Un petit récit de ces 1400 kms et 24000 mètres de dénivelé + avec quelques beaux moments en photo...
Août 2020
12 jours
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Mardi 18 Août, fin de journée.

35 kms, 955D+, 2h10 de vélo.

N'ayant pu partir le matin, nous décidons avec Vincent de passer ma première soirée et nuit de voyage ensemble.

Je pars chargée et autonome, et après seulement 2 heures de route, il me rejoint avec Penelope de l'autre côté du premier col, celui de Vars.

On passe une de mes soirées les plus luxueuses du voyage car nous mangeons au restaurant et on dormira dans le van.

Tout s'est super bien passé, le Specialized Roubaix chargé répond parfaitement à sa mission, il reste réactif et agréable à manier, la suite peut commencer !

J'ai été rattrapée par Vincent et Pénélope quelques kilomètres avant le sommet
En haut du col de Vars avec des supporters de choc

Mercredi 19 Août, 9h...

121 kms, 1586 D+, 5h30 de vélo.

Voilà, le vrai départ. Une journée qui commence par une descente, ça sera la seule !

Direction Briançon et le col du Lautaret que je connais déjà, toujours sympa de rouler face au massif des Écrins et ses beaux glaciers. Par contre, je n'en ressens pas du tout la fraîcheur... Cette journée est caniculaire !

Col du Lautaret

En arrivant à Allemond où je passerais ma première nuit de bikepackeuse campeuse, je m'arrête à un bar et prends deux boissons fraîches d'un coup.

Et puis il est l'heure de mettre en route la routine de ces prochains jours, déballer et s'installer !

Une mini tente, un sac de couchage, un tapis de sol... Maison des prochains jours

Jeudi 20 Août, 7h30...

147 kms, 3265 D+, 9 heures de vélo.

J'ai dormi au départ du col de la croix de fer, je démarre tôt pour avoir un max de fraîcheur, et puis la journée va être longue.

Il est long ce col, et piquant, mais je suis heureuse de le découvrir, dans le calme du commencement du jour, ça se passe souvent bien !


Col de la croix de fer

Je redescend un peu pour basculer vers le col du Glandon que je ne parcourrai donc qu'en descente pour aller chercher le second costaud du jour...

Col du Glandon au retour de la Croix de fer

Et le second costaud, il a été très musclé !

Aussi... C'est à 12h que j'arrive à La Chambre pour démarrer l'ascension des 1522 mètres de dénivelé du col de la Madeleine et... C'est en plein soleil ! Parfait !

J'ai dû boire 5 litres d'eau, et j'ai fait une pause restauration au milieu où j'ai trouvé un petit restaurant de grande qualité, qui m'a servi une salade pleine de fraîcheur et d'agrumes vitaminés pour la suite.

Arrivée à 2000 mètres, il fait encore plus de 30 degrés, tous en maillots de bain 🤣

Rarement été en haut d'un col sans avoir besoin de me couvrir rapidement...

La suite: une longue descente et un parcours plat et toujours très chaud entre Albertville et Annecy. Le long de la piste cyclable en sortant d'Albertville, j'aperçois 4 bikepackeurs auxquels j'avais parlé un peu plus tôt à un ravito fontaine, les vélos sont au bord de la piste, et eux sont à poil dans l'eau !

Très chaud je vous dis...

Vendredi 21 Août, 9h30...

118 kms, 1176 D+, 6 heures de vélo.

Attention la Suisse, j'arrive ! Et j'ai rêvé d'une belle traversée de ce pays !

La première chose sympa, c'est qu'un ami bikepackeur suisse qui habite vers Lausanne me rejoint à Genève. Première impression, cette ville a fait de la place aux cyclistes ! Voies réservées, et quand ce n'est pas le cas, marquage au sol d'une partie réservée. C'est très bien fait et je ne me sens pas stressée.


Genève

Raphaël, mon ami suisse, me fournit un sésame ! Une carte sim suisse pour une semaine qui va me permettre de me servir de mon téléphone normalement, et de nos jours, c'est tellement pratique de pourvoir se servir à volonté d'internet !

