Carnet de voyage

Destination Cap Nord

57 étapes
23 commentaires
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Premier grand voyage avec notre fourgon, la destination était dans nos projets depuis que nous avions envisagé ce nouveau mode de voyage en alternant déplacements, randonnées, visites et géocaching.
Du 10 mai au 5 juillet 2018
57 jours
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Depuis quelques jours, on s'affairait autour du fourgon; remplir et agencer la soute, choisir des vêtements pour faire face à toutes les situations et les empiler dans les placards, stocker des bières sans savoir ce qu'on pourrait boire sur place et c'est bien le remplissage du frigo qui allait donner le top départ. ce matin. L'application GPS OsmAnd était déjà chargée sur l'autoradio Android avec les cartes OSM des pays traversés et l'itinéraire programmé, du moins pour les 4 premiers jours qui doivent nous emmener jusqu'au ferry, à Hirtshals, au nord du Danemark.

Prêt pour le départ 

On quitte donc l'antenne du Mont des Cats pour prendre la direction de Bailleul puis Ypres et Roselaere et nous couperons par des routes inconnues via Tielt, Eeklo pour rejoindre SasVan Gent, une des villes jumelles de Bailleul où nous passerons la frontière hollandaise.

Camp de base au Mont des Cats

Pour éviter le détour par Anvers, nous bifurquons vers Terneuzen où nous prenons le tunnel de 6 km sous l'Escaut pour ressortir sur l'île de Walcheren et nous enchaînons par les îles Beveland, Schouwen, Goeree et Voone. Aux vertes prairies succèdent les zones industrielles et portuaires de Rotterdam mais nous prendrons l'autoroute pour abréger les nuisances via La Haye, Schirphool, le vaste aéroport d'Amsterdam, Haarlem puis nous poursuivrons par la route côtière à Alkmaar.

Les champs de tulipes de Hollande


Nous retrouvons de nombreux moulins à vent puis des champs de tulipes qui donnent un peu de couleurs dans le ciel devenu gris. La route longe un canal puis nous rejoingnions l'Ijsselmeer, vaste étendue gagnée sur la mer par la construction de l'Afsluidijk, longue de 32 km et qui a permis l'installation de nombreux polders par les travaux qui ont durés de 1927 à 1932. Nous l'emprunterons donc sur une trentaine de kilomètres par l'autoroute qui la suit pour nous arrêter à Kornwerderzand, d'abord parce que les bâteaux coupent l'autoroute mais aussi parce que nous allons passer la nuit sur cette digue en bord de mer. Nous ne serons pas les seuls, une trentaine de campings cars sont présents ce soir de l'Ascension mais le terrain est suffisamment vaste pour pouvoir apprécier pleinement le premier coucher de soleil de ce voyage qui commence.

L'Afsluidijk et notre premier bivouac  à Kornwerderzand
10 mai 2018 - 440 km - 7h00 
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Deuxième journée après une première nuit bien au calme mais réveil vers 7h00 avec les premiers bateaux qui quittent le chenal. Il y aura une deuxième vague plus tard lorsque nous prendrons le départ pour terminer la digue par l'autoroute et quitter celle-ci rapidement à Leeuwarden afin de suivre la Côte.

Sortie des bateaux au petit matin

Un premier arrêt à l'embarcadère assurant la liaison avec l'île d'Ameland où se presse la foule et où nous assistons à l'arrivée d'un ferry.

Ferry assurant la liaison vers Ameland

Une deuxième pause pour visiter le petit port de Dokkumer Nieuwe Zijlen avec ses écluses et son chantier naval occupé à la réfection d'un bateau tout en bois.

Charmant petit port de Dokkumer Nieuwe Zijlen avec ses écluses et ses bateaux en bois

On poursuit en passant au nord de Groningue et nous ne pourrons pas manquer les installations gazières qui font l'économie industrielle de cette région contrastant avec l'activité agricole.

Les polders au nord de Groningue 

De vaste prairies fournissent du fourrage aux vaches dans les innombrables et imposantes fermes qui occupent ces vastes polders gagnés sur la mer et que d'imposantes digues protègent.

Polders à la frontière entre les Pays-Bas et l'Allemagne 

Nous passons en Allemagne sans quasiment le voir car la campagne est identique. Nous remontons vers Bremer-Haven puis à travers des paysages plus boisés vers Wischhafen où nous passerons l'Elbe en aval d'Hambourg.

Ferry pour la traversée de l'Elbe 

Marée basse oblige, le bac à des difficultés pour sortir d'un envasement mais nous atteignons Gluckstadt où nous trouvons une petite aire sur le port avec vue sur la rivière.

Coucher de soleil sur les berges de l'Elbe
11 mai 2018 - 400 km - 7h30
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On reprend la route, toujours vers le nord en longeant la côte et en se fixant quelques points de Géocaching pour découvrir des lieux insolites.

Pont au dessus d'un affluent de l'Elbe 

En remontant vers l'embouchure de l'Elbe on passe près d'une centrale nucléaire, qui fait un peu tache au milieu des centaines d'éoliennes puis ce sera des raffineries; pour un peu, on se croirait dans la vallée de la Seine, du côté du Havre.

Il y aussi toujours ces vastes étendues de polders qui sentent bon le lisier après la première coupe d'herbe mais la technique est différente de chez nous aux vues des quantités à enfouir. Le lisier arrivent sur le champ par file de camion citerne qui déversent dans un réservoir tampon. Une pompe envoie le liquide odorant au tracteur équipé d'une rampe d'enfouissement par un long cordon ombilical qui est déroulé sur le sol, autant de mises en œuvre qui garantissent le parfum de la campagne.

Digue à côté de Friedrichskoog-Spitz

On rejoint la petite station balnéaire de Friedrichskoog-Spitz et nous prendrons l'air iodé durant une heure mais la plage n'est pas des plus agréables si ce n'est cette longue avancée de plus de deux kilomètres en mer qui permet de découvrir les oiseaux.

