Carnet de voyage

日本 1 an de PVT au Japon

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Japon nous voila !
Mars 2017
365 jours
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Nous continuons encore et toujours notre exploration d'Ishigaki. Tant que nous avons la voiture tout est possible, il suffit d'une heure et demie seulement pour traverser toute l'île. Nous sommes tombés sur une auberge dont le propriétaire est génial et nous conseille pour les restaus et activités en dehors des sentiers battus. Grace à lui, nous avons pu continuer à nous émerveiller chaque jour un peu plus !

D'abord Crystal beach, plage sauvage traversée par une rivière d'eau douce qui charrie des cristaux naturels. Le sol est couvert de récif corallien (gants et chaussures de snorkelling obligatoires!) qui regorge de poissons tropicaux. nous voilà dans un véritable aquarium naturel !

Crystal beach 

Puis, nous reprenons la route en direction du nord de l'île à nouveau jusqu'au Shisa park. Les Shisas sont des lions protecteurs, emblèmes des îles d'Okinawa, allant par paire. Un mâle bouche ouverte pour faire fuir les ennemis et une femelle bouche fermée pour protéger le bonheur. Il se décline dorénavant sous toute sorte de forme mais reste très présents partout sur les iles : toits des maisons, boutiques, restaurants etc. Nous avons pu observer ses formes les plus délirantes dans ce parc. Extraits.

Ensuite, escale à la palmeraie locale. Il existe une espèce endémique de palmiers qu'il est possible d'observer en dégustant un jus de fruits frais. Ishigaki produit plusieurs fruits tropicaux dont l'ananas et le fruits du dragon. Des morceaux sont mixés sous nos yeux avec du jus de canne à sucre fraichement extrait sous nos yeux. Un délice à déguster sous le couvert de la canopée, dans la chaleur moite de la palmeraie.

Palmeraie de Yaeyama 

Le lendemain, deux arrêts pour les meilleurs point de vue panoramique de l'île (excepté celui du sommet de la montagne).

Mais que c'est beau ! On ne s'en lasse pas... 

Puis direction une activité originale : plage ! Mais là aussi, nos copains les poissons se montrent facilement et certains sont vraiment incroyablement parés...

Le temps a par contre vilainement tourné ensuite et nous avons affronté un petit typhon. Pas de quoi s'alarmer mais les sessions plage sous un ciel turquoise ont été suspendues par la pluie et le vent pendant trois jours !

Nous avons seulement pu nous échapper pour déguster un plateau de 42 délicieux gyozas, pour découvrir un petit temple proche de notre auberge et déguster un très bon burger au boeuf d'Ishigaki (l'AOC locale).

Le retour à Osaka est prévu demain et nous avons aujourd'hui pu profité de notre bain de l'année 2017 ! Une belle manière de clôturer ce séjour...

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Publié le 13 octobre 2017

Quel endroit merveilleux ! Depuis quelques jours, nous vivons vraiment dans un petit coin de paradis perdu au milieu de l'océan. En début de semaine, nous avons loué une voiture pour découvrir un peu plus l'île principale d'Ishigaki. Difficile de ne pas s’arrêter toutes les 5 minutes tant la beauté des paysages est à couper le souffle. Pour notre première journée sur les routes, nous avons longé la côte est. Premier arrêt à la tombe des Chinois, monument à la mémoire des centaines de victimes d'un naufrage au XIXème siècle. Nous avons aussi découvert à côté un petit sanctuaire shinto dans la jungle. A quelques minutes de là, a été érigé le phare de Kannonzaki qui offre un magnifique point de vue... Puis, pause déjeuner au hasard dans un restaurant côtier... Ambiance chaleureuse et détendue et repas délicieux. En discutant avec la serveuse, elle nous apprend que toute l'équipe bosse dans un restaurant à Niseko l'hiver, à deux pas de là où nous travaillons ! Le rendez-vous est donc pris pour dans deux mois !

La route est agréable, il fait très chaud alors quoi de mieux pour se rafraichir que d'aller faire un plouf ?! Nous choisissons la plage de Sukuji, une des plages "officielles" d'Ishigaki. Elle est très agréable bien qu'il y ait peu de fond pour nager. L'eau est toujours à plus de 26° c'est extraordinaire ! On patauge dans un immense pédiluve turquoise. Et en plus de ça, il n'y a presque personne ...

Pour l'anecdote, la bouteille en plastique de la deuxième photo est remplie de vinaigre et laissée là en raison des méduses (parfois dangereuses) de la région. Il suffit de l'appliquer là où on a été touché. Mais la saison des méduses est presque terminée, nous n'en avons pas croisé une seule pour le moment heureusement pour nous...

Sukuji beach 

Ensuite direction "THE place to be" : la baie de Kabira. C'est une des plus belles plages de sable blanc de l'île avec une eau limpide, des ilots à la végétations luxuriante, un endroit presque parfait. Presque, car il est interdit de s'y baigner en raison des courants puissants qui traversent la baie et qui sont dangereux. L'endroit reste sublime et encore une fois pas grand monde avec qui nous devions partager ce moment...

La baie de Kabira

Le lendemain direction les terres, et l'ascension du mont Nosoko ! Une montagne pas très haute mais à la forme particulière... Une grosse demi-heure de marche à travers la jungle avant d'arriver au sommet. Une fois la haut c'est tout simplement extraordinaire!!

C'est si beau qu'on se sent obligés de lever les bras et crier "Youhou!" toutes les 3 secondes... 

On ne boude pas notre plaisir et on décide de se rendre sur une autre plage : Sunset beach. Et surprise, les fonds marins y regorgent de poissons! Et pour couronner le tout, un rocher abrite tout un bataillon de poissons-clowns. Des Nemos en pagaille ! Un vrai plaisir de snorkeller dans ces conditions...

Et pour le coucher du soleil, direction le phare d'Hirakubo à la pointe nord de l'île. Cette fois la végétation et les courbes des collines nous font voir une autre facette d'Ishigaki plus abrupte et sauvage.

Hirakubo

La journée se termine par un détour à l'observatoire pour admirer les étoiles puis un arrêt sur la plage de Shiraho, à quelques pas de notre auberge pour observer le lever de lune, aux alentours de 22h... Petit caillou isolé dans l'océan, avec très peu d'éclairage public, l'archipel Yaeyama est l'un des plus beaux observatoires du Japon...

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Et nous voila de retour à Okinawa ! Cette fois nous sommes encore plus au sud que lors de notre première étape au mois d'avril, nous avons atterris sur l'ile d'Ishigaki dans l'archipel Yaeyama.Et nous avons tout de suite retrouvé cette atmosphère particulière qui fait qu'on ne se sent plus trop au Japon... Il faut dire qu'on est quand même à 1600 km d'Osaka ! Les buildings et les néons ont été remplacés par des palmiers et des hibiscus...

Ici peu de touristes autres que Japonais, le temps à l'air de s'écouler plus lentement, la tenue de rigueur est la chemise à fleur et il fait chaud !!! 30 degrés en moyenne et l'eau est à 26°... Pas si mal pour un mois d'octobre! Du coup nous sommes allés faire quelques plouf à la plage (pas d'autoroute par dessus cette fois).

La nuit, la ville possède un charme particulier, détendue et à la fois très festif. Ici les gens sont très impressionnés de notre niveau de Japonais (qui n'est pas très haut pourtant). On n'ira pas jusqu’à dire qu'on est les stars locales mais on pourrait le devenir !

Nous étions déjà sous le charme d'Okinawa,mais Ishigaki nous plait encore un peu plus. L'île est moins urbanisée et garde un côté "campagne tropicale" et sans base militaire américaine, ce qui ne gâche rien !

Aujourd'hui, après trois jours sur l'île principale de l'archipel Yaeyama, nous avons rejoint sa petite soeur Taketomi, à 10 minutes de ferry seulement ... L'île compte moins de 400 habitants à l'année et son village est préservé au niveau de l'architecture. Les toitures sont toutes dans le style typique d'Okinawa, les petits murets de pierres sont tous identiques et les hibiscus bordent les rues de sable... Un joli tableau !

Au détour d'une rue, nous découvrons par hasard une des attractions de l'ile : la visite du village en charrette, tirée par des buffles. Nous ne pratiquerons pas cette fois mais les bestiaux sont imposants !

Mais qui dit île, dit plage, et nous sommes allés sur la plus belle : la plage de Kondoi ! A marée basse, un banc de sable se forme dans l'eau et il est possible de le rejoindre pour aller prendre un petit bain de soleil... La couleur de l'eau était extraordinaire !

Et maintenant que j'ai mon appareil photo waterproof, je peux vous présenter quelques-unes de mes rencontres de la journée !

Cette journée nous a enchanté ! Et Taketomi valait largement le détour à la journée... C'était l'île de mon choix, Carole a choisi l'ile d'Hateruma qui sera une de nos prochaines étapes dans l'archipel Yaeyama...

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Dernière petite échappée en duo avant de quitter le Kansaï pour de nouveaux horizons... Raphaël m'a offert une nuitée au Koyasan pour mon anniversaire. Cette montagne sacrée, à 2 heures d'Osaka, est très connue des japonais car y a été fondée la plus importante secte bouddhiste du pays, il y a 1200 ans. Aujourd'hui 117 temples y sont encore en activité et la particularité est qu'il est possible de résider dans certains monastères et de participer aux cérémonies habituellement réservées aux moines. Ce à quoi nous avons eu le privilège d'assister. Mais commençons par le début...

Après deux trains, un téléphérique et un bus, nous arrivons en début d'après-midi sur place. Je suis surprise (Raphaël y est déjà venu il y a trois ans) par l'atmosphère relativement "normale" du lieu. Sans connaitre tout l'historique de l'endroit, cela ressemble à un petit village japonais classique avec ses boutiques, ses distributeurs et ses touristes qui s'y promènent le nez au vent. Nous visitons les deux principaux temples du Koyasan. Le premier, Kongobu-ji, a le même parquet rossignol, dont le sol chante à chaque latte que le Nijo-jo à Kyoto et un joli jardin sec...

Ensuite, nos pas nous mènent vers le temple emblématique du lieu, qui est en réalité un site avec plusieurs temples et une pagode... Les premiers "momiji" (les érables japonais) se parent peu à peu de leur couleur automnale ce qui accentue le charme du lieu... Pour la petite histoire, un pin sacré, une variété rare de pin japonais trône au milieu de la cour et trouver une aiguille de pin à trois branches est censée apporter le bonheur et la chance. A ce jeu-là, Raphaël a été champion et en a trouvé trois en quelques minutes sous les exclamations enthousiastes de pèlerins japonais !

