Carnet de voyage

Myanmar

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Deuxième étape de notre périple, le Myanmar (ex Birmanie). Le voyage continue...
Mars 2018
25 jours
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Publié le 26 mars 2018

Premier changement de pays et premières sueurs froides au comptoir de la compagnie aérienne au départ de Colombo. Nous avons notre visa pour la Birmanie mais un billet aérien de sortie est requis ; ce que nous n’avons pas car nous comptons quitter la Birmanie par la frontière terrestre avec la Thaïlande. Cependant la compagnie aérienne nous l’exige. Après leur avoir expliqué, ils nous font patienter une demi-heure (qui nous ont paru interminables), le temps de contacter le responsable. Ils finissent par nous dire ok (OUF!) mais nous font signer un papier de décharge envers la compagnie en cas d’expulsion du territoire birman. Bon, on est content mais on ne fait pas trop les malins. On s’empresse alors d’aller sur internet, pour louer un billet d’avion temporaire (si si c’est possible, pour 10$/pers.) pour assurer notre arrivée en Birmanie. Au final, une fois au contrôle des passeports birmans, on ne nous demande rien… ! Voient-ils notre billet retour en scannant nos passeports ou les compagnies aériennes sont-elles plus restrictives que le service d’immigration… l’histoire ne le dit pas ! En tout cas, nous pouvons rester les 28 jours autorisés sur le territoire et c’est une très bonne nouvelle !

Nous sentons que nous avons franchi la porte de l’Asie du Sud-Est. L’ambiance est bien différente du Sri Lanka, la chaleur présente est cependant plus sèche.

On a un très bon accueil à notre hôtel, même si on a du mal à comprendre leur anglais! La ville bouillonne et le trafic est chaotique mais une certaine quiétude s’en dégage. Interdite aux motos et scooters, la ville n’est pas trop bruyante. Nous sommes dans le quartier de Chinatown et dès les 1ers instants nos sens sont en éveil. Une multitude de marchés de rue nous en mettent plein la vue et l’odorat (pour le meilleur et pour le pire). Ici beaucoup d’enfants travaillent. On parcourt les rues composées d’anciens bâtiments coloniaux, très mal conservés mais au charme certain. On découvre les premières pagodes dorées. Au détour d’une ruelle, David est invité par deux locaux, à jouer avec eux au Chinlon (jeu traditionnel birman : une balle tressée en osier, se jouant au pied avec parfois un filet de badminton). Joli moment de partage spontané !

Nous finissons la journée à diner sur le marché de nuit où nous serons interviewés par des journalistes d’une chaine de télévision birmane (MITV). Nous ne savons pas s’ils ont gardé nos impressions de la nourriture birmane au montage. On vous tiendra au courant !

Le lendemain, nous partons flâner au célèbre marché de Bogyoke Aung San. En chemin, nous entrons dans un immense centre commercial ultra moderne, le Junction City. Le contraste est intéressant ! Sur le marché, nous trouvons une copie du Lonely Planet de la Birmanie et des pantalons légers, couleur locale !

En fin de journée, nous partons visiter la fameuse pagode Shwegadon, pour profiter de sa couleur dorée (véritables feuilles d’or) au coucher du soleil et à la nuit tombée. La pagode est immense et impressionnante. Selon la croyance, celle-ci renfermerait 8 cheveux de Bouddha.

Le jour suivant avant de prendre notre train pour 16 heures (!) de trajet, nous décidons d’aller nous mettre au vert dans le zoo et au bord du lac Kandawgyi au nord du centre ville. Ce ne fût pas notre meilleure idée... Le zoo, au premier abord plaisant, devient vite glauque avec des animaux tournant dans des cages trop petites et aux conditions d’hygiène lamentables. Nous n’y restons pas. Le lac est lui aussi décevant mis à part l’architecture atypique du Karaweik Palace.

4 heures de l’après-midi, heure de départ de notre train couchette pour Bagan !

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Publié le 31 mars 2018

Départ pour Bagan en train. Le compartiment compte 4 places. Nous le partagerons à 3 avec un voyageur thaïlandais bohème. Notre wagon ne communique pas avec le reste du train. Ce dernier est très lent (entre 30 et 40km/h en moyenne) et mettra 18h pour parcourir les 500kms entre Yangon et Bagan. Pour comparaison, le bus de nuit met 9h.