La petite station balnéaire de Friedrichskoog-Spitz

On fera un arrêt en ville pour trouver des euros avant de quitter l'Allemagne mais aussi pour faire quelques achats de légumes et de poissons dans un magasin Aldi.

Il y a toujours de magnifiques maisons et fermes à toit de chaume et nous arrivons au poste frontière de Rosenkranz, on est maintenant au Danemark et le changement s'opère en douceur.

Maisons à toit de chaume et frontière entre l'Allemagne et le Danemark 

On fera un arrêt pour voir l'église de Westerende-Ballum entourée de ses maisons à toit de chaume puis plus loin, ce sera deux moulins à vis assurant la régulation du niveau d'eau.

Village de Westerende-Ballum et moulins à vis

Nous trouverons un petit parking à Kammerslusen Ribe près d'une écluse destinée à protéger les polders lors des grandes marées, le restaurant n'est pas encore ouvert mais il y a des toilettes publiques sur place. Quelques personnes viennent se balader ou discuter avec les touristes comme ce vieux monsieur qui nous rappelle que le prince Henri de Laborde de Monpezat, décédé en février de cette année était un français qui avait marié la princesse Margrethe II, reine du Danemark de 1972 à 2016.

Ecluse de Kammerslusen Ribe
12 mai 2018 - 290 km - 5h30
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Le pont sur le canal étant limité à 2 tonnes, nous revenons sur nos pas jusque Ribe puis nous reprenons au plus près de la côte pour traverser une zone militaire entre Oksby et Vejers Strand avec risque de croiser des chars mais apparemment, il ne joue pas à la guerre le dimanche dans les dunes.

Traversée de la zone militaire entre Oksby et Vejers Strand 

On remonte ensuite par un cordon dunaire qui ferme le Ringkobing Fjord sur une trentaine de kilomètres puis on contourne une baie par l'intérieur pour éviter le bac de Thyboron. On effectue plusieurs arrêts, côté lagune intérieure mais aussi pour voir la mer et toujours les habitations à toit de chaume.

Magnifiques paysages du  Ringkobing Fjord

Après avoir traversé plusieurs Parcs Nationaux on quitte la route principale pour aller à la découverte des églises de Tranum et de Radhus, bien différentes.

Paysages du Danemark et les églises de Tranum et de Radhus 

On approche d'Hirtshals, but de la journée et nous ferons un petit crochet par le phare qui est ouvert.

Je monte au sommet, la vue est imprenable sur la ville et le port mais on peut également découvrir les entrailles de la machinerie. J'en profite aussi pour repérer, de là haut, quelques lieux susceptibles de nous recevoir pour la nuit mais une fois sur place, tout est interdit.

Montée et visite du phare d'Hirtshals 

On prend donc la direction d'un spot de Park4Night mais celui-ci sera également marqué interdit au camping, le second tout proche sera le bon et il y a même un sentier qui accède à la mer, distante de 750 m, à travers la forêt. Juste ce qu'il faut pour la promenade digestive et la vue du coucher de soleil pour la quatrième soirée consécutive.

Bivouac en forêt près d'Hirtshals avec accès à la mer
13 mai 2018 - 400 km - 6h30 
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Situé juste à côté du port, notre bivouac en forêt nous permet de rejoindre le terminal ferry en 10 mn; check-in puis attente en tête de file H car nous sommes classés par taille, des motos aux gros camping-car et même un bus.

Enregistrement et rangement des véhicules en fonction de la hauteur

Notre ferry arrive et ses manœuvres pour faire demi-tour et se mettre à quai sont très rapides et très précises. La passerelle est à peine baissée que les véhicules débarquent déjà puis viendra notre tour de monter à bord, plus rapidement que prévu car dans la file des camping-cars à côté de nous, le troisième doit ranger son déballage de table et de chaises, preuve que tous les endroits sont considérés par certains comme un terrain de camping.

Manœuvres d'accostage du ferry

On embarque donc en faisant demi-tour dans l'antre du bateau puis on laisse le fourgon et on prend place dans les sièges de la classe "Free".

Rangement optimisé des véhicules à bord

Le bateau démarre pile à l'heure puis l'accélération sera progressive jusqu'à une vitesse d'environ 60 km/h, ce qui est assez impressionnant, tout comme la puissance des moteurs matérialisées par les remous à l'arrière.

Traversée rapide par beau temps 

Un peu moins de deux heures plus tard, on entre dans la baie de Kristiansand, la mise à quai est aussi rapide et un quart d'heure plus tard, on roule sur le sol norvégien.

Premières visions de la Norvège 

On sort de la ville par une voie rapide puis on bifurque sur la route du littoral et on trouvera un petit parking au bord de la crique de Langviga pour le pique-nique. Première pause en Norvège, ça s'arrose.

Premier pique-nique au bord de mer 

On continuera un peu après mais le spot prévu sur Park4Night est en plein chantier et nous revenons un peu sur nos pas jusqu'au parking de Todevika où nous venions de faire une courte pose photo.

Premier bivouac au fond d'une baie 
14 mai 2018 - 90 km (Hors ferry) - 2h15
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On se rend au phare de Lindesnes, cap le plus au sud de la Norvège pour une randonnée, la première partie nous emmène vers une cache de Géocaching en passant par un mémorial. On peut ainsi mesurer les difficultés à rester sur le chemin et éviter les zones boueuses, tout en s’accommodant des nombreux rochers à escalader.

Autour du phare de Lindesnes

Nous revenons ensuite par le phare qui est ouvert et dévoile ses entrailles puis nous faisons le tour du site par un réseau de tranchées et découvrons également une salle d'exposition photos sur les différentes phares de la côte sud.

Le phare de Lindesnes et l'exposition sur les phares de la côte sud.

