Carnet de voyage

En Aventure ! Amérique du Sud

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Dernière étape postée il y a 3 jours
Par Ciløu
Bienvenues dans mon monde de couleurs 🌈
Avril 2019
365 jours
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Publié le 24 avril 2019

Niché dans un coin de mon esprit depuis tant d'années, l'espoir d'aller découvrir le monde me remplissait de joie. A présent, il guide mes pas à travers l'Amérique du Sud !

C'est grâce à mon appareil photo & ma curiosité que je désire vous montrez la beauté et la réalité de l'instant, tel que je l'observe.


Voila plus de 3 mois que je voyage à travers ce continent si surprenant et accueillant :

De Buenos Aires, Uruguay, Iguazú, lo Pantanal do Brasil, Norte Argentina, de belles découvertes & une mention particulière pour la belle Bolivie. Toutes les photos et détails de cette aventure partagée avec Matthew se trouvent par ici : https://www.myatlas.com/Ciløu/america-latina-con-matt

Toute la beauté de Mendoza, Santiago, Valpo et de la Patagonie Chilienne et Argentine, que j'ai pu admirer en solo, se trouvent par là : https://www.myatlas.com/Ciløu/pandaventures-cap-patagonie


Un voyage haut en couleur, plein de belles rencontres, des paysages plus époustouflants les uns que les autres, un voyage qui dépasse les espérances du rêve lointain de venir découvrir cette partie du monde.

Ne pas trop planifier, faire confiance aux gens, à soi même, profiter de chaque instant, suivre son instinct, prendre des photos, partager et discuter, sont les piliers de mon aventure.

Je suis heureuse d'être ici, heureuse de partager ce journal de bord et de vous montrer le monde tel que je peux le voir.

Asseyez-vous confortablement, embarquement immédiat !


NB. : photos de ce beau pays qu'est la France ~ 2018

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Publié le 25 avril 2019

A l'aube, j'ouvre difficilement un œil, puis le second, me frotte les yeux, est ce possible ? Oui, le lever de soleil au dessus des nuages est vraiment de toute beauté, une photo et je me rendors. Second réveil de cette courte nuit : nous survolons une mer de nuages entourant les montagnes, que j'aime la vue du ciel ! Surtout qu'une fois les nuages traversés, c'est un paysage désertique qui se dessine, Antofagasta est une ville côtière, triste, sale, avec des fils barbelés ou électriques au dessus des murs de chaque bâtisses, un océan pollué par le port... Bref, c'était bien mieux dans les airs !

J'arrive à l'hostel Loa où, heureusement, le personnel est d'une grande gentillesse, la petite cours est agréable et les lits confortables, tout ce dont j'ai besoin pour récupérer de cette petite nuit de voyage.

Prochaine destination, Calama plus au centre, cette ville est déjà plus accueillante, j'arrive de nuit sans appréhension et vois le lever d'une Lune gigantesque! L'hostel Jallalla est cette fois plein de français. Ce n'est seulement qu'une étape pour faire un tour au marché et rejoindre San Pedro de Atacama. Ce petit village très touristique, malgré la basse saison, se situe en plein désert d'Atacama, seule des mines sont présentes dans ces kilomètres de terres arides, notamment de cuivre ; il est connu pour ses geysers, lagunas colorées, vallée de la lune, dunes de sable, flamants roses et c'est surtout le meilleur endroit au monde pour observer les étoiles. En effet, les plus gros téléscopes européens et de la Nasa se trouvent ici !

C'est ce dernier point qui m'intéresse vraiment, étant donné que j'ai déjà vu les autres paysages début mars, durant le tour à Sud Lipez, région voisine bolivienne. J'ai donc réservé pour un tour astronomique à 22h pour avoir la possibilité de voir Jupiter, sauf que finalement, je suis là seule sur ce créneau et j'accepte de partir à 20h30. Par chance, le soir venu, nous ne sommes que 3 visiteurs, alors que les jours précédents et suivants sont de 15 personnes. Patricio de Astrotour est un passionné et autodidacte, voilà plus de 23 ans qu'il a créé la première agence proposant des visites guidées nocturnes à San Pedro. Nous avons la chance s'observer nebuleuses (M42 de Orion et M47 située dans la galaxie de Magelan) différentes étoiles, leurs histoires, leurs différences, leur couleur en posant plein de questions. Par exemple : les "jeunes" étoiles sont très chaudes et paraissent bleues, ensuite elles deviennent jaunes (comme notre beau soleil), puis oranges et finalement, rouges. Les plus imposantes vont ensuite exploser pour devenir des super nova puis des nebuleuses, créant de nouvelles étoiles... Pour finir, après avoir bu un verre de liqueur de dolce de leche, vers 23h, dépassant largement l'heure prévue, cette belle soirée se termine en observant Jupiter et la Lune !


