8 meses por America Latina!

Direction l'Amérique Latine à la découverte de ce continent... 8 mois de rencontres, de randos, d'aventures, d'histoires... 8 mois pour prendre le temps, d'observer, d'écouter, de penser...
2 janvier au 28 août 2018
34 semaines

L'appel du grand large, de l'aventure on l'a d'abord rêvé, puis imaginé et on y a pensé, vaguement au départ puis ça s'est concrétisé. Oui c'était possible il suffisait de démissionner ce n'était pas si compliqué!

Alors nous voilà 6 mois plus tard prêts au départ, le sac à dos n'est pas encore bouclé mais le compte à rebours a commencé!

L'itinéraire prévu (photo non contractuelle)
L'itinéraire prévu (photo non contractuelle)

Le 2 janvier direction l'Amérique Latine pour un périple de 8 mois à la découverte de ce continent qui nous attire tant.


8 mois de découvertes, de rencontres, de randos, d'aventures!

8 mois pour s'inspirer, vibrer et revenir transformés.

8 mois pour prendre le temps, d'observer, d'écouter, de penser.


À travers ce blog on souhaiterait que vous aussi vous puissiez rêver, imaginer et même peut être penser à votre futur projet 😊

27
déc
Le boulot c'est finit, départ imminent pour de nouvelles aventures! 😊
2
janv
8 heures d'étape à Francfort, juste le temps d'une bonne bière/saucisse ! 
3
janv

Mercredi 3 Janvier;

(Céline) Notre première impression c'est la chaleur ! En montant dans l'avion nous étions en hiver avec une température proche des 0°C, un temps pluvieux et de courtes journées.

13h40 plus tard nous voici en plein été, car ici le mois de janvier sonne avec chaleur, grandes vacances et calorrr ! Nous n'en revenons toujours pas ! A la sortie de l'avion nous ne sommes pas dépaysés, petite grève du personnel en charge de mettre les valises sur les tapis roulants, 2h plus tard nous partons enfin sacs à dos sur le dos!

Nous regagnons la capitale, celle qui déchaîne les passions, celle qui fait tant parler d'elle: l'énorme et tentaculaire Buenos Aires! Après une rapide étude de marché nous optons pour un Uber, le moins cher et le plus sûr pour rejoindre la ville. Pas très local ok mais bon "poco a poco". Notre deuxième impression sur ce pays c'est la gentillesse des Argentins et le Uber en est déjà une belle première expérience. Il nous dépose devant notre AirBNB, et oui encore une fois pas très local, mais figurez vous que c'est une super manière de rencontrer des locaux et une chambre privée est moins chère qu'un lit dans un dortoir d'hostel!

Après 32h de voyage, une bonne douche est bien méritée et ça requinque! Nous troquons nos chaussures de rando, nos pantalons et pulls contre une tenue plus estivale: tongues, shirts et t-shirts, on se sent mieux!

Le métro Argentin c'est un peu comme le métro Parisien en version vintage. Mieux vaut s'accrocher aux rambardes car le freinage en douceur c'est en option. Dans le métro nous réalisons pour la première fois la diversité des origines de ces argentins. Ils ont toutes les couleurs de peau, toutes les origines et tous les styles vestimentaires, c'est vraiment étonnant de voir tous ces mélanges. On a presque du mal à s'imaginer en Amérique Latine.

Notre première mission est de trouver des dollars argentins. On se dirige vers le quartier des affaires. A notre surprise on se croirait à Wall Street. Les immeubles sont énormes et les signes de richesse et de pouvoir sont partout. Nous entrons dans une banque en espérant pouvoir changer nos euros et nous découvrons une banque digne des films hollywoodien (et de la série "las Chicas del cable"). Du marbre partout, de l'or, un plafond de 20m de haut... Oui l'Argentine a connu ses heures de gloire et de richesse!

Bon, pour changer de l'argent il nous faudra aller dans une banque un peu plus modeste mais tout aussi vintage! Des petites cabines en bois pour plus de discrétion et nous voilà repartis avec nos liasses de billets argentins! On se sent riches le temps d'un instant 🤓

Avec nos pesos en poche nous pouvons enfin manger! Il est 16h et nous n'avons toujours rien avalé depuis ce matin. En tant que Français exigeants nous sélectionnons le meilleur endroit pour notre premier déjeuner. Le long du fleuve sur un terrasse à l'ombre, une salade pour moi et une brochette de poulet pour Monsieur et nous voilà requinqués!

Déjeuner dans le quartier de Puerto Madero 

Nous flânons dans le quartier de puerto madero et partons à la recherche de la mer! Bon en faite; il n'y a pas de mer à proprement dit à Buenos Aires. Ici c'est plutôt l'estuaire du fleuve mais nous découvrons une très belle réserve naturelle. Nous sommes en pleine nature avec une vue sur les gratte-ciels. Le contraste est saisissant! D'ailleurs leur taille immense nous surprend beaucoup! On ne s'attendait pas à voir de si hauts gratte-ciel en venant à Buenos Aires. Mais bon il faut bien loger les 4 millions de Porteños (15 en comptant les alentours).

Ballade dans la réserve naturelle 

Après un balade nature la fatigue se fait sentir et on décide de rentrer doucement et profiter de la piscine! Et oui on ne fait pas les choses à moitié car notre RBnB a une piscine dans l'immeuble! Bon on ne voit pas bien où elle peut être car nous sommes en pleine ville avec des immeubles de 14 étages mitoyens, mais on l'a vu sur la photo! ;)

A vrai dire la piscine était mieux sur la photo qu'en vrai, elle est à côté du parking dans l'arrière cours de l'immeuble et l'eau ne doit pas dépasser les 15°C mais bon maintenant qu'on y est on ne peut plus reculer! 😂

Notre plus grand luxe c'est le temps que nous avons devant nous. Notre vie parisienne était intense, un véritable tourbillon... alors l'idée de se voyage est aussi de prendre le temps. Une bonne sieste de 2h, le réveil est difficile mais il faut de nouveau manger 😅

Nous voilà dans un bar à bière (et oui quand on aime on ne compte pas) du quartier d'Almagro. Jérémie est heureux 🤓



Jeudi 4 janvier

(Jérém) Réveil matinal dans le Airbnb, décalage horaire oblige... mais cette nuit est super réparatrice après ce long voyage!

Après avoir réussi à reprendre connaissance nous nous demandons ce que nous pouvons faire en ce "mardi" "mais non on est mercredi", nous voilà perdus dans les dates... l'iPhone nous met d'accord en affichant le jeudi 4

Ce jeudi se déroulera donc ainsi :

- petit dej en terrasse : nous demandons un café, quelques minutes plus tard un café accompagné de demi lunes (les croissants locaux)

- Nous prenons ensuite le bus. L'air de rien une étape importante de la journée ! On se demande si il y a un concours entre les chauffeurs de bus. Doubler à gauche, tourner à droite et se rabattre car il faut quand même prendre les passagers...

(Céline) - Le quartier de la boca: il parait que c'est un incontournable et nous ne serons pas déçus. C'est un quartier populaire assez "chaud la nuit" qui, la journée est assailli par des milliers de touristes du monde entier. Les maisons sont peintes de toutes les couleurs ça nous rappelle Murano à côté de Venise. Pour éviter de rester dans la masse de touristes, on décide de découvrir les petites ruelles alentours. L'art est partout, chaque bout de mur est l'occasion d'exprimer sa créativité. On adore! Petit détour par le fameux stade de la Boca, Jérém est aux anges.

Le quartier de la Bocca 

On part à la recherche d'un endroit pour déjeuner un peu moins touristique et on n'est pas déçus! Une petite terrasse à l'ombre dans une rue excentrée et nous voilà au milieu des locaux. On sympathise avec le gérant qui semble avoir voyagé dans le monde entier... On note dans notre Google map tous les endroits à voir. Il nous offre même les cafés, vraiment adorables ces argentins!

Il nous recommande un musée du cinéma argentin. On passe y faire un tour ce qui permet de fuir la chaleur pendant quelques temps. Verdict on n'y connaît rien au cinéma argentin! On se note de regarder quelques films cultes pour parfaire notre connaissance du pays.

Glace: on nous a parlé des glaces de Buenos Aires, on nous les a vendu, il fait chaud, on a faim, le moment est venu de déguster! Et on est pas déçus! C'est délicieux...

Ce soir nous dormons chez nos coachsurfeurs que nous avions contacté depuis la France. Ils nous donnent des conseils par WhatsApp et s'inquiètent de savoir si tout va bien, on a hâte de les rencontrer! L'arrivée chez eux est chaleureuse, ambiance latine ! On aura même une chambre pour nous, le grand luxe! Pour les remercier on leur cuisine des crêpes (à la bière évidemment) et ils sont aux anges et nous aussi, elles sont réussies!

Vue du toit de l'immeuble  

Vendredi 5 janvier;

Réveil chez nos super coachsurfers, vraiment adorables... Le temps est menaçant mais nous bravons les éléments et continuons l'exploration. Une pluie de grosses gouttes (la drâche dans le chnord), nous donne l'excuse de prendre un café au Ritz local. On s'amuse de la moyenne d'âge élevée de la population mais on comprend que c'est un passe temps national, très latin d'ailleurs. Ça me fait penser à Madrid, plutôt que rester chez soi comme en France, ici les petits vieux passent leur journée dans les cafés ou dans les parcs, j'adore le concept (noté pour mes vieux jours).

Comme il continue de pleuvoir, on part à la découverte du musée des arts modernes que Thomas (le frère d'Anais qui vit a Buenos Aires) nous a recommandé. Beaucoup de Français; Manet, Monet, Degass, Van gogh, Rodin, mais aussi des espagnols, Miro et mon préféré Sorolla. Je profite de mon nouvel appareil pour mitrailler 😊

Le musée des beaux arts 

A la sortie du musée la pluie est légère, on en profite pour partir à la découverte du célèbre cimetière de Recoleta. On trouve cela surprenant d'aller visiter un cimetière mais une fois dedans on comprend mieux... C'est une ville mignature avec les chapelles toutes plus majestueuses les unes des autres. Chaque centimètre carré est utilisé pour célébrer les morts.

Le cimetière de Recoleta 

Ce soir c'est Jonhy et Santi qui cuisinent, et nous font un succulent diner Colombien! On adore! Surtout le dessert; "platano con queso y membrillo" 😊

Un délice! On a hâte de découvrir la Colombie! 

Samedi 6 janvier

(Jérém) Le soleil revient en force - sur le paradis blanc - Nous commençons la journée en partageant un petit dej dans le Couchsurfing. Nos hôtes veulent nous faire découvrir une nouvelle facette de leur générosité : guides touristique !

Nous partons donc au parc de la mémoire. Le parc est construit en souvenir des victimes de la dictature des années 76 à 83. - Résiste, Prouve que tu existes, Cherche ton bonheur partout, va, Refuse ce monde égoïste -

L'art dénonce sur tout le parc les actes de la dictature, l'oppression, les meurtres... - Il jouait du piano debout, Quand les trouillards sont à genoux, Et les soldats au garde à vous - (hum 😏 j aurais pu faire Cézanne peint ou Diego)

Quelques œuvres du parc de la Mémoire  

Après cette balade nous retrouvons un français ! Thomas que nous retrouvons dans le quartier de Palermo. Un des quartiers les plus chic et à la mode de BA. Nous déjeunons au bord du parc ou nous irons ensuite faire une sieste - évidemment -

Déjeuner dans le bosque de Palermo 

Nous attaquons ensuite le déménagement, 1er bus pour récupérer les clés de l'appartement, 2e bus pour aller chercher les valises et 3e pour ramener les valises à l'appartement. Juste le temps de ce perdre dans les ruelles sombres de BA - si maman, si maman, si tu voyais ma vie -

Nous décidons de passer une soirée plutôt posée à l'appart et de bien nous reposer pour être en forme demain car la ville nous attend.- Les princes des villes. Briller comme une étoile filante C'est l'aventure qui les tente Et puis cet étrange pouvoir Qui s'est glissé dans leur regard Vivre plus vite que les autres Avoir un pied dans le futur Vivre les rêves qui sont les nôtres Et obéir à sa nature Puisque rien de dure vraiment -


Dimanche 7 janvier

(Céline) Réveil dans notre appart rien qu'à nous, on apprécie ce luxe! Ce matin le soleil brille, le ciel est bleu, c'est une belle journée qui s'annonce !

Petit patio de notre Airbnb 


Pour le petit déjeuner, on va dans la première boulangerie sur notre chemin et c'est un très bon choix! Les facturas (qui veut dire factures mais aussi viennoiseries ici), sont délicieuses!


Comme c'est dimanche on décide d'aller découvrir une messe en argentine. Dans la très belle église san Bernardo. Le moins que l'on puisse dire. C'est que la messe est animée ici! Les fidèles tapent dans les mains, le père vient faire son homélie au milieu de l'allée centrale, ça nous plait!

La. Paroisse san Bernardo à cote de chez "nous" 

Déjeuner à l'appart, des fruits et légumes achetés pour quelques pesos au coin de la rue.

Fruits et légumes à volonté ! 

Il est 14h nous partons en bus (notre nouvelle passion) rejoindre nos amis couchsurfers dans le quartier de San Telmo. Quartier très animé le dimanche avec sa "feria" d'artisanat et son marché couvert.

Feria de San Telmo 

Le restaurateur de la veille nous avait recommandé de faire le musée El Zanjón. Pas de publicité ni d'affiches apparentes pour ce musée, c'est du "boca a boca" et une fois de plus ça vaut le coup! La guide nous explique les origines de la ville de Buenos Aires à travers la restauration de cette vielle bâtisse. Au sous sol on découvre les vestiges des premières habitations de Buenos Aires qui étaient construites sur les parties plus basses de la ville. En rachetant cette bâtisse en ruine pour en faire un restaurant, le propriétaire a découvert un trésor archéologique et passera 20 ans à restaurer cet endroit. Au sous-sol, une rivière souterraine a été découverte. Aux origines de la ville pour évacuer les déchets des Porteños, 3 rivières sont creusées pour y jeter "tout ce dont ils n'avait plus besoin". En attendant que la pluie vienne les emporter vers le fleuve... A l'époque il n'y a pas de système sanitaire alors cette solution semble être la plus simple. Le problème se complique lorsque ils se rendent compte que la pluie n'emmène pas tout et que ces rivières deviennent des décharges à ciel ouvert et sont source de maladies en tout genre. Les propriétaires des maisons alentours décident de recouvrir la rivière qui traverse leur propriété en créant un "toit" à la rivière. Les maisons ont continuées de se construire au dessus de ces rivières devenues souterraines. Ce n'est qu'il y a quelques années qu'elles ont été redécouvertes. L'urbanisation est un sujet passionnant et on réalise à quel point la gestion de l'eau et des déchets sont les priorités dans chaque ville en développement.

Museo Zanjón à San Telmo 

Après cette petite pause culture nous retrouvons nos amis couchsurfers pour faire un tour dans la feria de San Telmo. Une rencontre fortuite nous rappelle que le monde des bagpacker s'est un petit monde: nous croisons des allemands et un brésilien rencontrés quelques jours plus tôt par nos couchsurfers. On était 2 puis 6 et nous voila 9 😂

Feria de San Telmo 

On s'installe dans le parc de San Telmo, Santi et Jonhy (nos ex hôtes) invitent tout le monde à dîner chez eux le soir même! C'est dingue d'être aussi accueillants, il y a quelque minutes ils ne les connaissaient pas... Décidément ils nous inspirent ces petits!

Dégustation de melon entre bagpackers 

Le soir même nous voila chez eux pour un dîner entre français, brésilliens, colombiens et allemands. On switch entre le brésilien (que je veux apprendre!) l'anglais et l'espagnol, ce n'est pas évident mais on se comprend!

Le retour en bus à 1h30 du matin est l'occasion de rencontrer un jeune vénézuélien. Il attend avec nous le bus et la conversation s'engage naturellement, il nous parle de son pays... De la crise actuelle, de l'inflation qui les empêche de s'acheter de quoi se nourrir. Il a vendu tout ce qu'il avait et a fui seul, il y a quelques semaines, le pays par les terres. Il nous explique qu'ils sont très nombreux dans son cas et il espère pouvoir faire venir très bientôt sa famille. Et pourtant c'est un pays magnifique avec une culture unique, on reviendra dès que la situation se stabilisera.

De retour chez "nous", décidément on y est bien! Mais bon il ne faut pas trop s'habituer au confort alors dès le mardi nous reprenons le Coursurfing chez Mailen qu'on ne connaît pas encore. C'est dingue ce réseau de Coursurfing, il suffit d'écrire un message sympa pour demander le logement et les gens nous ouvrent leurs portes, en toute confiance!

Lundi 8 janvier:

(Jérém) Ce matin nous ne sommes pas matinaux, nous quittons l'appart vers midi direction la Bocca del Tigre. C'est à environ une heure de train; n'imaginez pas une heure de TGV, mais plutôt une heure à la vitesse d'une micheline dans un train frigorifique... Un vrai marché dans le train : bouées, bonbons, glaces, chewing-gums... les vendeurs passent un par un, tous spécialistes de leur domaine !

Arrivés à Tigre nous découvrons cette petite ville dans l'ouest de BA, construite au bord de l'eau. Plusieurs rivières forment de toutes petites îles. Nous faisons un tour de "lanchas" pour découvrir cela de plus près.

On y découvre un petit coin de paradis, verdoyant et calme. Chaque maison est accessible uniquement en bateau. Toute la vie s'est organisée: le "supermarché" arrive en bateau au pieds de chez eux, les enfants vont à l'école en "lanchas", l'école est de 9h à 14h, l'après midi ils se baignent dans le "rio"... le paradis!

Celine voulait y acheter une maison. 😂

La Bocca del Tigre 

Le soir nous décidons d'aller nous promener dans Parlermo (le quartier jeune et branché de BA). Nous pouvons nous croire dans les rues de Paris ou Madrid. Les terrasses sont pleines, les bières sont de sorties et la musique à fond !

Nous prenons donc place à notre tour sur une de ces terrasses pour tester l'alcool local : le Fernet ! C'est, après la bière et le vin, l'alcool le plus bu ici. Un mélange d'herbes et de diverses racines qui forme un alcool à 40 degrés.

Recette : prenez un verre (une pinte) mettez y 2 shooters de Fernet (à 40•) des glaçons et du coca cola ! Le tour est joué vous avez 500 cm3 de boisson (un peu amère quand même: ça ressemble à la Salerce auvergnate).

Fernet! 

Mardi 9 Janvier

(Céline) Ce matin nous remballons les sacs (on commence à maîtriser cette tâche d'ailleurs), on les a déposé chez le propriétaire et nous voila partis pour notre dernier jour à BA.

On marche jusque dans le quartier de Palermo pour découvrir le Jardin Botanico! Un havre de paix au cœur de la ville. Une belle occasion de découvrir le nom des arbres qui nous entourent depuis 1 semaine (bon on en a retenu aucun mais l'idée était là). C'est aussi l'occasion de mitrailler, j'adorreeee.

El jardin Botanico 

Il est 16h il doit faire 40°C à l'ombre, on a soif, on a faim: on part à la recherche de quoi assouvir nos besoin primaires. 45 minutes plus tard on a enfin trouvé, on dévore notre pic-nique à l'ombre dans un parc puis on pique du nez. Au réveil il 17h30, l'heure à laquelle on avait donné rdv à notre couchsurfeuse oups. A la recherche d'Internet pour lui écrire et on se lance dans un nouveau "déménagement".

L'arrivée chez elle est chaleureuse et ça deviendrait presque une habitude! Son appart est top et notre coup d'œil discret sur le canapé convertible nous confirme une bonne nuit en perspective ;)

Ce soir on cuisine et pour changer: ça sera des crêpes! Nous qui nous entraînions à faire des plats en sauce typiques avant de partir, pour l'instant on se contente d'un grand classique mais ça plait! On découvre que nous logeons chez une grande voyageuse; elle a voyagé pendant 2 ans à travers le monde, en Inde en Chine au Népal... Passionnant! Elle nous explique que ce voyage l'a fait beaucoup grandir et a transformé sa façon de penser. Vivre avec un sac à dos et quelques billets pendant tout ce temps lui ont prouvé que l'essentiel suffit. En rentrant elle a tout donné pour ne garder que l'essentiel; une table un canapé, un lit et quelques vêtements. Belle philosophie de vie. Jérém ne manque pas de me rappeler que je devrais faire de même avec mon placard de fringues 😁

S'engage ensuite une conversation passionnante sur l'Argentine la politique et économie du pays. Elle nous explique les raisons de l'inflation et nous comprenons mieux le pays dans lequel nous sommes. Après de longues années avec un protectionnisme important, le gouvernement actuel de droite ouvre le pays vers l'extérieur. Les impôts des entreprises sont diminués drastiquement pour permettre aux entreprises locales d'être compétitives mais en parallèle les charges courantes augmentent pour compenser. Le coût de la vie augmente et la monnaie se dévalue. La corruption est partout ici. Ce n'est pas aussi rose que ça en a l'air...

Vient le moment tant attendu du maté! On attendait désespérément le moment où l'on serait invités à un maté et le voila enfin!

Pour info le maté c'est mélange d'herbes vertes que l'on boit dans un petit bol typique grâce à une paille filtrante en métal. Le maté ça se partage, mais pas n'importe comment: chacun boit son bol tour à tour, on le remplit d'eau bouillante grâce au Thermos toujours à dispo, puis on le passe au suivant. C'est un peu comme une tisane en version ultra concentrée, un peu amère mais ça passe! Ce qui me fascine c'est que la paille passe de bouche en bouche et que ça ne les dérange pas le moins du monde. Même avec des inconnus, il n'y a aucun problème. Elle s'amuse de ma question sur le risque de maladies en m'expliquant le dicton du maté: "el maté pasa de boca en boca pero sobretodo de corazon a corazon" (le maté passe de bouche en bouche mais surtout de cœur à cœur).

Le maté! 

Mercredi 10 janvier

Réveil sur le canapé convertible de Mailene. Comme beaucoup d'Argentins elle travaille en même temps qu'elle étudie, réveil à 5h45 pour une journée de travail de 6h à 13h pour ensuite étudier le soir. Elle a du mérite!

On se réveille doucement vers 10h (on est en vacances nous hein 😁).

Elle part voyager en Europe alors on lui écrit la to do liste de Paris et Madrid et nous voila prêts au départ.

-D'ailleurs si vous voulez tenter le couchsurfing elle vient à Paris le 28 Février pour une semaine, elle est adorable c'est l'occasion de voyager chez soi!-

En faisant attention à ce que son chat (la prunelle de ses yeux) ne parte pas en même temps que nous et nous voila partis de l'appart prêts à rejoindre notre blablacar local.

Enfin nous voila presque partis car il faut encore sortir de l'immeuble... Oui ici certains immeubles sont sécurisés comme une banque: pour entrer il faut un pass mais aussi pour en sortir! Le "portero" n'étant pas là, nous sommes bloqués à l'intérieur... On réfléchit à la façon de sortir d'ici, heureusement on avait prit 40 minutes de marge en plus (la bonne idée de Jérém). On décide d'appeler un à un les appartements mais l'immeuble semble vide! Enfin quelqu'un répond et nous dit "ahora voy" mais ne descendra jamais. Une deuxième nous dit qu'elle se douche donc descendra peut être plus tard et une 3e nous explique que pour des raisons de sécurité elle ne veut pas nous ouvrir. Je lui explique gentillement qu'elle ne risque rien puisque nous sommes dedans et que nous voulons sortir dehors mais elle n'est pas commode... La peur est un sentiment qui peut nous sauver dans certains cas mais elle est trop souvent une limite aux découvertes, aux rencontres... Je n'ai pas le temps de lui raconter puisqu'elle raccroche. Bon nous voila bien, ça fait 45 minutes qu'on attend et personne en vue.

Enfin arrive notre sauveur, jeune et sympa pour compenser, qui ne comprend pas bien pourquoi on a l'air si contents de sortir de l'immeuble!

On est en retard alors on s'active pour récupérer un 1e bus puis un 2e. On lui écrit pour s'excuser du retard et il nous répond "aucun problème mes chéris". Ouf tout va bien!

En arrivant à la station service on le reconnaît facilement, il a une camionnette et les cheveux roses... L'aventure continue!

Fin de Buenos Aires la suite des aventure dans une nouvelle étape: Mar de Plata !


Quelques curiosités locales; ca nous a surprit alors on vous partage!

Les "asados" sont partout; de la viande et encore de la viande! 
L'arbre de Noël à côté du palmier par 38°C à l'ombre, ça surprend!
Ici on répare tout! 
Coca cola est partout!! 
10
janv

Mercredi 10 janvier (suite)

Je vous écris depuis la voiture : je préfère écrire en direct ce qui se passe afin de ne rien oublier car c'est plutôt drôle. Nous sommes sur l'autoroute à environ 70km/h soit moitié moins que le max.

Le 4X4 est à fond ! La musique résonne ! La clim, pardon les fenêtres sont ouvertes en grand. Direction Mar del Plata !

