre, dans leurs plantations. On passe de très jolies petites maisons coquettes mais aussi des bouibouis où la viande pendouille à l'air libre... J'adore l'ambiance et je me verrais bien soudainement passer quelques temps ici en tant que volontaire.

Umbwe gate: y'a pas un chat ou du moins pas un randonneur 😉 Et un petit groupe nous observe de loin. On est contrôlé à nouveau pendant un bout de temps...et enfin à 13h, on démarre :)) On se mange un petit truc avant le départ. Puis, je constate qu'un de mes deux bâtons ne fonctionne plus bien 😦 No stress, je reste calme, on verra bien...

Notre challenge maintenant: gravir et redescendre le Kilimandjaro en 6 jours par la Umbwe Route!!!!! Et je vous assure que c'est un sacré challenge, bien plus difficile qu'on ne se l'imaginait! Mais le jeu en vaut la chandelle :)))))

Notre première étape aujourd'hui va jusqu'à Umbwe Cave. On grimpe de 1700 M à 2850 M en 4 heures.

Le temps est toujours très humide et le chemin en partie raide, glissant, boueux. Ça nous met bien en jambes mais on a le moral au taquet, on est en forme! Même pas peur;) La forêt est franchement magnifique car luxuriante et toute calme. Top!

A 17h, nous arrivons. On installe notre campement en plein milieu de cette jolie jungle. On est seul, c'est génial. On essaie de pas trop traîner pour faire à manger car la nuit tombe vite (19h: nuit noire) et il fait très froid, notre expiration se transforme en fumée, pour dire!


Problème: Gero se sent mal, il n'arrive pas à manger grand chose. Il devra vomir deux fois au cours de la soirée, il a très froid...Un des premiers symptômes du mal d'altitude, probablement lié également à l'effort fourni...On verra demain.

Moi, je me sens bien et j'ai très faim à l'inverse. Je profite encore un peu de la lune et des étoiles si scintillantes avant d'aller au lit vers 20h!!

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Notre deuxième étape: Umbwe Cave (2850 M) - Baranco (3900 M) / 3h50 de marche

Gero va mieux ce matin, tant mieux! Il mange peu mais ça va. En ce qui me concerne, j'ai bien dormi!

De bon matin 

On le savait déjà vu le profil mais aujourd'hui, c'est dur car c'est très pentu et le gain rapide d'altitude ne facilite pas les choses!!

La première heure, le chemin est raide mais je me sens bien. On continue à grimper à travers bois. Le temps semble s'améliorer, le soleil pointe le bout de son nez. Puis à partir de la deuxième heure de rando, faut gravir les multiples roches: c'est chouette mais franchement épuisant à la longue. En plus, je commence maintenant à ressentir davantage l'altitude: je me sens faible et j'ai comme l'envie de faire des micro-siestes. C'est pénible mais je connais ce ressenti!! Par contre, le reste va bien et j'ai une fois de plus faiiim! Mon ventre gargouille depuis un bout de temps.

On se fait une pause, à mon grand bonheur, vers 12h30 pour manger :)) Ça fait un bien fou tout comme boire.

On en profite aussi pour savourer davantage le paysage changeant. On sort peu à peu de la forêt et le spectacle est grandiose: les arbres sont de moins en moins hauts et sont recouverts de lichen, quelques fleurs typiques jonchent le sol et on surplombe une superbe mer de nuages!! Je suis enchantée!!!

La pause m'aide vraiment à bien avancer l'après-midi. Le chemin devient également moins raide et plus régulier. On reste lent mais pour ma part, je suis moins en souffrance. Encore moins quand on voit de loin se profiler le camp qu'on doit atteindre ;) Par contre, Gero a à nouveau des nausées. Dur dur pour lui.

On voit d'ailleurs des randonneurs en train de redescendre à cause du mal des montagnes. Ils sont en galère, surtout par ce chemin. Quelle horreur!

Le camp est superbe, on y passe une soirée exceptionnelle avec une vue inoubliable!!

Et on rencontre Jean-Marc de Paris que Gero prend pour un guide ;)

Peu à peu, le paysage se dévoile à nous...Magique 
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Notre troisième étape: Baranco (3900 M) - Karanga (4000 M) - 2h50 de marche pour 700 M de dénivelé en fait!

En temps de marche avec du recul, je me dis que ce n'est rien mais en fait avec l'altitude, on peut multiplier par deux ou trois tellement c'est crevant!!

Il a fait bien froid cette nuit, d'ailleurs le sol et la tente sont bien gelés ce matin.

On démarre notre marche par "The Wall" et on comprend vite une telle appellation!!! C'est très raide pendant plus d'une heure et on doit souvent utiliser les mains. On escalade pas mal!! Avec l'altitude et nos gros sacs, ce n'est pas forcément de la tarte. Gero s'éclate et moi je gère mon rythme cardiaque;)

Enfin en haut, youpi!! Et vive la descente poussiéreuse et rocheuse qui suit!! Ça fait appel à d'autres muscles, on souffle!!

On voit de loin la suite du chemin qui est plutôt lunaire, ça change ;) On a la pêche et on trace. Une méga descente et une méga montée nous attendent pour atteindre le camp. Dans la descente mais aussi dans la montée, Gero va vite tandis que je sens le poids de mon sac et je fais plus attention surtout qu'il y a pas mal d'autres randonneurs. En montée, je suis lente et je regarde juste mes pieds!! Gero m'accueille au sommet. Je me sens un peu faiblarde, faut que je récupère de l'effort!!

Et là on retrouve une foule en délire, gare aux bouchons 😉

Ce camp est très sympa aussi. Bon au détail près que ça sent le pissou un peu partout autour des tentes. Pas top...Sinon, on ne peut pas se plaindre, on est au pied du Kili et on surplombe la magnifique mer de nuages. On s'installe tranquillement et on retrouve Jean-Marc en haut du rocher juste au-dessus de notre tente, trop fort! On fait connaissance avec le reste de la troupe: Maeva, Anne, Jean-Blaise et leur guide Bernard. Ils nous invitent dans leur tente à boire un thé (avec une pensée positive pour chaque sachet, merci Anne;). On a même droit à d'excellents beignets de leur cuisinier, la classe!!! C'est un super moment de convivialité et de partage :)) On est aussi impressionné par leur tente étroite et haute dédiée à un WC portatif! C'est pas la classe?! En fait, tous les groupes ont la même chose. Nous, on va dans les toilettes pour les locaux ce qui nous va aussi très bien! Enfin Gero profite quand même de l'offre de Jean-Marc et teste leurs WC de luxe, hihi😉

Super soirée 

On va au lit vers 19h30 comme un peu chaque soir maintenant!! Et on s'habille davantage cette nuit!!

Vue inattendue sur le Mont Meru au loin en prime! 
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Notre quatrième étape: Karanga camp (4000 M) - Barafu hut (4673 M) / 2h10 de marche.


Gero a le courage de se laver un peu ce matin! No comment me concernant ;)

On discute ce matin avec David, un californien qui monte avec son fils et une équipe de 11 porteurs/guides/cuisinier. Chouette rencontre. Le fils parle français car la mère est française! Ils sont en forme tous les deux; en effet, ils prennent du Diamox contre le mal d'altitude ;)


J'aime beaucoup la première partie: c'est une montée régulière et agréable. Je me sens très en forme. C'est une drôle d'atmosphère car on se retrouve à monter parmi de nombreux porteurs!! Ils sont vraiment impressionnants...

Où est Charlie?! 

On s'arrête très peu pour boire car on est en short et c'est un peu juste ce matin, il fait vite frais. En haut, on croise à nouveaux nos cops les Californiens. Suite à un peu de plat à nouveau et de la descente, ça remonte grave sec!! Mon rythme ralentit, Gero me sème avec William. Je reste concentrée sur mon rythme que je gère bien et Guiprong est à mes côtés.

Puis, ça redevient moins pentu jusqu'au camp. Par contre, on est dans le purée de pois, ça caille et il commence même à neiger. A la cabane d'arrivée, on revoit Jean-Marc et Jean-Blaise. Je me sens un peu étourdie.

Vite vite, on s'installe, on se couvre et on dort un peu. Vers 16h, on se fait un petit repas chaud, le soleil réapparait, ça change tout et la vue sur les alentours se dégage.

Ce soir, c'est la vraie première fois où je me sens mal: j'ai mal à la tête, ça me rend KO et méga lente...😦

A suivre!

Notre campement caché entre les rochers 

Préparation de nos affaires. On laisse notre tente, la nourriture, nos matelas, nos sacs de couchage. On prend seulement mon sac à dos avec quelques barres, 4 litres d'eau, les lunettes de soleil, la casquette, un Tshirt de rechange, une mini trousse avec les médicaments au cas où: ibuprofen, immodium, vogalib, doliprane, pansements, bandage, crème solaire...(on ne se servira de rien finalement, tant mieux!). Tout le reste,on le porte sur nous: cagoule, foulard, bonnet, gore tex, polaire, veste légère, T-shirt long technique, gants, moufles, frontale, 2 grosses paires de chaussettes, 2 collants chauds, un pantalon de rando fin, un gros pantalon Kway, les bâtons.

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J8

Le bonheur n'est pas au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir" Confucius

Notre cinquième étape: Barafu Hut (4673 M) - Uhuru Peak/Sommet (5895 M) - Barafu Hut (4673 M) - Mweka Camp (3100 M) / 11h de marche


Là, c'est du high level!!!!! Une nuit et une journée de fou sur tous les plans: à la fois hard et magique!!

Dodo de 19h à 00h30 et c'est parti pour le départ de nuit par -10 degrés peut-être. Je n'ai plus du tout mal à la tête, miracle!! Gero par contre a toujours mal au ventre :( Je bois pas mal avant de partir et avale juste un bout de barre de céréales.


L'ASCENSION:


On est méga habillé, trop d'ailleurs pour la première partie très raide...On doit rapidement enlever une couche (ma veste légère, ma polaire, ma cagoule et mon pantalon kway). On fait partie des derniers à partir vers 1h15 du matin. C'est chouette car on voit les frontales en enfilade, certaines sont déjà bien loin. Le ciel est également tout étoilé, c'est grandiose.


La première partie est donc bien raide, on s'en rendra encore plus compte à la descente de jour!! Je galère un peu à trouver un rythme puis lorsque le chemin évolue en zigzag et devient plus régulier, je me sens beaucoup mieux. Par contre, on a très froid ensuite. Mes mains sont congelées malgré des petits gants, des moufles, du baume du tigre et des chaufferettes! William et Guiprong me réchauffent deux fois puis je range mes bâtons et marche les mains dans les poches, pas le choix. Finalement, ça se fait bien. Je sens mon Gero souffrir derrière moi, je l'encourage car j'ai de l'énergie. Nos guides font de même, ils discutent, ils chantent (incroyable!!).


Alors que nous atteignons, après plus de 5 heures d'une marche interminable dans une pente de plus en plus raide, STELLA POINT (5745 M), le jour se lève progressivement. C'est juste GRANDIOSE!!! On découvre la neige, les glaciers, le paysage autour de nous! Je suis si heureuse et je sais qu'on va y arriver car il ne reste plus que 45 minutes d'ici pour le sommet.

Nos guides nous font boire!! Important pour éviter le mal d'altitude. 

