Carnet de voyage

America Latina con Matt'

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Par Ciløu
Janvier 2019
10 semaines
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Lundi 31 décembre 2018, c'est le grand depart pour Mat et moi, les sacs faits et le plus léger possible, nous partons a Beziers avec mon frère afin de prendre un covoiturage, direction Barcelone. Le stop, on en fera la bas !

Nous passons toute la soirée dans l'aéroport, après avoir passé les contrôles, nous arrivons dans des hall casi déserts avec tous les points de restauration fermés. Heureusement, nous avions acheté des sandwichs avant car tout le monde est parti faire la fête.

Aucune effervescence à minuit, mais je suis heureuse d'être dans cet aéroport, avec mon ami, à attendre patiemment que l'on s'envole pour réaliser nos rêves à travers l'Amérique du Sud !

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Publié le 5 janvier 2019

Après 13h de vol, nous atteignons le sol Argentin ☀️

Visite de Buenos Aires, très tranquille car la fête a dû battre son plein toute la nuit !

La chaleur est écrasante mais c'est un bonheur d'avoir quitter l'hiver pour l'été de l'hémisphère sud. La pluie vient tout de même nous rafraîchir et un arc en ciel se dessine devant nous. Nous tentons d'aller voir la mer mais nous découvrons que la mer est bien loin et que seulement le Rio est visible. Apres avoir commandé du poulet et 12 empanadas, nous rentrons assez tot pour aller se reposer, nous logeons dans une petite auberge.

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Aller hop, nous prenons un train vers le nord pour atteindre la ville de Tigre & son immense delta. A 30km seulement et pour quelques pesos, nous voila complement dépaysés.

Nous réservons dans une sorte de chambre d'hotes, El Senador Dupont où piscine & kayak nous attendent, la nourriture proposée est très bonne notamment le beef de chorizo, qui est plus un steak tendre de boef qu'un morceau de saucisson.

Le lendemain nous louons des kayak afin d'aller plus loin et passer l'après midi à découvrir toutes les maisons et complexes qui bordent chaque bras du delta. Cette balade paisible mais sportive sur la fin, nous procure nos premiers coups de soleil. En ramenant les kayak le patron nous dit qu'il y a eu une erreur sur le prix... Nous avons trop payé ! Malgré un espagnol approximatif, les locaux n'essaient pas de nous arnaquer, ce qui est très plaisant dans cette région touristique.

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Retour à la capitale argentine, découverte de la faune & la flore du Jardin Botanique sous un soleil de plomb, visite accompagnée de moustiques, toujours en quête de verdure et de découverte ☀️

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Un bus de nuit nous emmène jusqu'à Montevideo, où une gentille mamie (mais complément folle) nous loge. Entre l'espagnol et l'anglais, elle debite un nombre incroyable d'information en tout genre sur son pays, la ville, la nourriture...

Petite visite, puis nous allons à El Pinar où un ami nous accueille chez lui pour la journée, comme un air de Paradis...

Les deux capitales n'ont rien a voir, Buenos Aires la grande, où s'y logent de nombreux buildings et de grands panneaux publicitaires, qui se mélangent a des bâtiments plus anciens. Le Rio d'un côté, de grands HLM de l'autre, puis des bidons ville plus a l'extérieur. Il y a beaucoup d'agents de police, pas d'insécurité et ils nous ont été utiles pour trouver notre chemin.

Montevideo est à échelle humaine, très peu de grand bâtiments, beaucoup sont colorés, taggés, notamment avec le nom du Barrio, le quartier, pratique pour savoir où nous sommes. On nous explique qu'entre la mer et l'aéroport, il est difficile pour la ville de s'agrandir, ce qui rejouit les habitants qui profitent de la 'dolce vita' loin des touristes qui sont partis sur la côte.


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Publié le 8 janvier 2019

Nous partons de Piriápolis avec Sebastian pour aller à La Perdrera, pour y rejoindre Mitchouli, un ami français qui vit la bas depuis un mois et demi.

Les routes sont en bon état et nous traversons de grands espaces verts et agricoles, nous croisons même quelques éoliennes. Ces deux villes balnéaires se trouvent sur la côte uruguayenne, nous passons la soirée et la journée ensemble, malgré la pluie qui ne cesse de tomber.

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Voici une semaine que nous sommes arrivés, soleil, chaleur & pluie sont omniprésents, l'été est humide ici.