Ensuite direction le temple dans lequel nous séjournerons cette nuit. La chance de Raphaël fonctionne à plein régime puisque l'hôte qui nous accueille nous informe qu'il se tient cette nuit une cérémonie exceptionnelle, qui n'a lieu qu'une fois par an, au cœur de la zone la plus sacrée de la montagne. On dine donc à 17h (!!) de plats traditionnels et végétariens japonais préparés par les moines. Puis, après cela, nous nous dirigeons avec les autres clients à travers le cimetière sacré du Koyasan long de près de deux kilomètres. Il fait nuit, le noir est total à l'exception de quelques lanternes qui guident nos pas. Nous pénétrons symboliquement dans le monde des morts avec deux ponts successifs, sous le regard des cèdres pluri-centenaires... Le mysticisme ambiant nous plonge dans un univers jusqu'alors inconnu...

Vous ne verrez pas de photos de la partie la plus sacrée du sanctuaire. C'est là où reposent les reliques du fondateur du Koyasan qui s'est "endormi" (bouddhiquement parlant, il est toujours vivant...) et la cérémonie se tenait dans le temple le plus sacré de la montagne où toutes photos ou vidéos sont interdites. Un moment marquant dans notre voyage...

Le lendemain, lever à 6h pour la première cérémonie de la journée avec le maître du temple dans lequel nous avons dormi. Ensuite, nous partageons la cérémonie du feu où il brûle nos vœux, écrits sur des stèles de bois, afin qu'ils se réalisent... Les battements sourds du tambour et les lectures/chants de "sutra" (les versets bouddhistes) sont hypnotisants... Cela contraste avec le modernisme du maître qui porte iWatch, lunettes en titane et fais des blagues par moments (il parle surtout japonais mais nous avons aussi quelques échanges en anglais).

Puis pause petit-déjeuner à 8h pour nous remettre de nos émotions avant de retourner visiter l'immense cimetière de jour cette fois... Et ce qui était extraordinaire de nuit est absolument époustouflant de jour. Nous avons irrémédiablement quitté le monde des vivants, hors du temps au fil de ce cheminement... La spiritualité que dégage ce lieu est sans commune mesure avec ce que nous avions pu vivre jusqu'à présent...

Le retour à la civilisation ne s'est pas fait sans mal mais, en tant que samouraïs des temps modernes, nous sommes dorénavant prêts à affronter les nouvelles péripéties que ce périple nous réserve !

Gambare ! 

Nous quittons demain notre nid d'Osaka pour l'île d'Ishigaki, la plus au sud du Japon, pour renouer avec l'ambiance d'Okinawa que nous avions tant aimé au début de notre séjour. Et puis il parait que là-bas, l'eau est encore à 26°C... On vous dira ça bientôt...

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Publié le 29 septembre 2017

La semaine dernière, j'ai fait un petit détour dans la série "A la découverte du Kansaï" pour aller découvrir Hiroshima et l'île de Miyajima toute proche... Petite déception, j'ai déchargé la batterie de mon appareil photo durant le voyage et du coup les quelques photos que j'ai pu prendre l'ont été avec mon portable et sont donc de piètre qualité, désolé...

Arrivée très matinale (5h30) dans une ville encore endormie après un voyage en bus de nuit... Je commence par aller visiter le minuscule château d'Hiroshima, dont on fait le tour en quelques minutes seulement. Le temple proche a d'étranges statues de poisson porte bonheur...

Après une pause petit-déjeuner et avoir déposé les affaires à l'hôtel, je pars me balader pour arriver jusqu'au parc du Mémorial pour la Paix, lieu d'impact de la première bombe nucléaire jamais lancée par l'humanité. Malheureusement, le musée est en travaux mais le parc, quant à lui, est toujours ouvert. Quelques personnes s'affairent déjà pour nettoyer le lieu de recueillement et apporter des fleurs fraiches... Le dôme abrite un coffre en pierres comportant les listes des noms des victimes de l'attaque. Au second plan, on voit apparaitre la flamme conservée de l'incendie que la bombe provoqua. Et enfin, au loin on aperçoit le dôme soufflé par l'explosion et conservé comme lieu de commémoration. C'est un lieu paisible dans la lumière blanche du petit-matin et émouvant...

Un mémorial pour les enfants victimes du bombardement a également été érigé à la suite de la mort d'une petite fille de douze ans, victime des radiations. Des écoles de toute la planète viennent y déposer des guirlandes faites de grues colorées en origami... Ils chantent et se recueillent pour cultiver la mémoire de cette catastrophe humanitaire.

Une cloche a aussi été installée et fait résonner un son sourd de temps à autre dans le silence du Parc.

Je me suis ensuite dirigée jusqu'au pied du dôme, symbole de l'attaque, conservé intact tel qu'il fut lors de l'explosion de la bombe. Les guides et bénévoles défilent pour sensibiliser dans toutes les langues à l'horreur de la guerre et pour lutter contre la course à l'armement de tous les pays et la prolifération des armes nucléaires.

Après cette visite bien chargée émotionnellement, je prends le tramway jusqu'à l'extérieur de la ville pour rejoindre l'île de Miyajima. En effet, hormis ce mémorial, la ville d'Hiroshima est assez quelconque par rapport aux autres villes japonaises et présente assez peu d'attraits.

Me voilà donc dans le ferry où je rencontre un Wallon fort sympathique avec qui je passerai une grande partie de la journée. L'île est célèbre pour une vue emblématique, à marée haute, d'un grand torii les pieds dans l'eau et pour ses daims en liberté (comme à Nara)...

Premier arrêt pour la visite du temple sur pilotis qui fait face à cet impressionnant torii.

Après avoir déjeuné avec mon comparse de la journée (et trinqué à la bière locale produite sur l'île), c'est parti pour l’ascension du mont sacré qui surplombe l'île pour l'exploration d'un des plus beaux temples que j'ai pu admirer à ce jour au Japon : le Daisho-in. Il est divisé en petits îlots de verdure charmants et savamment entretenus, formant des alcôves végétales propices au recueillement, diffusant une atmosphère zen colorée, rythmée par les nombreuses statues qui jalonnent le chemin... Magique !

La lumière du jour commence à baisser et je me sépare de mon équipier qui doit reprendre le ferry... Je n'irai malheureusement pas beaucoup plus loin que la cascade qui surplombe le temple, manquant de temps pour rejoindre le sommet du Mont Misen...

La journée et le séjour se termineront par une promenade sur la plage à marée basse. En effet, à ce moment-là, on peut venir toucher le torii géant, enfin les pieds aux secs, et y déposer une pièce entre deux coraux qui s'y sont accrochés. Si ma pièce reste sagement en place, la chance devrait m'accompagner encore un moment dans ce beau pays...

Après une nuit douillette dans un vrai lit (oui un vrai grand lit !! pas un chiche futon un peu duraille, un vrai bonheur!!), retour en bus à Osaka pour retrouver mon Raphaël qui travaille encore quelques jours avant d'avoir, lui aussi droit à des vacances bien méritées...

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Après l'échappée merveilleuse en préfecture de Wakayama, nous voilà de retour à Osaka et sa région pour quelques jours... Nouvelle dose d'ambiance urbaine, bruyante, néons qui flashent et brouhaha permanent dans l'effervescence de la capitale du Kansaï. Nous décidons tous les trois de prendre la ville de haut et montons au sommet de l'Umeda Skybuilding. Osaka illuminée s'étale à nos pieds... Et on en profite pour se faire des photos de beaux gosses !

Du coup, rapidement, nous éprouvons le besoin d'une bouffée d'oxygène au milieu des arbres centenaires. Et pour ça, l'adresse la plus proche se trouve en banlieue nord d'Osaka : Minoh ! C'est la deuxième fois que j'y viens mais cette fois, pas de chance les singes et les hiboux resteront à l'abri des regards. Ce qui n'empêche aucunement d'apprécier la balade. D'autant que les premiers "momiji" (les érables) commencent à se parer de leur couleur automnale...

Après l'ambiance bucolique, retour à la ville, mais à Kyoto cette fois ! D'abord, en tête à tête avec ma mère, visite inédite au château de Nijo, la demeure du dernier shogun (l'équivalent d'un comte ou d'un grand seigneur local) qui servit également de théâtre aux exploits du dernier samouraï, à la fin de l'ère Edo. Le lieu dégage une atmosphère particulière notamment en raison de son "parquet rossignol". La pose de ce parquet flottant est fait de telle sorte qu'à chaque pas, les lames de bois chantent tels des oiseaux !! Impressionnant !! Il est également très différent de tous les châteaux que nous avons visité jusqu'à présent... Les photos étant interdites à l'intérieur, je ne peux que vous laisser deviner la splendeur intérieure de ce monument !

Nijo-jo 

Ensuite, direction le "Sanjusangen-do", le temple aux 1001 statues de Bouddha (oui, rien que ça!). Il faut se rendre compte que chacune de ces statues mesure environ 1,50m de haut et qu'elles sont toutes rigoureusement différentes. Un Bouddha de plusieurs mètres de haut trône entre les deux blocs de 500 statues, imposant le respect. Des divinités gardiennes du culte sont également représentées le long des allées... Là encore, les photos sont interdites à l'intérieur mais quelques photos officielles sont disponibles sur internet, je les ajoute donc aux quelques photos extérieures pour vous recommander chaudement la visite en cas de voyage inopiné à Kyoto :)

Sanjusangen-do 

Sinon, nous avons également assister à une exposition de bonsaïs. Je n'aime pas tellement ça mais il faut avouer que certains jardiniers ont réussi de sacrées prouesses...

Et enfin, dans les allées du château, plusieurs expositions d'art contemporain étaient offertes aux visiteurs. Ainsi, il y avait une immense fleur rouge et... euh... des cacas dorés géants avec des traces de pas dedans... Je vous laisse juger par vous-mêmes...

Art (?!) contemporain et gare de Kyoto 

Le temps est venu pour nous de regagner la gare de Kyoto... Retour à Osaka !

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Dans l'épisode précédent, nous vous disions donc que nous nous préparions pour le "Kumano-Sanzan", pèlerinage gravitant entre les trois temples principaux du "Kumano Kodo", pèlerinage bouddhiste de plusieurs centaines de kilomètres, jumelé à St Jacques. Il pleut sans discontinuer depuis notre arrivée mais le "onsen" de l’hôtel et un gargantuesque petit-déjeuner nous ont requinqué. Nous voila motivés pour pénétrer le premier temple : le "Kumano Hayatama Taisha" dans la ville de Shingu. Il s'agit d'un sanctuaire principalement shintoïste au pied d'une montagne à la végétation luxuriante, bien que situé en bordure de ville. Une fois dans l'enceinte, nous voilà plongés en pleine nature et coupés du monde.