Prochaine et dernière escale chilienne, Arica, ville où il ne pleut casiment jamais, avec son éternel printemps. J'arrive en bus de nuit, regarde les hostels les plus proches de la gare et m'en vais vers Sunny day où je suis, encore une fois, chaleureusement accueillie mais, cette fois ci, en anglais, par un kiwi ! Ce néo Zélandais habite ici depuis 18ans dans une immense maison qui fait hote, on s'y sent chez soi, plusieurs salons, cuisines, salle de bain ainsi que le toit terasse donnant sur l'océan sont très agréables. C'est donc ici que je décide de faire mon premier bain dans le Pacifique. Je suis cependant assez déçue, on m'avait vanté de belles plages, celles ci se composent de sable, de quelques déchets, coquillage et crabes violets, mais c'est en marchant dans l'eau que je me demande à chaque pas sur quel déchet je suis en train de marcher... Les gens sont tout de même gentils, le marché est grand, varié et le coucher de soleil sur la plage ou de la terrasse n'en est pas moins formidable.

Prochaine étape : el Perú !


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Publié le 3 mai 2019

Bon à savoir : au Chili et au Pérou, il n'est pas possible de passer la frontière avec des fruits ou des légumes frais, il est cependant tout à fait possible de rentrer avec des feuilles de coca ! Je me suis fait dépouillée de mon repas arrivée au Pérou, sous un chaud soleil.

Je fait une courte alte à Tacna, le temps d'aller faire un tour au marché, de prendre un jus de fruit, me voilà en suite partie pour un long voyage de nuit en bus jusqu'à Pisco.

J'adore aller dans les marchés, se sont de grandes halles très animées, étales de poissons, de viandes, de verdures, de noix, d'olives, de produits de maisons, de jouets... On y trouve de tout, ma préférence c'est les jus de fruit. Tous différents, mais avec la même atmosphère, les locaux viennent manger des plats typiques, les sourires y sont toujours présents.

J'arrive à Pisco au matin, cette ville est connue pour son alcool éponyme, une eau de vie de vin. Enfin, j'arrive jusqu'à un pont sur une voie rapide, proche de Pisco, où le bus s'est arrêté. Heureusement qu'un taxi attendait non loin, il m'amène à la banque, puis m'accompagne au marché de Pisco, pour finalement arrivés à Paracas. C'est un petit village niché au bord de l'océan, assez touristique mais l'ambiance est agréable. J'y séjourne quelques jours, le temps de profiter de la plage, d'aller admirer le fameux cactus dessiné dans le sable depuis des centaines d'années, des milliers d'oiseaux et leurs voisins les lions de mer aux îles Ballestas. S'en suit une visite de la péninsule de Paracas : le petit musée est intéressant mais nous y restons qu'une demi heure et nous passons plus de temps dans le bus que sur terre. Le plus intéressant furent les rencontres de cette journée !

Le lendemain, le vent s'est levé, je décide d'aller plus à l'est près de la ville de Ica, où se trouve une oasis au milieu de dunes de sable : Huacachina. Encore une fois, il y a plus de touristes que de locaux (mais j'imaginais cela bien pire) il y règne cependant une atmosphère calme. Discussions, méditation, piscine, balades dans les dunes sont au programme ; puis mes nouveaux compagnons canadiens me proposent de faire un tour de buggys. Initialement, je n'étais pas très motivée, ce fut cependant une belle aventure : montagnes russes dans le sable, sandbord sur les dunes et un coucher de soleil dans le désert.

