Carnet de voyage

10 mois de balade à vélo

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Dernière étape postée il y a 6 jours
Jeune homme de 26 ans qui a décidé de faire une balade en vélo pour les 10 mois à venir. A travers l'Europe et au delà!
Février 2020
300 jours
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Ça y est ! Après en avoir parlé un bon moment, je me suis réellement élancé !

Voilà le départ d'une balade en vélo d'un jeune homme qui a décidé de prendre 10 mois pour faire un tour au delà du pâté de maison de son 77 natal. Pour l'instant une idée de direction, Istanbul via la côte adriatique mais rien de plus.

Vous ne trouverez pas ici les aventures extraordinaires dangereuses de Mike Horn ou la compilation des plus beaux spots d'influenceurs voyage, mais un périple simple d'un jeune voyageur. Cherchant à voyager à son rythme, découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles cultures, rencontrer des gens, s'essayer à un nouveau mode de transport sur grande distance et tout cela en prônant une sobriété heureuse. (Cf : Pierre Rabhi)

Pour ces premiers jours, le soleil a brillé pour éclairer notre chère forêt de Fontainebleau, les bords du canal du Loing ou ceux de la Loire. Nous avons suivi l'eurovélo 3, ou Scandibérique. Nous car mon frère a décidé de m'accompagner pour cette première étape. Le premier pépin mécanique a d'ailleurs été pour lui, qui non content de se limiter à une crevaison ou autre, a cassé un plateau. Par "chance" nous étions à 1km d'un vendeur de cycle où il a pu le réparer.

Après une nuit sous tente à Montargis nous sommes repartis toujours vers le sud, où nous avons fait face au vent pour se séparer après le déjeuner. J'ai continué ma route seul encore bien exposé à ce vent nommé Dennis. J'ai rejoint les bords de Loire pour faire halte un peu après Briare pour installer mon camp de fortune d'où je vous écris ces quelques lignes.

Ne vous habituez pas à avoir autant de détails aussi fréquemment, le voyage nécessite trop d'être vécu pour être décrit autant.

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Après s'être bien amusé à suivre fleuves et canaux aux dénivelés plus que cléments, il a bien fallu se décider à rigoler un peu plus en attaquant un peu de relief. C'est chose faite, après avoir quitté les bords de Loire avec ma vue sur centrale nucléaire, je me suis dirigé vers les prémices du Morvan.

Vous me direz, "Il n'a pas encore vu la suite qui se dessinait". Mais les bourguignons n'ont peut-être pas des cols à 2000m d'altitude mais ils ont la fâcheuse tendance à ne pas aimer faire leurs lacets et à tracer tout droit. Des montées droites, courtes, mais parfaites pour vous casser les pattes, un petit enfer pour cycliste charriant 18kg de matériel. Malgré ces "bosses" cassantes, les étapes se déroulent plutôt bien, avec des 110-115km/jour certains jours.

Pour changer de mes étapes de camping sauvage j'ai pu profiter de mes premiers accueils chez l'habitant grâce au réseau scout (Merci à la famille Lambaré et Leïla & Emeric) ainsi qu'à celui du réseau des cyclo voyageur, merci à Céline et son compagnon pour leur hospitalité! Un peu de confort bien agréable surtout à l'approche de la chaîne alpine où les températures se refroidissent.

Suite à ces étapes bourguignonnes de Prémery, Bourbon-Lancy et Mâcon, je suis arrivé dans la région jurassienne dans le département de l'Ain, avec en direction Nantua. C'est en route pour celle-ci que j'ai eu à franchir mon premier "vrai" col, celui du Berthiand. Certes moins connu des amateurs du tour de France que d'autres grands noms mais néanmoins notable avec 6km à 7,65% de moyenne et 15% au maximum. Pour les non-initiés ce n'était pas une partie de plaisir!