Tout à commencé quand nous retrouvons notre covoiturage. Nous sommes 5 dans la voiture, 4 blablacar et le conducteur cheveux roses ou jaunes (et un chat).

Un gato feliz 😉

La voiture, une vieux 4X4 avec des écritures de l'ex URSS sur le côté. Le capot est ouvert le bidon d'huile posé sur le moteur.

La famosa camioneta!

Nous partons dans cette fournaise d'environ 40•C pour un trajet de 4h en théorie mais nous l'avons bien compris il sera beaucoup plus long. Tiens Celine s'aperçoit que sous ses pieds nous voyons le bitume!

Le chauffeur prend ses marques quelques gauches droites, quelques rajustements un peu secs... le téléphone à la main switchant entre la musique (car évidement pas de radio dans la voiture seule une petite sono Bluetooth) et le GPS. Quelques voitures nous frôlent mais elles assurent mieux que notre chauffeur. Car il faut le dire la conduite n'est pas au top...

Une fois sur l'autoroute l'ambiance dans la voiture est bonne, il est donc l'heure du maté ! Nous sommes rassurés quand le pilote refuse le maté car déjà qu'avec les 2 mains c'est compliqué (et encore plus rassures quand il refusera le joint proposé par un covoit quelques minutes plus tard).

Parlons un peu du paysage : bah c'est plat comme la Beauce ! Des pleines vertes un peu jaunies par la chaleur, quelques arbres pars-ci pars la. Du bétail, principalement de la future viande rouge. Des maisons de haute sécurité, pour le weekend des argentins les plus aisés. La route est comme neuve, grandes lignes droites et quelques virages que nous prenons tout en "douceur". Tous les 100m une affiche publicitaire d'au moins 6m par 3m.

Ah il est l'heure de faire le plein, bizarre on a pas fait tant de km que ça... on en profite pour se rafraîchir et mettre de l'huile dans le moteur. Et c'est reparti, un petit doute nous envahit "le coffre est mal fermé ? Les valises !!". Fausse alerte, c'est un bruit normal. Notre chauffeur musicien nous propose une playlist plutôt rock US en cette 2e partie de trajet (c'était argentin en 1ère). Chaque changement de musique s'accompagne par un "petit" coup de volent. La batterie de la petite sono l'achat et fut remplacé par un splendide concert de notre chauffeur... voix et orchestre. Il commence a nous agacer un peu... mais bon on fait avec.

Nous arrivons enfin à Mar del Plata après 6h de route, un quasi Paris Bordeaux (ou plutôt bordeaux paris car nous avons perdu quelques degrés)/et pourtant sur la carte nous n'avons pas beaucoup avancé !

Un trajet épique! 
Un poco del viaje... 

Il y des jours ou l'on se dit qu'on aurait peut être mieux fait de rester au lit. Des jours où tout semble plus compliqué... Ce mercredi était un de ceux là. Apres 45" d'enfermement dans le hall d'immeuble ce matin et ce trajet plutôt épique en voiture c'était déjà pas mal pour une journée. Mais jamais deux sans trois alors on attendait la troisième et elle ne sera pas décevante...

Arrivée dans Mar del Plata vers 20h notre chauffeur nous dépose jusque devant notre nouveau couchsurfing, super sympa car nos sacs sont lourds et marcher 30 minutes avec 14/17kg sur le dos c'est moins drôle. On a perdu 10 degrés un petit pull n'est pas de refus. C'est une maison un peu abandonnée mais le cadenas sur le portail nous indique qu'il n'y a personne... Bizarre il nous avait dit qu'il y aurait quelqu'un en arrivant... On se connecte sur le site couchsurfing et surprise, il a annulé quelques heures plus tôt. Bon réfléchissons, il faut trouver un endroit pour passer la nuit. On décide de marcher vers le centre mais on réalise que les distances sont énormes. En passant devant un centre commercial et on décide de s'y arrêter pour chercher une connexion internet et réfléchir à la meilleure solution... Jerem cherche les campings et les Hostels quand je tente le couchsurfing (tomber de cheval et remonter tout de suite pour ne pas rester sur une chute). J'envoie un, deux, trois... quinze messages avec une petite touche de détresse pour faire marcher la pitié. Pas de réponse... En même temps il est 21h c'est un peu tard pour accueillir de parfaits inconnus. Dans une dernière tentative je me souviens que l'on nous a parlé du chat du site. En direct il suffit de dire ce que l'on souhaite faire sur le moment et avec un peu de chance quelqu'un répond. Je me connecte au chat "tomar unas cervezas" alors que c'est la dernière chose à laquelle on pense en ce moment mais c'est une bonne pioche! Un mec m'écrit je décide d'aller droit au but (le centre commercial ferme et nous devons quitter les lieux ce qui veut dire que nous n'aurons plus internet). "Salut on aimerait bien se joindre à vous mais notre couchsurfing nous a fait un faux plan on cherche un logement pour ce soir." Il nous répond qu'il est avec un groupe de couchsurfers et qu'il se renseigne... Les minutes passent, le centre ferme on est à la rue avec nos sac sur le dos. En attendant on appelle quelques hostels et on trouve une option de secours dans un hostel pourri et ultra cher. On s'apprête à y aller lorsque mon téléphone vibre, c'est bon il nous a trouvé un logement! Quoi??? Wahou!! Il faut les rejoindre à l'autre bout de la ville, ils prennent des bières, ils nous attendent et notre hôte est avec eux. Pas le temps d'avoir plus de détails, on se regarde on se demande si jamais 3 sans 4 ou si il faut prendre des risques? La décision est prise au pire on a une tente, on trouvera un rond point ou autre.

On rejoint l'arrêt de bus, il est 22h on se demande si il y a encore beaucoup de bus à cette heure la... On attend, attend et tout d'un coup tout s'accélère, un bus arrive, la carte de bus tombe, on se baisse et au moment de lever les yeux le bus 511G passe devant nos yeux à toute vitesse!! Nonnnnnn Bon surtout rester calme, il y en aura surement d'autres, j'admire la capacite de Jeremie à rester calme et positif dans ce genre de situation... Moi je commence à me demander si on n'est pas en train de prendre une mauvaise décision. Mais non une décision prise et c'est tout, on ne revient pas dessus, en plus ils nous attendent! 20 minutes plus tard un nouveau bus 511G passe ouffff.

Une fois dedans on souffle un peu. Un latino me laisse gentiment sa place, non je ne suis pas enceinte mais d'un gros sac à dos alors oui j'accepte! Il nous demande d'où on vient on ne lui dit pas grand chose de nous mais il nous montre un centre d'hébergement d'urgence et nous expliquant que c'est pour toute personne qui a besoin d'un logement, qu'ils donnent un lit et à manger. Et nous explique que lui vit dans la rue, on ne lui a pourtant pas raconté nos aventures mais c'est un petit signe envoyé pour nous rappler de ou nous venons... On arrive dans la rue du fameux bar, il n'est pas évident à trouver car on n'a qu'un numéro de rue. Ca y est on a trouvé, on réalise qu'on ne sait même pas comment s'appelle notre sauveur mais leurs sourires accueillants nous rassurent, nous sommes au bon endroit!

Encore un groupe de personnes le coeur sur la main. Nous sommes une quinzaine, la bière artisanale est délicieuse, le ceviche qui l'accompagne un régal: c'était une bonne décision! On parle voyage, aventures, des étoiles pleins les yeux la magie est là (la bière aide peut être aussi). Un mec nous annonce qu'il bosse dans un hostel canon à Ushuaia et nous accueille, nous emmènera faire des randonnées en pleine nature, on dormira dans des cabanes abandonnées, décidément on a fait le bon choix!

Le bar ferme, notre futur hôte, Juanjo nous emmène chez lui avec sa Mini, il a l'air adorable et on ne se trompe pas! Arrivés chez lui nous en revenons pas... une maison avec piscine, décoration de magasines, il est photographe on est bien bien bien!!!!!

Juanjo est un grand prince et insiste pour nous laisser son lit car on y sera mieux pour dormir, lui dormira sur des cousins de son canapé. On est gênés mais impossible de le faire changer d'avis... C'est donc dans un lit kingsize d'une maison avec piscine qu'on dormira cette nuit, oui décidément ce SDF rencontré plus tôt était un message...


Jeudi 11 Janvier

Réveil dans notre château, le petit déjeuner est servis en bas, la piscine "esta aqui para ser util"... On en oubliait presque que l'on est des bagpackers...

Petit déjeuner local, que rico! 

Après une matinée piscine, soleil, et séance photo (de lujo)...

Séance photo par notre nouvel ami photographe 

Juanjo nous emmène découvrir une plage cachée...L'aventure continue!

Excursion à la playa escondida 

Soudain la météo change et on croit entendre du tonnerre dernière nous... Etrange non ca doit être le bruit des vagues... Le bruit devient de plus en plus précis, soudain on aperçoit des éclairs! Vite on remonte, lorsque l'on aperçoit une vague de nuages impresionante venant sur nous! Quelques photos et nous voila en camino!

Soudain un orage arrive, impressionnant! 

De retour "a la maison" car il pleut (il drache même). C'est l'occasion de se faire un petit maté! Et de perfectionner notre connaissance de l'art du maté car oui c'est un art! "Celine no toques la bombilla!" Me dit Juanjo quand j'ai le malheur de toucher la paille en métal.

Ce soir Juanjo nous prépare le diner; au menu de la viande et encore de la viande!

Repas du soir, nous sommes que 3 mais il y a de la viande pour 10!

Vendredi 12 janvier

Petit Dej de lujo!

Juanjo nous emmène ensuite en mini pour découvrir la ville. On passe devant le centre naval du sous marin qui a été perdu il y a quelques semaines. Les familles sont devant et demandent de continuer les recherches. 43 marins sont prisonniers des mers au large de l'Argentine, ça donne des frissons...

Les familles des marins disparus 

Puis il nous laisse à l'autre bout et nous propose de faire une ballade de près de 4h en longeant la plage, oui la ville est grande!

Il nous dépose devant le musée marin (à part des toilettes propres il n'y a pas grand chose à voir).

Escultura de lobos marinos devant le musee 


Si vous cherchez une plage tranquille, Mar Del Plata en pleines vacances scolaires, c'est l'endroit idéal! 😂Mais ou est Charlie?!

Et vous n'avez pas le son car c'est assez unique. Imaginez vous assis sur cette plage... Vous avez enfin réussi à trouver un endroit pour vous installer lorsque passe un vendeur de churros. C'est amusant à regarder mais il cri un peu. Vous n'avez pas le temps de l'observer qu'arrive cette fois un vendeur de tatouages en urlant, suivi de près par un vendeur de maillots de bain, puis un vendeur de glaces, puis de pop corn, de barbe à papa, de boissons... Hargggg stop fuyons!!

Mais où est Charlie?! 


En fin de journée il vient nous chercher (oui de lujo) et nous emmene voir le port de pêche et la réserve des Lobos marinos.

Maté au bout de la jetée, on nous confondrait presque avec les locaux 😂
L'art du maté! 

Puis le port de pêche avec la lumière de fin de journée, magnifique!

Le port de pêche en fin de journée  

Ce soir on se fait beaux car on sort retrouver d'autres couchsurfers dans le centre! Je mets mon unique robe, un peu de rouge à lèvres et c'est parti pour le show. Très bonne soirée on rentre à 4h du matin il est tard car demain on se lance dans le stop! Objectif faire 5h30 de trajet avec la force du pouce, on appréhende un peu! 😁

Aventures à suivre!

Ps: N'hésitez pas à laisser un commentaire ca nous fait trop plaisir!

13
janv

Il ne peut pas y avoir que des hauts dans une aventure de 8 mois et on y était préparés...

Ce matin Juanjo nous dépose au meilleur spot de stop pour se diriger vers le sud. Ils nous a préparé des sandwichs des fruits, et on a une magnifique affiche avec les noms des villes où l'on souhaite aller. En suivant les conseils de Sarah et Marco on a indiqué une ville plus proche que notre objectif du jour pour ne pas les effrayer (notre objectif Bahia Blanca est tout de même à 5h30 de voiture). Il nous dépose on est au taquet!! Souriants l'affiche à bout de bras et les pouces en l'air! Au taquet! On est convaincus que notre bonne étoile nous suit et que l'on va trouver d'ici 10". On est même presque exigents avec les voitures que l'on croise. Non ce camion ne va pas assez vite, pas lui, cette voiture est pourrie pas eux plutôt celle la. Puis les minutes passent... Ça fait déjà 30" qu'on est plantés la. Notre gorge commence a piquer ça doit être la pollution, en même temps vu le flux incessant de véhicules (dont un certain nombre crachants de la fumée noire) c'est assez logique que ça soit pollué. Mais peu importe l'objectif est là on y va! On ne se laissera pas démonter! Le temps passe encore, ça doit bien faire 1h. Il paraît qu'il faut de la témérité pour faire du stop ok on en a on ne lâchera pas! Certains nous sourient ils ont l'air sympas! Mais ceux là nous font le signe qu'ils vont ailleurs. C'est d'ailleurs souvent les plus pauvres qui sont les plus sympas! Leurs sourires nous encouragent mais le temps passe! On voit un bus 2 étages direction Bahia Blanca passer! On lui fait des signes, il s'arrête un peu plus loin. Je cours le retrouver et lui demande en souriant si on peut monter, il me répond oui sans souci mais en payant le billet. Heu oui évidemment c'est le jeu, je demande le prix et je fait un bon: 900 pesos argentins par personne soit 40€! On le laisse partir un peu hésitants. On les a les 40€ et puis on a économisé en couchsurfing mais bon le principe du jour est le "dedo" alors on se remet en place!

Les minutes passent, ça fait maintenant 2h qu'on attend... On réalise qu'on est sûrement en train de perde les bus de la journée pour le sud... On réfléchit et se dit qu'on aura essayé, on nous avait prévenus on est dans la province de Buenos Aires et c'est beaucoup plus complex..

Direction la gare routière pour chercher un bus. Arrivés là-bas c'est une véritable fourmillère! Il y a des bus pour tout le pays! Vite on ne perd pas de temps et on se dirige au guichet. Le verdict tombe, il n'y a plus de bus direct pour le sud. Hooo merde on avait pas pensé à cette option...

On tente un autre guichet et on trouve un bus qui part dans 15" pour Bahia Blanca et il coûte 900pesos. C'est ok on paie et on a juste le temps de monter dans le bus. Ouf c'est pas mal aussi le bus... Petite sieste réparatrice car la nuit de la veille à été courte... Et on réalise qu'on a des films sur l'iPad whaou trop cool! Ça sera le film Dalida, on adore! Arrivés à 22h on court vers les guichets de bus pour prendre un nouveau bus direction le sud, comme ça on économise la nuit d'hôtel. Bon il n'y a plus de places... En même temps on est en pleines vacances scolaires c'est logique... C'est pas grave on dort ici ce soir et demain on se relance dans le stop!

Un petit coup d'œil sur le net et on trouve un hostel, j'appelle il reste de la place dans une chambre partagée pour la modique somme de 6€ ok ça nous va! Je demande au mec comment venir il me dit qu'il vient nous chercher, trop bien avec plaisir!

Sur le chemin il nous confirme que nous sommes dans la ville la plus moche d'Amérique latine haha ok ça a le mérite d'être clair. Mais nous donne de l'espoir en nous disant que le stop est beaucoup plus simple ici, les gens ne sont pas méfiants comme dans la province de la capitale. Cool ça nous rebouste!

L'hostel est authentique! Ça nous plait! Bon la chambre est spartiate mais on s'y attendait vu le prix... La femme qui partage notre chambre n'est pas très locace et ne répond pas à notre Hola! Bon tans pis on fera sans elle. On a soif et on a faim alors on dépose innocemment nos affaires et on repart dans le salon.

On part se chercher une pizza quelques rues plus loin et le petit détour dans la ville ne nous donne pas envie de rester, ça ressemble à une ville fantôme bhou... Une pizza et une bière plus tard nous partons nous coucher.

Notre "copine" de chambre nous réveille bruyamment en prenant soin de claquer la porte, merci cherie 😡

Au réveil Jerem fouille dans le sac pour rechercher l'iPad mais il n'y est plus!! What??! On fouille et refouille mais non. Notre "copine" est partie avec!!!! Merde on ne peut rien faire. On a les boules ce matin...

14
janv

La roue tourne et notre chance revient au tournant !

Ce matin en partant de l'hostel Jerem ne souriait plus et c'est rare. Ouf ca n'a pas duré une petite blague et c'était reparti, ce n'est que du matériel... et on en avait pas obligatoirement besoin. Bon c'est sûr que c'est plus agréable pour le blog mais tans pis on fera sans! On prend ça comme une leçon, on ne fera plus confiance aveuglément. Les femmes aussi peuvent voler c'est noté, on utilisera les casiers et nos cadenas dans les hostels. Ouf que mon nouvel appareil photo n'ait pas été volé car je pense que je m'en serais pas remise!

En attendant le collectivo pour rejoindre notre point de stop 

On part à la recherche d'un "colletivo" (bus de ville de courtes distance) pour rejoindre la route du Sud. On n'oublie pas de s'arrêter acheter de quoi manger car l'expérience nous a montré que le "dedo" demande de la patience. On retire des pesos car on ne sait jamais. Petite chasse au trésor matinale pour trouver le numéro de bus et son arrêt. 30" plus tard nous voilà dans le colectivo, on discute avec une locale qui elle aussi fait du stop pour rentrer chez elle. Elle nous dit qu'elle met maximum 30" pour être prise ca nous rassure on devrait y arriver alors!

Nous descendons, une route goudronnée, un soleil qui tape, autour la Pampa. On sort notre affichette plein d'espoirs. Je n'ai pas le temps de me mettre de la crème solaire qu'un camion ralentit et s'arrête à notre niveau. Whaou on y croit pas! J'ouvre la porte il nous dit de monter, mettez vos sacs sur le lit derrière. Je ne vois qu'un seul siège passager mais je comprends que le 3e siège est le lit, parfait! À peine à bord il nous dit qu'il va en tierra de fuego et qu'ils nous y emmène si on veut, oui la chance est de nouveau de notre côté!

Notre magnifique camion stop! 

C'est la première fois sur nous montons dans un camion alors on est comme des enfants! C'est un peu comme dans une maison miniature, il y a le lit (la chambre), la salle de bain dans la portière ( collection de gels douches), la cuisine (à l'arrière du camion), les placards (au dessus). Nous sommes dans le salon, la chaîne stéréo est à fond, vue paronymique sur la Pampa, on est biens!

La Pampa à perte de vue

Notre sauveur s'appelle David et nous annonce d'entrée de jeux qu'il n'aime pas le foot (ouf pour moi) et ne boit pas de maté (dommage on s'en serait bien fait un petit). On découvre le monde des camionneurs...10h de conduire par jour, 60jours de route loin de chez soi puis 15 jours de repos, c'est dur! 2 mois loin de ses proches et de longues journées de solitude... mais il ne se plaint pas. Il adore même son boulot, la tranquillité, la solitude, il est fait pour ça nous dit il!

On sort notre carte pour lui demander conseil, c'est bête il va jusqu'en bas mais nous descendrons à Puerto Madryn 

Il nous explique qu'il n'a pas le droit de prendre de passagers normalement, si son entreprise le savait elle pourrait le sanctionner. On comprend mieux pourquoi le stop n'est pas si évident. Il nous dit qu'ils nous a prit car on avait l'air de touristes et comme on etait bien habillés ça l'a rassuré. Ca nous amuse car on se sent pas particulièrement fashion...

On dépasse un mini salar, un aperçu de ce qu'on verra au Nord 

Et puis il faut passer le temps, si on s'arrête à puerto Madrin ça fait 9h de route environ c'est beaucoup! Alors on discute enfin plutôt, je discute avec lui car son accent n'est pas évident à comprendre...

Et pour se distraire il y a la musique! Alors on branche un téléphone et c'est France Galle, Johnny Halidays, Patrick Bruel et Michel Berger qui nous accompagnent! Le moment est plutôt magique 😂il adore!

Jerem sur le lit du chauffeur, il est bien 😉

Je réalise ce que veut dire "mondialisation" lorsqu'on se rend compte qu'on est fans de la même série de Netflix "l'espionne de Tanger". C'est ma série préférée (bon ok la seule que j'ai vu) et je peux enfin en parler dans un camion en Patagonie...

Une petite pause pipi, le temps de refroidir le moteur. 

On est passés sur de la musique locale, la stéréo est toujours à fond et j'hésite à mettre discrètement mes boules caisses car j'ai peur de devenir sourde 😂

Petit problème de moteur 😂

La route est droite, la Pampa est toujours la, rythmée par quelques feux de pampa à cause de la chaleur. Difficile de ne pas s'endormir décidément ils imposent le respect ces camionneurs...

Couché de soleil sur la Pampa 
La nuit tombe, la musique elle reste bien là! 
15
janv

Lundi

Grande journée ! Nous avons décidé de faire du camping ce soir !! Tout est prêt : tente, sacs de couchage, matelas et tous les outils indispensables du vrai campeur. Nous sommes un peu pressés de planter nos sardines ! D'ailleurs ce sera dans le sable de la péninsule Valdes. "Petite" presque île classée à l'Unesco pour sa faune (principalement marine) et sa flore. Pour fêter cela nous avons acheté notre propre maté ! Nous allons pouvoir mettre nos connaissances à exécution.

Notre premier maté "casero"! 

Nous arrivons donc après un petit voyage en bus à Puerto Pirámides. Super surprise le camping est à moins de 10 mètres de la plage ! Nous choisissons le meilleur emplacement boussole en main pour être à l'ombre le matin et au calme. Pas de souci particulier sur le montage de la tente on s'était entraînés cet été. Après un après midi bronzette et repos sur la plage nous profitions un peu par hasard du coucher de soleil depuis cette magnifique plage entourée de falaises. Maté en main évidement !

Couché de soleil avec un petit maté 😊

Le coucher de soleil laisse place à la Voie lactée... décidément nous enchaînons les merveilles de la nature à Valdes.

Couché de soleil 

Il est l'heure de nous reposer dans notre luxueuse tente... enfin c'est sans conter la famille qui s'installera vers 1h du matin dans un vacarme monstre !


Mardi

De nouveau réveillés par la même famille ! En ouvrant la tente nous comprenons mieux en apercevant la famille Tuch face à nous. Bref il est l'heure du maté ou du café ! Nous profitons de la marée basse pour aller découvrir les grottes quelques kilomètres plus loin... nous devons traverser une plage paradisiaque et déserte. Nous y déjeunons sur une petite crique quasi les pieds dans l'eau... oups ce sera petits pois pas cuits, j'ai pas pris les avocats 🥑 . Mais le paysage nous comble.

Conserve de petits poids ce midi miam 😂
Petit coin de paradis  

Aujourd'hui il fait très chaud nous avons pris des couleurs, un peu de rouge par là et un peu de brun par ici. Un peu plus à la fraîche, en fin d'après-midi on souhaite prendre de la hauteur. Nous choisissons d'escalader en tongs la falaise (oui car les chaussures de randonnée sont dans la tente... à 100 m). Une fois en haut on y découvre un magnifique paysage : mer d'huile d'un côté, montagnes de l'autre et entre les deux des falaises.

Vue d'en haut, c'est beau! 

Ce soir nous troquons le maté au vin pour profiter des dernières lueurs sur la plage et écrire un mail à nos anciens collègues. Petit aparté sur le vin argentin : très tannique et avec beaucoup de caractère, c'est un raisin qui a prit le soleil. A déguster avec une bonne viande rouge !

Ce soir je propose une soirée supère romantique avec la pizzeria du coin et notre fin de bouteille de rouge que nous finissons discrètement avec nos verres en plastique. Cf vidéo, pas besoin d'avantage de détails...

Nous observons une dernière fois la Voie lactée avant de retrouver notre tente au calme, surprise la famille Tuch est partie !!!

Camp de base 
16
janv

Mardi 16 Janvier

Il est 7h15 du matin, le réveil sonne, vite on l'éteint pour ne pas risquer de réveiller nos voisins de tente. Il fait déjà chaud à l'intérieur alors on ouvre les portes "para que circule el aire". La nuit a été une fois de plus animée autour de nous. Le bar du camping qui est pourtant à plus de 300m a semble t il organisé une petite soirée électro, car on a eu le droit aux tremblements de basse jusque 6h30 du matin. Mais il semblerait que notre capacité à dormir dans toutes les conditions s'améliore car malgré tout la nuit fut bonne! Bon certes le réveil pique une peu mais on aura le temps de dormir plus tard... Il nous faudra 45" pour tout remballer et faire rentrer notre campement dans nos sacs à dos. Et c'est du sport! Rouler les sacs de couchage ultra chauds achetés pour nos trecks en montagne et les compacter pour qu'ils rentrent dans les sacs, pareil pour les matelas auto-gonflants, puis la tente ultra légère et nous voila prêts juste à temps! Le temps de monter dans le bus qui nous emmène à Trelew, où l'on pourra récupérer la route 3 et tenter le stop jusqu'au sud! Objectif 1730k restants 😂

Les distances sont tellement énormes ici on en revient toujours pas! D'ailleurs les argentins s'amusent de l'Europe en disant que c'est un mouchoir de poche.