La pluie y crée une atmosphère bien particulière...

Une fois bien imprégnés des lieux, nous reprenons la route pendant 30 km (et 30km dans cette région, ça vaut bien une centaine de kilomètres sudiste!). Premier arrêt dans un petit temple annexe au pèlerinage pour nous dégourdir les jambes.

Ensuite, nous sommes allés vers l'extraordinaire, le sublimissime, l'inénarrable : "Kumano Nachi Taisha". Imaginez des collines à la végétation dense, d'un vert émeraude intense, avec les montagnes pour seul horizon. Ajoutez-y une cascade de 130 mètres de haut qui se détache d'une falaise de roc abrupte, surplombée par une corde signifiant aux communs des mortels son caractère sacré. Saupoudrez le tout d'une pluie fine et de lambeaux de brumes dansant avec la cime des arbres. Ce n'est pourtant que de la vapeur qui s'échappe sous la canopée en raison de la chaleur volcanique de la terre... Mais le tout crée une symphonie, une poésie pour le regard... Et cette pagode à 3 étages, solennelle et majestueuse semble avoir toujours été là. Et être là pour toujours, immobile, veillant à ce que la splendeur de ces lieux demeure à jamais intacte...

Et voici donc la pagode Seiganto-ji et la cascade Nachi. Difficile de photographier une telle beauté...

Après être montés au sommet de ce joyau et être tombés amoureux de ce cocon de sérénité terrestre, nous nous sommes finalement retournés pour aller visiter le temple rattaché à cette pagode. Lui aussi avait un certain romantisme sous la pluie qui s'intensifiait...

Nous nous sommes finalement péniblement remis de nos émotions grâce à une nouvelle session de bain dans le "onsen" de l’hôtel...

Le lendemain, nous quittons pour de bon notre hôtel. Il est temps pour nous de clôturer ce "pèlerinage automobile" par le Kumano Hongu Taisha. Celui-ci a été édifié à l'intérieur des terres, près de la forêt qui entoure le petit village sur lequel il veille discrètement. C'est en effet le temple le plus vénéré des trois. Moins exubérant, plus épuré bien que magnifiquement orné en plusieurs endroits, l'atmosphère sacrée y est saisissante. Dès que nous approchons le pas des premières marches qu'il faut affronter pour atteindre le sommet où se trouve le temple, la dimension sacrée du site est une évidence.

Petit détour dans le programme... A quelques encablures de ce dernier temple, nous avons aperçu un gigantesque torii au milieu de la campagne. Nous avons donc fait un petit tour pour admirer ce sanctuaire à l'écart de ce village décidément profondément imprégné de mysticisme.

C'est le cœur gros que nous sommes repartis et avons quitté ces sublimes lieux. La préfecture de Wakayama est décidément d'une richesse incroyable ! C'est dans celle-ci que je m'étais déjà rendue à la plage de Shirahama, c'est dire la diversité de ses paysages et de ses atmosphères... Cette destination, un peu confidentielle car plus difficilement accessible, est un véritable trésor nippon que nous vous recommandons ardemment si vous en avez l'occasion !

Nous vous retrouvons très vite pour un nouvel épisode d'A la découverte du KansaÏ pour compléter nos explorations de cette région si charmante...

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Nous vous avions laissé alors que nous étions en train d'arpenter les rues d'Osaka à quatre, en famille...

Osaka est extraordinaire !

Mais nous avons vite plié bagage pour une journée à Nara le 15 septembre pour l'anniversaire de Céline ! Les daims et les temples y sont toujours au rendez-vous sous le soleil (ce qui ne va pas durer d'ailleurs...)

Raphaël et moi leur avions ensuite concocté un weekend surprise... Nous avons donc loué une voiture et pris la route la plus tortueuse du Japon à travers les montagnes de la préfecture de Wakayama pendant plus de 4 heures jusqu'à poser nos valises à Hongucho. Ce patelin paumé au milieu de... ben rien en fait... est très apprécié des Japonais pour ses "onsens" (les sources naturelles d'eau chaude, on vous en parle souvent, c'est une part de l'art de vivre à la japonaise dont nous sommes absolument fans!).

L'hôtel que nous avons réservé possède sa propre source d'eau chaude qui permet d'aller se tremper à toute heure du jour ou de la nuit. Et comme nous étions souvent seuls, Raphaël en a profité pour vous ramener quelques photos (elles sont normalement interdites vu que tout le monde est tout nu).

Le bain chaud, le coin où on se douche assis et le regard au loin de Raphael Veysseyre en pleine détente... 

L'hôtel prête aussi des "yukatas" (des kimonos en toile légère), ce qui fait que tout le monde est très élégant et se balade dans cette tenue, en ville comme à l'hôtel. C'est un peu la version japonaise des villes thermales françaises...

Classe ou pas ?!

Nous avions initialement prévu une descente en rafting traditionnel japonais (si,si, ça existe) mais la météo a décidé de bousculer notre programme, il pleuvra sans discontinuer tout le weekend. Du coup, la session rafting est annulée. Nous avons décidé d'en profiter pour suivre une partie du pèlerinage de "Kumano Kodo", classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco et jumelé ... au chemin de St Jacques de Compostelle ! Nous allons faire la partie qui relie les principaux temples de la région, appelé le "Kumano sanzan" en voiture puisque la météo ne nous laisse pas trop le choix...

La suite au prochaine épisode !

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Publié le 19 septembre 2017

Beaucoup de nouveaux évènements nous ont pas mal occupés ces derniers temps... Pour commencer, Raphael et moi sommes recrutés pour cet hiver à Niseko pour faire le ménage dans un immense complexe au pied des pistes de ski... On va tater des pistes nippones dès fin novembre jusqu'à fin février, une super nouvelle !

Ensuite, j'ai fini de travailler, d'abord comme professeur d'anglais et femme de ménage. Et le 10 septembre était ma dernière soirée en tant que barmaid. La direction a pris la décision de fermer tous les bars des auberges Khaosan où nous travaillons, nous avons donc du finir les bouteilles... Jusqu'à la dernière goutte ! Du coup tous les collègues sont venus trinquer! Et comme souvent quand on lève le coude, cela implique aussi de terminer la soirée dans un karaoké...

On devient de vrais pros du karaoké, on est accros...

Et puis la frangine a débarqué au Japon pour que nous puissions passé nos anniversaires du 15 et 17 septembre ensemble ! On en a profité pour (re)visiter quelques classiques d'abord à Osaka...

Balades dans Osaka, quartier d'Umeda et karaoké... 

Puis à Kyoto...

Kinkakuji (le temple d'or), Arashiyama (montagne aux singes) et Fushimiinari (mont sacré couvert de toriis)

Mais aussi de nouvelles découvertes pour elle et nous !! A commencer par le grandiose aquarium d'Osaka!

Et le Ginkakuji de Kyoto. Il est appelé ainsi, non parce qu'il est couvert d'argent mais parce qu'à sa construction, le temple rayonnait sous la lueur argentée de la Lune... Le jardin est préservé et entretenu avec tant de minutie et de grace qu'il mériterait d'illustrer le terme "zen" dans le dictionnaire à lui tout seul.

Une perle de verdure !

Notre maman nous a ensuite rejoints et nous sommes (re)parties à l'assaut du château d'Osaka !

Et ce n'est pas fini, nous leur avions concocté un programme surprise pour le weekend dans la campagne japonaise... Une découverte même pour nous !

La suite au prochain épisode...

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Publié le 29 août 2017

Le 16 août à Kyoto, c'est le festival Daimon-ji! A partir de 20h, de grands "kanjis" (caractères japonais) et autres motifs sont tracés par le feu sur les pentes des monts qui enserrent la ville. Ces caractères sont immenses (jusqu'à 80m de haut quand même) et on peut les observer de partout dans la ville, mais pas tous à la fois. Nous avons grimpé sur une petite colline au centre de la ville pour essayer d'en observer le plus possible. Évidemment, nous n'étions pas les seuls à avoir cette idée. Deux heures avant la tombée de la nuit, il y avait déjà du monde!

Et puis à 20h00, l'illumination !

Evidemment, c'est bien mieux en vrai ...

On a pu en voir 5 (sur les 6 au total), certains étant plus visibles que d'autres. Ces kanjis de feu célèbrent les morts, c'est un peu la Toussaint japonaise...

Le lendemain, départ pour Hikone au bord du lac Biwa, le plus grand lac du Japon. Une petite ville pour le pays (100 000 habitants, autant dire un village) qui est principalement connue pour son château.

Les bords du lac

Le château est particulier car contrairement à beaucoup d'autres monument au Japon, celui-ci est d’origine... Par contre, il n'a pas du tout le charisme de celui d'Himeji !

En revanche le jardin japonais au pied du château était somptueux et tellement paisible... Une belle conclusion à l'escapade !

Hikone nous laissera le souvenir d'une ville (trop!) calme où tout ferme à 17h30, une ville étalée, un peu terne et finalement plus photogénique que réellement charmante... Une étape bien dispensable mais c'est l'avantage de rester 1 an, on peut tout explorer !

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Publié le 18 août 2017

Le dernier article remonte à un moment maintenant, mais avec la tempête ponote, on avait plus une minute à nous... Le 28 Juillet dernier c'était mon anniversaire. Tus est venu de Tokyo spécialement pour l'occasion ! De grands moment de fiesta encore une fois !

Nous sommes aussi allés voir un match de baseball entre hommes... Au menu : les Buffalos (Osaka) contre les Lions (Tokyo)... Expérience intéressante bien que la subtilité de certaines règles nous échappent encore. Le stade en revanche était magnifique, un dôme de 35 000 places tout de même ! Mais bon sang, que c'est long un match de baseball !! Après deux heures et demi de jeu, on en n'était qu'a la mi-temps... Du coup, nous n'avons pas eu le courage de rester jusqu’à la fin...

Maintenant nos voisins altiligériens sont partis... Snif... Mais en nous laissant plein de bons souvenirs de cette belle aventure ! Course de giropode, concours de rodéo, pêche dans un restaurant à poissons, promenades à Kyoto au temple Fushimi inari et Sanjusangendo, et folles soirée à Osaka... On ne s'est pas ennuyés pendant un mois grâce à eux !

Kampai ! 

Salut les gars, et merci pour ce mois de folie franco-japonaise !