Malgré le balancement du train, nous y sommes plutôt confortables et profitons du paysage qui défile et découvrons les bidonvilles et les campagnes birmanes. Ici, aucune machine dans les champs, tout se fait à la main ou à la traction animale. La culture du brûlis, tout comme au Sri Lanka, est encore répandue. Les enfants font des coucous aux trains qui passent. Le contraste entre la ville et la campagne est saisissant.

Après une arrivée quelque peu chaotique (assaut des chauffeurs de taxis à la gare) et une journée passée au lit (tourista, te voilà!), nous avons enfin pu visiter les fameux temples de l'ancien royaume de Bagan. Nous avons passé deux jours à arpenter les chemins sablonneux entre les différents temples, stupas et monastères de la zone sur un e-bike (scooter électrique).

Les temples sont plutôt bien conservés et assez espacés les uns des autres. Malheureusement pour nous, il n'est désormais plus possible de monter sur ces derniers pour avoir une vue d'ensemble, sauf quelques-uns, (pour des raisons de conservation) et la période n'est pas optimale pour les levers et couchers de soleil. En effet, la zone est très aride et nous sommes dans la saison sèche ; la poussière dans l'air nous empêchait donc de voir le soleil surgir ou disparaître à l'horizon. Cela enlève un peu de magie mais cela n'enlève rien à la beauté du site. On ira quand même à la chasse au lever et coucher de soleil qui seront de chouettes moments, surtout le lever avec les montgolfières survolant les temples.

Étonnamment, ce site mondialement connu et très visité n'est pas encore inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO malgré plusieurs demandes faites par le Myanmar. Les déchets présents, les constructions très proches, le trafic et les boutiques à l'entrée et dans les temples permettent peut-être d'expliquer ces refus. Cela reste néanmoins un très beau site que nous vous conseillons de visiter entre novembre et janvier.

Lors de notre séjour, nous avons pu profiter d'un superbe hébergement familial situé dans un village local à l'écart de tout : la Bamboo House. comme son nom l'indique, nous disposions d'un bungalow en bamboo. Nous y avons été accueilli et choyé comme dans une famille, notamment lorsque nous étions malades. Ils ont pris soin de nous et ont fait de leur mieux pour nous remettre d’aplomb (massage, réhydration, thé local, riz..). Un véritable havre de paix où nous avons pris tous nos petits déj et dîners.

Fait rigolo, un mariage se tenait chez les voisins et on a pu y faire un tour. Moins rigolo fut le réveil à 5h du mat' par une sono à fond pour célébrer l'événement ! Ici, les mariages durent plusieurs jours et commencent tôt. Tous les villageois sont invités à venir manger tout au long de la journée, en habits de tous les jours; ce qui contraste bien avec la tenue des jeunes mariés.

On saute ensuite dans le bus pour Mandalay.

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Publié le 1er avril 2018

Sans mauvais jeu de mots, Mandalay n'est pas une très jolie ville. Comme toutes celles que l'on affectionne tout particulièrement, elle est poussiéreuse, aride, polluée et dotée d'un trafic monstre; le tout dans un quadrillage à l'américaine. Vous rêvez d'y aller maintenant ? :)

On visite un premier hôtel sordide avant de trouver à deux pas un bel hôtel avec un toit-terrasse pour les petits déj' et un personnel très (trop ?) attentionné. On décide d'enfourcher un vélo pour aller, une fois de plus, voir le coucher de soleil sur la Mandalay Hill. On traverse des quartiers assez sales, le long d'un canal, aux senteurs...comment dire...exquises. On grimpe ensuite un tas de marches (encore!) pieds nus - temple oblige - pour atteindre la pagode au sommet où nous retrouvons d'autres voyageurs, caméras à la main, capturant l'instant. C'est sympa mais pas incroyable (vue bouchée), et on se demande si ça valait la bonne suée. Pas grave, on fera mieux le lendemain.

On loue une moto-scooter auprès de notre hôtel. Je (David) galère un peu au début pour la conduire, plus trop habitué au système de vitesses. On se dirige vers le sud à Amapura où se trouve le U Bein Bridge, un immense pont en bois au dessus d'un lac. Ce dernier est assez impressionnant. Comme c'est la saison sèche, il y a peu d'eau en dessous, mais des potagers saisonniers. On profite de notre perchoir pour observer la vie locale en dessous (paysans et pêcheurs à l'oeuvre).

On continue ensuite vers Inwa pour errer entre des vieux temples en ruines et des plantations. On passe un petit ferry pour atteindre un restaurant avec vue sur le fleuve où l'on fait une bonne pause dej'.