Gero est malheureusement très mal à ce moment, il m'inquiète mais s'accroche à mes pas pour tenir jusqu'en haut. Moi, je me sens incroyablement bien, je marche même vite sans m'en rendre compte et je savoure tout sur mon passage!! C'est génial. J'adore cette partie entre Stella point et le sommet Uhuru Peak. On marche dans la neige sur un chemin étroit fait dans le glacier et on a une vue à 360 degrés. Je ne sais même plus où regarder, c'est tellement MAGIQUE!!!

7h15: ça y est, nous y sommes!!! C'est un moment plein d'émotions. On s'embrasse, on se serre dans les bras tous les quatre!!!! BRAVOOO!!

Et deux, et trois, et quatre heureux 😀
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Le sommet Uhuru Peak rien que pour nous!! 


LA DESCENTE:

On ne traîne pas trop pour redescendre, il fait encore frais. On voit Jean-Marc entre temps! Plusieurs personnes sont également très mal sur le chemin, ça fait bizarre. On saura plus tard qu'une fille se fera secourir en hélicoptère...

Gero a à nouveau plus d'énergie pour la descente, ça fait plaisir à voir. Moi je suis bien aussi mais je vais moins vite. On dévale donc la pente si raide gravie et quel dénivelé!! Comment on a bien pu réussir?! La descente me paraît longue, longue, longue...Vive les bâtons et les quelques discussions avec certains en route, notamment Anne, Maeva, Jean-Marc...

2h plus tard, me voilà de retour à Barafu Hut, Gero m'y attend. On dort une petite heure puis on remballe car on doit ENCORE marcher 4 heures pour le prochain camp. Horrible!! Départ donc vers 13h. La première partie est top car régulière et progressive jusqu'à High Camp (3900 M) et je sens que j'ai encore du jus. Gero souffre déjà des pieds. La deuxième partie est par contre hard car rocheuse. Dur dur... Heureusement, on arrive déjà après 2h40 de marche. Gero n'en peut plus...Moi je suis aussi contente d'arriver, ma concentration a ses limites.

Le camp est chouette. Nos cops arrivent plus tard et on se félicite, on discute de cette journée juste hallucinante. KO mais happy!!

J'ai encore super faim contrairement à Gero qui a vraiment besoin de repos (ça fait plusieurs nuits qu'il dort peu et il mange peu aussi...).

Ce soir, on s'endort tranquillement vers 20h...

J9
J9

Notre sixième étape: Mweka Camp (3100 M) - Kwaheri Gate (1800 M) - 2h30 de marche


On se lève avec de bonnes courbatures dans les cuisses et les mollets. Aie aie!! Gero a enfin bien dormi, c'est cool. Le réveil est matinal car dès 6h, les autres groupes s'activent et pour le coup, c'est pas dans leur culture d'être discret ;)

On entend plusieurs chansons par les différents groupes. On les a entendues tous les jours dans les campements. C'est vraiment super!! Mais aujourd'hui c'est spécial car c'est l'heure des pourboires!! On fait de même.

Départ vers 9h pour la dernière partie, je me dis que ça va être "fingers in the nose", tu parles!!!! C'est épuisant rapidement car la forêt est très humide et ça glisse comme jamais en plus d'être souvent raide. Nos pauvres jambes...Oh my god et ma concentration...Gero glisse deux fois et moi une bonne fois aussi, je suis toute boueuse;) Mais je reste cool et prends mon temps. Gero souffre en revanche et rêve d'arriver. En 2h30, nous voilà en bas!!! ON Y EST et on reçoit même notre diplôme, la classe :))))))

Au bout du compte, cette superbe expérience nous est revenue à: 2400 dollars (entrées et agence) + 100 dollars (location équipement) + 210 dollars (pourboire 6 x 20 pour le guide et 6 x 15 pour l'assistant) = 2710 pour deux soit 1360 dollars par personne pour 6 jours.


On récupère 15 dollars sur 30 des crampons loués. On négocie en effet car on n'en voulait pas à la base et on ne les a même pas utilisés ;)


Concernant les pourboires, l'agence a des règles claires donc c'est facile. Par contre, c'est obligatoire. Idem si on a des porteurs (environ 5 à 8 dollars/jour). Pour l'assistant guide, ça peut varier entre 12 et 15 dollars/jour. Ces pourboires sont donnés par l'ensemble des randonneurs du groupe et non par personne. Mais n'empêche, faut anticiper cette donnée quand on a une équipe avec cuisinier, guides, innombrables porteurs; )

De retour dans notre hostel, on se fait un bon repas (j'ai faim pour changer!!!), on SE DOUCHE (ça fait du bien après 6 jours), on demande pour faire une machine, ça le fait et après on glaaaande jusqu'au soir. On discute encore avec Len et Alice deux Belges dans notre chambre puis 4 Allemands sur la terrasse.

Je me sens bien KO ce soir:) Bizarre!!

J10
J10
Publié le 24 août 2018

Une bonne nuit de sommeil et un réveil traaanquille malgré les méga courbatures. On galère dans les escaliers, c'est fou!!


Aujourd'hui au programme: RIEN.


On avait pensé à finalement peut-être partir en safari à Serengeti ou visiter la ville ou...ou....RIEN!!! On prend notre temps pour discuter longuement avec Len, notre copine belge, pour rédiger notre blog aussi, pour réfléchir aux prochains jours, pour refaire notre sac encore et toujours...


Guiprong et son pote Hunter viennent nous rendre visite vers 14h. Guiprong tenait à nous apporter des cacahouètes car il a sa propre ferme. Il nous en rapporte une quantité énorme. En principe, il vend le kg 1850 shillings (60 cents). On passe un bon moment autout d'une bière. Hunter est aussi guide et vraiment sympa.


Puis, on se décide, onva à l'agence de bus Kilimanjaro Express pour réserver le trajet en bus pour Dar es Salaam pour demain. Deux Françaises, Maėlle et Ivana, nous aident sur le chemin. Le hasard fait bien les choses ;) Ce n'est pas à la station de bus après la mosquée mais un peu plus loin au niveau du gros rond point à gauche. Les locaux sont grands. Une dame essaie de nous passer devant mais on met la pression. En fait, on comprend peu à peu que ça semble normal de faire ça ici. Etrange comportement mais pas de problème pour m'y adapter;)

Il y a plusieurs bus par jour: un toutes les demi heures entre 6h30 et 9h. On réserve pour 7h30, pas de places avant. Ça coûte 33 000/pers (12 euros). Il y a 10 h de route. On a des faux billets.

On rentre à l'hostel et on commande à manger en fin de journée. La nourriture est un régal ici, on sent que le cuisinier aime son boulot et apprécie d'autant plus les compliments. Il propose également de préparer les cacahuètes qu'on souhaite proposer à tout le monde comme apéro. Il les met dans uns marmite avec du sel et de l'eau et les chauffent. Miam miam, tout le monde apprécie:)

La lune est quasi pleine ce soir, c'est très joli. Il fait bon. On savoure notre soirée même si je m'agace un peu sur le blog car la connexion est instable et c'est la galère de télécharger les photos...

Ce soir, on règle nos dettes des deux jours :) En tout, ça nous revient à 156000 shillings (60 euros) pour 2: deux nuits en dortoir, 6 super repas, une vingtaine de boissons, une grosse lessive (15000 un sac = 6 euros). Juste hallucinant!!! Ce lieu est définitivement à conseiller sur tous les plans; )


Pour info, on a réservé à nouveau au fur et à mesure nos nuits sur www.booking.com, plus simple comme ça pour eux!

J11

Réveil à 6h15 pour un petit déj comme convenu avec la fille de l'hostel à 6h30 ( en principe ça démarre à 7h, sympa). Le ciel est joliment éclairé.

Notre bus est à 7h30. 0n doit y être à 7h. Comme on est à la bourre, on prend un rickshaw pour 2000 shillings (70 cents). On a demandé le prix avant à l'hostel. Super cool d'y aller comme ça, on se croirait en Inde!! Les rues se réveillent tranquillement, c'est agréable.

On y arrive en même pas 5 minutes. Les autres voyageurs sont assis sur des chaises dehors avec leur bagages.

En face, des femmes vendent leurs magnifiques avocats, leurs carottes, oignons. Des vendeurs passent aussi pour vendre tout et rien: des lampes torches, des ceintures, des peignes en bois...!

Un bus arrive à 7h30. Parfait!! Ah non en fait, c'est celui de 7h, trop fort! Bon...comme d'hab, finalement, on n'était pas pressé; ). C'est alors sympa d'observer les marchands de gâteaux et autres friandises qui soulèvent bras tendu leur carton organisé en étagères pour atteindre les vitres du bus!

Entre temps, je vais au guichet pour faire valider nos billets, il y inscrit le numéro de bus en fait. Je comprends qu'il faut faire ça en suivant tout simplement le mouvement de foule; )

Gero s'achète le journal local en anglais (1000 shillings soit 30 cents). Je passe aux toilettes à la dernière minute. Et à 7h55, on décolle. Kilimanjaro Express compte parmi les bonnes compagnies avec Dar. Cela dit, le bus n'est pas incroyable. Les sièges ont bien vécu, il n'y a bien sûr pas de clim etc...Il y a quand même un port usb par personne au plafond, des fenêtres qu'on peut ouvrir et un goûter + une boisson à 10h. Une bouteille d'eau est aussi distribuée l'après-midi. Donc ça vous va très bien et surtout, on est super happy de voyager de cette manière. On est les seuls touristes. La majorité prend tout simplement l'avion directement pour Zanzibar.

Nous, on apprécie de prendre notre temps. C'est très chouette de voir défiler le paysage et les scènes de vie devant vos yeux curieux.

De belles montagnes se succèdent puis c'est davantage d'immenses étendues. Gero voit pour la première fois des baobabs, moi pas, mais ça ne change rien à leur beauté.

On passe de nombreux villages. Les gens se lavent au puits, peignent des armatures d'armoire, de lit, attendent les clients sur leur moto taxi, dans leur rickshaw. Des enfants jouent ensemble, d'autres balaient devant leur maison. Des adultes jouent au billard dehors, d'autres brûlent des déchets etc...

On s'occupe également très bien dans le bus. On bouquine sur notre liseuse, sur la tablette (on finit chacun notre premier livre; ), on se regarde plusieurs épisodes d'une série qu'on avait téléchargée, on discute. Bref, on ne s'ennuie pas!!

Vers 12h, on fait une pause sous une petite pluie dans un resto en plein milieu de nulle part. C'est cool, on arrive à se situer grâce à maps.me sur le portable. Gero avait téléchargé la carte en avance.

Avoir maps.me comme application sur le portable et télécharger les cartes en avance avec internet est un super atout si on a besoin de se situer ou de trouver son chemin à un moment donné.

Le repas est unique: viande et frites et est à payer en sus. Nous, on a encore du pain et un pâté à finir.

Après 45 minutes de pause (avec WC :)), c'est reparti. Le temps est beaucoup moins beau par ici.

Il est déjà 18h quand on approche Dar es Salaam et ses 4 millions d'habitants. Il n'y a bien sûr pas d'autoroute et c'est affreusement embouteillé. Nous qui pensions arriver avant la nuit, c'est foutu. Bon, pas top mais no stress, ça le fera quand même.

2 heures plus tard pour 15 kilomètres? ! et sous une superbe pleine lune, on arrive dans le dépôt de kilimanjaro express, pas du tout là où on avait prévu d'arriver...

