Carnet de voyage

Les dérailleuses vagabondes

Dernière étape postée il y a 14 jours
Découverte à vélo d'écolieux dans l'Ouest de la France
Juin 2020
17 semaines
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11 juin - 17 juin

Un petit séjour d'une semaine à l'île aux Moines chez notre amie Pauline pour couper en douceur avec la vie parisienne et se ressourcer avant d'entamer notre périple ! Le temps de profiter de magnifiques couchers de soleil, d'apéro en bord de mer et d'affiner nos talents de desherbeuses.

Désherbage et plantation de haricots ! 
Le Grand départ !
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Publié le 24 janvier 2021

17 juin - 27 juin

Pour notre première étape, nous partons découvrir le maraîchage sur sol vivant auprès d'Alex et Flo, que nous avons contacté par le site Wwoofing.

La Vallée du Loc'h 

C'est une petite ferme de 3 ha, dont 1,5 ha cultivé en maraîchage bio, inspiré du maraîchage sur sol vivant, des micro fermes et de la permaculture. Ils privilégient le travail manuel, à l'usage du pétrole. Ils vendent 60 paniers par semaine de fruits et legumes en AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne).

La terre est cultivée par 2 maraîchers, Florence et Alexandre, mais ce ne sont pas les seuls habitants ! Leurs 4 filles animent les lieux avec leur belle énergie. Il y a aussi Laura, Laurentia, Théo et Johan qui habitent ici. Ils aident pour la culture mais réalisent surtout des bioconstructions (cabane, salle de bain commune, abris/atelier, extension de la maison). C'est une première découverte des habitats légers : ils habitent une petite cabane qu'ils ont fabriqué eux même en bois, terre et paille.

Nous avons aussi rencontré Camille et Jordan, deux autres wwoofers avec qui nous avons partagé de beaux moments !

Notre petite caravane et l'atelier avec vue imprenable sur la Vallée du Loc'h 

Un premier séjour qui nous a beaucoup marqué, avec des personnes très accueillantes, bienveillantes et des journées très remplies de partages et découvertes. Nous participons à des activités très variées : préparation du sol, plantation des poireaux, de céleris et de choux, désherbage, semi des carottes et radis, récoltes et préparation des paniers, préparation de repas collectifs... Et utilisation des outils manuels pour travailler le sol : la fameuse grelinette mais surtout la campagnole, une espèce de grelinette améliorée !

Utilisation de la campagnole : outil assez génial qui permet d’aérer la terre ;) 

A Scoulboch, les amapiens viennent chercher leur panier de légumes le mardi ou le vendredi. 🥬🥕 C'est un moment de convivialité et d'échange, loin d'être un moyen comme un autre de faire ses courses. Une Amap peut aussi permettre de soutenir et développer les producteurs locaux, au delà du maraicher. C'est l'occasion pour eux d'acheter des produits à d'autres producteurs locaux :- du miel- des bières- du jus de pommes et du cidre- du chouchen- des savons- des produits de l'herboriste Aline (tisanes, gelée, sirop, vinaigre...) Les amapiens peuvent aussi s'abonner pour recevoir du pain toutes les semaines.

Deux fois par semaine, les amapiens viennent récupérer leur panier de légume récolté le matin même 

Nous sommes aussi initiées à la récup' : Théo et Johan sont des pro du genre, et récupèrent régulièrement de la nourriture au supermarché du coin, mais aussi tout plein de choses utiles à la déchet'.

On les accompagne lors de l'une de leurs expédition, et on les aide à sauver un canapé d'un destin tragique au fond d'une benne.🛋️

Un petit apéro au milieu des légumes 
Une sortie à la mer, à Locmariaquer 
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Publié le 15 février 2021


21 juin

Pendant notre séjour à Schoulboch, on profite d'un dimanche matin pluvieux pour aller à quelques kilomètres de là, découvrir le merveilleux jardin de Bertrand, un paysagiste, et permaculteur depuis 20 ans. Il a créé sur un petit terrain de 1 000 m² un véritable petit paradis. Sa maison autonome, qu'il a construit avec l'aide de son fils en ossature bois, est entouré par un potager florissant, un poulailler, une marre, et une mini-forêt.