Requinqués, nous allons à Sagaing à travers d'autres temples et stupas postés sur une colline. La montée est épique et la vue est vraiment chouette en haut. En plus, on est pas trop nombreux. Bref, on savoure.

On termine la journée par le coucher du soleil au U Bein Bridge pour une jolie photo de carte postale. On note qu'il y a beaucoup plus de monde que le matin mais c'est vraiment joli, donc ça se comprend.

Encore une belle journée qui s'achève pour nous.On en a pris plein les yeux (de poussière!). Demain cap sur le nord-est du pays !

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Nous décidons de faire étape à Pyin Oo Lwin sur la route de Hsipaw où nous comptons faire un trek de 2 jours dans les villages Shan et Palaung. Nous partirons de Mandalay en pick-up pour un trajet annoncé de 2h30. Nous trouvons facilement le bon pick-up. Nous demandons à quelle heure il part et ils nous répondent : "quand il est plein ! ". Pas de chance, on est les premiers ! On finit par attendre 1h30 qu'il se remplisse de locaux pour partir et profiter d'un trajet assis sur une planche en bois avec 15 autres personnes à l'arrière avec nous. Sur le chemin, on fait une pause pour que le chauffeur déjeune et que le moteur refroidisse (à coup de jet d'eau sur le radiateur) et une autre, non prévue, pour une crevaison (rapidement réparée). Finalement, ce ne sera pas si terrible et puis, ça nous permet de voir comment voyagent les locaux. Autant que possible, on essaie de vivre un peu comme eux.

Virée épique en pick-up! Vous remarquerez que nos sacs sont bien ficelés à l'avant du toit! 

Pyin Oo Lwin est une ville boisée agréable, située dans les hauteurs. Elle était très appréciée des Britanniques car le climat y est plus tempéré. Nous y retrouvons donc des bâtiments coloniaux et la maison de Georges Orwell qui y séjourna un moment. De véritables carrosses rendent le lieu intemporel.

Version de jour et de nuit! Ambiance festive à l'approche du nouvel an bouddhiste.  

Le tour de la ville est vite fait et nous filons à scooter en direction de la cascade Dat Taw Gyaint à Anisakan. Nous devons descendre à pied une piste abrupte et glissante (David s'est pris un beau gadin) pendant 30 minutes pour atteindre la cascade tant espérée. Et elle ne nous déçoit pas!! Elle est magnifique et toute à nous car il n'y a que quelques locaux. La lumière est fantastique. On ne résiste pas à plonger dedans (malgré la température assez fraîche) et profiter de cet instant privilégié dans ce cadre magnifique que la nature nous offre. Heureux de ce moment, nous entamons la remontée qui est plus difficile, mais ça valait vraiment le coup cette fois-ci ! Vous l'aurez compris, on adore les cascades! La journée se termine par un excellent resto d'Inde du sud.

Un petit coin de paradis..! 

Munis de nos billets réservés la veille, c'est à 8h que nous prenons l'unique train journalier pour rallier Hsipaw. Le trajet dure 7h. Nous sommes confortablement assis dans des sièges inclinables de la Upper Class (nos fesses nous remercient; on peut pas toujours voyager à la locale!). Comme pour le trajet Yangon-Bagan, le train est lent, brinqueballe et nous laisse le temps d'observer le paysage. On traverse des vallées, des rizières et des champs de pastèques sur fond de montagnes. Les paysages sont arides et parsemés de brûlis tout le long du trajet. Le clou du spectacle sera le viaduc de Gokteik, d'une longueur impressionnante survolant le vide, sur lequel nous passerons à bord du train.

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Nous arrivons à Hsipaw (prononcer Sipo) dans l'après-midi, pas mécontents de nous dégourdir les jambes après 7h de train.

Nous faisons un tour dans la ville à la recherche des agences de trekking pour partir le lendemain. La ville est moins plaisante que son homologue Pyin Oo Lwin.

Nous galérons à trouver des informations... Après deux agences, nous apprenons finalement que depuis 2 jours les chemins de trek sont fermés et interdits aux touristes pour les 3 prochains jours suivants. En effet, cette région connaît de nombreuses ethnies qui, à l'indépendance de la Birmanie en 1948, ont également souhaité leur indépendance, ou du moins être représentées au sein du gouvernement. Depuis, des tensions et conflits éclatent régulièrement. Cette fois, pas de conflit ouvert mais des pourparlers entre les ethnies, qui préfèrent ne pas avoir de touristes traînant dans leurs pattes... Préférant privilégier la sécurité et suivre les conseils des agences réputées, nous décidons finalement, non sans déception, de ne pas faire de trek.