Nous continuons la route ensemble, vers Lausanne où je goûte mon meilleur souvenir glacé des vacances, une glace artisanale au basilic à tomber à la renverse ! Surtout qu'il fait encore très chaud, allez, j'en reprends !

Glace artisanale melon et basilic 😋

Ensuite nous passerons à Montreux, j'ai envie de voir la statue d'une icône !

La Statue de Freddie Mercury à Montreux où il vécut longtemps

Cette nuit la pluie est annoncée, mais ça tombe bien, je suis hébergée chez Raphaël.

Samedi 22 Août, 9h...

115 kms, 1665 D+, 6 heures de vélo.

Nous ne démarrons pas trop tôt car il pleut encore le matin, mais ça doit s'arranger les prochaines heures. J'embarque Raphaël avec moi pour le week-end.

Au démarrage, nous faisons un crochet au château de Gruyère à l'intérieur duquel pas mal de touristes en visite. Après une petite pause déjeuner local, nous reprenons la route.

Double crème et ses meringues au 🏰 de Gruyère

Nous partons ensuite à l'assaut de mon premier col suisse, le col de Jaun, qui ne sera qu'un petit échauffement comparé aux prochains cols suisses, mais ça, je ne le sais pas encore !

La fin de journée est établie près d'Interlaken, au lac de Thoune.

Le repas ne sera pas très diététique, mais très local !

Lac de Thoune et Rösties !!

Dimanche 23 Août, 8h30...

105 kms, 2105 D+, 6h20 de vélo.

Rarement je n'ai été touché par autant de beauté, de calme et de sérénité ! La route qui part d'Interlaken en direction de Grindelwald laisse deviner au loin son glacier.


En direction de Grindelwald, déjà intriguée par la vue

Et puis, il y a l'Eiger un peu plus loin, qui joue avec les nuages. La photo parfaite ne sera pas prise aujourd'hui, par contre l'ambiance l'est pour le rencontrer !

Pour l'histoire, l'Eiger est un sommet individualisé des Alpes bernoises. Son nom, attesté en 1252, ne signifie pas « ogre », contrairement à une idée reçue, mais plus probablement « grand épieu ». La confusion est due à son bilan tristement célèbre de nombreux alpinistes, morts lors de la montée de la face nord. Celle-ci, presque totalement verticale ou déversante, est considérée comme la plus impressionnante et la plus célèbre face des Alpes, si ce n'est la plus haute. Elle a constitué pour l'alpinisme l'un des trois derniers problèmes des Alpes et le dernier résolu !

Eiger

Et puis arrivés à Grindelwald, la route devient interdite à la circulation des véhicules motorisés. Seuls les riverains, et des bus qui font résonner leurs klaxons entre les montagnes peuvent monter.

Le pourcentage moyen des 7 derniers kilomètres est de 11%, et la route très étroite. C'est sûr qu'il ne s'agit pas d'une balade ! Raphaël part, il a de meilleures jambes et moi j'effectue mon chemin de croix seule, mais tant mieux... Je me suis arrêtée de nombreuses fois car le poids du vélo se fait vraiment ressentir avec une telle pente, il n'y a pas 5 mètres de route plate pour relâcher un peu ! Heureusement la vue, toujours elle, est là pour apaiser la douleur, car il s'agira bien d'une ascension très pénible, mais tellement fière d'arriver en haut !

Sommet de la Grosse Scheidegg

Pour la suite de la journée, redescente puis direction le lac des Quatre Cantons.

Nous traversons avec un ferry, puis 15 minutes plus tard, je trouve mon camping à droite, Raphaël est parti à gauche, chercher un train pour rentrer à Lausanne.

Je redeviens solitaire...

Traversée du Lac

Lundi 24 Août, 7h30...

138 kms, 2376 D+, 7h30 de vélo.

Le vélo sur lequel je roule pour ce voyage est un Specialized Roubaix, il tire son nom du fait qu'il soit un partenaire performant et confortable, fait pour accepter les parcours longs et exigeants comme lors de la course cycliste Paris Roubaix avec de nombreuses sections de routes pavées.