Col du Berthiand - Lac de Nantua - Lac Léman depuis Genève 

J'ai poursuivi vers la descente sur Genève où le trafic a refait son apparition. Je ne m'en suis pas séparé lors de ma dernière étape pour rejoindre la vallée de Chamonix où je passerai quelques jours. Remonter la vallée de l'Arve, un samedi matin, un jour de chassé-croisé de vacances d'hiver n'est pas des plus agréable pour un cycliste. Tous ces bouchons pour accéder aux stations de ski sont tout de même de sacrés paradoxes, produire tout ce CO² pour constater une fois arrivé que cette année l'enneigement a encore réduit... Je ne vous ferai pas plus la leçon mais je tenais à partager cette réflexion qui m'a habité dans la montée où je dépassais aisément les voitures chargées de skis.

Enfin me voilà donc à Servoz, village proche de Chamonix, pour quelques jours de "repos" chez mon ami Benoit et ses collocs qui m'hébergent. Repos entre guillemet puisqu'en guise d'accueil Benoit et ses amis m'ont embarqué pour une course de ski de randonnée/alpinisme sur le tour de l'aiguille du Chardonnet. Une bien belle sortie correspondant bien à la montagne de dessert, 1600m de dénivelé positif et du ski sur glacier. Malheureusement la course devait s'achever dimanche soir par une nuit en refuge, mais le mauvais temps nous a pris en fin de journée et forcé à faire demi-tour.

Après cette aventure alpine je dois me reposer quelques jours, ces étapes ont été intenses et malheureusement mon corps via mon genou me font bien ressentir ces "excès". A l'heure où j'écris ces quelques lignes les flocons tombent plus ou moins timidement, mais une fenêtre d'accalmie se dessine ce vendredi et je compte bien en profiter pour atteindre la Suisse par le col des Montets. J'espère que la météo et mon corps s'accorderont pour poursuivre vers les prochaines étapes traversant la confédération helvétique avant de rejoindre l'Italie.

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Publié le 2 mars 2020

J'ai donc profité de la fameuse fenêtre météo pour partir de Servoz. Après 2 jours de chutes de neige, il m'a fallu un peu de courage (le mot folie ne serait pas convenable) pour dé-col-ler ce matin là. Mais je me suis mis en route vers les Houches, première difficulté de la journée. Station de ski qui n'avait pas pris le temps de déneiger sa petite route secondaire qui était sur mon itinéraire. Sans doute trop occupée à essayer de conserver le maximum de neige pour finir la saison, je ne peux pas leur en vouloir.

Ensuite direction le col des Montets où j'ai eu comme récompense de l'effort, la rencontre avec 2 chamois qui prenaient leur temps à côté de la route où les automobilistes pressés n'appréciaient guère mon arrêt de photographe animalier. A ce moment précis je pensais que la descente vers la Suisse était une formalité. C'était sans savoir que la route conseillée par maps était ouverte seulement en été. Il m'a fallu donc un peu de courage pour grimper au col de la Forclaz à la poursuite du chasse neige auquel il manquait encore certains passages.

Une bien belle étape avec en finish la (très) rafraîchissante descente vers Martigny. Première étape Suisse, commune du canton du Valais, réputée pour ses vignes et ses abricots, non pas à confitures mais à alcool. Premier accueil organisé grâce au réseau couchsurfing, un merci à Annabel pour la confiance accordée à un petit nouveau du réseau.

Le lendemain une étape de plaine m'attendait, la traversée du Valais en suivant le Rhône en passant par sa capitale Sion. Le vent m'a fait front, celui-ci devait sans doute être un vent d'Autan ou vent "qui rend fou" pour les non-initiés. Après y avoir fait face pendant plusieurs heures, à batailler sans avoir l'impression de s'approcher de ma destination de Brig, j'ai abdiqué et pris le train.

Mais cet "abandon" n'était qu'un signe du destin, le train m'a permis de rencontrer à la gare de Brig, Regula, un ange suisse du Haut Valais. En quelques secondes d'échange elle m'avait invité à partager une raclette et 1h après m'avait trouvé un gîte et couvert pour la nuit ! J'ai pu profiter de l'accueil de la famille de Lisa et Daniel avec une gentillesse qui fera mentir la réputation de la "froideur suisse"!