En repartant vers le parking, on se rend compte qu'on sort par l'accueil, que la zone était payante et qu'on l'a franchie sans le savoir avec nos vadrouillages hors sentier. On enchaîne l'itinéraire de randonnée qui est balisé mais le terrain est bien plus difficile; on peinera à effectuer la boucle de 6 km, il fait chaud, le relief est au rendez-vous et on ne voit pas le bout de ce parcours qui erre dans la végétation mais on aura déjà de beaux points de vue sur la côte.

Autour du phare de Lindesnes (suite)
6 km - ± 210m - 2h30

Puis après le déjeuner pris sur un ponton, on prend la direction de Flekkefjord où nous irons flâner sur les quais et à travers les ruelles entre les maisons en bois sans oublier l'église néo-gothique datant de 1831, octogonale et en bois que nous visiterons rapidement.

Pique-nique sur un ponton puis visite de Flekkefjord

Ensuite, on quitte la route express pour suivre la route 44 avec des passages époustouflants de beauté et de verticalité ainsi que de nombreux lacs.

La route 44 qui longe la côte sud de la Norvège

Un petit crochet par Sogndalstrand, petit village avec ses entrepôts colorés sur pilotis figurant sur toute les brochures publicitaires de Norvège, la lumière du soir ne mettant pas trop en valeur les couleurs, nous finirons un peu plus loin en se posant sur l'unique quai du petit port de Laedreveien.

Sogndalstrand et le petit port de Laedreveien
15 mai 2018 - 145 km - 4h00
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Petite balade à Egersund, réputé pour ses maisons en bois ainsi que ses faïences qui ornent d'ailleurs de nombreuses façades de maison puis nous entrons dans les terres et partons plein Nord pour rejoindre le fond du Lysefjorden.

Egersund et ses pimpantes maisons en bois

Cela nous réservera bien des surprises avec des paysages toujours plus époustouflants mais aussi avec la neige qui est encore bien présente sur le bord de la route ouverte depuis une semaine au maximum car nous avons pris de l'altitude et nous rencontrons de nombreux lacs gelés.

De la mer à la montagne ou de l'eau à la glace

Après avoir traversé le vaste plateau enneigé, il faut descendre à Lyseboth, au fond du fjord et la route comporte une trentaine d'épingles à cheveu dont une dans un tunnel à voie unique avec des passages pour se croiser, c'est bien sûr à cet endroit que l'on croisera un camion.

Descente au fond du Lysefjord 

Le fond du fjord est calme si on fait abstraction des nombreuses industries profitant de l'hydro-électricité, on peut attendre un ferry mais nous reprendrons la route en sens inverse avec un bref arrêt au départ de la randonnée de Kjerag. C'est un rocher coincé entre deux falaises mais le prix du parking et la présence de la neige ne nous engage pas trop à partir à pied pour plusieurs heures. Il y a aussi un autre emplacement un peu plus haut mais pris par les véhicules des lignards qui travaillent sur l'impressionnante ligne électrique plongeant dans le fjord.

Au bout du Lysefjord 

Au retour on retraverse le plateau enneigé puis on file ensuite vers le Comté de Rogaland par une autre superbe route, la 45 qui descend la vallée de la rivière Hunna où s'enchaînent les lacs.

Retour par la route 45

On changera de vallée en passant par un tunnel pour aller se poser sur le parking de la cascade de Manafossen. Nous grimperons seulement en trente minutes jusqu'au point de vue mais de nombreux randonneurs partent par le même chemin pour remonter la rivière durant plusieurs jours.

Petite rando jusqu'au point de vue sur la cascade de Manafossen.
16 mai 2018 - 240 km - 5h30  
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On quitte notre petit parking du bout de la route pour prendre la direction de Stavanger mais dès le premier village, toutes les maisons sont pavoisées aux couleurs de la Norvège et on voit énormément de personnes dans les rues.

Retour à la civilisation

Vous, vous le saviez certainement mais pas nous; le 17 mai, c'est la fête nationale de la Constitution en Norvège. Donc c'est férié mais là n'est pas le problème, c'est plutôt que tous les habitants mettent leurs plus beaux habits et défilent dans la rue derrière drapeau et la fanfare de leur école. On trouvera un petit parking un peu éloigné du centre après avoir galéré pour y arriver à cause des nombreuses déviations.

Défilés et parades à Stavanger

Dans un road-trip, vous êtes aussi sur la route et quand vous avez décidé d'aller à Stavanger, cette grande ville au croisement des fjords, vous avez un peu de mal à y entrer. Et quand vous y êtes, et qu'un paquebot MSC de 4 000 personnes y fait également escale ça fait une grande transition avec les routes désertes des plateaux enneigés de la veille. On ira donc visiter les quartiers Breitorget et Arneageren ainsi que la cathédrale pour retrouver un peu de calme.

La ville envahie par ses habitants et par les touristes et le calme de la cathédrale

Retour au fourgon, pour quitter la ville, on prendra donc un ferry pour se sauver par la mer afin de nous approcher de la surprise de demain et en vérifier l'accès, mais ça c'est demain. Pour l'instant, on a trouvé une petite aire de pique-nique avec vue sur la mer et surtout le calme sous les arbres, il y a aussi de quoi vidanger et faire le plein d'eau, on a tout ce qu'il nous faut pour passer une bonne nuit.

Retour au calme
17 mai 2018 - 110 km - 3h15
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Lieu incontournable de la randonnée en Norvège, la montée à Preikestolen était au programme de ce vendredi. On avait trouvé un point de chute la veille, non loin du départ pour pouvoir démarrer vers 5h00 afin d'éviter les cohortes de touristes qui y vont chaque jour. C'était le prix à payer, en plus des 20 € de parking pour profiter de ce parcours dans le calme.