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Publié le 31 juillet 2017

Un moment que nous n'avions pas écrit de nouvel article avec l'arrivée de nouveaux Ponots à Osaka. Ça fait du bien de retrouver les copains, la fine fleur altigérienne ! Et ils ne sont pas arrivés les mains vides... Du coup ça fleure bon la France dans les ruelles de notre quartier...

En échange, on les initie aux subtilités du karaoké et autres activités arrosées...

Mais on fait aussi des activités culturelles, hein ! Pour preuve, ils sont allés faire un tour du côté de Nara.

On vous refait pas le reportage, vous connaissez déjà... 

Et point d'orgue de ces derniers jours (hormis l'anniversaire de Raphaël bien sur) : le Tenjin Matsuri ! Un des trois festivals majeurs du Japon, vieux de 11 siècles. Il se déroule à Osaka pendant deux jours du 24 au 25 juillet et atteint son climax le 25 au soir avec deux heures de feu d'artifice, défilés de bateaux, parades, et j'en passe ! Et toujours cette ambiance décontractée, festive et familiale qui fait qu'on s'y sent bien et qu'on prend plaisir à boire quelques verres en discutant avec les (très!) nombreux Japonais, venus eux aussi assister au spectacle...

Nous sommes arrivés plus de deux heures avant le début pour nous installer en bord de rivière, en mode pique-nique/apéro estival et trouver une place qui nous permette d'admirer le show. Et nous n'étions pas les seuls ! Au final une bien belle soirée, délicieusement conclue par un curry japonais (mais nous y reviendrons, on prépare un article spécial gourmandises....). Bref on ne chôme toujours pas à Osaka maintenant que nous sommes une équipe de 5 !

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Publié le 19 juillet 2017

Deux jours off en solo, me voilà partie pour une des destinations touristiques phares des Osakiens : Shirahama ! Station balnéaire au sud d'Osaka, dans la province de Wakayama, cette ville est réputée pour sa plage de sable blanc et ses onsens, des sources d'eau chauffée par géothermie qui affleurent à la surface autour de 40°. Bref, un séjour prometteur en terme de détente et de relaxation...

Dès mon arrivée, je repère les lieux stratégiques : port, plage et bains de pieds gratuits... Les japonais fêtent le jour férié qui suit (Beach Day!) en jouant avec les feux d'artifice en famille sur la plage. Dans un bar, des retraités me donnent quelques bons conseils pour la journée du lendemain.

Après une grasse matinée je pars en direction de Senjojiki, d'anciennes falaises que les vagues ont érodées jusqu'à évoquer la forme de mille tatamis empilés...

Après ça, direction la plage, à quelques minutes à pied seulement... L'attraction c'est bien sur la mer mais j'avoue que les tenues vestimentaires sont.... hum... disons un sujet d'étude et d'observation assez inattendu ! En plus, les japonais viennent à la plage en s'installant avec tentes, nourriture, boissons, bouées etc, un vrai déménagement. Je fais pale figure avec mon sac et ma serviette !

Après la trempette, apogée du séjour avec une autre baignade dans le onsen "Saki no yu", réputé être l'un des plus beaux du Japon. Et je confirme ! Trois bains sont creusés dans la falaise qui surplombe l'océan. On se plonge dans l'eau chaude et souffrée en observant les vagues se briser sur la roche et en respirant l'air marin. Les photos sont évidemment interdites mais je ne résiste pas à l'envie de vous montrer les photos officielles (qui sont en-dessous de la vérité en terme de magnificience!)

A couper le souffle... 

On conclut cette belle journée par un coucher de soleil splendide sur l'île d'Engetsu. J'en profite pour savourer la bière locale sur le port de pêcheurs...

Dernier crochet par la falaise de Sandanbeki avant de rentrer à Osaka pour éviter l'orage qui couve. Le train me ramène paisiblement à la maison à travers la campagne montagneuse de la préfecture de Wakayama...

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Tanabata, c'est la rencontre de deux étoiles amoureuses, Vega & Altaïr, qui ne se retrouvent qu'une nuit par an, la 7e nuit du 7e mois. La voie lactée les séparent le reste de l'année... Les Japonais sont de grands romantiques ! Avant d'aller fêter l'évènement, petit détour au temple (pour le moins atypique!) de Nambayasaka, à un saut de puce de la maison...

A vous faire rugir de plaisir...

Pour Tanabata, le temple de Tenmangu, plus au nord, s'est paré de nouveaux atours. La tradition ce jour-là est d'écrire son souhait sur des papiers achetés au temple et de les accrocher à un rameau. Ils seront ensuite brulés et si la pluie ne tombe pas dans la nuit, les vœux deviendront réalité ! Pour les bienfaiteurs du temple, des rameaux leur sont remis au son des tambours et après chorégraphie et bénédiction d'une jeune damoiselle tout de blanc vêtue. Raphaël a déposé son souhait avec le reste du peuple et il n'a pas plu... Ca sent bon !

Des cercles de maïs représentant toutes les préoccupations ont également été construits dans le jardin du temple. Les avoir franchis devraient nous apporter bonheur et réussite pour chacun d'entre eux : amour, famille, entreprise, santé... On devrait être sacrément vernis cette année !

Et comme souvent, les fêtes religieuses ont des allures de kermesse : spectacles, fanfares, pêche aux poissons, stands de nourritures (et de bières!), mascotte en petit pois... Pas franchement de rapport avec les étoiles mais tout dans la bonne humeur !

Et puis l'apothéose en soirée, la rivière transmutée en voie lactée ! Il nous a fallu braver la foule présente pour assister à l’événement mais la magie du spectacle en valait la peine...

Plus prosaïquement, des centaines (milliers?) de boules sont déposées une à une dans la rivière par des péniches et elles s'illuminent au contact de l'eau. Un coucher de soleil hors du commun et la nuit la plus étoilée qu'on ait connue à Osaka à ce jour...

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Jour de repos en commun pour les Rapharole ! Du coup, Raphaël a tout préparé pour une excursion à Himeji, dans la préfecture de Hyogo, à moins de 2 heures d'Osaka. Après avoir déposé les affaires à l'hôtel, direction LE chateau. Il est surnommé le "Héron blanc" et est réputé pour être le plus beau château du Japon et nous voulons en avoir le cœur net ...

Effectivement, il est royal ! 

Après en avoir pris plein les mirettes mais étant arrivés trop tard pour le visiter, nous allons tester une nouvelle spécialité japonaise : le beer garden! Ca se passe dans un parc ou un toit-terrasse de préférence et le principe est simple : on achète sa place puis tout est à volonté, boissons, nourriture et bavoir ! Et à notre "beer garden", on a eu droit à notre propre barbecue... Puis retour au château pour profiter de l'éclairage nocturne... On s'est pas mal amusés avec l'appareil après notre festin...

Le lendemain, bien décidés à braver la touffeur moite de l'air qui promet une belle averse tropicale, nous prenons nos tickets pour pénétrer enfin ce majestueux château... Il fait une chaleur étouffante et on frôle les 90% d'humidité mais nous sommes braves. Pour preuve, photo 6, l'état du tee-shirt à Raphaël...

Le chateau est tout de bois construit et fraichement rénové, une beauté ! 

Mais après ça : le déluge ! Du coup, retour anticipé à Osaka

Et c'est sans regrets qu'on quitte Himeji car c'est pour s'offrir un lot de consolation des plus réconfortant... Un bar à hiboux ! Une heure de tête à tête avec une douzaine de rapaces tous différents et tous plus merveilleux les uns que les autres... Un petit pincement au cœur de les voir attachés, on ne renouvelera donc certainement pas l'expérience mais c'était un régal...

Chouette alors ! 
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Nous avons eu de la visite à la maison melon. L'autre Raph du Puy est venu s’enquérir de nos nouvelles aventures en personne avec son collègue ! Après une étape à Tokyo, ils ont débarqué sur Osaka pour qu'on leur fasse découvrir notre cité et... assister à un match des Cerezo évidemment ! Coup de chance ultime, le brésilien Souza, emblématique milieu de terrain local les attendait pour une séance photo !

Raphaël travaille mais Carole a eu 3 jours de repos pour partir à la découverte de Kyoto avec les deux compères. Après une courte nuit, direction Fushimiinari, mont fameux pour son millier de toris à traverser... C'est boisé, c'est frais, ça grimpe plus dur que ce à quoi l'on s'attendait mais plus on s'élève moins la foule est dense et plus nous pouvons nous laisser envouter par le lieu...

un dédale de toris à parcourir pendant des heures...

Sur notre chemin, nous croisons pêle-mêle des temples solennels, des chats sauvages, des autels mystiques, une bambouseraie plus que centenaire et une vue imprenable sur Kyoto avant même d'atteindre le sommet

A peine le temps de redescendre du mont Inari et nous voilà embringués (sans mauvais jeu de mot...) dans les méandres des nuits kyotoïtes... Autrement dit, pomp it up jusqu'au bout de la night !

Autant dire que la journée du lendemain a été, disons, contemplative, en centre-ville et à l'ombre de l'ancien palais impérial puisque Kyoto a longtemps été souveraine du Japon...

Dernière journée de Carole à Kyoto avant de passer le relais à Raphaël. Direction Arashiyama, à l'écart du centre urbain de Kyoto pour une visite très attendue, celle de la montagne des singes... 140 macaques nippons vivent ici en liberté et viennent pour recevoir de la nourriture des visiteurs ou prendre un bain... Surréaliste !

Et pour finir les visites en beauté, un incontournable : le célèbre Kinkaku-ji !

Qui dit lieu légendaire, dit photo légendaire! 

C'est le moment de passer le relais au Raphaël qui a cloturé en beauté la visite des ponots dans notre belle région du Kansai autour d'un shabu-shabu et d'un game-bar !

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Publié le 21 juin 2017

15juin, premier jour de congés ensemble depuis longtemps ! On fête joyeusement l'occasion dans un bar à jeux vidéos avec Nintendo, Super Nintendo, Sega et autre Wii U... On y a rencontré un groupe de belges et passé un bien belle nuitée ! Ca n'entame pas notre motivation pour aller marcher le lendemain et nous sommes bien décidés à nous rendre à Minoh, dans la banlieue d'Osaka.

Pas frais mais motivés ! 

La ville de Minoh se situe à 15km au nord d'Osaka. Elle est bordée par un parc boisé qui mène jusqu'à une cascade. Dès le début du parcours, on coupe complètement des zones urbaines. On se retrouve très vite face à un charmant temple (comme d'hab!) accessible par un petit pont rouge.