Bon, on gère. On nous déconseille le bus (notre plan B à la base pour 650 shill par pers) de nuit...alors on prend un rickshaw pour 15 000 shilling (6 euros) au lieu d'un taxi pour 25 000. On choisit un chauffeur avec un badge car il est officiel a priori.

C'est parti pour 6 km environ et finalement c'est vraiment cool car on est baigné dans l'ambiance des marchés ouverts immenses de nuit :) ça grouille de partout.

20 minutes plus tard, nous arrivons directement à notre hôtel Safari Inn dans le quartier Kitusu (qu'on avait choisi à la base car à côté de l'arrivée du bus!!!).

Safari Inn: chambre double avec SDB, clim, moustiquaire et petit pti dej pour 40 euros pour deux pour 2 nuits. Pas cher pour Dar es Salaam

Accueil sympa. On se pose dans notre chambre. Finalement, contrairement aux 8h et 1/2 annoncées par le lonely planet et 10h annoncées par la compagnie de bus, on aura mis 12h pour arriver; ) mais aucun regret! !

On sort de suite pour aller manger. On a repéré un resto sympa pas loin, le mambo's corner. Ça fait bizarre de sortir de nuit mais le coin semble tranquille. On voit des pauvres gens dormir dehors...


Le resto est super et propose plein de plats différents tanzaniens (en fait surtout barbecue), chinois et indiens. On y passe une belle soirée.

Notre plat est entre 6000 et 8000 shillings, soit 3 euros. Top

J12
J12
Publié le 26 août 2018
Immersion  dans le ville à pied, en dalla dalla...
Visite du musée national 
Le bel océan indien...suivi du marché aux poissons 

Belle journée sous le soleil et la chaleur aujourd'hui dans la capitale tanzanienne. On se fait un tour touristique en autonomie à pied en suivant la proposition du Lonely Planet. Rien de transcendant au départ et tout est fermé en ce dimanche donc c'est un peu tristounet.

On profite quand même du musée national à 6500 shillings l'entrée (2,80 euros / 2 h environ) pour comprendre un peu mieux l'histoire du pays et ses influences arabe, indienne, allemande, british. Même si c'est moyennement bien organisé dans le grand musée, ça me plaît bien. Le jardin est également agréable. Il y a un tout nouveau mémorial pour les victimes des attentats d'Alqaida de 1998 (12 morts à Dar es salaam et 240 morts à Nairobi au même moment). L'ambassade des USA était visée...


On poursuit vers la plage (Barak Obama street). On passe l'hôpital construit par les Allemands. On est un peu seuls au monde. On entre dans un supermarché. Ça existe!! C'est nickel dedans mais pas un chat. Les prix sont OK mais sûrement pas pour les locaux. On prend juste un encas.

On marche sur la jolie plage déserte. Au loin, le bleu de l'eau devient plus turquoise. C'est grandiose!!

On discute avec deux gardes armés qui protègent en fait la maison du président. Ah quand même!!

On tombe sur l'impressionnant marché aux poissons qui ressemble fort à celui de Saly au Sénégal; ) Ce n'est pas le meilleur moment car il est 14h mais ça reste super chouette. On voit passer les pêcheurs avec des poissons, des femmes cuisinent dans des énormes marmites, des hommes nettoient les restes sur le sol...Certains nous accostent mais globalement on est tranquille. Je n'ose par contre pas prendre de photos, on est trop visible par tous ;) J'apprécie juste le spectacle de mes propres yeux. TOP.

Il fait très chaud et on continue à marcher jusqu'à se poser à l'ombre dans un square. Ah ça fait du bien.

Vers 15h30, on prend un dalla dalla pour Tazara train station. Première expérience en moyen de transport local. Comment paie-t-on? Comment s'arrête-t-on? Il semble y avoir des arrêts de bus dont on n'a toujours pas vu les panneaux; ) donc comme d'hab on suit la masse en bons moutons! Ensuite, sur le dalla dalla, la station de départ et la destination sont inscrites sur le capot à la peinture. Bon, nous, on redemande 4 fois et c'est bon, ça le fait;)

Le dalla dalla coûte pour un aller peu importe la distance 400 shillings par personne (10 cents!). Super pratique mais pas forcément toujours confortable, on y est vite entassé dans cette sorte de minibus ;)

20 minutes plus tard et bloqués dans les embouteillages, on descend pour finir à pied les derniers 800 mètres! Pas de bol, la gare est fermée, c'est dimanche...donc retour en sens inverse. Au moins, on a vu où c'est et on a pu assister au bazar hallucinant du trafic routier!!!!


Retour a l'hôtel vers 17h en passant dans notre quartier qui est indien. Belles scènes de vie avec l'activité de plusieurs marchés dans les rues :)

J13
J13

On se lève volontairement tôt pour retourner à la gare Tazara et acheter nos billets de train. En tout, ça nous prendra deux heures ;) alors que c'est seulement à 6 km!! Patience est le maître mot!! Pas de souci pour ça, on est tranquille.

La lumière est vive ce matin. C'est très beau dehors.

Comme hier, on reprend un dalla dalla dont on galère à trouver un arrêt. C'est pas clair du tout donc on demande aux gens tout simplement. Et tout devient plus simple. C'est parti, debout par contre car il est déjà plein. Comme hier, on descend un peu plus tôt du bus car c'est embouteillé.

Sur le chemin, on voit des nuées de personnes déambuler les unes derrière les autres. Que se passe-t-il? A priori, rien, la foule va au boulot!! Et ça va toujours plus vite à pied;)

Aujourd'hui, la gare est ouverte. Elle est immense et vieillissante (construite par les Chinois, ça se voit). En fait, il y a seulement 2 trains par semaine qui partent d'ici. Tout est donc complètement disproportionné.

Bon, le train de vendredi est déjà plein...alors on book pour la semaine suivante, le mardi 4 septembre. Départ à 15h15 de Dar es Salaam pour une arrivée le lendemain vers 16h à Mbeya, près de la frontière avec le Malawi. Ça va être une belle aventure! !

On choisit la 1ère classe (couchettes). Hommes et femmes sont séparés. Pas le choix. Il nous propose sinon d'acheter le compartiment complet de 4 pour être ensemble. Non, ça va aller, merci:)

Ça nous revient à 39 000 shillings/pers soit environ 16 euro!!

On repart en réfléchissant à nouveau à la suite puisqu'on a plus d'une semaine devant nous.

Sur le retour, on attend un bout de temps pour grimper dans un dalla dalla. Ils sont pleins à craquer! Hallucinant. Enfin, on grimpe dans un mais qui devient méga bondé très vite!! C'est une sacrée expérience. En plus, il fait bien chaud...Pour nous, c'est plutôt marrant mais pour les pauvres locaux qui vivent ça tous les jours, ça doit être dur dur...Gero discute avec un local intéressé par nous:) Sympa!

Retour à l'hôtel. Il est 10h45. Parfait pour le check out à 11h. Juste le temps de prendre une douche, je suis dégoulinante de sueur!!!


On profite encore du wifi pour télécharger de nouveaux bouquins sur notre e book dont les lonely planet (belle invention, moi qui suis adepte du livre papier, je m'y suis vite faite finalement), quelques épisodes d'une série...

Départ vers 15h. On prend le bus à l'arrêt Kisutu dans notre quartier. Ici, les arrêts des bus normaux de ville sont classes. On se croirait dans le métro. On grimpe sur une plateforme, on paie le billet au guichet (650 sh soit 30 cents!), on donne le billet à un contrôleur et nous voilà sous le hangar tout moderne qui donne de part et d'autre sur la route (en contre haut). Quand le bus arrive, on est à hauteur des portes.

Le premier bus est blindé, la vache...On prend le deuxième direction kivukoni (=port), de plus en plus blindé aussi. Avec nos gros sacs, on ne bouge plus d'un poil. Je reste bloquée d'ailleurs dans le bus à la descente tellement les gens bourrent. Gero me sauve; )

On prend ensuite le ferry. On avait tout repéré hier donc c'est easy aujourd'hui:) le ticket coûte 200 shillings (même pas 10 cents) pour la traversée de 10 minutes!! Juste dingue. Dans le hangar d'attente, les yeux sont sur nous. On ne passe pas inaperçu; ) des pauvres gens mendient aussi : une vieille dame, une jeune femme sans jambes et sans bras (comment est-ce possible? ! Je suis sidérée), un monsieur aveugle...Gero donne une pièce.

On monte sur le gros ferry parmi des centaines de personnes dont des écoliers qui s'en donnent ensuite a cœur joie sur le bateau transformé en aire de jeu géante! Sympa!! Un petit, handicapé, regardé et moqué par la majorité, vient à l'arrivée me serrer la main, me dire bonjour. Les autres sont scotchés! Il fait ce que beaucoup avaient envie de faire! Bien joué pti!! Belle leçon:)

On prend pour finir un rickshaw pour 3000 sh (1 euro environ) pour nous épargner les 3 km à pied jusqu'à Mikadi Beach. L'ambiance me plaît directement: c'est comme un peu différent ici... :)

Mikadi Camp, nous voilà vers 16h. Wouahouuu. On est enchanté sur le champ. Au bout d'un petit chemin de terre et de sable sinueux, le "camp" fait face à l'océan turquoise. Superbe!!! Les palmiers, les "walking trees", les cocotiers, les petites huttes sur pilotis, le bar, le hamac, les balancelles, la petite piscine, le filet de beach volley, les coussins...tout, tout, tout me plaît! ! J'adore l'ambiance, ça ne pourrait être mieux!!!! C'est un petit coin de paradis!!!!

Il y a pour l'instant seulement un autre couple européen sur la plage. Nous, on installe notre tente sur le sable à l'emplacement prévu à cet effet. C'est super joli!! On est tout excité! Trop biennn!!!

Puis, on explore les lieux. Un massai nous salue, le chien de la propriété s'approche timidement...

Il y a plusieurs douches fermées mais extérieures. Sympa comme tout. Les toilettes dans le même genre.

On se pose rapidement sur un lit balançoire au bord de la petite piscine ronde et toute propre. C'est magique. On est face a la mer...

Puis, on teste le hamac de la plage:) en tant que spécialiste, c'est incontournable en effet; ) On ne fait rien de spécial, on savoure la beauté de cet endroit, vrai bijou caché et loin des masses touristiques! Tant mieux pour nous en tout cas!!!

Vers 18h30, on mange un bon plat sur place même si c'est un peu cher. Là, on est trop bien, on ne bouge plus:))

Quelques autres Européens sont aussi là.

La nuit tombe, on profite sur les canapés si confortables et bien agencés. Un vrai bonheur en mode farniente:)

Et là, une magnifique lune toute ronde et dorée nous surprend et éclaire l'océan avec force. Superbe soirée! Que demander de plus?

Mikadi Beach: 10 dollars/pers/nuit en tente. Petit déj non compris. Compter 8000 sh en plus (3 euro).

Repas environ tous à 15000 sh (6 euro) - boisson à 2000 (80 cents)

J14
J14
Publié le 28 août 2018

Un réveil tranquille dans notre belle tente sous les cocotiers, suis-je encore en train de rêver? ! Non, non, c'est bien la réalité:)

 !!!

On a décidé de ne pas mettre le dessus de la tente mais seulement la moustiquaire et on a bien fait. C'est suffisant et vraiment bien comme ça. C'est presque comme si on dormait à la belle étoile. En plus, il a fait bon cette nuit. Le drap de soie est presque suffisant.