Je vais ensuite à Ica, la ville grouille, des mini stands de ceviche (poisson cru), poulet frit, papas rellanas (boules de pomme de terre farcies à la viande) ou de fruits se trouvent à chaque coin de rue, ça claxonne, ça discute, ça rigole... J'avais décidé d'aller au marché mais je me suis arrêté dans une petite boutique, où on me sert un jus de fruit énorme, je passe un bout de temps à discuter avec la patronne avant de prendre un bus. Prochaine destination : Lima.



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Publié le 7 mai 2019

Lima, capitale de plus de 10 millions d'habitants, avec un centre ville qui ne dort jamais, un bordel permanent de klaxons et de vendeurs de rue. Le pacifique borde les quartiers riches, qui ont une belle vue en contre bas les vagues incessantes. Les plages sont faites de cailloux multicolores, il y fait chaud.

Je loge la première nuit dans un hostel en plein centre, en face le musée des arts, ces bâtiments sont de type colonial, comme si l'Europe avait semé ça et là de grands bâtiments blancs, aux grandes fenêtres, ornures, balcons, tours...

J'en profite pour faire un cours de yoga sur le toit terrasse et un cours de cuisine, au menu, le fameux ceviche. Après être aller au mercado acheter tous les produits, nous commençons à préparer ensemble, les épis de maïs et magnoc que l'on fait cuire dans une casserole, presser les 40 citrons verts, extraire le jus de gingembre, couper les oignons, que l'on laisse ensuite reposer dans l'eau afin d'atténuer leur gout, l'ail, la coriandre, le céleri, le piment appelé Aji et le poisson frais. Chaque ingrédient (exceptés maïs et magnoc qui cuisent encore) est ensuite mixé séparément, en gardant une partie des oignons et la majorité du poisson. Les bouts de poissons les moins jolis sont mixés avec le jus de chaque ingredient pour obtenir un Leche de Tigre. Cette sauce est incorporée au poissons ainsi que la coriandre fraîche. S'en suit le dressage avec des chips de banane plantin. Cela nous a pris une grosse partie de l'après-midi mais c'était délicieux.

Je pars ensuite chez Lizy et sa famille qui habitent dans le quartier de San Miguel, j'ai rencontré sa cousine française l'été dernier qui m'a donné ses coordonnées. Ils sont très accueillants et adorables ! Cuisine péruvienne, balade au bord de l'océan, restaurant typique puis, je vais ensuite chercher ma maman à l'aéroport car nous allons passer 2 semaines à découvrir ce beau pays !

Nous commencons part aller voir l'océan pacifique et elle ne peut s'empêcher de s'y baigner, ce n'est pas tous les jours qu'elle en aura l'occasion ! Nous ramassons quelques beaux (mais petits) cailloux, disons au revoir à nos gentilles hôtes, avant de prendre un bus de jour pour Nazca. La route est longue dans le désert, mais nous longeons la côte un bon moment, ce qui aiguer le paysage monotone.


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Publié le 7 mai 2019

Nazca est célèbre pour de nombreux dessins et lignes légèrement creusées dans le sol depuis des milliers d'années. Elles n'ont cependant étaient découvertes qu'au cours du siècle dernier, lors de vol en avion, car malgré qu'elles ne fassent que 30cm de hauteur, elles sont tellement grandes qu'on ne peut les distinguer les pieds sur terre. D'ailleurs, la Panaméricaine sud, route qui part du Chili et qui va jusqu'en Colombie, longeant l'océan, découpe un des dessins car elle a été construite avant leur découverte.

Au matin, un van nous amène à l'aéroport et nous embarquons dans un coucou pour 8 personnes pour survoler ces fameuses lignes. Impressionnant mais très violent, en effet, le pilote s'amuse à tanguer de gauche à droite brusquement, heureusement que l'on n'a pas pris de petit dej... L'aventure etait sympa mais nous rentrons nous reposer.

Beaucoup d'agences proposent des tours dans de vieux cimetières ou en buggys, nous préférons aller au musée archéologique Didactico, qui n'est pas vraiment intéressant, mais qui détient un petit jardin aménagé sous les arbres, dont le plus grand cactus qu'on n'est jamais vu, où nous passons une partie de l'après midi au frais. Nous finissons la journée à l'hôtel Nasca, où se déroule une explication dans un planétarium, nous en apprenons plus sur les théories d'origines de ces lignes et sur les étoiles du ciel de l'hémisphère sud.