Et aujourd'hui est une journée longue, exigeante, et jonchée de pavés car la partie haute du col se nomme la tremola vecchia (qui signifie « vieille tremblante » en italien). Il s'agit de l'ancienne route qui est encore presque entièrement pavée. Un autre itinéraire est utilisable par les autos.

La route de la Tremola

Pour la petite histoire, la route du col est régulièrement empruntée par le Tour de Suisse cycliste. Entre sa création en 1933 et 2014, cette compétition est passée à 37 reprises sur le Gothard ! De retour sur les tours de Suisse 2015 et 2016, le Saint-Gothard a même été grimpé deux fois lors du tour de Suisse 2019 lors de la 7e étape où Egan Bernal, maillot jaune s'imposait au sommet puis lors de la dernière étape où Hugh Carthy commençait là son échappée solitaire qui le conduisait à remporter cette étape.

Gotthardpass, 2107 mètres d'altitude

Voilà, je suis venue à bout de ce premier objectif de voyage, un long col, dans le froid et les pentes exigeantes. J'aurai aussi affronté une rencontre avec la police suisse...

Au milieu d'un tunnel de 150 mètres au départ du col, ils sont garés sur le côté, ils m'attendent ? Intrigués ? Voulant me donner quelques conseils ? Mais non pas du tout !

"Bonjour Madame, les vélos sont interdits dans ce tunnel, il y a une déviation obligatoire juste avant"

Oups, pas vue... Et le tunnel n'étant pas long, je suis sur un large trottoir et je dispose d'un éclairage. Je m'excuse de ne pas avoir compris, explique qu'en plus mon GPS m'indique cette route, mais rien n'y fait. Je paye en espèces, et ne me prive pas de leur dire qu'ils ne sont ni sympas, ni compréhensifs, sans monter le ton hein, ça serait dommage de finir la journée ailleurs que sur mon vélo 😅

Un petit billet doux de la police suisse

Après ces difficultés, je suis en haut, il fait vraiment froid, du vent, pas de soleil, il doit faire environ 5 degrés ! Vite la descente, et en bas, je trouve des lasagnes dans un resto. Ça sera le seul moment vraiment agréable de la journée, car il me reste au moins 30 kms à parcourir en plaine, et ça sera vent de face, mais ça, c'est cadeau !!

Décidément, il y a des journées plus laborieuses que d'autres 😭

Plat du jour, lasagnes ! 😋

Mardi 25 Août, 7h30...

117 kms, 2867 D+, 7h30 de vélo.

Ce matin, petite appréhension car la journée d'hier a été difficile physiquement... Je sais très bien que même si l'on se couche épuisé, on ne l'est pas forcément le lendemain. C'est toujours plus ou moins une surprise, il faut attendre d'être sur le vélo pour prendre les premières sensations du jour. Et là, ce n'est pas mauvais du tout !

Alors je vais me concentrer sur bien m'alimenter, régulièrement, et rester concentrée pour que la grosse journée de dénivelé passe bien.

Difficile de manger équilibré en ne pouvant préparer soi même sa nourriture... Mais important de trouver du plaisir à manger !

En route pour le col du San Bernardino, avec les premiers 50 kilomètres en montée ! Le début très souple et progressif, mais rien de plat. Et puis, petit à petit comme souvent en montant en altitude, on quitte les villages, il y a moins d'arbres, et le paysage se dévoile, c'est toujours une surprise de voir une montagne se déshabiller devant soi ! Elle ne nous plaît pas toujours, bah oui, les attraits physiques, c'est de l'ordre du sensoriel, ça ne se contrôle pas...

Et là encore, tout va bien ! La journée est belle !

Quelques kilomètres avant la partie finale du col puis le sommet

Après une belle descente je dois faire un choix que je n'ai pas décidé d'avance...

En bas, deux solutions, repartir vers le col de la Flüela (réputé très beau) ou le col d'Albula (réputé très beau aussi et oui !).