Après ce petit détour, nous nous enfonçons dans la forêt de cèdres et d'érables. Les couleurs sont d'une intensité folle et il fait frais, loin de la chaleur d'Osaka...

Au bout d'une grosse heure de balade, nous arrivons enfin à destination : la cascade de Minoh ! On ne va pas se mentir, c'est la forêt qui fait tout le charme de cet endroit...Mais c'est malgré tout un régal de profiter du spectacle !

Et le petit bonus de cette forêt ce sont surtout... Ses animaux ! Dès le départ du chemin, nous avons fait la connaissance avec trois macaques sauvages. Sur le retour, c'est un hibou que nous avons épié en pleine sieste ... Les animaux sauvages sont extraordinaires !

L'excursion se terminera avec une belle vue sur Osaka sur la terrasse d'un hôtel de Minoh... (Pas sur qu'on ait eu le droit d'être là mais ça valait le coup d’œil!).

On vous prépare déjà le prochain article car des Ponots ayant débarqué pour quelques jours, nous sommes allés visiter Kyoto ! A très vite donc...

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Publié le 14 juin 2017

Le dimanche ma Carole travaille encore... Moi, mon contrat de game tester s'est terminé ce vendredi. Depuis mardi, je fais moi aussi parti du staff de Khaosan pour faire le ménage. Mais avant ça j'ai profité de mon week-end en allant passer une journée dans la ville voisine de Kobe. La ville est tristement célèbre pour son tremblement de terre de 1995 mais aussi pour la qualité de son boeuf mondialement connu. La dernière fois que j’étais venu ici, j'y avais passé juste une nuit et goûté cette fameuse viande. Je n'avais absolument rien vu de la ville. C'est donc aujourd'hui que je vais vraiment découvrir Kobe.

Pour commencer la journée, retour en enfance ! Ce week-end il y avait le Japan BrickFest, un événement autour du Lego, en tant que grand fan quand j’étais petit, je me devait d'aller y faire un tour. Toutes les constructions sont faites par des amateurs venant du monde entier (80 % d'Asie quand même). Les constructions étaient plus impressionnantes les unes que les autres et beaucoup de thèmes représentés (des lieux du Kansai, Star Wars, Pokemon, des personnages célèbres...). Dommage que ça soit un peu petit, le tour est quand même vite fait.

Chateau d'Osaka

Ensuite retour en ville et je commence par là où tout a commencé : le sanctuaire shinto Ikuta. C'est en fait à partir de ce lieu âgé de plus de 18 siècles que ce serait construit la ville de Kobe. Un sanctuaire assez classique par rapport à ce qu'on peut voir ici. C'est un lieu plutôt agréable et plein de sérénité situé pourtant en plein cœur de la ville.

Et pour terminer direction le port, le symbole de la ville. Un endroit très vivant dominé par les 108 mètres de la tour de Kobe. Pas trop "industriel" par rapport à ceux de Yokohama et Osaka. Ce jour-là, il y avait une compétition de voitures électriques et ça avait l'air vraiment très sérieux ! Je m'y suis promené pendant quelques heures et puis retour à Osaka.

Cette journée m'a beaucoup plu, Kobe est une ville très intéressante bien que moins riche qu'Osaka. On retrouve la mentalité Kansai dans une ville plus petite et peut-être plus charmante. Apparemment c'est la nuit que la beauté de la ville se révèle, j'y retournerai donc avec Carole. Et cette fois-ci ce sera Kobe et son boeuf !

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Lundi 5 juin, je (Carole) suis de congé. Du coup après avoir sondé les tréfonds du web, je suis tombée sur la plus vieille route du Japon, jalonnée de temples, de sanctuaires, de tombeaux et autres joyeusetés en pleine campagne, au sud de Nara (vous vous souvenez ?! Les temples et les daims!). C'est donc bien motivée que je pars pour Tenri, un des départs possibles pour ma première rando en solo. Le sentier n'est référencé nulle part et on ne peut pas dire qu'il y ait foule dans le train... Cette photo d'une carte en ville me servira de carte pour le restant de la journée...

Et d'abord, première visite du plus grand sanctuaire que j'ai jamais vu avec un gigantesque tatami (photo interdite). En pleine préparation du matsuri qui doit avoir lieu dans quelques jours, les moines marchent à quatre pattes en nettoyant le sol et en chantant. Assez déroutant et fascinant...

Gigantesque !

Après m'être perdue en ville et avoir eu quelques échanges épiques en anglo-japono-gestuels, j'arrive enfin à trouver le chemin et arrive rapidement au premier temple de la rando

Surprise, le temple regorge de volailles diverses et variées et d'un petit étang, moment de calme et des repos au milieu des caquètements...

Et je pars donc à l'assaut de la campagne japonaise, direction la ville de Miwa à 16km de là. Je vais découvrir une nouvelle facette du Kansai encore inconnue. Le chemin serpente au pied de la montagne, en parallèlede la ville à travers champs, rizières, vergers et forêts. Une bonne dose de verdure et d'air frais loin du béton et de l'agitation d'Osaka !

Je m'offre quelques pauses pour visiter les temples, sanctuaires, les mémoriaux et cimetières qui jalonnent mon parcours... Et surtout discuter avec les quelques agriculteurs et randonneurs japonais que je croise (et qui sont tous surpris de voir une "western" se perdre ici). Pourtant sans carte, je me suis rendue compte que j'avais raté quelques tombeaux d'empereurs et autres ruines à explorer... On rattrapera cet oubli avec Raphael !

Je me suis même perdue pendant plus d'une heure et j'ai gravi l'un des monts qui bordent la route. La nuit commençant à s'étoffer rapidement, je n'ai pas eu le temps d'atteindre le sommet mais la forêt dense de cèdres et de bambous qui m'entourait valait largement le détour.

Enfin, le petit plus de cette route historique (elle date du VIIIème siècle environ), c'est que les agriculteurs y vendent leur production tout du long... Et pas n'importe comment ! Des paquets de légumes sont disséminés sur des bancs, des cagettes, dans des cabanons et sont laissés là pour les randonneurs de passage. Une petite boite permet d'y déposer la pièce de 100yen (0,8€ à peu près) pour payer les denrées. Pas de vol, tout est dans la confiance. Et vu les prix des fruits et légumes en ville, je peux vous dire que mon sac s'est sacrément alourdi au fil de mes pérégrinations...

Et voila la récompense pour ces 7 heures de marche !

Il y a aussi, comme parfois au Japon, le moment WTF. Sur Yama no be no michi, ce sont les épouvantails qui ne font pas flipper que les oiseaux...

Enfin, arrivée à Miwa après plus de 7 heures de marche et découverte au loin du 2ème plus grand tori du Japon qui veille sur sa cité, au pied d'un des plus anciens monts sacrés du Japon. Retour à la civilisation et à Osaka en train ...

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Publié le 6 juin 2017

Dimanche 4 après-midi, comme Carole travaillait à l'auberge, je me suis offert un petit plaisir en allant voir un match de foot. A Osaka, il y a deux clubs : le Gamba Osaka qui est plutôt le club du nord et le Osaka Cerezo, celui du sud de la ville. Le Gamba est un plus grand club que le Cerezo, il termine souvent en haut du tableau et a été sacré champion en 2014. Le Cerezo est un bon club plutôt populaire mais avec des performances en dents de scie. Ils sont remontés de ligue 2 il y a deux ans. Ce dimanche le Cerezo (3ème) accueillait Niigata (avant dernier). J’étais accompagné d'un Français rencontré à la soirée French crèpes !

Nous étions dans le Kop : places sans réservation et sans sièges non plus. Les Japonais viennent donc plusieurs heures avant pour "réserver" leur place en accrochant leurs écharpes aux barres métalliques. Et s'ils n'ont pas d'écharpes ? Pas de problème, ils laissent leur sac et ressortent de l'enceinte pour aller se chercher à boire et à manger à la supérette du coin..

Des le début de l'échauffement, les supporters commencent à chanter et ils ne s’arrêtent qu'a la fin du match. Il y a une chanson par joueur et pas seulement pour les plus connus ! L'ambiance était absolument géniale !

Et côté foot, ben c'est pas mal non plus : très technique, peu de faute et un jeu assez rapide. Ça manque quand même d'impact physique et les défenseurs ressemblent tous à Evra dans la façon de défendre mais c'est vraiment très agréable à regarder. Rien à envier à un Sainté-Angers du dimanche aprèm ! Score final ; 4-0 pour les Cerezo d'Osaka ! Ils ont profité de la défaite des Gamba pour passer 2e du championnat. A la fin du match, interview du capitaine et jeter de ballons. En prime, je repars avec une petite écharpe et un bon coup de soleil sur le visage.

Le stade en revanche n'était vraiment pas très grand, on est très loin du Signal Iduna Park... Mais bon, c'était tellement génial que je pense y retourner. Cerise sur le gâteau, un Japonais qui m'avait fait une petite place dans la tribune m'a dit de revenir, apparemment ma place est déjà réservée pour le prochain match...

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Premier jour off depuis deux semaines pour Carole le 22 mai, du coup escapade à moins d'une heure d'Osaka. Nara, me voila ! C'est la ville des daims ! Plus d'un millier qui se baladent librement dans la ville mais sont surtout concentrés dans la zone du parc où se trouvent justement les plus beaux temples... C'est parti pour la découverte !

Carole s'est fait plein de copains !

Nara est aussi la première capitale fixe du Japon (quelques centaines d'années plus tôt) du coup les nombreux temples rivalisent de majestuosité et sont maintenant classés au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Petite visite guidée...

1er temple bouddhiste (4 premières photos) : ""Kofuku-ji" et le "nanendo", le temple octogonal

2ème temple : "Todai-ji". On traverse une première porte en bois pour arriver devant un imposant temple qui abrite la plus grande construction en bois du monde, le "Daibutsu-den", autrement dit la Salle du Grand Bouddha... Et effectivement, le Bouddha est colossal : 15 mètres de haut !

Traverser le poteau de la salle principale est censé prouver que notre coeur est pur...

Ensuite, direction la "Great Bell", énorme cloche utilisée lors de certaines célébrations bouddhiques puis Nigatsudo et Sangatsudo Hall pour prendre de la hauteur et visiter ces temples eux aussi inscrits à l'UNESCO...

Après une pause déjeuner au pied du Wakakusayama, on poursuit la promenade (ou plutôt la randonnée!) à travers le parc.