A 22h, nous prenons un bus de nuit, Cuzco nous arrivons !

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Publié le 12 mai 2019

C'est après un long et très sinueux trajet en bus de nuit, où tous les péruviens tous dormaient à points fermés alors que nous étions ballotées dans tous les sens pendant 14h ; que nous arrivons dans les montagnes andines, fini le désert et bonjour la verdure !

Cusco, capitale de l'empire inca, s'étend dans une plaine où ont poussé des milliers de maison en briques. Le centre est joli, de places en églises, des murs blancs ou en pierres polies, en arches... Nous logeons la première nuit dans une auberge de jeunesse, près du centre, de la gare et du mercado San Pedro, nous avons découvert le marché très coloré et vu un colibri ! Cependant, la chambre donne sur la terrasse, non loin de la salle de bain partagé, il nous fut donc difficile de dormir car certains faisaient l'apero et le train klaxonne tel un paquebot. Le lendemain, nous avons migré, dans l'hostel se trouvant sur le même pallier, la terrasse à une vue imprenable !

Le lendemain, nous allons nous perdre dans le dédale des rues pavées, ça grimpe beaucoup et à 3400m d'altitude, nous avons vite le souffle court. Nous découvrons statues et places, de petit lieux archéologiques, encore un colibri (oui, nous sommes chanceuses et surtout observatrices).

Nous profitons du marché, pour prendre à manger chaque jour, ainsi que la petite boulangerie où les empañadas et les pains à la cannelle sont un réel délice !

De nouveau, nous observons un grand colibri qui butine des fleurs. Puis, nous nous arrêtons pour prendre une photo à l'angle d'une rue, lorsque quelqu'un nous entend parler français et nous interpelle avec enthousiasme. Nous traversons la rue pour discuter avec lui, en fait il ne veut rien nous vendre de la bijouterie. Ivan est equatorien et prof d'anglais, il a passé quelques mois dans le sud de la France, à Montpellier. Il est en train d'apprendre des tours de magie et nous propose de faire sa première demo, le tout en français, improbable comme rencontre ! Nous nous dirigeons ensuite vers le musée du cacao qui propose une visite gratuite et une petite dégustation, nous décidons de nous inscrire pour un atelier la semaine suivante =D

Avant de rentrer, nous essayons de trouver les meilleurs endroits pour capturer le coucher du soleil.


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Nous mettons le cap à l'ouest afin de découvrir la vallée sacrée des incas, le petit trajet se fait en collectivo (mini bus) jusqu'à Ollantaytambo, nichée entre d'immenses montagnes pourvues de ruines de part et d'autres. Nous arrivons dans ce petit village très typique, les ruelles sont les mêmes que du temps des incas : chaque mur est incliné et fait de pierres polies sur les 2 premiers mètres, des écoulements d'eau provenant des montagnes dans les rues pavées et des fontaines dans chaque coin de rue et des fleurs partout.

Après un peu de repos et un tour dans le joli petit marché, nous prenons le déjeuner sur la terrasse de l'hostel ayant une superbe vue sur les montagnes enneigée, le tout en t shirt et lunettes de soleil !

Nous attaquons ensuite, la montée nous menant aux ruines peu visitées de Pinkuylluna. De ce lieu impressionnant, nous avons une très belle vue sur les vestige d'une forteresse inca et nous apercevons également un sentier sur la montagne en face. Nous décidons de partir à sa recherche pour avoir la plus belle vue du coucher du soleil donnant sur le versant opposé.

Le second jour, nous prenons un taxi pour nous rendre à Soqma, minuscule village perché dans une montagne située non loin. Nous empruntons une sentier menant à la cascade de Perolniyoc, de 100m de haut sous un soleil de plomb, le spectacle à l'arrivée vaut la peine d'avoir monté plus de 300m de dénivelé. Un peu plus haut, se trouve un petit belvédère tout vert, ou nous déjeunons seule avec une vue incroyable sur la vallée, les montagnes enneigée, la cascade et les ruines...