Donc, j'en étais au réveil tranquille qui se poursuit par un pti déj pris sur place face à la mer qui s'est largement retirée ce matin. Le paysage est différent comme ça.

Tout est calme. On choisit un mélange yaourt, céréales, fruits, miel et un bon jus pour notre premier repas de la journée. Par contre, c'est cher: 12000 shill / personne (5 euro) donc on fera sûrement différemment les autres matins!!

On reste un bout de temps posé...puis je pars faire quelques photos au bord de l'eau. J'observe les femmes de plus en plus nombreuses qui ramassent les algues laissées par la marée.

Gero a envie d'aller dans l'Océan mais doit aller assez loin ce matin. La mer se retire encore jusqu'à 11h30...

Bref, chacun profite à sa façon:) Puis, on décide de sortir explorer les rues environnantes. On n'est pas déçu. Pour le coup, on est en plein dans la vraie vie locale ici!! D'ailleurs, on est peu interpellé. On est aussi intéressant pour les gens qu'eux pour nous! C'est marrant.

Les rues qu'on parcourt à pied sont toutes en terre, assez larges et longues. Le village est comme un labyrinthe. Vive maps.me une fois de plus. Il est 13h, plein cagnard, donc pole-pole...

J'aime beaucoup cette balade car on croise les gens: des femmes joliment habillées de robes colorées moulantes, les hommes sur leur moto-taxi en attente (de Godot...), les "cuisiniers" prêts à servir leurs quelques brochettes et frites aux passants, un coiffeur, un réparateur de vélos, des couturiers en pleine action, des vendeurs de légumes ou de tout et rien. On croise aussi des enfants qui jouent au football, qui nous saluent de "Mzungu" (blanc), qui aident leurs parents...Que de vie...C'est chouette à voir. On discute aussi avec un monsieur qui est venu faire réparer le vélo de son petit. Il était guide a Zanzibar et est content de parler un peu allemand avec Gero. Rencontre très sympa:)

Après avoir passé une église puis une mosquée, on se pose pour manger un bout dans un resto. Pas facile de se faire comprendre ici!! Heureusement, j'ai vu faire le cuisinier donc je devine ce que me dit la serveuse: on prendre une frites-omelette! Original mais on a déjà vu ça plusieurs fois. On reçoit le plat avec une salade de chou blanc et carottes râpées.

Prix locaux cette fois-ci (aah je vais mieux!!) : 2500 shillings pour la frites-omelette soit 1 euro!

Rituel: avant de manger, la serveuse apporte une bassine et un thermos d'eau. Il faut prendre du savon en poudre posé sur le thermos, puis se savonner les mains en même temps que la serveuse verse de l'eau sur les mains;) heureusement, je viens d'observer un autre client le faire sinon c'était la galère de capter quoi faire, comment!!! On savait que ça existait mais jusqu'à maintenant, chaque bouiboui fréquenté avait un lavabo. Et attention, rebelotte en fin de repas;)

Notre repas est donc très bon et la serveuse se détend un peu avec nous, elle nous dit finalement quelques mots en anglais et nous sourit;)

L'après-midi, on se pose sur le lit balançoire! Quel bonheur de profiteeeer :) Puis on se jette à la mer, enfin à l'océan. La mer est chaude, c'est fou! Par contre, il y a beaucoup de vent (comme hier) et des vagues et quelques algues qui me chatouillent!!!

D'autres personnes sont depuis un bout de temps dans l'eau et se marrent bien dans leur bouée gonflable. On a l'impression que les femmes ne savent pas du tout nager.

Des enfants sont également ensemble et s'amusent avec deux filles blanches. Ils nous interpellent aussi.

Puis on se balade un peu sur la plage...Il y a seulement des locaux et c'est franchement agréable:)

La fin de journée se déroule paisiblement. L'eau de la douche est salée mais il y a une bassine d'eau douce à côté aussi. Je me rhabille un peu plus, il fait frais.

Ce soir, on retourne dans une ruelle pas loin pour aller manger dans un pti resto qu'on avait repéré, le kuikoni café, juste à côté de la mosquée. Ils nous accueillent chaleureusement et semblent presqu'un peu stressés.

On commande un samaki kukaanga wa wali (poisson grillé et riz) et kuku kukaanga wa wali (poulet grillé et riz). Faut savoir qu'on avait pris la carte en photo ce midi et qu'on a passé bien 30 minutes au camp pour traduire; ) Et ce soir, sur place, on peut donc faire genre, on comprend une carte en swaheli!! Hihi, tu parles!!

Bref, on passe une belle soirée autour d'un bon repas qui comprend également un bol de soupe aux lentilles et sauce bolo, viande (?), un bol de pois et une grosse salade de tomates, carottes, oignons!! Le poisson de Gero est un peu particulier car il reste particulièrement la tête et un peu du corps mais sinon tout va bien;)

Les quelques autres clients buggent un peu en entrant, c'est marrant car on le perçoit. Ils nous observent discrètement tout comme la jeune cuisinière qui louche sur Gero.

On paie pour chaque plat 4000 shillings (1, 70 euro) et pour chaque boisson 500 shillings (15 cents)...ça nous change de notre plage; )

On rentre. Y'a un peu d'ambiance dans un bar à ciel ouvert derrière dans le resto de ce midi. C'est sympa. Hier soir, on a entendu de la musique. On rejoint notre plage (vive la frontale). Plusieurs massai sont ensemble, concentrés sur un portable.

Ils sont toujours habillés traditionnellement de leur cape rouge à carreaux, en sandales souvent blanches et surtout armés d'un long couteau à leur ceinture et d'un bâton. Ils sont aussi en ville comme ça, à Dar es Salaam notamment. Tout à fait normal!! Pour moi, c'est un peu le cliché: "un indien dans la ville" en version africaine; ).

On constate au fur et à mesure qu'ils vendent soit des bracelets (qu'ils portent d'ailleurs eux-mêmes aux chevilles et aux poignets), ou qu'ils sont gardiens. C'est le cas à la Mikadi Beach. Hier soir, j'ai été surprise par l'un d'eux proche de notre tente posé sur une souche d'arbre. Et évidemment, en plus, un Noir dans le noir...ça fait noir...donc j'ai été bien surprise!!! Puis, on a capté qu'en fait, il gardait notre tente en toute discrétion!! La classe! Même scénario ce soir!

J15
J15
Publié le 30 août 2018

Aujourd'hui, pas d'électricité sur toute la journée (donc pas de connexion non plus;). On n'est pas vraiment perturbé. Pour éventuellement charger nos appareils, on met en place notre panneau solaire. Ça marche du tonnerre:)


On sort pour aller petit-déjeuner hors de la plage car comme précisé hier, ça coûte la peau des fesses (enfin tout est relatif, on est d'accord!). Notre objectif donc est de retourner au petit resto d'hier car le test a été réussi. Même après avoir mangé des tomates et compagnie, je suis tout bien ce matin. C'est un bon signe.

Mais on est coupé dans notre élan car on rencontre Richard, le norvégien connu hier à Mikadi Beach. Il vient régulièrement ici, il a même acheté un bout de terre plus au Sud. Actuellement, il loge dans une chambre louée 40 dollars le mois. Donc on se salue, on discute et il nous dit qu'il attend le vendeur de noix de coco. En effet, en voilà un qui passe, il l'interpelle et en achète une que le vendeur découpe à la machette et l'ouvre. 1000 shillings (30 cents). On l'imite :) Et on savoure directement le jus de coco frais et délicieux (apparemment très bon aussi pour les problèmes de ventre;)). On mangera plus tard l'intérieur que Gero découpe à l'aide de l'opinel. On conserve les bouts dans notre petit tupperware (bien pratique).

Richard nous parle maintenant d'une bakery non loin. On s'y rend. Je m'imagine déjà les pains au chocolat, le pain à profusion. Euh, en fait, non!! Retour à notre réalité tanzanienne; ) Petit local fermé à clé. La fille vient nous ouvrir (normal ici a priori). Les étagères sont quasi vides. En y regardant de plus près, on choisit des sortes de petits muffins choco, des sortes de briochettes, des sortes de chichis sans cacahuètes dedans et un mini jus de mangue. Le tout pour 4000 shillings (1, 70 euro!!). On y prend notre temps, la deuxième femme plus âgée nous montre aussi du braun bread...Très sympa.

Finalement, on rentre chez nous et on petit-déjeune avec toutes nos victuailles sur notre plage:) On y ajoute des bananes achetées hier soir (200 shillings la banane).

Et on admire les belles scènes de vie se déroulant devant nous, près qu'à l'identique d'hier: des joueurs de foot, des femmes en train de pêcher des algues, un jongleur solitaire, des promeneurs, des petits corbeaux intéressés par notre nourriture...

La journée se déroule au gré de nos envies: siesteS multipleS :) , piscine, mer, lecture...Gero profite aussi du billard. Il joue avec le nouveau manager du Zimbabwe arrivé aujourd'hui et qui reste 6 mois. Ils jouent donc ensemble (même avec un œil en moins, il gagne plusieurs fois, trop fort!!). Puis ils discutent longuement. Très sympa.

Vers 14h? Quelle heure est-il en fait? Aucune idée!!! Ah nan en fait il est 15h30! C'est fou comme le temps passe vite, même quand on ne fait rien!! Qui l'eut crû? !

Donc je disais vers 15h30, on se balade un peu sur la plage et on s'achète deux paquets de chips maison (of course ici!) à 1000 shillings each piece (30 cents). Ce sont des chips de patate (vihazi) et des chips plus durs de kazava (mihogo). Miam miam:)

En fin de journée sous les derniers rayons de soleil, on se baigne dans la mer qui est encore plus belle qu'hier. Un beau moment de détente et de plénitude:)

Ce soir, on sort pour aller manger juste en face dans notre bouiboui d'hier midi et on commande la même chose: chips mayai (le vrai nom pour la frites-omelette). Encore un méga quiproquo. La serveuse me demande de payer tout de suite les boissons. Je ne comprends rien, ça dure. Je crois qu'elle me demande si on veut des verres?! Non merci dis-je agrémenté d'un beau sourire. Elle est surprise! Et par miracle, je capte ensuite! On en rigole; ) On se prend encore des popcorn car on en voit souvent donc on est curieux: ils sont salés et très bons. On paie en tout 8000 shillings pour deux (3,20 euro environ).

le fameux chips mayai 😀

Et ce soir, j'ai aussi bien pris le temps de me laver en particulier mes cheveux presque de paille maintenant avec l'air de la mer!! Je passe donc un bout de temps dans la douche car je le fais à l'ancienne avec un récipient avec lequel je puise l'eau douce dans le gros bac...Mais ça me va très bien comme ça. J'ai tout le temps qu'il faut devant moi...Qu'est-ce que c'est agréable...

J16
J16
Publié le 30 août 2018

Une belle journée s'annonce sur notre jolie plage. On se prend un jus du bar et on petit-déjeune avec nos victuailles achetées hier.

L'ambiance est toujours aussi magique ici. Et on ne voit pas le temps passer. On est juste très bien. Notre chien d'adoption qu'on surnomme Fifi reste à nos côtés. C'est marrant. Il monte vraiment la garde. Et après, il a le droit à des caresses, il l'a bien compris; )

Le jongleur est à nouveau là ce matin. Il s'entraîne seul sur la plage. Gero le rejoint et passe un moment avec lui. Il lui montre des tricks puis Tchina tente d'apprendre. L'échange est bien sympa entre les deux. Il faut savoir qu'il jongle avec tout et rien: les coquillages, les cailloux. Pas simple!!