2h plus tard nous voila à Trelew, on se renseigne sur les bus (on ne sait jamais). Et le prix pour Ushuaia est de 3100 pesos soit 145€ par personne (plus de 22h de route sans stop). Bon ok on se remet au stop (ici au dedo)!

Petit détour par le centre de la ville pour se connecter à internet et boire un grand café! Tiens me dit Jérémie l'iPad a été connecté au nord de Buenos Aires, on vérifie l'adresse avec les données de notre voleuse (l'hôtel nous a envoyé ses données) et oui ça correspond! On a la confirmation c'est bien la voleuse! 😡😡

On a appris qu'elle avait donné un papier à l'hostel à la place de ses papiers d'identité car elle l'avait perdu le matin même. Sur le papier de déclaration de perte elle raconte qu'elle vient rendre visite à son fils en prison et qu'elle a perdu ses papiers dans le taxi. Je lui écris un message de menace en disant qu'on sait qui elle est et où elle habite et que si elle veut éviter tout problème avec la police elle doit nous écrire et on lui donnera une adresse pour l'envoyer à Buenos Aires. Je rajoute si elle ne veux pas de problème pour elle et son fils... Bon on y croit pas trop mais on se sait jamais...


On passe faire un petit plein de bouffe chez Carrefour, on a de quoi tenir un siège! On ressemble de plus en plus à des manouches avec notre sac de courses 😂.

L'objectif est maintenant de trouver un bus pour se rendre à la "routa 3". La chasse au trésor commence! Tous nous donne un numero de bus différent... Je redemande à un monsieur d'une 50aine d'années, en chemise et mallette à la main. Il nous raconte que son père est français, qu'il est venu à 20 ans en Argentine en tant que bagpacker et qu'il y est resté! Et il enchaîne; "aller je vous y emmène en voiture"! Whaou trop cool! Encore un ange sur notre route! C'est un entrepreneur et on comprend qu'il a bien réussi. Il s'arrête à une boulangerie et revient avec 3 bouteilles d'eau et des empañadas délicieuses pour nous! On en revient pas! Ça fait à peine 5" qu'on le connaît et il nous emmène et nous nourrit! Décidément ils nous inspirent ces Argentins! Ils nous dépose à la station service et nous donne sa carte de visite au cas où on en a besoin. Incroyable!

C'est donc reboustés comme jamais que nous voila les pouces en l'air en plein cagnard! Pour se protéger du soleil Jerem se fait un magnifique turban sur la tête avec mon foulard, on est beaux! 😂

Bon ce qui nous inquiète un peu c'est que nous ne sommes pas les seuls à faire du stop, un autre couple est là aussi. Mais bon "a ver si hay suerte para todos"!

Un camion s'arrête et récupère le couple après nous, la voie est libre. On se place à leur emplacement stratégique à la sortie de la station essence et on voit sortir à l'instant un camion. Je lui fait coucou en souriant, il s'arrête on court, j'ouvre la porte lui demande où il va et nous voilà partis! Whaou trop bien!!

Ce camion est plus moderne que le précèdent et il y a même une plaque de gaz pour faire chauffer l'eau du maté. On aime!

On est contents  

On discute et il nous apprend qu'il est chrétien depuis 3 ans, il nous raconte sa rencontre avec le christ, la façon dont cela a changé sa vie, lui a apporté la joie et la paix intérieure et lui a même ramené sa famille. C'est beau, ça me touche. Je lui dis que moi aussi je suis chrétienne et que je vois aussi beaucoup de signes de l'amour de Dieu sur notre route. Tous ces signes sont de beaux messages. Pour moi après tout ce qu'on vit il n'y a plus moyen de douter de son existence. Ma grand mère récemment montée au ciel nous guide aussi j'en suis convaincue!


Roberto notre chauffeur nous montre son instrument de musique assez unique. Une corne de "carnero", instrument religieu appelé chofar ;)


Après 7h de route sans pause toilettes nous voici enfin arrivés à Calete de Olivas. Il est 21h nous y passerons la nuit! Dans un petit hôtel très authentique! Au bord de la route mais vu sur mer s'il vous plaît! Et nous avons notre propre salle de bain. Après 2 nuits de camping avec restrictions d'eau c'est le grand luxe!


Dodo car demain on se réveille tôt pour tenter de trouver un camion/une voiture qui fasse les 16h de route pour Rio Grande, bon oui on est optimistes on le sait! 😂

17
janv

Jeudi 17 Janvier

A Eric L.

Aujourd'hui à 7h15 le réveil a sonné

Pour faire du stop toute la journée

Pour aller le plus loin possible, jusqu'à l'extrémité.


Sortie de l'hôtel depuis quelques pas

Que déjà un argentin s'arrête et nous aida

Il devait être plutôt matinal

Pour nous déposer à l endroit idéal


Une orde de chiens errants

Qui finalement n'était peut être pas si méchants

Mais nous empêchant

De faire du stop tranquillement

Au rond point nous essayons vainement

Avec un vent décoiffant


Puis nous retrouvons le point idéal en haut de la colline

Quelques minutes d'attente et tous se termine


Ou plutôt commence, quand la famille d Ushuaia

Les 2 enfants, la maman et le papa

A quelques mètres de nous s'arrêta


Dans une mini camionnette nous montons

A bord de ce fourgon nous réalisons

La chance que nous avons

Car directement vers Ushuaia nous roulons


Tranquillement quand même

Car comme nous, c'est la nature qu'ils aiment,

faire des pauses pour manger

Et partager le maté


Tous ces guanacos

Des lamas locaux

Que nous regardons les yeux ébahis

Comme dans un safari

Dans cette immense pampa

Ou le soleil ne se couche pratiquement pas


Faire des rimes ca prend du temps

Mais ce chemin est inspirant

Que ces quelques lignes que je doigte

M'occupe durant ces grandes lignes droites

De longueeeees lignes droites 

Vendredi 18 Janvier

5ème et dernier jour de route vers le bout du monde. Et oui ça se mérite "el fin del mundo"!

Hier nous avons eu une chance folle, rencontrer à 1276km de l'objectif (dont 3 passages de frontières et un bac), une famille qui rentrait de vacances chez eux à Ushuaia! C'est comme si vous étiez à Marseille et vous trouviez une voiture directe pour Londres. C'est plutôt rare!

Ça change du camion, on partage pendant deux jours la vie d'une famille. Ils nous parlent d'Ushuaia, ils y sont depuis 34 ans! Ce petit village isolé qui est devenu une ville. Le gouvernement paie 80% plus pour attirer les argentins dans cette île entourée par le Chili. C'est une volonté politique car c'est un lieu stratégique pour l'Argentine.

Notre famille nous racontent le quotidien de la neige et du froid, les longue journée d'hiver avec seulement quelques heures de jour par jour. Hum je comprends pourquoi le gouvernement tente de les attirer!

Ils reviennent de la plage et ils auront fait 3 jours de route aller et pareil pour le retour! Quand je pense à nos expéditions familiale de 10h de route pour aller dans le sud on était des petits joueurs en faite! 😂

Hier soir après 8h de route on s'est arrêtés dans un petit hôtel très simple mais qui fera sont affaire!

Ce matin à 9h30 nous voilà repartis pour le dernier tronçon, arrivée prévue 18h, mais ça sera plus long que prévu...

Aujourd'hui on sort et ressort de la voiture; passage de frontière chilienne, puis passage d'un bac, puis sortie du Chili et enfin entrée en Argentine! Whaou c'est compliqué d'aller au bout du monde! On ne parvient plus à retirer de l'argent donc les pesos sont comptés, j'espère que ça va marcher à Rio Grande!

Il est 17h les frontières sont finies mais il reste encore 3h de route et une pause déjeuner/diner. On a hâte d'arriver! Comme on a pas eu internet depuis un petit bout de temps on ne sait pas encore où on dort ce soir. Mais bon pas d'angoisse particulière "Todo ira bien!"

Passage en bac 

Une chose est sûre on a hâte de bouger nos gambettes et découvrir la nature! Et la nature nous en avons un avant gout avec une arrivee en terre de feu assez magique. Nos amis nous emmènent dans des endroits isolés de tout touriste, c´est beau!

Le lac Fagnano d´eau douce mais avec des vagues comme en pleine mer!

Petite pause nature. On aime!

Vue panoramique du lac et du fameux van dans lequel nous venons de passer 2 jours!
Autre vue panoramique avant Ushuaia 

Arrivée à Ushuaia à 22h au lieu de 18h. Petite pluie fine de bienvenue. Nous y sommes! Il ne reste plus qu´à trouver un hostel (une aventure).

Arrivee a Ushuaia après un long périple! 
19
janv

Samedi 20 Janvier

Aujourd´hui on se dégourdit les jambes! Réveil dans notre magnifique hostel avec vue sur mer ! Aucun ronfleur à déclarer, la nuit fut bonne. Comme prévu c'est une journée sportive, nous partons en rando pour nous dépenser ! Nous choisissons une randonnée simple d´environ 2h : le glacier Marcial. A la sortie de la ville nous trouvons les premières traces de ce trek, guidés par des trais jaunes tous les 3 mètres, nous ne pouvons pas nous tromper. Un vague souvenir du chemin de St Jacques de Compostelle nous revient.

Et pour confirmer notre réputation de bagpacker geek nous avons téléchargé une super app de randonneurs : Wikiloc (suivi en direct de notre géo-localisation par rapport au tracé). Évidemment malgré tout cela on se trompe de chemin régulièrement... Les premiers kilomètres longent une rivière dans une forêt, les rayons de soleil passent à travers les arbres, on entend le bruit de l'eau et des oiseux. On joue aux équilibristes sur les rondins de bois. Seuls dans cette nature accueillante ont se sent privilégiés! Le chemin est escarpé et nos muscles chauffent mais la beauté du paysage nous encourage ! Le glacier apparaît entre les arbres sur un fond de ciel bleu, c'est magique !

Vue sur le glacier  

Nos chaussures montantes nous protègent de la boue car nos pieds s'enfoncent. La forêt laisse place à la roche de la montagne. Une petite cabane en bois nous protège du vent, le soleil tape, la vue sur la baie est magnifique, c'est l'endroit idéal pour pic-niquer! Le plein de force est fait, direction le glacier!

La première partie de randonnée dans la forèt 

Un chemin de pierres nous mène jusqu'à la neige éternelle, pas moyen de se perdre cette fois! En traversant un cours d'eau on en profite pour remplir notre bouteille, l'eau est fraiche et délicieuse ! On décide de poursuivre la grimpette jusqu'au sommet et mine de rien ça grimpe! Sommet accessible sans accessoire d'alpinisme 850 m, devant nous: la neige, la montagne, la forêt et la lagune, c'est beau !

Eau de source de la rivière à la bouteille! 
Le glacier Marcial d´Ushuaia

Il est l'heure de redescende car ça fait bientôt 6 h que nous marchons. Petit chocolat chaud en bas de la piste de ski transformée en piste de randonnée l'été et nous voilà réchauffés. Oups on pensait que c'était fini mais il reste à redescende le reste de la montagne pour rejoindre la ville, 1 h 30 environ. Les taxis attendent les clients mais nous résistons! La fin de la randonnée nous laisse dans une propriété où nous tombons sur une scène authentique: un groupe d'hommes assis autour des dernières braises d'un asado (bbq local). Les dernières côtes d'agneaux finissent de rôtir, leurs mines fatiguées et les kilos d'os sur le côté nous laisse penser que le repas fut copieux!

Retour à l'auberge, on prépare des crêpes pour remercier nos conducteurs car demain ils nous emmènent au parc national!


Dimanche 21 Janvier

Hier soir nous n'avons pas eu la chance de la veille, nos voisins de lit sont un couple de ronfleurs aguerris. Mais les boules caisses m'ont sauvées !

Ce matin on réorganise nos sacs car on ne prend que le nécessaire: ce soir nous campons! Cette fois pas de camping municipal mais le parc national d’Ushuaïa! Pas de douches ni d'électricité, ce soir c'est sauvage! Nos amis viennent nous chercher à l'auberge (grand luxe) et nous voilà de nouveau dans le fameux van! Ils nous font une visite complète du parc en voiture, tous les plus beaux panoramas accessibles car on comprend que ce ne sont pas de grands marcheurs, peut importe on se rattrapera demain.

En montant vers le dernier point de vue (car le parc est très vallonné) on prend 2 auto-stoppeurs et on les dépose à un point de camping. Le lieu est magnifique, non loin d'une cascade, bordant un ruisseau, il y a des chevaux sauvages, une vue sur les sommets enneigés, et presque personne. C'est décidé ça sera aussi notre campement de ce soir! Après une petite excursion vers la cascade avec nos amis ils repartent et nous laissent nous installer. Nous cherchons le placement idéal: loin des autres tentes (on ne sait jamais la famille Tuch est peut être de retour). Pas trop loin de la rivière pour chercher de l'eau, à l'abris du vent, ça y est, on a trouvé! Grand luxe! Le plus grand emplacement que l'on a jamais eu! La vue est à couper le souffle !

Visite guidée du parc avec nos amis!  

On réalise que nos voisins sont les deux jeunes que l'on a prit en stop tout à l'heure et qu'ils sont en train de faire un feu, parfait! On va les voir et on s'invite littéralement. On passera la soirée avec eux (enfin jusqu'au coucher du soleil car après, seule la chaleur du sac de couchage nous attire). On est contents de pouvoir enfin manger la soupe en sachet achetée 1300 km plus haut et de partager un maté dans ce cadre magique. Lui est chilien et amoureux de son pays donc on tente de mémoriser tous les endroits à aller voir, notamment les parcs naturels qui ont l'air magnifiques aussi! Tant de choses à voir que nos 8 mois ne suffirait pas, il va falloir faire des choix. 😬

Feux de bois avant que le guarda 🔥  Ne vienne l'éteindre!

Les responsables du parc viennent nous rappeler qu'il est interdit de faire du feu 🔥 à cause du vent et encore plus interdit de rassembler le bois pour en faire, oups pris en flagrant délit. Le maître du feu asperge d'eau notre œuvre avec sa pompe à dos. Ils ne prennent pas les choses à la légère avec leur parc national! Ça tombe bien il est l'heure de se coucher au chaud dans nos super duvets de plumes (cadeau de Noël). Crash test réussi nous n'avons pas eu froid malgré les 0°C nocturnes, ouf!


Lundi 22 janvier

Nous avons fait le tour du cadran, dodo à 22 h réveil à 10 h c'est du jamais vu en camping! En ouvrant la tente le paysage est toujours aussi bluffant, un doux soleil réchauffe nos muscles endormis. Le ruisseau nous attend, on prend un peu d'eau de source et demandons à nos gentils voisins de nous faire chauffer l'eau pour un petit thé. Il ne nous manque rien, on est au paradis!

Notre campement  
Matin camping  

Bon si, une petite douche ça n'aurait pas été de refus mais bon on s'en passera. Je note tout de même une certaine douleur au cou qui s'apparenterait à un torticolis... les minutes passent et oui c'est bien un torticolis carabiné, bon on fera avec. Aujourd'hui nous avons un plan de randonné plutôt ambitieux. On voudrait enchaîner 2 randos pour installer notre campement de ce soir plus bas dans la vallée. Oui on est tellement bien ici qu'on y restera 3 jours! Et puis on économise car les logements à Ushuaïa sont chers pour notre budget de bagpacker et le camping ici c'est gratuit!

Les premiers mètres sont difficiles, ont est lents mais en même temps ça grimpe dur! Jerem porte tout le campement mais bon il ne se plaint pas (c'est dur d'être un homme parfois).

Après presque 2 h de montée (c'est bizarre car on était sensés descendre mais bon on ne comprends pas bien la topographie de ce parc), nous voila arrivés au départ d'une nouvelle randonnée!

La lagune esmeralda, le long d'une lagune d'eau transparente, entre les arbres centenaires et vue sur les sommets enneigés, c'est beau! Par contre ça grimpe encore dites donc, c'était sensé être plat mais non les alentours montent et descendent! Au bout de 6h de marche nous sommes à bout. Mon torticolis me bloque tout le dos, je serre les dents. Il commence à pleuvoir, heu non que dis-je, à neiger! Bon on fera le dernier km en stop car on en peut plus!! On s'octroie un bon goûter dans le restaurant du parc et ça fait du bien!

On pourrait se croire aux Caraïbes, jusqu'à ce qu'on touche l'eau! 😂
Voyage au pays des merveilles  

Comme on avait pas prévu de rester si longtemps nos réserves de nourriture s'épuisent alors on achète quelques empañadas pour le dîner de ce soir. Il faut encore faire 2km pour se rendre au campement. Il pleut toujours et je suis à moitié paralysée de tout le dos maintenant. Il faut enjamber une petite rivière et nous y voila, l'endroit parfait pour planter la tente! Jerem grand gentleman monte la tente, je m'y affale, je ne peux plus bouger. Oups on étend un crac, l'arceau de la tente vient de lâcher, nonnnn. Ouf c'est bon il n'est que fissuré il fonctionne toujours. On recommence (enfin il recommence car je suis toujours allongée sous la toile) et voila le plus beau montage de tente jamais réalisé, c'est parfait! Merci!

Le temps de reprendre nos esprits, la pluie/neige laisse place à un beau soleil et nous prendrons notre diner dans l'herbe au bord de la rivière. On l'a bien mérité ce rayon du soleil et on l'apprécie!

Il est 21h30 il est l'heure de se coucher, ce soir il fait plus froid qu'hier.

En effet la nuit a été froide et humide, c'était limite pour moi, la prochaine fois je prends mon draps de soie en plus. Mais la nuit fut réparatrice et nous voila requinqués!

Mardi 23 Janvier

On a encore fait, à peu de chose prêt, le tour du cadran... Décidément on dort bien dans cette tente ! Malgré ça on est encore un peu KO de la veille et de cette longue marche. Alors aujourd'hui on se contente d'une petite rando dans les bois, 2 petites heures de marche et on rentre sur Ushuaia !

Petite rando ce mardi car on n'a plus beaucoup d'énergie. C'est beau! 

Ce trek nous permet de découvrir encore un peu le parc national, les tous petits oiseaux et aussi les plus gros, les belles rivières et lacs, les collines et les montagnes... Bon on rêve d'un bon repas (ça sera un super poulet braisé) et d'une super douche ! Alors que la météo tourne un peu à la pluie nous rentrons au camp de base nous plions la tente et hop on fait du stop !

5 min d attente et on monte dans un super pickup ! Céline à l'avant et moi cheveux aux vents ! Ma tignasse ne s'en remet toujours pas.

Nous passons la fin de l'après midi dans Ushuaïa à découvrir la ville et les énormes bateaux de croisières qui s'arrêtent pour quelques heures.

On a tenté le packboat stop mais on a été gentiment refoulés sur le quai. Haha bon on aura tenté!

Une question nous tracasse ce soir : on fait quoi demain ?? 🙂

24
janv

Mercredi 24 Janvier

La nuit nous a porté conseil ! Nous partons vers Punta Arena au Chili, et nous avons choisi l'option Stop ! Nous savons pas trop jusqu'où nous pourons aller en une journée. À voir...



Alors attention il faut suivre :




  • 1er stop : il ne dure que quelques minutes (tout comme l'attente), mais nous permet de quitter la ville d'Ushuaia et de nous positionner à l'endroit idéal.



  • 2e stop : après moins de 5" d'attente un jeune couple en vacances dans le coin s'arrête et nous propose de nous amener quelques kilomètres plus loin (ils vont passer la journée dans la nature). Ok nous partons. On a pas tout compris mais ils ont été plus loin que prévu pour, peut être, ne pas nous laisser dans la nature.



  • 3e stop : 10" d'attente pour qu'une voiture, pour une fois pas trop mal, s'arrête. Direction Rio Grande ! Ok pour nous c'est parti ! Nous avons affaire à un bavard, avec une odeur de parfum un peu trop forte dans la voiture. Il explique comment se passent les affaires des narcos à Céline



  • 4e stop : alors là c'est un peu plus galère... nous sommes pourtant à un point stratégique ou tout le monde passe. Mais en arrivant nous comprenons qu'il y a un souci : 2 autres groupes d'auto-stoppeurs attendent depuis plus de 2heures. Et bien nous aussi nous allons attendre 2h en plein vent ! Jusqu'à ce qu`Alejandro un camionneur s'arrête. Il rentre à Buenos Aires avec son camion et sa remorque vide... et avec ce vent il fait pas le malin quand les roues se lèvent de 20-30 cm, Céline non plus, moi ca me fait rire et ils disent que je suis une escalope milanaise au soja car je ne suis pas nerveux... bizarre l'expression locale. Arrivés à la frontière (sortie de l'Argentine) il nous fait descendre et nous récupère quelques mètres après.



  • 4e stop suite : 14km d'une route sans route (que des cailloux) séparent les 2 frontières. Arrivés au Chili on recommence. Nous sortons, nous allons dans la cabane pour avoir l'autorisation de rentrer dans le pays. Et la patatra !! Nous n'avons pas demandé le droit de sortie de l'Argentine. (En faite Céline m'a demandé de me renseigner, je lui ai dit sûr de moi, qu'aucune démarche n'etait nécessaire pour sortir du pays. Petite erreur de ma part...). Du coup nous sommes refoulés :


  • 5e stop : retour en arrière !! Ok nous faisons un peu la gueule... fait chier il est tard et Alejandro était cooooool. Et le camion qui bougeait aussi. Nous demandons donc à 2 jeunes de nous ramener à la frontière argentine... 14km de route sans route...



  • 6e stop !!! Et l'ultime. Nous avons tous les papiers, il est bientôt 20h et il y a toujours du vent. Nous sommes à la frontière et demandons à tout le monde. 2 petites dames, acceptent si nous payons le ferry. C'est ok ! Un bon deal un peu à la blablacar. On les trouve un peu bizarre au départ, et la relation n'est pas tout à fait la même entre un stop et un blablacar. Mais au fil des minutes elles nous parlent et deviennent plutôt cool et même marrantes ! Elles nous demandent plein d'infos sur la France, comment nous vivons, travaillons, le climat... Et nous avons nous aussi plein d'infos sur le Chili !


Fin du stop : no covoitureuses nous aident à trouver un hôtel, et nous y déposent (heureusement il est une 1h30 du matin).


🤔Le temps estimé de notre trajet sans les 6 stops 👍


Jeudi 25 Janvier


Réveillés par un bruit de pas sur le plancher grinçant de notre hôtel, on réalise de jour qu'il est quelques peu poussiéreux. En même temps hier soir on ne faisaient pas les malins et cet hôtel nous semblait bien luxueux! La journée d'hier a été intense et on s'en remet doucement alors aujourd'hui on se la joue à la cool! On a eu notre dose d'aventures pour les prochaines heures 😂

Où sommes nous ce matin, ha oui à Punta Arena, la fameuse!

Bon à vrai dire à part que ça soit une zone franche et donc que l'électroménager ne soit pas cher, on ne sait pas grand chose de cette ville. A priori on aura pas besoin de frigo pour les 8 prochains mois donc on passe notre tour sur ce point.

Haaa si un thermos, on en rêve depuis 3 semaines, un vrai thermos comme les locaux pour notre maté! On ne part pas de cette ville sans lui, objectif fixé!


On commence donc la journée par un petit déjeuner, servit à table s'il vous plaît, dans le comedor de l'hôtel. C'est authentique, on dirait que rien n'a changé depuis 60 ans.

Jerem grimace devant le café en poudre mais l'avantage c'est qu'on peut le doser à sa guise, fini les jus de chaussettes!


Nous laissons notre chargement à l'hôtel et partons à l'assaut de cette ville mystérieuse! Petit détour par l'office du tourisme qui confirme note première sensation, il n'y a pas grand chose à faire ici à part du shopping...

Notre estomac commence à crier famine et on se souvient de la recommandation de notre chauffarde de la veille. Des fruits de mer au mercado central, parfait on y go! Quand il s'agit de manger on a une énergie soudaine qui nous ferait avaler des km à pieds. Et ça tombe bien car ce n'est pas très loin. Sans grand charme apparent l'odeur nous indique qu'ici on mange du poisson. Cool ça fait 3 semaines qu'on est au bord de la mer et on ne trouve que de la viande alors on saute sur l'occasion!

Petit local authentique, ça sent la friture mais tans pis on se lavera les cheveux ce soir.

Quelques longues minutes plus tard arrivent; un énorme bol de ceviche et des grosse palourdes grillées au parmesan, hummm!

C'est délicieux! Mais une fois de plus c'est copieux! C'est dingue ce qu'ils mangent ces latinos!

Un peu de pornfood  

On accompagne ce repas de fête (premier vrai restau du séjour) d'un verre de vin blanc chilien, qu'on aura du mal à qualifier, et d'une bière locale! On est bien! Un petit jus de chaussette pour finir en beauté et nous voila requinqués pour la journée!