Il a commencé à créer ce jardin forêt comestible en 2010, suivant les principes de la permaculture alors peu connus en France. C'est une philosophie qu'il a complètement embrassé et qu'il s'efforce de d'intégrer à sa vie aussi bien quotidienne que . Il nous fait parcourir son jardin tout en douceur, nous montrant d'un côté les arbres exotiques qu'il arrive à y faire pousser et de l'autre sa méthode innovante pour resemer naturellement les légumes (il suffit de secouer les tiges montées en graines), sa petite cabane toute ronde en cours de construction et les chênes centenaires qui bordent sont terrain.

On y découvre pour la première fois de notre voyage (mais pas la dernière !) ces habitats plus autonomes, résilients et sobres. Production électrique par panneaux solaires, bonne isolation, chauffage au poêle, récupération et filtrage de l'eau de pluie, phytoépuration pour les eaux usées. Il était même en train de construire une serre semi enterrée et hors gel, pour y faire pousser des plantes à l'abri du froid.

Un lieu très apaisant qui allie potager, biodiversité, mini-forêt, habitat et autonomie énergétique. On se serait bien posé pour profiter des rayons de soleil qui percent les nuages en cette fin de visite !

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Publié le 16 février 2021

29 juin - 7 juillet

En repartant de Scoolboch, nous n'allons pas très loin ! On passe juste dans la commune voisine de Brandivy à 4 km de Scoolboch.

Le jardin de Jeanne 

Nous nous installons chez Jeanne, une jeune herboriste qui cultive des plantes médicinales et aromatiques dans son jardin de 5 000 m2 au bord du Loch. Elle nous accueille en wwoofing pour 10 jours, l'occasion pour nous de planter pour la première fois du voyage nos tentes au milieu des herbes hautes. On teste notre matériel et surtout l'efficacité de notre sac de couchage. Avec l'humidité qui remonte de la rivière et la fraicheur bretonne, on passer quelques nuits bien fraiches ! Mais nos duvet tiennent le choc.

Une sortie botanique organisée par Jeanne dans le jardin partagé de la commune voisine 

Durant ces 10 jours, nous découvrons le monde de l'herboristerie, et touchons du doigt la complexité de la botanique. Jeanne nous livre sa propre approche de la santé, basée avant tout sur la prévention, mais surtout sur l'écoute de son corps. Comprendre que les douleurs sont bien souvent un symptome qu'il faut essayer d'écouter et de comprendre, plutôt que de faire taire immédiatement la douleur avec un comprimé....

Jeanne fabrique ses propres tisanes à partir des récoltes de son jardin, mais aussi des cueillettes dans les forêts aux alentours. Pour compléter son activité de tisanière, elle réalise également des ateliers autours des plantes sauvages comestibles et médicinales.

On y fait aussi la rencontre de 4 autres woofers. Vu le travail de désherbage qu'il y a à réaliser, on n'est pas de trop ! Jeanne n'avait pas pu s'occuper de son jardin pendant près d'un an, alors quand on arrive, on ne distingue plus tout à fait les différentes plantations. Mais nous parvenons à débroussailler le tout, en se débattant avec le liseron et les rumex. C'est assez satisfaisant de repartir de là en laissant un jardin beaucoup moins touffu ! On participe également à des activités de cueillettes dans son jardin et dans la forêt et l'on découvre le long travail pour mettre en sachet les tisanes.

On se rend mieux compte de tout ce qu'implique un travail artisanal, réalisé à la main et on se dit que finalement 4 € pour un sachet de tisane, ce n'est pas bien cher payé !

Une excursion à Saint-Cado et Port-Louis avec Jordan, un wwoofeur rencontré à Schoulboch