Au long de la montée à Preikestolen

On croisera un groupe de 8 qui redescendait après avoir assisté au lever de soleil et on rattrapera 2 autres personnes juste avant le sommet. On avait donc "La Chaire du Prêtre" pour nous seul avec le beau temps en prime. L'endroit est vraiment magique à 603 m au dessus des eaux du Lysefjord. Il n'y a pas de barrière mais les accidents sont rares malgré que plusieurs centaines de personnes s'y pressent chaque jour.

Preikestolen, 600 m au dessus des eaux du Lysefjord

Sur le retour, on rencontrera des sherpas en cours d'aménagement du sentier, maniant les pierres prélevées sur place avec des barres à mines pour les mettre en place puis viendront les premiers touristes qui débarquent des bus.

Réfection du chemin par des sherpas népalais
8 km - ± 400 m - 3h00 

On continuera notre road-trip mais pas directement sur Bergen afin d'éviter les nombreux ferries ce qui nous vaudra encore de belles découvertes comme le site des moulins à eau à Ulladalen lorsque l'on quittera la route 13 avant de se poser dans un coin de paradis au fond du Hylsfjord. Une longue et superbe journée qui restera dans les mémoires

Pique-nique au bord d'un fjord, visite des moulins d'Ulladalen et bivouac au bord du Hylsfjord
18 mai 2018 - 140 km - 3h20
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On quitte avec regrets notre petit fjord du bout du monde pour encore et toujours des surprises.

Réveil au fond du Hylsfjord 

On longera le Suldalsvatnet pendant 25 km, ce lac qui occupe une longue vallée sauvage et qui doit certainement alimenter la centrale souterraine où nous étions ce matin.

La vallée du Suldal 

Nous grimperons ensuite vers les stations de ski de Roldal puis nous traverseront la montagne par un long tunnel.

Au fond de la vallée, on passe un col avec la présence de la neige 

Nous rencontrerons dans la descente la spectaculaire cascade de Latefossen, surprenante par le débit des deux torrents mais aussi par la bruine qui vole sur la route. D'autres cascades suivront mais visibles de plus loin.

L'impressionnante cascade de Latefossen et d'autres plus modestes mais toutes aussi belles

On arrêtera déjeuner sur les bord du Sorfjorden, au milieu des vergers de pommiers en fleurs. Un plongeur s'arrêtera à nos côtés, s'équipera de sa combinaison et de ses bouteilles et s'enfoncera dans le fjord.

Sur les rives du Sorfjorden

Nous aurons ensuite à traverser le fjord par le pont à haubans d'Hardangerbrua, style Tancarville mais coincé entre deux falaises, l'accès de part et d'autres, se faisant directement par des tunnels avec des rond-points souterrains.

Rond point souterrain dans un tunnel 

On retrouve, après avoir traversé la montagne durant 8 km, un autre bras du fjord que l'on longe à nouveau jusque Vikoy. Les aires et campings sont remplis de caravanes et de camping cars mais nous trouverons un petit bivouac au bord de l'eau et encore ensoleillé pour un moment. On sort pour la première fois la table et les chaises pour boire un coup dehors.

Bivouac sur un plage au bord de l'eau 
19 mai 2018 - 205 km - 4h30 
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Petite journée où l'on commence par visiter le village hôte puis nous grimpons dans la montagne pour découvrir une ferme et ses moutons près d'une cascade. Retour au fourgon et nous reprenons la route (2h00 en tout) pour s'approcher de Bergen en faisant une pause pour le casse croûte.

On longe toujours des bras de fjords en coupant par des tunnels puis nous nous poserons sur le parking de la gare de Vaksdal à une vingtaine de kilomètres de la capitale de l'Ouest norvégien. On prendra le train demain matin en évitant les péages et les stationnements difficiles et payants et cerise sur le gâteau, on a encore un beau point de vue ce soir malgré le fait qu'on est presque en ville.

20 mai 2018 - 105 km - 2h10
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On a passé une nuit sans être dérangé par les trains et comme prévu, on a abandonné le fourgon pour la journée pour prendre le train qui nous dépose 30 minutes plus tard au centre de Bergen.

De la gare de Waksdal à celle de Bergen 

La ville est calme mais cela ne va pas durer car les bus et les bateaux débarquent des centaines de touristes. On se concentre essentiellement sur la vieille ville de Bryggen avec ses baraques en bois occupées aujourd'hui par les boutiques mais qui furent à l'origine Hanséatique de la ville à partir de 1360.

Couleurs de Bergen et son quartier de Bryggen

On passera aussi un moment au bord du Lille-Lungegatdvann, vaste plan d'eau en centre-ville qui attire les habitants plus habitués à la neige en cette saison qu'au soleil de cette journée. (Pointe à 26° C)

Pause au bord du plan d'eau avant de reprendre le train 

On reprendra le fourgon sur une cinquantaine de kilomètres pour retrouver un peu de calme à la campagne en quittant la route principale pour se poser de l'autre côté d'un lac juste avant Vossavangen.

Retour au calme au dessus d'un lac 
21 mai 2018 - 50 km - 1h00 
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Réveil au dessus du lac puis on reprend la route après avoir fait le plein de diesel (14,18 nok/l) et quelques courses de produits frais à Vossavangen. On découvre ensuite la cascade de Twinnefossen puis on grimpe un peu dans la montagne et on retrouve la neige avant de redescendre sur Vik ou nous commencerons par l'église actuelle en pierre.

La cascade de Twinnefossen, la montagne et l'église actuelle de Vik. 

Mais l'église la plus intéressante reste celle en bois debout de Hopperstad datant de 1140, la plus ancienne des 28 églises en bois debout de Norvège que nous visiterons également à Vik. Elle a un autel gothique à baldaquin avec des têtes sculptées ainsi que des peintures sur le plafond décrivant l'enfance du Christ. Entièrement en bois, c'est vraiment représentatif du style norvégien.

L'église en bois debout d'Hopperstad 

Nous traverserons ensuite le Sognefjorden qui est le plus grand fjord d'Europe avec ses 204 kilomètres de long.