Nous choisissons de repartir le lendemain après-midi avec un bus de nuit pour Kalaw. Cela nous laisse la journée du lendemain pour nous balader à pied aux alentours. Je (Claire) suis agréablement surprise et touchée par un enfant qui m'offre une fleur spontanément. Nous découvrons le charmant et paisible village de Myauk Myo, aussi nommé "Little Bagan", avec sa "stupa arbre" et son monastère tout en bois qui semblent hors du temps ...

Fin d'après-midi, nous voici dans le bus "reine des neiges" (c'est vrai qu'avec la clim, on est bien gelés!) pour un trajet épique de nuit, de 10h. Je (Claire) remercie l'inventeur du mercalm, sur ces routes (ou plutôt pistes) enlacées de montagnes. La famille birmane devant nous ne pourra pas en dire autant..! 🤢

L'occasion aussi, lors de ce trajet, de discuter avec un moine de 85 ans, de mère birmane et de père anglais (le moine sur la photo du bus).

Libéréééééeee, délivréééééeee...de son déjeuneeeeer !!  - Devinerez-vous à quoi sert cet objet ?

Arrivée prévue en plein milieu de la nuit à Kalaw..! On ne comprend toujours pas la logique des horaires de bus birmans, qui préfère des départs de bus dans l'après-midi pour une arrivée en pleine nuit, plutôt que de partir plus tard pour arriver le matin... 🤔

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Nous arrivons à Kalaw avec une heure d'avance sur l'horaire annoncé (chouette!) à 3h du matin (beaucoup moins chouette!). A peine réveillés (si tant est qu'on ait pu dormir), nous prenons nos gros sacs et partons à pied à la recherche de notre hôtel éclairés à la lumières de nos frontales. Nous croisons 2 autres touristes qui, comme nous, marchent en pleine nuit avec des gros sacs. Cela ne pouvaient être que des Françaises se dit-on. Et on avait raison ! Par chance, nous pouvons accéder à nos chambres dès notre arrivée. Il est 3h30, bonne nuit !

Après une courte grasse matinée (lever à 9h) et un déjeuner dans un restaurant népalais, nous partons en quête d'une agence pour faire le fameux trek de 3 jours Kalaw - Lac Inle. Dès la première agence, nous croisons les 2 Françaises de la veille qui nous proposent de faire le trek ensemble le surlendemain avec un ami à elles. Par chance, nous voulions aussi partir le surlendemain et décidons de réserver avec la Sam's Family et les 3 autres Français (agence plusieurs fois conseillée) . Ça s'annonce très bien et beaucoup plus simplement qu'à Hsipaw. On apprécie. Notre objectif de la journée atteint, nous partons faire connaissance avec Julie et Tiffany autour d'une bière. Le courant passe tout de suite et nous passerons la journée suivante avec elles à jouer aux cartes, manger, boire et nous balader dans Hsipaw. On mentionnera un dîner très sympa au restaurant Home Again, tout près de notre hôtel où nous avons longuement discuté avec une adorable grand-mère chrétienne qui parlait très bien anglais.

Notre auberge à Kalaw, le Gloria Motel (photos de l'hôtel). 

Après ces 2 jours de repos, qui nous ont fait le plus grand bien, nous partons pour le trek. Nous rencontrons Arthur, l'ami des filles, et notre guide Ko Soe Naï aka "Chilly". Un jeune guide se joint à nous pour le trek en tant que stagiaire. Nous serons donc 7. Nous traversons de beaux paysages de rizières et autres champs, sur un chemin ombragé par des pins (on se croirait dans les Landes!). La journée se passe bien et nous avalons plutôt bien les 20 km du parcours. A noter, le déjeuner sur un belvédère et sa salade d'avocat à tomber et la partie de foot avec des enfants d'un village en chemin.

On s'est permis de piquer quelques photos de Tiffany! Merci ! 

Nous passons la nuit chez l'habitant dans une famille Palaung. L'accueil est plutôt assez froid mais nous sommes bien installés (sommairement) dans une grande pièce. La douche se fait au seau avec de l'eau froide mais elle nous fait un bien fou vu tout ce qu'on a transpiré (il fait très chaud). Le dîner est excellent ! Nous regrettons seulement de ne pas l'avoir passé en compagnie de notre guide et de la famille hôte.