Au sud du parc se trouve également le splendide Kasuga Taisha, le sanctuaire aux lanternes (de pierre et de bronze). Il faut longer un millier d'entre elles pour arriver jusqu'à destination. Contrairement à d'autres, le temple est aussi un mausolée et donc un peu replié sur lui-même. Il faut s'acquitter d'un droit d'entrée pour découvrir cet ilôt sacré blanc et rouge au sein de la forêt... Il abrite un ancien lieu de vénération shinto. Bouddhisme et shintoïsme s'entrecroisent jusqu'à parfois se confondre à mes yeux... Il va falloir approfondir tout ça !

Un régal pour les yeux... 

J'ai même pu pousser la marche jusqu'à entrer au cœur de la forêt primaire de Nara avant de regagner la civilisation....

La fin de journée approche, juste le temps de se rendre au jardin Isuien. Un jardin à la japonaise de plus d'un hectare, divisée en deux parties du 17 et 19ème siècle, proche du Todai-ji. Un cocon de verdure enchanteur qui m'a coupé du monde pendant près d'une heure...

Dernière visite pour Sarusawa-ike et les ruelles tortueuses de Naramachi...

Une bien belle journée de "repos" qui s'achève... Et bientôt de nouvelles visites (et quelques articles) en préparation... Bises !

Je ne me lasse pas de la beauté sans fioriture de ces temples shinto... 
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Publié le 19 mai 2017

Après les pruniers et les cerisiers, est venu le temps des rosiers... Et Osaka dispose d'une magnifique roseraie. On vous laisse constater par vous-même...

Et on a fêté le travail de Raphaël ! Mais on vous garde le menu pour le l'article "spécial gastronomie made in Osaka" à venir bientôt...

A part ça, il fait déjà 30 degrés, il fait beau, il fait chaud et on vous envoie une bise !!

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Publié le 16 mai 2017

Journée de repos pour Carole! Nous avions prévus d'aller à Nara, la ville voisine, mais malheureusement la pluie était au rendez-vous. Nous sommes donc allés au Round1. Carole y passe devant tout les jours, c'est le moment de tester! C'est un immense immeuble dédié aux jeux : jeux vidéo, ping-pong, bowling, mini-golf, badminton, roller, mini-moto, foot en bulle etc etc... On paye l'entrée pour 3 heures et ensuite tout est en accès libre...

Et puis petit tour en solo à l'expo parc au nord d'Osaka pour Raphaël. C'est le lieu de l'exposition universelle de 1970 (la première en Asie). Le lieu a été transformé en immense parc autour de la tour du Soleil, une sculpture monumentale d'un artiste japonais. Cette sculpture est le seul élément qui reste de l'exposition universelle.

Autour de ça, fleurs, arbres, ruisseaux, étangs... et des plaques commémoratives des lieux d'expositions de chaque pays. Il y a aussi le musée national d’ethnologie, une promenade en hauteur et encore plein d'autres choses... Un endroit magnifique et relaxant.

Pour terminer la semaine, soirée French crêpes party organisée par le manager de notre résidence. Avec un maximum de Français mais aussi des Japonais, Polonais, Taïwanais, Australiens... Un vrai tour du monde ! "Et ça faisait du bien de se gaver de Nutella" dixit Carole

Et enfin, grande nouvelle! Raphaël a lui aussi trouver du boulot ! Il sera "game tester" pour traduire un jeu japonais en français jusqu'en juin (oui oui il va être payé pour jouer à un jeu vidéo toute la journée) avant de rejoindre Carole et le "cleaning staff" de Khaosan. Y a pas à dire, les affaires roulent pour les Rapharole!!

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Publié le 8 mai 2017

Nous avons donc quitté notre auberge pour rejoindre notre appartement. En guise d’au revoir, nous sommes allés au Karaoké avec le staff et une délégation internationale.

Japon-Corée-Ecosse-France  !!

Cette semaine c'était la Golden Week, à savoir 3 jours fériés consécutifs pour les Japonais,. Du coup il y avait pas mal de touristes à Osaka et on en a profité nous aussi pour faire quelques visites. Premier lieu, le temple de Shitennoji où se trouvait un charmant vide-grenier...

Autre journée, autre destination : un petit tour dans la banlieue d'Osaka, au temple Dainenbutsu où se tenait le rituel "manbu oneri", le "matsuri" du temple. Les "matsuris" ce sont des "fêtes à la fois religieuses et profanes en l'honneur d'une divinité protectrice ou d'un dieu important du temple" dixit Wikipédia. C'est en général lié à la religion shinto. Ca peut se décliner de toutes les manières possibles et imaginables : défilés de char, feux d'artifice, costumes etc.

A Dainenbutsu, nous avons été gâtés. Des moines costumés et parés d'un masque d'or ont défilé devant le temple en récitant des sutras (prière bouddhique) sur fond de musique traditionnelle. Captivant et imposant !

On en a profité pour se faire faire notre "goshuin"! Dans tous les temples, il y a un comptoir où on peut se faire signer un carnet avec la date du jour, le nom du temple (et peut être d'autres choses qu'on ne peut pas lire...) C'est un homme de 93 ans qui nous a signé notre carnet. Un vrai spectacle de calligraphie...

Et puis bon, on continue de se promener dans Osaka, de découvrir notre quartier, de se régaler à chaque repas, le train-train japonais...

En 1 et 2 Dotombori (notre quartier) et pour conclure "yakiniku", un barbecue posé sur la table avec des morceaux de wagyu (le boe...
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Publié le 1 mai 2017

Voici la présentation de notre appartement 303 dans la Melon House ! On vous fait visiter ? Située à 5 minutes de Dotombori, le quartier le plus animé de la ville, la Melon House jouit d'un emplacement privilégié !

L'appartement 303 est situé au deuxième étage (selon le compte français, étage n°3 pour le Japon).

Et le voici ! Il possède de beaux volumes (pour un 17m² 😛). Après le petit sas d'entrée, nous voici dans une cuisine équipée ouverte sur le salon en tatami qui se transforme en chambre (les futons sont fournis!). WC dans lequel on arrive plus ou moins à ranger nos jambes, TV, internet, aspirateur, fer à repasser, pantoufles de toilettes, autocuiseur à riz... tout y est !

Mais alors où est la salle de bain ?? et bien il s'agit d'une douche partagée (pour les quelques apparts qui n'en ont pas) à l'étage supérieur. La résidence possède également un toit terrasse pour faire sécher le linge ou juste boire une bière ...

Le tout pour 56 000 yens (460 euros) net vendeur ! Il est pas beau notre placa.... euh... notre palace ?! :D Tout à la japonaise !

Et à partir de maintenant vous pouvez nous écrire à cette adresse :

Melon House - Appt #303

2 Chome-5-15 Shimanouchi, Chūō-ku, Ōsaka-shi, Ōsaka-fu 542-0082

Et puisqu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, sachez que Carole est déjà au turbin !

Ménage dans une auberge de jeunesse à 10 minutes de la maison à pied 25 heures / semaine et animatrice de conversation en anglais/professeur d'anglais au English Color Café pour 10h / semaine à 2 stations de métro...

Et Raphaël c'est pour bientôt aussi mais rien d'officiel pour le moment alors chut....

Elle est pas belle la vie à la japonaise ?! 😀

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On a enchainé deux jours de balade pour découvrir un peu cette ville dans laquelle on compte s'établir quelques mois...

Petit arrêt sur l'île de la Mairie et son jardin des roses... Elles s'étalent au pied des buildings avec des noms poétiques au gré des années auxquelles elles ont été créées. Il faudra revenir pour les voir fleurir...

Ensuite, plus au nord du centre-ville, le quartier des affaires d'Umeda et son "Umeda Sky Building" symbolise l'économie florissante d'Osaka. Ambiance plus urbaine avec centres commerciaux, tours de bureaux et quelques discrets graffitis ...

On conclure la session touristique du jour avec le quartier Dotombori, à cheval sur la rivière et saturé de bar, de musique et de néon. Agoraphobe s'abstenir... Nouvelles rencontres fort sympathiques avec deux pompiers du Kansaï. On est même invités à aller voir un match de foot de leur équipe : les Cerezo d'Osaka. On s'est fait guider pour découvrir la vie nocturne (réputée très animée) de la ville. On n'a pas été déçus, Osaka est à la hauteur de sa réputation !

Comme nous sommes quand même des gens sérieux, nous avons commencé à chercher du travail. Raphaël ayant un portoflio à préparer, Carole en a profité pour s'offrir une escapade solitaire sur le port d'Osaka. Au menu : cheminement sur la baie et visite (moyennement autorisée) du terminal des ferrys marchands... Spectaculaire !

Et en quelques pas, Carole se retrouve au pied du Metropolitan Building, pile au bon timing pour le coucher du soleil...

Et quand le soleil s'éteint, la ville s'illumine... Et Carole est devenue fan d'Osaka à ce moment-là.

On n'a plus du tout envie de descendre une fois là-haut...

Bref, on se sent de plus en plus chez nous à Osaka et on devient chaque jour un plus amoureux de cette ville... Jusqu'à devenir de vrais Osakajin ! De nouvelles infos officielles à venir très très vite...

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Nous voici donc à Osaka depuis 4 jours. Ambiance plus détendue qu'à Tokyo, moins de monde, de stress et des rues bien plus vertes! Néanmoins, après le séjour quasi-paradisiaque à Okinawa, le retour à la civilisation est tout de même un peu rude... On décide de faire les touristes les deux premiers jours pour découvrir la ville à pied. D'abord passage à Tachibana-dori et Orange street, quartier "hype", jeune et branché avec boutiques de créateurs, lampadaires-statues et graffitis...

Puis direction le mythique le château "Osaka-jo", un des plus renommé du Japon et le premier que nous visitons. Il y a encore quelques sakuras (qui commencent à montrer des signes de fatigue) et quelques pruniers en fleurs... Le château a été plusieurs fois détruits par des incendies mais aussi visé par les bombardements lors de la Seconde Guerre Mondiale, la dernière reconstruction date de 1997. Et une partie est toujours en travaux. Il est entouré de douves ainsi que d'un vaste parc et offre une vue imprenable sur l'Osaka Business Park tout proche. Et franchement, ça a de la gueule. Grave.

Nous avons également fait connaissance avec un héron en vacances dans le coin... Sympa !

Le lendemain, nous nous sommes rendus dans le sud de la ville dans le quartier de Tennoji. Dans ce quartier se trouve le "Shinsekai" (le nouveau monde) qui est en fait le nouveau monde de 1920 donc l'ancien nouveau monde ! Bref , un quartier qui se voulait futuriste et tombé en désuétude après la Seconde Guerre Mondiale. C'est peut être notre deuxième session d'urbex à ciel ouvert...

Pour accentuer l'aspect vieillot du quartier, les auteurs ont choisi de vous le présenter en noir et blanc.