Le col du Simplon 2008 m d'altitude devait être ma porte vers l'Italie, la fenêtre météo était ajustée mais les chutes de neige nocturne, ma forme physique et ma volonté en décideront autrement. J'aurai goûté aux 6 premiers kilomètres de la montée sur 22 restants, mais la marche était trop grande. Le train suisse via le tunnel du simplon ne m'aura pas permis de contempler ce col réputé, mais la traversée frontalière se fera sans plus d'effort. Me voilà donc en Italie et quoi de mieux pour un dépaysement en douceur que de rencontrer une famille franco-italienne. Merci à Isabel qui n'aura pas besoin de traduction 😉

Enfin aujourd'hui, une étape pour longer le beau lac majeur. Malheureusement je fais encore face aux éléments, une pluie battante et glaçante de fin d'hiver a eu raison de mon effort matinal. Frigorifié par mes 25km de ce matin, les spaghettis a la matriciana n'auront pas suffit à avoir le courage de repartir dans mes vêtements trempés. Je profite encore une fois du train pour rejoindre Arona où je resterai ce soir.

Après une première étape assez folle où les éléments m'ont laissé une sacrée opportunité, je m'incline sur les 3 suivantes face à l'adversité des conditions climatiques. Je ne vais pas non plus vous cacher que mes genoux ne sont pas encore tout à fait accordés avec ces efforts répétés. Malheureusement à mon grand désarroi l'optique d'un abandon du vélo pour des déplacements en stop commence à germer. En espérant que les étapes de la plaine du Pô et le retour du beau temps pour les prochains jours me fassent mentir.

À très vite pour des nouvelles que j'espère ensoleillées !

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Comme dit l'adage : "Après la pluie, vient le beau temps" pour mon départ d'Arona j'ai pu profiter du retour de la douceur et de l'ensoleillement, et les kilomètres ont de nouveau commencé à défiler.

Pour me rattraper de l'étape précédente où je n'avais pu voir le lac majeur qu'à travers la fenêtre d'un train, battue par la pluie et occultée par le brouillard j'ai choisi de suivre ses rives pour démarrer cette journée ensoleillée. Une escale à Angera ville faisant face à Arona sur l'autre rive du lac, avant de rentrer dans les terres pour passer à Varèse et s'approcher de Côme. Je regoûte enfin aux joies du camping sauvage en m'installant 10km avant Côme.

L'arrivée du lendemain à Côme sera rapide et la majorité de la journée consacrée au tourisme sur le lac. Afin de profiter au mieux des eaux bleues sombres j'ai préféré changer de moyen de transport en profitant des navettes fluviales reliant les différents villages. J'ai pu laissé ma petite reine chez un restaurateur qui a eu la spontanéité et la gentillesse de me servir de bike-sitter.

Je visiterai donc à pied le petit village de Bellagio, réputé pour être un des plus beaux villages d'Italie.

Arona - Côme - Bellagio

Après cette journée de tourisme il me manquera 50 km pour rejoindre Milan où Valérie, une amie de mes parents, m'attend pour m'héberger. Ces 50km n'auront pas grand chose d'intéressant si ce n'est la manifestation de mon genou gauche regrettant de ne plus être mené en bateau. Le comble est que le pic de douleur me fera arrêter par hasard juste en face d'un magasin de vélo... électrique ! Le destin ! Je serrerai les dents et finirai sans plaisir à arriver dans cette mégapole moderne.

Mon premier jour à Milan je jouerai au touriste dans une ville "quasi vide" due à la pluie battante du jour et au coronavirus qui hante chaque lieu.