Le Sognefjord 

Puis nouvelle grimpette avec le passage des lacets du col d'Utsikten (alt. 740 m) et son étrange belvédère de Gaularfjellet pour finir entouré de neige.

Le col d'Utsikten et le belvédère de Gaularfjellet

On redescendra un peu (alt. 490 m) pour quitter la neige et ce soir ce sera ambiance trappeur au bord d'un petit lac entouré de torrents. L'occasion de faire un peu de lessive et de faire l'inventaire de ce qu'il reste encore en réserve dans la soute.

Bivouac et inventaire des réserves après deux semaines
22 mai 2018 - 135 km - 3h45 
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On prend les mêmes et on recommence: cascades, fjords, chapelles, ...etc. en passant par Forde

Cascade 

On passe aussi par Floro, la ville la plus occidentale de Norvège mais hormis le port de plaisance, ce n'est qu'un camp de base et de maintenance pour les plateformes pétrolières en mer.

On restera dans l'industriel ce soir à Svelgen car le fond du fjord est occupé par une usine de silicium, un minéralier y décharge du sable et un porte-conteneurs vient se mettre seul à quai pour récupérer ses boîtes multicolores.

Floro et port de Svelgen 

Autre animation, les ados n'ont pas de mobylette mais friment avec leur bateaux à moteur pendant que les filles se jettent à l'eau, preuve que la météo est exceptionnelle.

Bivouac sur les quais de Svelgen 
23 mai 2018 - 175 km - 3h45 
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On quitte notre parking alors que celui-ci se remplit et nous prenons la direction du Nordfjord que nous suivrons vers son embouchure pour trouver un ferry.

Le long du Nordfjord et le ferry vers Maloy

Nous rejoignons alors Maloy où nous grimperons sur les hauteurs pour laisser le fourgon près du stade afin d'effectuer une petite randonnée autour d'un lac et effectuer les 300 m d'ascension d'une colline (Kjeretoppane - 382 m) afin de voir la mer mais des brumes maritimes se sont invitées et l'horizon sera un peu bouché.

Sur les hauteurs de Maloy 
6 km - ± 250 m - 2h00  

Au retour, on fait un crochet d'une dizaine de kilomètres pour découvrir un étrange rocher en forme de queue de baleine (Kannesteinen) à Oppedalen.

Kannesteinen

Ensuite, on remonte la rive droite du Nordfjord jusqu'à son terme puis un lac (Hornindalsvatnet) qui fait suite et l'on trouvera encore une fois un splendide spot de bivouac au bord du fjord avec un chemin d'accès juste assez large pour le fourgon, au grand désespoir des camping-cars qui nous voient en passant sur la route au dessus.

Sur les berges du Hornindalsvatnet 

Parlons aussi un peu bouffe car ce soir ce sera riz, fondue de poireaux et saumon en papillote cuit au feu de bois.

Cuisine trappeur en fourgon sur les bords du Hornindalsvatnet 
24 mai 2018 - 150 km - 3h30
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Destination la montagne; pour rallier Geiranger, il faut prendre de l'altitude mais la route buissonnière que nous avions choisie est encore fermée (de septembre à juin) ce qui laisse peu de latitude pour l'emprunter.

On prendra donc la route normale qui passe en partie sous terre puis nous ferrons l'impasse sur le point de vue de Dalsnibba et nous arriverons tôt à Geiranger, en nous laissant donc l'occasion de faire une rando vers un point de vue sur le fjord.

On grimpe à nouveau mais à pied cette fois en laissant le fourgon le long de la route car le parking n'est accessible qu'aux voitures, on aurait pu y passer mais vraiment juste en largeur au niveau des barrières.

On fera donc l'aller-retour en croisant un couple de jeunes belges avant de se garer pour la nuit en face de la ville, ville qui est un peu défigurée par des immeubles.

4,5 km - ± 180 m - 2h00   

Nous nous posons non loin d'un couple d'allemands qui a installé son fourgon au bord de l'eau et s'adonne à une pêche fructueuse au point de nous offrir deux lieux noirs dont un passera le soir même sur le barbecue, plus frais, on ne peut pas trouver.

25 mai 2018 - 95 km - 2h30 
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Réveil à Geiranger avec la surprise d'avoir un paquebot de croisière devant notre nez, qui est arrivé cette nuit sans qu'on entende rien. Un deuxième arrive, puis un troisième mais après renseignement pris sur un site dédié aux positions des navires celui-qu'on attend devrait mouiller dans le fjord vers 11h30.

Geiranger, lieu d'escale des paquebots de croisière 

On souhaite faire une surprise à Jocelyne et Claude, notre belle-sœur et beau-frère qui font une croisière en Norvège et qui nous avaient laissé leur programme. On ne les verra que très brièvement à la descente du bateau car ils partent en excursion en bus mais nous aurons, nous aussi, la surprise de nous retrouvez sur le DVD de la croisière.

Débarquement des croisiéristes et des touristes attendant un bateau

On poursuit notre visite de la ville envahie par les touristes avec la cascade qui traverse la ville sur plusieurs étages bordée d'escaliers.

Visite de Geiranger avec sa cascade 

On quittera le fjord par une forte montée où nous ferons une dernière halte avec un point de vue sur Geiranger et son fjord puis on traversera un autre fjord en ferry et nous serons cette fois sur la route des trolls, ces personnages présents dans les légendes scandinaves mais surtout dans les magasins. On passera aussi par la cascade de Gudbrandsjuvet avant d'arriver à nouveau dans la neige où des skieurs partent du bord de la route avec des pulkas et skis de randonnée aux pieds.

On quitte Geiranger pour la montagne 

On atteint ensuite le point de vue de Trollstigen qui nous donnera l'occasion de vérifier que l'on est tout petit face à la nature et que les norvégiens ne lésinent pas avec les aménagements pour la rendre accessible à tous. Un circuit pédestre équipé de pontons offre de nombreux points de vue sur la vallée qui s'ouvre devant nous et aussi sur la cascade qui tombe.