Toutes les personnes que nous avons rencontrées ont le soleil dans leur cœur et ils sont toujours disponibles pour nous aider.

De bus en bus, nous rejoignons Montevideo, puis nous arrivons a faire du stop avec Angel toute une après midi afin de quitter l'Uruguay par l'ouest, nous dormons à Termas de Dayman. Un bus nous amène ensuite à Concordia, en Argentine, car il pleut trop pour faire su stop, où nous réservons un autre bus pour nous approcher d'Iguazú et ces magnifiques chutes.

Anniversaire de Mat ! 🎉

Je suis allée retirer des pesos argentins a côté de la station de bus mais les automates de la banques etaient HS, je suis donc allée plus en ville a la recherche d'une banque, sous la pluie. Mat a bien eu le temps de s'imaginer des scénarios en tout genre pendant plus d'une heure, croyant que j'avais disparue !

Par contre, pour monter dans le bus de nuit, il nous faut prendre un taxi qui nous amène sur l'autoroute et nous attendons ce fameux bus sous la pluie pendant une heure (heureusement que le chauffeur de taxi est resté avec nous !).

Le bus arrive enfin mais il prend l'eau, nos places sont détrempées, nous nous installons ailleurs en esperant ne pas se faire virer. La nourriture distribuée est périmée et nous avons mis 16h au lieu 12h30 pour atteindre Puerto Iguazú... Fatigués mais contents d'être enfin arrivés !


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Publié le 12 janvier 2019

Après une bonne nuit de sommeil dans de vrais lits, nous prenons un bus vers les chutes, une journée nous a suffit pour faire casiment le tour du parc.

Quelles merveilles, c'était incroyablement époustouflant ! La puissance de la nature se déversant à une vitesse incroyable, de la verdure luxuriante tout autour, quelques Coatis, singes et lézards croisés. C'est aussi le paradis des papillons, nous avons pu admirer des valses de Mariposas, dansant ensemble selon la colorie de leur tenue !

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Publié le 16 janvier 2019

Nous avons voulu voir Iguaçu côté bresilien mais il y avait un monde fou dimanche, nous avons préféré continuer notre route plutot que passer une journée à attendre. Il paraît que nous avons raté seulement une vue d'ensemble des chutes, le côté argentins etant plus impressionnant car très proches des cascades.

Nous avons tenté de faire du stop a Santa Terezinha de Itaipu, mais personne ne s'est arrêté, si ce n'est un gros orage qui est venu nous rafraîchir.

Finalement, nous avons pris deux bus pour aller à Campo Grande, dès la sortie du bus, un brésilien nous propose un séjour dans le Pantanal pour quelques jours puis le transport jusqu'en Bolivie, exactement ce que nous desirions faire.

Le Pantanal est une vaste région très humide au sud ouest du Brésil, dans la région du Mato Grosso, nous décidons de le suivre après quelques négociations, nous avons eu une nuit dans un hostel et un repas d'offert. Qui plus est, arrivé sur place le camping n'étant pas utilisable, nous dormons dans des dortoirs très confortables.

C'est parti pour quatre jours et trois nuits dans un endroit magnifique perdu au milieu de rien.

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Publié le 17 janvier 2019

Posada Santa Clara est un camping au milieu de la pampa, nous y séjournons quelques jours : balades a cheval, en bateau, safari, pêche aux piranhas...

Étrangement il y a du wifi, j'en profite pour vous partager les merveilles de la nature !

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Publié le 18 janvier 2019
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Publié le 20 janvier 2019

Nous quittons ce bel endroit, direction Corumbá, ville frontalière avec la Bolivie. En attendant le bus, de gigantesque orages nous entourent dans ce ciel d'une immensité sans fin, le Pantanal brésilien est triste de nous voir partir !

Le lendemain, nous prenons un taxi, 4 derrière, heureusement que le trajet est rapide. La file d'attente pour traverser la frontière est grande mais il ne fait pas trop chaud et elle avance vite.

Arrivés à Puerto Quijarro, les toilettes du premier 'restaurant' que nous faisons nous montre bien le côté roots bolivien : au fond d'un couloir sans porte, ni lumière, papier ou chasse d'eau ! Mais l'auberge d'à côté semble un peu plus confortable.