On se renseigne sur une expédition pour aller voir les pingouins, mais le ferry de 170 places et les 4h de trajet pour la petite heure sur place ne nous enchante pas trop... On préfère voir la nature de près qu'à travers un géant d'acier. Tans pis pour les pingouins peut être qu'on aura une occasion plus tard, quien sabe?

Étonnantes sculptures de bois

Bon comme on a fait le tour de la ville on se dit, what next?! Et bien la prochaine ville, allons y!

Deux options s'offrent à nous; continuer à jouer les aventuriers en faisant du stop pour les 3 heures de route (mais il faut trouver un moyen de rejoindre la nationale) ou monter dans un bus qui part en face de l'hôtel. Le choix est vite fait, c'était décidé aujourd'hui on se la joue à la cool, ça sera bus!

Et avec notre super thermos on peut se faire un maté sans avoir à parler au chauffeur. Le luxe est simple parfois, il suffit de s'en apercevoir.

Ce soir on dormira à Puerto Natales, et on ne sait pas grand chose de cette ville si ce n'est qu'il y a un parc national magnifique au nord. Par contre il n'y a plus de place dans les campings du parc mince...

On a un contact de Cousurfing qui nous accueille demain mais il n'a plus de place chez lui et nous propose son jardin, c'est aussi une option!

Aventures à suivre!

25
janv

Puerto Natales, aqui estamos!

Arrivés à Puerto Natales on prend notre temps! On a trouvé un petit hostel très sympa avec notre petite chambre rien qu'à nous et sans ronfleurs! Le soir petit tour dans la ville on tombe sur 2 belges auto-stoppeurs que l'on avait rencontré pendant notre périple de stop, eux aussi on eu des aventures! Panne d'essence en pleine nuit au milieu du néant, je sais pas ce que je préfère! Le lendemain on se renseigne pour les excursions dans le parc. Une galère sans nom: il faut aller dans 3 agences de voyage et au terminal de bus pour pouvoir aller dans ce fameux parc naturel! C'était plus simple à Ushuaia. Mais on a réussi nous avons notre trajet de bus et 2 nuits de camping ce qui nous permettra de faire 3 jours de trek dans le parc Torres del Plaine! Du dimanche matin au mardi soir. Oups on vient de jeter un œil à la météo et ce n'est pas trop ça; pluie battante et rafales de vent 😁. Ça va être intense! En même temps c'est ça ou rien alors on est pas en sucre hein 🤓

Petite ballade dans la ville et voici quelques photos;

La ville de Puerto Natales en Patagonie Chilienne  

On fait le plein de fruits sec pour le trek, c'est léger et ça apporte des forces!

On fait le plein de fruits secs pour le trek de 3jours
Après midi pan casero 

Et puis l'après midi on a envie de se poser à l'hostel et avons une envie soudaine de faire un pain. Oui je sais c'est étrange mais le voyage révèle des côtes cachés de notre personnalité. 😂 Super moment, un peu de farine de levure et d'eau chaude, pétrir la pâte, former le pain, quelques trais de couteau, la laisser relever avec un mouchoir humide (on a pas de torchon sous la main) et au four! 40" plus tard notre pain sort du four, croustillant et fondant à la fois, un délice!

Ce soir on tombe sur un petit bar avec musique rock/blues en live par 2 jeunes Chilien. Très sympa!

Aujourd'hui le programme est d'aller voir une fête de village à 45" de notre ville. On a vu cette affiche, ça nous tente bien, il paraît que c'est authentique! Alors pour ne pas perdre la main on ira en stop, à ver si hay suerte!

Fête de village: notre objectif du jour 

Notre premier stop nous dépose à la laguna Sofia, on en profite pour y faire un tour. Le lieu idéal pour se faire un petit maté!

Laguna Sofia  

On se remet au stop et deux nanas nous emmène à la fiesta del pueblo. Bon que dire de cette fête... On a attendu, beaucoup attendu et on a vu quelques tours de chevaux. C'était authentique. Les tenues des gauchos nous ont plues! Le spectacle on l'a pas trop compris mais le concept était plutôt sympa. Bon par contre en termes de saut d'obstacles c'était pas trop ça. Mais bon les chevaux ne semblaient pas trop faits pour ça non plus. Par contre il y avait un vent... à décorner les bœufs!

La fête du village 
Découverte de nouvelles saveurs  
Retour en bus stop ! 👍

Pour le retour en stop on est chanceux: un mini bus vide s'arrête et nous emmène direct à 3" à pieds de notre hostel, même le temps de faire une petite sieste!

28
janv

Dimanche 28 janvier

La journée commence très tôt, car nous devons traverser la ville pour pouvoir prendre le bus. Durant la nuit nous avons entendu le vent et la pluie... notre première réflexion est une inquiétude : "faut pas qu'il fasse le même temps ce soir, notre tente va s'envoler !"

Après 2 heures de bus nous arrivons à la frontière et l'entrée du parc (le péage). Notre première impression n'est pas top, des cars complets de touristes déposés ici.

La météo est pluvieuse et venteuse.

Nous sommes chargés comme des bodets; la bouffe pour les 3 prochains jours, de l'eau et notre nécessaire de camping. En fringue on a pris le strict minimum: des sous vêtements, un vêtement de rando et un vêtement de nuit! Mais malgré ce strict minimum nos sacs nous semblent bien lourds.

Et pour finir nous faisons face à une grosse inquiétude, nous n'avons plus de cach ! Et ils ne prennent que ca... on est pas surs de pouvoir prendre le bateau du retour...

Pour économiser un peu nous relions donc les 7km entre le péage et le camping à pied, ou plutôt en stop car même ici on perd pas l'habitude. Et ca marche, nous avons dû marcher 3km tout de même.

Arrivés au camping tout se simplifie : ciel bleu, on a pu acheter du cash (à un taux tellement incroyable que l'on est revenus plus tard), tente placée à l'abris du vent et de la pluie en quelques minutes ! Le tout en se faisant notre petit café...

Il est à peine midi et nous attaquons la montée vers les tours ! Oui ça monte et on est prévenus c'est pour environ 4h allée et 4h retour. Le vent s'en mêle, nous décoiffe (j'ai donc pu tester un nouveau style) et nous fait valdinguer de gauche à droite.

Au fur et à mesure de la montée, le ciel est de plus en plus bleu, nous comprenons que nous allons pouvoir voir les tours dans un écrin de lumière. Le paysage est toujours surprenant tout au long du parcours.

1er jour de trek : montée vers las Torres  

Après plus de 4h de montée, la beauté du paysage nous laisse sans voix, bouche baie par le spectacle. Une petite lagune toute bleue au pieds de ces 4 tours. Une merveille.

Nous profitons bien des lieux en prenant notre petit café. Et il est temps de redescendre, avec toujours des paysages incroyables devant nos yeux.

Arrivés à la tente je me sacrifie pour aller chercher des bières, Celine a soif (1km tout de même). Après un bon repas, une bonne douche et un petit film : dodo !!!

Las Torres  

Lundi 29 Janvier


J'ouvre un œil, il pleut encore, bhou pas trop envie de me lever... Jerem lui est au taquet, on avait mis le réveil à 7h ce matin mais apparement je ne l'ai pas entendu, il est 8h. Bon en même temps il pleut encore et la nuit fut longue... L'averse ne nous a pas laissée de repi cette nuit, le vacarne sur la tente m'a empêché de dormir une bonne partie de la nuit mais Jerem lui a dormi comme un bébé. ;)

On se met en route sans tarder car on a une grosse journée de randonnée en perspective! On ne s'était pas trop renseignés sur ce parc naturel mais en arrivant dans la ville de Puerto Natales on a réalisé que les gens réservent 4 mois à l'avance! Oups bon on tente le tout pour le tout et la chance nous sourit une fois de plus! Nous avons 2 nuits de campings! Bon le seul souci c'est qu'entre les campings il y a 9h30 de marche avec nos gros sacs à dos... Et cette journée de marche c'est aujourd'hui. Bon on l'a déjà fait sur les chemins de saint Jacques cet été ça devrait le faire. Sauf que notre journée de la veille nous a fait comprendre un détail; ici nous sommes sur de la randonnée de montagne. Chaque pas doit être méthodiquement posé car ce n'est pas du macadam qui l'attend mais plutôt des pierres, de la boue, de la gadoue, des rivières... Ce n'est pas de tout repos et nos cerveaux sont en ébullition pour trouver le meilleur endroit pour nos petits petons. Chaque inattention se paie cher, par un pied tordu, alors nous sommes concentrés! Contrairement à nos calculs savants nous ne faisons pas du 5km/h, l'allure varie en fonction du dénivelé (il semblerait parfois que nous sommes à la limite de l'escalade), du vent, de la nature du sol et en fonction de notre charge sur le dos!


Nous avons une chance folle car vue la nuit que l'on a passée, le soleil qui nous réchauffe est incroyable!

Les paysages sont magnifiques, lorsque nous levons les yeux du chemin à chaque fois c'est le même effet; whaou!

Balade au bord de la lagune  

Nous sommes aux pieds de ces montagnes majestueuses, au bord des lagunes turquoises, au milieu de ces forêts de tous les verts imaginables. Au milieu de cette nature sauvage on se sent tout petit, c'est beau de contempler.


Cette deuxième journée sera fatidique. Nous saurons si nous aurons la chance ou non de faire ce fameux W. Si l'on arrive à dormir dans l'un des 2 campings au milieu du parcours on pourra le faire. Au bout de 7h de marche nous tentons notre chance au 1e des 2 campings permettant de faire la vallée du milieu. Le premier est un échec nous sommes gentiellement refoulés. Il ne nous reste plus qu'une chance avec ce deuxième camping. On tente le tout pour le tout! Une petite maisonnée en bois au milieu de la forêt, nous sommes au camping Italien. Le fameux camping gratuit ou il fait réserver au moins 4 mois à l'avance... S'ils refusent nous devons nous remettre en marche car il reste 2h30, on a plus la force ni l'envie. Alors on joue gros!

Je toque, la porte s'ouvre et j'aperçois un jeune Chilien vêtu de l'uniforme de "guardaparque" (les gardes du parc). Je souris avec un air d'épuisement. "Bonjour, nous avons une réservation pour le prochain camping mais nous n'avons plus la force de continuer, nous sommes épuisés." Il me regarde intensément avec un demi sourire au coin des lèvres. "Mais enfin les amis il ne reste plus que 2h30 et il est 17h allez un peu de courage". Mon sang ne fait qu'un tour, je le regarde droit dans les yeux je lui dis que je n'aurais pas la force de continuer. "Regarde je suis toute mince et nos gros sacs à dos sont trop lourd, je n'en peux plus..." Il nous demande à quelle heure nous sommes partis. Je rajoute 45" et ne mentionne pas la pause sieste de midi. Il me dit tout ce temps?! On doit lui faire un peu pitié car je sens qu'il hésite.... Il nous demande de où nous sommes, je lui réponds et il se trouve qu'il aime la France et qu'il parle un peu français. Ho ça sent bon ça! Il nous dit "allez je suis sympa je vous laisse dormir ici mais surtout vous ne le dites à PERSONNE". "Oui oui bien sûr!" Whaou trop bien on va pouvoir le faire ce W! En en plus il nous conseille sur la partie de rando à faire pour le lendemain. On pourra laisser notre tente le temps de la montée. Décidément on est chanceux!

Suite de la balade  

Mardi 30 janvier

Pas de surprise au programme nous partons pour notre 3e jour d'expédition, qui se fera en 2 partie :

Partie 1 : nous montons tout en haut de la colline sans les sacs, et heureusement car ça monte fort (800m de dénivelé tout de même). En bas il ne fait ni froid ni chaud, ni sec ni humide, ni tempête ni calme.

Nous trouvons tout d'abord à mi-chemin une magnifique vue sur la plaine et la lagune bleue ! Puis la météo change et nous rencontrons une vague de froid, de neige et un vent "plutôt" puissant. La visibilité se réduit, nous hésitons même à faire demi tour. Mais nous poursuivons ! Arrivés tout en haut, il ne fait pas beau mais on se dit on fait les derniers mètres quand même ! Et là, soudain une éclaircie de quelques minutes nous permet de profiter un peu du paysage ! Vue sur les montage et les glaciers d'un côté, vu sur la plaine et lagune de l'autre.

La descente jusqu'au camp se fait sous la neige et la pluie. Après plus de 4h de marche, nous mangeons au camping et nous reposons un peu avant d'attaquer la 2e partie !

Montée sous la neige! 

2e partie : direction le dernier camping, a 2h30 de marche, ça monte et descend... et on a nos gros sacs sur le dos.

Nous pouvons admirer une nouvelle fois la faune (parfois dévastée par un vieil incendie, mais souvent très verte, quelques fleurs et des superbes lagunes) et la flore (notamment 2 impressionnants condors !). Une dernière inquiétude se dissipe rapidement, nous pouvons bien dormir ici malgré que notre réservation soit pour la veille.

L'arrivée au camping est plutôt drôle car il est en plein vent. Nous rions vite jaune quand il faut chercher un emplacement, nous en trouvons un à "l'abris" du réfectoire. On croise les doigts, il faut que notre super tente adorée tienne !

De notre côté pas trop de bobjo, Celine a un peu mal à une cheville, moi nickel 👌🏻.

Pont suspendu: 1 personne maximum! 


Mercredi 31 Janvier

Cette nuit le vent a soufflé fort, très fort mais notre tente a tenu bon! Plusieurs fois dans la nuit les bourrasques de vent nous ont réveillées mais la nuit fut globalement bonne. Et nous n'avons pas eu froid, merci Décathlon 😊.

Ce matin nous prenons des forces avec une purée de polenta au chocolat au lait, c'est bon et ça tient au corps!

Notre préoccupation de ce matin: comment la tente va t elle tenir la journée sans que nous soyons dedans pour faire "encre". Les quelques tentes sur le point de s'envoler ne nous rassurent pas trop... Nos soucis s'envolent lorsque que l'on découvre l'Emplacement idéal: un petit espace entre les 2 bâtiments, on y déplace la tente, c'est bon cette fois elle tiendra on est sûrs!

C'est donc avec un unique sac à dos pour notre déjeuner du midi que nous ferons cette rando, c'est mieux! Nous prenons tout de même le luxe de prendre notre réchaud et un repas déshydraté au poulet qu'un généreux américain avait laissé à disposition.

Nous commençons l'ascension, une fois de plus ça grimpe sec. Ma cheville droite me titille un peu mais je n'y prête pas trop attention. 1h30 de grimpette jusqu'au sommet et nous découvrons bouche bée le glacier Grey. Une immense quantité de glace accrochée à la montagne, des blocs de glace d'un bleu indigo s'en décrochent, c'est dingue! C'est notre premier vrai glacier et c'est mieux qu'à la télé! 😂

Le glacier Grey 

Une fois au sommet on réalise que nous n'avons fait qu'1/6e de la randonnée du jour car il faut encore descendre jusqu'au refuge. 1h30 de lutte contre un vent impressionnant. Certains passages à la crête de la montagne nous obligent de nous accrocher à la roche pour ne pas nous envoler! Nous comprendrons pourquoi ils ont tous des battons de randonneurs, oui ça doit avoir une utilité ce truc. 😂

Nous rions de notre accoutrement de touristes, la plupart des randonneurs viennent uniquement pour ce trek et sont ultra équipés, nous avons nos mini doudounes et nos super chaussures mais pas grand chose de plus. Mais nous ne sommes pas mauvais car nous doublons la plupart des personnes que nous croisons! J'avoue que mon esprit de compétition se réveille un peu dans ce genre de moments 😊. Bon nous avons tout de même des concurrents de taille, les japonais! Ils sont partout, ultra athlétiques, tous dans la 20aine et surtout ultra rapides! Je n'ai pas encore réussi à percer le mystère de leur présence ici en masse mais ma curiosité a été piquée!

Les derniers kilomètres jusqu'au refuge, où nous avons prévu de déjeuner, me semblent interminables. J'ai faim et je n'ai plus de forces... Lorsque l'on aperçoit à travers les arbres c'est la délivrance, enfin! Ce déjeuner chaud et protéiné nous fait un bien fou! Après 1h de repos nous voila requinqués et prêts pour attaquer le retour! Et il en faut de l'énergie pour escalader la montagne puis la redescendre! Ma cheville me lance, ça ressemble à une entorse mais bon plus le choix il faut descendre! Les derniers km sont une délivrance, on l'aura mérité notre photo W de la victoire!

Petit goûté, on remballe notre tente, on monte dans le fameux catamaran, un premier bus puis un deuxième, un taxi et nous voilà enfin chez "nous". Notre chambre nous attend, on est bien! Petit détour dans le bar du coin pour un deuxième diner à la viande et une bière car on l'a bien mérité ! Et enfin une bonne nuit de sommeil!

Le W !  
1
fév

Jeudi 1er février

Dernier réveil dans notre petite chambre de l'hostel de Puerto Natales, le soleil brille !

C'est décidé on part à El Calafate en stop.

Les paris sont lancés combien de voitures ? Pour Celine 3, moi 2 ! En tous cas la 1ère ne se fait pas attendre et nous amène à la frontière, sans le savoir nous y étions samedi pour la foire. Nous entamons les démarches pour passer cette frontière de sortie sans faire la même erreur que la dernière fois, mais le gardien refuse car il préfère attendre que nous ayons une voiture pour éviter les tracas administratifs. Ok pas de souci ! Sauf que 2h plus tard seuls 5 voitures (sans places pour nous) et 2 bus sont passés. Et en plus 3 autres groupes d'auto-stoppeurs sont arrivés !

Bientôt 3h d'attente et tout s'accélère : ceux que nous n'aimons pas (car ils respectent pas le jeu) trouvent, un autre groupe aussi et nous aussi dans la foulée ! Et en plus trop de chance, nos américains vont passer la nuit dans la même ville que nous et nous y amènent. Un père habituellement motard et qui a fait le périple jusqu'à Ushuaia en moto et sa fille qu'il a retrouvé là-bas.

Pour la petite histoire, la voiture a laissé ceux que nous n'aimons pas quelques mètres après la frontière argentine ! Jajaja comme on dit ici.

Et nous décidément on est chanceux car ils nous amènent directement aux pieds de l'hostel, car ils en cherchent un et vont essayer celui-ci.

L'attente... 

Vendredi 2 Janvier

Réveil à Calafate, hier en attendant désespérément notre stop on y croyait plus trop mais on l'a fait! Nous sommes dans un hostel plutôt chic comparé à nos habitudes. Dortoir de 4 et aucun ronfleur à déclarer. Ce matin le petit Dej est servi à table s'il vous plaît! C'est étrange à dire mais on se sent en "vacances". Avec un détail comme celui ci on passe de l'état de bagpackers (non considéré comme vacancier) à l'état de touristes en vacances. Et c'est cool! En même temps du repos on en a besoin car la semaine dernière a été intense, entre le trek de 4 jours et la journée de stop on sent le besoin de ralentir le rythme.

Nous prenons le temps de découvrir cette ville de Calafate. La première impression hier soir était très bonne, pleins de bars et restaux, très propre et boisée, on se croirait aux States.

La 2e impression est un peu plus mitigée, c'est une ville nouvelle créée pour le tourisme du glacier. Absolument tout est dirigé vers le touriste, et les prix également. On ne va pas y rester trop longtemps car ce n'est pas trop ce qu'on préfère mais c'est intéressant. Ce glacier: le perito Moreno attire des touristes du monde entier! Et en cette période estivale les argentins sont aussi en vacances donc il y a du monde! Nous en profitons pour nous renseigner nous aussi sur la manière d'aller observer le glacier. Plusieurs options s'offrent à nous avec des budgets très variables. Une nous tente bien mais c'est très cher près de 200€ la journée par personne. Cela consiste à aller marcher dans le glacier. On hésite un peu et on se dit que ce n'est pas très raisonnable pour notre budget de bagpackers. On se rabat sur l'option visite du glacier pour 46€ par personne (dont la moitié pour entrer dans le parc national). Nous partirons à 13h pour revenir ce soir. Bon il y avait l'option stop mais bon on a dit qu'aujourd'hui c'était repos...

Une fois dans le bus touristique on réalise qu'on aurait pu le faire en stop et que ce genre d'expéditions organisées nous nous enchantent pas trop. On apprend de nos expériences.

L'arrivée devant le glacier nous fait oublier et nous laisse bouche bée. Nous pensions avoir vu un énorme glacier il y a 3 jours, nous découvrons une immensité difficile à décrire. Les passerelles nous permettent de nous approcher et nous réalisons sa taille titanesque. 5km de large, 30km de long et plus de 70m de haut. Nous sommes tout petits à côté. Ce qui semble être le bruit d'un coup de tonnerre nous surprend, nous tournons la tête vers le bruit et découvrons un énorme bloc de glace qui se détache du glacier pour tomber dans la lagune. Les blocs de glace qui se détachent peuvent faire plusieurs tonnes alors cela fait du bruit et des vagues, c'est saisissant! Nous sommes un peu comme des enfants devant une machine à sous dans les fêtes foraine, dans l'attente qu'une pièce vienne faire tomber le butin. C'est hypnotisant et difficile de quitter la masse de glace des yeux de peur de louper le moment fatidique. Nous continuons la ballade le long de la passerelle et nous entendons un Énorme bruit de tonnerre derrière nous, mince on a en loupé un beau!

Le glacier Perito Moreno 

On apprend que seulement 3% de l'eau sur terre est non salée et de ces 3% il y a 77% qui est sous forme de glace. Nous comprenons la valeur inestimable des ces glaciers, non seulement d'un point de vue touristique mais aussi et surtout en tant que source d'eau potable! Ce glacier est vivant car il avance de 2 à 3m par jour, la glace se forme en haut dans la montagne et vient alimenter le glacier en fur et à mesure de sa fonte. Nous apprenons qu'il y a des fleuves à l'intérieur du glacier, décidément on se sent tout petit!

Retour en bus à la "maison". On passe se chercher une petite bière pour ne pas perdre les bonnes habitude et on tombe sur le couple d'amis auto-stoppeurs de la veille! On les invite donc à venir prendre une bière à l'hostel. Très bon moment sur la terrasse, lui est chilien, elle française ils vivent à Santiago.

Demain direction el Chalten en stop, l'aventure continue!

3
fév

Samedi 3 février

C'est une journée plutôt tranquille que nous souhaitons passer. L'objectif est tout de même de faire du stop jusqu'à El Chalten (210km au nord).

Nous geekons un peu, cheelons aussi, puis nous rendons les bouteilles de bières vides dans une machine au fond du supermarché qui nous donne un bon d'achat ! Ca c'est cooool.

Pour le stop, nous avons trouvé sur maps le lieu théorique idéal, à la sortie de la ville.

En y arrivant nous découvrons un poteau électrique rempli d'écritures, avec comme inscription principale "si tu es là depuis plus de 2h écris". Hum plutôt drôle, certains sont restés 2 jours d'après les graffitis.

Et nous comprenons nous aussi que ça risque d'être compliqué aujourd'hui. Il n'y a que quelques voitures qui passent, et souvent des touristes qui ne nous regardent même pas.

Les conditions d'attente sont plutôt bonnes : soleil, chansons françaises (Johnny, Cabrel, Balavoine...) et de quoi manger !

Bon au bout de presque 3h ça nous soûle quand même, d'autant que d'autres auto-stoppeur passent pour tenter leur chance. On laisse tomber, et on part prendre le dernier bus. On y retrouve d'ailleurs tous les auto-stoppeurs croisés... le spot n'est vraiment pas bon !

Allez c'est parti, direction El Chalten en bus. Nous y arrivons vers 21h, nous plantons nos sardines dans cette toute petite ville au milieu des montagnes. Notre tente bouge un peu, on est pas très bien placé et il y a du vent.

Bonne nuit !

Vue du Fitz Roy en arrivant à el Chalten 

Dimanche 4 Février

Bon notre tente n'est pas faite pour le vent, la nuit fut longue... Et pourtant les autres tentes ont l'air d'être plus résistantes... En discutant avec un local on a compris qu'ils avaient des tentes spéciales montagnes faites pour résister aux vents extrêmes. Ha ok tout s'explique...

Le programme de la journée; rando! Ça faisait longtemps 😂

Nos muscles ont juste eu le temps de récupérer de la dernière expédition alors on commence par par petite rando de 7h que l'on fera en 6h car on est des oufs 😊

Le grand point positif de cette ville/village c'est que toutes les randos partent de la ville elle même, pas besoin de prendre la route, alors c'est le paradis du trekking et de l'escalade (de très hautes parois rocheuses entourent la ville, petite pensée à Gaelle).