Après mûre réflexion, j'ai pris rendez-vous chez un kinésithérapeute qui m'a assigné au repos pour 7 jours, pour soigner un début de tendinite. Il m'a assuré que le problème n'aurait que empiré en continuant. Ces jours de repos n'étaient pas spécialement prévus mais comme rien d'autre ne l'est, cela ne changera pas grand chose ! Je vais consacrer les prochains jours à essayer d'apprendre l'italien et visiter les devantures de musées fermés. (D'ailleurs si vous connaissez des milanais prêt à faire découvrir leur ville n'hésitez pas à me donner leur contact)


Le printemps approche et si le traitement fait effet, la suite du voyage s'annonce des plus belles !


Milan - Duomo et Galleria Vittorio Emanuele II
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Publié le 18 mars 2020

Les derniers événements se sont bousculés à une telle vitesse que l'on pourrait croire que la temporalité de ces derniers jours a été bousculée. Il y a 14 jours j'arrivais à Milan, les écoles d'Italie du nord étaient fermées mais devaient "réouvrir". Les italiens profitaient d'un soleil printanier en terrasse des cafés et j'espérais un prompt rétablissement pour un redémarrage rapide.

Mais comme vous avez pu le constater toutes nos vies ont été chamboulées. J'ai réfléchi un temps à repartir dans la discrétion, braver l'interdit en évitant tous les échanges humains. Mais je me suis raisonné. Ce voyage c'était avant tout une découverte par la rencontre et l'échange, l'exact opposé du comportement à adopter pour endiguer cette pandémie.

Dans mon "malheur" j'ai eu beaucoup de chance de m'arrêter à Milan, où Valérie m'accueille avec une grande générosité. Elle est rentrée en France et je suis désormais seul. Ma vie de sédentaire n'est pas des plus intéressantes, partagée entre les séries, les livres, l'origami et un apprentissage balbutiant de l'Italien.

Je ne pense pas vous envoyer un journal de confinement hebdomadaire, je suis dans la même situation que la plupart d'entre vous et son partage n'a pas grand intérêt. Mais si vous vous ennuyez entre un épisode de Friends et une partie de Scrabble n'hésitez pas à m'envoyer des messages ou m'appeler pour partager nos quotidiens cloîtrés à cœur ouvert !


A l'immense plaisir de vous écrire un prochain article, je l'espère plus à l'Est !

Université de Milan - Mon nouveau vélo pour la suite du voyage
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Le temps s'est écoulé si lentement à une vitesse incroyable ! Je vous ai laissé dans mon dernier article à la fin de l'hiver, j'étais plus jeune, je n'avais aucune connaissance en origami, je n'avais jamais fait de yoga, je balbutiais 2 mots d'Italien et faire des pâtes correspondait pour moi à en ouvrir le paquet pour les jeter dans l'eau bouillante...

Un confinement plus tard, beaucoup de choses ont changé. J'y ai gagné un an et des (longs) cheveux blancs. J'ai tenté de meubler mon vaste temps libre avec ces multiples activités mais depuis ce lundi en Italie, nous pouvons de nouveau goûter aux fruits sucrés de la liberté ! (Cf. Renaud)

J'espère pour vous et vos familles que tout va bien. J'ai eu de nombreux messages de soutien, je vous remercie et je ne manque pas de penser à vous tous.

Le temps de réflexion pour la suite ne m'a étonnamment pas manqué. La situation actuelle ainsi que sa probable évolution dans les mois à venir m'a incité à revoir mes plans. Un de mes objectifs de départ était la rencontre, pouvoir découvrir et échanger avec des personnes que j'espérai rencontrer au gré de mon voyage. Malheureusement ce virus sournois va à l'encontre de ce souhait qui m'était si cher. La vie d'ermite sur les routes ne me séduit qu'à moitié et je plannifie donc de revenir vers ma patrie natale. Pour continuer à voyager, sans doute en partie en ermite mais aussi plus proche des miens pour passer un peu de temps avec eux.

Je n'abandonne pas mon fidèle destrier je compte bien sur lui pour s'élancer sans doute sur les six côtés de l'hexagone. Même si j'avoue que je plannifie sans lui dire, la traversée du côté pyrénéen à pieds.