L'heure de la sieste, mais les quelques gouttes de pluie nous contraignent à quitter ce petit paradis un peu plus tôt que prévu, le taxi nous attendant près du village. La pluie ne s'est finalement pas manifestée, nous redescendons tranquillement, obsevant les animaux paturant sur les terrasses, le ruisseau, les locaux ramassant du quinoa lorsqu'un colibri surgi tout près de nous !

Nous n'avons pas visité les ruines de Soqma car nous voulons assister aux festivités du Día de la Madre, fête des mères en célébrée en avance le vendredi, uniquement dans le village de Ollantaytambo. Ce jour est férié ici, mettant à l'honneur toutes les mamans qui portent leur habit coloré traditionnel, une scène a même été installée sur la place : danses et musiques typiques, cadeaux à chacune des femmes du village, c'est la fête toute la journée ! Nous nous éloignons du concert assourdissant et découvrons par hasard un champ de glayeuls ainsi que des ruines incas non indiquées, se trouvant juste derrière le stade de foot.

Il est temps pour nous de prendre le train en début de soirée, direction Aguas Calientes !

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Nous avons donc pris un train pendant une heure et demi jusqu'à Aguas Calientes (l'option 6h de bus + 2h de marche n'étant pas à notre goût). Nous arrivons à 21h dans le petit village au pied du Machu Picchu, nous montons un escalier interminable menant à l'hostel, pour la première fois nous dormons dans un dortoir, et les gars sont déjà en train de dormir. Un gros fou rire avant d'aller dormir et c'est tôt le matin que nous découvrons le village qui n'a rien de charmant. Les montagnes tout autour sont cependant impressionnantes, d'une beauté sans égale et très vertes, en effet, nous sommes à présent dans une zone tropicale, donc très humide.

Nous decidons de prendre un bus nous menant à une des merveilles du monde : el famoso Machu Picchu! En faisant la queue, nous croisons un couplé de français croisé 2 jours plus tôt à Ollantaytambo qui nous proposent de se joindre à eux pour une visite guidée en français. Nous acceptons, à 8h pétante, nous entrons dans le site sacré avec 7 autres français. C'était appréciable d'avoir un guide car nous comprenons mieux comment, et pourquoi, sont construites chaque partie de ce monument. Par exemple, sachez que Inca signifie roi et Quechua signifie le peuple ; de plus, seuls une élite d'intellectuels vivaient une partie de l'année dans la citée.

Nous apprenons par la suite que plus tôt le matin, le brouillard était présent, nous avons eu de la chance que de 8 à 10h, le ciel soit découvert et nous permette de profiter de cet endroit magique. De nombreuses hirondelles volant très bas, nous indiquent que cela ne va pas durer. A 10h, nous commençons l'ascension de la montaña Machu Picchu, plus de 2000 marches à monter, dont les 3/4 dans les nuages qui ont pris possession de l'horizon. Arrivées en haut, tout est gris et froid mais nous sommes heureuses d'être enfin au sommet. S'en suit une descente sous les gouttes d'eau qui s'intensifient marche après marche, nous nous arrêtons en bas du site pour manger un bout au sec et nous reprenons la descente vers Aguas Calientes, toujours sous la pluie.

Nous avions prévu de nous relaxer dans les termes à ciel ouvert, la pluie diluvienne et la douche froide du complexe nous font vite changer d'avis. Nous revenons à l'hostel, gravissant encore des marches, pour finalement y passer une bonne partie de l'après midi, non pas au chaud, mais au sec, après une douche bien chaude. Une accalmie nous permet d'aller 10 marches plus bas, dans un joli restau tout en bois, après l'effort, le réconfort !

Nous reprenons ensuite le train pour Ollantaytambo, après une heure d'attente, nous prenons un bus jusqu'à Cusco, arrivée à 1h du matin.