Nous trouvons un pêcheur, René, qui accepte de nous faire faire un tour de bateau de nuit, nous sommes avec un allemand rencontré au pantanal et 3 français que nous connaissons depuis la frontière. A 7 dans une voiture qui roule on ne sait comment, le réservoir d'essence se trouve devant le siège passager, nous avançons vers le Rio Paraguay, qui fait office de frontière entre le Brésil & la Bolivie.

Nous apercevons des croco, des capibaras et nous tentons une partie de pêche avec du fil et une bouteille de déodorant, en vain !

De gigantesques contenairs flottent sur l'eau, à l'intérieur y pousse blé et soja, l'odeur n'est pas fameuse mais malgré les gros bateaux qui transportent la gazolina, les pêcheurs mangent ou revendent les butains nocturnes écaillés, ils passent leur nuit à boire l'eau du Rio coupée avec de l'alcool et à mâcher des feuilles de coca en regardant le reflet de la lune et des étoiles sur l'eau.


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Publié le 26 janvier 2019

Nous tentons de refaire du stop, rapidement un bolivien nous prend pour quelques kilomètres, mais nous conseille de prendre un bus pour aller jusqu'à Aguas Calientes et nous recommande de ne pas payer plus de 30 bolivianos chacun. Tout ce negocie ici, d'autant qu'avec nos gros sacs et nos chapeaux en papier, on nous repaire de loin ! Le but est d'éviter de payer le triple du prix...

Après avoir mangé dans une bicoque, on croise une boucherie pas très aux normes françaises, on retente le stop dans sur un chemin puis on décide d'aller a pied jusqu'au croisement. Juste avant celui ci, se dresse un chemin encore moins praticable, en contre bas, s'y trouve une source chaude.

C'est dans une eau a 40° que nous nous baignons : température extérieure 34°, sable mouvant, musique a fond et tout le monde ayant un grand sourire, on s'amuse a marcher sur l'eau, nous profitons de ces instants simples mais magiques. Nous relevons même le défi de faire du café !

Reprise du stop, une voiture nous avance, puis une camionnette, puis un minibus, le tout casi sans attente ! Nous arrivons en fin de journée dans le joli village de Santiago de Chiquitos.


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Publié le 26 janvier 2019

Ce charmant petit village regorge de merveilles naturelles, après un réveil a 7h du matin en fanfare, par un escadron de l'armée bolivienne, nous partons sous un soleil de plomb dans la jungle, un sentier nous conduit à travers la verdure et les insectes vers La Colina, un petit coin de paradis doté d'une splendide cascade où nous sommes les seuls visiteurs !

Nous rebroussons chemin pour emprunter un second sentier, à travers jungle, prairie, termitiere et fourmilière geantes, le sol est parfois rouge, parfois marrons, les sables beige, rouge, gris se succèdent sous nos pas. Nous arrivons sur une coline où se dessine a l'horizon une mer verte, un des poumons de la Terre qui s'étend à perte de vue, c'est époustouflant ! Nous apercevons en face Los Arcos, arcs de pierre, les pieds dans un cours d'eau qui fait devenir les pierres oranges.

Plus loin, la roche volcanique est encore plus présente et nous arrivons devant deux falaise où se trouvent des peintures très anciennes. D'autres Cuevas, caves, se trouvaient juste derrière mais nous ne nous y sommes pas aventuré, ce qui est finalement une bonne chose car nous rentrons, d'une marche rapide, pour arriver à la nuit tombée.

Le lendemain, nous nous dirigeons vers las Pozas, des piscines naturelles au milieu de la forêt et des roches volcaniques, nous pouvons descendre la rivière sur quelques mètres, car c'est encore la saison sèche par ici. L'endroit est superbe et nous apercevons une tortue d'eau. Nous rencontrons une famille avec qui nous partageons un repas et nous propose de nous ramener ensuite au village, alors que nous n'avons rien demandé.

La nature est magnifique & la population est d'une grande gentillesse, le soleil brille sans relâche au milieu de cette immensité de verdure.

Le troisième jour, nous décidons d'aller voir El Mirador et la vue imprenable sur la Valle Tucabaca. Arrivés au sommet, une nouvelle vue sur la forêt, au Nord, avec une chaîne de montages en fond et on distingue la pluie au loin. De gigantesques cailloux, des fleurs et cactus nous entourent, nous sommes sur un plateau qui nous rappelle notre Larzac natal. Au bout de celui ci, nous sommes contraints de faire demi tour car nous ne trouvons pas le chemin menant a l'autre montagne. De plus, le tonnerre gronde lointainement, nous voyons les nuages obscurs se rapprochant rapidement. C'est presque au pas de course que nous rentrons, pour arriver au village avec les premières goûtes de pluie.