La cascade et les lacets de Trollstigen 

Après la spectaculaire descente où nous retrouvons la cascade tous les deux épingles à cheveux, avec les 3T5 du fourgon qui nous tire vers le bas (merci à l'option d'assistance qui augmente le frein moteur) on trouvera un petit coin plat et encore ensoleillé pour se poser et mettre un terme à cette nouvelle journée d'émerveillement en goûtant une IPA norvégienne tout en surveillant la cuisson sur le Cadac.

Bivouac à l'étape 
26 mai 2018 - 80 km - 3h00
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Après les montagnes, le relief s'adoucit et nous en profitons pour tailler la route. Le paysage change, de même que les fermes, les cultures et même la côte. On passera deux ferries pour contourner Trondheim mais on aura quand même un péage et ce soir bivouac pas loin de la mer, toujours sous le soleil. On en profite pour sortir le barbecue à gaz; avec seulement le chant des oiseaux pour nous bercer, on devrait faire une bonne nuit.

27 mai 2018 - 320 km - 6h00
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Après Rissa, on remonte par la route 720 bordée de lupins qui longe le Beitstadfjorden particulièrement paisible avec ses pontons privés où séchent quelques morues sous un ciel légèrement couvert.

Le long du Beitstadfjorden 

Nous ferons ensuite un aller-retour à Steinkjer pour trouver de l'eau et faire les vidanges puis on remonte ensuite plus rapidement vers le Nord par la E6 qui longe la rivière Namsen.

La route E6

On se posera au bord de la rivière Namsen à Namsskogan et après la lessive, nous ferons un peu de Geocaching tout en découvrant quelques petites cascades près de notre campement.

28 mai 2018 - 290 km - 5h00 
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Il faisait un peu plus beau ce matin au bord de notre torrent et nous continuons notre remontée par la route E6 en la quittant une première fois par une petite route parallèle à voie unique (La 273) durant une cinquantaine de kilomètres.

Retour du beau temps 

On la quittera ensuite définitivement à Mosjoen pour prendre la 17 par la côte avec une succession de 3 ferries. Le premier, à Lâvong, nous fera patienter 1h30 pour faire le plein puis on se retrouvera

Nous passerons le cercle polaire arctique (66°33' Nord) sur le second, entre Kilkboghamm et Jektvik, le commandant fera sonner sa corne de brume et un membre de l'équipage nous montrera le monument sur la côte.

Passage du Cercle polaire Arctique 

Nous aurons ensuite notre premier crachin depuis 3 semaines sur le troisième qui fera la traversée jusque Forøy.

Premier crachin

On se posera ensuite avant Kilvik, face au glacier Svartisen mais le plafond est tellement bas qui ne sera pas visible ce soir.

29 mai 2018 - 350 km - 7h00 
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La météo ne s'est pas beaucoup améliorée avec de la pluie cette nuit et nous ne pourrons voir qu'un petit bout du glacier Svartisen au dessus du fjord.

Le glacier Svartisen

On poursuivra ensuite le long de la côte pour atteindre Bodo et nous nous poserons dans la file d'attente des "Sans réservation" avant de partir faire un tour en Ville à la recherche de magasins pour s'équiper en vêtements de randonnée.

La côte Ouest et Bodo 

On est maintenant à bord d'un ferry à destination des Lofoten après avoir passé quelques heures à Bodo et le ferry partira à l'heure sous le beau temps en passant entre deux iles puis les Lofoten, véritable montagne dans la mer se profileront à l'horizon.

Traversée entre Bodo et Moskenes 

On se posera ce soir au bout de l'archipel à A sur le parking après le tunnel avec plusieurs autres français et belges mais l'attraction sera les séchoirs de têtes de morue.

Séchoirs de têtes de morue à A 
30 mai 2018 - 250 km - 6h30
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On a profité du beau temps sur les Lofoten pour faire le tour du lac d'Agvatnet auquel j'ai ajouté un aller-retour jusqu'à un petit col qui permettait de voir la baie de Stokkvika à l'Ouest mais aussi le lac d'Agvatnet et le village d'A. On peut ainsi mieux mesurer la verticalité des pentes de cet archipel et leurs conséquences sur les randos car nous y passerons toute la matinée soit 4h00 pour une dizaine de kilomètres et seulement 320 m de dénivelé, en grande partie due au terrain mi tourbière, mi rochers.

9,6 km - ± 320 m - 4h30 

Après le petit tour du village d'A on se déplacera ensuite avec le fourgon. Mais seulement une vingtaine de kilomètres ponctuée de nombreux arrêts photo notamment à Reine.

Reine et les séchoirs à morues des Lofoten

Les Lofoten sont vraiment un paradis pour la rando et la photo, on se posera pour la nuit dans le petit port de Sund près d'un chantier naval.

Le petit port de Sund 
31 mai 2018 - 28 km - 1h00 
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La lumière est particulièrement belle ce matin dans le fjord devant le fourgon, on commence par chercher de quoi faire les vidanges, mais les panneaux nous amènent après Fredvang dans un camping où l'on nous dit que c'est réservé aux clients. Le détour nous aura au moins permis de découvrir deux ponts puis nous poursuivons jusque la baie de Kilanleira où nous laissons le fourgon pour une petite randonnée afin de voir les plages de sable clair du haut.

Belles lumières du matin malgré la brume

Le départ s'effectue en longeant une ferme puis nous traversons un petit torrent avant de remonter une zone de végétations arbustives où nous croiserons des moutons. On atteint ensuite un petit col herbeux avec quelques fleurs puis le cheminement se poursuit jusqu'au sommet d'Hestraeva à travers des éboulis. La vue au sommet sera assez vite masquée par la brume et les nuages et nous aurons même droit à un petit crachin au retour.