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Publié le 16 mai 2019

De retour au cœur de l'empire des Incas et Quechua, il y fait gris, nous prenons à nouveau un collectivo pour aller non loin, à Pisaq : petit village de la vallée sacrée, où le soleil brille ! Il y existe un marché artisanal très diversifié, mais nous commençons par manger dehors, nous goûtons le fameux rocoto relleno, un piment farcie aux légumes, avec une partie couverte de pâte à beignet, le tout fris dans l'huile. Celui ci n'est cependant pas piquant. S'en suit des heures à chiner les objets et souvenirs à ramener, un grand jus de fruit frais à un prix minuscule, puis nous finissons la journée en rentrant à Cusco. Nous croisons dans l'hostel où nous logeons, des compagnons de voyage canadiens que j'avais rencontrés à Paracas. Nous décidons alors de manger ensemble ainsi qu'avec un français rencontre au même endroit. Nous nous dirigeons sur la place des Armes en centre ville et nous choisissons un restau qui nous offre du Pisco Sour et où ils servent du Cui : un cochon d'inde en entier !

Le lendemain, la journée commence par une visite du musée du café et une dégustation d'un mocaccino délicieux. Tout près, de trouve le musée du cacao où nous avons réservé un cours de cuisine spécial chocolat en espagnol. Celui ci débute par une explication du procédé de fabrication de la récolte à la tablette, puis nous allons dans une cuisine, nous sommes seulement 6.

Tout d'abord, les fèves sont chauffées dans une poterie en terre, nommée Cánalla, mise préalablement sur le feu, jusqu'à ce les fèves blanchissent. Il faut alors les décortiquées, les déposées dans un mortier et en faire une pâte avec un pilon, nous sommes 2 par 2 pour cette étape, c'est mon équipe qui a la meilleure pâte et qui gagne des sucettes en chocolat ! La pâte est ensuite mise dans une carafe, on y ajoute du lait, de l'eau chaude, des bâtons de cannelle et des clous de girofle. C'est un chocolat chaud a la conquistador (la version maya se fait avec du piment) que nous degustons.

Pour finir, du chocolat noir et du chocolat au lait liquides sont à notre disposition dans une marmite, ou nous laissons libre cours à notre imaginations pour fabriquer des tablettes et sucettes, agrémentées de quinoa soufflé, coco râpée et baie de goji... Que nous récupérons plus tard dans la journée.

Nous devions partir mais des blocages nous empêchent de quitter la ville, en effet une grève nationale a été décrétée ce jour là, les agriculteurs manifestent demandant de l'aide du gouvernement ! Nous décidons donc d'aller visiter le couvent de San Francisco : découverte du plus grand arbre généalogique des religieux de l'ordre des San Franciscains, des plafonds en bois sculptés et colorés, du cloître arboré, sous les arches, se nichent d'immenses tableaux ainsi qu'une petite exposition d'art du Maté Burilado (sculpture sur calebasses, méthode créée il y a 4500 ans), une église dont nous pouvons voir une construction centrale étrange (un lutrin rotatif tout en bois cf. Le routard), l'orgue immense ainsi qu'une porte de cachant derrière. Nous voyons des gens en sortir, donc nous allons voir où mène les escaliers et nous nous retrouvons sur les toits ! Ceux ci sont incurvés pour récupérer l'eau de pluie, la vue est sympathique. Puis d'autres escaliers continuent à monter, au sommet le clocher, ses nombreuses closes et une vue à 360° ! Génial, sauf qu'en redescendant, la porte derrière l'orgue est fermée à clé, on se retrouve enfermées ! Heureusement, la pièce est ouverte sur l'église et je commence à demander de l'aide en criant tout en rigolant de la situation peu probable... On vient finalement nous ouvrir après avoir tambouriné à la porte, sinon, nous aurions sonné les cloches pour nous faire entendre !

[...]


En fin de journée, nous allons récupéré nos tablettes de chocolat, pour éviter la foule dans une rue, nous rentrons dans un petit parc où se trouve un marché artisanal, Lamas et alpagas ainsi qu'un indien qui fait une demo de tous les instruments de musiques ancestraux : en céramique, en bois, en roseau, en os... et vu que les transports reprennent et nous pouvons retourner à Ollantaytambo, car nous y sommes si bien !


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Apres avoir changé plusieurs fois nos plans initiaux, retour à Ollantaytambo, ce joli petit village nous a charmé, ainsi que la vue de l'auberge, cette fois ci, la chambre, à la literie confortable et moelleuse, est au second, donnant sur la terrasse. C'est également un bon endroit pour se reposer, car mine de rien, on en a fait beaucoup en 10 jours !