Les paysages sont toujours aussi beaux. Nous montons en direction de la laguna torre. En arrivant au sommet surprise; le glacier se déverse dans une lagune et de gros blocs de glace y fondent. Les gouttes d'eau emprisonnées pendant de longues années vont enfin pouvoir reprendre vie et rejoindre le torrent qui dévale la montagne. La glace scintille à travers les rayons de soleil, sous la lumière certains blocs ressemblent à du cristal. La lagune est agitée et le vent souffle de toutes ses forces, les blocs de glace se retournent sous sa force et les vagues viennent s'écraser sur la plage de gravier. Nous profitons de ce spectacle pour déguster notre déjeuner; sandwich à l'avocat et au fromage local (le cremoso). Un régal! Petit maté pour ne pas oublier les bonnes habitudes et le vent devient menaçant. C'est le moment idéal pour reprendre la marche.

En arrivant au village on se renseigne sur le prix des hostels car la météo s'annonce pluvieuse et venteuse cette nuit et une bonne nuit de sommeil ne serait pas de refus! Nous trouvons l'hostel à prix imbattable; 200pesos par lit pour une chambre de 4 avec salle de bain dans la chambre. Soit 20pesos de plus que pour dormir sous la tente. Ok c'est décidé ce soir ça sera un lit! On passe rechercher nos affaires laissées sous la tente et là; surprise!

La tente est ouverte! Nonnnn on a été volés! En s'approchant on découvre notre tente dans un sale état. Le vent est vraiment puissant et l'arceau est tordu! En regardant de plus près on découvre que la tente n'est pas montée comme on l'avait fait. On comprend que ce ne sont pas des voleurs mais des sauveurs de tente qui ont rescapé notre fugueuse! On vérifie mais il ne manque rien a priori. Par contre l'arceau est belle est bien tordu... 😞 il va falloir faire un test avant de repartir camper.

Le vent ne nous aide pas à ranger les affaires, tout s'envole, on doit être drôle à voir...

C'est donc avec soulagement que nous posons nos sacs dans cette chambre. Bon certes l'hostel est pourri, la cuisine fait peur et on est pas certains que quelqu'un fasse le ménage ici. Je vérifie à 4 fois qu'il n'y ait pas de puces de lit mais c'est bon tout est nickel. Bon dans le doute je dormirai avec mon drap de soie, je ne touche pas ces draps. Le voyage c'est ça aussi, sortir de sa zone de confort, mais je pense qu'à 30 ans je suis plus sensible au confort qu'à 20ans 😂

Un bon petit diner avec les ingrédients trouvés au minisuper du coin (confit d'ognons, lentilles, courgette, courge et fromage) accompagné d'une bonne bière ambrée et nous voila comblés!


Lundi 5 février

Vent et pluie toute la nuit ! On est bien mieux sous un toit.

Aujourd'hui on marche direction Laguna los Tres. On est prévenus : 4 heures pour y aller, 4h pour revenir, ca fait un peu plus de 20 bornes. Aussi prévenus que le dernier km c'est une heure, car c'est un peu plus dur. Enfin, ça c'est ce qu'ils disent nous on est des jeunes et on est costauds ! Nous devons faire attention à l'heure, car on a notre bus à 19h30. Pour la première fois nous prenons un bus de nuit, on est comme des petits fous.

Petite animation du matin quand Céline essaye de me raser avec les ciseaux du couteau suisse (faut trouver un barbier ou des lames !!!)Bon au début de la rando je ne retrouve pas le rythme habituel, Celine me distance facilement. Une barre de céréales et ça repart !

Nous sommes entourés de belles montagnes. Le soleil nous réchauffe, alors que les nuages restent toujours sur les montages. D'ailleurs le Fitz Roy, la montagne emblématique du coin, n'est visible que quelques jours par an, et c'est pas pour aujourd'hui, pourtant nous nous dirigeons vers elle.

Nous voilà arrivés au pied du dernier km, en effet ça à l'air de monter, mais 1h pour 1km c'est bizarre, on y croit pas. En plus le timing avec le bus est un peu chaud, faut se dépêcher. 1h plus tard nous arrivons en haut ! Et oui nous aussi il nous aura fallut une heure. On a bien galéré (surtout Celine).

On se dépêche de rentrer en ville. Récupérer nos sacs. Prendre une douche clandestinement dans le camping sans se faire remarquer. Prendre 2 tournées dans un bar plutôt cool. Et hop tout le monde dans le bus.

Le voyage en bus... bon c'est pas top top, notamment quand on quitte la route bétonnée pour les routes en pierres. Petite animation quand le bus tombe en panne, mais rien de grave. Pas de clim (ça c'est pas grave) mais pas trop d'aération non plus, du coup de la buée sur les vitres.

Mais on est équipés en bouf et en maté (tiens il vient de tomber y en a partout)

La nuit va peut être être longue.... à suivre.

Mardi 6 Février

Après 12h de bus de nuit nous voici arrivés vers 8h30 du matin à la frontière entre l'Argentine et le Chili. Nous quittons le bus encore à moitiés endormis. Une fois de plus nous avons pas plus d'infos sur ce qu'il faut faire dans le coin (à notre décharge nous n'avons pas de guide et les connections à internet sont décourageantes) donc nous demandons et ça fonctionne bien! Nous sommes au terminal de bus et l'on comprend qu'il n'y a pas grand chose à faire dans le coin. L'objectif est donc de passer la frontière pour arriver à Chile Chico au Chili. De là nous serons plus proches pour rejoindre las caves de marbre, il paraît que c'est magnifique! Pour rejoindre la frontière il faut prendre un taxi pour 2€ que nous partageons avec un couple de japonais. Ils ne comprennent rien à l'espagnol et je réalise que le fait de parler la langue facilite beaucoup le voyage! Une fois à la frontière nous passons la douane et ses nombreuses formalités administratives... Oups je réalise qu'il reste une pomme dans le sac, discrètement je la jette dans une corbeille (c'est bon personne ne m'a vu ouf).

Nous sympathisons avec un couple de Français. On tente le stop en vain pour traverser la frontière et décidons de marcher les 7kms qui séparent les deux postes de frontières. Arrivés à l'autre poste, nouvelles formalités puis nous partageons un taxi avec eux (trop d'auto-stoppeurs et pas de voitures). Nous voila dans la ville de Chile Chico! Nous accompagnons Anais et Arthur dans leur hostel qui est super sympa et nous hésitons... Il est 11h30, soit on passe le reste de la journée ici à se reposer soit on continue la route... On part se renseigner à la station de bus et on apprend qu'il n'y a plus de bus et encore beaucoup trop d'auto-stoppeurs pour aucune voiture. On s'apprête à rebrousser chemin jusqu'à l'hostel lorsque l'on apprend qu'un mini bus va partir 2h plus tard pour nous déposer à la prochaine ville. Ok c'est décidé on avance! La route est magnifique elle borde une lagune d'un bleu turquoise, jalonne entre les montagnes et la roche rouge, on en a plein les yeux! Mais aussi plein les fesses car la route est en terre et graviers et les 110km nous prennent 3h!

Nous arrivons enfin dans ce village au bord de la lagune. Ce n'est pas notre destination finale mais c'est une étape dans notre périple. Nous attendons une certaine Paola qui a un mini bus et qui nous emmènerait à notre destination. Le rdv est donné à 20h sur la place du village. Il est 17h, on a faim alors on se dirige vers l'unique restaurant du village qui fait aussi hostel et camping! On s'offre une assiette de cordero (agneau) et de saumon, c'est la fête!

Nous sommes les seuls clients du local alors on est chouchoutés. Ça fait du bien de bien manger, on passe notre temps à manger des sandwichs à l'avocat et au "fromage" et des soupes ou des pâtes le soir...😂

Nous voila requinqués pour aller attendre la fameuse Paola, le temps passe et toujours personne. Je commence à douter de sa fiabilité. En même temps quand notre premier chauffeur s'est arrêté devant sa maison le pneu de sa camionnette était à plat, il fallait encore qu'elle le répare... Je vois un jeune qui semble connaître les locaux en face de nous sur la place. Je vais le voir et lui demande si il connaît des bus pour le prochain village, il me répond que demain nous serons mercredi et qu'un bus part à 7h30 de cette place pour 5000 Pesos Chilenos (6,65€) au lieu de 13000 PC ok c'est banco on va prendre ce bus! Bon il faut passer la nuit dans ce village. Nous retournons donc au restaurant qui nous servira de camping ce soir. Pas de vent, pas de pluie, salon et cuisine à dispo, le grand luxe! Nous partageons la soirée avec un couple de lillois (le monde est petit), 3 cyclistes chiliens, un chauffeur de minibus et le couple qui nous accueille. C'est authentique!

7
fév

Mercredi 7 février

Comme prévu il faut prendre le bus à 7h, donc le réveil est matinal et en même temps que le chant des coqs.

2 heures plus tard nous arrivons dans la ville de Puerto Rio Tranquillo. Toute petite ville au bord du lac turquoise. Il y a sans doute plus de touristes que d'habitants.

Nous y trouvons d'abord un superbe emplacement de camping à l'abris du vent car il y a "un peu" de vent. Et nous partons nous renseigner sur les expéditions pour découvrir les grottes. Grande surprise nous y attend, le port est fermé car trop de vent... pourtant ce n'est pas impressionnant, c'est pas la Bretagne non plus.

Puerto rio tranquilo: village au bord de la lagune pour aller voir les grottes de marbre.

Bref nous changeons nos plans de la journée et décidons de ne rien faire ! Et en plus la ville est dans le noir suite à une coupure de courant, du coup pas de réseau ni d'Internet. Repos et détox donc.

Quelques activités quand même : manger manger manger - Céline me taille la barbe avec le couteau suisse - recherche des navettes pour quitter la ville demain - petit tour des expéditions pour se renseigner pour demain matin (si le port ouvre)... et pour finir une bière dans un des seuls pubs de la ville. Nous faisons la rencontre d'un américain, faisant une partie du Chili en vélo. Puis d'une famille chilienne en vacances.

Une bonne journée tranquille et détente !

Puerto rio tranquilo et son petit port

Jeudi 8 Février

Il est 6h le réveil sonne dans la tente, une fois de plus je ne l'entends pas. Il fait froid, il y a du vent mais nous avons une excursion qui nous attend à 7h du matin. Nous hésitons, on a vraiment la flemme! Et si le port est fermé on se sera levés pour rien... Mais on rassemble notre courage en se disant qu'on dormira plus tard, aller debout! En arrivant sur la plage, le drapeau rouge n'est pas hissé, cool le port est ouvert! Nous achetons nos tickets et nous voila prêts pour 2h de navigation vers les caves de marbre. Nos compagnons de voyage nous inquiètent un peu, ils sont gros, très gros et la coque de noix dans laquelle nous montons est usée, très usée! Le moteur tousse un peu mais nous voilà partis. Le bateau penche légèrement vers la famille quintale (surnom que Jerem leur a donné) mais nous flottons! Le ciel est menaçant et le soleil n'est pas au rdv mais nous partons quand même (business is business).

La lagune est, malgré la météo, d'un bleu turquoise incroyable, l'eau est transparente et potable! Par contre les 4C de l'eau ne donnent pas spécialement envie d'y plonger...

Après 20min de traversée nous arrivons sur le site et comprenons enfin. L'eau a creusé la roche de marbre au fil des millénaires pour y créer des grottes aux formes insolites. La roche est tellement découpée qu'elle semble pouvoir s'effriter à tout moment mais c'est bien du marbre bien solide qui la compose! Le bateau s'engouffre dans les caves, mieux vaut baisser la tête! Les contrastes de couleurs sont magnifiques: le bleu de la lagune, le blanc, gris et noir du marbre, ces caves dont on ne voit pas la fin... C'est dingue la nature! Le clou du spectacle; une cathédrale et une chapelle de marbre. Deux îlots semblent flotter sur la lagune, il y a même la place pour traverser l'île, le bateau s'engouffre dans un tunnel et y ressort de l'autre côté.

La cathédrale de marbre!

La pluie montre le bout de son nez et nous finirons l'expédition sous nos kway (bien-sûr nous n'avons pas nos pantalons Kway avec nous et Jerem n'a même pas son Kway), il fait glacial tout d'un coup! Les 25" de retour semblent interminables mais cela n'empêche pas la famille quintale de filmer absolument toute l'expédition. Après avoir répété 25 fois la même chose, le film va être passionnant! Le bateau arrive enfin à quai, nous quittons l'embarcation en courant jusqu'au camping pour se réchauffer! Une longue douche chaude qui nous brûle car nous ne savons plus si c'est chaud ou froid et ça va mieux! Un bon petit dej aux flocons d'avoine, chocolat chaud, banane et chocolat fondu et nous voila requinqués! Rangement de tente sous une petite pluie fine, on est devenus des experts. Puis on se dirige vers la "station", enfin plutôt devant une baraque en bois ou des mini bus s'arrêtent pour se rendre à notre nouvelle destination; Coyaique! Ouf il reste encore un bus nous pensions l'avoir loupé! Et on retrouve le couple de Français avec lesquels nous avions traversé la frontière à pieds, cool! 5h de bus au fond du bus sur une route de montagne ça secoue!

8
fév

Jeudi 8 février

Arrivés à Coihaque en début d'après midi, nous commençons une véritable chasse au trésor à la recherche d'un logement et ce n'est pas chose facile! On fait plusieurs groupes pour obtimiser la recherche, on sillonne la ville mais tout semble complet! On s'apprête à prendre 4 lits dans un dortoir pourrit lorsque l'on trouve dans une dernière tentative désespérée: un chalet tout équipé avec 2 chambres pour 15 000 pesos par personne ok banco on la prend! On va même pouvoir cuisiner car il y a tout ce qu'il faut! Ça fait bizarre d'avoir un chez soi, de vrais draps qui sentent la lessive, un poêle à bois... le grand luxe!

Arthur et Anais nous cuisinent une poilée de légumes au poulet, un régal! Le salon se transforme légèrement en camp de gîtants avec les fringues qui sèchent partout mais bon il faut profiter de pouvoir faire nos lessives quand on peut! 😊

 Notre première cabaña: on est bien! 

Vendredi 9 Février

Réveil dans notre petit nid douillet, le luxe ne dure pas longtemps car nous devons le rendre ce matin, il est booké ensuite. Ok c'est le "game".

Du coup la mission du jour est de trouver le moyen de rejoindre notre prochaine destination: un bateau pour rejoindre l'île de Chiloé. En arrivant à l'office maritime on comprend le souci... Il y a beaucoup beaucoup de monde... Et d'après ce qu'on entend tout est full... On prend notre mal en patience et arrivons enfin devant le guichet. Verdict, le prochain bateau part mercredi matin, nous sommes vendredi soit 5 jours à attendre... c'est long. On hésite un peu... Il y a aussi l'option de remonter par l'Argentine mais on louperait une bonne partie du Chili ça serait dommage!

Ok c'est décidé on prend le bateau, on attendra. Bon du coup il nous reste à trouver un logement pour les 3 prochaines nuits ici à Coyaique, la chasse au trésor reprend! Après une longue recherche nous tombons sur une petite perle, un appart énorme et super propre avec une vue sur la montagne. Et le must: une connection internet rapide! On va profiter pour se reposer, prendre le temps et faire le blog!

Notre appart pour cette 2e nuit: belle vue!

Samedi 10 Février

Au réveil le proprio vient nous annoncer que nous pouvons rester une nuit de plus, il y a eu un désistement, génial pas de déménagement ce matin! On en profite pour aller découvrir ce qui semble être la fierté de la ville; la piedra Del indio. Un rocher accroché à une falaise avec une très belle vue sur la nature, c'est vrai que c'est beau.

La pierda del Indio 
De bons fruits et légumes pour le dîner de ce soir! 
Des militaires en plein job 😂

Petite séance de portrait car Arrhur est photographe donc on prend ses conseils et on essaie son super objectif, c'est vrai que ça change! Vous pourrez admirer la coupe de cheveux de Jerem sous le vent, c'est magique 😂

Session portraits 

Découverte d'un arbre étonnant; entre le cactus et le sapin. Nous avons enfin trouvé son nom l'araucaria.

Arbre étonnant: nous cherchons son nom avis aux botanistes : ça y est l'Araucaria!

Petite séance de pain maison, Jerem nous fait une petite merveille!

Atelier pain 🍞

Au détour d'une rue...

On a hésité à s'acheter ce bolide pour finir le voyage mais on perdrait le statut de bagpacker ... 

Ce soir on se fait un petit festin, merci Arthur et Anais! Suivi d'une soirée Time'up au Fernet cola!

Soirée burger maison, Fernet coca et Tim'up! 

Dimanche 11 Février

Ce matin on était un peu trop en confiance, on n'avait pas prévenu le proprio qu'on voulait rester une nuit de plus et au moment de payer il nous annonce que c'est booké et qu'il faut quitter les lieux d'ici 20 minutes. Oups l'appartement ressemble à un camp de réfugiés, on a même sorti la tente pour qu'elle sèche 😂. Branle-bat de combat pour tout ranger dans les temps! Une fois de plus nous voila dans la rue avec nos sac à dos, bien chargés. Il nous faut trouver un logement pour ce soir... Dire qu'on commençait à trouver notre vie trop tranquille... On trouve une auberge presque au même prix que l'appartement mais bien moins luxe... Retour à notre condition de bagpacker!

Petite balade jusqu'à la rivière.

Petite ballade dominicale 

Le pain est un délice, aussi bon au petit Dej avec du beurre ET du dulce de leche, qu'en sandwich!

Le super pain de Jérémie: au petit dej, au déjeuner... délicieux! 

Demain on reprend le stop direction Puerto Cisne d'où notre bateau part mercredi. L'aventure reprend! Il paraît qu'il y a une fête de village on a hâte de voir ça!

12
fév

Lundi 12 février

Pour aller à Puerto Cisnes (port de départ de notre bateau) on fait du stop et ça fonctionne! Nos conducteurs s'arrêtent même sur la route pour nous faire découvrir leur belle region! L'un a 33 ans l'autre 23 et ils sont déjà papas depuis 10 et 5 ans, whaou ça fout un coup de vieux! La prévention n'était pas au programme scolaire, ils nous racontent que dans leur village c'est très courant que les filles tombent enceinte avant la fin du lycée. Ha oui je comprends mieux la conversation de la veille avec la propriétaire de l'hostel en me disant qu'ici les jeunes deviennent vite adultes...

Une fois de plus les paysages sont magnifiques. Nous sommes sur la fameuse "carretera austral" et c'est vrai que c'est dingue!

Le stop avec option tourisme on adore! 

Arrivés au village nous récupérons les clés de notre super cabane, à quelques mètres de la plage !

Nos amis arriverons dans la soirée, le stop c'est plus rapide que le bus 😂

On profite de notre après midi pour se promener dans le village. Agréable surprise, c'est super mignon, peu de touristes et en plus nous avons le droit à un grand soleil! 🌞

Le village de pêcheurs au bord de l'eau  

Petite pause gourmande avec un gâteau au chocolat et au dulce de leche. Plus de calories qu'il n'en faut mais c'est bon !

Goûter de lujo! 

Celine se fait plaisir à chaque coin de rue, et prend des milliers de photos ! Avec un œil d'artiste.

Quelques images du village 

Mardi 13 Février

Chose amusante dans le village, il y a des panneaux d'évacuation de tsunamis. Difficile à imaginer avec cette mer d'huile.

Il court il court le furet 

Une envie de rechausser nos chaussures de rando nous prend. Nous partons à la recherche du phare... Le sentier n'est pas balisé mais nous suivons les traces de ce qui semble être un sanglier géant (ou plutôt des vaches après réfection). On escalade cette montagne, une vue à couper le souffle sur la mer et le village nous attend en haut.

Quelques minutes plus tard nous arrivons au phare. Sans doute le plus petit que nous ayons vu. Mais la mini plage déserte nous donne des envies de sieste et de bronzette.

Petite rando jusqu'au phare, en suivant les traces des vaches  

Nous rentrons au village pour de nouveau aller à la plage, et profiter du coucher de soleil.


Lumière de fin de journée à la plage... 👌🏻🌞

Nous sommes arrivés ici lors de la fête annuelle du village ! Aujourd'hui les quartiers du haut de la ville et du bas s'affrontent ! Grosse ambiance !

Les concours : courses, coupage de bois à la tronçonneuse, à la machette... nous rigolons bien. Mais il y a une vrai tension pour chaque jeu, les quartiers ne veulent pas perdre.

Fête du village, les quartiers s'affrontent, ambiance de folie, on adore!

Demain à 6h du matin, direction le ferry 🚢 pour l'île de Chiloé. 12h de traversée à travers les fjords, on a hâte!

14
fév

Mercredi 14 février :

Saint Valentin oblige, nous partons en croisière !! 12 heures de bateau pour rejoindre l'île de Chiloé.

Le départ est un peu dur, il faut se lever très tôt et partir sous une pluie battante. La suite est encore un peu dure car c'est pas si confortable que ça non plus, mais bon on se plaint pas.

Les paysages sont jolis, même si nous n'en profitons pas : on dort et il pleut à plein temps dehors.

À mi chemin nous quittons la baie qui nous protégait de la houle et des vagues... Là ça devient moins drôle, j'ai un peu le mal de mer (et en plus ça intervient juste après le déjeuner), alors que Celine se goinfre à côté... faut bien passer le temps.

D'ailleurs pour passer le temps il y a des supers télés avec des documentaires plutôt sympas, Netflix sur le tel, et les bouquins... quand ça tangue pas trop.

Tout à coup, mon cœur s'accélère quand j'entends au loin la musique de la ligue des champions ! Ils vont mettre le match Madrid - Paris !!! Trop cool !

Tous les mecs du bateau sont devant la petite télé (+ Celine) ! Vive la St Valentin !!

Les 2 dernières heures passent donc à une vitesse incroyable.

12h de traversée à travers les fjords, match de foot en direct... 

Une fois à Quellon, nous profitons du port, des petites rues, d'un super "resto" avec des proportions un peu folles, mais nous restons sages !

Ballade nocturne sur le port de Quellon

Jeudi 15 février

Nous partons rejoindre la ville de Cucao tout à l'est de l'île.

Le stop n'est pas très fructueux, nous prenons rapidement l'option bus.

Nous rentrons donc dans un minibus surchargé. Qui nous laissera une heure plus tard à un croisement pour reprendre un autre minibus.

Un peu serré  

Grand soleil sur la ville de Cucao ! Chose rare paraît-il, il faut en profiter! Donc une fois la tente installée direction la plage (océan Pacifique nous voila !)

Le ciel change un peu, et devient plus gris, le vent souffle, et il fait moins chaud.

Nous restons sur la plage le temps de faire une sieste (en plein vent avec le sable qui vole, raison pour laquelle il n'y aura pas de photo) et de se baigner (4 doigts de pieds pour moi, Celine a sans doute atteind la cheville... L'eau est glacée !!!!).

Petite église en bois sur le chemin de la plage

Le soir venu, nous avons grosse faim ! Et avons déjà repéré dans le routard le resto du coin !

Ça sera ceviche et corvina... Un petit délice !

Un très bon restau: ceviche de merlus et "corvina" à la sauce aux noix et épinards - un petit luxe avant la nuit sous la tente

Vendredi 16 février

Il pleut ce matin tout comme une partie de la nuit, la tente résiste toujours aussi bien ! Mais nos affaires sont un peu humides...

Nous décidons quand même de profiter de Cucao et de sa plage une dernière fois.

Sur le chemin nous découvrons de nouvelles espèces (avis aux "experts végétal") qui couvent les dunes de sables.

Puis nous prenons le minibus pour la capital de l'île, toujours sous une pluie fine.

Ballade vers l'océan Pacifique - on recherche le nom de l'arbre et de la plante 

16
fév

Vendredi 16 février - suite

Arrivés à Castro en milieu d'aprèm sous une pluie fine on a qu'une idée prendre une bonne douche et faire sécher nos affaires humides! Grâce au guide du Routard on a trouvé un petit hotel charmant et notre chambre donne sur la baie, grand luxe après le camping sous la pluie! On sait l'apprécier! Petite balade dans la ville, il y a du monde, ce sont les fêtes de Castro ce week-end!

Visite de l'église, l'île est connu pour ses églises en bois et celle-ci est la plus grande, impressionnante! Même les pilones sont en bois et tout tient debout!

L'église toute en bois à Castro, Chiloé

On tombe sur le mercado municipal ou l'on déguste un digestif: la licor de oro. Dommage qu'on soit en sac à dos on en aurait bien acheté en cadeau! Au détour d'une ruelle le stand de poisson nous attire et nous voila devant une sélection de ceviches à quelques euros, difficile de résister on goûte celui au saumon, un délice!

Degustation de la "licor de oro" et d'un Ceviche sur le pouce 

On apprend qu'il y a une Peña ce soir, concert et danses traditionnelles dans le gymnase d'une école, cool on va pouvoir voir ça! C'est typique... Petite vidéo pour avoir un aperçu, on a même pu danser, moment assez magique à essayer de reproduir leurs pas de danse... Bon après 3h à écouter cette musique j'étais contente de rentrer, Jerem lui adore (son goût pour Joe Dassin doit aider).

Peña costumbrista à Castro 


Samedi 17 février

Le matin petite ballade le long de la baie, la météo est à la Bretagne (pluie et soleil) on ne se sent pas trop dépaysés.