Je regrette déjà mon choix, mais je le regretterai dans les deux cas ! Direction Albula, j'atterris dans un camping où le gérant ne parle qu'allemand 😂 Et moi l'allemand, je ne le comprend absolument pas ! Mais c'est un vrai sympa, et avec des signes, on y arrive ! Passer une nuit dans un camping et vouloir manger une glace après une longue journée de vélo, c'est de l'ordre du langage universel !

Mercredi 26 Août, 7h30...

120 kms, 3151 D+, 8 heures de vélo.


Attention grosse motivation ! Ce soir j'ai prévu de dormir au pied d'un col mythique !

Alors peu importe le temps et la difficulté des deux prochains cols, ce soir, je dors en Italie !

L'Albulapass pourrait être à 3000 mètres d'altitude, je suis surmotivée ! Mais bon, heureusement il n'est qu'à un peu plus de 2300 mètres 😁

Albula pass en fin de matinée

L'ofenpass est beaucoup moins long, mais il est piquant... Je commence à avoir faim, et surtout j'en ai assez de manger des choses sucrées (barres, bananes...).

Je redescends alors en Italie, jusqu'à Prato dello Stelvio et assouvis ma fringale avec un panini, mais même fatiguée, hors de question de rester dans un camping en ville.

Je repars pour le début du col, il y a un camping isolé à Trafoi, et OUI !!! STELVIO j'arrive !!

14h16, retour dans l'espace euro puis nuit près des glaciers du Stelvio

Jeudi 27 Août, 7h50...

144 kms, 2809 D+, 8h30 de vélo.

Le jour J est arrivé, j'ai hâte, pas d'être arrivée au sommet, mais de profiter de son ascension. Le Stelvio, c'est un col mythique, le plus haut col routier des Alpes italiennes avec 2 758 mètres d'altitude, c'est aussi le second plus haut col routier des Alpes après le col de l'Iseran (2 764 m). Le col, situé dans le parc national du Stelvio, se trouve au pied d'imposants sommets tels que l'Ortles, le monte Scorluzzo ou le Piz Umbrail.

Les glaciers, saisissants !

Théâtre des exploits de grands champions, le col du Stelvio est une ascension historique du cyclisme, gravi à plusieurs reprises par le Giro d'Italie. L'ascension peut être classée comme difficile, avec une altitude maximale très élevée, ayant pour conséquence la raréfaction de l'air qui complique encore la montée. Chargée, je monte à un petit rythme, dès que je relance un peu en me mettant debout au dessus de 2400 mètres d'altitude, je sens bien de petits vertiges me demandant de rester calme 😁

Les nombreux virages en lacets de la route, dont 48 sont numérotés sur des pierres, des panneaux et constituent une véritable attraction pour les deux-roues !



Les virages sont tous numérotés, cela constitue un compte à rebours stimulant

J'arrive, j'y suis, je suis partie tôt, c'était assez magique et magnifique avec le lever du soleil et très peu de circulation motorisée. Je traîne un peu en haut, il n'y fait pas froid, c'est une journée idéale, je regarde dans les différents boui-bouis le genre de petits souvenirs vendus, je prends LA photo et c'est reparti...

Le sommet du Stelvio

C'est reparti car il me reste encore une belle partie de manivelles à effectuer. Je dois passer le Mortirolo pour redescendre vers le lac d'Iseo où je vais passer la nuit. Commençant à Grosio (656 m), c'est l'itinéraire le plus facile du côté de la Valteline, avec une longueur de 14,8 km et une pente moyenne de 8,3 %. Je n'ose pas imaginer les autres côtés. Il y a de nombreuses rampes avec pente maximale de 14 %. À 11,5 km (1 548 m), la route rejoint celle venant de Mazzo.

Mes tendons souffrent, il faut tout passer en force, impossible de rouler en souplesse...

Fierté après de difficiles moments

Vendredi 28 Août, 8h...

105 kms, 598D+, 5 heures de vélo...