Le vent ayant chassé les nuages, nous partons sous le soleil, non loin, en taxi partagé. Nous nous arrêtons à l'embranchement de Pachar, un tout petit village. Sur le flanc de la montagne, se trouvent d'étranges cabines en fer nichées en hauteur, se sont des hébergements, que nous ne voudrions pas testées.

Nous commencons la balade vers la Ňaupa Iglesia, longeant la route et une rivière, entre des montagnes gigantesques. Nous arrivons rapidement devant des escaliers en pierres, ça grimpe beaucoup et l'altitude nous fait vite perdre notre souffle. Arrivées devant ce lieu sacré, rien à voir avec une église : des hotels taillés dans la pierre, des murs en pierres, des fleurs laissées en offrandes et une sorte de grotte au centre. Une petite cabane en terre et en pierre, sans le toit de trouve sur la droite. Puis, nous avons voulu observer ce qu'il y avait au dessus, nous crapahutons sur des sentiers casi inexistants, pour mettre un peu d'adrénaline à cette visite ! La redescente est rapide, un peu trop pour moi qui glisse, puis nous rentrons tranquillement, d'abord en marchant sur les lignes de chemin de fer, puis en longeant la rivière, bordées d'eucalyptus géants. Un rapide tour de Pachar et nous reprenons un collectivo pour rentrer nous reposer.

Des lieux qui tenais à cœur à ma maman, c'était Moray et Maras, le premier est un laboratoire agricole en forme de spirale, mais ne pouvant se faire qu'avec le boleto touristico, nous allons découvrir les Salinas de Maras.

Au confain d'une montagne, se trouve une source d'eau salée, les civilisations pré incas ont construits de nombreuses piscines reliées par un petit canal afin que chacune reçoivent de l'eau, pour en récupérer le sel. Lieu atipique perché à 3300m d'altitude, il fait vivre de nombreuses familles qui travaillent les 3600 bassins de manière ancestrale, pour en extraire jusqu'à 200 tonnes de sel durant la période sèche de l'année.

Nous demandons au taxi qui nous y conduit de nous mener à la Laguna Huanypo ou Huaypo : lac bordé de champs multicolores, les montagnes entourant l'horizon, c'est un endroit parfait pour déguster des empanadas et profiter de ce paysage au calme. Nous l'avions repéré la première fois que nous nous sommes rendues à Ollantaytambo. Le taxi nous propose de faire le tour, nous approchant des champs de maïs près à être cueilli, des champs de quinoa vert, jaunes et rouges, puis nous continuons notre route jusqu'à Cusco.


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Publié le 22 mai 2019

Nous profitons de la fin d'après midi pour visiter le quatier bohème et artisanal sur les hauteur de Cusco : San Blas, où nous croisons par hasard Ivan, un compagnon de route que j'ai rencontré en Bolivie. Nous allons ensuite jusqu'au mirador de San Blas au soleil couchant et nous finissons la journée par la visite du musée d'art Pré-colombien, nous comtant l'histoire du Pérou à travers les poteries, bijoux, objets de rituels... Nous rentrons tôt pour être en forme pour la dernière journée de cette merveilleuse aventure mère- fille.

Cette journée début par un petit dej' avec des pains à la canelle délicieux. Nous nous rendons ensuite place des armes où nous devons trouver un guide pour un tour de la ville gratuit. Sauf que ce jour là, il y a un rassemblement d'écoliers qui ont envahi la place ! Plusieurs fois par mois, les écoles de réunissent et s'entraînent à défiler afin d' être prêts pour la grande fête du le 21 juin. Dans l'hémisphère sud, c'est le jour le plus court de l'année, il symbolise le nouvel an inca.

Nous finissons par trouvé Alex, un gentil guide qui va nous faire visiter le cœur de Cusco, fait d'histoires et de légendes. Le centre ville est construit entre 2 rivières et à une forme de puma. Chaque église à été construite par les espagnols, après avoir détruit les temples qui s'y trouvaient. L'histoire n'est pas joyeuse mais nous en apprenons davantage sur les incas, leur mode de vie et leurs croyances. Nous finissons sur le mirador de San Blas où nous lui donons un pourboire.