Voilà pour mes projets au long terme, pour l'instant je prends le temps de m'entraîner à revenir à mon mode de vie nomade. Après être resté enfermé si longtemps ce n'est pas si simple pour le corps comme pour l'esprit. Mais ces prémices de liberté, que je ressens à travers ces balades à vélo milanaises me laisse espérer que les jours meilleurs sont à venir. J'espère pouvoir repartir concrètement de Milan dans 2 semaines, cela me permettra de sortir de Lombardie sans soucis, faire un tour en Ligurie avant de rejoindre la France.


A très bientôt pour des nouvelles, en mouvement !

Créations personnelles - Abbaye de Chiaravalle
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Publié le 23 mai 2020

Enfin me voilà de nouveau sur les routes !

J'ai quitté Milan le 20/05 après une digestion assez lente de stop à la Milanaise. J'ai donc pris la route direction le sud en suivant un des nombreux canaux traversant la région de Lombardie. Le naviglio Pavese, qui comme son nom l'indique descend tout droit vers Pavie. Très jolie ville avec un très beau Duomo, de belles places et rues pavées ainsi que de drôles de tours fines et très élancées. Celles-ci n'avaient apparemment pas de réelles fonctions de défense mais étaient une démonstration de la richesse des notables de la ville. Pratique pour mesurer son ego.

Pavie -Place - Duomo - Pont couvert

J'ai laissé le naviglio se jetait dans le Pô pour moi aussi suivre le fleuve le plus important d' Italie. Je ferai halte sur ses rives pour retrouver le plaisir du camping sauvage. Le lendemain je m'éloignerai de la plaine du fleuve pour la partie plus montagneuse de la région d'Emilia Romagna.

Milan et ses environs étant assez pauvres en relief et en "minéraux", je me suis donc orienté vers un spot d'escalade de "bloc" afin d'assouvir le manque lié au confinement. La roche et la forêt sont très similaires à celles de Fontainebleau. Le plaisir est là malgré les douleurs liées au manque de pratique récente... Suite à ça je reprendrai mon chemin avec 10km de montée sur une route piteuse état. Je n'aurai pas à chercher le sommeil ce soir là.


Chiarone - Val Tidone

Le 22/05 je prendrai le temps en savourant un café en terrasse dans la jolie bourgade de Bobbio. Je profite de la scène quotidienne qui se joue sur la place bien animée. On comprend aisément pourquoi les italiens ont inventé la commedia dell'arte. Les cafés ont rouvert ce lundi en Italie et il faut croire que ça leur avait manqué ! L'ambiance est légère malgré le masque (même si celui-ci cache quelque peu les émotions du personnage) et la distanciation de rigueur.

Quelques kilomètres après je me suis arrêté sur le bord de la rivière Trebbia. Je profiterai d'une petite plage pour m'y reposer et y camper le soir. Ça sera l'occasion de prendre la température de l'eau au travers d'une douche vivifiante.

Enfin aujourd'hui j'ai grimpé sur la route du val d'Aveto où je passerai en Ligurie. La route est est longue et sinueuse à flanc de coteau, menaçant de dévaler à tout moment pour plonger dans la vallée étroite et profonde. Ajouter à la nature verdoyante cela me rappelle mon Gévaudan maternelle. Une région de plus à ajouter à la longue liste tenue par ma Maman, regroupant toutes les contrées ressemblants à notre chère Lozère. Si vous aviez prévu cet été de visiter cette partie de la Ligurie ou bien même le Canada, annulez tout ! Le 48 vous tend les bras !

Val d'Aveto

Ce soir j'ai passé le point culminant de ma route je dormirai à flanc de montagne avant de redescendre vers la mer que je peine encore à apercevoir.

Dans les prochains jours je compte rallier Cinque Terre avant de rebrousser chemin vers Gênes puis la France !

A très bientôt,

Clément