Après un peu de repos, nous décidons d'aller voir los Cachuelos, situées non loin du villages, ces cascades devraient nous rafraîchir, l'air est lourd et la pluie n'a fait que survoler la zone. Nous voilà bien désenchantés lorsque nous arrivons devant une eau marron et de minuscules cascades... Nous faisons rapidement demi tour et nous tombons nez a nez devant un guide aux yeux vitreux, machant de la coca, qui nous demande 20 Bolivianos pour son travail et le maintien de la propreté de ce lieu, nous montrant bien sa machette qui fait la moitié de sa taille en guise de garantie. Nous refusons prétendant ne pas avoir d'argent sur nous, il est a l'air très louche et le lieu est plein d'ordure. Heureusement, nous avons rencontré pour la première fois un Armadillo, soit un tatou a 9 bandes !

Ce soir, commence le 5ème Festival ConservArte, un festival de Jazz et culturel promouvant l'art Bolivie, nous sommes donc restés une nuit de plus afin de découvrir les musiques traditionnelles et plus contemporaines, l'école de musique, un journaliste bolivien...

Le lendemain, nous quittons ce lieu magnifique et super papi, dit Don Juan qui nous a accuilli et nous loge depuis quelques jours.

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Publié le 26 janvier 2019

En tant que français, nous adorons manger et découvrir de nouvelles saveurs !

Voici les mets dégustés dans chaque pays :

Argentina :

🇦🇷 Empanadas au four ~ spécialité

🇦🇷 Beaf de chorizo

🇦🇷 Beaf de lomo

🇦🇷 Maté, bu en une seule fois, qui se partage

🇦🇷 Pastelitos : même pâte que l'empañada, fleurs fourrées et bouillies dans l'huile


Uruguay :

🇺🇾 Chivito ~ spécialité

🇺🇾 Dolce de leche*

🇺🇾 Maté, bu en plusieurs fois, les uruguayens se baladent avec leur thermo d'eau chaude


Brasil :

🇧🇷 Jus d'orange**

🇧🇷 Eau de coco

🇧🇷 Jus de canne à sucre

🇧🇷 Fara..

🇧🇷 Tereré

🇧🇷 Pate de goyave

🇧🇷 Riz & haricots noirs ~ spécialité

🇧🇷 Bridadeiro : douceur au cacao

Leche de avena 2 vasos con azucar moreno, Agua 1 vaso, Chancaca, Cacao, Canela, Revuelva con calor suave durante 20 - 30min, Para temor durante 30 min


Bolivia :

🇧🇴 Salteña : chausson à la pâte légèrement sucrée, fouré au poulet mariné avec patates, carottes, olives, petits poids, épice légèrement relevé, le tout cuit à la poile. Disponible que le matin car c'est un délice !

🇧🇴 Pollo con arroz, papas o pasta ~ plat national mais poulet aux hormones, de couleur parfois étrange 🐔⚠️

🇧🇴 Empanadas de fromage, frites

🇧🇴 Gelatina à la canne a sucre

🇧🇴 Fruits achetés sur le marché ou ramassés dans les arbres, dont un petite baie jaune orangée avec une odeur désagréable très forte mais très bon goût !

🇧🇴 Tuna, fruit du cactus qui peut être multicolore


🇧🇴 Tout ce qu'on peut faire avec du maïs :

🌽 Gâteaux secs salés au fromage

🌽 Gâteaux secs sucrés

🌽 Puñape, chou au fromage caoutchoucteux

🌽 Arepa : galettes de farine de maïs et eau. Cuire à la poêle et les découper en 2 pour les garnir

🌽?? et sonso : galettes de maïs, lait et fromage cuite à la poile

🌽 ?? : pâte de maïs cuite dans une feuille de maïs soit au feu, soit bouillie

🌽 Api : boisson chaude épaisse à la canelle (meilleure avec du sucre brun)

🌽 Biter : boisson fraîche à base de Api et d'eau

🌽 Chicha sans alcool : boisson fraîche ~~> =)

🌽 Chicha avec alcool : boisson chaude avec de l'eau de vie de raisin ~~> =(


🇧🇴 Chocolat chaud fait avec une savonnette de cacao et de la chancaca, bloc de canne à sucre pur et du lait ; ananas, petite banane, Yuka, pain complet.