Nous essayons ensuite d'enregistrer les vols pour le lendemain, sauf que le vol Cusco-Lima est fermé. Apres avoir bien paniquées, nous nous rendons à l'office Peruvian, qui opère les vols de Star Perú (logique) ou ils nous indident que le check in se fait directement à l'aéroport le jour du départ.

Nous voulons aller encore plus haut, il y a un grand Christ blanc au dessus de San Blas, à la Rio de Janeiro. Sauf qu'une fois de plus, on nous dit qu'il fait ce fameux boleto touristico. Nous croisons une personne qui vit dans une communauté de peruvien en haut de la ville, il nous propose de faire un tour à cheval pour visiter 4 sites dont le Temple de la Luna et Sacsayhuaman ! Nous acceptons même si nous savons qu'en partant à 16h, nous n'aurons pas le temps d'aller sur tous les sites avant que la nuit tombe. Chacune sur son cheval, guidées par un jeune guide peu bavard, nous commençons par le Temple de la Luna (une immense pierre), après avoir traversé la route, pas rassurées, nous faisons le tour du monument à pied. Celui ci est entouré d'une ficelle et de panneaux "prohibido de pasar" et biensur, le guide nous dit de le suivre à l'intérieur de ce qui ressemble à une petite grotte, un trou au sommet permet de faire rentrer la lueur sur une pierre qui servait pour les sacrifices, les 3 mondes sont représentés à la sortie : le serpent, pour le monde souterrain, le puma, pour le monde des humains et le condor pour celui du dessus (à part le serpent, faut avoir de l'imagination pour les voir !).

Nous nous dirigeons doucement vers Sacsayhuaman, le guide nous dit ensuite de terminé la route a pied pour visiter le site si mythique. A notre arrivée il fait casi nuit mais nous traversons quand même, passant par des coins interdits (on n'est plus à ça près...). Nous ne voyons pas l'immensité des constructions de pierres mais bien contente d'y être rentrées malgré tout ! Nous retournons en ville au clair de lune, nous attendent deux masseuses pour une heure de détente, l'institut se trouve en haut d'un escalier, une agence de voyage, vendeur de téléphone et serrurier se trouvent en dessous (optimisation de l'espace ici !). Nous finissons cette belle journée par un restau pas cher mais très chic et très bon dans la rue de l'hostel, Inka Jungle.

Une merveilleuse expérience que nous avons vécu ensemble au Pérou, des souvenirs inoubliables, des rires et des découvertes incroyables, merci Maman ❤️

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Publié le 3 juin 2019

Après avoir passé un moment dans le centre ville, je décide de prendre un peu de hauteur et d'aller m'installer dans le quartier de San Blas, à Namaste. C'est une grande maison à étage où vivent Ivan, mon ami Venezuelien et ses amis Latinos, ainsi qu'une canadienne, une japonaise, Florianópolis & Cusco (deux gentils compagnons à quatre pattes). Avec de nombreux volantaires, on y fait de la musique, du yoga, de la cuisine, des balades, de l'artisanat, des dessins, des cours d'anglais... Deux grandes pierres ont été érigées tout près, avec une superbes vue sur la ville, en guise de terrasses, et une grotte derrière.

A la fin du mois, je fis découvrir l'ancienne cité Inca à Quentin, un ami français venu visiter l'Amérique du Sud jusqu'en juillet. De la ville jusqu'au temple de la Chakana, nous fêtons ensuite son anniversaire le samedi avec un péruvien qui nous emmène en boîte, après lui avoir fait goûté du pastis ramené de France (qu'il a aimé !). Et voilà 3 ans que l'on célèbre son ann8enslble à l'étranger !

S'en suit un jour de repos à profiter de la chaleur de la journée, car la nuit les températures envoisinent 0°. Nous passons ensuite 3 jours dans la vallée sacrée, retour à Ollantaytambo, balades dans les rues pavées que j'apprécie tant, dans les ruines de greniers incas ainsi qu'en longeant la rivière, jusqu'à avoir la montagne enneigé en face de nous, Willka Wiqi.

Chacun reprendra sa route, lui vers la découverte du Machu Picchu et, de mon côté, je retourne à Cusco pour une journée afin de faire mon sac, passer une soirée avec mes compagnons Latinos, qui m'ont beaucoup appris sur la langue castellane et dormir un petit peu.