Ballade le long de la baie

Cette ville est aussi connue pour ses palafitos: petites maison de pêcheurs en bois sur pilotis. Photo souvenir oblige!

 Les palafitos

Ce midi nous partons à la fête, plus de 40 0000 personnes sont attendues, c'est un gros événement!

Danses et musiques traditionnelles çà faisait longtemps 😂. Puis défilé de mode en crochets (il faut s'accrocher).

Musiques et danses traditionnelles - Défilé de mode locale  

On découvre aussi nos premiers lamas !

Le salon de l'agriculture (ou futur asado) 

L'artisanat est très fort dans cette île, la qualité est impressionnante, on a envie de tout acheter mais une fois de plus ça sera pour les yeux.

Artisanat Chilote 

On a la chance de rencontrer un couple de passionnés. Ils travaillent l'osier et font de superbes paniers, leur dextérité nous laisse sans voix. On leur rapporte un jus de pomme que l'on partage et Monsieur nous raconte son combat pour défendre les traditions de l'île mais aussi la faune et la flore. Il nous explique que le gouvernement a autorisé le largage de milliers de tonnes de saumons en décomposition avec des produits chimiques au large et que depuis toute la faune marine de la côte est contaminée par une maladie appelée "marée rouge". Il nous parle de corruption du gouvernement et du besoin de réagir...

Une belle rencontre: des artisans d'osier. Ils luttent pour le maintien de la culture Chilote et la préservation de l'île 

Fabrication de jus de pomme local, tout est atisanal, c'est délicieux!

Jus de pomme local - le chicha: recette ancestrale  

Moment nourriture ! 🍖🍗🥔🍺🍷

On déguste enfin notre premier asado de cordero, cuisiné de façon traditionnelle c'est magique!

Asado de cordero, por fin! 

Le deuxième plat (on partage heureusement) est un curanto! Mélange de moules, viande, écrasé de pomme de terre: l'association des saveurs est étonnante mais délicieuse! Par contre c'est nourrissant (surtout après le cordero!).

Curanto: mélange de fruits de mer et de viande, un régal nourrissant!

On a plus faim c'est dommage car on aurait eu envie de goûter ce plat: un écrasé de pommes de terre transformé en pâte cuite à la braise autour d'un rouleau à pâtisserie géant. On y dépose du lard, on roule le tout et ça se déguste chaud. On en a acheté un pour demain, on veut goûter!

Chochoca: plat traditionnel Chilote 

Le fumoir, on en avait déjà vu plus bas au Chili, on a toujours pas goûté mais c'est à voir!

Fumoir  

Les fameuses empañadas, on en mange tout le temps alors voir la fabrication c'est unique!

Empañadas! 
Brochettes de viande : les végétariens ne sont pas les bienvenus...

La digestion est difficile alors lorsque l'on découvre qu'il existe une "eau" à base de plantes on saute sur l'occasion et c'est délicieux!

Agua de lewenko : jus d'herbes pour la digestion  

Retour à l'hôtel, ce soir on ne dine pas on essaie de digérer 😂

18
fév

Dimanche 18 Février

Apres un court trajet de bus nous voici à Ancud! La ville le plus au nord de l'île, où nous avons prévu de voir des pingouins! On ne l'a pas fait jusqu'à présent car les excursions étaient très chères, ici c'est notre dernière opportunité alors on en profite!

On a réservé une nuit dans un hospedaje le plus économique encore jamais trouvé (8000/pers pour une chambre double soit 11€/pers) vivement que l'on quitte la Patagonie pour notre portefeuille.😂 Petite ballade en ville, qu'on ne trouve pas particulièrement attrayante... On se dirige vers la mer lorsque arrêtés à un feu, un des très nombreux chien errant de la ville vient s'allonger à mes pieds. Moi qui les adore tant... Sauf que celui-ci je ne l'avais pas vu et lorsque le feu passe au vert je marche sur sa patte, j'entends un couinement plaintif et je sens un pincement! Je baisse les yeux et vois la mâchoire du chien autour de ma jambe! Heureusement il a juste mordillé et j'ai juste la trace des 3 crocs dont un où la peau a été un peu percée. Je pense tout de suite à la rage! On a décidé après de nombreuses hésitations de ne pas se vacciner. C'était cher, contraignant et pas vraiment efficace, je regrette ce choix mais on se dit que mon legging n'est pas troué et qu'il n'y a pas dû avoir de contact entre sa salive et mon sang (je ne saigne pas vraiment d'ailleurs). Moi qui faisait attention à éviter tous les chiens il faut que je marche dessus! 😂 Bon plus de peur que de mal on continue notre ballade. On trouve une très belle plage, on s'installe et on réalise qu'il y a quelques chiens errants dont un qui vient s'allonger à côté de nous, super! Et un autre chien qui a l'air bel et bien fou, il ne cesse d'aboyer et se rapproche de nous, on lève le camp!

Les soucis ne viennent jamais seuls, quand on a retiré de l'argent samedi à la feria on a voulu prendre le maximum pour minimiser les frais banquaires (ils sont fixes ici), donc on a demandé 300'000 pesos or on en a reçu 140'000. Je demande au guichetier il me précise qu'il est bien noté 140'000 pesos sur le ticket de caisse donc tout va bien. Ok de toute façon on a pas internet pour vérifier sur notre compte. Le soir on se connecte et je vois un retrait de 300'000 pesos! J'écris à ma banque en ligne Revolut et ils répondent en direct (grande différence avec une banque classique) d'attendre que l'opération soit confirmée, il se peut que la banque chilienne corrige. Ok j'attends, de toute façon on est samedi soir les banques ici n'ouvrent que le lundi matin.

Lundi 19 février

Lundi matin je me connecte à l'application Revolut et là, horreur, je ne comprends pas tout de suite je vois -19000€! J'ouvre grand les yeux encore endormis, je montre à Jérémie qui hallucine aussi. Et oui il y a un nouveau retrait de 13'700'000pesos qui a eu lieu ce matin à 6h21. Et en plus l'autre opération a aussi été validée, bon c'est la merde! Petit Dej rapide et on court à la banque... On prend notre petit ticket et on patiente gentiellement sur notre chaise... Je ne suis pas spécialement détendue 😁. Nous arrivons enfin au guichet et ils ne sont pas très vifs... Je dois expliquer 6 fois la même chose pour qu'ils comprennent, ils ne sont pas rassurés et me disent que c'est la première fois que ça leur arrive... Ils vont lancer les démarches de leur côté mais il faut qu'on le fasse avec notre banque, je leur demande un papier me confirmant tous ces faits et 2h plus tard on repart avec une feuille A4, super...

On passe à la pharmacie pour la morsure juste histoire de se rassurer et la pharmacienne ne me regarde pas la jambe mais me dit d'aller à l'hôpital contrôler. Ho super, on arrive aux urgences et de nouveau la queue... Pas si longue cette fois, 45min plus tard je repars avec la première des 5 injections antirabique que je dois faire pendant 1 mois... Les médecins ne m'ont même pas regardé la jambe il y a juste un point rouge c'est rien mais par précaution... Ça veut dire que nous devons trouver des centres de vaccinations dans les prochains villages, relou. Bon au moins c'est gratuit, pris en charge par le gouvernement chilien (en France c'était 150€!).

 Ballade dans la ville d'Ancud 

On ne se laisse pas abattre et trouvons des places pour l'a prochaines excursion pour aller voir les pingouins! Enfin les manchots car les pingouins ne sont que dans l'hémisphère nord.

Excursion pinguineros  

C'est des manchots pas des pingouins !!!

Voilà les manchots !  

C'est cool! Belle fin de journée!

20
fév

Mardi 20 Février

Aujourd'hui on se remet en route pour le nord, on se sait pas encore bien ou l'on s'arrêtera mais ça sera en fonction de notre coup de cœur. On veut faire la région des lacs, il paraît que c'est très beau, à voir!

On prend donc un premier bus pour la ville de Puerto Montt, départ à 8h10 alors on se lève tôt, ça fait du bien de se remettre en route! Comme nous sommes sur une île il faut prendre un bateau, c'est donc le bus qui monte dans le bac avec nous devant! La mer est d'huile, la lumière matinale est superbe, on a même la chance de voir des loups de mer! Il y en a un qui a attrapé un poulpe ou une méduse, il y a bien du mal à le manger! Beau spectacle.

Le bateau arrive, on remonte dans le bus, 2h plus tard nous voila à Puerto Montt. Le terminal de bus est face à la mer, c'est beau! Par contre il est énorme et nous comprenons que cette ville est aussi grande que son terminal de bus, ça grouille de partout, on avait plus l'habitude!


C'est pas tout à fait ce que nous recherchons alors on cherche un nouveau bus pour remonter un peu, au bord d'un lac si possible car ce soir c'est décidé on campe! Un minibus pour Puerto Varas, arrivés la-bas on trouve ça encore trop touristique donc on reprend un minibus pour s'enfoncer un peu plus dans la nature... On trouve notre bonheur avec un petit camping au nord du lac, on a une table, de la lumière pour ce soir, de quoi faire un feu, on est heureux! Il est 14h, une fois la tente montée on s'installe sur la plage, vue sur le volcan et on se pose! On est bien, il fait grand bleu, les locaux se baignent dans le lac (pour nous il ne fait pas assez chaud pour se mettre en maillot). C'est paisible!

Plage del Lago Llanquihue entre les volcans


Coucher de soleil sur le lac 


Tout ca pour une banane chocolat et une soupe 



Mercredi 21 février

Aujourd'hui pluie pluie pluie... On est trempés jusqu'aux os mais tout va bien! C'est beau quand même, nous un peu moins 😂

Saltos de Petrohue sous la pluieeeee

Après cette petite escapade sous la pluie on attend notre bus pour le nord: direction Pucon!

23
fév

Jeudi 22 fevrier

Aujourd'hui encore le ciel est gris et pluvieux. Nous prenons donc notre temps pour organiser les prochains jours qui s'annoncent très ensoleillés.

Dans la région beaucoup de chose à faire. Les volcans à gravir (nous abandonnons l'idée car beaucoup trop chers), du canoë, rafting et randos dans les parcs nationaux.

Notre programme se précise : nous avons prévu 2 à 3 jours de balade dans le parc de Huerquehue. Petite tradition avant de partir camper : faire les courses ! Prendre suffisamment à manger tout en ne s'alourdissant pas trop... petite galère.

Mais on trouve un super supermarché avec des offre à gogo !

Autre petite tradition : la piqure antirabique de Celine, 2/5 !!

Vendredi 23 Février

Réveil à 6h du matin pour prendre un "collectivo" direction le parc naturel Huequehue. On a laissé une bonne partie de nos affaires pour ne prendre que le strict minimum (rando oblige)! Le bus bondé de passagers grimpe la montagne, sur une route de graviers, on se demande comment mais il arrive en haut! La route est magnifique, des petits chalets accrochés à la montagne, ces gens vivent de pas grand chose, quelques vaches, des montons, de poules... Ils vendent du miel et du fromage sur le bord de la route dans des baraquements de bois brinquebalants, c'est authentique.

Arrivés au parc national il faut payer l'entrée (tous les parcs au Chili sont payants). On apprend que la 2e partie du parc est fermée, on fera donc 2 trecks d'une journée depuis la base ce qui nous empêchera de porter nos sacs. On s'installe rapidement au camping du parc (un peu trop humide et à l'ombre donc on changera demain) et puis on commence la grimpette!

Débuts au bord du lac, premiers pas de la rando "entre lagunas" 

Direction las lagunas, certaines à plus de 1500m d'altitude donc on grimpe! Une fois la haut, on ne peut qu'admirer ces paysages... Chaque lagune a un bleu différent, ça donne envie d'y faire un plouf mais on a pas nos maillots et puis l'eau est froide!

Après 2h de grimpette apparaissent les premières lagunes: à plus de 1500m d'altitude pour certaines!
Toujours plus de lagunes, la nature dans toute sa puissance 
Forêt d'araucarias, arbre de l'époque de dinosaures, impressionnants! 

7h plus tard nous revoilà au camp de base, les muscles sont chauds et comme à chaque fois qu'on fait un treck on est affamés! Pour changer ce soir ça sera des pâtes whaou! C'est agréable de diner et dormir en pleine nature, décidément cette nouvelle vie nous plait!

Camping au bord du lac 

Samedi 24 février

Nous sommes prévenus, le mont San Sebastien c'est pas du gâteau. Ca va monter pas mal aujourd'hui (1000m de dénivelé). On nous annonce une rando de 7h environ avec une vue au sommet incroyable... alors c'est parti de bonne heure et de bonne humeur !

Sur la première partie nous montons tranquillement mais sûrement, nous sommes dans la forêt. Les chemins sont en lacet. Pas de quoi nous inquiéter :-)

Sur le chemin de San Sebastien  

Après presque 4h de montées nous arrivons au bout, nous marchons quelques centaines de mètres sur la cime (ce n'est pas chose courante quand même), quelques passages d'escalade et nous arrivons au sommet !

Tout en haut le spectacle est bel est bien incroyable et inoubliable ! Une vision à 365• sur les alentours.

Notre 1er réflexe sortir le picnic car on est affamés. Nous observons tous ces volcans, montagnes, lacs... puis nous sortons le GPS pour mettre des noms sur tout cela.

"Oh là-bas c'est l'argentine, le volcan est après la frontière" ; "Ah la laguna Cabourgua il y a une immense plage ! On y ira après !"

A 1950m d'altitude, sur le sommet de San Sebastien  

On profite une dernière fois de ce paysage et il faut descendre !

Ok la descente est plus rapide mais elle fait mal aux cuisses.

Arrivés en bas nous récupérons notre tente et l'implantons dans un autre camping au bord du lac pour profiter au mieux du coucher de soleil entre les montagnes et ciel étoilé !

Ce soir nouveau camping au bord du lac 

Dimanche 25 Février

Réveil dans notre camping au bord du lac, le paysage est toujours aussi bucolique... Il semblerait que les campeurs chiliens soient des lève-tard car nous sommes les premiers levés, tant mieux on peut profiter du ponton pour se faire un petit Dej au bord de l'eau.

L'eau du lac est calme, le reflet de la nature lui donne un aspect de miroir. Petite séance de yoga assez drôle car la "prof" que je m'improvise ne se souvient que de 3 positions qu'elle ne sait plus trop reproduire. On doit être drôles à voir sur notre ponton de bois 😂

Lorsqu'on estime avoir assez souffert on admire deux pêcheurs dans leur petite barque de bois, c'est poétique. On a prévu de ne rien faire aujourd'hui, mais rien faire c'est compliqué... il y a tant de choses à découvrir! Et puis en haut du sommet la veille on a vu cette plage de sable blanc qui nous a bien tentés. Alors c'est décidé on se remet en route et on prendra le "collectivo" de 14h15 pour descendre à la playa blanca! L'aventure continue il faut encore faire du stop et une ballade le long du lac pour arriver à notre destination, on recherche le camping dont on nous a parlé, il est en haut de la colline 😰. Le lieu nous plait, les emplacements sont grands, il y a des tables, il y a même des mûres à portée de main, le luxe! On installe notre campement et direction la plage car ça y est il fait chaud!

Sur la plage on se sent comme au mois d'août sur la côte méditerranéenne sauf que nous sommes au bord d'un lac aux pieds des volcans!

Baignade dans le lac Caburgua 

Après une journée de presque repos nous avons une faim de loup, et il y a un petit magasin ou l'on peut acheter à manger, whaou repas de fête: un poulet entier, des chips et une bouteille de vin! Nous sommes comme des enfants devant un manège! C'est bon! Et on a faim! On ne fait que manger mais notre rythme nous fait fondre alors on essaie tant bien que mal de se remplumer! Mûres en dessert et nous voila repus! 😊

Manger et dormir 😀

Lundi 26 février

Ce matin nous profitons tranquillement du soleil : petit dej au soleil, mini baignade dans le lac (beaucoup moins bondé que la veille), et bronzette sur le sable de Playa Blanca.

Notre seule contrainte et objectif de la journée : faire la piqûre numéro 3/5 ! Alors après notre picnic au soleil direction la ville de Pucón que nous avons quittés quelques jours plus tôt.

On a tout de même en tête un autre objectif : faire les termes d'eaux chaudes. Bon c'est décidé Celine se fait piquer et on part aux termes, un camping est à quelques km de celles-ci.

Nous avons décidé de faire les termes de Pozones, car ce sont les plus naturels. On est pas déçus ! L'eau est chaude, on y est bien et il n'y a pas grand monde.

Céline ose même par 2 fois une baignade refroidissante dans la rivière.

Nous rencontrons un couple de français qui voyagent en Van, ils nous amènent à notre camping. Nous y préparons sereinement notre 4e nuit de camping !

Las termas de Pozones 


Mardi 27 février

Réveil dans notre agro-camping, petit dej au bord de la rivière puis direction du départ de la randonnée "el cañi". Un collectivo nous dépose devant l'entrée, on fait un détour pour acheter de délicieux gâteaux dans une maison qui en vend car on a encore faim et de l'énergie il va en falloir! Ca monte sec mais on commence à être habitués 😂

Une fois un sommet la vue est une fois de plus à couper le souffle et on ne s'en lasse pas... C'est vrai qu'on se sent tout petit devant ces volcans et ces vallées... On se fait un énorme plat de spaghettis sauce tomate au sommet car après 5 jours de camping il ne nous reste plus que ça 😂 mais ça cale et nous voila prêts pour la descente, qui n'en finit plus!

3e jour de grimpette; el cañi 

Une fois en bas on monte dans un bus pour un retour bien mérité en ville! Nous avons de la chance il reste une chambre dans notre hostel et après une bonne douche on se sent comme neufs! On est prêts pour aller découvrir la ville de Pucón sous le soleil cette fois ci! Et rien de telle qu'une bonne bière pour se remettre sur pieds! 😂

Rien de telle qu'une bonne bière locale pour se remettre de toutes ces émotions! 

Coucher de soleil sur le lac pour bien finir la journée et on est prêts pour aller se préparer un bon diner...

Coucher de soleil sur la pointe de Pucon 

Mais sur le chemin de retour on voit une agitation dans la ville, une foule se déplace vers un parc avec des chaises de plage à la main. Je demande à une famille ce qu'il y a ils me répondent avec des étoiles dans les yeux que c'est l'anniversaire des 135 ans de la ville et qu'il y a un grand spectacle, ok on ne peut pas louper ça! On change nos plans, notre diner romantique se transforme en patates frites déjà prêtes du supermarché et de pain fromage dans le parc, c'est bien aussi 😂

On a le droit a un super concert de groupes locaux (los vascos et los brujas), et d'un show d'un humouriste, tous ultra connus apparement... Cette fois on est vraiment creuvés et on part se coucher, un couple de Brésilliens ont bien tentés de nous rémotiver à sortir avec eux mais on en peut plus alors dodo!

28
fév

Mercredi 28 Février

Ce matin nous quittons le confort de notre maison d'hôtes pour se remettre au stop! Ça faisait longtemps, on avait envie d'un peu d'aventures et de rencontres. Nous voilà donc à midi à la sortie de la ville de Pucón le pouce levé en attendant notre prochain ange gardien. A peine 5" et nous voilà à bord d'un 4*4 direction Villarica 45" plus loin toujours sur le même lac. Belle rencontre super intéressante, on parle du Chili, de ses origines, de culture...j'adore! Gentiellement il fait un détour et nous laisse à la sortie de la ville pour que l'on trouve notre prochaine voiture. 15" plus tard nous montons avec un père et son fils jusqu'à une aire d'autoroute.

C'est la première fois que nous faisons du stop sur une autoroute on se dit que c'est tout de même étrange. Et on espère qu'on sera pris car il n'y a pas trop d'options de prendre un bus si ça ne fonctionne pas 😁

On attend 20" en plein cagnard (car nous remontons vers le nord et le thermomètre monte aussi!), lorsque s'arrête à notre hauteur un 4*4 flambant neuf avec un couple de jeune retraités à l'intérieur. Ils nous disent que le coffre est plein mais que si on arrive à monter avec nos sacs à l'arrière ils nous emmènent jusque Los Angeles la prochaine grande ville. Ok ça marche pour nous! Ils sont adorables et nous confient qu'ils ne prennent pas souvent d'auto-stoppeurs mais qu'on avait de bonnes têtes et qu'on leur faisait penser à leurs enfants. On discute et le temps passe vite! Ils nous demande ce qu'on fait ensuite, on répond que l'on monte jusque Santiago donc qu'on refera du stop ensuite. Ils nous proposent de venir dormir chez eux dans leur maison de "campo". Il est 17h on se dit qu'on pourrait continuer mais on se dit surtout qu'une expérience comme celle ci ça ne se refuse pas alors on accepte!

Lorsque l'on arrive devant leur propriété on réalise que l'on a eu beaucoup de chance une fois de plus (notre bonne étoile est bien là j'en suis convaincue). La campagne est magnifique, la voiture s'engage dans une allée bordée d'arbres... Ca sent le pin, je suis transportée dans le sud de la France chez mes grands parents les soirs d'été. La maison est un grand chalet de bois, entourée d'arbres fruitiers, d'un potager et à quelques mètres un fleuve passe dans la propriété. La maison a un charme fou pleine de souvenirs de leurs années à Cherbourg en France et en Espagne. Lui était ingénieur de sous-marins donc ils ont vécus en Europe et connaissent bien la France et l'Espagne qu'ils adorent. Cet endroit est un havre de paix et d'inspiration...

Accueil avec un verre de melon frais... 

Il fait chaud alors on part se baigner dans la rivière, l'eau est peu profonde mais super chaude alors c'est agréable et quelle tranquillité!

"Baignade" dans la rivière 

Chacun veut nous partager ses passions alors Jorge nous emmène dans son verger et nous explique les différents arbres fruitiers, c'est passionnant! Je découvre à quoi ressemble un amandier et je comprends pourquoi les amandes sont si chères; Il n'y a qu'une seule amande dans chaque fruit!

Ballade dans le verger 

Nous sommes appelés pour aller diner car tout est prêt; pour de délicieuses fajitas de poulet préparées dans de petits bols. On est reçus comme des rois! On avait une bouteille de bière et de vin avec nous alors on est ravis de pouvoir apporter quelque chose nous aussi.

Reçus comme des rois 

La discussion s'oriente vers le tremblement de terre qu'ils ont connu en 2010, leurs yeux s'humidifient lorsqu'ils nous racontent l'horreur qu'ils ont vécus... La terre qui tremble à 3h10 du matin, le bruit de la terre qui rugit, les murs qui tremblent, les meubles qui tombent, les fenêtres qui explosent, la lumière qui se coupe... Et cette terre qui ne cesse de rugir... Ce n'est pas un tremblement de terre mais un pic puis une multitude de tremblements, le bruit ne cesse pas... Et les tremblements continuent en s'affaiblissant pendant 1 an ! On ne connaît pas, c'est difficile d'imaginer. Et puis dans la ville côtière de Concepion où tous leurs enfants étaient, après un tremblement de terre vient un tsunami. L'eau se retire longtemps puis une masse d'eau noir arrive avec une force inimaginable. La panique est partout, c'est un traumatisme qui reste à vie... Eux en ont connu 3 gros mais c'est leur pays et ils ont accepté de vivre avec ce risque...

Ils nous montrent des photos c'est saisissant; des bateaux dans les supermarchés, la route fendue, de maisons éventrées... Et pourtant tout est construit pour résister aux tremblements... Mais à 9,3 c'est difficile de résister...


Jeudi 1er mars

Petit déjeuner/brunch: tout pour se replumer  

Réveil dans notre chambre de rois, le petit dej est servit et quel petit déjeuner! Incroyable, des brochettes de fraises banane au chocolat, du jambon, du fromage, du pain delicieux, du jus de melon, de la confiture maison... On se sait plus où donner de la tête alors on déguste en se disant que ça fera aussi office de brunch (erreur stratégique). Petite ballade dans la propriété puis Kellie nous propose de nous faire découvrir la ville de Conception (2e plus grande du pays) et de nous présenter sa famille. Ok ça marche on la suit!

Elle nous emmène au restau que tient des amis de la famille. Restau super tendance, c'est délicieux! Et en plus les propriétaires sont d'origine française alors ils sont ravis de pouvoir échanger. On leur parle de notre envie de découvrir le vin Chilien alors et se retourne et pêche une bonne bouteille de vin de la réserve en nous disant, c'est pour vous! Quoi, mais c'est super gentil pourquoi? Ça lui faisait plaisir, ils sont comme ça les Chliens... Décidément la générosité n'a pas de limite...

Kellie nous emmene chez sa fille qui a une magnifique maison au bord d'une lagune. C'est un endroit magique qui donne envie de prendre sa plume mais surtout de faire un plouf! L'eau est bonne ça fait du bien! Et puis la fille nous demande si on a envie de faire du Kayak, on dit oui! Elle nous sort de sa réserve un magnifique kayak 2 places, et nous voilà partis en expédition sur le lac... On observe les prioriétés de rêve... On est bien sur notre kayak dans ce petit coin de paradis... L'heure tourne et Kellie nous emmène continuer le tour de la ville et nous dépose à l'arrêt de bus. Après réflexion nous sommes dans une grande ville on va à Santiago, ce n'est peut être pas super safe le stop. Et quand on voit les prix on se décide prochain bus à 18h pour 7000 pesos soit moins de 10€ pour 6h de bus. On est triste de les quitter mais on sait qu'on restera en contact!