La nuit au village Palaung. 

Le deuxième jour est un peu plus difficile avec une montée en début de matinée, une chaleur de plomb et peu d'ombre. Les paysages deviennent de plus en plus arides mais cela reste très beau. On imagine ce que ça serait avec des paysages plus verts. Le guide nous fait gagner un peu de temps en hélant un pick-up sur la route qui nous avance bien. On arrive ensuite à une rivière où nous nous baignerons en même temps que des enfants et des buffles : un super moment !

La fin de journée nous offre des paysages aux couleurs magnifiques. Juste avant d'arriver, les garçons s'arrêtent jouer au chinlon avec un autre groupe de marcheurs et les filles en profitent pour papoter autour d'une bière. L'accueil est beaucoup plus chaleureux dans la deuxième famille de ce village Pa-O. On fait d'ailleurs la connaissance de jumeaux de 1 an 1/2 : Coco et Nini. Le repas est une "tuerie", surtout le peanut curry et nous passons un bon moment avec nos guides et le père de famille, suite à notre demande de partager un repas ensemble.

Le troisième jour file assez vite. Nous avons un super petit déjeuner et, après une belle photo de groupe, nous reprenons le chemin du lac Inle. Les paysages sont toujours aussi chouettes mais toujours aussi secs. On se croirait- parfois au Far West. Il y a une excellente entente dans le groupe et on rigole beaucoup entre nous et avec les guides. Nous apprenons une chanson birmane et enseignons à Chilly la chanson "un kilomètre à pied, ça use, ça use,...". On rit beaucoup de son accent ("as iouuze, as iouuze, as iouuze lé soupié") et du nôtre. Après le déjeuner, nous quittons nos guides et prenons un bateau pour Nyaung Shwe traversant le lac Inle.

La fine équipe perdue dans le désert ! 

En conclusion, ce fut un trek très agréable, pas trop dur, avec une super ambiance et un guide très marrant avec qui ont a bien sympatisé. Les paysages étaient beaux mais très secs, cela doit être assez grandiose à une autre période de l'année. On regrettera seulement de ne pas avoir pu vraiment échanger avec les différentes ethnies traversées. On s'imaginait, peut-être à tort, une expérience un peu comme dans "Rendez-vous en terre inconnue". On nous a promis que ce serait différent au Vietnam...

On recommande quand même vivement !!

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Publié le 12 avril 2018

C'est donc tous les cinq (la fine équipe!), que nous traversons le lac Inle en barque, sur des chaises en bois. Nous parcourons d'abord un petit canal entre les plantes aquatiques (espèce invasive sur tout le lac) passant entre les maisons sur pilotis. Puis continuons à travers le lac où nous croisons plusieurs barques de touristes comme nous ou celles de pêcheurs, plus ou moins "authentiques". En effet, certains pêcheurs, magnifiquement vêtus, posent pour les photos des touristes pour quelques kyats (jambes et panier en l'air). Les vrais pêcheurs se font plus discrets... Mais cela nous permet d'avoir de beaux clichés..pris de loin!

Une fin de trek en beauté ! 

Arrivés à Nyaung Shwe, nous avons l'impression d'être sur le grand canal de Venise, en version asiatique! (enfin de ce qu'on en imagine!). Cela fait un peu étrange de retrouver l'agitation de la ville après 3 jours en pleine campagne!

A peine sur le quai, un homme appelle Julie par son prénom. Etrange, elle est déjà célèbre ici?! Il s'agit de Gyora, un Israélien, avec qui Tiffany et Julie ont passé quelques jours dans le sud. C'est totalement par hasard qu'ils se retrouvent ici. Le Myanmar est petit pour les touristes! Nous nous retrouverons tous les 6 le soir, pour manger ensemble.

Arrivée à Nyaung Shwe 

Le lendemain, c'est journée repos! On sort manger, jouer aux cartes, manger, boire des lassis, jouer aux cartes et manger!! Dernier jour avec Arthur qui prendra un bus le soir pour Mandalay. Le soir, nous retrouverons à nouveau Gyora pour boire un verre et manger...ah non! il est 22heures... tout est fermé! Nous rentrerons à l'hôtel le ventre vide!