Aujourd'hui, le temps est un peu plus maussade mais il fait toujours très bon.

Un petit jeune de 17 ans vient un peu plus tard se poser avec moi. Il me raconte son histoire, qu'il rêve d'être photographe, qu'il vend des bracelets, qu'il ne faut pas faire confiance à n'importe qui, qu'il y a une fête sympa d'artistes samedi soir non loin d'ici. Il me demande comment je trouve la Tanzanie. On discute un petit moment mais je ne sais pas sur quel pied danser. Je ne me sens pas tout à fait détendue car il y a toujours quelque chose derrière. Et en même temps, rien de méchant.

Aujourd'hui, il y a un peu plus de monde (touristes tanzaniens?). Je discute aussi avec la serveuse qu'on côtoie depuis plusieurs jours maintenant. Elle parle plutôt bien anglais et c'est intéressant de savoir comment elle vit et voit les choses.

Puis, le vendeur de chips passe. On se relaisse tenter, elles sont trop bonnes. Il nous salue chaleureusement.

Je finis aussi entre temps mon deuxième livre. C'était super intéressant et parfait pour accompagner notre séjour en Tanzanie. En effet, il s'agit de Birgitt (James), une allemande mariée à un guide de safari tanzanien depuis 2013. Ils vivent ensemble depuis à Arusha. Elle décrit dans son livre "Kila kitiu sawa"(tout va bien) le quotidien tanzanien ce qui coïncide parfaitement avec ce qu'on vit ou ce qui nous questionne. Super lecture!!!

Don't think too much!  

Ce soir, on mange dans le petit resto en face là où on avait mangé la frites-omelette. Cette fois-ci, on fait les dingues et on tente de demander un autre plat avec les quelques mots qu'on a notés. Pas simple, c'est sûr mais on est assez fier de nous car on obtient ce qu'on souhaitait: poulet, riz, chou vert (?), salade de chou chinois, carottes, oignons et beans :) Idem pour Gero sans poulet. Nos assiettes sont très bien présentées. On a l'impression qu'ils ont fait un effort pour nous (ou pas!). Aujourd'hui, on a quand même une cuillère car les beans sont dans une sauce. Les deux autres fois, j'ai oublié de préciser qu'on a tout simplement mangé avec les doigts (d'où le lavage des mains avant et après; )). C'est marrant, on voit la serveuse à un moment donné apporter du sel à un autre client...dans une cuillère à soupe; )

On paie 1200 shillings pour deux avec boissons (5 euro)

les shillings tanzaniens (10000 = 4 euro) 
J17
J17
Publié le 1er septembre 2018

Ce matin, à 5h du mat, on se prend une averse sur la tête! C'est quoi cette blague?! Il pleut ici!!! On s'empresse de chercher et de mettre le dessus de notre tente pour nous protéger! En même temps, les haut parleurs de la mosquée se mettent en route... Pas mal l'ambiance!! Puis on se rendort paisiblement...

Vers 9h, réveil à nouveau sous le soleil :) Ouf!!

Les sanitaires 

Gero part se baigner puis on prend notre petit-déj face à la mer. On commence à avoir nos habitudes;)

Ce matin, on se baigne un bout de temps dans la jolie piscine. C'est super agréable car on est absolument seul:)

Le vendeur de chips passe comme les autres jours vers 13h et je m'empresse d'aller lui acheter des chips:) c'est qu'on commence à avoir nos habitudes aussi pour ça!

Puis, on part dans le village. C'est vraiment chouette de s'y promener car il nous est de plus en plus familier. Les gens y vivent tranquillement. On s'arrête dans un petit "magasin" et on achète au jeune garçon deux avocats (j'en rêve depuis deux jours!!!!c'est vraiment le paradis ici pour moi:)), des carottes et des bananes. Une villageoise nous salue gentiment à la "sortie". Plus loin, on achète des jus de mangue pour demain matin et un coca/une sucette pour maintenant. Sur le retour, on passe par la boulangerie mais il n'y a personne même si c'est "open". On repassera.

Avocat: entre 500 et 1000 shillings la pièce (20 à 40 cents). 5 carottes: 500 shillings (20 cents). Sucette: 200 shillings

On se rend compte qu'il fait bien plus chaud dans le village qu'au bord de l'océan très venteux.

De retour sur notre plage, on déjeune donc. Quel régal!! Une classe de petits est actuellement sur la plage. Les enfants sont mimi et s'amusent tout seuls.

Alors que Gero est sur la balançoire avec sa sucette dans la bouche, deux instit' viennent à lui après hésitation. Ils se prennent en photo avec lui. La fille semble particulièrement happy et se blottit contre lui;)

Aujourd'hui, c'est intéressant car ça nous saute plus aux yeux que les Tanzaniens et Tanzaniennes apprécient beaucoup les blancs /blanches. D'ailleurs, on voit notre pote norvégien avec une jolie jeunette installée près de la piscine mais aussi un autre Européen, cette fois-ci gros et moche faut le dire, avec une jeune Tanzanienne toute belle...Et à l'inverse, une Européenne est avec son beau Tanzanien en train de se balader sur la plage (ils logent ici depuis hier). Ça nous interpelle quand même un peu...

Un peu après, Angela, une des autres profs profite de la sieste des petits pour venir timidement à ma rencontre. On discute un peu mais pas évident car sa maîtrise de l'anglais est très faible. Elle louche ensuite sur nos jus de mangue achetés. Puis elle me demande si elle peut avoir une bouteille. Drôle d'oser... Mais ici, j'avais lu qu'on invite vite les gens à boire un coup...donc ce n'est peut-être pas si étrange? !

Retour à la sieste des petits. On se marre bien avec Gero en observant la scène. Alors qu'ils sont en train de jouer comme des fou fous sur la plage, les instits les rappellent et les font s'allonger les uns à côté des autres à même le sable (la plupart sont bien sûr trempés), sur le ventre la tête sur leurs bras et...

... en plein soleil. Essayons cela en France! Scandale!!! Mais ici, ça marche! Après le recadrage de certains, les instits vont se baigner et Angela vient me voir! Les gamins restent tranquilles!! Trop fort. Mais si on n'avait pas vu la scène se dérouler, on se serait demandé ce qu'il se passe ici!!!!!

En fin de journée, je vais dans l'océan et je rencontre Salma avec un ami à elle dans l'eau! On discute un bon bout de temps en anglais, c'est très sympa :) Et elle me dit qu'un jour, elle aimerait aller à Paris pour voir l'espèce de tour électrique! Je mets du temps à comprendre qu'elle veut dire la tour eiffel! Hihi! ! Donc je sors un peu plus tard de l'eau et je vais lui chercher une petite tour eiffel. Je la rejoins plus loin sur le rivage. Elle me remercie. Chouette moment!!

Je profite encore un peu dans l'eau avec Gero. L'eau est chaude et le ciel magnifique ce soir, ponctué de nuages déjà rosés par le coucher de soleil. Des oiseaux passent à ce moment. C'est juste magique:)

Après une bonne douche (à la bassine), Gero passe un long moment à jouer au billard avec quelques mecs. Moi, j'ai faim et j'attends un peu saoulée...je vais donc profiter en attendant de la balançoire face à la mer puis je m'allonge et regarde les étoiles de plus en plus visibles.

Comme il est déjà assez tard, on change nos plans de sortir pour aller manger. On commande tout simplement ici ce soir: crevettes, riz curry et coco pour Gero, gambas et frites pour moi. On teste le cidre d'Afrique du Sud, Savanna. Excellent!

Puis, on regarde une série jusqu'à 22h. Après c'est extinction du wifi par le gérant. Ce soir, le wifi marche assez bien ;) car sinon souvent il est très instable, s'arrête, reprend. Pas évident du tout.

Nos plats coûtent 15000 shillings (6 euro) et le cidre 5000 shillings ( 2 euro)

J18
J18
Publié le 2 septembre 2018

De bon matin, on va se baigner dans la mer encore si calme et douce. Cette ambiance propre au matin est très agréable. Tout est calme...Un bonheur de nager dans ce contexte :)

Aujourd'hui, le temps est instable et on subit plusieurs bonnes averses. Heureusement, on peut s'installer à l'abri. Il fait par contre frais et on se sent tout collant, beurk...Heureusement, le soleil réapparaît à chaque fois pour nous réchauffer; )

Il y a un peu plus de passages aujourd'hui car c'est samedi. Tout un groupe de Tanzaniennes chicos vient se poser, jouer aux cartes et boire un coup. Elles sont bruyantes, rigolent bien!! Et elles font un mélange de swaheli et d'anglais. Etrange?! On pense que c'est une façon de se distinguer des petites gens.

Vers 15h, Abdi, le petit jeune qui était venu discuter avec moi revient comme il nous l'avait dit pour nous rappeler l'événement de ce soir. Avec Gero, on s'était dit qu'on irait car ça semblait sympa et que j'avais demandé à la serveuse confirmation de l'existence de cet événement (on ne sait jamais;)). Abdi nous donne donc le nom: KCC pour Kigamboni community center.

On s'y rend à pied vers 17h. C'est à 20 minutes d'ici et maps.me nous donne un chemin simple à suivre. La balade est chouette car la lumière est vive en cette fin de journée. On voit également un match de foot se dérouler, une église en pleine effervescence: les croyants y chantent et dansent. On entend des cris très aigus de femmes qui ressentent à des youyous en moins audibles;)

Puis nous arrivons à KCC. Abdi nous accueille gentiment. Il y a déjà beaucoup de villageois, hommes, femmes et enfants. Le spectacle a commencé. On assiste à une pièce de théâtre parlant du mariage forcé d'une fille au détriment de son éducation puis qui est atteinte du sida. Voilà de réelles thématiques qui les préoccupent. Puis on a le droit à plusieurs danses: une danse traditionnelle sur fond de tamtam et chants, une danse moderne et une new dance. Les deux dernières danses sont un peu particulières car deux Américaines font partie du spectacle. C'est génial ce mélange et le résultat est si beau. Bravo bravooo!! Je suis méga enthousiaste. Le public s'enflamme. Pour clôturer le spectacle, un cracheur de feu vient justement enflammer le ciel désormais sombre:) Des remerciements et des diplômes sont ensuite donnés à tous les artistes de la soirée dont les deux filles blanches et un couple blanc aussi présent qu'on avait salué à Mikadi Beach aujourd'hui. Intéressant.

En attendant, on se pose et on observe la scène, le lieu. Des enfants viennent vers nous, ils nous touchent, ils nous parlent: what's your name? Ils sont morts de rire à l'annonce de mon prénom...C'est pas la première fois. En fait, plus tard, Gianti, le joueur de piano (qui se remet de la malaria) nous explique que sounia signifie que quelqu'un est un peu fou, fait n'importe quoi...donc attention à la prononciation!!! Je dois insister sur le soooonia. Ok, compris!!

Abdi nous présente le gérant du centre super sympa qui prend son temps pour nous décrire les quatre domaines d'action du centre: l'éducation, les activités, le business et le social. On est captivé par son enthousiasme et son engagement. Ils ont même une maison pour orphelins non loin d'ici. De beaux projets.