Randonnée à Hestraeva
5 km - 470 m - 2h00 

Un petit crochet sur la côte ouest jusque Nordgarden mais nous n'y trouverons qu'un souffleur de verre artisanal qui nous présentera la fabrication d'une pièce en live. Son atelier, situé face à la mer regorge de pièces de toutes tailles avec les prix en correspondance.

Souffleur de verre à Nordgarden 

On passera ensuite sur l'Ile de Vestvagoy pour trouver une station où il est possible de vidanger à Leknes avant de suivre la côte Est jusqu'à notre emplacement de bivouac situé au bout d'une piste de cailloux mais toujours en bord de mer. Dommage que le ciel soit toujours aussi bas et gris et qu'il y a beaucoup d'algues à marée basse car le lieu de pêche était idéal.

Vestvagoy 
1er juin 2018 - 110 km - 3h00 
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La météo s'est un peu dégradée ce matin mais nous allons attendre une éclaircie pour monter au sommet de Dalstinden qui nous nargue depuis hier soir à 452 m au dessus des flots. Pas vraiment de sentier pour rejoindre la crête aussi on suit une combe à la carte dans la végétation et on retrouvera une trace au sommet de celle-ci vers le sommet. Pas de grosse difficulté mais quand même un peu de vide de chaque côté sur l'arête finale et il faut faire attention au vent. Le point de vue valait le déplacement et nous croiserons 3 filles de Lille sur le retour qui ont également galérées pour suivre l'arête. En descendant, la trace est plus visible mais disparaît quand même dans les bruyères par endroit.

L'ascension et les points de vue du Dalstinden
6 km - 440 m - 2h30 

On regagne le fourgon alors que la pluie fait son retour et nous retournons déjeuner au bord de l'eau avant de reprendre la route pour poursuivre notre tour de l'Ile de Vestvagoy et retrouver un nouveau spot près d'une petite plage à Vinje sur l'île de Gimsoy où nous auront quelques alternances de pluies et d'éclaircies.

Vestvagoy et Gimsoy
2 juin 2018 - 80km - 6h30
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Réveil sous la pluie et ce sera ainsi toute la journée aussi on va parler d'autres choses; de la petite église de Gimesoysand, du pont qui permet de passer sur l'île d'Austvagoy, du village de pêcheurs d'Henningsvaer surnommé la Venise des Lofotten où nous trouverons un café pour déjeuner face au port.

De Gimesoysand à Henningsvaer

On verra aussi la cathédrale des Lofoten entre Kabelvag et Svolvaer, la principale ville de l'archipel qui ne nous marquera pas.

La cathédrale des Lofotten

Puis on remonte pour se poser derrière une digue à Laukvik où nous pourrons enfin avoir quelques éclaircies pour profiter du spectacle des vagues et les immenses séchoirs de morues de 15 mètres de haut sur 100 mètres de long.

Vagues et morues à Laukvik
3 juin 2018 - 90 km - 2h20 
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Deux nuits consécutives qu'on se fait bercer (ou secouer) par le vent, la pluie et la grêle mais on tient bon à l'intérieur avec un peu de chauffage. Au réveil, les sommets ont pris un peu de blancheur et nous quitterons les Lofotens sur cette image en prenant un ferry pour les îles Vesteralen, partie souvent boycotée par les touristes.

On quitte les Lofoten avec ses sommets enneigés

On fera une pause à Stokmarknes, patrie du Hurtigruten puisque c'est ici qu'a commencé l'épopée de l'express côtier. Un ancien navire a été sorti de l'eau à côté du musée qui raconte l'histoire de cette épopée qui dure encore de nos jours.

Stokmarknes, patrie du Hurtigruten 

La météo sera la même mais la nature semble plus sauvage avec la mer toujours aussi houleuse et nous remettons la randonnée à plus tard lorsque les cieux seront plus cléments.

Découverte des îles Vesteralen
4 juin 2018 - 175 km - 4h30 
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On poursuit notre visite des Vesteralen par Mangoya, l'île centrale avec la remontée jusque Sto. Il ne fait pas bien chaud dehors mais nous sommes à l'abri dans le fourgon.

Mangoya

Ce petit village de pêcheurs est si tranquille que les oiseaux nichent dans un rocher de l'artère principale. Il fût un temps où cette bourgade était également le point de départ pour aller voir les orques en mer.

Sto 

C'est aussi ici qu'on trouve le Dronningruta, sentier de randonnée qui mène à Nyksund par le Sorkulen, un sommet de 517m d'altitude, où on trouve encore de la neige et on revient ensuite par un sentier littoral. Particulièrement sauvage, cet itinéraire doit son nom (route de la Reine) depuis que la Reine Sonja de Norvège y a effectué un rando en 1994. Attention, il ne s'agit pas d'une simple balade mais bien d'un circuit de randonnée sur un itinéraire nécessitant sens de l'orientation et endurance y compris sur le final le long de la côte où il faut trouver son cheminement dans les rochers au dessus des flots.

Aperçu des paysages traversés sur le Dronningruta
12,5 km - 700 m - 3h50 

Le camping étant particulièrement règlementé ici, on ira un peu plus loin pour se poser pour la nuit.

5 juin 2018 - 100 km - 2h00 
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Retour sur Nyksund, aperçu de loin durant la rando d'hier; ayant perdu son bureau de poste et sa boulangerie dans les années 60, une tempête ravageuse en 1975 accéléra la désertion du village et après le départ du dernier habitant celui-ci fût livré aux moutons et aux vandales. Un allemand lui donna un second souffle en restaurant les bâtiments et en y gérant un programme culturel pour attirer les touristes en plus des 60 habitants de l'été mais seulement 6 durant les rudes hivers.

Nyksund

On file ensuite sur l'île d'Andoya et la ville d'Andenes mais nous trouverons une petite plage plus sauvage pour nous poser à Bleik.