Et maintenant un intermède "cadracon"

Et évidemment, à deux encablures de là, tous nos lieux favoris : un temple, un parc et un "Donqui" (C'est un DonQuijote un équivalent de la Foirfouille déjanté puissance 10 000)

#cimetiere / #Raphaelauraitdusedechausseravantderentrerdansletemple / #onestbeaux / #tropdehashtagtuelehashtag
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Publié le 23 avril 2017

Après les visites de Kitanakagusuku, nous avons pris la 58, route emblématique de l'île qui longe la côte pour nous rendre à Nakijin. Le principe : pause plage, pause bouffe, pause plage, pause bouffe.... Jusqu'au terminus : Nakijin, où nous avons réservé une auberge sur les conseils de Keisuke, un japonais rencontré à Tokyo...

Premier stop : Miyuki beach, planquée derrière un hôtel...

On se met bien...

2ème stop en bord de port où on rencontre des crabes mutants. On s'arrête juste après pour manger...

Et ils étaient vraiment énormes...

Repus, direction la petite île de Sesoko. Mauvaise surprise, la plage est payante (comme souvent à Okinawa) et très chère. Déçus, on décide d'aller manger pour se consoler... Nous voilà perdus dans cette île encore préservée de l'urbanisation et un peu sauvage. On atterrit au Ringo Café, tenu par un pâtissier...Français ! Donc Paris-Brest à la cacahuète et macarons aux saveurs locales au menu, un délice !

Pause coucher de soleil (à 18h30, c'est déjà plus tard que Tokyo). C'est pas pour rien qu'on l'appelle le pays du soleil levant...

Et nous voilà arrivés à destination : Nakijin, auberge Musubiya ! Coup de bol, c'est l'anniversaire de l'auberge, on se doit donc de fêter ça! Le principe de l'auberge est simple : paumé au milieu de rien, petit bout de plage rien que pour nous et tous les soirs, chacun cuisine et partage avec les autres. On a trouvé notre paradis nippon ! Le tout avec un casting magnifique !

kampaï ! 

Le lendemain, visite d'un des plus grand aquariums du monde : requin baleine, tortues marines, dauphins, raies mantas et tous les poissons colorés que nous avons croisés dans nos sessions snorkeling sont au rendez-vous !

Y a des choses vraiment bizarres qui vivent dans la flotte...

Nos deux nuits passent vite entre cours de cuisine et session plage...

Nous voila à nouveau sur le départ, on a un peu les "balls"... On décide de se rendre sur l'île d'Ikei pour achever notre tour d'Okinawa et profiter de la page jusqu'au bout... On finira même par manger des algues avant de partir...

Et nous voila dorénavant à Osaka, parés pour de nouvelles aventures et surtout prêts à chercher du boulot !

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Après la parenthèse enchanteresse que fut Zamami, retour sous la grisaille à Naha. Carole est bien malade mais arrive à s'extirper péniblement de son lit pour que Raphaël l'emmène jusqu'à un magnifique jardin sino-japonais. Et ça valait le coup !

Après cette mise en bouche pour le début de la journée (13h du matin quoi...), c'est parti pour le palais Ryûkyû. Il s'agit de l'ancien nom de l'archipel d'Okinawa. Ce dernier est resté indépendant pendant plusieurs siècles, maintenant des liens très forts avec la Chine toute proche, avant d'être envahi par les Japonais et forcé d'abandonner leur langue et leurs coutumes. Okinawa a aussi été un front important pendant la Seconde Guerre Mondiale et tout y a été ravagé. Tout ce que nous visitons sont donc quasi-exclusivement des sites reconstruits. D'où un rapport des "Okinawaïens" à la nation assez différent, beaucoup d'influences chinoises partout sur les îles et un grand respect pour l'époque Ryûkyû, leur apogée. Aujourd'hui, l'ancien palais royal est devenu un des neuf sites Ryukyu classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Pas de chance pour nous, l'intérieur du palais est en rénovation, il faudra revenir...

L'extérieur valait quand même le détour !

Sur le chemin pour rentrer à l'auberge, au détour d'une ruelle a surgi un temple bouddhico-shintoïste (oui oui, ils peuvent choisir de ne pas choisir jusque dans le temple...A méditer!).

C'était notre dernier jour ici, maintenant nous avons une voiture pour partir en vadrouille pendant cinq jours ! Salut Naha !

Pelemele : danse sur écran avec bestioles 3D, 1symbole Ryûkyû, 1pingouin, nos signes zodiacaux chinois, du baseball et des cochons

Et nous voila partis pour Kita-Nakagusuku (à vos souhaits!). La grande performance du jour, c'est que Carole doit conduire une automatique avec le volant à droite et rouler à gauche. Nous avons survécu jusqu'à ce jour, preuve qu'elle ne s'en est pas trop mal tirée...

Fast & Furious 18 : Okinawa drift en Toyota Vitz

Et à Kitanakagusuku, on n'est pas gâtés par la météo alors après être allés jeter un oeil à l'"American Village" (un amas de boutiques pseudo-américaines qui plaisent aux Japonais, beurk), on s'est décidés à aller à notre premier "onsen" ! Belles piscines extérieures : une fraiche et une chaude, mixtes, en maillot de bain puis les premières sources d'eau chaude à walpé du voyage (bains séparés hommes-femmes). Ca fait bizarre quand on se lance mais une fois qu'on s'est trempés dans l'eau à 41°C, on n'a plu aucune envie de s'en passer... Et puis c'est intime, relax, chacun s'occupe de soi, un vrai moment de détente à expérimenter absolument!

On conclut la journée en trinquant en terrasse dans notre motel 70's avec Orion, la bière locale, santé !

On a fêté Pâques sans les chocolats ! 

Deuxième et dernier jour dans la ville, on en profite pour visiter un second site Ryûkyû, classé à l'Unesco. De superbes ruines dominant toute l'île. Le tout dans une ambiance très écossaise avec prairies verdoyantes et petite pluie tenace.

Et puis on a aperçu cet immense batiment désaffecté (et squatté par pas mal d'apprentis-graffeurs), du coup on s'est lancés dans une (timide) session d'urbex. A donner des frissons dans le dos...

On suppose qu'il s'agit d'un bâtiment des Marines désaffecté, il y a une très grosse base militaire US à Okinawa.

C'en est fini de cette ville au nom imprononçable, demain nous levons le camp pour Nakijin ! Et on devrait pouvoir fêter nos retrouvailles avec le soleil...

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Après une traversée de 1h sur le Queen, nous voici donc sur l'ile de Zamami ! Le temps est plutôt moyen mais pas menaçant. Il fait 24°C dans l'air et 21°C dans l'eau.Arrivé au port, direction la plage de Ama Beach !

Si nous avons choisi cette plage c'est parce qu'elle est réputée pour être la cantine des tortues marines. A deux mètres du bord se trouve l'herbe à tortue, il est donc assez simple d'en voir à marée haute. Et effectivement, à peine le masque enfilé, Carole en voit une. C’était magique !! Trois tortues sont restées brouter à côté de nous, tranquilles. Nous étions seuls au monde avec elles trois, le rêve !! Plus de deux heures de snorkeling tous les 5...

On n'a pas d'appareil amphibie alors forcément, on a fait comme on a pu pour les photos... 

Et puis, plus loin sur la plage des bernards l'hermites, des coraux, des coquillages...

Ensuite direction la plage de Furuzamami, elle aussi réputée pour le snorkeling. Plus de tortues mais des poissons de toutes les couleurs et de toutes les tailles, mieux qu'un aquarium ! Vraiment impressionnant !

Hormis les plages paradisiaques, Zamami c'est aussi une végétation luxuriante, des papillons énormes, pleins de fleurs et même un héron !

Après avoir été un peu déçus par la plage-autoroute de Naha, Zamami nous a enchanté ! C'était ce qu'on étaient venus chercher à Okinawa et c'est le genre de journée dont on se souviendra toute notre vie...

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Après une courte nuit et une dernière balade nocturne, nous voici repartis de Tokyo direction les îles d'Okinawa, au sud du Japon.

La dernière avec le Tus ! Pour le moment ... 

Après 3 heures de vol plutôt stable (même si Raphaël n'est pas exactement de cet avis), nous arrivons de nuit. Nous découvrons donc véritablement Naha le lendemain matin. Dès le soir même, on comprend que tout est très différent du reste du Japon ici. Les habitants sont plus carrés, plus bronzés, parlent volontiers politique et sont "à la cool". L'inverse de Tokyo ! En revanche, arrêtons tout de suite le suspens, Naha c'est moche. Exemple : la plage à deux pas de l'hôtel est traversée par l'autoroute ! Oui, oui, eau turquoise et pot d'échappement ! Et c'est la seule de la ville...

Voila, voila... 

Par contre la ville regorge de petits endroits charmants qui coupent franchement avec l'ambiance très urbaine de la ville. Temples, ruelles et autres jardins... Nous avons découvert petit à petit un autre Naha beaucoup plus joli que ce qui nous sautait aux yeux aux premiers abords...

Et l'avantage indéniable, c'est bien sur le soleil et la mer ! L'eau est limpide et le thermomètre monte à plus de 20°C. Elle a beau être moche cette plage, on en profite bien, à deux pas de l'auberge !

1er plouf de l'année le 14 avril, c'est pas beau ca ?!

Et enfin, l'apothéose, c'est bien sur le marché aux poissons (mais pas que!). Y a des machins qu'on n'avait jamais vus de notre vie ! Et de toutes les couleurs qui plus est...

C'est à ce moment-là qu'on est tombés amoureux de Naha... 

Bref, Naha c'est pas génial mais c'est pas si mal quand même (et on y mange suuuuuuuuper bien !). C'est très différent de ce qu'on a pu faire jusque là, y compris gastronomiquement parlant ! Ils font même leur gnole à base d'un serpent venimeux local. On n'a pas encore testé...

A part ca, il y a aussi des trucs délicieux à manger, hein...

Demain direction la petite île paradisiaque de Zamami... On vous dira si le TGV a posé ses rails devant le sable fin ou pas 😉

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Publié le 11 avril 2017

La fin de notre étape approche alors nous partons à la découverte de nouveaux quartiers. D'abord à Harajuku, l'avenue Omotesando, les Champs-Elysées japonais où les magasins de luxe s'alignent en bon ordre. Toutefois, comme souvent à Tokyo, il suffit de traverser l'avenue pour atterrir dans un jardin hors du temps.

Les fûts de vin de Bourgogne offerts par des viticulteurs font face aux bonbonnes de saké. Et à côté, un mariage shinto.