Baignade et kayak chez la famille, bonheur 
2
mars

Vendredi 2 mars

Nous arrivons à Santiago vers minuit, dans un quartier pas forcément bien fréquenté... gares obligent.

Nous commandons un Uber, que nous avons du mal à retrouver dans la rue. Une famille nous rappelle rapidement à l'ordre : éloignez vous pas trop c'est dangereux par là. Ok demi tour on l'attend dans la gare ! Quelques minutes plus tard il arrive et nous amène directement à l'appartement et reste même avec nous en attendant que la porte s'ouvre. Comme s'il s'en voulait de nous avoir laissé seuls dans les rues de Santiago en l'attendant.

Après le petit dej, nous souhaitons réserver une 2e nuit, et là nous apprenons que ce n'est pas possible car il vient d'être réservé... patatras nous rangeons en peu de temps nos sacs et nous mettons à la recherche d'autre chose. Un petit hôtel avec piscine fera l'affaire. La chaleur est telle que nous allons passer une partie de l'après midi dedans.

On part ensuite direction le centre ville. Ce n'est pas forcément très beau... mais animé. On se dirige du coup vers Bellavista qui est le quartier des bars et restos. Petite balade digestive (avec le OK) pour rentrer dans notre super hostel.

Hostel con piscina por favor! 

Samedi 3 mars.

Aujourd'hui on fait une journée avec les locaux !

Tout d'abord on retrouve Charlotte et José, que nous avons rencontrés à El Calafate. Ils nous emmènent faire une balade sur le Cerro Manquehue. Une belle vue sur toute la ville au programme, mais aujourd'hui un nuage de pollution recouvre la ville. Ce n'est pas pour rien que Santiago est l'une des villes les plus polluées au monde.

Rando: cerro Manquehue

Jose nous fait découvrir ensuite le club de golf et plus précisément le resto et la piscine !

Petite pause luxe au club privée de golf 

L'heure tourne et il est temps pour nous de rejoindre notre 2e locale : Viviana, notre Couchsurfing, qui nous invite aujourd'hui et demain dans son appart.

Petite tradition, pour la première soirée nous faisons des crêpes. Elle nous parle de son boulot pour aider les enfants à l'hôpital, et surtout de ce qui lui tient à cœur, de l'aide qu'elle apporte aux réfugiés Haïtiens, notamment aux femmes. En les aidant dans la vie de tous les jours, en leur apprenant l'espagnol...

Vista desde el piso 
Pain et crêpes 😀

Dimanche 4 mars

Le dimanche c'est jour de marché ! Alors on va avec Viviana acheter les courses pour faire le repas de ce midi. Il y a tout ce qu'il faut, c'est un marché immense ! De fruits, de légumes, de poissons...

Nous revenons donc avec notre poisson, que nous allons cuisiner tous les 3 pour ce midi. Petit duel en cuisine : Céline s'essaye à la cuisson du poisson au four, Viviana à la poêle.

Marcher puis déjeuner dominical avec le pain et le vin !

Après un bon repas, un interlude Joe Dassin (qu'ils connaissent 🤙)Johnny... et une micro sieste nous partons faire un tour dans la ville, et commençons par le musée des beaux arts.

Nous poursuivons dans un quartier sympathique et jeune. Duels de dance, entraînement au tango et autres folklores... et évidemment Pisco !

Musée des beaux arts  

Au retour à l'appart, Viviana a invité un jeune Haïtien, car elle souhaite apprendre le créole. Il est heureux comme tout de pouvoir parler français avec nous ! Partager un peu de son histoire et de ses projets.

Nous avons passé chez Viviana 2 superbes journées de convivialité, de partage et surtout de générosité. Il est tant de la remercier pour tout cela, même si nous nous lèverons plus tôt demain pour lui dire au revoir.

Photo souvenir !  
5
mars

Lundi 5 Mars

A seulement 1 h30 de la capitale Valparaíso attire par ses couleurs; la mer, les maisons peintes accrochées aux collines...

À Valparaiso la culture est sous toutes ses formes, sur les murs des maisons, dans les concerts de rue, sur la poésie des murs des maisons... La créativité artistique prend sa source dans la dictature qui a commencée par le coup d'état militaire de Pinochet en 1973. Régime militaire d'extrême droite nécessaire pour certains, régime de terreur et de tortures pour d'autres. Ce sont les deux témoignages que nous entendons et nous voulons comprendre, se faire notre propre opinion. Que s'est il passé ici? Une chose est certaine les blessures ne sont pas refermées, le sujet est encore d'actualité. Nous avons commencé à nous interroger il y a quelques jours après un témoignage pro-pinochet et nous souhaitons en savoir plus. A peine arrivés à Vaparaiso nous avons la chance de tomber sur une visite de la ville par un Suisse/Chilien qui vient de monter son agence de tour. 3 h 30 de visite de la ville et de son art mural. Il nous explique le monde du graff (différence d'un tag ou d'un mural). C'est vrai que c'est un monde qu'on connaît mal et c'est super intéressant! Et puis nous parlons de la dictature, lui (comme beaucoup d'autres) est un exilé politique. Il nous explique que ce sujet est très peu abordé dans les écoles car elles sont souvent privées (l'éducation est très chère au Chili même pour le publique) et donc le programme d'histoire est enseigné comme ils l'entendent. On rencontre 2 autres personnes qui nous parlent de leurs exils en France pour un et en Uruguay pour l'autre. Ça a vraiment été une période de terreur et d'élimination de tous les opposants politique du nouveau pouvoir en place. Après ces nouveaux témoignages on en conclut que les extrêmes ne sont jamais bon, on se doit de connaître l'histoire pour qu'elle ne se répète pas. On apprend que depuis Pinochet, tout est privatisé au Chili, même les pompiers fonctionnent en association avec des bénévoles car l'état s'est désengagé. Les grosses entreprises sont dans tous les domaines. Malheureusement ces grandes entreprises sont à la recherche de profit et les décisions prises ne sont souvent pas pour le bien commun. L'eau, les sous sols, les hôpitaux, le système publique ne tient plus les reines de ces questions vitales.

L'art est partout dans les rues de Valparaiso 

Mardi 6 Mars

Ce matin nous partons à la découverte d'un port de pêcheurs au retour de pêche. Il paraît que c'est à voir alors il ne nous en faut pas plus pour nous convaincre, après une discussion autour de Pinochet au petit Dej (un nouveau témoignage), on saute dans un minibus pour la "caleta portera". Oups il fallait dire au chauffeur qu'il nous prévienne de descendre car on a loupé l'arrêt. Bon c'est pas grave ça fera une petite ballade le long de la mer, ou plutôt le long de la voie rapide qui longe la mer... Une fois là-bas on arrive à temps pour voir les pêcheurs préparer leurs filets pour le lendemain, c'est beau à voir mais je n'ose pas trop les prendre en photo (ils ont pas tous l'air commodes). 😁

Ça sent le poisson, il est pas encore midi mais il faut goûter leur ceviché! On croise les doigts pour que ça soit frais car le poisson cru ça ne pardonne pas mais ça sent bon le citron et la coriandre et c'est frais! Délicieux pour quelques euros nous nous faisons un festin de poisson, elle est pas belle la vie? 😊

Petit port de pêche  

Au retour on ne se fait plus avoir et on est attentifs à la descente (en même temps plus moyen de se tromper on retourne en ville). La veille on nous a parlé d'un centre culturel dans une ancienne prison, après avoir fait le tour de celle ci on finit par trouver l'entrée 😂

À notre bonne surprise on tombe sur la journée d'inauguration de rentrée (et oui leur mois de septembre est en mars!). On a le droit à des témoignages, un concert et des expos mettant en lumière les tortures qu'il y a eu dans cette prison et au Chili pendant la dictature. Ça fait froid dans le dos...

L'ancienne prison maintenant centre culturel  

On comprend que l'on est dans un événement privé avec cocktail dînatoire car l'entrée se fait sur liste (on est arrivés avant) alors on profite d'un bon goûter avant de rentrer en ville. Ils reçoivent les prix d'un truc de la mairie qu'on a pas compris mais en tant que français qui se respecte on profite du buffet 😂. Nous écrit alors à travers l'application couchsurfing "Sebas" qui nous propose de nous rencontrer. Ok avec plaisir! Après la 2e mi temps pourrie PSG Réal Madrid nous retrouvons notre nouvel ami. J'ai un peu l'impression de vivre une date tinder avec Jerem à mes côtés au moment où on se trouve au lieu de rdv en se demandant à quoi il ressemble. 😂

Lui finit par nous trouver en faisant de grands signes (heureusement car la photo n'était pas conforme 😂). Très sympa il nous invite à une soirée avec d'autres couchsurfers dans un appart, parfait pour nous! C'est dingue comme tout est simple! Nous passons la soirée avec des chiliens, des danois, des anglais. Sur la terrasse d'un appart vue sur la ville, moment très sympa! Décidément le vin chilien est bon, même pour la piquette en brique!

Soirée rooftop improvisée: vive couchsurfing  
7
mars

Mercredi 7 Mars

Ce matin nous avons décidé d'aller découvrir un vignoble chilien. Après plus d'un mois au Chili il est temps d'en connaître un peu plus sur ce fameux vin chilien! Nous partons donc en direction de Casablanca, petit village dans les terres à l'ouest de Valparaiso. Nous prenons un minibus qui nous dépose sur la place du village. Il semblerait que nous soyons les seuls touristes, évidement le kiosque de l'office du tourisme est fermé (on se demande si il est ouvert parfois enfaite). On demande aux quelques magasins autour de la place et ils ont bien du mal à nous renseigner... Ok ce n'est pas un village touristique... On finit par nous indiquer un restau qui nous donne des infos. Nous avons droit à une belle carte avec tous les vignobles alentours. On se souvient d'un qui est 100% bio ça nous tente bien. La visite commence dans 15" ok on saute dans un taxi et nous voila tout pile à l'heure pour la visite guidée. Les chiliens ont le sens du business car pour visiter un vignoble il faut payer la visite (ce qui donne le droit à une dégustation ensuite ouf). La bonne nouvelle c'est que cela sera une visite privée car nous ne sommes que deux 😊.

L'arrivée dans le vignoble est magnifique, une longue allée de terre entourée de lavande, les vignes à perte de vue. Ça sent bon la Provence et pourtant nous y sommes loin! Ici le temps d'ensoleillement est idéal et le raisin s'épanouit. Nous arrivons quelques semaines avant la récolte alors le raisin est magnifique!

Le vignoble  

La guide nous explique le fonctionnement biologique de la vigne et le concept de biodynamie. La lavande, la sauge sont regroupées à quelques mètre des vignes afin d'attirer les insectes vers elles plutôt que sur le raisin, c'est simple mais logique. Des poules viennent fertiliser et manger les insectes aux pieds des vignes. Des préparations à base de plantes (cultivées dans la propriété) sont distribuées aux pieds en cas de besoin, chaque plante a son utilité! Il y a même de la camomille pour les détendre si besoin.

Tout est bio, chaqun à son rôle dans l'écosystème  

Une chose nous surprend; des sortes d'éoliennes sortent des vignes, nous apprenons que c'est des souffleries qui apportent de la chaleur en cas de besoin. Je me souviens des échanges avec nos vignerons français qui n'avaient pas de solution efficace pour lutter contre le gel, j'imagine que ça serait trop cher en France pour pouvoir le faire, en tous cas c'est ingénieux!

Ce qui est amusant ici c'est que le climat est très stable, donc les vins ne varient pas (ou très peu) d'une année à l'autre, en été grand soleil et pas de pluie. Décidément ces chiliens ont beaucoup de conditions réunies pour faire du bon vin.

Des vignes généreuses, elles ont vu le soleil! 

Après notre ballade voici le moment de la dégustation! Il est 16h30 c'est plutôt l'heure du goûter mais pour nous ça sera apéro! Officiellement nous goûtons 4 vins (dans de généreux verres et pas de crachoir ici), mais officieusement on en gouttera plutôt 7 😂. A force de poser des questions elle nous ouvre la cave. Nous sommes surpris par le bon prix des bouteilles bio. Mais nous repartirons les mains vide car le poids de notre bagpack nous rappelle à l'ordre...

"Petite" dégustation  

Sur le chemin du retour nous traversons la propriété au milieu des vignes à pieds. Il y a personne alors Jerem en profite pour aller couper une grappe de raisins, je lui dis que c'est pas bien mais il s'en fou... Alors comme c'est coupé il faut goûter et c'est un régal... La grappe de raisin ressemble plus à une grappe de maïs car les grains sont ultra compactes, il faut croquer dedans à pleines dents! A peine fini la 1ère qu'il part en chercher une autre, l'alcool aidant on a plus peur de rien (enfin moi j'avoue que j'ai un peu peur de nous faire surprendre en plein délit) mais c'est tellement bon et on a pas encore déjeuner il est 17h!

Le retour nous le ferons en stop, enfin ça c'était l'idée de départ mais on a pas trop de succès alors quand un bus s'arrête enfin on monte! Retour à Valpa en fin de journée on est crevés alors on se dit qu'une bonne nuit de sommeil c'est pas si mal. Sauf qu'une fois de plus on était un peu trop relax, il n'y a plus de chambres de dispo. Hummm bon que faire... le gérant de l'hostel nous parle d'un bus de nuit pour la Serena qui est à faire. On regarde sur la carte, ok c'est dans le nord ça nous va! En attendant notre bus on passera 2h sur le rooftop d'un magnifique mall, avec un choix de fast-food impressionnant... On comprend pourquoi il y a autant d'obèses au Chili...

A 22h30 on grimpe dans notre bus pour une courte nuit, arrivée à 5h le lendemain! Le repos ça sera pour plus tard 😂

8
mars

Jeudi 8 mars

Comme prévu nous arrivons à La Serena à 5h du mat!!! Grande surprise à l'arrivée, le terminal n'est pas mal et en plus il y a plein de monde. On attend jusqu'à 7h que l'hostel ouvre, et on espère bien y récupérer notre chambre directement. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça, on peu juste prendre une douche et y laisser nos sacs.

On part donc ensuite visiter un peu la ville. On décide rapidement d'aller dans la ville voisine voir le port, les pêcheurs et surtout pour y manger.

Petite conversation avec les pêcheurs  

Sur le port de Coquimbo les pêcheurs préparent les filets pour le lendemain. Dans l'eau les lions de mer attendent leurs repas. Ils sont à quelques mètres de nous ! Nagent (ou flottent tellement ils sont gros et gras) en attendant qu'un bout de poisson tombe. Un peu comme nous en faite, car on se dirige vers la criée pour y manger !

Bataille pour un bout de poisson 
Bataille pour notre bout de poisson 😀

Le ventre plein nous pouvons partir à notre occupation de la journée : la plage et la sieste. Et oui on est un peu fatigués par la courte nuit en bus. Ici les plages c'est un peu comme en Espagne durant les bonnes années... on construit on construit autant que l'on peut, c'est pas forcément très beau ! Mais on est bien sur la plage !

Plage plage plage  

Vendredi 9 mars

Ce matin direction la valle Del Esqui, vers le village de Pisco Elsqui connu pour la fabrication du fameux Pisco (boisson locale à base de raisins). Pour y aller nous prenons un mini bus, on négocie le prix car on réalise que le prix est très variable! La route est superbe, plus on avance dans les terres plus on s'enfonce entre les montagnes de la vallée du fleuve Elsqui. Autour tout est aride et les montagnes sont d'une couleur ocre, au milieu un oasis de verdure. Ce soir ça sera camping, dans cette nature, rien de telle que dormir à la belle étoile (enfin presque car on garde notre tente quand même). Nous avons trouvé une petite perle car nous sommes au bord de la rivière à l'ombre d'un saule pleureur. Un petit barrage à formé un bassin pour la baignade, encore mieux qu'une piscine! Après une baignade dans l'eau fraîche nous traversons le village pour rejoindre une distillerie artisanale de Pisco. Le chemin qui y mène surplombe la vallée verdoyante entourée des montagnes arides, il fait encore très chaud en cette fin d'après midi!

Le petit village de Pisco Elsqui

Nous arrivons dans la propriété entourée de vignes où nous sommes accueillis comme des rois. On nous propose une visite guidée avec explication des différentes étapes de fabrication. Une fois de plus tout est bio, ça fait plaisir à entendre. C'est vraiment artisanal car tout est manuel (même l'étiquetage des bouteilles). Puis vient la dégustation de Pisco à 40 et 45C ça pique un peu! On en aurait bien acheté pour les futurs apéros ou en cadeau mais une fois de plus la dure loi de bagpacker nous le déconseille. On achete 2 mini bouteilles qu'on pourra offrir à nos prochains couchsurfers. En voyant la vendange imminente je leur demande si ils font appel à des volontaires, ils ne connaissent pas le principe et nous explique qu'ils auraient bien besoin de main d'œuvre! Je leur donne le nom du site ils sont ravis (avis aux amateurs).

Visite de la distillerie de Pisco 

Ce soir nous observons les étoiles mais pas n'importe comment, avec un astrologue et 2 supers télescopes! L'expérience est magique, nous sommes entourés de milliards d'étoiles et notre guide nous donne un cours d'astronomie. Ça donne le vertige! Au dessus de notre tête se voit très nettement la voie lactée qui est notre galaxie. Puis ce qui semble être un nuage parmis les etoiles est en faite une autre galaxie avec des milliards d'étoiles à l'intérieur... Nous sommes vraiment rien au milieu de cette immensité...

De retour au camping on se dit que c'est dommage de n'avoir pris aucune photo de ce ciel étoilé alors on tente une séance photo, pas évidente! Petit souvenir de cette nuit sous les étoiles...

Tentative numéro 45 : pas trop mal...  

Samedi 10 mars

Pour ce mettre en forme ce matin nous partons en petite rando, sur la montagne juste au dessus du camping. Il va faire chaud ça se sent, donc on part pas trop tard. On est un peu surpris par le parcours, plus long que ce que l'on pensait... La vue sur la vallée est tout de même pas mal du tout ! On y retrouve notre tente, la distillerie de Pisco de la veille, tout le village et même la petite maison d'observatoire d'étoiles.

Céline a chaud ! La montée à flanc de montagne n'est pas si simple, mais c'est la descente le plus dur...

Rando matinale; on grimpe la montagne! 
La descente glissante donne un peu le vertige... 

Une fois de retour au camp de base Céline s'essaie à la baignade mais l'eau est gelée... moins de 10 secondes plus tard retour sur la terre ferme.

Baignade à la fraîche! 

Il est l'heure de reprendre le chemin vers La Serena et de là, nous avons la possibilité de faire un bon vers le nord, jusqu'au désert ! Mais attention il y a tout meme une bonne 15aine d'heures de bus (pour grande partie de nuit) donc nous préparons picnic et cie pour tenir un siège !

Avis aux "experts" Végétal ! Les noms de ces plantes ?

Quiz ! 
12
mars

Dimanche 11 Mars

La nuit a été longue... Notre chauffeur avait semble t-il oublié de faire le plein car à 2h du matin nous sommes tombés en panne au milieu du désert. Lumières coupées, pas d'air non plus, le bus est dans la nuit noire sur le bas côté de cette voie rapide. Les camions et voitures ne s'arrêtent pas et notre chauffeur est bien embêté... Une voiture finit par s'arrêter et notre chauffeur part chercher un peu d'essence dans la prochaine ville... A 5h du matin le bus repart enfin, 3h de retard sur nos 15h de bus on est plus à ça prêt 😂

Nous arrivons en début d'après midi à Calama, on nous a conseillé de louer une voiture mais nous sommes dimanche et tout est fermé... Un couple adorable nous propose de nous emmener à l'aéroport car les compagnies de location sont ouvertes. Après un Check rapide rien de dispo ou hors de prix, on fera sans voiture. Mini bus direction San Pedro de Atacama, petite ville au mileu du desert. On nous a prévenus c'est touristique! Mais c'est vraiment différent de tout ce qu'on a connu, les maisons sont faites en torchis, les rues sont en terre ocre, des restaurants et boutiques artisanales partout. C'est super annimé et très sympa! Notre petit hostel est canon (merci le routard), petit jardin ombragé, on est biens! Comme on est dimanche c'est la messe et rien de telle que dans la petite église authentique de San Pedro. On se couche tôt car demain réveil à 5h30 pour une expédition...

Les rues de San Pedro de Atacama 

Lundi 12 Mars

Tout le monde debout il est 5h30 ! Ca pique, et dehors le froid aussi il pique... Le désert c'est aussi ça, une variation de température incroyable... Nous partons donc avec nos 2 guides et notre petit groupe à la découverte des lagunes et des volcans !

Sur la route nous faisons une superbe expérience (après que Celine réussisse à faire tenir en équilibre une énorme pierre) : dans une descente nous reculons, alors que la logique serait de descendre... la raison : la montagne descend mais nous sommes dans une mini montée qui nous donne l'illusion optique de monter or au global au descend. Un peu technique je vous l'accorde.

Sur le tropique de capricorne  

1ère arrêt sur la laguna miscanti pour un super petit dej ! Merci, on s'est régalés d'autant que les chiliens sont pas gourmands... on prend leur part !

Outre le petit dej qui est quand même important, nous avons devant nous un superbe lac prit entre 2 volcans et à pas moins de 4200m d'altitude ! Premier test pour nous sur les grandes hauteurs, et ça se passe bien, même si après une petite marche on revient un peu essoufflés😮

Vue sur les lagunes 

Nous arrivons ensuite sur une réserve de flamands roses, les flamencos comme on dit ici. On comprend vite d'où vient le nom de la danse... lorsqu'ils bougent leurs longues pattes pour chercher les mini crevettes ils dansent. La réserve est au milieu d'un désert de sel du Salar d'Atacama. Ce qui nous donne des panoramas incroyables ! Les paysages et les flamands roses se reflètent dans l'eau des lacs.

De notre côté nous devenons plus roses que les flamands, limite rouge pour Celine :-). La chaleur sur le désert s'intensifie.

Lagune de flamands roses 

Sur le chemin du retour dernier arrêt dans un tout petit village, nous y découvrons les "artisans de la laine" avec les moutons et le lamas dans la réserve !

Artisanat autour d'une vielle église en terre 

Au retour pas la peine de rentrer dans les détails, l'expédition a 4000m nous a bien crevés !

Mardi 13 mars

Mardi c'est vélo. Quoi du vélo dans le désert ? Et oui !

Alors nous partons chargés de 2 bouteilles d'eau, crème solaire et des trucs biens gras, salés et sucrés pour tenir le coup (et une pomme).

Départ prévu 8h30 à la fraîche, tu parles c'est pas avant 9h que nous arrivons au loueur de bicyclettes et nous partons dans un premier temps nous renseigner pour quitter la ville le soir même. Et vu que l'on sait pas s'il faut se rentre à Salta en Argentine ou à Iquique dans le nord du Chili et bien ca dur un peu au terminal de bus.

Expédition en vélo dans la valle de la luna 

Finalement nous le quittons vers 9h45, le soleil brille, fini la fraîcheur matinale. Direction la Vallée de la Luna, une superbe réserve naturelle qui tient sans doute son nom des paysages lunaires que nous allons y rencontrer.

Le tour de Lune c'est plutôt dur, les 3000m d'altitude se font sentir à chaque montée, on tire un peu la langue, buvons un coup et repartons !

Caves dans la roche 

Du côté des paysages c'est plutôt époustouflant ! Photos pour preuves... du désert 🌵 à perte de vu, des montagnes sculptées par les eaux, des falaises... le tout d'une couleur rouge ocre. Nous nous retrouvons souvent seuls au milieu du désert, c'est plutôt des sensations incroyables. On en a plein les yeux !

C'est sec, tres sec 

Nous rentrons vers 15h quand le soleil est à son apogée et la chaleur aussi ! Donc on en a aussi plein les jambes et un peu mal aux fesses.

Après une bonne douche nous prenons le choix du nord du Chili : direction Iquique ! Nous partons vers 20h, au revoir Atacama c'était cooool. Arrivée prévue demain matin à 5h30 (on espère qu'ils ont mis de l'essence !)

Vue sur la valle depuis un mirador 
14
mars

Mercredi 14 mars

A notre arrivée à 5h30 nous partons finir notre nuit à l'hostel, ou plutôt sur une banquette de l'hostel dans le bar.

Notre premièr objectif; visiter l'ancienne mine de salpêtre d'Humberstone. Entre la fin des années 1800 et 1960 ce lieu a fait la fortune de toute la région. On y extrayait du salpêtre et du nitrate de sodium, qui étaient ensuite envoyés dans le monde entier.