L'Iles d'Andoya et notre bivouac à Bleik

Ce sera l'occasion de faire une petite balade sans difficulté dans le massif dunaire le long de la côte, entre lacs et forêts à la recherche de quelques caches de Geocaching.

5 km - 50 m - 1h30 
6 juin 2018 - 180 km - 4h00
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On nous avait prévenu qu'on pouvait avoir les 4 saisons dans la même journée et je dirai même qu'on peut les avoir dans la même matinée. Encouragé par une belle matinée automnale, randonnée vers le Matind (Alt 408m) pour y rencontrer des chutes de neiges, puis le printemps dans les alpages et enfin le retour du soleil à la plage. Ici aussi, il s'agit d'une randonnée engagée où il faut maîtriser l'orientation dans les conditions difficile et savoir trouver la voie entre les points rouges peints sur les rochers.

Randonnée vers le sommet de Matind
9,5 km - 480 m - 3h00 

Reprise de la route vers le Sud puis vers l'Est en passant par les Caraïbes au nord du Cercle Polaire, les photos, les élans et la température de 7° ne me démentiront pas.

Les Iles Vesteralen 

On se posera pour la nuit, près de l'église, dans le petit village de Tovik dans les Troms.

Pont de Gausvik et église de Tovik
7 juin 2018 - 215 km - 4h00
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En remontant l'Astafjorden, on quitte définitivement les Vesteralen pour aborder la région des Troms. Les montagnes sont bien blanches avec les récentes chutes de neige et il en sera de même sur l'île de Sonja particulièrement sauvage avec ses forêts de bouleaux clairsemés. Ici les fermes sont aquacoles et les fermiers se déplacent en avion.

Région des Troms

On est pas au bout de nos surprises avec le plus gros Troll, (homologué au Guinness book des records) découvert par hasard sur le bord de la route avec une aire de camping-car pour ceux qui aiment le macadam. Encore un truc à touristes mais qui a le mérite d'être gratuit si on fait abstraction de la boutique et du bar où nous laisserons quelques couronnes pour boire une bière et acheter un souvenir.

Senjatrollet 

Toujours de superbes paysages et nous terminerons à Hamn où quelques naufragées russes sont en perdition avec des coupes de champagne dans un bateau échoué. Ici tout à l'air de faire partie de l'hôtel, on fera un bref arrêt photo et géocaching et on retrouvera la sérénité quelques kilomètres plus loin, toujours au bord de mer avec des températures qui repassent au dessus de 10° sous l'effet du Gulf Stream.

Hamn et notre bivouac du soir
8 juin 2018 - 230 km - 4h45
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On revient un peu sur nos pas puis nous remontons à nouveau vers le Nord en prenant de l'altitude dans les terres, pas vraiment l'été par ici mais nous croisons quand même des vélos et des campeurs. Intrigué par des boites présentes aux entrées/sorties des tunnels, il s'agit simplement de gilets jaunes pour effectuer la traversée en sécurité lorsqu'on est à pied ou en vélo; on l'emprunte d'un côté et on le laisse à l'autre bout.

Neige sur les hauteurs

On rattrape la côte après un belvédère comme seul les norvégiens savent le faire le long des routes touristiques mais la météo n'est vraiment pas favorable pour le point de vue.

Nuages et pluie sur la côte 

Il en sera de même toute la journée et nous serons content d'être au chaud, le soir venu, dans le fourgon; dommage car ces paysages devaient être magnifique sous le soleil.

La mer dans le brouillard et le bivouac du soir au fond d'un fjord
9 juin 2018 - 110 km - 3h10
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Depuis 3 mois qu'on surveille la météo à Tromso, elle n'a pas variée et ce matin, devinez quoi, il y pleut comme prévu. Bon, il faut y passer alors allons y mais on ne sera pas les seuls sur la route aussi on shunte le centre ville par un tunnel pour aller au jardin botanique arctique mais même le muguet n'est pas en avance cette année.

Renne en liberté et flore arctique 

Il y a aussi la cathédrale arctique d'allure moderne, on restera sur le seuil car il y a un baptême et il faudrait repasser cette après-midi.

Tromso et sa cathédrale arctique

On quitte donc sans regret cette grande ville du Nord-Ouest et on part rattraper la E6 qui file vers le Nord en empruntant un raccourci via deux ferries. Une affiche explique les tarifs en fonction de la longueur et la barre fatidique du 6 mètres. Après c'est tout bon, il arrête de pleuvoir et le ciel s'éclaircit un peu mais on attaque la montagne avec un col à 400 m avant de se trouver un coin sur la côte pour se poser pour la nuit.

10 juin 2018 - 290 km - 5h45
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Passage par Alta ce matin est arrêt au Alta Museum qui présente des expositions sur la culture Samie, présente dans le Nord de la Scandinavie mais aussi sur les tailleurs d'ardoises d'Alta, la pêche, activité dominante dans le secteur et bien d'autres choses.

Alta Museum

Parmi celles-ci, quelques 6 000 gravures rupestres de la fin de l'âge de pierre, vieilles de 7 000 à 2 000 ans. Découvertes dans les années 60-70, une partie a été recouverte de peinture rouge pour une meilleure visibilité mais ce procédé a été abandonné ensuite et le site est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985. On découvrira une partie de celles-ci sur un circuit de 4 kilomètres de pontons aménagés. Moyen d'expression de l'époque, c'était aussi une mémoire sur les événements survenus ou les techniques de chasse et de pêche sans oublier la vie courante.

Les gravures rupestres d'Alta

On quitte Alta en passant par la cathédrale des aurores boréales puis on s'enfonce dans le désert végétal du grand nord en s'octroyant un diverticule vers Hammerfest, ville la plus septentrionale de Norvège et peut-être du monde.

On trouvera notre emplacement de bivouac une dizaine de kilomètres plus loin.

Bivouac face à la baie de Forsøl
11 juin 2018 - 195 km - 3h40