Le lendemain, nous louons des vélos (pas des vélos de compèt d'ailleurs!) avec les filles pour se balader près du lac et voir un marché. Bon...la route ne longe pas le lac et ce n'était pas le bon jour pour le marché..(c'est le lendemain en fait!) Tant pis, on se dit qu'on va traverser le lac avec les vélos pour aller de l'autre côté, mais s'ensuit une négociation féroce avec les bateliers qui nous proposent des prix exhorbitants (le même prix qu'une location de bateau avec visites à la journée pour une traversée de seulement 20 minutes..).

Avez vous remarqué comment on récupère l'eau sur les maisons en pilotis? 

On rebrousse chemin! Mais pas vaincus pour autant, on trouve un super point d'eau pour se baigner (tout habillés) avec les locaux et même toute une équipe de moines! D'ailleurs cela nous a fait relativiser sur les préceptes bouddhistes quand on les a vu balancer un chien dans l'eau! (c'est bon pour le karma ça?!).

Une fois trempés, séchage au soleil, une vingtaine de minutes suffisent pour être à nouveau sec! 

Après cette pause, rafraîchissante sous cette chaleur, nous nous dirigeons vers le vignoble de Red Mountain pour une dégustation de...(petite devinette: que font 5 français quand ils se retrouvent à l'autre bout du monde?!)...vin! Nous faisons une rapide visite, puis nous nous attablons en terrasse avec vue sur les vignes et les montagnes pour déguster un Sauvignon blanc! Les grillons chantent, le soleil décline, on se croirait fin août en Provence!! (pas très typique tout ça mais tellement appréciable!). La soirée s'est poursuivie agréablement avec de bons mojitos et de la bonne nourriture chinoise! C'est ça le mélange des cultures!

Les bons franchouillards ! 

Le lendemain, nous enfourchons à nouveau nos bolides, bien déterminés à faire le marché et à traverser le lac à un prix raisonnable! Le marché est dans un 1er temps très touristique, avec des stands d'artisanat (made in china?). On nous propose mille choses à des prix touristiques, Julie se fera même poursuivre dans les allées par une vendeuse! La partie fruits et légumes est plus calme. On en profite pour acheter des pots de thanaka (la poudre jaune que se mettent les birmans sur les joues pour se protéger du soleil et nourrir leur peau). On négociera cette fois plus fermement pour la bateau et nous traversons pour la 2ème fois le lac. Nous rentrerons tranquillement vers Nyaungshwe en début d'après-midi.

Pas trop le temps de traîner, notre bus nous attend! Nous prenons le même bus de nuit que les filles. Elles, direction Myawaddy pour passer la frontière avec la Thaïlande, nous, direction Hpa-An, sur la route. Nous rencontrons un autre couple de français allant dans la même direction, Cédric et Emilie.

Après 16 heures de bus et un peu fatigués, c'est avec un pincement au coeur que nous disons au revoir à Julie et Tiffany, nos acolytes depuis 1 semaine. On espère les revoir sur la route ou en France!

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Notre première journée à Hpa-An est plutôt tranquille. On récupère de notre superbe nuit en bus à l'hôtel avant d'aller escalader le Mont Hpan-Pu pour le coucher du soleil en compagnie de Cédric et Émilie. On prend un petit bateau pour traverser le fleuve et c'est parti pour la grimpette ! Heureusement, il fait un peu moins chaud et la montée ne dure pas trop longtemps. L'ascension finale se fait sur des échelles en bambou, légèrement abîmées. En fait c'est une sorte de via ferrata mais sans protection. Rassurez-vous, nous avons fait attention et sommes rentrés entiers ! La vue d'en haut est vraiment belle et on voit assez loin, malgré la poussière dans l'air dûe à l'écrasante chaleur du mois d'avril.

Le lendemain, on enfourche un scooter et on part à l'assaut des grottes environnantes (Saddan, Kawgun, Yathaypyan et Kaw Ka Tawng), au milieu des roches karstiques en forme de pain de sucre. Elles sont toutes différentes et décorées avec plus ou moins de bouddhas. Au bout de l'une d'elle, on fait même une petite balade en barque.

D'une grotte à l'autre, on traverse des paysages assez chouettes mais très arides, comme toujours. Le nouvel an bouddhiste Thingyan (ou water festival, qui consiste à s'asperger d'eau pour se purifier pour la nouvelle année) commence officiellement le 13 avril mais nous nous faisons tout de même bien arroser par les enfants des villages traversés. Vu la chaleur, on ne s'en plaint pas trop.