La mine était une ville avec école, église, théâtre, piscine... à en croire le témoignage d'une de nos rencontres du jour être enfant ici n'avait rien de terrible... bien au contraire ! La mine a fermée fin des années 60 à cause de l'éclosion de l'industrie chimique qui a remplacé au fur et à mesure le naturel. Aujourd'hui c'est une ville fantôme, classée tout de même à l'UNESCO. Tout est resté intacte comme si ça pouvait reprendre à chaque instant... rouille en plus !

La ville fantôme d'Humberstone 

A notre retour nous visitons le quartier "un peu" plus pauvre de la ville d'Iquique. Nous avons fait un bond dans le "tiers monde". On sent que la Bolivie est proche et que l'immigration importante.

Iquique; Et son héritage britannique   

Jeudi 15 mars

Ce soir on prend le bus pour la Bolivie alors toute la journée c'est repos ! On cherche à faire vacciner Céline pour l'ultime dose... mais on devra attendre la Bolivie protocole oblige ! Bon cette petite promenade nous a fait découvrir le reste de la ville et surtout les colectivos ! Des taxis qui ne le sont pas, je m'explique : ils sont partout, on fait un signe et s'arrêtent (qu'il y ait des gens déjà ou pas dedans), on leur dit le lieu de destination et y vont pour seulement quelques centimes (prix fixe quelque soit la destination dans la ville).

Le reste de la journée c'est plage, au soleil à regarder les grosses vagues de l'océan Pacifique s'écraser sur le sable chaud. Nous c'est plutôt tranquille sous notre parasol que nous dégustons des salades de fruits 🍉🥝🍌🍎

La suite de la journée dans le prochain épisode !

Iquique: le pacifique au cœur du désert  
16
mars

Vendredi 16 Mars (suite).

(Céline) Ce soir nous prenons un bus direction la Bolivie! On quitte le Chili avec un petit pincement au cœur, cela fait plus d'un mois et demi qu'on le parcours et il reste encore beaucoup à découvrir! Notre bus de nuit part à 20h, nous avons le droit à un beau coucher de soleil pour quitter ce pays. Nous partons du niveau de la mer et nous savons que la ville d'arrivée Oruro est à 3700 m d'altitude. On sait aussi que ce n'est pas trop recommandé de faire autant de dénivelé en si peu de temps, mais on a pas trop le choix. Sauf que nous réalisons que le dénivelé nous le faisons en quelques heures seulement! Vers minuit le bus s'arrête, on comprend que nous sommes à la frontière, quasiment tous les Boliviens (nous sommes les seuls étrangers) descendent. On ne comprend pas bien ce qui se passe puis on se rappelle que nous étions dans une zone franche au Chili, beaucoup sont chargés de télévisions écran plasma, ils profitent que la frontière soit fermée pour la passer illégalement. Ils traversent ce no man's land à pieds ou avec des charrettes... Étrange spectacle... Mince je réalise que si la frontière est fermée notre bus ne pourra pas passer! Je demande au chauffeur, en effet le bus ne repartira que demain matin vers 8h. What?!! Ha mais on avait pas du tout compris ça nous! Et il précise qu'il faut se couvrir car il coupe le chauffage, nous sommes à 4000 m d'altitude, oui on imagine qu'il peut faire froid... J'avoue que je ne suis pas du tout rassurée, on a un peu de mal à respirer car il a peu d'oxygène et j'ai lu que si on ne se sentait pas bien il fallait redescendre de 500 m rapidement mais impossible! Bon ok on se détend tout va bien se passer... La nuit est longue, Jerem dort comme un bébé moi j'attends le jour... Lorsque les premiers rayons de soleil apparaissent on découvre où nous sommes... Une sorte de décharge à ciel ouvert mais entourée d'un paysage grandiose, des hauts sommets nous entourent, nous sommes bien au cœur de la cordillère des Andes! Passage de frontière lent, on comprendra que cette lenteur correspond au rythme des Boliviens. Enfin le bus repart, nous arriverons que vers 12h à Oruro.

Sur la route nous sommes frappés par la différence de niveau de vie entre la Bolivie et le Chili, ici c'est très pauvre. L'arrivée dans la ville est un véritable chaos! Dans la station de bus on hallucine, des 20aines de vendeurs hurlent la destination du prochain départ! On repère rapidement le prochain pour Uyuni car on ne se voit pas trop passer la nuit ici... Le temps de changer nos pesos et d'acheter une nouvelle carte Sim (pour pouvoir appeler les hostels) et nous voila de nouveau dans un bus! Celui-ci est beaucoup moins moderne, mais aussi beaucoup moins cher (3,5€ pour 5h de trajet). Bienvenue en Bolivie! C'est long on en peut plus, on arrive enfin vers 19h cela fera près de 24h que l'on voyage! Notre hôtel est sans charme mais propre et avec une salle de bain privée (2e fois du voyage, le luxe). Il nous faut ensuite faire le tour de la ville pour trouver une agence pour faire le fameux tour du salar d'Uyuni. Surprise lorsque l'on apprend que des grèves bloquent la route et qu'il n'y a plus de tour pour demain, ho non!

On part dîner dans un petit resto histoire de se remettre d'aplomb lorsqu'on entend nos voisins parler de leur tour incroyable. Je leur demande leur agence et on va la voir ensuite. On aura la réponse demain matin si on peut y aller ou pas, ok on croise les doigts!


Samedi 17 Mars

Rien de tel qu'une bonne nuit réparatrice. Réveillés par un WhatsApp nous disant que c'est ok pour le tour on est au max! Petit dej de l'hôtel pas mal du tout nous voila prêts pour l'expédition! On ne sait pas trop à quoi s'attendre car les descriptions ont été sommaires. On part 3 jours c'est à peu près tout ce qu'on sait. Nous partagerons le voyage avec 4 étudiantes allemandes, ça fait 5 blondes dans la voiture, pauvre Jerem 😂.

Sac à dos sur le toit, à côté des bidons d'essence, nous montons dans le 4*4! En voyant le nombre de 4*4 qui se suivent pour sortir de la ville je comprends que nous ne seront pas seuls... Le premier arrêt est un peu surréel, des centaines de touristes mitraillant ce qu'ils appellent un cimetière de train. Ha oui en effet on est pas seuls! On prend quelques photos car apparemment c'est INDISPENSABLE...

Le cimetière de 🚂

Retour dans le 4*4 direction le salar d'UYUNI. Nous avions déjà vu des photos de salar sur Facebook, maintenant c'est notre tour. Mais une photo ne vaut pas la sensation d'être au milieu d'un désert de sel de plus de 12 000 km² et profond jusqu'à 150 m.

Entre ciel et sel 

Ce sont des restes de l'océan d'il y a plusieurs millions d'années. La cordillère des Andes, puis une autre cordillère sur la côte, sont sorties de terre avec le mouvement des plaques tectoniques. Il restait un morceau d'océan au milieu qui, avec la sécheresse, a fini par s'évaporer, aujourd'hui il reste le sel. Comme nous sommes à la fin de la saison des pluies, il reste donc une fine couche d'eau sur le sel ce qui donne la sensation de rouler sur un lac immense, nous flottons, entre ciel et sel...

On s'amuse dans cette immensité  

Incroyable sensation... Nous roulons presque 5h sur ce désert de sel, la lumière commence à décliner lorsque notre chauffeur s'arrête aux pieds de montagnes. Nous avons la chance d'assister à un magnifique coucher de soleil entre les montages les pieds dans le sel. Assez magique.

Coucher de soleil sur le Salar  

Lorsque le soleil disparaît, tous en voiture direction l'hostel de ce soir. Il reste encore 1 h 30 de route si tout va bien, je comprends ensuite pourquoi le "si". La fin du salar est très humide et notre voiture s'enfonce, nous parvenons à en sortir de justesse mais ce n'est pas le cas d'une autre voiture que nous découvrons un peu plus loin embourbée à près de 1 m de profondeur. Il fait maintenant nuit noire, les passagers sont sortis, le chauffeur, les pieds dans l'eau demande à toutes les voitures passant si elles ont la fonction 4*4. Finalement une voiture l'a et tente une manœuvre périlleuse pour tenter de tracter le 4*4 embourbé, en vain... Nous reprenons la route avec une passagère de la voiture embourbée pour la laisser un peu plus loin dans le village. On apprendra plus tard qu'ils ont fini par réussir à sortir la voiture, ouf!

Un 4*4 s'embourbe à la sortie du Salar 

Le sentier de nuit que nous prenons est assez hallucinant, nous sommes au milieu de nulle part en pleins phares, ils y a une multitude de sentiers sans aucune indication mais notre chauffeur semble s'y retrouver car nous retrouvons notre hostel de sel! Et oui ce soir nous dormirons dans le sel. C'est incroyable, il semblerait que le sel une fois sec, soit dur comme la pierre, car ce sont bien des briques de pierres qui nous entourent. Nous n'avons pas fait beaucoup d'activité aujourd'hui mais nous sommes crevés, en même temps nous sommes tout de même à 3800 m d'altitude, ça fatigue! Pendant le dîner on apprend de nos voisins de table que les "bloquéos" sont toujours bien réels! Ils se sont retrouvés face à un barrage de manifestants, le chauffeur a tenté de leur proposer de l'argent pour passer mais ils ont refusés, il a alors fait demi tour pour tenter de contourner le barrage mais une course poursuite s'est engagée, queue de poisson etc.. Apparemment c'était vraiment angoissant et dangereux! En voyant la cuite qu'ils sont en train de se prendre on comprend qu'ils ont besoin d'évacuer le stress... Et on apprend qu'un 4*4 s'est même retourné avec tous ses passagers à l'intérieur mais on a pas de nouvelle car pas de réseau ici! Notre guide qui ne nous a absolument pas parlé de tout cela (qui ne parle pas du tout d'ailleurs) vient s’asseoir à notre table pour nous expliquer ce que l'on vient d'apprendre. Ils nous dit que nous allons essayer de passer mais qu'il ne sait pas si cela est possible. Il a l'air assez angoissé ce qui n'est pas rassurant. Le plan est de tenter demain et si on voit que c'est chaud on rentre à Uyuni.


Dimanche 18 mars

(Jerem) Les boliviens sont plutôt matinaux, debout à 6h pour nous... et encore on s'en sort bien certains partent à 5h.

Aujourd'hui on change de décor, fini le sel, bonjour les lamas, vicuñas ou alpagos et les volcans.

Donc c'est de nuit que nous partons, la mission d'Hemar : éviter les blocages des grévistes. La stratégie est simple nous formons un groupe de voitures pour faire masse et fort (finalement nous sommes 2 voitures).

Sur le chemin nous découvrons les lagunes perchées à plus de 4500 m. Des dizaines voir des centaines de flamands roses recouvrent la surface. Devant nous, nous avons un assemblage de couleur : des herbes, de l'eau, des flamands roses, du sable du désert, des montagnes et à leurs sommets de la neige. Le tout se reflète dans la lagune.

Paysages incroyables 

Un spectacle qui nous laisse sans voix et sans souffle ! Surtout quand les lamas viennent à quelques mètres de nous s'abreuver. SELFY LAMA !

Des lamas sauvages à quelques mètres!

Le repas se fait ce midi sur une table de camping avec les éclairs, l'orage approche. Les flamands roses se regroupent tous aux premières gouttes (comme des manchots), finalement un peu comme nous, car on repart vite dans notre 4X4.

Quelques mètres plus tard, un renard court après la voiture, il n'a pas eu à manger le pauvre!

Nous continuons l'avancée jusqu'à ce que nous rencontrons des viscaches (une sorte de lapin des montagnes) en haut d'une mini falaise formée par les volcans.

L'arbre pierre, le fameux, fait maintenant son apparition au milieu d'une plaine de sable. C'est d'ailleurs l'érosion du vent qui l'a fait sortir du sable et nous permet de l'admirer. L'admirer... peu de temps car il pleut à plein temps et il fait froid !

Árbol de Piedra 

Nous finissons sous le même climat notre balade vers la laguna Colorada qui est toute rouge à cause des algues, qui sont mangées par les mini-crevettes elles mémé mangées par les flamands roses !

On trouve enfin notre refuge, sans douche... donc nous allons à celui d'à côté. Je me brûle en me lavant... l'eau boue dans les tuyaux.

Ce soir c'est fête car nous avons le droit à la bouteille de vin bolivien : un jus de raisin très sucré. Mais le guide nous l'assure c'est le meilleur vin du pays et le plus bu.

21h ! Oups il est l'heure de dormir, et faire des rêves à 4300 m


Lundi 19 Mars

(Céline) Ce matin réveil matinal, petit dej à 4 h 30 et départ à 5 h! Il fait nuit noir lorsque nous prenons la route. Le temps de finir la nuit... lorsque la voiture ralentie nous sommes dans un paysage martien, des geysers crachent de la fumée tout autour de nous dans un vacarme assourdissant.

Nous sommes à près de 5000 m d'altitude!!

Notre guide nous apprend que c'est de la vapeur d'eau qui s'échappe car il doit y a de l'eau en sous sol. En effet la fumée est brûlante! En s'approchant de plus près on découvre des cratères en ébullition, ça donne pas trop envie d'y faire un plouf. Puis le soleil se lève sur ce paysage d'apocalypse...

"El sol de mañana", des geyser à près de 5000 m d'altitude ! 

Nous remontons dans notre cher 4*4 direction les eaux thermales. En arrivant sur place il fait toujours aussi froid, il faut d'abord se mettre en maillot de bain... Puis nous plongeons dans l'eau chaude, très chaude, avec vue sur la lagune. Nous sommes à 4700 m d'altitude dans une piscine naturel, on profite de l'instant.

Eaux thermales à 35C à 4700m d'altitude, vue sur la lagune  

Retour en voiture, petit détour par le désert de Daly, étonnant paysage de pierres volcaniques au milieu d'un désert, qui ressemblerait à une des peinture de l'artiste alors qu'il n'est jamais venu, étrange...

Désert de Dali 

Le trajet ensuite est interminable, plus de 5 h de route de terre et pierres avant de faire une rapide pause déjeuner. Nous apprenons que la route est bloquée donc nous faisons un gros détour... Les paysages sont beaux mais c'est vraiment long... Et puis on ne comprend rien à l'Allemand alors c'est moins drôle. Pique-nique rapide puis de nouveau de la route... On trouve 2 autres voitures avec qui nous faisons le trajet de retour, notre chauffeur est rassuré car ici les pannes sont courantes (et je ne suis pas certaine que l'on ait assez d'essence pour autant de détours...). Après un passage assez humide (passages de flaques d'eau bien profondes) un des 4*4 s'arrête, il ne démarre plus... Il finit pas redémarrer pour s'arrêter quelques minutes plus tard... Heureusement nos chauffeurs sont aussi mécanos et découvrent le problème, on est repartis. C'est long.... Nous nous arrêtons dans le petit village de San Juan et nous apprenons que notre chauffeur ne nous dit pas tout... toutes les routes sont bloquées, il ne reste plus que 2 options;

- passer la nuit dans le village mais avec le risque que les manifestants arrivent jusqu'ici et être vraiment bloqués.😮

- Traverser le salar, de nuit...😳

La 2e option est choisie, les filles n'auront pas leur bus de nuit de 20h30. Nous partons donc à 3 voitures pour cette expédition... Au bout de 30" de chemins boueux, une des 3 voitures sort du chemin glissant et tombe en rade. On en rit tellement la situation est dingue... les passagers sortent et montent dans la 2e voiture. Nous ne sommes plus que 2/3, on a même pas encore commencé la traversée...

Nouvelle pause avant de rentrer dans ce "no man's land", capots ouverts dernier Check ok. On sent que notre Aymar n'est pas au max... Le soleil est sur le point de se coucher, devant nous ce qui semble être un lac immense... car de l'eau il y en a! Pas le temps de réfléchir la première voiture s'engage, l'eau recouvre les roues, des jets d'eau de chaque côté, ce n'est pas trop rassurant. Mais plus le choix on doit suivre, lorsque nous arrivons sur le lac nous avons l'étrange sensation d'être dans un bateau plutôt qu'un 4*4 😁...

Il a beaucoup plu, le Salar s'est transformé en lac 

La nuit tombe on ne voit plus grand chose, l'eau diminue on aperçoit maintenant le sel. Avec la lumière des phares nous avons maintenant la sensation de rouler sur un lac gelé en Sibérie. Nous avançons dans cette nuit noire, on fait confiance au chauffeur...

Enfin arrivés, on aura fait 15 h de 4*4 aujourd'hui! 😓😅

Ps: si vous pouvez voter pour le blog n'hésitez pas! C'est juste au dessus "concours de Pâques". Merci! 😍

20
mars

Mardi 20 mars

C'est l'automne !!! La Bolivie rentre dans l'automne. Ca ne change rien à notre quotidien, il fait toujours aussi chaud.

Aujourd'hui nous partons à Potosi, quelques heures de bus qui nous paraissent bien longues. Mais le paysage nous émerveille. Des canyons d'une couleur rouge ocre au départ, sont remplacés par des canyons vert.

Une fois arrivés à Potosí nous sommes dans une vraie ville de Bolivie. Le bordel ! La pollution ! Des voitures partout, du bruit, des costumes traditionnels, de la couleur... et aussi une magnifique architecture.

Extrait ! 

Mais notre mission num 1 : trouver ce fameux vaccin ! La dernière dose... bon on est vite déçus car elle n'est pas présente ici. Peut être dans un autre centre ouvert que demain. Affaire à suivre...

Ce qui est bien en Bolivie c'est que la vie n'est pas chère, vraiment pas chère. Nous pouvons y trouver des Airbnb à moins de 10€ ou hotels pas beaucoup plus chers. Et pour manger, on décide d'éviter la viande (car on a vu des trucs bizarres) pour des légumes. Et ca non plus ça coûte pas chèr !

Manger manger manger 

Mercredi 21 mars

Nouvel échec vaccin... peut être à Sucre 😫Nous traînons donc dans la ville une grande partie de la journée. A la découverte des églises et de cette architecture apportée par les espagnols (parfois adaptée par les indigènes). Ce qui fait un mélange fort sympathique.

Visite de l'église San Lorenzo: étonnante façade mélangeant les traditions indigènes  et chrétiennes

Un stop obligatoire au palais de la monnaie, the Place to be à Potosí. C'est ici que se faisait les pièces de monnaie (en argent massif au début) pour une grande partie de l'Amérique du Sud et de l'Espagne. Ce qui a fait de la ville le centre du monde économique pendant plusieurs siècles (aucunes autres raisons d'implanter une ville à 4000m... idée totalement folle). Et oui la montagne, pardon le Cerro Rico (4700m), porte bien son nom. Cela fait 5 siècles qu'il est exploité pour l'argent, l'or et le cuivre. Ils ont tellement creusés dans tous les sens qu'il peut s'effondrer sur lui même a tout instant... la ville est construite à son pied, ce qui pourrait provoquer un énorme drame.

Le palais de la monnaie 
Le Cero Rico 

Bon la bouffe Bolivienne il faut s'y faire, les debut sont un peu difficiles pour moi... Mais ça fait partie de l'aventure!

Demain direction la ville de Sucre, on descend de 2000m on va pouvoir respirer un peu! Car être en apné en marchant à 4000m quand un bus Diesel passe (et il en passe des bus), c'est sportif !

Pollueurs !!  
22
mars

Jeudi 22 mars

A Sucre il manque le sel de la mer...Ok jeu de mot pourri. Et en plus ici on ne rigole pas avec ça. La bolivie a été privée de la mer après la guerre du pacifique (fin XIXe) et ils ne s'en remettent toujours pas. Demain c'est la journée de la mer... tout le monde défile dans les rues en rang. Écoles, travailleurs travailleuses, militaires... on se demande s'ils ne préparent pas la guerre contre le Chili (ils ne contestent pas quand on leur pose la question...). Pour le moment la guerre est déclarée sur le plan diplomatique. Avec une plainte à La Haye et une plaidoirie qui a eu lieu il y a quelques jours. Autant dire qu'ici ils sont tous au taquet ! #hashtags de sortie, le drapeau de 200km de long (record battu).

Défilé (militaire) pour la journée de la mer 

Vendredi 23 mars

Jour de la mer !!! 🌊 On l'attendait depuis si longtemps. Alors aujourd'hui c'est un peu férié mais pas trop...

Nous réussissons enfin à trouver la 5e dose de vaccin !! Celine est sauvée !

Le reste de la journée est dédié à la découverte de la magnifique ville de Sucre. Il y a à visiter ! Les églises, les panoramas, les rues et les places. Les minibus passent en crachant toujours la meme fumée noire qui pue. Nous devenons les rois de l'apnée en altitude 😤

Par contre nous sommes surpris par la ville et son architecture. C'est fort sympathique pour notre promenade.

Blanc comme Sucre  

Sucre est la capitale constitutionnelle de la Bolivie, avec des bâtiments importants. Nous enchaînons donc par la visite de La Casa de la Libertad, où la déclaration d'indépendance de la Bolivie a été signée (grâce à Bolivar).

Ruelles de Sucre  

Samedi 24 mars

RAS ou presque => la vie de touriste est parfois difficile... surtout dans les pays les plus pauvres. Les gargouillements sont maîtres aujourd'hui 🤢💤

Journée ventre vide ! 🙋🏼🤦🏻‍♂️


Dimanche 25 mars

Aujourd´hui ça va mieux, on part à la découverte de familles cultivant 100% bio dans des tout petits terrains. Ces familles se sont regroupées et partagent les bonnes pratiques. Grace à ces cultures ces femmes nourissent leurs familles et vendent le surplus à des restaurants bio de Sucre. Elles nous racontent que depuis qu´elles ont changé l´alimentation de leurs familles, leurs enfants ne tombent plus malades. Ça fait reflechir sur l´impact des pectisides sur notre alimentation... Je suis convaincue que bien manger est le meilleur des médicaments. Ça donne envie de faire la même chose chez soi (encore faut il avoir un jardin 😂).

Decouverte des plantations bio 
Potions pour des traitements naturels 
26
mars

Lundi 26 mars

Après une longue nuit de bus (sensation d'être dans un bateau, vive le mal de mer), nous retrouvons dans le terminal Quentin et Brune que nous avons croisé 2-3 fois à Sucre. Tout comme nous ils vont à Toro Toro ! Alors nous faisons ensemble le chemin : c'est reparti pour 4h de mini bus !

Une fois sur place nous trouvons un hostel où nous sommes seuls clients (même le patron est parti, il reste seulement 2 jeunes volontaires argentins). Le village n'est pas très dynamique, il faut se battre pour trouver à manger 😀 mais les paysages font rever. Nous avons, seulement, un petit aperçu de ce que nous allons pouvoir visiter demain !

4 heures de montée et nous voilà  

Mardi 27 mars

Nous partons avec notre guide de plus ou moins 20ans et notre chauffeur (j'ai oublié leurs noms) visiter les environs.

A Torotoro la terre s'est fortement agitée il y a longtemps. Aujourd'hui à 2600m, mais avant au bord de l'océan. Un beau jour (ou peut être une nuit) les plaques se sont levées. Les séquelles sont encore visibles.

Les failles de Torotoro 

Du coup dans les grottes les indigènes ont laissés leurs traces et surtout des dessins. Parfois encore presque intactes. Nous pouvons, plusieurs centaines d'années après profiter des chefs d'œuvre !

Paysages surprenant, les plaques se sont levées. 

Clou du spectacle, nous aussi nous partons dans les grottes ! Notre guide petit spéléologue et nous apprentis spéléologues formons une belle équipe ! La grotte fait 70km de long, nous allons en faire 300m. La descente est plutôt drôle, pendant 1h30 nous rampons, descendons à la corde et glissons sur les fesses. Celine se dépasse dans ces exercices et devient la reine du toboggan.

Visite de la grotte : l'obscurité  

Mercredi 28 mars

Nouvelle aventure aujourd'hui la découverte des dinosaures. Nous partons donc toujours tous les 4, accompagnés d'un nouveau guide (j'ai pour lui aussi oublié son nom). Et oui ici il y a des traces de pas de dinosaures. Pourquoi ? Faisons simple : il y a 80 millions d'années, Johnny (je vais l'appeler comme ça), marchait tranquillement au bord de l'océan seul sur le sable les pieds dans l'eau. Et vu qu'un beau jour (ou peut être une nuit) la terre et les plaques se sont levées... plus d'eau pour effacer les traces de Johnny. Le sable s'est durci et est devenu "rock". C'est ainsi que Johnny a marqué de son empreinte l'histoire de la terre.

Un petit pas pour un dinosaure, un grand pas pour l'homme  

Fin de ces émotions, pour le début d'autres : direction le grand Canyon. On va en avoir plein les yeux ! Photos souvenir à 300m au dessus du vide.

Le canyon de Torotoro, une passerelle vers le vide 

Nous entamons donc la descente (700 marches) pour arriver à la cascade ! Picnic et baignade ! Et évidement quand ça descend, après ça monte ! Donc on se refait les 700 marches. Mais le ventre plein.

Sacrée Vallée !  

Au retour au village nous invitons notre guide à prendre un café. Il se met même à la gratte !

Moments de vie en bolivie : les femmes transportent dans leur baluchon, petit concert privé et manif