Assiette de riz, avocat, mangue, grosse amandes concassées, tomate, salade...

Salade de fruits : découper la mangue et la soupoudrer de cumin ; découper l'avocat et le couvrir de citron vert ; découper la banane et soupoudrer de camomille séchées, mélanger. Déguster !



*Entre les argentins et les uruguayens, chacun dit que cette douceur provient de son pays...

** Les oranges ont la peau verte et jaune, non orange


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Publié le 28 janvier 2019

La chaleur étant éreintante, nous préférons prendre un bus plutôt que de dessécher au bord de la route. Celui ci nous amène à Santa Cruz de la Sierra, la capitale économique, où vivent 2 millions d'habitants. La Bolivie détient 2 capitales, La Paz & Sucre.


Le changement est radical, la station de bus est immense, à sa sortie, ca grouille de personnes, de vendeurs ambulants, de voitures qui vont à toute vitesse...

Nous sommes ici pour retirer et changer de l'argent, même dans les hôtels et restaurants, de cette ville, ils n'acceptent que les espèces, idem à la campagne. Nous logeons dans l'hôtel Francia, le moins cher non loin de la station, le but étant de ne pas trop rester. Des mini bars ont la musique à fond, des fanfares s'entraînent dans la rue pour le Carnaval, les rues sont très animées la nuit.

Le lendemain nous allons chercher un cambio, ce qui nous permet de visiter la ville. Celle ci est construite en forme de cercles de plus en plus petits, plus on va au centre, plus c'est propre et calme, d'une certaine manière. Chaque rue a sa spécialité : la rue où l'on vend des chaises, celles d'après des lits et des matelas (qui paraissent petits), celle des déguisements de carnaval, des banques, des cambio, des opticiens, des comptables... Pour arriver à la place principale où se dresse une grande église et quelques bâtiments gouvernementaux.

De grands marchés couverts proposent de la nourriture, nous y trouvons des jus de fruits purs, sans eau (ici l'eau n'est pas vraiment potable pour nous). Mais comme à la station de bus, les rabatteurs ne cessent de crier et d'alpaguer chaque personne, c'est très oppressant. Finalement, nous achetons quelques bricoles et nous allons dans le parc urbain en attendant le prochain bus, direction Samaipata.

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Publié le 28 janvier 2019

Niché dans les montagnes, au bord du Parque Amboro, se dessine le village de Samaipata, nous arrivons de nuit à 1600m d'altitude, il fait enfin frais la nuit et les étoiles nous accueillent par milliers.

La notoriété provient del Fuerte, vestige de pierre d'anciennes civilisations, notamment les incas et les espagnols. C'est un lieu stratégique entre les Andes à l'ouest, l'Amazonie au nord et el Gran Chaco, pleines américaines au Sud.

Ce n'est pas une construction mais un immense rocher où ont été dessiné et gravé des arts rupestres, un des plus vieux recensé au monde, ainsi que des Temples ; à côté se trouvent des ruines des anciennes casas.

Le point de vue est magnifique et nous apercevons de gros nuages noirs arriver vers nous à toute vitesse. Pouce en l'air, un pick up s'arrête et nous ramène en ville juste avant l'orage, puis il nous prend en photo avec lui, heureux de nous avoir aider apparemment !


Il fait bon vivre à Samaipata, nous logeons à El Jardin depuis quelques jours, une auberge faites en ecoconstructions décorées, plein de papillons et d'étranger plutôt sud-américains, des bresiliens souriant et cuisiniers, des argentins artistes, des chiliens bruyants, un allemand perché, un italien drôle, un israélien curieux...

Loin de la précarité de la frontière, le village est modeste mais entretenu et propres et très décorés lui aussi.

Profitant du beau temps pour louer une Suzuki 200 DR au restaurant La Cocina, nous avons pu admirer le long d'un camino, où se succédairent des nuances de rouge puis ocre, jaune, marron, gris, violet... peu à peu la terre nous révéla les couleurs de ses entrailles et de ses secrets : des canyons, des chenilles, des fleurs, des punaises bleues, des montagnes pelées ou couvertes de végétation à perte de vue, des nuages, n'entendant que des oiseaux qui chantent autour de nous lorsque le moteur se coupait.