Le mont Zwegabin domine tous les autres dans les environs avec un monastère perché en son sommet. La montée dure 2 heures et nous décidons donc de ne pas le grimper sous le caniar. On se rabat plutôt vers Kyauk Kalap, un petit monastère au milieu d'un lac et sa stupa perchée sur un pic rocheux assez étonnant. Le temple accolé est également très photogénique.

On termine la journée par une grotte surnomée "Bat Cave" où l'on admire la sortie de plusieurs millions de chauve-souris au crépuscule. Cela dure un long moment. Elles sont toutes proches et l'on observe leur trainée au loin en forme sinusoïdale. Elles sont également très sensibles aux bruits et frémissent à chaque sifflement ou clapement de mains.

Pour nous remettre des émotions de la journée, on va boire une bière et dîner avec Émilie, Cédric et deux autres Françaises, Laure et Émilie, rencontrées dans la journée.


On part ensuite pour Mawlamyine (ou Moulmein), notre dernière étape birmane, en bateau. Le trajet est très agréable. On en profite pour se reposer, lire et regarder les paysages défiler lentement. L'ambiance fait penser à celle d'une station balnéaire. Une sorte de remblais longe le fleuve; parfait pour les balades en fin de journée et admirer le coucher de soleil.

L'hôtel trouvé, on va découvrir la ville en fin de journée. On traverse un quatier indien avant de croiser des mosquées et une église vert menthe! On termine bien sûr par deux temples bouddhistes qui surplombent la ville : Kyaikthanlan et Mahamuni. Le premier impressionne par sa stupa dorée et sa vue ; le deuxième par son bouddha doré dans une salle de prière qui brille de mille feux. On ira dîner au marché de nuit au bord du fleuve avant d'aller se regarder notre premier film du voyage dans la chambre (merci Émilie et Cédric pour le partage!).

Comme on adore ça, on loue à nouveau un scooter et on file en direction du plus grand bouddha couché du monde. Et en effet, il est très très grand, mais les finitions sont à revoir... Son frère jumeau est en construction en face mais est loin d'être terminé. A l'intérieur (oui, on peut rentrer dans Bouddha!), on découvre l'histoire de Bouddha racontée en scènes avec des personnages en plâtres, dont certaines sont assez "gore" ou "olé olé".

Les collines environnantes sont parsemées de stupas, bouddhas et de statues de moines alignées. On se faufile tant bien que mal avec le scooter sur ces routes pentues pour bénéficier d'une belle vue d'ensemble.

L'après-midi, on met le cap sur Bilu Kyun (île de l'ogre), réputée pour son artisanat, mais sans guide ni indication, on ne trouve rien de "sensas" et on rentre se boire une bière face au coucher de soleil après un tour sur l'île. C'est ce qu'on appelle un râté! 🙁

Notre dernière virée au Myanmar sera dédiée à la pagode Nwa-La-Bo, le petit frère du rocher d'or du mont Kyaiktiyo. Il s'agit d'une superposition de 3 rocs dorés qui tiennent en équilibre, surmontés d'un chapeau de stupa. C'est assez impressionnant et la vue est splendide mais ce qui nous marquera probablement le plus sera la montée entassés à 40 dans la benne d'un camion qui va à toute allure dans le petit chemin en pente raide. De vraies montagnes russes ! On ne s'attendait pas à ça et c'est "sportif" de se tenir tout du long.

Le jour suivant, on part en taxi partagé pour passer la frontière à Myawaddy et rejoindre la Thaïlande et Chiang Mai pour célébrer la fête de l'eau! On vous racontera ce premier passage de frontière terrestre dans un prochain article ! Bonne fête de l'eau à toutes et à tous ! Nous, on en a bien besoin avec cette chaleur ! 😛

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Publié le 16 avril 2018

Dans l’ensemble, on a bien aimé le Myanmar. Malheureusement pour nous, ce n'était pas la meilleure période pour le visiter. Les paysages étaient beaux mais pas "whaou" du fait de la chaleur et l'aridité. Ils doivent être magnifiques entre novembre et février, surtout les levers et couchers de soleil. Nous n'avons absolument pas vu ni ressenti les conflits. Le pays est très sûr et les gens assez accueillants en général.


Nos coups de ❤ :

- Les temples de Bagan et la rencontre avec la jeune fille de notre guesthouse

- Les parties de Chinlon avec les locaux

- Les trajets en train

- Les virées à scooter dans les rizières et les campagnes

- Le trek entre Kalaw et le lac Inle

- Les rencontres avec Tiffany et Julie, Arthur (nos parties endiablées de jeux de carte) et Cédric et Émilie.