On discute entre temps avec différents artistes et on demande à revenir peut-être lors des activités. Gero pourrait jongler. Le RDV est pris pour lundi après-midi!

Concernant les blancs présents, nous faisons rapidement leur connaissance. Ce sont des volontaires qui sont ici pour quelques semaines. Ils sont américains et partagent leur talent comme la danse, l'acrobatie, la photo...Super chouette!!

On rentre avec eux d'ailleurs et Abdi ce qui nous laisse le temps de bien discuter. Il fait déjà nuit noire dans les rues en terre non éclairées. Comme nous sommes en groupe et avec Abdi que tout le monde connaît, ça ne pose pas de problème. Sans ça, nous devrions rentrer en moto ou rickshaw. Il y a trois semaines, un touriste s'est fait embêté. Bon à savoir!! En tout cas, je savoure cette marche by night. Des bouibouis sont éclairés, c'est trop chouette. Je m'y arrêterais bien...Des enfants sont encore dehors et viennent tout contents vers vous. Un petit me donne la main sur quelques mètres. Trop mignon!

On s'arrête à notre petit resto du soir pour se faire des frites salade (1500 shillings soit 60 cents). Miam miam. On paie la moto pour qu'Abdi puisse rentrer (1000 shillings). Il a été bien sympa et finalement il n'y avait pas anguille sous roche. Tout ce qu'il m'avait raconté était vrai!!! Son fameux prof américain est en fait Larsen (seulement pour 2 semaines) qui compte bien vendre ses bracelets pour 10 dollars en Amérique. Avec l'argent récolté, il lui rapportera un bel appareil photo l'an prochain. Quel engagement! Tant mieux :)

Voilà, ce soir, on est à nouveau seuls à la plage, heureux d'avoir saisi cette chance d'assister à cette belle représentation et d'avoir appris plein de choses tout en étant en contact avec la population...On a également une grosse pensée pour Julia qu'on verrait parfaitement dans ce genre de projets; )

Nos trois compagnons se sont arrêtés en route à "la maison des enfants de la rue", là ils ont auparavant séjourné, pour passer le reste de la soirée avec leurs connaissances, camarades.

Juste avant d'aller nous coucher, le couple du Colarado est de retour. On rediscute ensemble et je suis très intéressée par Larsen qui a pour objectif de monter un petit film sur KCC. Elle, manage un cirque au colorado, the fractal tribe circus. On échange nos adresses.

En faisant des recherches, on se rend compte que ce centre fait beaucoup d'efforts pour être connu et aidé. Pour plus d'infos: kccdar.com

J19
J19
Publié le 2 septembre 2018

Réveil matinal pour une baignade tant appréciée...Il est à peine 8h et le soleil tape déjà.

Je discute plus tard avec un couple qui a dormi ici. Ils sont gentils comme tout surtout la fille avec qui je discute bien.

Elle vient de Zanzibar et vit maintenant avec son ami indien à Dar es Salaam. Elle me conseille bien sûr d'aller à Zanzibar...ach, elle nous met le doute...Avec Gero, on ne s'était plus posé la question mais...ratons-nous quelque chose d'incontournable? Apparemment non s'il s'agit de plages. Les locaux appellent d'ailleurs la Mikadi Beach la "petite Zanzibar". Par contre, Stone down semble unique en son genre...Mais voilà, tout est question de choix! On est si bien ici. Pourquoi s'embêter?

Aujourd'hui, ce couple part faire du snorkeling à Kipepeo Beach. Du coup, on y réfléchi aussi. Why not? Mais finalement, on est occupé à autre chose et le temps passe ;)

Après le petit-déj, on rejoint nos amis américains occupés avec Abdi et une copine à lui. Larsen lui montre son drone dont il est le propre ingénieur!!! Ils vont ensuite l'expérimenter au bord de l'eau. Belle image de partage :)

Ce midi, on se la joue "Kohlanta, le retour" et on décide de vivre la vie de Robinson Crusoé. Notre réchaud, notre casserole, nos carottes fraîches et notre plat de riz lyophilisé. Le tout à l'ombre et protégé du vent SVP! La classe. On se régale...

Le temps que Gero prépare, je pars acheter dans la rue de l'eau et des Pepsi.

Puis après manger, Gero fait la vaisselle, moi je me charge du linge. On teste pour la première fois notre sac "machine à laver". Pas mal. J'étends ensuite le linge sur notre corde à linge Seatosummit super compacte. Spéciale dédicace à Bibi;)

On continue à discuter avec les Américains qui sont sur le départ pour rentrer chez eux dans le Colorado. Puis on lit encore un bout de temps à propos du KCC sur le net. C'est vraiment super intéressant tout ce qu'ils font. A creuser...

Aujourd'hui, c'est la première fois qu'il y a autant de monde sur la plage et dans l'eau. On ne se lasse pas de rester là à observer tout ce qu'il se passe. Top:)

En fin de journée, l'envie nous prend de jouer au beach volley plutôt que d'aller nous baigner car il y a encore beaucoup de monde dans l'eau. On emprunte le ballon tout pourri au bar mais quel plaisir de jouer dans le sable. Ça faisait longtemps, j'adore :) Puis deux gars nous rejoignent. Mon partenaire a trop bu de bière, c'est un peu chiant mais bon on commence à s'y faire en Tanzanie;)

Quand la nuit tombe, on arrête de jouer. En plus, les moustiques arrivent!! Et on plonge dans la mer qui nous rafraîchit. Trop agréable. Et désormais il n'y a plus personne dans l'eau. Le pied:)


Et pour bien profiter de notre soirée, rien de mieux qu'une belle lumière du soir et...un cidre 😀

J20
J20
Publié le 3 septembre 2018

Notre dernière journée ici...

L'Océan rien que pour nous... 
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La journée commence bien 

Après une baignade matinale, on prend notre temps pour nous préparer avant d'aller à notre boulangerie préférée refaire le plein pour nos deux prochains petits-déjeuners :) Et oui, on se laisse pas abattre, hein!!

Salle de bain privative en plein air, la classe! 

Et puis c'est un vrai plaisir d'y aller tant la nénette est tout sourire en nous voyant. Trop mimi!! Aujourd'hui, il y a de nouveaux gâteaux, on prend un peu de tout et aussi des jus de mangue.

Au même moment, des vendeurs de coco passent. Il est 10h, c'est leur heure de passage! On en arrête un et on lui en prend une. Un régal :) Par contre, heureusement qu'on connaît le prix (1000 shillings) car il voulait nous enfumer de 1000 shillings le petit malin!! Son excuse: pas de monnaie. Pas de souci, on en fait à la boulangerie justement;) On ne nous la fait pas à nous, nan mais ohh!!!

Aujourd'hui, c'est extrêmement calme ici. J'aime beaucoup cette ambiance...Le paysage en est d'autant plus magique.

Vers 16h, on daigne décoller nos fesses de notre plage paradisiaque pour rejoindre le KCC (kigamboni community centre). Comme convenu samedi soir, on vient pour les activités "périscolaires" organisées de 16h30 à 18h30 au centre. On s'y rend à pied et je savoure cette nouvelle immersion dans le village. La lumière est vive, les ruelles sont très animées: des réparateurs de voiture et moto s'activent, des bouibouis attendent leurs prochains clients affamés, des hommes sont réunis autour de jeux comme les dominos et le fameux jeu africain. Grosse pensée pour toi Françoise à ce moment-là:) D'autres groupes regardent la TV dehors, font la sieste sur le palier de leur modeste maisonnette, se préparent a manger...

On s'arrête dans un premier petit magasin dans lequel on était déjà allé. On y achète des carottes, des bananes et deux sucettes (100 shillings l'une cette fois-ci au lieu de 200). Belle petite échoppe aux barreaux comme partout. La dame est accueillante. Juste devant, la petite fille fait griller des brochettes. Belle image:) Dans ces instants-là, ça me démange de prendre une photo et en même temps cela me dérange car ça casserait le moment. Donc souvent je m'abstiens et profite tout simplement de la scène.

Plus loin, on se prend deux avocats sur un joli étal de légumes. Une dame commande un cornet de poissons frits avec du ketchup! Et là, faut quand même s'accrocher en voyant le truc...Euh, on testera une autre fois, hein?! ;)

A gauche: les dagaa, petites sardines d'ici 

Nous arrivons au centre en pleine effervescence. Rapidement, quelques personnes nous reconnaissent et nous saluent vivement. On voit plus tard les deux volontaires, Marisa l'américaine et la jeune allemande (elle, là pour un an!).

Gero avait proposé de jongler et il est donc vite accaparé par deux jeunes de 16 et 17 ans hyper motivés, concentrés et investis. Ils bossent ensemble avec les massues. Elles sont neuves (laissées par une compagnie de cirque de passage). Les deux jeunes savent déjà jongler avec trois massues mais sont intéressés par de nouveaux tours. Gero s'en donne à cœur joie.

Pendant ce temps, je vadrouille et observe les différentes activités. Je suis rapidement attirée par la "salle" de danse. Il n'y a que des mecs. Ils s'échauffent très sérieusement avec la musique comme toujours à fond mais très entraînante pour le coup. Certains font leur renforcement musculaire: corde à sauter, tractions, squat etc...Puis c'est parti pour l'apprentissage et la répétition d'une chorégraphie. J'adore le spectacle: ils bougent incroyablement bien, c'est magnifique à voir!!!!

Je suis ensuite interpellée par Abdi pour jouer au tennis de table dans la même pièce. Il y a une table toute pourrie, on peut le dire et Abdi installe le filet fait d'un enchaînement de cylindres bloqués par des cailloux de part et d'autre. Au début, c'est perturbant puis ça me paraît normal peu après déjà; ) On se fait à tout!

Je passe un bout de temps à jouer et je donne même des conseils à certains ou j'apprends le service à l'un d'eux. Le petit Chafiq se débrouille déjà pas mal du tout, je le complimente, il est tout sourire. D'ailleurs, plus tard, alors que je prends des photos ou que je vais vers un autre station, il reste avec moi et me fait de beaux sourires. Excellent:)

Plus tard, après avoir constaté les progrès (déjà, oui, oui!!) des jongleurs, j'observe des acrobates un peu plus loin qui s'entraînent dehors sur le sable. Ils sont impressionnants. Il y a à côté des contorsionnistes.

En fond, il y a de la musique. Je m'approche: c'est le coin musique. Environ 7 musiciens sont ensemble dont deux guitaristes, un batteur, deux chanteurs, un pianiste (Gianti qu'on connaît) et l'ensemble est juste superbe. Gero me rejoint et on prend bien plaisir à les écouter.

Alors que le jour commence à toucher à sa fin, on dit au-revoir à tout le monde. Les deux jongleurs remercient encore Gero de tout leur cœur et lui demandent s'il revient demain. C'est si sincère. Vraiment très touchant...

On rentre sur une petite partie avec un jeune au visage si beau, si doux qui discute volontiers avec Gero et s'essaie à l'allemand qu'il apprend depuis plusieurs semaines. Chouette! Et un petit nous accompagne aussi. Il vit au "shelter", le foyer pour enfants de la rue de l'association.

La nuit tombe alors on ne traîne pas trop.

On ressort en tout cas de ce moment un peu différent! On a côtoyé la vraie vie du village pendant ces quelques heures. On l'a vécu de l'intérieur...intensément...Une très belle chance.