Puis, nous voici à Ginza, quartier du shopping par excellence (mais il y a tellement de boutiques partout qu'on se demande quel quartier ne s'y prête pas...). A Uniqlo, nous sommes même accueillis par un robot multi-lingue!

Et nous déménageons! Changement d'auberge, notre précédent petit nid était complet pour prolonger de 2 nuits. Dommage car on était vraiment comme à la maison... Nous voici donc à Iriya, quartier résidentiel tranquille, avant notre départ.

Passage obligé à Tokyo : Shibuya ! C'est là où se trouve un des plus célèbres passage piéton du monde qui voit aussi traverser le plus grand nombre de personne quotidiennement. A en donner le tournis ! Derrière les buildings, se cache en revanche un quartier plus "arty" (enfin quelques graffitis!!) et des ruelles plus "hot" où se concentrent bon nombre de "love hotels" à louer à l'heure ou à la nuit avec des décors tous plus farfelus les uns que les autres...

Petit détour par Asakasa. Pas de visite du temple impérial pour le moment mais un escalier fait d'une multitude de "toris" nous a amené jusqu'à un joli temple.

Aujourd'hui après la grisaille des jours précédents, la pluie ! Heureusement ce soir on va se manger un "shabu-shabu" (une espèce de fondue bourguignonne avec un bouillon à la place de l'huile) avec le Tus et Noriko pour se requinquer un peu... Demain départ pour Okinawa et ses plages ! A bientôt les amis !

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Publié le 10 avril 2017

Retour à la capitale ! Et comme nous avons pris goût à voir la ville de haut, direction l'immeuble du Metropolitan Government, dans le quartier de Shinjuku qui ouvre ses portes à tous pour en prendre plein la vue du 45ème étage...

Salut Tokyo ! 

Shinjuku est donc le quartier des affaires et des gratte-ciels mais c'est aussi le lieu de détente des costards en goguette. Tout le monde semble porter un uniforme à Tokyo et le costume-cravate est l'habit officiel de qui travaille dans un bureau... Nous nous sommes donc perdus dans les ruelles jusqu'à finir dans un izakaya plein de bonne bouffe, de belles rencontres et de quelques pintes...

Le lendemain, douloureux réveil après la fiesta impromptue de la veille. Il est 5h du matin et le marché aux poissons de Tsukiji nous attend. Bon pied, bon oeil ! Et dès l'arrivée, un spectacle exceptionnel nous attend... C'est la découpe du thon !

 Ca c'est un beau thon !

On se balade le nez au vent et les étals sont plus incroyables les uns que les autres...

Et le tout à même pas 7heures du matin... 

Nous avons également fait traduire le permis de conduire de Carole. Ce sera elle qui devra apprendre à conduire à gauche !

Pour fêter ça, nous vous proposons un intermède footballistique... 

Dans le quartier de Minato, au pied de la Tokyo Tower, nous sommes tombés par hasard sur un magnifique petit temple en pleine célébration. Il semble réputé pour ses 1000 statuettes de bouddha, recouvertes d'un bonnet et tenant chacun un moulin à vent. Ils sont uniques et représentent le dieu protecteur des enfants.

Et pour finir en apothéose, KARAOKE !! Mémorable...

Et il y avait un beau casting international pour cette première !
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Publié le 7 avril 2017

Après le Kannamara matsuri de Kawasaki,nous sommes allés un peu plus au sud, toujours dans la baie de Tokyo à Yokohama, la deuxième plus grande ville du Japon. Une ville portuaire plus aérée et beaucoup moins agitée que Tokyo.

La ville est réputée pour son quartier chinois, le plus grand d'Asie, où il y a foule. Par contre, côté cuisine, ça a été notre pire repas au Japon ! On en a vraiment vu de toutes les couleurs...

Le deuxième jour, nous sommes montés au 69e étage de la plus haute tour de la ville, la Landmark Tower. Pour y accéder nous avons emprunté l'un des ascenseurs le plus rapide du monde (12,5 mètres/seconde). Il nous a un peu donné le tournis mais cela valait le coup parce que la vue à 360° sur la baie de Tokyo était magnifique. Par temps clair, il est possible de voir le Mont Fuji mais ce jour-là il s'était planqué derrière les nuages.

Et pour terminer, petit tour au CupNoodles Museum pour une visite pour le moins atypique ! Il s'agit d'un musée totalement dédié à la nouille instantanée et son créateur qui est comme chacun sait : Ando Momofuku ! Le Steve Jobs de la nouille !La visite était sympathique et ludique comme dans la plupart des musée japonais et on a même terminé par la création de nos propres CupNoodles !

De la nouille, de la nouille et encore de la nouille !! 

En conclusion, trois jours fort agréables à Yokohama, en plein festival des jardins et au moment de la reprise de la saison de base-ball. Nous avons même peut-être réussi à trouver du travail pour être hébergé gratuitement à l'auberge, avec un Japonais qui parle français pour notre retour d'Okinawa ! Elle est pas belle la vie ?!

Et toujours les cerisiers et les pruniers en fleurs...

On se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures à Tokyo !!

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Publié le 3 avril 2017

Vous en rêviez ?! Le voilà enfin ... Kanamara Matsuri !! La fête du pénis de fer !! Et autant vous dire tout de suite qu'on n'a pas été déçus ! Nous sommes arrivés dès le matin et nous avons pu suivre les trois "mikoshi" (les palanquins divins portés par les fidèles) : pénis de fer, pénis de bois et pénis rose. Le tout en chantant et en tapant dans les mains. Il y avait foule (dont beaucoup d'étranges, le matsuri n'est pas du tout connu au Japon) et l'ambiance était on ne peut plus festive sous le soleil ! On vous laisse apprécier par vous-mêmes les photos...

Un matsuri, c'est tout d'abord une fête pour la divinité du temple. Nous sommes donc aussi allés le visiter. Et ce fut notre première messe bouddhiste depuis notre arrivée. Vraiment très très impressionant.

Après déjeuner, changement d'ambiance. Raphael a trouvé l'adresse d'un "game center" qui a reproduit à l'identique un quartier chaud de Hong-Kong à l'époque des premiers colons. C'était un tel dédale que l'on n'y voyait pas la lumière du jour... Et ca fait froid dans le dos quand on rentre là-dedans...

On conclut en beauté avec notre première fiesta ! Bons baisers de Kawasaki !

La mode est aux rayures on dirait...
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Publié le 3 avril 2017

Bienvenue sur l'île artificielle d'Odaiba, nouveau quartier de Tokyo que nous avons visité après Akihabara. On rejoint l'île par le Rainbow Bridge en train. Sans chauffeur et avec des rails qui s'élèvent à plusieurs mètres au-dessus du sol, cela donne l'impression d'avoir embarqué dans une montagne russe (version soft, hein!).

D'abord, petit coup d'oeil curieux au Venus Fort, un centre commercial gigantesque qui a reproduit des rues italiennes et dont le plafond change de couleur selon l'heure de la journée.

Le summum du kitsch, un chef d'oeuvre !

On ne boude pas notre plaisir et on trouve de quoi s'amuser : les concept-car du Toyota City Center, Lego Store et autres joyeusetés...

Les voitures du futur roulent à l'hydrogène, préparez-vous! 
Gourmands un jour...

Direction le "Miraikan", le musée des Sciences et de l'Innovation. On a rendez-vous avec le futur! Et nous ne sommes pas déçus ! Dès l'entrée un gigantesque globe couvert d'écrans HD nous projette les images de notre propre planète en rotation.... Et ce n'est que le début, le musée est extraordinaire et interactif. Le clou du spectacle reste Asimo, le robot qui parle chante, danse, joue au foot et court... A couper le souffle!

Pour finir, petit passage à FujiTV et surtout, salut à la Statue de la Liberté que la France a offert au Japon. Et on profite surtout de la vue exceptionnelle qui nous est offerte sur Tokyo...

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Publié le 3 avril 2017

Après nos promenades bucoliques, nous nous sommes décidés pour le quartier d'Akihabara, haut -lieu du gaming! Des buildings de toutes les couleurs, des "game center", des magasins où on vend tout ce qui touche de près ou de loin à l’électronique et à l'informatique, des néons... Tout est là ! On a même croisé Mario !

Et cerise sur le gâteau, c'est aussi le quartier où on trouve la plupart des "maid café". Une soubrette à la voix suraiguë vous accueille dans un décor de manga rose bonbon, vous prépare une glace trop mignonne en vous appelant maitre et maitresse... Le tout avec moultes chorégraphies et sourires à la clé pendant plus d'une heure ! Un vraie expérience !

Oui, oui la glace est rose aussi et ressemble à un lapin ... 

En fin de journée (il fait nuit à 17h ici !), nous sommes retournées au temple Senso-ji, un des plus connus de Tokyo où nous étions déjà venus le premier jour.

Une beauté ne venant jamais seule, ce fut aussi pour Carole la découverte du "yakiniku", un restaurant où le barbecue est au centre de la table et où se cuit soi-même ses aliments. Un délice !

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Publié le 30 mars 2017

Hier, après une visite de l'office du tourisme d'Asakusa d'où nous écrivions notre précédent billet, nous sommes allés faire un tour à un "isakaya" de Ueno : une sorte de bar à tapas où on fume, on mange, on boit et on rit fort. Bref, un paradis pour nous ! Mais les 48h de veille que nous venions d'affronter nous ont finalement vaincu autour de minuit.

Et voila notre deuxième jour! Retour dans le quartier d'Ueno pour la visite d'un des plus grands parc de Tokyo qui est aussi l'un des endroits les plus prisés pour l'observation (l'admiration!) des cerisiers en fleurs... Pour résumer, un bel endroit où il y a foule, des recoins calmes et zens avec des sanctuaires shinto, le mémorial d'Hiroshima avec la flamme conservée depuis 1945, des "sakura", des tokyoïtes déjantés sur des bâches bleues et pour finir, un méga-apéro de plein air. Un couple de Japonais nous a même gentiment légué leurs bâches en nous voyant couverts d'herbes. Merci à eux <3 et vivent les joies du pique-nique.

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Publié le 29 mars 2017

Après 11 heures de vol, 1 heure de train, 10 minutes de métro et quelques détours pour trouver notre auberge, nous voila enfin arrivés ! Il est 8h30 en France et nous sommes en plein milieu de l'après-midi ici et nous n'avons toujours pas dormi. Pas de découragement, on file manger ramen et gyozas pour se requinquer et c'est parti pour la découverte du quartier d'Asakusa à côté de l'auberge...

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