Le repos du titre, ça sera à la fin de la journée ! Je voulais traîner un peu dans mon sac de couchage ce matin et partir plus tard car sur le papier c'est une étape courte et facile qui m'attend.

Mais à 6 heures, quoi que j'entends qui fait grand bruit là haut ? Et oui ! L'orage !

Bon j'avais vu la météo, je savais que ça ne serait pas terrible, mais je ne pensais pas à ça, je me lève, fini de remballer juste avant le déluge, et je roule dans des conditions très rarement rencontrées. La seule chose positive, il ne fait pas froid, par contre quand je respire, parfois j'évite de boire la tasse 🤣

Inutile de préciser que je n'ai rien senti quand les voitures m'éclaboussaient...

Mais quelle étape, encore un souvenir de fou ! Par contre, j'ai mal aux genoux, alors qu'il n'y a aucune difficulté physique. Le Mortirolo de la veille a laissé des traces.

En arrivant à Milan, j'ai une chambre d'hôtel, encore un hasard mais qui tombe bien un jour de pluie. J'avais prévu une petite demi journée de promenade au centre de Milan. Je suis tellement crevée de ce début de journée, et mes gros objectifs sont passés, je sens que mon corps se relâche et veut rester tranquille. Alors je prends un après-midi cool, je fais sécher mes habits, prends le temps de goûter en terrasse, et me couche tôt.

Je réserve un train pour le lendemain matin tôt car il va encore pleuvoir. Je n'ai pas envie de payer cher un hôtel de dernière minute le lendemain soir pour dormir au sec. Pour 15€ de train, je m'avance et termine le voyage dans la même journée. J'ai maintenant envie de rentrer.

Le vélo est prêt, bonne nuit !

Un après-midi de repos et une nuit à l'hôtel

Samedi 29 Août, réveillée 5h30...

101 kms, 1710 D+, 5h30 de vélo.

J'ai décidé hier de raccourcir d'une journée le voyage, il pleut un peu partout, l'étape que je saute n'était pas très intéressante, que des départementales bien plates... Alors je démarre une journée longue et variée !

Tout d'abord, direction la gare de Milan, enfin l'une des gares. Et quand j'arrive et ne voit pas mon train sur le tableau d'affichage, premier moment de stress, il est 6h30... Je demande de l'aide aux agents italiens, et ils m'expliquent que je ne suis pas dans la bonne gare, la bonne blague ! Mais heureusement avec 45 minutes d'avance, un vélo et le bon point de départ pas très loin, je peux rectifier le tir. Ouf, il est 7h15, le train démarre et je suis dedans !

Jonction Milan-Cuneo en train

À Cuneo à 10h30, je remonte sur mon vélo pour une dernière virée de 100 kms et un dernier col frontalier avec la France et chez moi, le col de Larche (appelé Colle de la Maddalena en italien).

Il ne pleut pas au départ, mais je sais que la météo du côté du col et de l'Ubaye est annoncée mauvaise, pluie et froid !

Mais peu importe, à l'arrivée il y a une douche chaude, un canapé, un plaid, tout ce qu'il faudra pour récupérer !

Et en effet, dès que j'attaque l'ascension, il se met à pleuvoir. Me concentrant sur le positif, je fais route en pensant à la température fraîche contrastant avec mes moments de forte chaleur, le fait qu'il n'y ait pas grand monde sur cette route très fréquentée les beaux week-ends, les petits oiseaux qui jouent sous la pluie sans râler, les cris d'un berger qui résonnent entre les montagnes et qui travaille dehors malgré le temps, bref, je suis ici car je l'ai bien voulu, alors j'assume.

Un petit 6 degrés sous la pluie pour le dernier col

La seule grosse difficulté, c'est de descendre d'un col de 2000 mètres d'altitude où il fait peut être juste 6 degrés au sommet sans finir congelée. On pédale très peu, et avec la vitesse et même plus couverte pour la descente, tout s'engourdit: les mains, les pieds, le dos, et le cerveau ! Mais je reste concentrée et voilà que je suis arrivée !!

Quel beau voyage, et quel finish original...