Sur le retour, on mange pour la dernière soirée dans notre bouiboui préféré :)

Bon appétit 😀 (11000 shillings= 5,80 euro pour deux)

Ce soir, on règle nos 8 nuitées passées dans ce petit paradis. De prime abord, on trouvait ça un peu chéro pour camper mais finalement, ça ne l'est pas si on tient compte de la situation, du lieu, des massais gardiens, de la plage, de la piscine, de la gentillesse de tout le personnel etc...

On choisit de payer en dollars car on n'a pas assez en shillings et on souhaite de toute façon les garder pour la fin de notre séjour en Tanzanie. On paie donc 160 dollars pour deux pour 8 nuits.

Ambiance by night 

Bonne nuit...moi j'ai chauuud et je colle par contre!!! On a en plus pas mal de sable dans le la tente au fil des jours, aaah. Allez, je m'allonge et je me calme. Ça va mieux:)

J21
J21


Réveil matinal. Il fait frais ce matin, le soleil se cache encore un peu. Comme on ne change pas les bonnes habitudes, on part se baigner en amoureux dans l'Océan. On savoure encore plus ce matin car notre départ est imminent!

On sort tout notre bazar de la tente et on s'active après le petit-déjeuner pour faire nos sacs au mieux. Le ciel est menaçant alors on préfère entre temps transférer nos affaires à l'abri. On ne traîne pas non plus à remballer la tente. Ce temps frais m'arrange pour accepter plus facilement de mettre mon pantalon de trek (même s'il reste léger) et mes grosses chaussures. Ces dernières me libèrent beaucoup de place dans le sac qui me paraît quand même au bout du compte plein!! Pourquoi?! J'ai pas mal de denrées dedans encore mais bon, faut bien survivre;) hihi! Finalement, je me rends compte que ce n'est pas si indispensable (de survivre si) car il y a toutes les cinq minutes de quoi s'acheter à boire, à manger dans les rues. Les vendeurs viennent aussi tout le temps à nous dans les dallas dallas, rickshaws...donc no panic:))


Je suis prête assez vite tout en prenant mon temps. Pendant ce temps, Gero a plus de difficultés et enchaîne les mauvaises surprises. La première est la conséquence d'une super idée (théorique!) qui consiste à avoir mis sa carte bancaire (de notre compte commun "voyage") dans une de ses chaussures...Il souhaite quand même ce matin checker si la carte est toujours en bon état....et quelle surprise: elle est toute défoncée, craquelée...morte quoi!!! Ce qui ne m'étonne qu'à moitié à vrai dire...Bon, on gère l'instant de crise; ) Ce n'est pas génial bien sûr mais loin d'être dramatique. J'ai ma propre carte du compte commun et on a nos deux personnelles en plus.


Puis alors que Gero relativise tout en faisant son sac, le haut de son sac se déchire en largeur très nettement...heureusement pas entièrement ce qui permet de le réparer tant bien que mal avec du gros scotch. Ça prend un bon bout de temps...


Voilà, enfin prêts pour quitter ce lieu de rêve! On va pour ce faire une dernière fois sur notre plage face à l'océan puis on remercie le personnel et on dit au-revoir à notre Fifi!

Il est 11h30. On avait pensé partir vers 10h max! On fait fort là. On peut dire qu'on a vraiment pris le pli à la tanzanienne;) On a déjà transformé notre vision du temps..!!


Si quelques gouttes sont tombées entre temps, le soleil brille désormais de plus belle et rien que le bout de chemin pour rejoindre la route principale me donne des sueurs. Fait chauuuud, surtout quand on porte des chaussures plutôt adaptées aux glaciers;) hihi!!!


On négocie pour rejoindre le ferry pour 2000 shillings (contre 3000 à l'aller, ça y est, on est des vrais!!). On prend nos tickets au guichet (200 shillings par personne). C'est marrant car c'est très moderne. Les tickets sont ensuite à scanner pour passer les portiques (comme dans le métro). Puis chacun jette son ticket directement par terre.

Pourquoi s'embêter à chercher une poubelle hein? C'est tellement plus simple par terre!!


On patiente donc pour le ferry. Il y a déjà un monde fou et il fait chauuuud. On échange beaucoup de regards, de sourires aussi avec les gens. On est de plus en plus serré comme des sardines. La promiscuité n'est pas un problème ici, encore moins quand on peut enfin monter sur le bateau. Ils s'agitent, font tout pour doubler...l'homme a parfois un étrange comportement!!


Une fois arrivé sur l'autre rive, on retombe dans l'agitation et la foule! Des vendeurs étalent leurs fruits, légumes, noix, jus, des odeurs plus ou moins agréables nous envahissent les narines (le marché aux poissons non loin y est pour quelque chose). Notre but: trouver un dalla dalla pour aller à la gare Tazara. On sait déjà où aller donc je suis sereine. Le seul détail est qu'avec nos gros sacs, dans la seconde, on a 2, 3, 4, 5 mecs autour de nous tout speed qui nous demandent où on va. On leur dit car ça nous facilite toujours la tâche mais comme ils sont en concurrence, ils sont stressés! Nous y voilà. Le mec nous dit que ça coûte par contre 3000 shillings par personne! Mais le pauvre ne sait pas à qui il a à faire; ) On réagit directement en lui affirmant qu'on connaît parfaitement le prix soit 400 shillings!! Rien a voir quoi!

Il négocie, enfin, il négocie avec lui-même car on est très clair et Gero est saoulé, il veut tout simplement partir. Je reste zen et ferme. Hop, c'est bon, on monte dans le dalla dalla. Cette équipe (chauffeur et contrôleur) n'est quand même pas très détendue. Le chauffeur conduit comme un fou furieux à une heure où le trafic est affreusement dense. Il pense que ça va faire avancer le schmilblik;) Bref, après bien 45 minutes de route et quelques freinages angoissants, nous descendons à Tazara train station. Pour la paix franco/germano-tanzanienne, on fait don de 100 shillings supplémentaires (50 par sac soit 0,20 cents!) pour nos gros sacs qui prennent une place dans le dalla dalla. Qu'ils sont sympas ces Mzungu (blancs).


Tazara train station: on achète le journal (1000 shillings) et de l'eau à deux marchandes dans la rue toutes souriantes. On est content car on comprend le prix en swaheli!! On commence à être bilingue!!


Nous sommes donc à la gare a 13h15. Lors de l'achat des billets, l'employé nous avait dit d'arriver à 12h30. Bon, on estime que 45 minutes de retard ici restent très raisonnables; ) D'ailleurs, je me sens très détendue!! Le train est à 15h15 alors bon... Gero se méfie quand même car on ne sait pas comment ça fonctionne ici. C'est vrai!

Je me régale avec d'excellents samosa aux légumes et à la viande (pensée pour toi Coco!) Et des espèces de rouleaux de pommes de terre, viande, légumes plus relevés.

Puis on patiente en haut dans le grand hall, assis sur des chaises les uns à côté des autres en rangées comme au cinéma. La scène est impressionnante. Et le film commence vers 13h55 quand un appel est fait (incompréhensible) et que soudainement toute la foule se lève pour établir plusieurs colonnes. On descend au quai après avoir présenté notre ticket. Installation dans le train grâce au personnel qui nous aiguille avec un numéro sur le ticket. Le personnel n'est pas franchement aimable, ce qu'on a déjà remarqué dans les autres institutions. Ils tirent une de ces tronches. Pourquoi? Ils n'ont sûrement pas le même sens du service que nous!


Bref, on grimpe tout excité dans un wagon vieillot. Je suis cabine 1 et Gero cabine 5. Dans ma cabine, il y a déjà un couple. Euh, je croyais que les hommes et les femmes n'avaient pas le droit d'être ensemble? Intéressant. Bon rapidement, je prends la poudre d'escampette pour rejoindre mon bien-aimé dans sa cabine. Et ça le fait...La contrôleuse ne nous dit rien, trop bien. On a la cabine pour nous deux, ça ne peut pas être mieux!! Dire qu'au guichet, il nous avait proposé de payer une cabine entière. On a bien fait d'être tête de mule et radin en plus de ça; )

A côté, il y a un groupe d'Italiens. L'un d'eux nous demande pour laisser certaines valises sur le lit d'en haut. Pas de souci. Puis on discute ensemble à plusieurs reprises en italien :) Trop cool. Il s'agit en fait de deux frères, deux sœurs, une amie et son ami. Ils descendent dans 6h pour rejoindre un village qu'ils aident à se développer grâce à la construction d'un puits, à la rénovation du dispensaire etc... l'une de ses sœurs est la présidente de l'association à Bologne et vient depuis 7 ans déjà.


Notre wagon date vraiment des années 70 et c'est comme si le temps s'était figé! Tout est vieillot, bricolé ou pas d'ailleurs.

Il est 14h50 quand le train démarre. Gero a failli ne pas pouvoir remonter dedans!! On pensait qu'on partait à 15h15 nous! Non en fait, n'a rien compris, le train devait déjà partir à 13h50!! On a donc une heure de retard, rien de dramatique!! C'est même presque mieux que la SNCF ou la deustche bahn ;)


Voilà, c'est parti mon kiki!!! On s’assoit sur nos couchettes à côté de la fenêtre et on regarde pendant des heures dehors, inlassablement...


On roule entre 10 et 50 km/heure ce qui laisse vraiment le temps d'apprécier à sa juste valeur les paysages traversés, les sourires des enfants qui nous saluent, les troupeaux se déplacer tranquillement au gré de l'herbe à brouter...


Tout au long du trajet, lorsqu'on traverse les villages de plus en plus ruraux, les locaux, particulièrement les enfants courent vers les rails à l'approche du train. Certains regardent juste le train passer, d'autres sautent de joie et d'excitation et saluent les voyageurs de la main ou agitent leur pouce. A la vue d'un Mzungu (nous ou les quelques autres présents dans le train), ils redoublent d'énergie et crient "Mzungu" comme si le but du jeu était d'en démasquer le plus possible (peut-être! En tout cas, c'est comme si le temps s'arrêtait au passage du train!). Une vraie distraction pour eux sachant qu'il ne passe que 2 fois par semaine dans ce sens et 2 fois dans l'autre sens. Ces rails sont uniquement réservés au Tazara train qui relie la Tanzanie à la Zambie.


Le train s'arrête un nombre de fois incalculable plus ou moins longuement. A ces occasions, les vendeurs du coin s'activent pour venir directement aux fenêtres du train et vendre leurs produits: kilos de pommes de terre, de tomates (nyana, nyana, nyanaaa!), noix de coco, plats tout faits dans des sacs plastiques noirs, des brochettes, des bananes, du raisin, des oignons, des boissons mais aussi des vêtements et autres objets. Comme toujours donc, no panic, il y a toujours de quoi survivre:) Et d'ailleurs, je vois le personnel de la cuisine du train renouveler les stocks au fur et à mesure de cette même façon!! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple!! Belle ambiance en tout cas. Et l'avantage, c'est que les fenêtres étant hautes, ils sont en contre-bas et on ne se sent donc pas en contact direct avec eux. On peut rester peinard tout en observant ce qu'il se passe!

Au fur et à mesure, le paysage évolue et les villages aussi surtout dans le style de leur habitat plus rudimentaire davantage fait de briques d'argile.