Sur 50 km aller retour, un seul village désert, San Juan del Rosario, où nous avons pu déguster dans une casa très pittoresque, sans baños, una mezcla de riz, pâtes complète. Sinon nous croisames plus d'ânes, vaches, cochons, une licorne et des poules, sur la route que d'âmes humaines.

Puis, la Pajta, une cascade découverte en remontant le Rio pieds nus, guidés par un vol de mini perruches vertes au fin fond de la jungle, époustouflante !


Les jours suivants, nous sommes allés au refuge pour animaux du village, El Refugio de Fauna Silvestre Jacha Inti, en tant que volontaires : construction d'une grande voliaire, una jaula, pour les perruches. En contre partie de l'aide, nous partageons le repas avec les autres volontaires et nous avons visité le lieu.

Ce week-end, c'est la fête à Samaipata, en faveur de la Virgen de Candelaria, elle commença par un jeu d'artifices, musique et danse sur la place, le marché était bien plus grand et nous croisons beaucoup plus de monde dans les rues.

Samaitrapa ! Le temps s'est arrêté ici, chaque soir est un peu plus froid, les nuages et les averses sont de plus en plus présents et nous continuons à profiter de ce bel endroit pour balader, de l'hostel pour admirer les papillons, apprendre la cuisine du monde, partager des moments musicaux et améliorer nettement nos niveaux d'espagnol... !

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Publié le 9 février 2019

Le soleil est de retour est nous décidons enfin de quitter ce bel endroit, Samaipata, carrefour artistique et multiculturel, situé au confain des montagnes, un havre de paix pour celui qui la recherche...

Direction Santa Cruz pour récupérer de l'argent et prendre un bus pour le nord, Santa Rosa de Roca. Le bus est plutôt confortable, mais nous sommes à côté des toilettes et un gros ronfleur nous berce toute la nuit.

6h du matin, nous descendons du bus à.... San Ignacio de Velasco ! Apparemment le chauffeur nous a oublié, nous découvrons un village perdu au milieu de la pampa, au levé du soleil.

C'est un autre village Chiquitos, c'est à dire que les jésuites sont venus ici au 17ème s. pour construire des églises et promouvoir leur culture et religion, comme à Santiago de Chiquitos, où nous étions précédemment.

Nous allons à la Casa de la Cultura pour avoir des informations sur comment aller au Parque Noel Kempff Mercado. Un homme nous accueille et commence à nous faire une visite privée dans son bureau / musée consacré aux missions jésuites. On essaye de glisser durant son monologue, que nous souhaitons aller au parc, il nous répond qu'il est fermé pour cause de pluie et continue son explication, tout content qu'il y ait des visiteurs. Il nous indique ensuite les lieux à visiter dans la village dont un lac pour se baigner, Represa El Guapomó et une grotte, Cueva del Yeso.

C'est sous une chaleur accablante que nous découvrons ce bel endroit, une demi journée nous suffit à aller dans la grotte, pleine de moustiques, se baigner, aller dans des centres artistiques et voir l'église jésuite.

Nous décidons ensuite de faire du stop pour aller plus au nord. Une famille avec un monospace s'arrête et nous prend, on ne comprend pas ce qu'ils nous disent, mais on fait un peu de route. Finalement, nous arrivons à la Comunidad San Juancito où un lac se dessine autour des arbres, ils sont là pour se baigner, on en profite aussi. Ils nous disent également que le lac de San Ignacio est plein de piranhas et qu'il vaut mieux éviter de se baigner dedans... La Suerte était avec nous ! Ils nous ramènent ensuite au village où nous passons la nuit.

Le lendemain, nous marchons vers la station de bus, un pick up nous prend en stop sans qu'on est rien demandé, et nous voici pile à l'heure pour prendre le bus (la gentillesse des boliviens est toujours surprenante et agréable). Cette fois ci, en route en bus pratiquement toute la journée pour atteindre San Ramon.

C'est reparti pour du stop toute la journée, d'abords en pick up, puis a l'arrière de pick up, un bus, une voiture, a l'arrière d'un camion pendant des heures, un troufi (avec deux cochons sur le toit !) et nous voilà enfin arrivés à Trinidad, après 12h de trajet sans jamais attendre plus de 5min !