- La magnifique cascade d'Anisakan, près de Pyin Oo Lwin

- La soirée "française" à boire du vin avec vue sur les vignes.


Nos flops 👎:

- Les villes de Mandalay et Hsipaw, poussiéreuses et sans grand intérêt.

- Le trajet en bus de nuit Hsipaw-Kalaw et l'arrivée en pleine nuit.

- La très forte chaleur et l'aridité des paysages tout au long du séjour.

- La tourista! 😓

- L'organisation plus complexe des transports.

- L'état et les prix des hébergements assez aléatoires.

- Le manque d'une faune sauvage visible.


Nos coups de gueule ! 😤:

- Les mêmes que pour le Sri Lanka par rapport au tourisme de masse et à l'environnement (déchets).

- Les prix différenciés entre touristes et locaux assez marqués (souvent x5 ou plus).

- L'impossibilité de négocier les prix dans beaucoup d'endroits.


🛌 Les hébergements 🛌

Nous avons choisi la plupart du temps, des petits hôtels, des maisons d’hôtes ou chez l’habitant simples et bien équipés. Les prix étaient assez élevés et pas toujours dans un état impeccable. Le fait de payer plus n'assure pas un meilleur service ou de meilleures chambres. Nous avons dormi pour en moyenne 15-25€ la nuit à 2, souvent avec le petit déjeuner compris.


Voici quelques hébergements que nous recommandons:

Yangon : The SAT Hostel.

Bagan : The Bamboo House (bungalows et service au top!, on a adoré! notre préféré!).

Mandalay : Shwe Phyo Hotel (bon rapport qualité prix, personnel aux petits soins).

Kalaw : Gloria Motel.

Nyaungshwe (lac Inle) : Exotic Inn (prêt de vélo et personnel adorable, recommandé par Tiffany et Julie).

Mawlamyine : Sandalwood Hotel (pas incroyable mais le meilleur rapport qualité prix de la ville).


🍽 La nourriture 🍽

La nourriture est assez bonne malgré ce que certains voyageurs en disent. Ce n'est pas la meilleure d'Asie mais il y a de très bons plats !


Nos restos préférés :

Yangon : marché de nuit.

Old Bagan : Fantasia Jetty and Garden.

Pyin Oo Lwin : Shiva South Indian Restaurant.

Kalaw : Home Again (mamie adorable et repas très copieux).

Nyaungshwe (Inle) : Live Dim Sum Restaurant (chinois) et Inle Pancake Kingdom (crêpes et shake)

Hpa An : San Ma Tau et Khit Thit, Lucky 1 pour une bière pression.

Mawlamyine : Yuu Nan Pay Tay (avocado shake et fried rice), Grandmother & grandfather et Nadi Hlang (vue sur fleuve, top pour coucher de soleil).


💰 Bilan du banquier 💰

Coût sur place tout compris, à deux, pour 25 jours : 860 euros. (soit 430€/pers, ou 17€/jour/pers.).

Le banquier est toujours aussi ravi ! 🤓


Nouvelle rubrique : Le saviez-vous ⁉⁉

- Les hommes et les femmes portent des sortes de longues jupes (longyis) de toutes les couleurs.

- Ils roulent à droite avec le volant à droite (pour les anciennes voitures), pas toujours très pratique.

- Beaucoup de Birmans chiquent la noix de bétel qui rend la salive rouge et donne l'impression qu'ils crachent du sang.

- Les Birmans se poudrent le visage de thanaka, issu de l'arbre du même nom, pour se protéger du soleil et les soins pour la peau.

- Les mariages commencent à 5h du matin avec de la musique à fond et durent 3 jours. Tout le monde est invité à venir manger et il n'y a aucun code vestimentaire.

- On peut se faire déposer au milieu de "l'autoroute".


Pour conclure, le Myanmar est une belle destination, encore assez routarde, où le tourisme se développe autour de quelques points phare : Yangon, Bagan, Mandalay, Inle. Une grande partie du pays est encore inaccessible. Les gens ne sont pas encore trop habitués aux touristes. Nous avons été pris en photo une bonne centaine de fois! Le sud-est vaut le détour ainsi que les alentours de Pyin Oo Lwin en plus des lieux connus. On recommande à celles et ceux qui veulent un brin d'aventure et pas trop de touristes mais pas en avril à la saison chaude !

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