En fin de journée, la lumière est comme toujours superbe et ce soir, on a la chance de profiter d'un soleil parfaitement rond, rouge et énorme comme on peut se l'imaginer d'un digne coucher de soleil africain (cf revoir ses classiques comme Le roi lion;)). Dommage que la végétation soit plutôt dense au premier plan.

Je commence à scruter avec la plus grande attention les environs et espère y surprendre un lion, un éléphant ou une girafe...en vain :( Pourquoi cet espoir fou? Car nous traversons le selou game park avec le train et que nous avons lu que certains voyageurs avaient eu cette chance. Le bémol est que nous y sommes quand la nuit est déjà tombée à cause du retard du départ du train donc c'est foutu pour faire court!!! Je ne veux quand même pas lâcher et je suis assidue encore un bon bout de temps, sans résultat. Snif! Par contre, devant nous, un spectacle à la fois beau et dramatique se joue: un feu au loin...C'est vrai qu'on voit souvent des braises par-ci, par-là, et des paysages entièrement brûlés. Acte volontaire? Difficilement croyable. Manque de prudence? Probablement car ici, on constate que les gens ont pour habitude de brûler souvent le soir leurs déchets à même le sol dans la rue ou dans la forêt...


Mon réconfort: un bon repas servi dans le wagon restaurant du train. Celui-ci est un des nouveaux wagons bien plus classes et soignés. Un serveur est venu auparavant dans notre cabine pour savoir ce qu'on veut et compte nous l'apporter. On préfère se déplacer pour changer d'espace et d'ambiance.


Les plats et les boissons sont à un bon prix, c'est nickel. Gero a un poisson, du riz et une salade de choux blancs, une petite soupe aux tomates. Je choisis du poulet, des frites et une salade. C'est très copieux et bon pour seulement 4500 pour moi, 6000 pour Gero (2 euro environ chaque plat). Les boissons coûtent aussi seulement 1000 shillings comme dans le commerce ou dans un bar. Super, on en profite après manger pour rejoindre le bar à côté. La musique est hyper forte comme toujours. Beaucoup boivent de la bière, certains sont éméchés dont un gars qui m'a draguée un peu plus tôt un peu moins alcoolisé alors que je me rendais aux toilettes. Il m'a demandé après avoir échangé quelques mots ma business card. J'ai une tête à avoir une carte professionnelle?! Hihi, je dis non. Il souhaite alors peu importe quoi: mon numéro, mon mail. Je lui répondis que non:)


On retourne à notre cabine et je m'allonge tête vers les étoiles. Elles sont bien nombreuses dans cet environnement plus sauvage. On voit même une partie de la voie lactée. C'est beauuu. Par contre, je tiens cette fois-ci avec ma main le haut de la lourde fenêtre en métal et de la moustiquaire que je me suis prise dans le couloir cet après-midi en plein sur les mains. Bam!! Heureusement que mon coude a freiné l'impact sinon aie aie aie...


Pour clôturer notre belle soirée, on se regarde un épisode de Sneaky pete, notre série. Gero en avait téléchargé un épisode à Mikadi Beach. Notre petit plaisir même si on fait gaffe à nos batteries car pas de prise électrique en état dans la cabine! On voit le lendemain une fille utiliser une prise dans le couloir d'un nouveau wagon si jamais.


Puis l'Italien vient récupérer ses bagages vers 23h. Il veut nous laisser dormir et ils descendent bientôt de toute façon. On se dit au-revoir chaleureusement.


Hop! Un dernier tour aux WC turcs qui donnent sur la voie, à l'ancienne. D'ailleurs, j'ai l'impression que je vais traverser le plancher (sûrement pas si impossible que ça; )). Pas de papier dans les toilettes, juste un seau avec de l'eau. Il y a aussi une petite pièce avec deux lavabos (washroom). Gero me dit qu'il a expérimenté les WC du nouveau wagon. Ce sont des WC occidentaux mais bien moins hygiéniques car il y en a partout! Ce que je peux comprendre tellement le bateau, euh le train, tangue!!!! Je vous assure qu'il ne faut pas avoir le mal de mer!!! A certains moments, je me demande même comment on tient sur les rails ce que nous rappellent les épaves de wagons déraillés sur le côté; ) sympa! Et les passages miraculeux sont aussi quand on franchit des ponts aussi étroits que le train! Ouah ouah!!! C'est quand même spectaculaire et je serre les fesses; )


Mais tout va bien!! Et comme ceux qui me connaissent bien le savent, plus ça tangue, plus je m'endors comme un bébé:) allez, je change de pantalon pour en mettre un léger, un débardeur et hop je le glisse dans mon drap de sac anti-moustiques. En plus de ça, on s'était déjà aspergé d'anti-moustiques en fin de journée en en voyant quelques uns nous tourner autour. A propos, il y a à disposition un drap, Une couverture et un oreiller. Je place mon sac à main sous mon oreiller, mon sac banane est toujours autour de mon ventre et nos gros sacs sont cadenassés ensemble sous la couchette (déjà depuis le restau). On ferme la moustiquaire (avec barreaux) sur le conseil du personnel qui prévient contre les vols dans la nuit aux différents arrêts. Un peu frustrant car l'air frais nous allait parfaitement. Je tente de mettre le vieux ventilo au plafond en marche mais aucun résultat. Tant pis. On ferme notre compartiment.

Comme prévu et malgré la transpiration du début de nuit, je dors rapidement et tellement bien que je ne me rends même plus compte des arrêts. A 5h du matin, un arrêt brusque me surprend, paf la tête dans le dossier de la couchette (même si tous les arrêts étaient de ce ressort a vrai dire!!) et musique à fond!!! Mais je me rendors. Gero me dira plus tard qu'on a fait un arrêt d'une heure!!! Et que la musique l'a rendu dingue.


PS: la poisse de Gero continue: pantalon craqué, porte monnaie craqué mais la chance revient: ses lunettes de soleil tombent du train, il les rattrape in extremis!!!

J22
J22


Vers 7h30, on se réveille en même temps tous les deux!! Le paysage a bien changé: il est bien plus montagneux et l'air est si frais qu'on enfile une bonne veste. Ça fait du bien. Le ciel est encore gris.


Un serveur vient nous demander si on veut petit-déjeuner. Profil: mur de prison!!! Sympa le réveil; ) On se contente de nos victuailles tout en dégustant le paysage qui me rappelle étrangement celui des hautes terres à Madagascar. Beaucoup d'agriculteurs travaillent déjà dans leur champ d'arrache pied. Ils bêchent, labourent...Les pentes montagneuses sont joliment découpées en parcelles de terre: on y voit du riz, des salades pousser. Plus loin, des plantations de bananiers, quelques papayers, mais aussi des espèces de sapins sont régulièrement plantées.


Quand le soleil apparaît, c'est encore plus beau. Le contraste entre le rouge vif de la terre, le vert des arbres et le bleu du ciel ressort de plus belle. Et là on s'en donne à cœur joie à photographier sans fin!! On utilise surtout notre gros appareil et ça nous fait vraiment plaisir tellement la qualité est bonne.

Vers 14h, alors qu'à la base on était censé arriver à Mbeya, on n'est pas dupe et on sait qu'il nous reste encore quelques heures devant nous. On va donc se restaurer, j'ai faim!!! Gero, lui, ne se sent pas très bien depuis hier soir déjà. Il a mal au ventre. Mais l'appétit lui revient. Tant mieux:) Je prends cette fois-ci le poisson ce midi.

Excellent!

Cet après-midi, on est juste émerveillé du spectacle qui se déroule devant nos yeux! De vastes étendues accueillent de superbes baobabs, des arbres au feuillage plat pour certains, au feuillage rouge flamboyant pour d'autres, des arbres cactus aussi. Waouh! Le tout sur fond montagneux. On passe également plusieurs collines qui sont en fait d'anciens volcans.

Beaucoup d'enfants massai sont près des rails et nous sourient. Ils surveillent leur troupeau non loin. Qu'est-ce qu'ils sont beaux!! Une vraie carte postale!!!

On passe aussi plusieurs cimetières dont un grand. Les tombes sont grises ou blanches parfois un peu plus décorées mais globalement similaires.

Comme pour Dar es Salaam, on espérait arriver de jour mais on arrive de nuit. Évidemment; ). Le coucher de soleil sur les montagnes est en tout cas très chouette! Et l'ambiance de nuit à la traversée des villages éclairés par des loupiotes également.

Vers 20h15, nous débarquons enfin à Mbeya. Le tazara a donc fait mieux que la deustche bahn avec plus de 6h de retard!!! Quoique...!

Pour sortir de la gare, il faut rendre son ticket (donc bien le conserver) à un agent. Puis on est happé par le flot de rabatteurs pour un transport. On rencontre à ce moment-là trois jeunes Allemandes avec qui on prend le dalla dalla pour le centre/bus station (400 shillings). Ça prend environ 30 minutes. On discute avec les filles tant bien que mal avec la musique à fond! Deux rentrent d'Afrique du Sud, pays dans lequel elles ont fait un an de volontariat. La troisième, leader du groupe et pour cause, vient de s'investir un an dans une association pour les enfants des villages en Tanzanie.

C'est parti pour le centre et j'aime toujours ces trajets au cours desquels on voit tout simplement les locaux vivre leur quotidien.

A peine descendu du dalla dalla que les rabatteurs accaparent Gero. Nous 4, on est plutôt tranquille du coup;) Gero a du mal à se dépatouiller puis ça va. Les filles sont claires avec la direction à prendre, on les suit! Elles souhaitent rejoindre le Youth center...Nous, on avait l'idée justement d'aller dormir à 1,5 km de la station de bus dans le catholic youth center. C'est sûrement pareil donc on y va ensemble. Il fait nuit noire, on marche sur la route, attention aux bas côtés profonds et donc dangereux. J'ai ma frontale pour voir et être vue. On passe un groupe d'hommes assis, allongés sur un trottoir. C'est un groupe de sportifs en train de s'étirer; ) Une fois dans la paroisse, on est accueilli par une gentille dame. L'Allemande sait parler maintenant le swaheli, c'est impressionnant et vraiment cool à entendre. Je l'écoute avec attention:) Ok, c'est tout bon: une chambre pour les filles, une pour nous. Et au fait, on constate qu'on ne parlait pas du même centre mais peu importe, ça nous va très bien comme ça. On a une chambre double avec moustiquaire et SDB. C'est rudimentaire et poussiéreux mais il est déjà 21h30, on est claqué alors c'est parfait!! Puis, le lit grince et s'enfonce, oups...on soulève le matelas, on remet en place les lattes en bois et le tour est joué!


Rien à manger dans le coin et pas envie/courage de ressortir dans le noir. On vit sur nos réserves:)

Chambre: 15000 shillings pour 2 (6 euro).


Ce soir, on se décide à démarrer notre traitement anti-paludisme car nous pensons franchir la frontière malawienne demain. Autant jusqu'à maintenant, on s'en est passé car on était dans des zones au risque modéré ou faible en Tanzanie, autant le Malawi présente a priori un fort risque toute l'année de paludisme. Donc je ne tente pas le diable même si ça ne m'enchante pas de prendre ces médicaments qui peuvent avoir des effets secondaires (j'en connais certains de mes anciennes expériences comme la nausée, les vertiges...). Gero en fait de même car il faut commencer un jour avant l'arrivée en zone à risque puis en prendre un comprimé par jour à heure constante. Nous, ce sera le soir!!